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4 avril 2025
Éducation
LE DEFI DE L’INDUSTRIALISATION
A l’unité d’élevage et de production d’insectes (campus Isra/Ird), des pupes remplissaient un bac rouge dans l’insectarium. Une semaine après, des mouches soldats noires occupent désormais l’espace. Certaines déposent leurs ailes sur la moustiquaire
Bés Bi le Jour |
Pape Ibrahima NDIAYE & Serigne Saliou DEME |
Publication 09/10/2024
A l’unité d’élevage et de production d’insectes (campus Isra/Ird), des pupes remplissaient un bac rouge dans l’insectarium. Une semaine après, des mouches soldats noires occupent désormais l’espace. Certaines déposent leurs ailes sur la moustiquaire. D’autres volent à l’intérieur. Autre élément crucial du processus : les planchettes en bois. Elles sont posées sur un autre bac de stockage d’aliments. Celui-ci contient du maïs, du blé, de l’arachide… C’est l’odeur des aliments qui attirent les femelles après l’accouplement avec les mâles. Elles pondent entre les planchettes en bois, explique Arkeita Mendy de l’Isra. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans la pièce «Incubateur», le chercheur Waly Ndiaye ouvre l’appareil avec des étagères à l’intérieur. Sur la dernière, des planchettes en bois (des pondoirs) sont posées au-dessus d’un bac. Les œufs vont se transformer en larves. Celles-ci vont, par la suite, se démultiplier en se nourrissant de fruits et légumes broyés. Des déchets qui pourraient se retrouver dans une décharge dakaroise à ciel ouvert et qui sont recyclés. Et au-delà des chercheurs, en dehors des laboratoires, ces déchets font le bonheur de producteurs de farine d’insectes dans le monde. En revanche, au pays de la Teranga, il faut creuser, fouiller et bêcher pour avoir une piste ou une entreprise dans le domaine. Elles sont encore rares au Sénégal. Nos investigations mènent au rondpoint Zac Mbao. Un axe routier, entre pollutions sonore et automobile. Mais, loin de la poussière et la fumée des véhicules, se cache une «transformation écologique» : Neofarm.
«Une unité pilote en phase d’être industrialisée»
Une biotechnologie sénégalaise dont l’objectif est d’atteindre l’industrialisation de produits issus de l’insecte. L’initiative est logée au sein des locaux de Rufsac (Société rufisquoise de fabrication de sacs). Et son crédo en dit long : «se servir du pouvoir des insectes pour produire des ingrédients de haute qualité». Mansour Niang et Julie Crémieux, co-fondateurs, sont au cœur. Sur place : des cases de moustiquaires remplies de mouches soldats noires. «Pour le moment, nous avons une unité pilote en phase d’être industrialisée. Aujourd’hui, nous cherchons des fonds parce que nos clients sont dans l’agro-industrie», précise la chimiste et environnementaliste. Julie Crémieux ajoute : «Les demandeurs ont besoin des milliers de tonnes de leurs produits.» Neofarm est sur la bonne voie. Cependant, elle n’a pas encore atteint cet objectif. Mansour Niang est très optimiste. Selon lui, «l’industrialisation de la farine d’insectes est bel et bien possible au Sénégal». Mais le financier de formation liste quelques obstacles : la technologie, les financements et la viabilité économique. Il enchaine en soulignant que le nerf de la guerre reste les fonds puisque les «compétences techniques sont déjà là». Mansour Niang explique : «Des structures se sont développées, notamment en Europe, avec l’aide de l’Etat».
UNE ÉLÈVE EXCLUE POUR PORT DU VOILE
Malgré les mises en garde du gouvernement, une élève aurait été empêchée hier de suivre les cours à l’école privée catholique Sainte Bernadette de Dakar pour raison de port du voile
Malgré les mises en garde du Gouvernement, une élève aurait été empêchée hier de suivre les cours à l’école privée catholique Sainte Bernadette de Dakar pour raison de port du voile. Sa maman dénonce alors que l’administration soutient que l’élève savait bel et bien que le voile est interdit dans l’établissement. Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, s’est auto saisi du dossier.
Le Premier ministre et le ministre de l’Education nationale ont été clairs quant au «séparatisme» dans nos établissements scolaires. M. Ousmane Sonko avait clairement indiqué devant les meilleurs élèves du Sénégal, lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général, que l’Etat n’allait plus tolérer certaines restrictions dans ces dits établissements privés catholiques. Malgré cette mise en garde du chef du gouvernement, certaines écoles persistent à interdire le port du voile en leur sein. En atteste cet incident survenu hier aux cours privés Sainte Bernadette de Dakar où une élève en classe de 4ème secondaire a été sommée de quitter lesl ieux parce qu’ «elle portait un voile sur la tête», selon sa maman. D’après cette dernière, sa fille aurait été empêchée de suivre les cours de la journée d’hier, mardi 8 octobre, à cause de son voile. Pire encore, c’est le chauffeur du bus de l’école qui lui aurait informée de cette décision déplorable. «Je viens d’être appelée par la convoyeuse du bus de l’école de ma fille en classe de 4e à l’école Sainte Bernadette pour m’informer qu’on lui a demandé de sortir de sa classe parce qu’elle a un voile sur la tête», s’est-elle confié à Papa Abdoulaye Seck du Pastef qui a publié l’intégralité du message que la maman de la jeune fille lui a envoyé sur whatsapp. Elle a précisé dans son message que sa fille a commencé à mettre le voile pendant les vacances scolaires. Poursuivant, la maman indique n’avoir pas jugé nécessaire de discuter du sujet avec l’administration de Sainte Bernadette sous prétexte que «le Premier ministre avait dit qu’il n’accepterait plus qu’une élève soit renvoyée au motif d’un port de voile». Même le jour où elle est venue s’acquitter des droits d’inscription, le sujet n’a pas été abordé. D’où l’incident d’hier constitué par le renvoi de la collégienne par une «surveillante» dudit établissement scolaire. Lequel tient donc à respecter son règlement intérieur de l’école malgré la mise en garde du Premier ministre Ousmane Sonko. En tout cas, «Sainte Bernadette» est restée ferme dans sa décision de n’accepter aucune élève portant le voile. Le préfet ou proviseur de l’école, qui s’est entretenu avec la maman de l’élève «exclue», lui aurait expliqué que si l’école était au courant que la fille était voilée, au moment de l’inscription, elle n’aurait pas été acceptée parce que «l’élève savait» que le voile y était interdit. En tout cas, aussi bien la maman que l’élève, aucune des deux n’a signalé à l’administration de l’école ce fait. A savoir que l’adolescente porte le voile. Est-ce de la provocation de la part de ces accusatrices ? La maman «triste et écoeurée» affirme qu’ «il n’est nulle part écrit dans le règlement intérieur de l’établissement que le port du voile est interdit».
Le ministre de l’Education, dès qu’il a eu vent de l’incident, a vite pris l’affaire en main. Moustapha Guirassy a appelé la maman de l’élève renvoyée pour régler la situation avec l’administration dudit établissement scolaire privé catholique. «Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements aux autorités pour leur réactivité face à la situation en raison du port du voile. Félicitations au ministre Moustapha Guirassy qui s’est auto saisi de ce dossier», a écrit un responsable de Pastef sur sa page Facebook.
En attendant le droit de réponse de la partie accusée, c’est-à-dire des Cours «Sainte Bernadette» de Dakar, il faut dire que l’incident a fait ressurgir la polémique sur le port du voile dans les écoles privées catholiques de notre pays. Des Sénégalais soutiennent que le gouvernement ne doit pas fléchir devant cet « affront » qui ressemble, selon eux, à une défiance de l’autorité gouvernementale. Ils pensent que l’Etat doit rapidement sortir un arrêté ministériel pour freiner cette « rébellion » de certaines écoles confessionnelles. En effet, ils demandent de mettre de l’ordre dans ces écoles, avec éventuellement des sanctions pour les récalcitrants. Car, dans le cas contraire, ces établissements vont faire prévaloir leur règlement intérieur sur l’arrêté du ministre de l’Education nationale, soutiennent-ils.
L’ÉTAT RÉAFFIRME LA LAÏCITÉ INCLUSIVE DANS LES ÉCOLES
Le port des signes religieux (voile, croix, perles sacrées) est permis. Toutefois, cette acceptation est encadrée par des règles strictes visant à garantir la participation des élèves à toutes les activités pédagogiques et sportives
(SenePlus) - Le ministère de l'Éducation nationale vient de franchir un pas décisif vers une éducation plus inclusive et respectueuse de la diversité. Dans un arrêté daté du 8 octobre 2024, le ministre Moustapha Mamba Guirassy a établi de nouveaux principes directeurs pour les règlements intérieurs des établissements scolaires, publics comme privés.
Ce texte, qui s'inscrit dans le respect de la Constitution sénégalaise, met l'accent sur "la sauvegarde de l'ordre républicain, la cohésion nationale, la garantie des libertés individuelles et collectives, le respect de toutes les croyances religieuses, l 'égalité devant la loi, la non-discrimination et l'inclusion sociale et scolaire."
L'un des points les plus marquants du document concerne le traitement des signes religieux en milieu scolaire. Contrairement à d'autres pays qui ont opté pour une interdiction stricte, le Sénégal a choisi une voie médiane. L'arrêté stipule clairement "le respect des croyances religieuses incluant l'acceptation du port des signes religieux, tels que le voile, la croix, les perles sacrées, sans préjudice à une identification nette de l'élève dans l'enceinte de l' école, dans les classes et lors des activités pédagogiques."
Cette approche inclusive s'accompagne cependant d'une condition importante : "Ce respect de la différence religieuse ne soustrait pas l'élève, excepté par des dispenses objectivement motivées, de la participation aux activités pédagogiques et sportives obligatoires." Cette clause vise à maintenir un équilibre entre le respect des croyances et la nécessité d'une participation pleine et entière à la vie scolaire.
L'arrêté aborde également la question de la mixité, un sujet parfois sensible dans certains contextes religieux. Il prévoit "l'acceptation de la mixité et le respect mutuel en vue de renforcer les valeurs du vivre ensemble", interdisant notamment "toute entrave à la mixité dans l'utilisation de l'espace scolaire y compris les tables-bancs, les bancs publics et les terrains sportifs, à l'exception des toilettes et vestiaires".
Dans un souci de promotion du vivre-ensemble, le texte encourage "l'acceptation de formes de salutation autres que serrer la main", tout en interdisant "toute forme de violence physique et verbale ou mots de harcèlement".
Ces nouvelles directives s'inscrivent, selon l'État, dans une volonté plus large de créer un "environnement propice aux enseignements et aux apprentissages". Elles abordent des aspects variés de la vie scolaire, de la sécurité à la discipline, en passant par la participation des élèves à la vie de l'établissement.
L'arrêté prévoit également des procédures disciplinaires « justes et équitables », insistant sur « la proportionnalité des sanctions négatives » et « le droit à la défense » des élèves. Il encourage par ailleurs « la participation active de tous les membres de la communauté éducative, en prévoyant des instances de dialogue et de concertation ».
La mise en œuvre de ces nouvelles règles sera supervisée par les Inspections d'Académie, qui disposeront d'un délai de 60 jours pour approuver les règlements intérieurs soumis par les établissements. "Tout règlement intérieur non approuvé est non applicable", précise l'arrêté.
Cette initiative du ministère de l'Éducation nationale représente une approche novatrice de la laïcité en milieu scolaire. Elle embrasse la diversité religieuse tout en maintenant un cadre commun pour tous les élèves. Le Sénégal se ainsi positionne comme un modèle potentiel pour d'autres pays confrontés à des défis similaires.
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FRANCOPHONIE : LE DERNIER TANGO DE PARIS
Le gratin de l'Afrique francophone s'est réuni pour un sommet aux allures de dernière danse. Macron a tenté de maintenir l'illusion de l'influence française. Mais derrière les sourires de façade, c'est le crépuscule d'un empire qui se dessinait
Paris, théâtre d'un spectacle aussi fascinant que déconcertant ce week-end. Le Sommet de la Francophonie, jadis vitrine du rayonnement français, s'est mué en bal des adieux pour une influence en déliquescence.
Emmanuel Macron, maestro d'un orchestre désaccordé, a tenté de diriger une symphonie impossible. Face à lui, un parterre clairsemé de 19 chefs d'État africains, loin de l'affluence d'antan. Les absents ? Nombreux et pesants, du Sénégal au Maroc, signant de leur silence la fin d'une époque.
Dans les coulisses, une valse étrange se jouait. Ici, on réintègre un putschiste guinéen. Là, on courtise un autocrate rwandais. Un pas de deux diplomatiques où les principes semblent avoir perdu le rythme.
Pendant ce temps, certains journalistes, pourtant accrédités auprès du Quai d'Orsay, se sont vus refuser l'entrée. Motif ? "Plus de place". Une explication qui sonne creux face aux rangées de sièges vides lors de la conférence de presse finale.
Ce sommet, miroir d'une francophonie en quête d'identité, pose une question cruciale : dans ce nouveau concert des nations, quelle partition la France compte-t-elle jouer ?
LES ELEVES DE «MARIAMA BA» ACCUEILLIES AU LYCEE LAMINE GUEYE
C’est une première depuis sa création ! La maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée va être «délocalisée» à Dakar pour quelques semaines ou quelques mois
La demande d’autorisation de réfection et de réhabilitation de la Maison d’Education Mariama Bâ a enfin trouvé une suite favorable. Des experts du bâtiment et de l’électricité vont entamer dare-dare les travaux de réfection des bâtiments de cet établissement d’excellence pour jeunes filles, notamment des dortoirs en situation de délabrement inquiétant. Les pensionnaires vont donc démarrer cette année scolaire au lycée Lamine Guèye de Dakar à partir du 14 octobre, selon des sources proches du corps professoral.
C’est une première depuis sa création ! La maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée va être «délocalisée» à Dakar pour quelques semaines ou quelques mois. Le lycée Lamine Guèye a été choisi pour accueillir les pensionnaires de cette pépinière de cracks le 14 octobre prochain, le temps de permettre aux experts en bâtiment de finir les travaux de réhabilitation et de réfection des dortoirs et de quelques salles de classe. Mais aussi de refaire le circuit électrique en défaillance technique depuis un certain temps. Des salles de classes seraient même déjà aménagées au lycée Lamine Guèye de Dakar pour permettre aux élèves du lycée pour filles de Gorée d’entamer l’année scolaire 2024-2025. Pendant la durée des travaux, les pensionnaires qui habitent de la capitale vont devoir prendre tous les matins les transports publics. Quant aux insulaires ou lycéennes originaires de Gorée elles pourront prendre la chaloupe avec une carte d’abonement moyennant une somme symbolique. Seules les élèves venues des régions seront prises en charge par le gouvernement, selon des sources concordantes et proches du corps professoral dudit établissement d’excellence. Lequel se trouve, depuis quelques années, dans un état de délabrement très avancé mettant en danger la vie des pensionnaires, à savoir le personnel enseignant, l’administration et les élèves. Des travaux ont été entrepris pour éviter la survenue d’une catastrophe dans cet établissement d’excellence, surtout dans les dortoirs qui se situent en bordure de mer.
En effet, des experts qui seraient envoyés par le ministère de l’Education nationale auraient déjà fait une étude des lieux. Une visite d’expertise à la suite de laquelle ils auraient accepté d’entamer les travaux de réfection des dortoirs et du réseau d’électricité «dans les délais». Sauf que ces experts auraient dit clairement aux autorités académiques l’impossibilité d’entamer des travaux en présence des pensionnaires dans les lieux. Parce que, nous dit-on, les bâtiments d’un âge très avancé sont en état de délabrement inquiétant. Ce malgré le double statut de site classé au Patrimoine mondial de l’Unesco et d’établissement d’excellence de Mariama Ba. Comme presque tous les immeubles de Gorée, la Maison d’Education en piètre état, et qui croule déjà sur le poids de l’âge, subit les effets de l’érosion côtière. D’où la délocalisation momentanée des élèves à Dakar où elles vont rejoindre leurs camarades du lycée Lamine Guèye. Si les travaux ont démarré en octobre, date de la rentrée des classes au niveau national, c’est parce que la lettre adressée à l’Etat depuis plusieurs mois n’aurait eu aucune suite, les autorités n’ayant enfin réagi que durant la dernière semaine des vacances scolaires. C’est à ce moment-là seulement qu’elles ont autorisé le début des travaux.
Les experts promettent de livrer le chantier «dans les délais» après avoir remis l’établissement en bon état. La Maison d’éducation est installée sur le site d’une ancienne caserne de l’Armée coloniale. Elle fait chaque année de bons résultats au bac et au Concours général. Pour rappel, c’est en 1978 que le président-poète Léopold Sédar Senghor avait décidé l’ouverture de la « Maison d’éducation de l’Ordre national du Lion » pour les jeunes filles dont les parents étaient titulaires de cette distinction. Par la suite, elle a été ouverte aux meilleures élèves des écoles du Sénégal. C’est en 1984 que le nom de l’écrivaine Mariama Bâ lui a été donné.
L’ANNEE SCOLAIRE LANCEE A TRAVERS UNE CEREMONIE DE LEVEE DES COULEURS
Le Gouverneur de la région de Saint-Louis Al Hassan Sall a présidé hier, lundi, une cérémonie de levée des couleurs au niveau du Lycée Technique André Peytavin pour officialiser la rentrée scolaire 2024-2025.
Le Gouverneur de la région de Saint-Louis Al Hassan Sall a présidé hier, lundi, une cérémonie de levée des couleurs au niveau du Lycée Technique André Peytavin pour officialiser la rentrée scolaire 2024-2025. Il a voulu à cet effet appeler tous les acteurs de Saint-Louis et la nation toute entière à l'unité tout en présentant l'armée sénégalaise et ses valeurs en modèle aux élèves. L'avenir, a-t-il dit, se traduit d'abord par une éducation, une formation de qualité et plus tard une participation à l'effort national de construction. Il a justifié le choix du Lycée Technique André Peytavin par ses excellents résultats obtenus au Bac Technique.
Accompagné des autorités académiques, militaires, des représentants de syndicats d’enseignants et d’associations de parents d’élèves, le Gouverneur de Saint-Louis Al Hassan Sall a présidé la cérémonie de levée des couleurs au Lycée Technique André Peytavin marquant le lancement officiel de l’année scolaire 2024-2025. « Nous avons voulu lancé officiellement la rentrée scolaire 2024-2025 à travers une cérémonie de levée des couleurs sous le commandement de la Zone Militaire no.2. Le choix du Lycée Technique André Peytavin de Saint-Louis d’abriter cette cérémonie s’explique par les excellents résultats appréciables obtenus au baccalauréat technique et que nous magnifions. Une cérémonie de levée de couleurs, c’est plus que symbolique. Le drapeau national symbolise le civisme, la citoyenneté et l’armée nationale est caractérisée assez souvent, et nous le magnifions, par une discipline légendaire et ce sont ces valeurs que nous avons voulu mettre en exergue et servir l’armée en exemple aux élèves », a expliqué M. Sall. « Cette cérémonie, a-t-il ajouté, a été aussi l’occasion de servir également le drapeau national « pour appeler la population et la nation toute entière particulièrement les acteurs de Saint-Louis à l’unité pour que nous puissions continuer la marche en avant ». Il a voulu également initier cette cérémonie pour parier sur l’avenir de l’école sénégalaise et l’avenir de la jeunesse sénégalaise. « L’avenir se traduit d’abord par une éducation de qualité, une formation et plus tard, effectivement une participation à l’effort national de construction. C’est donc cela qui justifie que nous ayons choisi ce jour, cet établissement et cette activité pour lancer officiellement l’année scolaire dans la région de Saint-Louis », a déclaré le chef de l’exécutif régional. Il n’a pas manqué également de saluer l’engagement de l’ensemble des acteurs à travers la journée nationale de mobilisation citoyenne retenue par le chef de l’État samedi dernier pour mettre en condition les établissements scolaires ; les nettoyer ; rafraîchir les peintures ; préparer les salles de classe et les tables bancs ; sécuriser ; assainir pour que les élèves puissent évoluer dans des cadres sains, assainis et beaux. « J’appelle également les uns et les autres à ne ménager aucun effort pour que l’année scolaire soit une réussite et un succès à tous points de vue ; que la paix règne dans le milieu scolaire ; que l’entente dicte sa loi et que le succès soit au rendez-vous », a-t-il conclu.
LA COSYDEP ET LES PARENTS D’ELEVES POUR LE RESPECT DU QUANTUM HORAIRE
La rentrée scolaire a été timide dans la région de Sédhiou avec 666 abris provisoires et un déficit de 325 enseignants pour un effectif des apprenants qui passe à 162.383 élèves au titre de l’année scolaire 2024/2025.
La rentrée des classes a été effective hier, lundi 7 octobre, dans tous les ordres d’enseignement de la région de Sédhiou. Toutefois, beaucoup d’élèves n’ont pas encore repris le chemin des classes et ce, malgré la campagne de sensibilisation et de préparation matérielle des espaces scolaires. La COSYDEP et les associations de parents d’élèves sont à l’œuvre pour exhorter les apprenants à reprendre les cours le plus tôt possible pour pouvoir être dans le quantum horaire. Le nombre de classes en abris provisoires reste jusque-là élevé et l’effectif des apprenants passe à 162.383 élèves au titre de l’année scolaire 2024/2025.
Les écoles ont ouvert leurs portes hier, lundi 7 octobre, au titre de l’année scolaire 2024/2025. L’effectivité de cette rentrée a été constatée au matin par le gouverneur de la région de Sédhiou et l’ensemble de sa délégation, y compris l’inspecteur d’académie papa Gorgui Ndiaye et les partenaires de l’école. « Nous avons visité une école élémentaire publique, une école élémentaire privée, un collège et une case des tout-petits. Nous avons constaté une reprise effective des cours. Le personnel enseignant est sur place avec quelques rares absences. Les élèves sont également venus même s’il y a des absences. Nous devons aussi signaler que tout a été fait en amont pour que la rentrée soit effective ce jour en termes de préparation des écoles et des salles de classe », a déclaré Diadia Dia, le gouverneur de région.
Le coordonnateur de l’antenne régionale de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) constate tout aussi une reprise des enseignements/apprentissages quoique timide en ce premier jour : « nous avons effectivement constaté une reprise des cours pour les élèves et le personnel. Il faut signaler que beaucoup d’élèves n’ont pas effectué le déplacement. Toutefois, nous osons espérer que d’ici à la fin de cette semaine, tous les élèves devront reprendre le chemin de l’école car la rentrée se fait de façon progressive. Nous allons renforcer la sensibilisation des parents et des élèves pour un démarrage rapide des enseignements/apprentissages », a indiqué Abdoulaye Diallo de la COSYDEP. Et Coumbamang Danso, le président de l’Union régionale des associations de parents d’élèves de Sédhiou de lancer un appel aux parents et aux élèves à se hâter pour ne rien rater du quantum horaire : « nous demandons aux parents de pousser davantage les enfants à aller à l’école le plus tôt que possible : sinon ils vont rater beaucoup de cours et cela va hélas impacter sur le quantum horaire ».
A signaler que cette année, 162.383 élèves devront s’inscrire à l’échelle de la région de Sédhiou pour 4.747 enseignants. Des classes en abris provisoires, il en existe encore et sont au nombre de 666 salles de classe au 02 octobre 2024. 44% au niveau de la petite enfance, 15% au niveau de l’élémentaire, 13,6% au niveau du cycle moyen et 24,1% au niveau du secondaire, selon les statistiques du dernier Comité régional de développement tenu au mois de septembre sous l’autorité du ministre de l’éducation nationale. Quant au déficit d’enseignant, toutes disciplines confondues, on fait état d’un besoin de 325 à l’échelle de la région de Sédhiou.
C’EST PARTI POUR UNE NOUVELLE ANNEE SCOLAIRE
L’année scolaire 2024- 2025 a démarré hier, lundi 7 octobre avec l’ouverture des classes. Ils sont plus de quatre millions d’élèves à reprendre le chemin de l’école.
La rentrée des classes a eu lieu hier, lundi 7 octobre au Sénégal, marquant le début d’une nouvelle année scolaire. Occasion pour le ministre de l’Education nationale de faire une tournée dans quelques écoles de Dakar pour s’enquérir de son démarrage effectif dans les classes. Cette année encore, les défis à relever ne manquent pas pour une année scolaire apaisée.
L’année scolaire 2024- 2025 a démarré hier, lundi 7 octobre avec l’ouverture des classes. Ils sont plus de quatre millions d’élèves à reprendre le chemin de l’école. De leur côté comme prévu, le personnel administratif et les enseignants ont, eux, fait leur rentrée jeudi dernier. Si la rentrée est effective dans certains établissements, dans d’autres situées par exemple à Keur Massar ou encore à Matam, ce n’est pas encore le cas à cause des eaux de pluies. Depuis quelques semaines, c’est la course aux fournitures scolaires. Les marchés et les librairies papeteries sont pris d’assaut par des cohortes d’acheteurs. « Cette année encore, la rentrée scolaire a eu lieu dans un contexte économique difficile pour nous les parents d’élèves. La cherté nous oblige à mettre davantage la main à la poche pour cette rentrée alors que tout le monde sait que la vie est vraiment chère. Ce n’est pas facile », confie Madame Seck, parent d’élèves rencontrée au Rondpoint Liberté 6.
Comme chaque année, plusieurs défis sont à relever dans le secteur de l’éducation pour une année scolaire apaisée : la résorption du déficit d’enseignants, de salles de classe, de tables-bancs, les abris provisoires, entre autres. « Pour notre part, nous nous engageons de porter haut et partout où besoin sera, la voix des enseignantes et des enseignants pour une solution durable à la problématique de l'école et de l'enseignant qui se résume à : la résolution de la question des enseignants décisionnaires, la résorption du déficit d'enseignants, de manuels scolaires et de tables bancs, l'éradication d'abris provisoires, la formation des enseignants, ... », lit-on dans un communiqué du Syndicat des enseignants libres du Sénégal qui nous est parvenu. « Le Sels renouvelle son appel à une action urgente de solidarité au profit des enseignants décisionnaires et ce par le renforcement du dialogue social et la convocation dans les meilleurs délais de négociations sérieuses devant nous permettre d'adresser en profondeur la question des décisionnaires et le résiduel du protocole d'accord du 26 Février 2022 »,rapporte le communiqué.
Après sa visite dans les écoles comme le collège Mikado, le collège de la Cathédrale de Dakar hier, lundi, jour de rentrée scolaire, le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy s’est dit satisfait. « Nous sommes très satisfaits, les écoles sont prêtes et les enseignants sont au rendez-vous. Rappeler que malgré les départs massifs dans certaines régions cette année, nous avons eu à initier une approche extrêmement importante. C’est-à-dire que pour chaque région où il y a des départs de 200 à 300, le ministère a garanti le même nombre d’enseignants pour permettre l’effectivité du Ubbi Tay, Jang Tay », a-t-il. Et d’ajouter: « Rappeler qu’il y a encore des écoles dans certaines régions qui sont malheureusement dans des eaux et nous sommes en train d’y travailler ». Parlant des syndicats d’enseignants, Moustapha Guirassy a fait savoir qu’il encourage leur lutte pour le système et qu’il faut continuer l’exercice du dialogue.
LES LANGUES DU TERROIR ENTRENT EN CLASSE
13 académies du Sénégal introduiront dès la prochaine rentrée l'enseignement en langues locales au préscolaire et au primaire, aux côtés de l'anglais déjà présent. Une décision visant à améliorer les performances scolaires selon le ministre de l'Éducation
L’introduction des langues nationales dans l’enseignement préscolaire et primaire va devenir effective dans 13 académies du Sénégal au total, à partir de la rentrée scolaire 2024-2025, a-t-on appris lundi du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy.
L’anglais est “une réalité au niveau préscolaire et l’élémentaire. Les langues nationales aussi, nous sommes passés de 9 académies à 13 académies aujourd’hui. Donc, 13 académies vont justement introduire les langues nationales pour la rentrée scolaire 2024-2025”, a-t-il dit en faisant l’état des lieux de la rentrée scolaire.
Les langues nationales, au-delà du langage et de la communication, “vont aussi porter sur les mathématiques, les sciences”, a expliqué Moustapha Mamba Guirassy.
”Nous sommes en train d’avancer et il y a une véritable introduction et appropriation des langues nationales par le système”, a ajouté le ministre. Il ajoute que “ce n’est pas une question idéologique, mais une question de performance scolaire”.
A l’en croire, l’introduction des langues nationales devrait permettre à l’enfant d’être “beaucoup plus performant”, dès le bas âge. ”C’est le souhait du chef de l’État, et ce sont les instructions que nous avons reçues au sein au ministère de l’Éducation nationale”, dit-il.
Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé une orientation “majeure” du gouvernement, liée à son “souci d’alléger tout ce qui est coût pour l’éducation et tout ce qui est cherté de la vie d’une manière générale”.
”Nous avons reçu des instructions pour rendre obligatoire le port des uniformes, et nous y travaillons”, a par ailleurs lancé Moustapha Mamba Guirassy.
”Cette année, il y a une partie du système éducatif qui va bénéficier de cet accompagnement, et je pense que c’est une façon de soulager les parents. Des mesures extrêmement importantes sont en train d’être prises aussi pour accompagner les parents et l’école de façon générale par rapport à l’environnement d’apprentissage”, a ajouté le ministre.
THIÈS, DÉMARRAGE EFFECTIF DES COURS DANS CERTAINES ÉCOLES
La majeure partie des écoles visitées ont démarré les enseignements, a déclaré, lundi, le gouverneur de la région, Saer Ndao, lors d’une tournée effectuée dans différents établissements, à l’occasion du démarrage de l’année scolaire 2024-2025.
La majeure partie des écoles visitées ont démarré les enseignements, a déclaré, lundi, le gouverneur de la région de Thiès, Saer Ndao, lors d’une tournée effectuée dans différents établissements, à l’occasion du démarrage de l’année scolaire 2024-2025.
‘’Le concept 'oubi tey jang tey', qui met en œuvre réellement l’ouverture des classes, a été noté, à Thiés d’abord mais aussi à Khombole. Nous avons noté la présence des élèves et le démarrage des cours ’’, a fait savoir Saer Ndao qui indique que les acteurs ont anticipé sur beaucoup de choses pour mettre en place le dispositif qu’il faut, pour permettre à l’école de démarrer convenablement.
‘’Nous sommes très satisfaits de ce que nous avons vu et, l’ensemble des parties prenantes de ce dispositif nous ont accompagné cette année. On peut vraiment gagner du temps avec le concept +oubi tey jang tey+, qui rend fière beaucoup d’élèves et beaucoup de parents”, a exprimé, le gouverneur.
Il a signalé que ‘’quelques écoles sont encore sous les eaux, du fait de la stagnation des eaux de pluie mais, les services des sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre pour l’évacuer ”.
‘’Après l’évacuation, il nous faudra nettoyer ces écoles et les collectivités territoriales, la SONAGED, vont s’engager par rapport à cela pour continuer le processus de nettoyage qu’on avait commencé depuis le 5 octobre”, a-t-il-poursuivi.
M. Ndao a appelé à plus de présence, à plus d’actions de la communauté envers l’école, à l’image de la commune de Khombole, parce qu’explique t-il, ”l’école seule peut aller, mais difficilement”.
‘’En plus du démarrage des enseignements dès le premier jour de l’ouverture des classes, que nous réussissons depuis trois ans, cette année, nous avons mis de la valeur ajoutée, en rénovant et en embellissant le cadre ”, a pour sa part indiqué, le maire de la commune, de Khombole, Maguette Boye.
D’après lui, ”c’est un modèle d’école mais derrière, il faut voir toutes les initiatives qui ont été prises, pour qu’en un temps record, le challenge puisse être réussi. C’est de transformer le visage de cette école en trois semaines record, grâce à une dynamique communautaire’’, a-t-il soutenu.