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5 avril 2025
Éducation
UNE RENTREE, MILLE DEFIS
Les enseignants retrouveront le chemin de l’école ce jeudi 3 octobre tandis que les élèves s’y mettront le lundi 7 octobre prochain pour la rentrée scolaire 2024-2025. L’heure est aux préparatifs de l’ouverture.
Depuis des années, le système éducatif sénégalais souffre de plusieurs maux. Conscient de cela, le nouveau gouvernement veut une réforme profonde de l’école pour offrir un enseignement de qualité aux élèves et un cadre de travail adéquat pour les enseignants. Et pour la rentrée scolaire 2024-2025, des mesures allant dans ce sens ne manquent pas.
Les enseignants retrouveront le chemin de l’école ce jeudi 3 octobre tandis que les élèves s’y mettront le lundi 7 octobre prochain pour la rentrée scolaire 2024-2025. L’heure est aux préparatifs de l’ouverture. D’un côté, élèves et parents s’activent pour les inscriptions et autres fournitures, pendant que le personnel administratif mettra les bouchées doubles pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions. Déficit d’enseignants, de salles de classe, de tables bancs, taux d’échec élevé, grèves syndicales, classes pléthoriques, abris provisoires, décrochage scolaire, programmes en « inadéquation avec les réalités nationales » : tel est le décor de l’école publique depuis quelques années. Parmi les causes, il y a aussi les crises socio-politiques. Celles qui ont secoué le Sénégal ces trois ou quatre dernières années, ont gravement perturbé les cours avec les fermetures d’établissements scolaires.
Comme conséquences de cette situation, les contre-performances s’enchainent. Des milliards investis dans le secteur de l’éducation n’ont toujours pas les résultats escomptés. 7145 abris provisoires recensés à travers le pays, un déficit de 48 696 salles de classe, un déficit de 207 103 tables bancs, 2 409 écoles sans latrines, un besoin de 4 527 enseignants, taux d’échec de 34% au CFEE, 26% au Bfem et 49% au Bac : tels sont les chiffres révélés lors de la réunion interministérielle sur la rentrée, tenue le 19 septembre dernier. Face à ces difficultés, rebâtir une nouvelle école est l’un des engagements phares du gouvernement. Il y a quelques semaines, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye a exprimé, lors d’un Conseil des ministres, sa volonté de rénover l’école sénégalaise pour mieux aligner le système éducatif avec les réalités et ambitions du pays.
Ce début d’année scolaire se déroule ainsi dans un contexte de défis importants pour les autorités qui ont engagé une transformation systémique de l’éducation nationale basée sur une nouvelle vision. C’est pourquoi des mesures sont prises pour offrir un enseignement de qualité aux élèves et un cadre de travail adéquat pour les enseignants. L’un des défis est aussi la résorption du déficit d’enseignants. Vendredi dernier, 28 septembre, le « ministère de l’Education nationale a remis les ordres de service de tous les enseignants sortants, aux Inspecteurs d’académie, en présence des Inspecteurs de l’Education et de la Formation, ce vendredi 28 septembre 2024 », informe un communiqué. Il s’agit de « 1500 maîtres pour les écoles préscolaires, élémentaires et daaras modernes et de 501 professeurs pour les lycées et collèges ». La même source de préciser que « le personnel était mis en place plusieurs semaines après la rentrée, ce qui empêchait la reprise effective des enseignements apprentissages, surtout dans les zones affectées par les nombreux départs occasionnés par le mouvement national de mutation des enseignants ». Selon le Men, « cette année, pour la première fois, les académies et les inspections de l’Education et de la Formation ont toutes reçu autant d’arrivées d’enseignants que de départs et parfois même plus ».
Cette rentrée va également marquer un tournant significatif avec l’introduction de l’anglais à l’élémentaire dès la rentrée scolaire. Même si cette décision est saluée par des acteurs de l’éducation, certains estiment qu’il faut des préalables pour y aller notamment en renforçant d’abord la formation des enseignants. D’autres défis sont aussi à relever pour une année scolaire apaisée. Même si le « MEN a réussi à traiter un passif significatif concernant leur carrière, y compris les arrêtés relatifs aux examens professionnels, les décisions de nominations, et les arrêtés de catégorisation », d’autres points sont à satisfaire pour les enseignants.
DIOMAYE ANNONCE LA CREATION D’UN CONSEIL SUPERIEUR DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION
Afin d’assurer un meilleur pilotage et une coordination optimale des activités scolaires et universitaires, le Président de la République a décidé de la création d’un Conseil supérieur de l’Education et de la Formation
En Conseil des ministres hier, mercredi 2 octobre, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’un Conseil supérieur de l’Education et de la Formation. « Afin d’assurer un meilleur pilotage et une coordination optimale des activités scolaires et universitaires, le Président de la République a décidé de la création d’un Conseil supérieur de l’Education et de la Formation, organe de supervision logé à la Primature qui va assurer, avec la participation des acteurs impliqués, le suivi et l’évaluation systématique du Programme national de l’Education et de la Formation », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.
En effet, les élèves reprennent le chemin de l’école ce lundi 7 octobre, ce après le personnel enseignant et administratif ce jeudi. Dans ce cadre, Bassirou Diomaye Faye a demandé au « gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires, en relation avec les parties prenantes, pour, d’une part, accélérer la transformation consensuelle du système éducatif national et, d’autre part, garantir le bon déroulement de l’année scolaire et universitaire 2024-2025 ». Selon le communiqué, « il a souligné la nécessité de veiller au renforcement du dialogue social dans le système éducatif mais également à l’amélioration du cadre de vie dans les écoles ». Toujours au sujet de l’éducation,
Bassirou Diomaye Faye a invité le Gouvernement à « procéder au lancement, sans délai, d’un vaste programme de résorption des abris provisoires, de réhabilitation et de construction aux normes d’établissements scolaires ». Mieux, « il a indiqué l’impératif de finaliser le nouveau Programme national de l’Education et de la Formation en adéquation avec les valeurs historiques et culturelles de la Nation ».
Le Chef de l’Etat est aussi revenu sur l’importance de l’ouverture aux langues étrangères. « Au regard de la jeunesse de notre population, le Président de la République a insisté sur l’urgence de rebâtir notre modèle d’école publique autour du civisme, de la citoyenneté, de nos langues nationales et de l’ouverture aux langues étrangères universelles mais également à la préparation aux aptitudes scientifiques, techniques, technologiques et professionnelles de nos élèves face aux évolutions du monde contemporain », rapporte le communiqué.
DÉFICIT DE 45 355 TABLE-BANCS À TAMBACOUNDA
Le chef de l’exécutif régional, Guedj Diouf, a promis d’agir rapidement et en collaboration avec les collectivités territoriales et les services de l’État.
Lors d’un Conseil Régional de Développement (CRD) tenu à Tambacounda, l’inspecteur d’académie, Babacar Diack, a révélé un déficit préoccupant de 45 355 table-bancs dans les établissements scolaires de la région. Ce manque touche les quatre départements de la région, affectant tous les niveaux du système éducatif.
Le rapport présenté par Babacar Diack, lors de cette rencontre présidée par le gouverneur Guedj Diouf, détaille la situation alarmante. Le cycle primaire est le plus touché avec un besoin de 24 273 table-bancs, suivi du niveau moyen avec 10 068 unités manquantes, tandis que le secondaire en requiert 10 014.
Ce déficit croissant s’explique par plusieurs facteurs : l’augmentation des abris provisoires, la détérioration du stock existant, ainsi que le retard dans l’équipement des nouvelles salles de classe. « Le manque de table-bancs a augmenté ces dernières années, en grande partie à cause de la multiplication des abris provisoires et de la détérioration du mobilier scolaire déjà en place », a précisé l’inspecteur d’académie.
Le chef de l’exécutif régional, Guedj Diouf, a salué les avancées du Programme de Remplacement des Abris Provisoires (PRORAP), qui vise à réduire le nombre de ces structures temporaires. Cependant, il a reconnu que le déficit en table-bancs restait un défi majeur pour garantir des conditions d’apprentissage adéquates à l’approche de la rentrée scolaire 2024-2025.
Face à cette situation, Guedj Diouf a promis d’agir rapidement et en collaboration avec les collectivités territoriales et les services de l’État. « Nous allons travailler ensemble pour récupérer et réparer le maximum de table-bancs détériorés et les remettre dans les salles de classe », a-t-il affirmé.
LA COSYDEP ENGAGE LES ACTEURS A PROMOUVOIR LE DIALOGUE
En partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep) a organisé un panel interactif sur le dialogue des offres d'éducation et de formation.
En partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep) a organisé un panel interactif sur le dialogue des offres d'éducation et de formation. L’objectif est de renforcer les nouvelles orientations du secteur en vue d'une transformation qualitative de l'éducation à travers la mise en place d'un cadre de dialogue permanent entre le Daara, l'offre privée et publique et la formation personnelle.
Bâtir un système éducatif mieux coordonné et cohérent. Tel est le souhait du Directeur exécutif de la Cosydep, Cheikh Mbow et son équipe. Convaincu, en effet, que les besoins éducatifs des enfants, des jeunes et des adultes sont si divers au point que le système scolaire se heurte à plusieurs endroits à des réticences et des résistances qui engendrent de l'exclusion, le Directeur exécutif de la Cosydep exhorte les acteurs à se coordonner afin de créer des opportunités d'enrichissement mutuel. «Il y a des enfants qui passent par l'offre Daara, d'autres par l'éducation publique, privée ou la formation professionnelle. Mais nous constatons depuis quelque temps que ces offres, au lieu de se compléter, s'opposent. Et nous pensons qu’il est temps qu'on aménage un espace de dialogue parce qu'au final, on doit bâtir le même sénégalais», affirme Cheikh Mbow. D'autant que, à son avis, chaque offre a quelque chose à apporter à l'autre. «L'offre publique qui peut inspirer les daaras aujourd'hui en termes de normes d'apprentissage, conditions de travail des élèves et d'ouverture par rapport à la technologie, pourrait être bénéfique au daara. C'est valable pour la formation professionnelle, qui a des compétences en savoir-faire, qui donne des aptitudes. Et si cette formation professionnelle est renforcée, ce qui se fait dans l'éducation populaire ou si on arrive à travers les heures de vacances à inculquer aux enfants le savoir vivre, cela sera bénéfique pour le type de citoyen qu'on souhaiterait avoir demain», ajoute le directeur exécutif de la Cosydep.
Pour sa part, la secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale, Khady Diop Modji, pense que l’analyse des offres d’éducation et de formation, de même que les stratégies bien pensées, ne peuvent qu’être utiles dans la vision de transformation systémique du Sénégal ; processus dans lequel le secteur de l’Éducation et de la Formation a un rôle fondamental à jouer du fait de la taille des cibles qui ne cesse de croire d’ici l’horizon 2050. «C’est à ce titre que le ministre de l’éducation nationale remercie la COSYDEP pour sa disponibilité à participer à cette vaste mais exaltante mission de fonder une société éducative où personne ne sera en rade, soit pour apprendre soit pour soutenir l’effort de l’État dans la mobilisation des énergies et de ressources nécessaires pour la mise à disposition des intrants nécessaires à une éducation scientifique de qualité, attrayante, accessible et alignée aux besoins du monde du travail», affirme madame Khady Diop Modji.
LE PARI DE MOUSTAPHA GUIRASSY
De nouvelles réformes sont annoncées dans le secteur de l’éducation. Il s’agit de l’introduction de l’anglais et des langues nationales ou du moins sa « généralisation » à l’élémentaire par les nouvelles autorités.
De nouvelles réformes sont annoncées dans le secteur de l’éducation. Il s’agit de l’introduction de l’anglais et des langues nationales ou du moins sa « généralisation » à l’élémentaire par les nouvelles autorités. Les acteurs de l’éducation approuvent ces décisions majeures mais annoncent qu’il y a des préalables qu’il faut poser concernant surtout l’introduction de l’anglais notamment sur la formation des enseignants.
Largement parlé dans le monde, l’anglais est devenu incontournable dans beaucoup de domaines d’activités tels que l’informatique, l’aviation, le tourisme. Dans ce cadre, le Sénégal compte introduire son enseignement à l’élémentaire dès la prochaine rentrée scolaire, notamment dans les classes de CM1 et CM2. Ce qui a été rappelé le 19 septembre dernier, lors de la réunion interministérielle sur la préparation de la rentrée 2024-2025. « Le Premier ministre demande au ministre de l’Education de veiller, en ce qui concerne l’introduction de l’Anglais, aussi bien pour la phase expérimentale que pour le déploiement, à l’élaboration d’une feuille de route précise et réaliste en veillant à l’égalité d’accès des apprenants ainsi que l’adéquation avec les besoins de production et du monde travail », a indiqué le secrétaire général du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo.
En effet, même si les acteurs de l’éducation saluent l’introduction de l’anglais à l’élémentaire, ils estiment qu’il y a des préalables, surtout en ce qui concerne la formation des enseignants. « Les secrétaires généraux ont tout de même reconnu la pertinence de l’objectif consistant à tendre vers un système éducatif bilingue. Pour la réussite de la stratégie, ils ont rappelé que compte tenu du faible nombre d’enseignants de l’élémentaire ayant le niveau L 1 en anglais (3315 sur plus de 67000, soit près de 4%), l’année 2024/ 2025 devait être consacrée à la formation en ligne des acteurs pour atteindre une plus grande cible et dérouler le projet sur toute l’étendue du territoire national », lit-on dans le communiqué conjoint du SAEMSS et du Cusems au sortir d’une rencontre avec le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, au cours de laquelle plusieurs sujets ont été à l’ordre du jour. Pour sa part, le médiateur pédagogique, Khalifa Sarr embouche la même trompette. « Pour relever de tels défis et arriver à des résultats probants, le règlement de quelques préalables s’impose. Il s’agit de la formation continue des enseignants, de veiller à l’équilibre des contenus et programmes à enseigner et enfin d’éditer des manuels et supports pédagogiques adaptés à travers une réforme des curricula », a-t-il dit.
Au Sénégal, la principale langue enseignée demeure toujours le français. Autant dire que la question de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif se pose toujours. En plus de l’enseignement de l’anglais à l’élémentaire, le gouvernement mise aussi surla généralisation de l'introduction des langues nationales dans le système éducatif sénégalais. « Dans le système éducatif, depuis quelques années déjà, nous avons intégré les langues nationales et les performances et les résultats sont là. Nous allons généraliser cette pratique afin que toutes les régions puissent utiliser les langues nationales dans la scolarisation et l'accompagnement éducatif de nos enfants », a dit Moustapha Guirassy. C’était à l’occasion du lancement du mois national de l'alphabétisation à Kolda. Et d’ajouter : « Les langues nationales constituent un patrimoine culturel immense qui reflètent notre manière de penser, nos croyances et nos coutumes. C'est pourquoi, au-delà de l'apprentissage, de la lecture, de l'écriture et du calcul, l'alphabétisation basée sur nos langues permet de doter plus facilement les masses de compétences solides pour engendrer le progrès, préserver leur identité et promouvoir le nationalisme, la citoyenneté active, la paix et la justice sociale ».
Sur cette question, Khalifa Sarr pense que « cela va permettre aux enfants d'apprendre à lire et à écrire dans leurs langues maternelles dès le bas âge». « L’utilisation des langues nationales dès l'élémentaire aidera alors à améliorer les résultats scolaires et pourra contribuer à la qualité des enseignements / apprentissages en permettant aux élèves de mieux réussir dans leurs études », a-t-il fait savoir. Aussi, a-t-il ajouté : « Les réalités socio-psychologiques de l’enfant étant entièrement prises en compte, par conséquent, la généralisation de l’utilisation des langues nationales dans l'enseignement formel est une réponse pertinente à la problématique de l'apprentissage ». Le système éducatif sénégalais fait face à plusieurs défis. C’est pour cela que les nouvelles autorités envisagent une réforme profonde.
CES MESURES POUR COMBLER LE DEFICIT D’ENSEIGNANTS
Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a assuré, mardi, que des mesures seront prises pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga.
Louga, 24 sept (APS) – Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a assuré, mardi, que des mesures seront prises pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga.
“Des solutions ont déjà été proposées pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga”, a t-il annoncé devant la presse lors d’un Comité régional de développement (CRD) spécial consacré à la rentée scolaire 2024-2025.
Il a rappelé l’engagement du président de la République à recruter de nouveaux enseignants dans un avenir proche.
”Une nouvelle méthode de gestion des ressources humaines a été mise en place au niveau central, afin de minimiser l’impact des départs massifs d’enseignants dans les académies”, a t-il fait valoir.
Cette stratégie vise à ”éviter que les départs ne créent de vides dans les établissements scolaires, garantissant ainsi la continuité pédagogique”, a-t-il ajouté.
Concernant les infrastructures scolaires, Moustapha Mamba Guirassy a invité “les autorités locales à être plus précises sur le nombre de tables-bancs disponibles et celles susceptibles d’être réparées”.
Il a également exhorté “les maires et les élus locaux à s’impliquer davantage dans la mobilisation des ressources locales pour améliorer les infrastructures”.
Prenant l’exemple de la commune de Koki, le ministre a souligné “l’importance de mobiliser les anciens élèves pour soutenir le développement des écoles, à l’image des Alumni des grandes universités comme Harvard Business School”.
Il a encouragé “les maires à établir des relations solides avec les anciens élèves et à explorer de nouvelles sources de financement, notamment par le biais de partenariats et de bailleurs de fonds”.
Selon lui, ”si les maires parviennent à mobiliser les anciens élèves et à renforcer les partenariats, cela pourrait grandement aider à combler les besoins des écoles”.
”Le gouvernement central travaille à la mise en place d’un système d’information pour suivre et détecter les anciens élèves ayant bénéficié de l’accompagnement de l’État, afin de capitaliser leur expertise et leur engagement envers l’éducation”, a-t-il conclu.
L’ÉCOLE FACE À SES DÉFIS
A quelques jours de l’ouverture des classes pour l’année académique 2024-2025, c’est l’occasion de revisiter ces grands défis que sont déficit d’enseignants, de classes et de tables-bancs, floraison d’abris provisoires, forte déperdition scolaire, grèves
Malgré tous les efforts consentis par les divers régimes qui se sont succédé à la tête du pays, l’école sénégalaise peine encore à atteindre le niveau de performance requis pour conforter son ambition de d’excellence. En témoigne la relative baisse du taux d’admission au Bac et du Bfem notée pour cette année. A quelques jours de l’ouverture des classes pour l’année académique 2024-2025, l’occasion semble propice pour revisiter les grands défis qui attendent l’école. Des défis qui ont pour noms déficit d’enseignants, de classes et de tables-bancs, floraison d’abris provisoires, forte déperdition scolaire, grèves cycliques…
La rentrée scolaire approche à grand pas et les défis à relever restent encore énormes en ce qui concerne l’école sénégalaise : recrutement d’enseignants, construction de salles de classes, résorption des abris provisoires…Lors de la réunion interministérielle sur la préparation de la rentrée scolaire 2024-2025 tenue jeudi dernier, il a été relevé un « besoin de 4 527 enseignants pour l’année 2024-2025 », « 7 145 abris provisoires recensés à travers le territoire national », un « déficit de 48 696 salles de classes », un « déficit de 207 000 tables-bancs ». Au sujet des abris provisoires, l’on se rappelle en 2023 les propos du ministre de l’Education nationale de l’époque, Cheikh Oumar Anne qui dénonçait les défaillances des entreprises sénégalaises sélectionnées dans le cadre du Programme de remplacement des abris provisoires et d’ouvrages annexes (PROPAP). A l’en croire, l’Etat du Sénégal avait mis 50 milliards de FCFA, depuis 2016, alors que le nombre de salles réceptionnés ne faisait même pas 800.
En outre, presque chaque année, il est noté des perturbations dans le secteur de l’enseignement en raison des grèves des syndicats d’enseignants. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la performance du système éducatif. Pour combler le gap et permettre une année 2024-2025 dénuée de perturbations dans le front social, le ministère de l’Education nationale s’est résolument inscrit dans une dynamique d’apaisement. La signature d’une déclaration d’intention avec le ministre de la Fonction publique dans le cadre du dossier lié à l’apurement des instances administratives des enseignants, et celle liée aux arrêtés d’admission aux examens professionnels et décisions de nomination aux postes de responsabilité en sont pour preuve. Reste maintenant à savoir si les divers engagements des nouvelles autorités permettront de réussir le coup du « zéro grève ».
Il faut relever également que pour l'année scolaire 2023- 2024, le taux de réussite au baccalauréat est de 50,50%. Celui-ci connait ainsi une légère baisse par rapport à celui de 2023 qui était de 51,61% alors qu'en 2022, le taux de réussite au bac était de 51,99%. Cette baisse continue du taux de réussite au bac s’incruste comme un véritable défi pour l’école en quête des performances consolidantes.
Quant au Brevet de fins d'études moyennes (Bfem) 2024, le taux de réussite est de 73,94% au niveau national alors qu'en 2023, il était de 76,3%, soit une baisse de 2,36%. Mardi dernier, le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy a reçu les syndicats d’enseignants du G7 qui ont profité de l’occasion pour tirer la sonnette. Ils ont, en effet, rappelé au ministre que « le seul gage de stabilité de l’année scolaire 2024-2025 demeure la prise en charge de la révision de la situation des décisionnaires, le relèvement considérable de leur pension de retraite ainsi que le parachèvement de la formation diplômante de tous les enseignants ». Selon le communiqué, « il s'agit notamment des chargés de cours, des PC ayant capitalisé plusieurs années d'expérience, des demandeurs de mise en position de stage, du résiduel des 5000 enseignants recrutés en 2021, des titulaires de diplômes spéciaux (professeurs d'économie, de philosophie, d'économie familiale ...), des MEPS, des chargés de cours en EPS ». Il y a deux ans, des syndicats d’enseignants ont paralysé les enseignements pour diverses revendications qui égratignent la marche du système éducatif. Après plusieurs semaines d’âpres négociations, les syndicats d’enseignants et l’Etat du Sénégal ont signé le protocole d’accord de février 2022 sur l’augmentation des salaires.
Dans certaines localités du pays, le taux d’abandon scolaire reste encore élevé au niveau du moyen et de l’élémentaire et ce, malgré les nombreuses activités de sensibilisation qui sont menées. Ce qui pourrait être lié à « l’environnement scolaire mais aussi à l’insuffisance des résultats avec des élèves qui rechignent à reprendre la même classe ». Lors de la réunion interministérielle sur la préparation de la rentrée scolaire 2024-2025, 30 mesures ont été prises dont « la restructuration d’un programme innovant pour accélérer le remplacement intégral des abris provisoires », tout autant aussi « un plan d’actions pour la mise en œuvre d’un programme d’urgence de mise à niveau des infrastructures scolaires ». Reste à savoir, compte tenu de tous ces énormes défis qui guettent le système, si le package d’intrants mis en place parles nouvelles autorités pourra permettre à l’école sénégalaise d’avoir de bons résultats en cette année scolaire qui se profile
Par Vieux SAVANÉ
DU BRUIT ET DE LA FUREUR
Avec un taux d'alphabétisation de 37,1%, la rupture doit se faire par l'action, pas par des paroles de compassion comme les pouvoirs précédents. Vu les urgences, le retour du débat sur le voile lors de la réunion sur la rentrée scolaire est surprenant
«Sous un soleil de plomb, au rond-point 26 des Parcelles Assainies, une scène familière se déroule chaque jour : des mendiants de tous âges envahissent les lieux, transformant l’espace en un théâtre de misère humaine. Des enfants, défiant l’insécurité, s’avancent vers les voitures immobilisées par les embouteillages, espérant quelques pièces… » (in Sudquotidien. Samedi 21 Septembre 2024
S’il est vrai que cette description rend compte d’un spectacle affligeant qui ne semble plus émouvoir grand monde tant il participe de la normalité, il serait pourtant salutaire de s’y appesantir à la veille de la rentrée des classes 2024- 2025. Continuer de voir des enfants talibés déguenillés déambuler ainsi dans les rues, le regard intelligent pétrifié par la violence d'un vécu réduit à tendre la sébile, se retrouver à dormir dans la rue, victimes de violences physiques, psychologiques et soumis à toutes sortes de perversions, est en effet un problème national. Et cela mérite à coup sûr une mobilisation nationale afin de lui trouver une solution définitive.
Dans une ville comme Dakar où se concentrent tout le mal être et les rêves de réussite sociale, on compte ainsi près de 54 837 enfants talibés, dont 30 000 sont engagés quotidiennement dans la mendicité forcée. Sur cet aspect, l’Etat a incontestablement failli à son devoir puisque la loi établit que la scolarité est obligatoire pour tous les enfants des deux sexes âgés de 6 ans à 16 ans. Et parmi ceux et celles qui ont eu la chance d’être scolarisés un nombre assez important le sont dans des conditions peu amènes, leur apprentissage se déroulant dans des abris provisoires qui durent et s’éternisent.
C’est pourquoi, aux autorités qui se retrouvent aux manettes il n’est pas attendu l’expression, même sincère et douloureuse, d’une indignation face aux « statistiques en termes d’abris provisoires, d’écoles sans électricité ». Avec un taux d’alphabétisation affligeant estimé à 37,1% la rupture doit plutôt s’effectuer, non point par le biais de paroles de compassion à l’instar de l’ensemble des pouvoirs qui ont exprimé le même sentiment mais dans l’action concrète, pour appliquer une disposition constitutionnelle qui rend l’école obligatoire.
Il s’y ajoute que de cette catégorie, seuls 11, 3% atteindront le lycée et à peine 37% d’entre eux obtiendront le baccalauréat, ce fameux sésame ouvrant la possibilité à des études supérieures. Même si l’on sait qu’à l’université beaucoup y vont pour bénéficier de la bourse, sans aucune illusion relativement à l’obtention d’un parchemin. Avec tous les diplômés-chômeurs qu’ils côtoient, ils savent que cela n’ouvre pas nécessairement une perspective d’emploi.
Entre les écoles ceintes par des marchés et des cantines, les classes pléthoriques, le déficit d’enseignants et de tablesbancs, le taux d’échec très élevé aux examens et concours, l’inadéquation formation/emploi, les maux qui continuent de gangrener l’école sénégalaise méritent décidément que soient mises en œuvre des actions vigoureuses.
Diversion
Face à toutes les urgences auxquelles est confrontée l’école, on est en droit de s’interroger sur l’étrange retour de la question du port du voile lors de la réunion interministérielle sur la rentrée scolaire 2024-2025 de jeudi dernier. Le Premier ministre Ousmane Sonko y a en effet appelé à « assurer les conditions d’une éducation inclusive, garantissant le libre accès de tous les enfants à l’école, sans distinction aucune, notamment portant sur le port vestimentaire ». Aussi, a-t-il invité le ministre de l’Education nationale à « soumettre, au plus tard le 27 septembre 2024, un arrêté invitant les établissements scolaires à conformer leurs règlements intérieurs aux dispositions de la Constitution.» A se demander d’ailleurs comment il sera rédigé, d’autant que la Constitution stipule que « la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale.
Diversion, simple coup d’épée dans l’eau, un os à ronger, une fixation qui tarde à révéler ses motivations profondes ? A l’évidence, tel que posé c’est un faux débat susceptible toutefois de provoquer des remous pour peu que l’on ne se recentre pas sur la réalité des faits. En effet, l’intérêt fondamental de l’école catholique (voir communiqué du Conseil national du Laïcat Sénégal) n’est pas de s’opposer à ce que des personnes qui le souhaitent puissent porter un foulard sur la tête. C 'est précisément de ne pas admettre qu' une jeune élève puisse refuser d'être la voisine de table-banc d'un garçon, de lui serrer la main ou tout simplement de se mettre en rang à ses côtes sous prétexte de convictions personnelles. Lieu de brassage ethnique, social, religieux, culturel, l'école doit-on le rappeler l’école est un creuset du vivre-ensemble. Et en cela, elle refuse toute discrimination et prône l'égalité de chance entre les hommes et les femmes de toutes origines. Que l'on sache, aucune école catholique n'a exprimé l'idée d'être en dehors de la juridiction constitutionnelle qui régit ce pays, ne serait-ce que parce que tout le monde y est soumis. Et au premier chef le président de la République, le Premier ministre et son gouvernement. Lors de cette réunion interministérielle, il a été aussi fait mention des tenues scolaires, comme si cela se posait au moment où comme on peut le constater c’est le cas dans nombre d’établissements scolaires privés et/ou public.
Nostalgie de l'excellence
64 ans après les indépendances sourdent une impatience de reconnaissance et d’estime de soi et de son pays autour de la réussite et des valeurs centrées sur l'effort, la morale et l'éthique. C'est cela que traduisait la marée humaine noyée sous les drapeaux du Sénégal fièrement déployées et agitées lorsque l'équipe nationale du Sénégal a été championne d'Afrique en 2022. Ce que l'on attend de nos gouvernants c’est qu’ils fassent montre d'humilité et surtout de la conscience de faire leur part dans cette œuvre commune colossale consistant à redresser un pays qui a mal à sa jeunesse. Lorsqu'on s'occupe vraiment de sortir de la pauvreté et de la précarité une frange importante de 18 millions de Sénégalais, on ne saurait avoir le temps de s'enliser dans des batailles périphériques qui ne vont pas changer la face du pays. L’emploi, la santé, la sécurité alimentaire, l’égalité hommes/femmes, la promotion des sciences et des techniques, le développement d’une culture de la paix, la reddition des comptes sont entre autres, les grands défis qu’il convient de relever et qui doivent mobiliser toutes les énergies. Loin de toute stratégie du bruit et de la fureur qui ne peut servir de politique pour qui a cœur de prendre à bras le corps les véritables problèmes et de leur apporter des solutions. L'espérance qui a soufflé lors de la dernière présidentielle raconte, faut-il le souligner, une nostalgie de l'excellence qu’il serait dommage de piétiner en s’enlisant dans des gesticulations et des coups de menton inutiles.
IBRAHIMA THIOUB RAVIVE L'HÉRITAGE PACIFISTE DE CHEIKH BAMBA
L’ancien recteur de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, Professeur Ibrahima Thioub, a appelé le monde à s’inspirer du modèle de la Muridya basé sur l’éducation afin de penser les problèmes du 21ème siècle
L’ancien recteur de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, Professeur Ibrahima Thioub, a appelé le monde à s’inspirer du modèle de la Muridya basé sur l’éducation afin de penser les problèmes du 21ème siècle.
‘’Si on forme un type nouveau d’homme, on est capable de reconstruire de nouvelles sociétés, comme l’on fait les lettrés du 19ème siècle en Sénégambie’’, a déclaré, samedi, l’universitaire sénégalais.
Il s’exprimait à Genève (Suisse), lors d’une conférence consacrée à l’apport de la Muridiyya dans la construction d’une alternative au jihad armé et organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la paix.
Cette rencontre, retransmise par visioconférence, est initiée par le ‘’Gingembre littéraire’’ du magazine panafricain ‘’ContinentPremier”, du journaliste sénégalais El Hadji Gorgui Wade Ndoye. M. Ndoye est accrédité auprès des Nations unies à Genève (Suisse), et de l’institut ‘’Africalab’’ de l’Université de Genève.
Le thème de la conférence est : “La construction d’une alternative au jihad armé. L’exemple de la Muridiyya de Cheikh Ahmadou Bamba : XIXe-XXIe siècle”.
L’ancien recteur de l’UCAD considère que la Muridya est ”un modèle qui doit nous inspirer à la réflexion, non pas à recopier les solutions du 19ème siècle, mais à penser les problèmes du 21ème siècle’’.
Il estime que la victoire de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de la Muridya, l’une des plus grandes confréries musulmanes au Sénégal, a été obtenue non pas par les armes, mais ‘’par l’école, par l’instruction, l’éducation, la formation d’un type nouveau d’homme’’.
Le Professeur
Selon lui, le fondateur de Touba avait aussi dit : ‘’Si le seigneur m’avait intimé l’ordre de me venger de mes ennemis par la violence, je lui aurais demandé de m’accorder cette faculté qui pousse un être à se venger, car il n’existe pas en moi.’’
Selon l’universitaire, ‘’la paix se construit contre ses ennemis ou avec ses ennemis’’.
Il rappelle que le 21 septembre 1895, Il y a 129 ans jour pour jour, Serigne Touba embarquait à Dakar dans le bateau qui l’amena en exil au Gabon.
Venu participer à la rencontre, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Abdourahmane Diouf, a plaidé pour une mise en évidence de la ‘’soft power sénégalaise, à travers la doctrine de non-violence’’ et son impact possible sur le fonctionnement de nos institutions et sur nos relations avec le reste du monde”.
Plusieurs autres personnalités ont pris part à cette conférence, parmi lesquels le sous-directeur général de l’OMS, Socé Fall, le chargé d’affaires de l’ambassade du Sénégal en Suisse, Edouard Manga, et les ambassadeurs de la Francophonie et de la Gambie auprès des Nations unies, respectivement, Henri Monceau et Muhammad Kah.
Thioub est largement revenu sur le contexte de l’époque où Cheikh Ahmadou Bamba a puisé tout son expérience de jeunesse. Il a souligné que jusqu’à son exil, le fondateur du mouridisme a résolument opté pour une distanciation vis-à-vis des pouvoirs politiques de son époque, consacrant son temps à l’éducation de ses disciples et à la quête de Dieu.
‘’Paradoxalement, son refus des honneurs du pouvoir et la critique qu’il développe contre les leaders religieux de son temps, trop soumis au pouvoir temporel au point de dévier des recommandations divines, constituent autant de ruptures qui, finalement, conduisent à l’émergence et l’essor de la Muridya’’, explique l’ancien recteur à la retraite.
De militant de la paix, on ne peut pas trouver mieux que Cheikh Ahmadou Bamba, affirme Ibrahima Thioub.
Il en veut pour preuve ses deux affirmations suivantes : ‘’J’ai signé un pacte avec Allah. Même si le Mahdi descendait sur terre appelant au Jiyad par les armes, je ne l’aiderais point. Je ne tuerai ni serpent, ni scorpion, ni aucun vivant, car la voie que j’ai choisie m’interdit d’utiliser les armes dans mon combat.’’
VERS L’INTRODUCTION DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ANGLAIS A L’ELEMENTAIRE
L’introduction de l’anglais à l’Elémentaire notamment au niveau du CM1 et du CM2 sera effective à la rentrée des classes prochaine pour une phase expérimentale, a annoncé, jeudi, le Secrétaire général du gouvernement.
Dakar, 19 sept (APS) – L’introduction de l’anglais à l’Elémentaire notamment au niveau du CM1 et du CM2 sera effective à la rentrée des classes prochaine pour une phase expérimentale, a annoncé, jeudi, le Secrétaire général du gouvernement.
”Le Premier ministre demande au ministre de l’éducation de veiller, en ce qui concerne l’introduction de l’Anglais, aussi bien pour la phase expérimentale que pour le déploiement, à l’élaboration d’une feuille de route précise et réaliste en veillant à l’égalité d’accès des apprenants ainsi que l’adéquation avec les besoins de production et du monde travail’’, a indiqué Ahmadou Al Aminou Lo.
Lisant les recommandations du Conseil interministériel sur la rentrée 2024 -2025, présidée par le Premier ministre, Ousmane Sonko, M. Lo a annoncé à cet effet que ”les ministres chargés de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, en rapport avec toutes les parties prenantes, engageront dès cette année, la refonte profonde des curricula de l’Education et de la Formation, selon la Vision du Projet”.
Il a rappelé que cette vision est axée sur la souveraineté nationale, la promotion des valeurs et de la citoyenneté, de l’histoire authentique et des langues nationales, des sciences, des techniques et du numérique, de la sécurité routière, de l’éducation environnementale et du développement durable.
Concernant les langues nationales, le Premier ministre a émis le souhait de faire le bilan des initiatives en cours et de lui soumettre les résultats, a t-il rapporté.
Parmi toujours les réformes, ‘’les ministres chargés de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, en rapport avec toutes les parties prenantes, engageront dès cette année, la réforme du système d’évaluation certificative (CFEE, BFEM, BAC) en lien avec la refonte des curricula’’, a fait savoir le Secrétaire général du gouvernement.
Il a indiqué par ailleurs que ”le ministre de l’Education nationale devra prendre les dispositions idoines pour mettre en œuvre la Stratégie numérique pour l’Éducation, avec notamment la création, dès la rentrée scolaire, d’une filière numérique et le démarrage de son expérimentation au sein des Lycées Nation-Armée pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE) et de certains lycées d’excellence’’.
Le ministre de l’Enseignement supérieur est invité, en rapport avec le ministre des Finances et du Budget, à ‘’veiller à la finalisation des chantiers en cours dans les campus pédagogiques et sociaux’’.
Le ministre de l’Education nationale est invité ‘’à déployer la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ) pour la promotion des valeurs et de la citoyenneté’’.