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4 avril 2025
International
DEPUIS SA CELLULE, LA VOIX DU MILITANT PRO-PALESTINIEN MAHMOUD KHALIL
Cet homme arrêté sans mandat présenté le 8 mars dernier sur ordre de l'administration Trump, voit dans son incarcération le symbole d'une répression systémique contre les voix critiques de la politique israélienne
(SenePlus) - Mahmoud Khalil, militant pro-palestinien, a fait parvenir une lettre poignante depuis le centre de détention où il est actuellement incarcéré en Louisiane. Dans ce document daté du 18 mars 2025, il dénonce ce qu'il considère comme une détention politique liée à son militantisme en faveur de la Palestine.
"Je suis un prisonnier politique", affirme d'emblée Khalil, qui décrit les conditions difficiles de sa détention et celle d'autres migrants privés de leurs droits fondamentaux. "Justice escapes the contours of this nation's immigration facilities" (La justice échappe aux contours des centres d'immigration de ce pays), écrit-il avec éloquence.
Selon son témoignage, Khalil a été arrêté le 8 mars dernier par des agents du Département de la Sécurité intérieure (DHS) alors qu'il rentrait d'un dîner avec son épouse. Il affirme que les agents n'ont présenté aucun mandat et l'ont menotté avant de le forcer à monter dans une voiture banalisée. Des images de cette arrestation ont depuis été rendues publiques.
"Avant de comprendre ce qui se passait, des agents m'ont menotté et forcé à entrer dans une voiture banalisée. À ce moment-là, ma seule préoccupation était la sécurité de Noor", explique-t-il, faisant référence à son épouse. Il ajoute avoir été maintenu dans l'ignorance des motifs de son arrestation pendant plusieurs heures et avoir dû dormir sur le sol froid, sans couverture malgré ses demandes.
Mahmoud Khalil établit un lien direct entre son arrestation et son engagement militant : "Mon arrestation était une conséquence directe de l'exercice de mon droit à la liberté d'expression alors que je plaidais pour une Palestine libre et la fin du génocide à Gaza."
Né dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, Khalil appartient à une famille déplacée depuis la Nakba de 1948. Il compare sa situation actuelle à la pratique israélienne de la détention administrative - l'emprisonnement sans procès ni inculpation - utilisée contre les Palestiniens.
Dans sa lettre, Khalil n'hésite pas à mettre en cause son ancienne université. "Columbia m'a ciblé pour mon activisme, créant un nouveau bureau disciplinaire autoritaire pour contourner la procédure régulière et faire taire les étudiants critiquant Israël", écrit-il, citant notamment les présidents Shafik, Armstrong et le doyen Yarhi-Milo comme ayant "préparé le terrain" pour son arrestation.
Il mentionne également l'expulsion ou la suspension d'au moins 22 étudiants de Columbia, dont certains se seraient vu retirer leur diplôme de licence quelques semaines seulement avant l'obtention de leur diplôme.
Le militant voit dans sa détention "un témoignage de la force du mouvement étudiant dans le changement de l'opinion publique en faveur de la libération palestinienne". Il appelle à une mobilisation collective : "Dans les semaines à venir, étudiants, défenseurs et élus doivent s'unir pour défendre le droit de manifester pour la Palestine. Ce ne sont pas seulement nos voix qui sont en jeu, mais les libertés civiles fondamentales de tous."
Khalil, qui attend la naissance de son premier enfant, conclut sa lettre par un souhait personnel : "En sachant pleinement que ce moment transcende ma situation individuelle, j'espère néanmoins être libre pour assister à la naissance de mon premier enfant."
L’OCI CONDAMNE L’ATTAQUE CONTRE LE PRÉSIDENT SOMALIEN
Par la voix de son secrétaire général, Hussein Ibrahim Taha, l’organisation a exprimé sa solidarité avec la Somalie et réaffirmé son soutien aux efforts du gouvernement pour préserver la sécurité et la stabilité du pays.
Dakar, 19 mars (APS) – L’Organisation de la coopération islamique (OCI), par la voie de son secrétaire général, Hussein Ibrahim Taha, a condamné, avec fermeté, l’attaque ayant visé, mardi à Mogadiscio, le convoi du président de la République fédérale de Somalie, Hassan Sheikh Mohamud.
‘’Le Secrétaire général de l’Organisation, Hussein Ibrahim Taha, a exprimé sa ferme condamnation de cet acte odieux et a présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple somaliens ainsi qu’aux familles des victimes, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés’’, rapporte l’UNA, union des agences de presse de l’OCI sur sa page officielle.
M. Taha a réitéré la solidarité et le soutien de l’OCI à la République fédérale de Somalie et à son peuple, ‘’pour faire face à toutes les menaces qui pèsent sur sa sécurité et sa stabilité’’.
Le secrétaire général de l’OCI a réaffirmé le soutien de l’organisation aux efforts du gouvernement somalien.
Le cortège principal du président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, en partance pour l’aéroport, à Mogadiscio, a été la cible dans une attaque à la bombe, à l’origine de la mort de plusieurs personnes et de nombreux autres blessés. L’attentat a été revendiqué par le mouvement Al-Shabaab.
Le président somalien, Sheikh Mohamud, est sorti indemne de cette tentative d’assassinat, selon un communiqué de la présidence somalienne.
L'ARMEE NIGERIENNE AFFIRME AVOIR SECOURU CINQUANTE MIGRANTS EN DETRESSE DANS LE DESERT
Cinquante migrants « en détresse » ont été secourus en fin de semaine dans le nord désertique du Niger, près de la frontière libyenne, point de passage sur la route vers l’Europe, a annoncé dimanche 16 mars l’armée nigérienne.
Cinquante migrants « en détresse » ont été secourus en fin de semaine dans le nord désertique du Niger, près de la frontière libyenne, point de passage sur la route vers l’Europe, a annoncé dimanche 16 mars l’armée nigérienne.
Les cinquante migrants, dont vingt femmes et douze enfants, étaient « en détresse sous des conditions climatiques extrêmes » lorsque le véhicule qui les transportait est tombé en panne, vendredi, a précisé l’armée dans son dernier bulletin des opérations. C’est un détachement de la brigade d’intervention rapide des militaires qui leur a « porté secours » dans la zone nigérienne de Djado, à quelque 200 kilomètres de la frontière libyenne, a-t-elle indiqué.
Les migrants ont reçu les « soins d’urgence » après leur évacuation vers le « puits de l’espoir », un point d’eau rarissime dans cette région où les voyageurs et des milliers de migrants font souvent escale dans leur périlleuse traversée du désert. L’armée ne précise pas les nationalités des cinquante personnes, qui se dirigeaient vers la Libye.
En 2024, plus de 31 000 migrants ont été expulsés d’Algérie vers le Niger voisin, selon l’ONG nigérienne Alarme Phone Sahara (APS), qui évoque un chiffre record.
MALI-OIF, UN DEPART AUX IMPLICATIONS MULTIPLES
Le 18 mars 2025, le Mali a officialisé son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) mettant fin à 55 ans de coopération. Cette décision, sous l’autorité du général Assimi Goita accentue la rupture avec les partenaires francophones
Le 18 mars 2025, le Mali a officialisé son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), mettant fin à 55 ans de coopération. Cette décision, sous l’autorité du général Assimi Goita, accentue la rupture avec les partenaires francophones traditionnels et s’inscrit dans une stratégie de réorientation des alliances, notamment avec la Russie et la Chine.
Le retrait du Mali de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), officialisé par le communiqué conjoint de la Confédération des États du Sahel (AES) du 18 mars 2025, marque un tournant historique pour le pays. Cette décision, prise sous l’autorité du général Assimi Goita, met fin à 55 ans d’appartenance à une organisation dont le Mali était membre fondateur depuis la création de l’ACCT en 1970. Ce choix diplomatique s’inscrit dans une stratégie plus large de réorientation des alliances internationales et d’affirmation de la souveraineté nationale.
Ce départ accentue la rupture avec les partenaires francophones traditionnels, notamment la France, le Canada et la Belgique, tout en renforçant l’axe stratégique avec le Burkina Faso et le Niger au sein de l’AES. Il traduit également un recentrage diplomatique du Mali vers des alliances alternatives, notamment avec la Russie et la Chine.
Les conséquences pratiques de ce retrait seront nombreuses pour les programmes en cours. Plusieurs initiatives financées par l’OIF, notamment dans les domaines de l’éducation, des médias et de la formation professionnelle, seront progressivement suspendues. Les projets de lutte contre la désinformation utilisant l’intelligence artificielle et les contenus audiovisuels en langues locales risquent d’être interrompus. Les programmes d’enseignement du français aux forces de sécurité, en partenariat avec l’ancienne Minusma, pourraient également être affectés. Cette situation crée un vide institutionnel que l’État malien devra combler rapidement pour maintenir la continuité des services.
Sur le plan linguistique et culturel, ce retrait pourrait accélérer l’évolution déjà en cours concernant le statut du français au Mali. Bien que langue officielle de travail, le français coexiste avec plusieurs langues nationales qui bénéficient désormais d’une reconnaissance officielle. Sans le soutien de l’OIF à la promotion du français, le gouvernement malien pourrait accentuer la valorisation des langues locales dans l’administration et l’éducation. Cette situation représente à la fois un défi et une opportunité pour renforcer les expressions culturelles nationales.
Conformément à l’article 10 de la Charte de l’OIF, le retrait ne sera effectif qu’après une période de six mois, laissant un délai pour gérer la transition. Cette période sera cruciale pour établir de nouveaux mécanismes de soutien aux secteurs précédemment appuyés par l’organisation. Si l’expérience d’autres pays comme Madagascar ou la Côte d’Ivoire suggère qu’un retour est toujours possible en cas de changement politique, le Mali semble pour l’instant déterminé à tracer sa voie en dehors du cadre francophone.
Ce retrait constitue donc un moment charnière pour le Mali, qui devra désormais recomposer son identité sur la scène internationale et relever de nombreux défis pratiques. Les implications de cette décision se manifesteront progressivement dans les mois et années à venir, redessinant le paysage diplomatique, linguistique et culturel du pays.
LA SENELEC FREINÉE À BRAZZAVILLE
L'énergéticien sénégalais, qui avait devancé des concurrents internationaux de renom comme Hydro Operation International ou PowerCom, voit sa première grande percée en Afrique centrale compromise par des considérations de politique intérieure congolaise
(SenePlus) - La Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) vient de voir son expansion internationale brutalement freinée au Congo-Brazzaville. L'énergéticien sénégalais, qui avait remporté un important contrat d'affermage pour la distribution et la commercialisation d'électricité dans ce pays d'Afrique centrale, se retrouve au cœur d'une controverse diplomatico-syndicale.
La Senelec avait réussi un tour de force en s'imposant face à plusieurs concurrents internationaux de renom. Comme le rapporte Jeune Afrique, l'entreprise sénégalaise avait devancé "le Suisse Hydro Operation International, le Chinois Inhemeter, l'Israélien PowerCom ou encore le Libanais Mrad Company for Trade, Industry and Contracting" lors d'un appel d'offres international lancé en mai dernier.
Ce succès, qui marquait une étape cruciale dans la stratégie d'expansion régionale de la Senelec, n'aura été que de courte durée. Selon les informations publiées par l'hebdomadaire panafricain, le Premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso a ordonné la suspension du contrat à peine deux semaines après sa signature, cédant aux pressions des syndicats d'Énergie électrique du Congo (E2C).
Le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a reçu une notification officielle du ministre congolais de l'Énergie et de l'Hydraulique, Émile Ouosso, l'informant de cette décision prise "en vue d'optimiser la gestion des relations sociales au sein de la société Énergie électrique du Congo dans un contexte caractérisé par une contestation syndicale".
L'entreprise sénégalaise se retrouve ainsi prise en étau dans un conflit social dont elle n'est pas responsable. D'après JA, une source proche du gouvernement congolais affirme que "le processus de sélection s'est pourtant passé dans la transparence la plus totale" et suggère que "ce qui pose visiblement problème, c'est qu'il s'agit d'une société étrangère".
La Senelec avait pourtant été sélectionnée pour son expertise et ses compétences, conformément aux critères énoncés par le ministre Ouosso lui-même. Interrogé par Jeune Afrique en juin dernier, il avait déclaré : "Le délégataire n'apportera aucun franc. Nous le choisirons en fonction de sa compétence et de son expertise dans le secteur".
Le contrat s'inscrivait dans le cadre d'un ambitieux programme de modernisation du secteur électrique congolais, soutenu par "un accord de prêt de 100 millions de dollars accordé par la Banque mondiale", précise le magazine.
L'espoir n'est pas totalement perdu pour la Senelec. Selon Olivier Mazaba Ntondele, coordonnateur du Projet d'amélioration des services d'électricité (PASEL) et responsable au sein de l'Agence de régulation du secteur de l'électricité (Arsel), cité par le magazine, "le contrat restera suspendu mais il n'est pas résilié".
Le gouvernement congolais a mis en place une commission technique interministérielle chargée de vérifier les conditions de conclusion de l'accord. Les conclusions de cette commission seront déterminantes pour l'avenir de la présence de la Senelec au Congo.
Cette suspension représente néanmoins un coup dur pour l'entreprise sénégalaise qui voyait dans ce contrat une opportunité d'affirmer son expertise au-delà des frontières de l'Afrique de l'Ouest. La Senelec devra patienter avant de savoir si elle pourra finalement apporter son savoir-faire à un secteur électrique congolais en grande difficulté, caractérisé par "d'importantes pertes commerciales qui s'élèvent à plus de 41% en 2023", selon les chiffres rapportés par Jeune Afrique.
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CONTRE LA BRUTALISATION DU MONDE
Dominique de Villepin dénonce un "impérialisme hybride" qui menace les démocraties occidentales. Entre trumpisme et poutinisme, il dessine les contours d'une nouvelle guerre froide idéologique
(SenePlus) - Dans une conférence prononcée le 5 mars 2025 à l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a livré une analyse incisive de la situation géopolitique mondiale, mettant en garde contre ce qu'il nomme un "impérialisme hybride".
Face à un auditoire attentif, de Villepin a placé son intervention sous l'égide de trois figures tutélaires : Paul Sellan, Albert Camus et le Sapeur Camembert, pour appeler à la hauteur républicaine, à l'esprit de mesure et à la lucidité face à l'accélération inquiétante de l'Histoire.
Pour l'ancien chef du gouvernement, le monde fait face à un phénomène qui dépasse la simple personne de Donald Trump : "Nous sommes entrés dans une phase marquée par ce que j'appellerais un impérialisme hybride", a-t-il affirmé, décrivant un projet visant à faire des Européens "des vassaux politiques, des colonies numériques et des régimes frères comme jadis en Europe de l'Est".
De Villepin identifie dans cette dynamique une convergence entre le projet trumpiste américain et celui de Vladimir Poutine, tous deux cherchant à "écraser la démocratie libérale". Ce mouvement se caractérise selon lui par "un refus fanatique de toute limite" - qu'elles soient climatiques, géopolitiques ou constitutionnelles.
L'ancien ministre des Affaires étrangères met en garde contre l'engrenage de la violence qui s'auto-alimente par la fascination, l'exaltation de la virilité et la promesse illusoire d'une réparation des torts. "La logique de la préférence nationale est un ticket sans retour", a-t-il averti.
Face à ces menaces, de Villepin propose trois atouts pour résister : la confiance en nos valeurs républicaines, la ruse stratégique pour éviter l'affrontement direct, et la capacité à se métamorphoser comme les démocraties l'ont fait face aux crises précédentes.
"Nous perdrons des combats, nous devrons faire dans les prochains mois, les prochaines années, des sacrifices douloureux", a reconnu l'ancien Premier ministre, avant de conclure par un appel vibrant à la jeunesse : "Il vous reviendra à vous, la jeunesse de notre pays, de porter le flambeau républicain [...] pour défendre une certaine idée de la France."
LE FMI MÈNE SA CONTRE-EXPERTISE
Une délégation du Fonds s'est rendue à Dakar ce mardi pour évoquer la préparation du misreporting. Alors que les autorités sénégalaises sont en quête de liquidités, l'institution pourrait décider d'une dérogation pour valider un nouveau programme en avril
(SenePlus) - Une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) s'est rendue à Dakar ce mardi 18 mars pour analyser en profondeur les résultats de l'audit des finances publiques réalisé sous la présidence de Macky Sall. Cette visite, qui intervient quelques semaines après la publication du rapport de la Cour des comptes, pourrait avoir des conséquences majeures sur l'avenir économique du pays.
Comme le rapporte Jeune Afrique, la délégation était dirigée par Eddy Gemayel, chef de division du FMI, accompagné de Majdi Debbich, représentant du FMI pour le Sénégal. Les deux responsables ont rencontré le ministre de l'Économie, Abdourahmane Sarr, et son homologue des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
"L'audit a été examiné par le département juridique et fiscal du FMI", expliquait un porte-parole du Fonds à Jeune Afrique à la veille de cette visite. "Il s'agit de discuter du contenu de ce rapport, et nous allons adresser nos commentaires et observations au ministre des Finances."
Selon les informations communiquées par le ministère de l'Économie, l'entretien portait sur "la préparation du misreporting [le rapport initial sur les finances publiques du Sénégal, objet de l'audit], perspective d'un nouveau programme économique et financier avec le Sénégal". Une source sénégalaise proche du dossier a confié à JA qu'"une nouvelle mission devrait être dépêchée au Sénégal avant le conseil d'administration du FMI en juin".
Le rapport de la Cour des comptes, publié le 12 février dernier, a révélé des divergences alarmantes concernant la dette publique sénégalaise. Les comptes initialement arrêtés à fin décembre 2023 avaient évalué cette dette à seulement 25% du PIB, soit environ 4 700 milliards de francs CFA. Or, l'audit établit que la dette réelle avoisine les 100% du PIB, alors qu'elle s'élevait à 54,71% en 2018.
Cette différence majeure avait déjà été signalée en septembre dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait publiquement accusé son prédécesseur Macky Sall d'avoir "menti" aux Sénégalais et aux partenaires financiers du pays concernant l'état économique réel du Sénégal.
Le FMI porte une attention particulière à ce dossier, d'autant plus que l'institution a suspendu le précédent programme signé en juin 2023 sous la présidence de Macky Sall. D'après les informations du magazine panafricain, sur un montant total d'1,8 milliard de dollars, le FMI avait déjà versé 770,5 millions de dollars avant d'interrompre le programme.
"Nous n'en sommes pas à l'étape de remettre en doute l'audit de la Cour des comptes. Le processus d'examen dans lequel nous sommes engagés s'applique à tous les pays surtout lorsqu'il s'agit de dossiers sensibles comme celui du Sénégal", a précisé un porte-parole du FMI à Jeune Afrique.
Le taux d'endettement du Sénégal constitue une préoccupation majeure pour l'institution financière internationale. Selon JA, avant même la publication de l'audit, le FMI avait interrogé la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour obtenir des assurances concernant l'état des finances publiques du pays.
Les autorités sénégalaises, en quête de liquidités, attendent avec impatience les conclusions du FMI. "Une fois que nous aurons terminé l'examen du dossier, nous ferons un retour à notre conseil d'administration qui statuera. Il décidera si les conclusions de l'équipe pays et les arguments du directeur exécutif représentant le Sénégal permettent d'ouvrir un nouveau programme", a expliqué un porte-parole du FMI au site d'information.
Une solution pourrait toutefois se dessiner rapidement. Comme le note Jeune Afrique, le Fonds pourrait décider d'accorder une dérogation pour valider le programme de 2025 dans les meilleurs délais. Cette option est soutenue par les partenaires diplomatiques du Sénégal, qui espèrent une décision de décaissement d'ici fin avril.
LE DOGE DE MUSK JUGÉ ANTICONSTITUTIONNEL
Dans une décision rendue ce mardi, le juge fédéral Theodore D. Chuang a estimé que la structure supervisée par le milliardaire avait probablement agi illégalement en orchestrant la fermeture de l'USAID sans nomination officielle au gouvernement
(SenePlus) - Selon des informations rapportées par le New York Times, un juge fédéral américain a déterminé mardi que les efforts d'Elon Musk et de son équipe pour fermer définitivement l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ont "probablement violé la Constitution de multiples façons" et privé le Congrès de son autorité de superviser la dissolution d'une agence qu'il avait créée.
La décision du juge Theodore D. Chuang, du tribunal de district des États-Unis pour le district du Maryland, semble être la première fois qu'un juge agit pour limiter directement les pouvoirs d'Elon Musk et de son Département de l'efficacité gouvernementale (DOGE). Cette décision repose sur le constat que "M. Musk a agi en tant qu'officier des États-Unis sans être correctement nommé à ce rôle par le président Trump", comme l'indique le jugement.
Le juge Chuang a écrit qu'un groupe d'employés anonymes de l'aide internationale qui avaient intenté une action en justice pour arrêter la démolition de l'USAID et de ses programmes "étaient susceptibles d'obtenir gain de cause dans le procès". Il a reconnu leur argument selon lequel "la prise de pouvoir rapide de M. Musk sur les agences exécutives violait probablement la clause de nomination de la Constitution".
Dans cette décision qui représente un revers significatif pour le milliardaire devenu conseiller présidentiel, le magistrat a également ordonné que les opérations de l'agence soient partiellement restaurées, bien que ce répit soit "probablement temporaire". Il a notamment enjoint l'équipe de Musk à "rétablir l'accès aux courriels pour tous les employés actuels de l'USAID, y compris ceux en congé payé". Le juge a également ordonné qu'ils "soumettent un plan permettant aux employés de réoccuper un bureau fédéral dont ils ont été expulsés le mois dernier", et il a interdit à l'équipe de Musk "d'entreprendre tout autre travail lié à la fermeture de l'USAID".
Le New York Times souligne toutefois que "étant donné qu'une grande partie du personnel et des contrats de l'agence ont déjà été résiliés, l'effet immédiat de la décision du juge n'est pas clair". Seule "une équipe squelettique de travailleurs est encore employée par l'agence".
Si l'ordonnance interdit à Elon Musk d'interférer personnellement avec l'agence, elle suggère néanmoins que lui ou d'autres pourraient continuer à le faire après avoir reçu "l'autorisation expresse d'un responsable de l'USAID ayant l'autorité légale de prendre ou d'approuver l'action". Dès le 3 février, le secrétaire d'État Marco Rubio avait déclaré avoir "pris le contrôle de l'agence et ordonné diverses coupes de sa propre autorité". Le juge a noté que M. Rubio pourrait déclarer son intention de fermer définitivement le siège de l'agence dans les 14 jours suivant son ordonnance, et les bureaux resteraient fermés.
Cependant, la conclusion que M. Musk avait personnellement et illégalement supervisé le démantèlement de l'agence constitue "un rejet ferme de l'autorité de son opération". Dans cette ordonnance au libellé sévère, le juge Chuang a averti que "toute violation de ses exigences pourrait entraîner une condamnation pour outrage à l'encontre de M. Musk ou des membres de son équipe".
D'après le quotidien new-yorkais, les avocats représentant le gouvernement avaient précédemment soutenu que "le Département de l'efficacité gouvernementale, ou le U.S. DOGE Service, n'était en fait pas dirigé par M. Musk et servait uniquement à titre consultatif". Ils affirmaient que "M. Musk n'avait aucune autorité pour prendre des décisions de son propre chef".
Le juge Chuang semble avoir "totalement rejeté ces affirmations", notant que M. Musk avait "ciblé et célébré des actions visant à réduire drastiquement l'USAID, y compris le licenciement d'une grande majorité de ses travailleurs et l'annulation d'environ 90% de ses contrats et subventions".
"Le DOGE a pris de nombreuses mesures sans aucune approbation préalable apparente par la direction de l'agence", a écrit le juge, énumérant une liste d'autres exemples au ministère de l'Éducation, aux Instituts nationaux de la santé et au ministère de l'Énergie, où les associés de M. Musk ont apparemment recommandé des coupes de leur propre chef.
"Pris ensemble, ces faits soutiennent la conclusion que l'USAID a été effectivement éliminée", a conclu le magistrat dans sa décision, qui représente le premier frein judiciaire imposé aux activités controversées d'Elon Musk dans l'administration Trump.
L'HUMANITÉ FACE À L'IMMINENCE DE L'IA SUPÉRIEURE
Les modèles actuels, qui triomphent déjà aux Olympiades de mathématiques et rédigent l'essentiel du code de nombreuses startups, ne sont que les précurseurs d'une vague bien plus puissante
(SenePlus) - À l'heure où les systèmes d'intelligence artificielle battent déjà les humains dans plusieurs domaines, un journaliste du New York Times tire la sonnette d'alarme : nous ne sommes pas prêts pour l'avènement imminent de l'Intelligence Artificielle Générale (IAG). Cette technologie révolutionnaire, capable d'effectuer "presque toutes les tâches cognitives humaines", pourrait apparaître dès cette année ou d'ici 2027.
Le constat le plus troublant que dresse le journaliste du New York Times est que "les personnes les plus proches de la technologie - les employés et dirigeants des principaux laboratoires d'IA - ont tendance à être les plus préoccupés par la rapidité de son amélioration." Une situation qu'il qualifie d'inhabituelle par rapport à l'émergence d'autres technologies.
"Sam Altman, PDG d'OpenAI, a écrit que 'les systèmes qui commencent à pointer vers l'IAG se profilent à l'horizon'," rapporte l'article. Dans la même veine, "Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, a déclaré que l'IAG est probablement 'à trois à cinq ans'."
Plus frappant encore, Dario Amodei, dirigeant d'Anthropic, a confié au journaliste qu'il croyait que "dans un an ou deux, nous aurions 'un très grand nombre de systèmes d'IA beaucoup plus intelligents que les humains dans presque tous les domaines'."
Ces prédictions ne viennent pas seulement des entreprises qui pourraient avoir intérêt à alimenter l'engouement. L'article mentionne également que "de nombreux experts indépendants - dont Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, deux des chercheurs en IA les plus influents au monde, et Ben Buchanan, qui était le principal expert en IA de l'administration Biden - disent des choses similaires."
L'auteur s'appuie également sur les progrès techniques récents pour justifier ses préoccupations. "En 2022, lorsqu'OpenAI a lancé ChatGPT, les principaux modèles d'IA avaient du mal avec l'arithmétique de base, échouaient fréquemment à résoudre des problèmes de raisonnement complexes et 'hallucinaient' souvent," rappelle-t-il.
La situation a radicalement changé. "Aujourd'hui, les modèles d'IA sont bien meilleurs. Désormais, des modèles spécialisés obtiennent des scores de niveau médaille aux Olympiades internationales de mathématiques, et les modèles à usage général sont devenus si bons pour résoudre des problèmes complexes que nous avons dû créer de nouveaux tests plus difficiles pour mesurer leurs capacités."
Ces avancées sont particulièrement visibles dans le domaine de la programmation informatique. Jared Friedman, partenaire de l'accélérateur de startups Y Combinator, a récemment affirmé qu'"un quart de la cohorte actuelle de startups de l'accélérateur utilisait l'IA pour écrire presque tout leur code." Il précise : "Il y a un an, ils auraient construit leur produit à partir de zéro - mais maintenant, 95 % est construit par une IA."
Face à ces développements rapides, le journaliste du New York Times plaide pour une préparation anticipée, même si les délais prévus devaient s'allonger. "Même si l'IAG arrive une décennie plus tard que je ne l'attends - en 2036, plutôt qu'en 2026 - je crois que nous devrions commencer à nous y préparer maintenant," écrit-il.
Il évoque plusieurs mesures préventives : "moderniser notre infrastructure énergétique, renforcer nos défenses de cybersécurité, accélérer le processus d'approbation des médicaments conçus par l'IA, rédiger des réglementations pour prévenir les préjudices les plus graves causés par l'IA, enseigner la littératie en IA dans les écoles et donner la priorité au développement social et émotionnel plutôt qu'aux compétences techniques bientôt obsolètes."
Le risque majeur, selon l'auteur, n'est pas la surréaction, mais bien l'inaction : "Un risque plus important, je pense, est que la plupart des gens ne réaliseront pas que l'IA puissante est là jusqu'à ce qu'elle les regarde en face - éliminant leur emploi, les piégeant dans une arnaque, leur nuisant ou nuisant à quelqu'un qu'ils aiment."
L'article conclut sur une note d'urgence : "Si nous sommes dans le déni - ou si nous ne faisons tout simplement pas attention - nous pourrions perdre la chance de façonner cette technologie au moment où cela compte le plus." Un avertissement qui résonne d'autant plus fort que les sommes investies dans ce domaine se chiffrent en "centaines de milliards de dollars", rendant peu probable un ralentissement volontaire de la part des entreprises leaders du secteur.
par Madieye Mbodj
REDDITION DES COMPTES, ABROGATION DE LA LOI D’AMNISTIE ET SYNDROME DE L’IMPOSTEUR
Les bourreaux de naguère cherchent désespérément à se faire passer aujourd’hui pour les victimes. Victimes en toute vérité de leurs propres turpitudes et manigances, jusqu’ici couvertes d’un épais manteau marron d’impunité
‘’Règlement de comptes’’, ‘’chasse aux sorcières’’ et aux sorciers, les bourreaux de naguère cherchent désespérément à se faire passer aujourd’hui pour les victimes. Victimes en toute vérité de leurs propres turpitudes et manigances, jusqu’ici couvertes d’un épais manteau marron d’impunité à tout-va. Le psychologue clinicien Mamadou Mbodj a su trouver les mots justes pour caractériser cette faune-là : « Nous avons affaire à des profils dont les trajectoires ont été largement conditionnées par une logique de prédation institutionnalisée, où l’accès aux ressources publiques tenait lieu d’identité sociale et de preuve de réussite. Pour nombre d’entre eux, la perte de cet accès a généré un vide existentiel profond, doublé d’un sentiment insupportable. Ce vide est aujourd’hui comblé par une agitation permanente, un activisme bruyant, une surenchère rhétorique destinée autant à l’opinion publique qu’à eux-mêmes, dans une tentative désespérée de restaurer une légitimité perdue. Ce n’est donc pas tant l’avenir du pays qui les préoccupe que la restauration de leur propre place dans un système dont ils ont intériorisé les codes et les réflexes. Cette fébrilité nourrie par une incapacité à se réinventer hors des cercles de pouvoir, se traduit par une volonté obsessionnelle de discréditer les nouvelles autorités » (In Journal 24h du 8 mars 2025, Rubrique Opinions, page 9).
Syndrome de l’imposteur
‘’Le syndrome de l’imposteur ‘’ traduit essentiellement chez une personne une incapacité à évaluer de façon réaliste ses aptitudes et compétences, et en même temps un décalage conflictuel entre la perception déformée qu’elle se fait des autres et sa perception biaisée de soi-même. Surtout quand il s’agit, comme dans le cas de notre pays, de ces grossiers personnages prédateurs devant l’Eternel, qui s’étaient imaginé avoir signé un bail à vie avec un pouvoir autocratique aux privilèges indus et infinis ! Les voici subitement paniqués par le déclenchement de cet exercice démocratique et républicain que constitue la reddition des comptes, à travers une ‘’opération mains propres’’ transparente qui, au demeurant, ne fait que commencer. Ils n’ont encore rien vu en effet, le défilé devant la barre sera aussi long et pénible pour eux que les malversations et autres supplices inhumains infligés à notre peuple tout au long de ces décennies.
Reddition des comptes
Quand un certain Farba Ngom, un Moustapha Diop et tutti quanti voient leur immunité parlementaire levée ou menacée de l’être, quand un Mansour Faye se fait notifier une interdiction d’embarquement à l’aéroport international de Dakar, cela leur suffit pour ameuter les médias et crier « au scandale, à l’acharnement et à la dictature de l’Etat-Sonko » (sic) ! Et l’ex- « Première Dame » de jeter des cris d’orfraie pour s’indigner du traitement réservé à son ex-ministre de frère ! Ca dëgg-dëgg, ñii ñoo ñàkk jom ! Ont-ils seulement pensé aux milliers de Sénégalais emprisonnés, torturés ou tués entre 2021 e 2024 ? Ont-ils oublié « les 55 jours de la Cité Keur Gorgui », cette séquestration arbitraire de Sonko & famille, avec interdiction d’aller prier à la mosquée, d’aller en classe à l’école, de se rendre à la boutique du quartier ou ailleurs ? Imposture, quand tu nous tiens, et la transition est vite trouvée ! Il est bien question pour nous de bannir à jamais l’impunité de nos mœurs politiques. Mais puisque chez nos adeptes de la servitude volontaire, de l’autocratie et de la prédation le ridicule ne tue point, les voici se livrant volontiers à l’amalgame et à la manipulation : Pastef, s’écrient-ils à tue-tête, cherche à imposer une abrogation partielle et non totale de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024 du président Macky Sall, aux seules fins, selon eux, de couvrir « les crimes et délits commis par les Pastéfiens » ! Le seul fait que ce soient les porte-étendards de l’APR/BBY qui s‘égosillent à présent pour exiger sous tous les toits ‘’l’abrogation totale" d’une loi dont ils sont les seuls initiateurs et responsables de l‘ adoption, suffit à rendre suspecte et non crédible leur posture du moment.
Abrogation de la loi d’amnistie
Mais puisqu’il est établi que « c’est la chronologie qui confond les faussaires », soulignons tout de suite que, en ce mois de mars de l’année passée, Pastef et APR/BBY n'avaient déjà pas le même point de vue sur cette loi, aujourd’hui encore moins. En Commission à l’époque, les députés Pastef s’étaient abstenus, en attendant d’être clairement édifiés sur le champ d’application de la loi. Ensuite en plénière, ils ont conséquemment voté contre la loi d’amnistie, dès l’instant que celle-ci, sans aucun doute possible, incluait les crimes de sang dans son champ d’application. Aujourd‘hui encore, cette position de principe de Pastef n’a pas varié d’un iota. Mais comme il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, le député Guy Marius Mouhamed Sagna, après avoir exprimé son accord avec l’initiative parlementaire de son camarade de Pastef Amadou Ba, a annoncé son intention de déposer un amendement à l’Article Premier de la proposition de loi, explicitant que « les crimes de sang, les cas de torture, les traitements et autres peines cruels et dégradants sont exclus du champ d'application de la loi d'amnistie ».
La proposition de loi interprétative du député Amadou Ba ne vise à soustraire aucun criminel politique de son champ d’application, mais consiste plutôt à proposer une rédaction ne laissant pas place à une interprétation ambigüe ou dévoyée : des crimes de sang clairement établis, avec leurs auteurs, complices ou donneurs d’ordre identifiés et à punir sévèrement devant la justice, quels qu’ils soient, cela n’a rien à voir avec des actes citoyens de résistance et de légitime défense, qui sont des droits et des devoirs imprescriptibles consacrés par la loi et toutes les Constitutions démocratiques à travers le monde. N’en déplaise à cette grande avocate, ci-devant présidente de groupe parlementaire qui prédisait à ces jeunots inexpérimentés de Pastef une impasse inextricable en cas de vote d’un projet ou d’une proposition de loi d‘abrogation de la loi d’amnistie de Macky Sall, l’expertise des cadres de Pastef et de leurs députés, leurs capacités multiples à déjouer, encore une fois, les sinistres traquenards du clan APR/BBY, devraient la persuader de cesser de sous-estimer et de regarder son monde de haut !
Pastef, les démocrates sincères et les patriotes authentiques de notre pays prêtent une oreille sereine et vigilante aux rodomontades brandies, urbi et orbi, par leur « Front pour la Défense de la Démocratie et de la République ». Ils sont les premiers d’ailleurs à ne pas croire à ce machin !
Nous célébrons dans quelques jours l’an un de la victoire historique du 24 mars 2024. Ce jour-là, le peuple africain du Sénégal, sa jeunesse en tête, arrachait au prix de sacrifices énormes et prolongés, une victoire d’étape inédite et exemplaire, sur le long chemin escarpé de la révolution démocratique, sociale, citoyenne et populaire en marche, sonnant l’ère du Jub, Jubal, Jubbanr pour un Sénégal souverain, juste et prospère dans une Afrique unie, libre et de progrès. En fidélité à cette voie, nous relèverons ensemble tous les défis, malgré les embûches et autres difficultés passagères, afin de répondre efficacement aux immenses attentes populaires, donnant ainsi corps à l’espoir gigantesque insufflé aux générations jeunes et moins jeunes, par Pastef et le tandem Diomaye-Sonko.
Madieye Mbodj est vice-président de Pastef-Les Patriotes, chargé de la vie politique nationale.