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6 avril 2025
Éducation
QUAND L’ETAT DÉBLAIE LE CHEMIN !
Apurement des dossiers administratifs des enseignants, signature d’arrêtés d’admission aux examens professionnels (CAP, CEAP) et de décisions de nomination aux postes de responsabilité : l’Etat prend les devants pour garantir les conditions d’une rentrée
Le ministère de l’Education nationale s’est inscrit dans une dynamique d’apaisement du climat social. La signature d’une déclaration d’intention avec le ministre de la Fonction publique dans le cadre du dossier lié à l’apurement des instances administratives des enseignants, et celle liée aux arrêtés d’admission aux examens professionnels et décisions de nomination aux postes de responsabilité en sont pour preuve.
L e système éducatif sénégalais a connu des remous liés à des grèves des syndicats d’enseignants. Ce qui n’a pas été sans conséquences sur le déroulement des enseignements-apprentissages. Le ministère de l’Education nationale est en train de prendre les devants pour une rentrée scolaire apaisée. Dans ce sens, le 24 juillet dernier, Moustapha Guirassy et le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, ont signé une déclaration d’intention dans le but d’harmoniser leur contribution à la prise en charge des préoccupations du secteur public de l’enseignement et à l’apaisement du climat social. « Cette collaboration stratégique, mise en œuvre par les ministres respectifs, marque une étape cruciale dans la création d'un environnement éducatif plus efficace et harmonieux, répondant ainsi aux préoccupations des enseignants et améliorant la qualité de l'enseignement au Sénégal », lit-on dans le communiqué rendu public. La convention entre les deux ministères devra permettre « l’accélération des procédures administratives ». Ceci, en « réduisant les délais de traitement des dossiers des enseignants, tels que l'intégration, la validation, l'avancement, etc., afin de garantir une gestion plus efficace de leur carrière ». Il s’agit également, entres autres, de « mettre en place un système intégré et numérique qui permettra de simplifier les processus, d'améliorer la transparence et de faciliter la communication entre les différentes parties prenantes ».
Toujours dans son ambition d’apaiser le climat social, le ministre de l’Education nationale Moustapha Guirassy a satisfait une vieille doléance des syndicats d’enseignants. Il a signé le 31 mai dernier, plusieurs arrêtés d’admission aux examens professionnels et décisions de nomination aux postes de responsabilité. Il s’agit au « total de 5130 actes administratifs représentant 23 arrêtés de CEAP et CAP pour 4030 bénéficiaires, 30 décisions de nominations pour 1000 bénéficiaires (proviseurs, censeurs, surveillants généraux, intendants, des directeurs d’écoles, maîtres d’applications, etc.) et 3 actes de régularisation d’indemnités compensatoires de surcharge horaire (Chargés de cours) pour 100 bénéficiaires signés et remis aux secrétaires généraux des syndicats du G7, avait annoncé le ministre. Cette signature d’arrêtés d’admission aux examens professionnels et décisions de nomination aux postes de responsabilité constitue une grande avancée dans le processus de transformation systémique de l’éducation. Ce qui avait été salué par les syndicats d’enseignants même s’ils sont d’avis qu’il reste encore beaucoup de choses à faire. « On se félicite, il s'agit pour la première fois d'une rencontre, d'une promesse d'un engagement du ministère de l'éducation nationale. L'engagement, c'est de faire en sorte que tout ce qu'il a comme instances, soit apuré dans les meilleurs délais », avait fait savoir le secrétaire général Sels Amidou Diédhiou.
Quelques semaines après sa prise de fonction, le ministre de l’Education nationale avait annoncé qu’il sera procédé à un recensement exhaustif du personnel enseignant en service dans les écoles, établissements et structures relevant de son département. Selon lui, «l’objectif de cette initiative est de dresser une photographie exhaustive et précise de la répartition de nos ressources humaines».
VERS L’ENRÔLEMENT DE 600 ÉCOLES CORANIQUES DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF FORMEL
Le processus de sélection se fera sur la base d’un tirage au niveau des Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) avec la participation de toutes les composantes des Daaras.
Diourbel, 1-er août (APS) – Le ministère de l’Education nationale, à travers le Projet d’amélioration des performances du système éducatif (PAPSE), prévoit l’enrôlement de 600 écoles coraniques en vue d’une meilleure prise en charge de l’offre arabo-islamique traditionnelle dans le système éducatif du pays, a appris l’APS de source proche dudit département ministériel.
“Le projet d’amélioration de la qualité et de l’équité dans l’éducation de base (PAQEEB) avait permis d’enrôler 527 Daaras. Et aujourd’hui dans le cadre du projet d’amélioration des performances du système éducatif (PAPSE), nous avons l’ambition de sélectionner 600 Daaras qui seront accompagnés pour aller vers une société éducative”, a indiqué le coordonnateur de la direction des Daaras logée au ministère de l’Eduction nationale.
Moussa Niang a fait cette annonce en marge d’une rencontre d’information et sensibilisation sur le processus de sélection des Daaras dans le cadre de ce projet.
Des représentants de l’inspection d’académie et des inspection de l’éducation et de la formation, des maîtres coraniques, des imams et des “ndayou daara” (marraines des écoles coraniques) de la région de Diourbel ont pris part à cette rencontre.
Le processus de sélection se fera sur la base d’un tirage au niveau des Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) avec la participation de toutes les composantes des Daaras, a tenu à souligner M. Niang.
Il a aussi parlé de visites de conformité qui seront effectuées dans les écoles coraniques bénéficiaires pour voir si les cahiers de charge ont été respectés.”
Le Projet d’amélioration des performances du système éducatif va offrir aux écoles coraniques sélectionnées un certain nombre d’avantages dont le recrutement d’un prestataire qui va dispenser des cours de français et de mathématiques aux élèves talibés afin de faciliter leur intégration dans le système éducatif formel, a fait valoir le coordonnateur de la direction des Daras.
Il a aussi évoqué un autre volet du projet consistant à l’installation de cantines scolaires, à la prise en charge sanitaire et la dotation en fournitures scolaires et matériels didactiques.
Le coordonnateur de la direction des Daaras a par ailleurs parlé d’une subvention qui sera dédiée aux maitres coraniques.
Venu représenter l’inspecteur d’académie de Diourbel, Alassane Ndiaye a marqué la disponibilité et l’engagement des autorités académiques locales à accompagner le processus de sélection pour une meilleure prise en compte des Daaras dans le système éducatif.
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SONKO PARLE DE SON CURSUS SCOLAIRE, EVOQUE LE PROJET ET GALVANISE LA JEUNESSE
Le format est inédit. Jamais, dans l’histoire du Concours général, les lauréats n’avaient eu auparavant la possibilité de dialoguer directement avec un Premier ministre. Et c’est pourtant le privilège auquel ont eu droit, hier, les lauréats de la cuvée 2024 de cette foire aux cracks. Après avoir été honorés le matin au Grand Théâtre, les lauréats du Concours général 2024 ont eu droit à un pot offert par le Premier ministre. Un pot qui s’est transformé dans l’après-midi en un jeu de questions-réponses. Une grande causerie qui a permis à Ousmane Sonko de parler de l’Etat, mais surtout de la jeunesse. Tranches de réponses choisies.
OUSMANE SONKO : « Ce qui a sauvé mon cursus scolaire »
La première interpellation adressée au Premier ministre par un lauréat portait sur son cursus scolaire. En réponse, le Premier ministre a surtout insisté auprès des jeunes pour qu’ils s’arment d’un courage à toutes épreuves. « Je n’ai jamais eu peur malgré les situations vécues, il faut continuer à se battre en toutes circonstances. Surtout, il faudra persévérer dans toutes vos entreprises. Ma scolarité a été sauvée par un enseignant du nom de Diène Sène. Je n’aimais pas l’école et j’ai été un garçon particulièrement turbulent. Je n’étais pas attiré par l’école. En classe de seconde, nous avions une prof française de maths qui, une fois en classe pour dispenser son cours, a trouvé sur sa table de l’herbe irritante « raye doute » qui l’a fait rougir jusqu’à l’empêcher de faire cours. Elle a alerté alors toute la direction de l’école qui s’était déplacée jusque dans notre salle de classe. Comme j’étais le plus turbulent, je fus indexé. Ce alors que ce jour-là j’avais séché le cours de maths. D’ailleurs, cette année-là, la direction avait refusé mon passage en classe supérieure c’est-à-dire en première. Je devais redoubler la seconde. J’étais prêt à démissionner de l’école. Un enseignant de sciences naturelles du nom de Diène Sène avait pris sur lui de se porter garant de ma scolarité. J’ai alors été admis en première. Le geste de Diène Sène, qui vit en retraite à Keur Massar, m’avait touché. C’est ainsi que j’avais pris conscience. Par la suite, durant tout le reste de mon parcours, j’étais classé parmi les premiers de ma classe » a expliqué le Premier ministre.
A propos des lauréats en situation de handicap
Interpellé par une lauréate en situation de handicap, sur ce que l’Etat entend faire pour elle, le Premier ministre a rassuré que c’est à l’Etat de développer des mécanismes spéciaux pour aider les personnes en situation de handicap à franchir les étapes de la formation et de l’insertion professionnelle. Il a promis que tous les lauréats du Concours général en situation de handicap auront une bourse d’études. Mieux, la Primature a décidé de les accompagner durant tout le reste de leur parcours universitaire.
Laïcité religieuse et port du foulard dans les écoles
Le Premier ministre Ousmane Sonko a évoqué la place de la laïcité dans le modèle religieux de notre pays. Devant les lauréats du Concours général, il a parlé d’une laïcité qui accompagne le système religieux du pays. Selon lui, il n’est pas question que la laïcité soit un frein à la pratique de la religion au Sénégal. D’ailleurs, a-t-il expliqué, une telle approche est prise en compte dans le programme politique du président Diomaye Faye et dans son livre « Solutions ».Ousmane Sonko a informé que, dans le budget 2025, il sera prévu une rubrique pour le culte qui permettra d’appuyer les mosquées, les daaras et les églises du Sénégal. Le Premier ministre a fait des révélations en informant que le président Bassirou Diomaye Faye a inscrit un de ses fils dans une école franco-arabe et que, lui-même, il a ouvert un daara chez lui. Le Gouvernement réfléchi aussi pour garantir l’insertion socio-professionnelle des sortants des daaras. Il a tenu à fustiger l’ostracisme qui entoure le port du foulard dans certaines écoles. S’il ne partage pas du tout l’ostracisme pratiqué en Occident sur cette question, il rejette avec fermeté toute idée d’interdire à un élève le port du foulard dans une école au Sénégal. Le Sénégal a son propre modèle d’une société de tolérance a-t-il dit.
Dérives des réseaux sociaux, faillite de l’éducation de base
Interpellé par un lauréat sur les dérives des réseaux sociaux, le Premier ministre s’est réjoui de l’éveil de conscience des jeunes qui ont détecté les dérives des réseaux sociaux. Il a souhaité que les lauréats du Concours général puissent être des ambassadeurs pour une nouvelle conscientisation de la jeunesse. Malgré toute la régulation, les réseaux ont démocratisé la prise de parole et l’accès aux informations. Pour le Premier ministre, les dérives des réseaux sociaux prennent leur source dans l’échec de l’éducation de base. Il est convaincu qu’un enfant bien éduqué ne pourra pas être détourné par les réseaux sociaux. Il a regretté qu’aujourd’hui, sous le prétexte de contraintes économiques, tous les parents ont démissionné. Cela se vit dans la rue lorsque des jeunes insultent à longueur de journée des personnes plus âgées. Toute la société est interpellée. « Nous avons l’obligation de repenser la base de l’éducation, à l’Etat de réguler, de sensibiliser et de sanctionner les dérives. Je resterai intolérant face aux écarts de langages. Il faut que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Les médias ont aussi leur part de responsabilité puisqu’ils invitent sur des plateaux des gens qui passent tout leur temps à insulter, calomnier d’honnêtes citoyens. Cela ne va plus continuer. Je ne suis pas contre le débat politique qui doit être orienté vers des questions essentielles comme la santé, l’éducation, les ressources naturelles, l’économie… Nous devons aller vers une solution globale de communication basée sur la sensibilisation, la réglementation et la sanction avec fermeté des dérives » a expliqué le Premier ministre Ousmane Sonko.
Une totale implication de la jeunesse dans la transformation systémique du Sénégal souhaitée
Une population constituée à 65% de jeunes, cela doit être un atout pour la transformation systémique du Sénégal. Cela ne doit pas être un handicap selon le Premier ministre. Ousmane Sonko a convoqué le formidable bond en avant des pays asiatiques ces 50 dernières années pour galvaniser la jeunesse. Ces pays asiatiques ont fait des sauts pour damer le pion à l’Occident parce que, tout simplement, ils ont tout simplement misé sur un investissement dans la matière grise et les ressources humaines. La Chine a mis en place un dispositif de suivi de ses jeunes génies partout dans le monde pour ensuite les récupérer et les réinsérer dans le système de production nationale. Ousmane Sonko a demandé aux jeunes Sénégalais de ne pas tomber dans le piège des organisations internationales et de certains intellectuels voulant faire croire à une Afrique peuplée. Le continent noir est le moins densément peuplé de toute la planète terre. « PROS » a demandé aux jeunes de porter le projet de transformation systémique mis en œuvre pour le président Diomaye Faye. Il s’est dit persuadé qu’un bon leader travaille pour les générations à venir parce que les fruits de la transformation ne seront perçus que par les générations futures. Du fait que les fruits actuels du Sénégal sont le legs des anciennes générations. « La jeunesse doit croire que le pari du développement doit être réussi. Cela demande aussi beaucoup d’efforts, de sacrifices. Depuis près de trois mois, nous attelons à l’exercice de l’état des lieux. Dans les jours à venir, nous dirons aux Sénégalais où nous en sommes actuellement, où nous voulons aller. Tout se fera dans un exercice de transparence. Les leaders politiques doivent être les premiers à donner l’exemple et ne doivent pas détourner l’argent du peuple ni s’adonner à une gestion clanique. En outre, il nous faut rompre avec cette pratique égoïste des hommes politiques qui font croire que tout doit être attendu de l’Etat ».
Redevable à cette jeunesse que nous comprenons
Toujours dans le sillage de la prise en charge des préoccupations des jeunes, Ousmane Sonko a lancé cette phrase. « Nous comprenons cette jeunesse et nous sommes redevables de cette jeunesse » a-t-il dit. « La problématique du chômage des jeunes est une forte préoccupation. Nous notons un grand désir de réussir des jeunes pour leurs parents, nous les comprenons. Nous leur demandons patience. En 4mois, le problème du chômage des jeunes ne peut se régler comme un coup de baguette magique. Le référentiel de notre projet sera prêt bientôt et il sera présenté à chaque Sénégalais. Nous voulons avoir des jeunes pour porter ce combat de nos ressources mal gérées à travers de mauvaises conventions. Nous voulons voir tout le peuple sénégalais à nos côtés pour renégocier ces conventions pour que le Sénégal en sorte gagnant e qu’on ait les moyens de financer notre développement. Les jeunes doivent s’éloigner des invectives pour un engagement citoyen. C’est dans cette optique que j’ai demandé au président Diomaye de me confier la direction du Service civique national logé désormais à la Primature qui a pour ambition de permettre l’éclosion d’un nouveau type de citoyen. Nous allons terminer l’élaboration d’un nouveau Service civique national. Notre combat, c’est la mobilisation, tous les jours, de la jeunesse pour le développement du pays et la réussite du défi de mobilisation de nos ressources pour notre développement endogène. Nous aurons beaucoup à faire, nous attendons de vous une totale implication » a encore dit le Premier ministre s’adressant à la jeunesse du pays à travers les lauréats du Concours général.
Pas dans une logique de partage
Le Premier ministre a aussi tenu à dire que tous les Sénégalais seront associés à la gestion du pays. «Ne pensez que nous sommes dans une logique de partage avec seulement les Sénégalais qui ont cru et qui se sont battus ou ont été emprisonnés à cause du projet Pastef. Des Sénégalais qui nous disaient qu’ils ne voulaient rien, n’attendaient rien de nous et qu’ils s’étaient engagés par conviction, nous disent à présent qu’ils doivent être nommés. Non, nous ne sommes pas dans cette approche de partage du gâteau. Tous les Sénégalais sont conviés à la gestion du pays car chaque Sénégalais est porteur du Projet a conclu le Premier ministre Ousmane Sonko.
REPOSITIONNER NOTRE ECOLE AU SERVICE DE LA SOUVERAINETE NATIONALE
M. Wally Ba, en prononçant le discours d’usage, a appelé à faire évoluer le système éducatif vers une société éducative, inclusive et efficiente.
S’inspirant de la trajectoire du parrain, le chef de l’Etat a convié les lauréats de l’édition 2024 du Concours général à persévérer dans le culte de l’effort et de l’excellence. M. Wally Ba, en prononçant le discours d’usage, a appelé à faire évoluer le système éducatif vers une société éducative, inclusive et efficiente.
«J’ai choisi un homme d’exception, un homme de science qui fait la fierté de notre pays en Afrique et dans le monde à savoir le Pr Mamadou Sangaré. Produit de l’école coranique, ce mathématicien, devenu titulaire de classe exceptionnelle des universités, a été directeur du laboratoire d’algèbre, de cryptologie, des géométries algébriques et application de l’université Cheikh Anta Diop, responsable de la commission recherche et innovation de l’Union mathématique africaine, président de la société mathématiques du Sénégal, directeur général de l’Enseignement supérieur, conseiller scientifique de la Commission nationale de cryptologie, membre de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal. J’ai porté mon choix sur lui afin que son brillant parcours vous éclaire et vous inspire. Vous devrez, comme lui, toujours persévérer dans le culte de l’effort et de l’excellence pour rester parmi les meilleurs. Vous faites ma fierté personnelle, la fierté de toute la nation. En toutes circonstances, vous devez toujours cultiver l’esprit patriotique. La Nation place beaucoup d’espoir en vous pour continuer à rayonner. Le flambeau est déjà entre vos mains et nous sommes conscients que votre éducation n’a pas de prix car seule une éducation de qualité de notre jeunesse peut nous garantir un Sénégal juste, prospère dans une Afrique en progrès. Continuons d’investir et de nous investir dans l’éducation pour un Sénégal meilleur», a exhorté le Président Faye s’adressant aux lauréats du Concours général.
Le thème de cette année, «Enjeux, défis et perspectives pour une école au service de la souveraineté nationale» a été brillamment développé par le professeur de lettres modernes au lycée Cheikh Hamidou Kane de Mbao, M. Wally Bâ. Avec la verve, le verbe, le talent et la conviction, il a prononcé un discours inspirant où il a recensé les maux de l’école sénégalaise tout en ouvrant des pistes de réflexion pour une école de qualité. Selon lui, la cérémonie d’hier est un instant où on a célébré les réussites exceptionnelles mais aussi saisi les défis et les opportunités qui se dessinent à l’horizon.
Pour lui, c’est un moment exaltant qui donne à réfléchir sur comment se projeter dans l’avenir avec détermination sous le signe des enjeux et défis de l’éducation dans notre pays. «Ne doit-on pas repositionner l’Ecole pour qu’elle soit davantage au service de la souveraineté nationale?», s’est-il interrogé. Après quoi, il a demandé de nous réapproprier nos valeurs en allant vers une transformation en profondeur de notre système éducatif conformément à la nouvelle vision du ministère de l’Education nationale. Selon M. Wally Ba, l’Etat doit faire évoluer notre système éducatif vers une société éducative, inclusive et efficiente afin de former en 2035 un citoyen bien adossé au socle endogène de valeurs africaines et spirituelles tout en étant préparé aux défis du développement durable. «Il faut un approfondissement de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif. Un changement radical qui permettrait d’être efficace dans la marche vers la souveraineté. Pour impulser cette politique de souveraineté, notre système éducatif doit chercher davantage à être autonome en ce qui concerne nos besoins scolaires et nos projets de recherches. L’école doit mettre à ses services des enseignants bien formés et motivés. Le volume des contenus est par endroits pléthorique et à discuter, il faut renforcer les filières scientifiques et techniques, mais ne sacrifions pas pour autant la poésie et les arts. Il y a aussi matière à réfléchir sur les échecs en osant la pédagogie de la réussite», a dit M. Ba.
LES ENSEIGNANTS BLOQUENT LES EXAMENS
Pas d’examen à l’Université Assane Seck de Ziguinchor hier, mardi. Les étudiants ont eu la désagréable surprise de constater que leurs enseignants ont boycotté les examens de fin de semestre.
Pas d’examen à l’Université Assane Seck de Ziguinchor hier, mardi. Les étudiants ont eu la désagréable surprise de constater que leurs enseignants ont boycotté les examens de fin de semestre.
Le non respect des engagements financiers vis-à-vis du SAES reste la principale cause de la grogne de ces enseignants de l’Université Assane Seck qui accusent l’administration rectorale d’un chapelet de griefs.
«L’administration rectorale n’a pas respecté ses engagement… Ceci est d’autant plus inquiétant et désolant que le recteur lui-même avait promis, au ministre de l’Enseignement supérieur de passage à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, que s’il venait à débloquer la troisième tranche du budget, tous ses problèmes ne seraient que de vieux souvenir. La troisième tranche étant versée, rien n’est fait. Ça ne s’est pas passé comme il l’avait promis. Nous avons constaté que, pour les voyages d’études, ils ont juste payé pour soixante-neuf (69) enseignants sur cent (100). Arguant que la ligne budgétaire était épuisée. Idem pour les heures complémentaires qui n’ont pas été épongées pour tout le monde. Nous ne comprenons pas quelle est leur logique pour opérer ces choix», s’interroge Moussa Diallo, Secrétaire général du SAES section Université Assane Seck. Le syndicaliste qui estime que les engagements pris par le Recteur n’ont pas été respectés.
«Et nous avons instruit à nos militants de ne pas administrer les épreuves ce matin», martèle le syndicaliste. Avant de souligner qu’ils avaient fait de la responsabilité pendant des années. Le pari du ministre de redresser les universités souffre à l’Université Assane Seck de Ziguinchor où les enseignants, en ordre de bataille, ont décidé de paralyser les examens dans cet établissement d’enseignement supérieur. «Il se trouve qu’ils sont pressés par le fait que le ministre veut redresser l’année universitaire pour de bon. Mais ça traîne les pieds à l’université de Ziguinchor parce que sans les évaluations, on ne peut pas parler de fin d’année. Pour puisse s’arrimer aux autres universités, ils veulent, eux, faire leur bilan positif et ils veulent que nous payons à leur place ; ce n’est pas possible…», peste le syndicaliste.
PORTRAIT DE ZEÏNAB DIENNE SAMBE, MEILLEURE ÉLÈVE DES CLASSES DE PREMIÈRES
L'élève de 16 ans au parcours exceptionnel, a brillamment remporté le 1er Prix en Mathématiques et le 1er Prix en Sciences physiques au Concours Général 2024.
Zeinab Dienne Sambe, une élève de 16 ans au parcours exceptionnel, a brillamment remporté le 1er Prix en Mathématiques et le 1er Prix en Sciences physiques au Concours Général 2024. Élève en Première S1 aux Cours privés Racine School de Guédiawaye, elle se distingue par son excellence académique et son dévouement à ses études.
Son parcours scolaire a commencé à l’École privée Franco-arabe La Maison de la Sagesse de Castor, où elle a étudié jusqu’en classe de CE1. A la suite d’un déménagement, elle a poursuivi son cycle élémentaire au Groupe scolaire Juge Kéba Mbaye, où elle a obtenu son premier diplôme scolaire, le CFEE.
Durant son cycle moyen, Zeinab a maintenu des moyennes impressionnantes de 17 et 18, ce qui l’a conduite à être sacrée Miss Maths académique en classe de quatrième, un titre qu’elle a également remporté au niveau national.
Après avoir obtenu son BFM en terminant première de son centre d’examen, elle a choisi de poursuivre ses études secondaires aux Cours privés Racine School de Guédiawaye, malgré la tentation d’intégrer le Lycée d’Excellence de Diourbel. En classe de seconde, elle a été couronnée Miss Sciences académique et nationale, consolidant sa réputation d’élève modèle.
Selon sa mère, l’éducation franco-arabe a joué un rôle crucial dans la formation de Zeinab, lui inculquant des valeurs de savoir-être et un ancrage religieux solide.
Elle loue également le sens de la responsabilité précoce de sa fille, soulignant que le travail bien fait est naturel chez elle.
Zeïnab attribue son amour pour les mathématiques et les sciences à ses professeurs de collège, dont la patience et la rigueur ont nourri sa passion. Bien qu’elle n’ait pas encore choisi de carrière pour son futur, elle s’intéresse particulièrement aux domaines des télécommunications, du génie civil, ainsi qu’aux métiers du pétrole et du gaz.
M. Mamadou Diène, Directeur des Cours privés Racine School de Guédiawaye, décrit Zeinab comme une élève exceptionnelle qui mérite un traitement spécial et la protection de l’État du Sénégal. Ses valeurs, son humilité et son excellence en font une locomotive et un modèle pour ses camarades.
Pour répondre à ses besoins académiques spécifiques, une de classe de Première S1 a été créée uniquement pour elle et deux autres élèves.
Avec une trajectoire aussi prometteuse et un engagement indéfectible envers ses études, Zeinab Dienne Sambe incarne l’excellence académique et peut contribuer au rayonnement des sciences au Sénégal.
PORTRAIT D'AHMADOU BACHIR TOURÉ, MEILLEUR ÉLÈVE DE TERMINALE
Du collège jusqu’à la terminale, il a maintenu des moyennes semestrielles variant entre 16 et 17 sur 20. Ses matières favorites, les mathématiques et l’histoire, ont été au cœur de ses succès académiques.
Ahmadou Bachir Touré, élève âgé de 18 ans, a marqué l’édition 2024 du Concours Général en remportant le premier prix en Histoire et le premier prix en Géographie, Ces prix l’ont ainsi distingué comme meilleur lauréat de Terminale pour cette année. Élève en Série S1 au prestigieux Prytanée Militaire Charles N’Tchoréré de Saint Louis, il a démontré une régularité et une excellence académique impressionnantes tout au long de son parcours scolaire.
Ahmadou Bachir a rejoint le Prytanée Militaire en 2017 après avoir brillamment réussi au concours d’entrée très sélectif. Il a été inspiré par un de ses cousins qui l’a encouragé à poursuivre cet objectif dès la classe de CM2 effectué au collège Notre Dame du Liban de Castor, où il a fait tout son cycle élémentaire. Son adaptation à la vie militaire a été facilitée par la présence de ce cousin durant ses deux premières années.
Du collège jusqu’à la terminale, Ahmadou a maintenu des moyennes semestrielles variant entre 16 et 17 sur 20. Ses matières favorites, les mathématiques et l’histoire, ont été au cœur de ses succès académiques. En seconde, ses excellentes notes en histoire, géographie et mathématiques ont rendu son orientation difficile, mais le conseil de classe a finalement opté pour la série S1.
En 2023, Ahmadou avait déjà fait preuve de son talent en obtenant le premier prix en citoyenneté et le premier accessit en sciences physiques. Cette année, sa constance et son acharnement ont été récompensés par l’obtention du baccalauréat avec la mention Bien.
Selon M. Lamine Sylla, professeur de mathématiques au Prytanée Militaire, Ahmadou Bachir est un modèle de politesse et un travailleur acharné. M. Sylla est convaincu qu’il aurait pu obtenir le premier prix en mathématiques s’il s’était préparé aussi intensivement que pour l’histoire et la géographie.
Ahmadou Bachir aspire à se spécialiser en informatique, notamment en intelligence artificielle, convaincu que cette discipline est essentielle pour la souveraineté technologique du Sénégal.
M. Seydou Kone, professeur d’histoire-géographie de Ahmadou Bachir depuis la seconde, souligne son amour pour la recherche et la culture générale.
Il ajoute qu’au regard du prix obtenu en citoyenneté durant l’édition 2023, l’administration et lui-même étaient sûrs qu’Ahmadou Bachir Touré pouvait devenir le meilleur élève du concours général de cette année avec un bon encadrement. Leur soutien s’est matérialisé par des cours de renforcement, des appuis en termes de fiches de synthèse et de documentation.
Ahmadou Bachir Touré incarne la persévérance et l’excellence, et son parcours exemplaire lui promet un avenir brillant dans le domaine de l’informatique et de l’intelligence artificielle.
UN COLLOQUE POUR FAIRE REVIVRE LA MÉMOIRE DU MASSACRE DE THIAROYE
Ce rendez-vous scientifique prévu les 2 et 3 décembre 2024 va rassembler historiens, littéraires, politologues, artistes et acteurs locaux autour du crime perpétré par l'armée française contre des tirailleurs sénégalais désarmés en 1944
À l'approche du 80ème anniversaire du drame de Thiaroye, l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar organise un colloque interdisciplinaire les 2 et 3 décembre 2024 pour revisiter cet événement majeur de l'histoire coloniale. Intitulé "Le massacre du Camp de Thiaroye en 1944 : enjeux historiographiques, fictions et imaginaires politiques", ce rendez-vous scientifique rassemblera historiens, littéraires, politologues, artistes et acteurs locaux autour du massacre perpétré par l'armée française contre des tirailleurs sénégalais désarmés le 1er décembre 1944.
Longtemps occulté, ce drame qui a fait des centaines de victimes a progressivement émergé dans les recherches historiques, mais aussi dans les œuvres artistiques et le débat public. Le colloque explorera ainsi les nouvelles pistes de recherche historique, les représentations culturelles variées inspirées par le massacre, ainsi que les enjeux politiques et mémoriels qu'il soulève encore.
Une journée sera dédiée aux populations de Thiaroye afin de recueillir leurs témoignages et leurs perspectives spécifiques. L'événement donnera lieu à la rédaction d'un "Appel de Thiaroye" visant à perpétuer le travail de mémoire autour de cette tragédie. Historiens, artistes et militants de diverses disciplines croiseront ainsi leurs regards pluriels sur un pan douloureux mais essentiel de l'histoire.
Retrouvez ci-dessous l'appel à communications de cet événement.
APPEL À COMMUNICATIONS
Colloque interdisciplinaire et international organisé dans le cadre du 80 ème anniversaire du massacre de Thiaroye en 1944
Thème : « Le massacre du Camp de Thiaroye en 1944 : enjeux historiographiques, fictions et imaginaires politiques »
Dates : 2-3 décembre 2024 à Thiaroye et à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)
Organisateurs : Faculté des Lettres et Sciences Humaines (UCAD), Festival Thiaroye 44, Mairie de Thiaroye Gare, Mairie de Thiaroye-sur-Mer
Argumentaire :
Depuis quelques années, à Thiaroye même, cadre en 1944 de l’horrible massacre perpétré par les soldats de l’armée coloniale française contre des tirailleurs sénégalais de retour de la Deuxième Guerre Mondiale, des initiatives sont prises par des groupes et individus qui se battent pour sauver de l’oubli ce pan honteux de l’histoire franco-africaine. Festival, représentations théâtrales, fresques murales, chansons sont autant de forme d’expression ayant permis aux habitants de cette localité de raviver la mémoire du massacre. Au-delà de cette commune de la banlieue dakaroise, dans le reste du Sénégal et de l’Afrique, dès la fin des années 1940, d’autres voix, artistes engagés et militants politiques, se sont faites entendre pour dénoncer cette injustice et demander des explications sur le funeste sort des soldats africains tués à Thiaroye, signe que très tôt cet événement est devenu un symbole de la violence coloniale. Après le poème Tyaroye de Léopold Sédar Senghor, il aura fallu attendre les années 1970 pour que des recherches historiques et des textes littéraires relevant de genres et de disciplines différents, fassent de ce triste évènement le sujet de leur discours scientifique. Des années 1970 aux années 2000 des historiens, sénégalais et canadiens notamment, vont chercher à documenter ce qu'il s'est passé ce matin du 1er décembre 1944 (Faye, 1970, Echenberg, 1978, Diop 1993 ; Guèye, 1995). Ces travaux scientifiques se sont entremêlés avec des œuvres d'art, produisant un mélange des genres comme, par exemple, la pièce de théâtre de l'historien Cheikh Faty Faye reproduite dans le journal And Sopi de la gauche des années 1970 et parue en 2005. Si de nombreuses œuvres comme Aube Africaine du Guinéen Keita Fodéba s’étaient déjà emparées du drame de Thiaroye, ce qui allait véritablement faire connaitre cet événement au grand public fut le film d’Ousmane Sembène et Thierno Faty Sow, Camp de Thiaroye, sorti en 1988 (Parent, 2014). Notons enfin, que, par d’autres voies, les populations de Thiaroye et d’autres contrées ont toujours essayé à leur tour de produire un discours testimonial ou de remémoration qui nourrit encore un riche imaginaire et des représentations insuffisamment exploitées par la recherche universitaire.
La trajectoire de la mémoire culturelle de Thiaroye est bien sûr indissociable de celle, plus large, des tirailleurs dit sénégalais. Celle-ci, après avoir été plus ou moins enfouie aux lendemains des indépendances ré-émerge, au Sénégal, à la fin des années 1990 avec la disparition du dernier tirailleur de la Première Guerre mondiale en 1998, puis avec l’instauration d’une Journée du tirailleur en 2004 par le président Abdoulaye Wade. De manière concomitante, dans les années 1990 et 2000, plusieurs travaux d’historiens – notamment nord-américains – s’intéressent aux tirailleurs, et plus spécifiquement à ceux de la Seconde Guerre mondiale, évoquant alors le massacre du 1er décembre 1944 en quelques lignes (Echenberg, 1991, Lawler, 1996, Mann 2006). Mais c’est à partir des années 2010 que les recherches les plus conséquentes sur Thiaroye ont lieu. Elles montrent particulièrement la trajectoire de ces soldats avant leur arrivée au Sénégal (Cousin, 2011 ; Scheck, 2012), la manière dont Thiaroye pouvait s’insérer dans une histoire orale des tirailleurs (Sow, 2018), les injustices de la captivité en France puis les spoliations que ces hommes avaient subies de la part de l’administration française et même les tentatives pour dissimuler ce qu’il s’était produit (Mabon, 2010 ; Mourre 2022), ou encore les enjeux de reconstructions mémorielles auxquelles cet événement a donné lieu sur le temps long (Mourre, 2017). Parallèlement à ces travaux d’historiens, citons les nombreuses œuvres culturelles qui produisent différentes représentations de ce massacre, qu’elles soient musicales ( Niominka Bi, Adioa, Mao Sidibé, Wa BMG 44), théâtrales, avec des pièces écrites (Aïcha Euzet, Alice Carré, ou Alexandrea Badea) ou jouées (par le rappeur Stomy Bugsy) ou encore le film de François-Xavier Destors et Marie-Thomas Penette, Thiaroye 44, sorti en 2021. Ces exemples, loin d’être exhaustifs, montrent à quel point Thiaroye occupe une place à part dans les représentations coloniales, en France et au Sénégal. Ces représentations ont souvent eu un caractère politique. C’est cette dimension qui explique la décision des nouvelles autorités politiques du Sénégal qui se sont ainsi emparées de cette question en voulant faire du 80ème anniversaire du massacre un événement mémorable dix ans après que, en 2014, le président français François Hollande soit venu dans l’enceinte du cimetière militaire prononcer un discours.
Ce colloque, qui se déroulera sur deux jours à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à Thiaroye même, ambitionne donc de faire dialoguer des historiens attentifs à de nouveaux questionnements sur le déroulement des événements, des littéraires s’intéressant à cet incessant travail de création et de récréation autour de Thiaroye, des politistes travaillant sur les usages de l’histoire de Thiaroye, que ceux-ci soient le fait de gouvernements ou de militants, des acteurs du monde des arts (cinéastes, musiciens, peintres, photographes, graffeurs) et de l’éducation. En organisant une journée sur les lieux même du massacre, les organisateurs, dans une perspective de recherche participative, ont pour ambition d’impliquer les populations de Thiaroye et des localités environnantes et d’être à l’écoute de leurs discours spécifiques sur cet événement. Ce sont tous ces discours historiographiques, œuvres de fictions et imaginaires politiques que les participants de ce colloque interdisciplinaire chercheront à analyser. Pour cela, les communications pourraient s’inscrire dans l’un des axes suivants bien que des interventions inscrites dans d’autres thématiques seront aussi les bienvenues :
Axe 1. Nouvelles pistes historiques sur le massacre de Thiaroye
État des recherches historiques
Quelles nouvelles sources (orales, archives administrative) pour travailler sur le massacre
Histoires de rescapés et de descendants de victimes
Techniques archéologiques et pistes pour procéder à l’exhumation des victimes
Au-delà de Thiaroye : perspectives comparatives, héritage et continuité historique
Axe 2. Représentations artistiques, imaginaires autour du massacre et transmission
Les œuvres littéraires et artistiques (cinéma, musique, peinture, etc.)
La mémoire du massacre chez les populations thiaroyoises
Thiaroye et mémoire familiale
Enseigner Thiaroye 44
Axe 3. Thiaroye comme objet politique
Les discours officiels sur Thiaroye
Les discours militants autour de Thiaroye
Thiaroye parmi les anciens combattants
Ce colloque sera clôturé par un appel de Thiaroye qui sera rédigé et signé par l’ensemble des participants.
Les propositions de communication seront reçues jusqu’au 15 septembre 2024 à minuit à l’adresse suivante : colloquethiaroye44@gmail.com
La réponse du comité sera donnée 15 jours plus tard.
Bibliographie indicative
Beye Ben Diogaye, Diop Boubacar Boris et Little Roger, Thiaroye 44 : scénario inédit, édité par Martin Mourre et Roger Little, L’Harmattan, 2018
Diallo Doudou, « L’aube tragique du 1er décembre 1944 à Thiaroye », Afrique Histoire n° 7, 1983, p. 49-51.
Diop Samba, « ‘Thiaroye 1944’, massacre de tirailleurs, ex-prisonniers de guerre », mémoire de maitrise d’histoire, Université Cheikh Anta Diop, non publié, 1993.
Echenberg Myron « The Senegalese Soldiers' Uprising of 1944 » in African Labor History, Beverly, Hills/Londres, Sage, 1978, pp. 109-128
Faye Cheikh Faty, « L’opinion publique dakaroise (1940-1944) », mémoire de maitrise d’histoire, Université Cheikh Anta Diop, non publié, 1970
Faye Cheikh Faty, Aube de sang, Paris, L’Harmattan, 2005
Gueye M’Baye, « Le 1er décembre 1944 à Thiaroye, ou le massacre des tirailleurs sénégalais anciens prisonniers de guerre », Revue sénégalaise d'histoire, n°1, 1995, pp. 3 -23.
Kamian Bakary, Des tranchées de Verdun à l’église Saint-Bernard. 80 000 combattants maliens au secours de la France, 1914-1918 et 1939-1945, Paris, Karthala, 2001
Jennings Eric, La France libre fut africaine, Paris, Perrin, 2014.
Lawler Nancy, Soldats d'infortune. Les tirailleurs ivoiriens de la Deuxième Guerre mondiale. Paris, L'Harmattan, 1996
Mann Gregory, Native Sons. West African veterans and France in the Twentieh Century, Durham and London, Duke University Press, 2006.
Mabon Armelle, Prisonniers de guerre « indigènes », Visages oubliés de la France occupée, Paris, La Découverte, 2010
Mourre Martin, Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d'un massacre colonial, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017
Mourre, Martin. « L’Armée, la haute fonction publique et le massacre de Thiaroye en 1944 au Sénégal. Bureaucratie impériale et petits meurtres entre amis », French Politics, Culture & Society, vol. 40, no. 1, 2022, pp. 107-127.
Parent Sabrina, Cultural representations of Massacre. Reinterpretations of the Mutiny of Senegal. Basingstoke : Palgrave Macmillan, 2014
Scheck Raffael, « Les prémices de Thiaroye : L’influence de la captivité allemande sur les soldats noirs français à la fin de la Seconde Guerre mondiale ». French Colonial History 13, 2012, pp. 73‑90.
Seye, Serigne, « Du transfert intratextuel à la migration intermédiale : le traitement du massacre de Thiaroye chez Boubacar Boris Diop », in Mémoires intermédialités :traumas, voix et villes, actes du colloque de Dakar, PUD, Dakar, 2024 [à paraître]
Sow Abdul, Des tirailleurs sénégalais se racontent, L’Harmattan-Sénégal, 2018
Touré Abdoulaye, La Seconde Guerre Mondiale vécue d’en bas au Sénégal, L'Harmattan, 2014.
Van den Avenne Cécile, « ‘Les petits noirs du type y a bon banania, messieurs, c’est terminé’. La contestation du pouvoir colonial dans la langue de l’autre, ou l’usage subversif du français-tirailleur dans Camp de Thiaroye de Sembene Ousmane », Glottopol n°12, 2008, p. 111-122.
L’UGB SUSPEND SES ACTIVITES PEDAGOGIQUES JUSQU’AU 4 OCTOBRE
Le conseil académique de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis (nord) annonce suspendre les activités d’enseignement, d’apprentissage, notamment en présentiel, du mercredi 14 août au jeudi 4 octobre.
Saint-Louis, 39 juil (APS) – Le conseil académique de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis (nord) annonce suspendre les activités d’enseignement, d’apprentissage, notamment en présentiel, du mercredi 14 août au jeudi 4 octobre.
En conséquence, la direction du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) porte à la connaissance des étudiants que le campus social de l’UGB va fermer le samedi 17 août, “après le petit déjeuner”, rapporte un communiqué.
Il ajoute qu’en raison des opérations de désinfection et des travaux d’entretien prévus pendant les vacances universitaires, le CROUS demande aux résidents de ne laisser dans les chambres aucun objet ou matériel personnel.
VERS L’INTEGRATION DE L’EDUCATION A L’ECONOMIE D’ENERGIE DANS LE PROGRAMME
L’AEME et les acteurs de l’école publique, particulièrement l’Inspection d’académie de Dakar et l’inspection de l’éducation et de la formation sont en conclave pour travailler sur les l’intégration de l’éducation à l’économie d’énergie dans le programme
L’AEME et les acteurs de l’école publique, particulièrement l’Inspection d’académie (IA) de Dakar et l’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Dakar-Plateau sont en conclave pour travailler sur les l’intégration de l’éducation à l’économie d’énergie dans le programme de l’école élémentaire.
Un atelier de production de ressources pédagogiques s’est ouvert ce lundi 29 juillet 2024. L’objectif est de jeter les bases de l’intégration de l’économie d’énergie dans le programme scolaire. En effet, cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre d’une convention signée entre les Ministères en charge de l’énergie et de l’éducation pour une promotion de l’enseignement de l’économie d’énergie dans les écoles primaires. Pour Mme Coumba Ndiaye, Directeur général de l’AEME, cette rencontre est «un pas de plus» dans la relation déjà féconde avec le secteur de l’éducation nationale. Il s’agit donc de «passer par le secteur de l’éducation pour sensibiliser et éduquer les nouvelles générations à être conscientes de l’importance de la maîtrise de l’énergie, donc former le citoyen de demain, devient indispensable». Mieux, l’AEME espère, à travers l’école, « aller au-delà de l’enfant, en touchant également les parents et toute la société ».
De son côté, Mouhamadou Bassirou Diallo, secrétaire général de l’IA de Dakar, indique qu’il faut nécessairement passer par l’école afin de former le citoyen de demain. «Le point de départ c’est l’école ; l’école est le passage obligé pour impliquer les apprenants à l’éducation à l’économie d’énergie pour en faire une pratique courante», a déclaré M. Diallo qui rappelle qu’au sortir de cet atelier, il s’agira de capaciter les enseignants, voir comment insérer l’efficacité énergétique dans enseignements et revisiter les stratégies pédagogiques les mieux adaptées.