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6 avril 2025
Opinions
Par Pape NDIAYE
UN PRESIDENT DIOMAYE A LA FOIS PERTINENT ET ELOQUENT !
En quelques mois seulement, Bassirou Diomaye Faye, jadis calme, timide et effacé, a réussi à maitriser les rouages voire les mécanismes de communication politique , c’est-à-dire l’art de parler en public. Et devant une « meute » de caméras et de micros.
Comme le disait l’autre, « le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé est un brillant cadre, un homme intelligent qui apprend vite et bien » ! Pour « Le Témoin » quotidien, cette mention est aussi valable pour notre très cher jeune Président de la République.
En quelques mois seulement, Bassirou Diomaye Faye, jadis calme, timide et effacé, a réussi à maitriser les rouages voire les mécanismes de communication politique , c’est-à-dire l’art de parler en public. Et devant une « meute » de caméras et de micros.
Hier , lors de l’inauguration de la statue de Lat Dior Ngoné Latyr Diop à Thiés, « Le Témoin » a longuement observé et écouté le Chef de l’Etat. Non seulement il a livré un excellent discours convaincant, cohérent et captivant, mais il était trop à l’aise dans sa prise de parole. Et bon nombre d’experts et communicants sont tombés sous le charme d’un Bassirou Diomaye très éloquent !
En un laps de temps, il a gagné en aisance sur scène, en s’appuyant plus sur son naturel et sa spontanéité. D’où sa grande liberté de parole qui fait de lui, un Chef d’Etat plus agile, plus réactif et surtout plus connecté avec le public. En effet, cet art de bien s’exprimer en public est une compétence de plus pour le Président Bassirou Diomaye Faye qui a déjà toutes les qualités humaines et professionnelles d’un bon Chef d’Etat. Une chose est sûre et constatée, l’opposant d’alors, Ousmane Sonko, ne s’est pas trompé de choix sur le profil de Diomaye…
par El Hadji Ibrahima THIAM
(LAT DIOR) UNE EPOPEE QUI MERITE BIEN UNE STATUE
Dans tous les pays, le devoir de mémoire revêt un caractère sacré, parce que le récit national a besoin de célébrer les gestes des héros ou des faits historiques qui ont contribué à bâtir une nation, à libérer un peuple
Déjà érigé en Héros national par le président Léopold Sédar Senghor, ensuite célébré à l’occasion de l’anniversaire du centenaire de sa mort en 1986 par le chef de l’État Abdou Diouf, puis un musée créé à Dékheulé en son honneur en 2018 par le président Macky Sall, le plus illustre des Damel du Cayor voit sa mémoire honorée et ses faits d’armes portés au pinacle pour l’éternité à travers cette statue inaugurée par le président Bassirou Diomaye Faye à Thiès.
En moins d’un mois donc, le chef de l’État a posé deux actes à caractère mémoriel. Dans tous les pays, le devoir de mémoire revêt un caractère sacré, parce que le récit national a besoin de célébrer les gestes des héros ou des faits historiques qui ont contribué à bâtir une nation, à libérer un peuple. Nourrir cet imaginaire historique participe à renforcer l’appartenance à la même communauté de destin. Voir cette représentation de Lat Dior trônant au cœur de la ville de Thiès, quoi de plus normal. Le lieu est doublement symbolique. D’abord, parce que Thiès est aujourd’hui la circonscription administrative régionale qui abrite l’ancien royaume du Cayor. Ensuite, on l’appelle la capitale du rail or, comme on le sait, la question du ferroviaire a été un casus belli entre Lat Dior et le colonisateur. En effet, en 1879, le résistant à la pénétration française avait refusé de signer la convention du chemin de fer Dakar–Saint-Louis, qui impliquait une cession gratuite des terrains et la fourniture de la main-d’œuvre. Le Damel s’était opposé aux travaux et avait interdit à ses sujets de cultiver de l’arachide pour contraindre les Français à partir. De cet épisode est parti le mythe de son cheval « Malaw » qui refuse de traverser le rail.Sur le plan historique, ériger cette statue n’est pas saugrenu. Lat Dior fut un roi dont l’histoire est transversale.
De son Cayor natal en passant par le Sine, jusque dans le Rip, il a toujours défendu le sens du patriotisme, élevant au rang le plus haut possible l’esprit du sacrifice, du courage, mais aussi le commun vouloir de vivre ensemble qui est le fondement d’un royaume, d’un État. Chef de guerre « Thieddo » intrépide qui accéda au trône à l’âge de 16 ans seulement, Lat Dior a prouvé aux troupes coloniales qu’il ne céderait pas si facilement sa patrie, son territoire. Question d’honneur. Ainsi, pendant une vingtaine d’années, il leur livra des batailles mémorables comme celle de NgolNgol – où il a défait les troupes coloniales françaises – de Loro ou encore de Mékhé. Ensuite, durant son exil, il a continué à combattre les Français aux côtés notamment de l’Almamy du Rip, Maba Diakhou Bâ. Lat Dior a notamment pris part à la mythique bataille de PaosKoto au cours de laquelle l’armée coloniale française a été battue à plate couture.
Bien qu’il soit « Thieddo », le Damel du Cayor a toujours su nouer des alliances stratégiques avec les marabouts. Outre Maba Diakhou Bâ, il a tissé des liens étroits avec le père de Serigne Touba, Mame Mor Anta Salli. 138 ans après sa mort, cette statue en son honneur aura le mérite de revivifier sa mémoire, afin que ses faits d’armes et les valeurs qu’il défendait continuent d’inspirer la jeunesse et d’irradier la marche du pays.
PAR Majib Sène
MAMADOU LAMINE LOUM, UN GRAND COMMIS DE L'ÉTAT
Homme de méthode, de principe et d'engagement patriotique sans tâche, il chemine droit avec un cœur qui bat toujours à gauche, fatalement comme un lit d'espérance
Ceux qui ont l'habitude de fréquenter les arcanes du ministère de l'Économie et des Finances, ont souvent entendu parler de cet homme, un orfèvre des Finances. Né en plein cœur du Sine, précisément à Mboss dans la région de Fatick en 1952, il est un modèle de citoyen qui fait honneur à son pays.
Avec un brillant cursus scolaire et universitaire qui s'acheva à l'école d'administration et de magistrature, il est promu haut cadre des Finances. Il a gravi tous les échelons de ce ministère avant d'être nommé trésorier général, secrétaire d'État au budget, ministre des Finances et cerise sur le gâteau, Premier ministre du Sénégal en remplacement de Habib Thiam en 1998.
D'une grande intelligence, sobre et travailleur forcené, il a accompli ses différentes missions avec un succès digne des bâtisseurs d'empires. J'ai eu le privilège de le croiser dans les conseils interministériels et chaque fois il a fait sensation avec une maîtrise parfaite des grands dossiers économiques et financiers qu'il avait en charge.
Durant son magistère, il a réussi à faire redresser l'économie fortement agressée par l'effroyable ajustement structurel consécutif à la dévaluation du franc CFA. Sa sérénité trouve toute son implication dans les situations difficiles qu'il savait affronter dans des attitudes frontistes à l'image de nos paladins d'autrefois.
Issu d'une famille qui place l'honneur et la dignité au plus haut point, Mamadou lamine Loum se positionne comme un veilleur et un éveilleur de conscience dans une société souvent minée par des excès et des contradictions regrettables.
Homme de méthode, de principe et d'engagement patriotique sans tâche, il chemine droit avec un cœur qui bat toujours à gauche, fatalement comme un lit d'espérance. Irréprochable dans l'accomplissement de ses devoirs, il montre l'exemple d'un grand commis de l'État intègre avec la seule ambition de servir et toujours de bien servir son pays d'appartenance.
Son parcours de grand serviteur de l'État est parsemé de gloire sans aucun nœud de fragilité. Qu'il trouve ici l'expression de ma profonde et affectueuse sympathie.
par Mame Aby Seye
DONNER AUX JEUNES LES MOYENS D’AGIR
À l'heure où le continent compte près de 400 millions de jeunes entre 15 et 35 ans, l'expérience kényane de cartographie d'une bidonville baptisée Map Kibera pourrait bien tracer la voie d'une révolution continentale
L'Afrique, terre de jeunesse et d’opportunités Avec près de "400 millions de jeunes" âgés de 15 à 35 ans, l’Afrique dispose d’un atout stratégique unique. Pourtant, ce potentiel reste sous-exploité. Comment les intégrer pleinement dans les transformations durables ?
Map Kibera : la preuve par l’action
À Kibera, plus grand bidonville d’Afrique (500 000 habitants, Nairobi), l’initiative Map Kibera montre l’impact d’une jeunesse engagée.
En cartographiant, les infrastructures locales (écoles, centres de santé, sécurité), des jeunes ont permis :
- Une meilleure planification locale,
- La création d’activités économiques,
- Une lutte coordonnée contre l’insécurité.
Cette approche participative a réuni jeunes, autorités et populations autour d’une vision commune pour améliorer leur cadre de vie.
Des outils pour un vrai changement
Grâce aux technologies numériques et aux systèmes d’information géographique (SIG), les jeunes de Kibera ont acquis des compétences concrètes, devenant de véritables acteurs du changement et renforçant la cohésion sociale.
Le défi : la pérennité
Un tel modèle doit être "autonome" et s'appuyer sur une implication large dès le départ. Si Map Kibera a débuté avec 13 jeunes représentants des villages, une mobilisation plus large permettrait d’étendre son impact et d’assurer une appropriation durable.
Inspirer pour transformer
Map Kibera Trust prouve que la jeunesse peut être le moteur de solutions innovantes et inspirer d’autres communautés. Mais pour aller plus loin, les jeunes doivent être formés, responsabilisés et encouragés à prendre leur place dans les décisions stratégiques.
...Alors, comment reproduire ce type de réussite ailleurs en Afrique ?
PAR Papa S. Traoré
L’ESPRIT DE LA CONSTITUTION SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
La pertinence devait commencer à la base, c’est-à-dire apporter une définition neutre et impartiale du journaliste y compris les professionnels des médias selon les références séduisantes, jugées crédibles du présent code de la presse
L’esprit de la constitution du Sénégal, à son article 10, considère la liberté d’opinion comme sacré enfant gâté et intouchable selon les moyens et formes d’expression bien définis.
Article 10 -: « Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement des opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public ».
Dans cette même dynamique s’ajoute l’article 11 certifiant que
- « la création d’un organe de Presse pour l’information politique, économique, culturelle, sportive, sociale, récréative ou scientifique est libre et n’est soumise à aucune autorisation préalable ».
À cet effet, l’article 4 du chapitre 3, de la section première, du premier paragraphe, du présent code de la presse sénégalaise, défini le journaliste et le professionnel des médias comme « toute personne diplômée d’une école de journalisme reconnue par l’État…»
Assainir les écoles du journalisme avant tout
Mais, sur la base des effets paradoxaux, se fonde une triste réalité incontestable. Combien d’écoles de journalisme dites non reconnues, produisent un nombre explosif de journalistes reconnus à tout niveau. Donc la question préalable, c’est de contrôler la reconnaissance des écoles d’abord.
Combien d’écoles de journalisme reconnues y compris l’école mère, en l’occurrence ‘’CESTI’’, forgent des journalistes jugés non reconnus par le fameux système qui promeut la croissance des journalistes dépendants d’une ligne éditoriale. Ici, repose un problème majeur enterré jusqu’à l’infini.
Assainir le secteur, mais par où commencer ?
Qu’en est-il du journalisme indépendant qui n’arrive pas à charmer l’esprit du code de la presse. Ce dernier était juste initié pour protéger certains bourgeois du secteur au détriment des vulnérables. La culture entrepreneuriale n’est ni promue ni encouragée pour certains.
En principe, le journaliste est en parfaite harmonie en la collecte au traitement et à la diffusion de l’information.
Le support dépend de son moyen légal qu’il dispose. L’internet en est une parfaite illustration. Le système de reconnaissance des entreprises de Presse reconnues, initié par le (MCTN) de la république démocratique du Sénégal est susceptible de critique et d’altération.
La presse est par essence, résultat d’une prouesse exaltante, issue de la liberté d’expression sans porter atteinte à l’honneur de X ou de Y. L’esprit de liberté se conjugue au présent dit engagé et à la première personne du singulier.
Combien de soi-disant journalistes, depuis des années, usurpent cette fonction et qui bénéficiaient de toute part privilégiée, parce qu’ils sont à la base des partiaux. Comment peut-on concevoir le militantisme et la partisanerie dans le journalisme ?
Combien de journalistes marginaux, respectent les principes d’éthique et de la déontologie et qui en retour ne gagnent que du feu rouge. Privés de toute sorte de considération sociale et de chance équitable.
En outre, la soi-disant logique d’‘’ assainir le secteur ‘’, épousée par nos autorités de régulation n’est qu’une fausse-couche, anticipée par des inconnus de la nation des journalistes.
En vérité, la pertinence devait commencer à la base, c’est-à-dire apporter une définition neutre et impartiale du journaliste y compris les professionnels des médias selon les références séduisantes, jugées crédibles du présent code de la presse.
Référant à l’article 4, la phrase continue, «…, dont l’activité principale, régulière et rétribuée consiste en la collecte au traitement et à la diffusion de l’information ».
Cette activité principale, destinée à la clairvoyance, n’est qu’une illusion perpétuelle accouchant des contradictions sur contradictions jusqu’à l’infini.
Cependant, la révision et la réforme du code s’annoncent partout comme intérêt supérieur inspirant tous. Contrant tout fourre-tout et tout préjugé attardant le rythme de toute sorte.
En définitive, Le contrôle neutre et impartial du secteur, la réorganisation, la reconstruction , la réforme et l’appui des fonds constituent une parfaite connaissance légaliste prête et apte à répondre aux attentes.
par Assane Seck
CE QUE LES INDUSTRIES ENDOGENES PEUVENT CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
Nous entendons par industries endogènes une industrie qui utilise des produits locaux, les transforme et les commercialise au niveau national puis international le cas échéant, respecte les dispositions juridiques environnementales et climatiques
Nous entendons par industries endogènes une industrie qui utilise des produits locaux, les transforme et les commercialise au niveau national puis international le cas échéant, respecte les dispositions juridiques environnementales et climatiques. Ces industries non seulement créent des emplois, des revenus mais luttent contre le lourd fardeau de la dette car exportent plus qu’elles n’importent. Une monnaie forte lutte contre le lourd fardeau de la dette, des industries endogènes y contribuent aussi par la réduction drastique d’importations budgétivores, très budgétivores. Nous essayons de donner des exemples d’industries endogènes.
1. L’Arachide
Suivant la littérature, parmi les principaux pays producteurs d’arachide dans le monde nous avons : la Chine, l’Inde, le Nigéria, les États-Unis, l’Indonésie, le Soudan, le Sénégal. En Afrique, toujours suivant la littérature, plus de 40 pays produisent de l’arachide et les 10 premiers producteurs selon la littérature sont par ordre décroissant : Nigéria, Soudan, Sénégal, Ghana, Tchad, Mali, Burkina Faso, Niger, Cote d’Ivoire.
Les huileries publiques et privées créent des emplois et des revenus en embauchant des travailleurs et en achetant les productions agricoles des agriculteurs. Pour limiter le lourd fardeau de la dette dû à l’importation d’huile alimentaire, l’objectif doit être de satisfaire la consommation locale, l’autosuffisance alimentaire dont le besoin peut être annuellement estimé par les formules suivantes :
Consommation en litre par habitant et par jour X 365 jours X Population annuelle ou Consommation en litre par habitant et par an X Population annuelle.
L’objectif de création d’emplois et de revenus et de limitation du lourd fardeau de la dette dû à l’importation d’huile alimentaire peut être progressivement atteint si les huiliers publics ou privés, en plus d’acheter auprès des opérateurs stockeurs d’arachide, parallèlement cultivent leur propre arachide, achètent l’huile artisanale en vue de la raffiner. L’achat de l’huile d’arachide artisanale par les huiliers est fait dans beaucoup de pays producteurs d’arachide et surtout participe efficacement à la sécurité voire la sureté sanitaire des aliments. Un budget doit toujours être dégagé pour l’achat de l’huile artisanale d’arachide. En rapport avec les acteurs, un prix fixe sera fixé pour la vente aux huileries de l’huile artisanale. Les opérateurs de stockage de graines d’arachide pourraient aussi stocker l’huile artisanale d’arachide pour les huileries exclusivement parce que tout simplement la première destination de l’huile artisanale d’arachide doit être le raffinage. Si nécessaire les textes juridiques seront renforcés.
Sans abandonner les autres cultures agricoles habituelles, cet objectif de création d’emplois et de revenus et de limitation du lourd fardeau de la dette peut être atteint aussi en cultivant de l’arachide dans des zones qui n’étaient pas traditionnellement destinées à la culture de l’arachide. Au Sénégal toujours, les années passées, les huiliers avaient des problèmes aigus et chroniques pour avoir des graines d’arachide ce que les nouveaux gouvernants par des décisions éclairées sont entrain de corriger. Ces activités créent des emplois, des revenus et luttent contre le lourd fardeau de la dette.
2. Le riz
Suivant leur objectif très judicieux et éclairé de souveraineté alimentaire, d’autosuffisance alimentaire, des pays importateurs de riz comme le Sénégal sont appelés à vaincre les tyrannies alimentaires et financières d’importation du riz. Qui dit souveraineté alimentaire et autosuffisance alimentaire dit aussi consommation locale. Toujours au Sénégal, des zones comme la vallée, le Fouta, le Walo, la Casamance ont toujours été des bastions traditionnels de culture du riz local consommé localement aussi. Par exemple, le Walo étant le fief des femmes légendaires de Nder tant chantées par Pape Seck Serigne Dagana et le Star Band (de feu Ibra Kassé un des bâtisseurs de la musique sénégalaise), le Number One, Africando,…
3. L’anacarde
L’anacarde est à industrialiser en parfaite complémentarité avec la culture d’autosuffisance en riz par exemple.
4. Domestication de l’agriculture
De tout temps, l’être humain a toujours cohabité avec l’agriculture par les jardins privés ou publics, les arbres fruitiers, la verdure,…. Avec l’ingénierie agricole, il existe des microjardins, des composteurs ou microcomposteurs pour, entre autres, des cultures vivrières, de rente.
La production arachidière, de l’anacarde et autres produits agricoles ne peut-elle pas être domestiquée aussi par les ménages, toute localité grâce au microjardinage puis le méso et le macrojardinage ? Avec les changements climatiques, cette végétation fait partie des puits à carbone grâce à la photosynthèse (absorption de gaz carbonique et rejet d’oxygène).
Mais cette domestication de l’agriculture ne doit pas favoriser le développement des moustiques. Qui dit moustique dit gîte larvaire par les cultures de plantes à larves, un usage inapproprié des déchets réutilisés (comme les pneus) ou réemployés en agriculture. Selon Robert (2024) « Quand on fait une recherche sur la lutte antimoustique, on voit que le moustique serait l’animal le plus dangereux au monde responsable de 725 000 décès humains chaque année.»
En attendant d’éradiquer les moustiques, ils doivent être contrôlés par la lutte, entre autres, contre les gites larvaires dans les domiciles et en dehors des domiciles, par l’usage de matériaux imprégnés (moustiquaires, rideaux,….) toutes les nuits, toute l’année et par toute la famille (les 3T).Les services techniques compétents sont outillés pour faire la réimprégnation des matériaux à imprégner le cas échéant.
5. Le lait
Des industries endogènes pourront transformer le lait brut en produits finis suivant les besoins à satisfaire.
6. Le poisson
En plus des poissons de mer, la Chine montre la voie d’autosuffisance alimentaire en poisson par le développement de son aquaculture, sa pisciculture
7. Le pétrole
A terme (court, moyen ou long), le pétrole brut est raffiné par les industries endogènes des pays producteurs.
8. Les ressources minières
Comme le pétrole, à terme (court, moyen ou long), les ressources minières se valorisent en produit fini optimal par les industries endogènes des pays producteurs.
9. Etc.
10. One Health
Toutes ces activités sont à combiner avec le One Health .Le One Health peut être considéré comme étant la préservation de la santé par une gestion combinée de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale. Prévenir vaut mieux que guérir Une industrie endogène fait des activités en fonction des réalités locales. Avec les développements ou les réhabilitations ou les redynamisations continus des infrastructures routières et ferroviaires, ces industries se consolideront davantage. Que 2025 soit une année d’éclosion ou de développement d’industries endogènes en Afrique !
PAR Jean Pierre Corréa
SUNUGAL NDIAYE
EXCLUSIF SENEPLUS - Plus de la moitié des personnes âgées de 18‐60 ans ne sont pas scolarisés, mais sont certains de tout savoir, et souvent d’ailleurs, même les scolarisés ne comprennent pas… ce qu’ils savent
Le Sénégal, c’est connu, est le centre du monde… Mieux, il est même hors du monde. Quand vous vous étonnez d’une situation incongrue, que vous en perdez vos nerfs, il y a toujours à côté de vous un Sénégalais, impassible, totalement détendu du cortex, qui vous assène un « fi sénégal la » … Sous-entendu… « Ne me fatigue pas avec ta norme, nous on est à côté de la planète. D’ailleurs, notre pays devrait s’appeler Le-ça-m’est-égal ». Quel « DIOMAGE » !!!
Nous sommes 17 millions, dont plus de la moitié de femmes, donc nous sommes 8 millions et demi d’entraîneurs de football.
Le nombre de ménages au Sénégal, a une particularité, c’est que 8 ménages sur 10 ont pour chef un homme. Et vachement vigoureux notre Sénégalais ! Plus de 60% des ménages sont composés de plus de 10 individus. D’ailleurs quand dans le monde entier, on réfléchit en se grattant la tête, chez nous les hommes réfléchissent en se grattant avec concentration…euh… disons…les testicules. Tu m’étonnes qu’ils fassent des familles nombreuses, qu’il faut nourrir à bol de riz continus, puisque 58% des dépenses annuelles des ménages Sénégalais sont consacrées à l’alimentation.
Plus de la moitié des personnes âgées de 18‐60 ans ne sont pas scolarisés, mais sont certains de tout savoir, et souvent d’ailleurs, même les scolarisés ne comprennent pas… ce qu’ils savent… C’est pour cette raison que quand vous demandez à un Sénégalais comment il s’appelle, invariablement, il vous rétorquera « Qui ? Moi ? », respectant la légende qui raconte qu’un Sénégalais répond toujours à une question, par une autre question.
La population adulte est majoritairement mariée à 73,8% contre 17,8% de célibataires, mais comme les « deuxièmes bureaux » prospèrent et que l’adultère est le sport le mieux pratiqué au Sénégal, il n’est guère étonnant que l'espérance de vie moyenne des hommes, qui au bord du « burnes out », ne savent plus du coup où donner de la braguette, est largement inférieure à celle des femmes.
C’est le signe d’une autre singularité sénégalaise : nos femmes ont un appétit sexuel qui nous ruine la santé… Un mythe s’effondre… Celui des hommes sénégalais héros des chambres à coucher ! Ne vous étonnez donc pas que LE PAYS DE LA TERANGA, pardon, de la PACHANGA, soit celui où l’on vend le plus de GORA KENG ET DE VIAGRA.
CQFD…
PAR PAPE MADE DIOUF
NE REPRODUISEZ PAS LES ERREURS DU PASSÉ
"Les inquiétudes sont nombreuses. Certains perçoivent, à tort ou à raison, une volonté déguisée de déloger Barthélémy Dias avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) pour s’approprier la gestion de Dakar."
iGFM - (Dakar) Dans le Sénégal d’aujourd’hui, où les citoyens aspirent à une démocratie exemplaire, les dirigeants doivent impérativement se hisser au-dessus des erreurs et des bassesses qui ont marqué les décennies passées.
Il serait regrettable de voir les pratiques injustes qui ont autrefois terni l’image de notre nation se perpétuer. Le cas de Khalifa Sall, privé de ses droits politiques dans des conditions controversées, demeure une plaie encore vive dans la mémoire collective. Réitérer une telle injustice, cette fois à l’encontre du Maire Barthélémy Dias, ne ferait qu’aggraver la défiance populaire envers nos institutions.
Une Nouvelle Gouvernance pour une Nouvelle Espérance
Aujourd’hui, l’heure est à l’équité et au respect des institutions. Les Sénégalais espèrent que leurs dirigeants incarnent une nouvelle vision politique, libérée des calculs partisans et des velléités de contrôle absolu. Les inquiétudes sont nombreuses. Certains perçoivent, à tort ou à raison, une volonté déguisée de déloger Barthélémy Dias avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) pour s’approprier la gestion de Dakar. Il est primordial que ces soupçons soient dissipés par des actes clairs, prouvant que l’intérêt général prime sur les ambitions personnelles.
Gouverner avec Vision, Non avec Envie
Le budget de la mairie de Dakar ne devrait pas être une source de convoitise. Un État fort se distingue par une vision globale, visant à garantir le développement équitable de toutes les régions, et non par une concentration des efforts sur la capitale. Comme le rappelle un sage, « L’envie des envieux n’ajoute rien à votre grandeur. » Une gouvernance éclairée consiste à se concentrer sur ses responsabilités nationales et à laisser les élus locaux assumer pleinement leurs missions.
Tourner la Page des Pratiques Obsolètes
Le Sénégal ne peut plus se permettre de revivre les méthodes du passé, où des postes électifs étaient arbitrairement retirés à des opposants, comme ce fut le cas pour Aïda Mbodj à Bambey sous le régime précédent. Ces pratiques doivent appartenir à un passé révolu, balayé par une jeunesse consciente des enjeux actuels et déterminée à bâtir un avenir différent. L’intérêt général doit l’emporter sur les querelles partisanes, car le Sénégal mérite une classe politique à la hauteur de ses attentes et de ses aspirations.
Une Opportunité de Faire Différence
Ce moment est crucial. Le gouvernement actuel a une occasion en or de démontrer qu’il incarne un nouveau départ, en élevant le débat et en gouvernant avec justice et intégrité. Il est temps de montrer que la démocratie sénégalaise peut briller non pas par ses luttes intestines, mais par sa capacité à respecter les institutions et à promouvoir une véritable unité nationale.
Ainsi, au lieu de reproduire les erreurs du passé, élevez-vous. Gouvernez pour tous, sans exclusive, et montrez que le Sénégal est prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire politique.
Par Kadialy GASSAMA,
POUR UNE TRANSFORMATION STRUCTURELLES URGENTE DU PARTI SOCIALISTE
La question existentielle fondamentale pour le parti historique qu’est le PS, lequel possède un patrimoine immatériel et matériel incommensurables, est relative à ses alliances stratégiques improductives
Les élections législatives anticipées du 17 Novembre 2024 ne sont que l’affirmation de la volonté de changement exprimée par le peuple sénégalais lors de l’élection présidentielle de Mars 2024. Nous remarquerons la courte période de sept mois qui sépare les deux élections, rendant impossible une modification appréciable du comportement de l’électorat, relativement au contexte politique qui avait prévalu à la présidentielle.
Les conditions d’une mauvaise perception sur la gouvernance démocratique économique et social du précédent régime par une bonne partie de l’opinion nationale étaient déjà perceptibles dès les élections locales de Février 2022 et législatives de Juillet 2022.La crise post covid à partir de 2021, l’inflation importée , les effets du changement climatique qui ont négativement impacté sur les conditions de vie et d’existence des populations (inondations), l’imbroglio entretenu sur le 3ème mandat presque pendant tout le quinquennat du président Macky Sall , ont favorisé la survenue d’une troisième alternance dans notre pays en Mars 2024.
Il s’y ajoute que la défaite de la coalition BBY en Mars 2024 a provoqué son émiettement et la dislocation de celle-ci, favorisant d’avantage le parti PASTEF privilégié par un système électoral majoritaire aux législatives. C’est pourquoi, nous avons assisté à un raz de marée du parti PASTEF à ces dîtes élections législatives par rapport aux scores obtenus à la présidentielle précédente.
De plus, l’imbroglio et l’opacité entretenu dans le processus décisionnel aboutissant à des investitures décriées par les camarades du PS , ainsi que le manque de cohésion, d’engouement, de dynamisme et de performance de la coalition Jaam ak Niarin, ont indubitablement contribué à une contre-performance remarquable de cette coalition au cours des législatives.
En vertu de ces considérations le PS ne devrait pas s’attarder sur une quelconque évaluation, mais, devrait plutôt se projeter sur l’avenir, pour apporter les transformations nécessaires et urgentes à cette formation politique historique afin de constituer l’alternative crédible et le rempart contre le régime populiste en place qui finira inéluctablement de décevoir la communauté nationale, toutes choses restant égales par ailleurs .Pour ce faire, il est impérieux de mettre en place un comité politique stratégique transitoire chargé de proposer des réformes structurelles pour un parti rénové, susceptible de catalyser et de prendre en charge les aspirations des populations sénégalaises.
La question existentielle fondamentale pour le parti historique qu’est le PS, lequel possède un patrimoine immatériel et matériel incommensurables, est relative à ses alliances stratégiques improductives.
Ayant perdu le pouvoir en 2000 et étant le socle sur lequel l’opposition a renversé le pouvoir du président Abdoulaye Wade en 2012, le PS a commencé à connaitre sa déliquescence structurelle (ainsi que les autres formations de gauche) à partir de son immersion dans BBY, jusqu’à la troisième alternance dans notre pays en 2024. La question des alliances est une question existentielle fondamentale à laquelle les erreurs politiques sont dévastatrices.
Le moment est venu pour le PS de rependre son autonomie, de revenir à l’appropriation au développement de sa propre personnalité, de réctiver le flambeau socialiste vers des mutations et transformations de ses structures afin de constituer l’alternative crédible susceptible d’améliorer tangiblement les conditions de vie et d’existence des populations.
par Abdoul Aziz Diop
MULTIPLE PHOTOS
QUAND LA VAR ÉCLAIRE LA SCIENCE POLITIQUE ET LE DROIT
La géométrie du pouvoir est implacable : hier, Sonko s'opposait à la radiation de Barth, estimant que 'le peuple l'a choisi, assassin ou pas'. Aujourd'hui, la même Constitution dessine une ligne droite entre son élection et sa destitution
« La politique n’est pas une morale appliquée ; elle est la morale elle-même. » - Hegel (1770-1831)
La politique a précédé la religion. Les religions, l’islam compris, n’ont pas modifié ce qui, dans la politique, est conforme au « Bien » et à l’intérêt général ou universel. La science politique permet, elle, de conquérir les faits politiques sur les préjugés, de les constater et de les construire par la pensée. La science politique éclaire le droit quand l’interprétation de celui-ci divise la communauté scientifique.
Bon nombre de théories politiques tirent leurs ressources des sciences exactes comme les mathématiques. C’est notamment le cas en analyse de contenu du discours politique dont les principales caractéristiques sont énoncées en s’appuyant sur les propriétés mathématiques des relations comme la réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité.
Le pouvoir, objet de toutes les convoitises, renvoie à une relation dont les éléments constitutifs sont le Détenteur du pouvoir - le président à titre d’exemple -, le Destinataire du pouvoir - le peuple sur lequel s’exerce l’acte de pouvoir détenu par le président -, et surtout le Domaine du pouvoir, la Constitution dont le respect des dispositions rend acceptable l’exercice du pouvoir.
Une des propriétés mathématiques du Domaine du pouvoir est d’être un ensemble convexe. Autrement dit, « chaque fois qu'on y prend deux points X et Y, le segment [X, Y] qui les joint y est entièrement contenu. » (Voir figure en illustration du texte).
La loi fondamentale - la Constitution de la République - est un ensemble convexe. Il n’est pas possible de la parcourir du préambule qui en fait bien partie au dernier article sans emprunter un chemin dont tous les points, c’est-à-dire toutes les dispositions, sont dans le texte fondamental ou totalement conforme au texte dans sa lettre et son esprit.
De la radiation du député élu Barthélémy Dias
En vertu du dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution, « le membre “de l’Assemblée nationale” qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des parlementaires sur demande du Ministre de la Justice. »
De l’élection du maire de Dakar (point A) à sa radiation (point B), aucun des points du segment [A,B] ne déroge à la loi fondamentale, lui conférant sa convexité par l’exemple. Il ne fait néanmoins aucun doute que la « demande du ministre de la Justice » n’est pas impérative, ce qui veut dire que « le membre “de l’Assemblée nationale” qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive [n’est] radié de la liste des parlementaires [que] sur demande du ministre de la Justice.» Cette reformulation, équivalente à celle de l’article 61, n’affecte pas non la convexité de la Constitution. Elle ne rend pas non plus impérative la « demande du ministre de la Justice.» En faisant une lumineuse incursion dans les Mathématiques, la science politique éclaire le droit, et non l’inverse, par ses ressources additionnelles.
Une ressource additionnelle est la ressource tirée par le politicologue du fait politique majeur qu’est l’arbitrage vidéo - Video Assistant Referee (VAR) - qui permet d’exhumer les dires enfouis pour éclairer le présent. Écoutons alors Ousmane Sonko du temps où il s’opposait sans merci à son ennemi politique, l’ancien président Macky Sall. Nous citons Sonko :
« Je prends à témoin tous les Sénégalais en leur disant que Macky Sall est sur le point d’enlever à Barthélémy Dias ses mandats, chose à laquelle nous nous opposerons. Il (Macky) est déterminé, par l’instrumentalisation de la Justice, de mettre fin aux fonctions de maire de Dakar et de député à l’Assemblée nationale de Barthélémy Dias. C’est bien le peuple qui a choisi Barthélémy Dias, assassin ou pas, parmi plusieurs autres candidats comme maire de Dakar et député à l’Assemblée nationale. Personne, je dis bien personne, ne doit penser à lui enlever ses mandats. C’est une des violences que Macky Sall s’apprête à perpétrer. Mais à bon entendeur salut. » - Fin de citation -
Ces paroles, oubliées ou foulées aux pieds par Ousmane Sonko, ont-elles dissuadé l’ancien président Sall ? La réponse est non dès lors que le silence de l’ancien président et celui de son ministre de la Justice étaient fondés en droit du fait du caractère non impératif du dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution.
On voit bien ici que l’idée que la politique serait autre chose qu’une morale temporelle ou spirituelle et serait antinomique à la science est une conséquence désastreuse de l’anti-intellectualisme des patrons et des militants et sympathisants des partis politiques sénégalais et du contrôle au Sénégal des canaux médiatiques, dont les réseaux sociaux, par des émetteurs profanes de paroles, d’images et de vidéos.
Contre toute attente, l’arbitrage vidéo - la fameuse VAR - est tout ce dont dispose aujourd’hui la science politique pour éclairer le droit dont les pires ennemis d’hier découvrent les vertus et s’en servent sans modération.
La géométrie du pouvoir est implacable : hier, Sonko s'opposait à la radiation de Barth, estimant que 'le peuple l'a choisi, assassin ou pas'. Aujourd'hui, la même Constitution dessine une ligne droite entre son élection et sa destitution