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5 avril 2025
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LE VAUDOU, UNE RELIGION MAIS AUSSI UNE CULTURE
De son expérience personnelle d'initié, Philippe Charlier, anthropologue et directeur de la recherche au musée du Quai Branly a tiré un livre qui ouvre sur un monde fascinant - ENTRETIEN
Le Point Afrique |
Sylvie Rantrua |
Publication 11/01/2023
Bénin, le 10 janvier, c'est la fête nationale du vaudou. Un jour férié, pour célébrer le culte des divinités de la nature et les ancêtres. Accompagnés de tambours, Hèviosso, dieu du tonnerre, Sakapta, dieu de la terre, Mami Wata, déesse de la mer, les impressionnants Zangbeto, les gardiens de la nuit, et bien d'autres seront de sortie. Ce festival accueille bien sûr les pratiquants du culte, les initiés, mais aussi nombre de visiteurs venus d'Afrique, d'Europe mais aussi des Caraïbes et des Amériques, venus découvrir le vaudou dans son pays d'origine.
Pour mieux comprendre le vaudou, et en particulier le vaudou-béninois, nous avons rencontré Philippe Charlier, directeur du département de la recherche et de l'enseignement au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, mais aussi médecin légiste, anthropologue et archéologue. Scientifique, il interroge le visible et l'invisible. Le vaudou le passionne. À force de poser des questions à chacun de ses voyages en terres béninoises, des responsables du culte lui ont proposé d'être initié. Une expérience qu'il raconte dans un livre, Vaudou : l'homme, la nature et les dieux (collection Terre Humaine, Plon, 2020)*, sans toutefois en relever des secrets interdits, mais en expliquant sans vulgarisation excessive mais avec force et clarté la religion vaudoue basée sur une continuité entre les vivants, la nature et les morts. Il s'est confié au Point Afrique.
Le Point Afrique : Le Bénin est présenté comme la terre d'origine du vaudou. Quelles sont les racines de cette religion et comment a-t-elle évolué au fil du temps ?
Le vaudou est historiquement connu depuis le XVIIe siècle, mais il est vraisemblable qu'il soit apparu antérieurement, peut-être vers le XIVe ou XVe siècle. C'est justement tout l'intérêt de l'archéologie sur un territoire comme celui d'Abomey, avec des fouilles dans les palais des rois Glélé, Ghézo et Béhanzin, pour tenter de remonter aux racines du vaudou et à ses origines.
C'est une religion qui a évolué avec des courants migratoires, des conquêtes militaires et des mouvements liés aux communautés marchandes. On sait que le vaudou est probablement issu d'une tradition du Nigeria, qui est passée au Togo, qui est revenue au Bénin dans un mouvement de spirale. Il faut comprendre que le vaudou est une culture doublée d'une religion, et cette religion est protéiforme, polymorphe. Chaque fois qu'un roi d'Abomey, d'Allada, de Porto Novo ou d'une autre cité faisait la conquête d'une nouvelle cité ou d'un peuple, il récupérait son vodoun, c'est-à-dire sa divinité, et l'incorporait à son propre panthéon. Ceci explique le fait que l'on n'ait pas exactement les mêmes divinités vaudoues selon les lieux. Il y a toujours des petites divinités secondaires qui sont soit des divinités locales « absorbées », soit des divinités conquises, parfois apportées par des mariages : quand un roi d'Abomey épouse une princesse extérieure (par exemple originaire d'Ifé, au Nigeria), celle-ci vient avec ses secrets et ses fétiches (les vodouns sont alors incorporés au panthéon local et augmentent le pouvoir spirituel du royaume).
Le vaudou est basé sur des concepts généraux et une métaphysique propre, avec une organisation du monde par des rituels, des lignes de force. À l'origine, il y a une divinité unique qui a créé le monde, puis s'est retirée loin de tout. L'énergie s'est ensuite cristallisée dans des lieux sacrés, ou des divinités auprès desquelles il est possible de demander intercession. Mais ce ne sont pas tout à fait les mêmes dieux ni les mêmes morphologies, symboles ou rituels qui vont être utilisés à tel ou tel endroit. Le vaudou, que l'on appelle « vaudou béninois », a évolué au cours du temps, avec les conquêtes du XVIIe au XIXe siècle. Il est également dynamique dans son organisation, et présente un caractère évolutif dans le temps et l'espace.
Quelle fonction occupe le vaudou dans la société béninoise ?
Le vaudou est véritablement le ciment de la société béninoise, togolaise et de la zone de la frontière Bénin-Nigeria, zone de culture yoruba, plus traditionnelle et moins islamisée. C'est le ciment dans le sens où le vaudou organise deux équilibres, deux harmonies : une première entre les humains et la nature, sachant que la nature est divinisée et respectée. C'est l'émanation de divinités, voire des divinités elles-mêmes : une source sacrée, une montagne, une forêt sacrée, une esplanade consacrée au culte des ancêtres... Tout cet espace est ritualisé. Cet équilibre entre l'homme et la nature explique certains phénomènes comme la foudre, les débordements de fleuve, des sources qui ne tarissent pas... Chaque site sacré, chaque élément de la nature, chaque lieu autour d'un temple vaudou est une zone sacrée. La nature n'est pas vue comme un territoire inerte mais plutôt vivant où réside une force surnaturelle. C'est une valeur fondamentale. La nature est divine. On ne pollue pas. On utilise beaucoup plus de matériaux périssables qui se dégradent. Il existe une sorte d'écologie naturelle dans le vaudou.
Le second équilibre, c'est l'harmonie entre les hommes et les ancêtres, et l'équilibre entre les différentes strates de la société, les nantis comme les plus humbles, mais également entre les anciens et les plus jeunes. Le vaudou permet d'organiser la société, de faire le lien entre les différents individus qui la composent, comme les différents grains du fruit d'une grenade. Cela donne du sens au positionnement de chaque individu dans la nature et de chaque individu dans la société. On considère ainsi le vaudou autant comme une religion que comme une culture. On peut très bien être de religion catholique, mais appartenir encore à la culture vaudoue, qui est une sorte de façon de vivre, de penser et d'organiser la vie qui n'est pas forcément antinomique des religions du livre (islam, christianisme, judaïsme). Pour cette raison, le vaudou est extrêmement important dans la culture béninoise, mais aussi togolaise et de la frontière nigériane.
Observe-t-on une sorte de concurrence entre le vaudou et les religions du livre ?
Oui, bien sûr, cette concurrence existe, notamment avec les églises évangéliques, les nouvelles églises de Dieu néo-protestantes d'inspiration locale ou américaine, mais aussi les musulmans fondamentalistes qui mènent une vraie guerre de religion. Le vaudou se répartit principalement dans les 250 à 300 kilomètres au sud du Bénin où l'on relève ponctuellement des exactions contre les sanctuaires ou la communauté vaudoue.
En Haïti, en revanche, se déroule une vraie guerre de religion contre les vaudouisants, non pas du fait des catholiques romains, mais plutôt par des néo-protestants américains. Des temples sont incendiés, une véritable cabale est menée contre le vaudou, étiqueté de sorcellerie, même si ce n'est pas le cas.
Au Bénin, heureusement, il n'y a pas de guerre de religion, mais ponctuellement, quelques attaques sont menées contre des temples vaudous et des critiques acerbes sont émises dans les journaux, vis à vis de hauts notables du vaudou, accusés de tel ou tel maux, généralement fallacieux. Ce n'est pas encore organisé et généralisé comme cela est le cas en Haïti.
Cette concurrence ne devrait pas exister. La bireligiosité est assez fréquente, finalement (on le voit ici à travers certains objets du musée du quai Branly-Jacques Chirac), et l'on peut très bien appartenir à deux religions sans que cela ne pose le moindre problème. Deux dieux valent mieux qu'un. On est toujours mieux protégé ! Deux religions permettent de trouver plus de réponses aux questions que l'on peut se poser dans la vie quotidienne et notamment sur le plan métaphysique...
Le 10 janvier, le Bénin organise la Fête nationale du vaudou. Cet événement existe-t-il depuis longtemps ? Quelle est sa portée, son intérêt ? Le gouvernement béninois met-il cette fête en avant pour des raisons culturelles et touristiques ?
De mémoire, cela fait près de trente ans que la fête du vaudou – et des religions traditionnelles, l'épithète a été rajoutée récemment – existe. Associer les autres religions traditionnelles, non étiquetées « vaudou », pratiquées au Bénin, mais aussi dans des pays limitrophes ou plus lointains, permet d'élargir et de rallier plus de personnes autour de cette fête. Ainsi, on retrouve des Bamiléké du Cameroun qui viennent présenter les particularités de leur religion traditionnelle, qui n'a rien à voir avec le vaudou, mais également des vaudouisants d'outre-Atlantique. Un vaudou syncrétique, qui a été modifié avec le christianisme, en l'occurrence le catholicisme romain inculqué de force aux esclaves pendant le trajet dans les cales des bateaux négriers et qui a donné le vaudou haïtien, le candomblé au Brésil, la santeria à Cuba, le quimbois dans les Grandes Antilles, etc. Cette fête permet de relier les communautés, de part et d'autre des voies de l'esclavage (« l'Atlantique noir »), de mettre en évidence les fondamentaux qui existent entre ces religions.
Le sentiment qui ressort de cette fête est une grande fierté de porter encore ces valeurs traditionnelles. Elles ont toutes leurs sens dans le monde contemporain du XXIe siècle, car toutes les questions ne sont pas répondues par les religions du livre, le bouddhisme, l'hindouisme, etc. De plus, ces religions sont en danger, attaquées. Il est important de les protéger.
L'argument touristique et culturel de cette fête est également évident. Le président du Bénin, Patrice Talon, ne s'en cache pas, au contraire ; il en a fait un des chevaux de bataille de sa deuxième présidence : utiliser (dans le bon sens du terme) la culture vaudoue comme un faire-valoir touristique du pays avec la création de musées, dont le Musée des rois d'Abomey et de l'Épopée des Amazones, le Musée commémoratif et mémoriel de l'esclavage, et le Musée du vaudou qui présentera toutes les caractéristiques de cette religion à destination des touristes et de la population locale, comme une sorte de conservatoire de ce savoir. C'est important de parler de la culture vaudoue et pas seulement de la religion vaudoue.
Vous avez été initié il y a une quinzaine d'années. Comment avez-vous vécu cette expérience, quels sont les liens qui vous relient encore à cette expérience ?
Je n'ai pas été initié sur un coup de tête. Il existe des initiations touristiques qui durent une heure, ce sont des ersatz d'initiation, une expérience touristique plus qu'autre chose. Mon expérience a été beaucoup plus longue, doublée d'épreuves comme nombre initiations, avec une mort symbolique et une renaissance.
Cela m'a changé pour plusieurs raisons. Évidemment, je suis resté totalement cartésien, mais cela a changé ma vision du monde. Devant vous, dans ce bureau, vous avez beaucoup d'objets, des statues, des masques, des livres, des pipes (en cours d'étude) qui viennent d'un palais béninois. Rien de tout cela n'est inerte. Les cartes de vœux que vous avez devant vous, quand je les aurais signées, j'aurais mis un peu de moi dedans. Cela n'est pas une tournure d'esprit. Quand vous partirez à la fin de ce rendez-vous, c'est un peu de vous que vous aurez laissé, votre parfum, le sachet de sucre, la chaleur sur votre siège. On laisse toujours une trace de soi. On peut avoir une vision médico-légale, comme Edmont Locard qui parlait de la théorie « des transferts » (tout corps au contact d'un autre corps transfère une partie de lui-même, et vice-versa). Cette vision médico-légale peut se doubler d'une vision métaphysique : la nature entière est animée.
Cela m'a beaucoup aidé dans la compréhension d'objets du musée du quai Branly-Jacques Chirac, et dans la compréhension de faits archéologiques. Lorsque nous fouillons un site sacré avec mon collègue Didier N'Dah, de l'université d'Abomey Calavy, dans les palais des rois à Abomey, cela m'aide à comprendre tel ou tel rituel au passage d'une porte, la consécration d'un tombeau ou d'un temple du souvenir, là où des offrandes ont été faites. Le fait d'avoir été initié me permet de mieux les percevoir, et les décrypter.
Sans révéler des secrets d'initiation, dans la compréhension du quotidien, cela m'aide beaucoup. Je ne vois plus le monde d'une façon inerte et froide, comme auparavant. Pour moi, le monde est rempli d'une énergie circulante, de courants et de forces qui naviguent, et quelques autres qui sont cristallisés. Dans ce bureau, cela peut être focalisé dans ce vêtement d'une ethnie Miao provenant du Vietnam, dans ce bouclier de Bornéo, ou dans ce vêtement de sortie de la forêt sacrée d'un roi Bamiléké du Cameroun... Chacun de ces objets est porteur d'une force, complètement amoindrie car les rituels n'ont pas été entretenus. Mais ce ne sont pas des objets inertes.
Le vaudou véhicule souvent des images négatives et une mauvaise réputation liée à la sorcellerie. Certaines personnes n'hésitent pas à utiliser des fétiches vaudous pour contraindre des personnes à agir contre leur gré comme c'est le cas en Suisse dans un procès relatif à des cas de prostitution forcée, sous la menace de fétiches vaudous.
Lorsqu'on parle de la sorcellerie vaudoue en France, la première image qui vient ce sont les poupées vaudoues, qui n'existent pas dans le vaudou béninois mais à Haïti, où il s'agit d'ailleurs d'une pratique magique de sorcellerie qui est marginale par rapport au vaudou. Dans toutes les religions (catholique, luthérienne, islam, judaïsme et même le bouddhisme), une partie marginale dérive sur de la sorcellerie en utilisant les codes de la religion. Des poupées vaudoues, vous en retrouvez dans la sorcellerie haïtienne mais aussi française : allez au cimetière du Père-Lachaise ou dans le Berry, vous verrez des poupées vaudoues, non pas fabriquées par des vaudouisants, mais par de pseudo-sorcièr(e)s qui utilisent des codes catholiques. Avec une collègue bengali, nous sommes en train d'écrire un article sur le sujet : il existe aussi la même sorte de poupée d'exécration au Rajasthan… et les mêmes existaient en Grèce et à Rome dans l'Antiquité ! C'est finalement assez commun sauf que, pour le coup, il n'y en a pas au Bénin. En revanche, la sorcellerie vaudoue existe, mais cela ne fait pas partie de la religion. Aucune religion ne recommande la pratique de la sorcellerie. Malgré tout, c'est ce qui fait que l'on connaît – négativement – le vaudou.
D'autres personnes critiquent le vaudou à cause des sacrifices d'animaux et notamment des poulets. C'est vrai, la vie d'un poulet en Afrique subsaharienne n'est pas forcément une belle vie, en tout cas cela ne se termine souvent pas bien. Le sacrifice fait partie du principe même de la vitalité des fétiches, la vitalité de l'animal étant transférée par ce sang vif et déposée sur l'autel. L'animal sacrifié est mangé, il n'y a pas de sacrifice « gratuit » de l'animal et sa vie n'est jamais « gâchée ».
Le sacrifice sanglant fait partie du rituel. Parfois, ce n'est pas un coq ni un poulet, mais un bœuf, une chèvre, ou d'autres animaux. Il n'y a pas de sacrifices humains. Cela a pu exister dans les périodes anciennes, aux XVIIe et XVIIIe siècles. On sait qu'il y a eu des sacrifices humains au XIXe siècle sous les rois Glélé et Ghézo, qui présentaient déjà un caractère exceptionnel : lors des grandes coutumes, des prisonniers ou des adversaires capturés étaient décapités, et leur sang était utilisé pour construire des monuments. Évidemment avec un caractère magico-religieux.
Les opposants et les contradicteurs religieux diront que l'on sacrifie des enfants, que les femmes enceintes sont mises à mort, etc. On dit la même chose pour les francs-maçons en France ou ailleurs. Cela fait partie des poncifs utilisés pour critiquer. Cela n'est pourtant pas le cas, ni au Bénin ni à Haïti.
Maintenant, il y a une dernière chose : le pouvoir et la crainte suscités par certains fétiches. Nous sommes du côté de la sorcellerie et non de la religion elle-même. Certains utilisent le pouvoir des vodouns pour faire le mal : forcer certaines personnes à voler, à commettre des crimes et/ou à se prostituer. Aucune religion ne vise à la prostitution de ces membres. Si ce type d'abus peut se dérouler sur place comme à l'étranger, une population dite « déplacée » devient plus vulnérable, avec l'idée de garder ses racines. C'est à nouveau un mésusage – criminel – de la religion.
VISITE DÉTERMINANTE DE ZELENSKY AUX USA
Décryptage de la venue du président et chef de guerre ukrainien à Washington ce mercredi 21 décembre avec René Lake sur VOA Afrique
Décryptage de la venue du président et chef de guerre ukrainien à Washington ce mercredi 21 décembre avec René Lake sur VOA Afrique.
TEXTE COLLECTIF
LIBÉREZ PAPE ALÉ NIANG
Nous signataires exigeons la libération immédiate de Pape Alé Niang et prenons position afin que la liberté de la presse, et toutes les libertés plus généralement, soient préservées, en ces temps troubles pour la démocratie
À l’heure où la liberté de la presse consubstantielle à la liberté d’expression est malmenée au Sénégal, nous signataires disons non. Non, à une démocratie dépouillée de sa substance.
Le droit du public à l’information ne doit pas obéir à l’agenda politique. Il ne doit souffrir d'aucune entrave. Le journaliste a le devoir d’informer sur tout sujet d’intérêt public.
C’est malheureusement cette mission qui vaut à Pape Alé Niang d’être incarcéré depuis le 6 novembre 2022 pour des accusations de "divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la défense nationale", "recel de documents administratifs et militaires" et "diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques". Autant d’artifices destinés à maquiller les faits, à la manière des démocraties d’apparat.
Nous signataires exigeons la libération immédiate de Pape Alé Niang et prenons position afin que la liberté de la presse, et toutes les libertés plus généralement, soient préservées, en ces temps troubles pour la démocratie.
Ci-dessous, la liste des premiers signataires par ordre chronologique. Vous pouvez signer cette pétition, en rajoutant votre nom et votre affiliation dans la fenêtre des commentaires.
René Lake, journaliste, administrateur de SenePlus.com
Fatou Sow, sociologue, CNRS
Abdou Salam Fall, sociologue, directeur de recherches des universités
Boubacar Boris Diop, écrivain
Edwy Plenel, journaliste, administrateur de Mediapart, Paris
Felwine Sarr, universitaire et écrivain
Koulsy Lamko, écrivain, poète et universitaire, Mexique
Mamadou Alpha Diallo, anthropologue, Universidade Federal de Integração Latino Américana, Brésil
Mohamed Mbougar Sarr, écrivain, romancier, prix Goncourt 2021, Paris
Alioune Tine, administrateur d’Africajom, ancien directeur régional Amnesty International
Amzat Boukari-Yabara, historien et écrivain, président Ligue Panafricaine
Chantal Ismé, universitaire, Maison d’Haiti à Montréal
Youssoupha Mbargan Guissé, philosophe, sociologue et chercheur à l’IPS
Mirielle Fanon Mendès-France, juriste, co-chair Fondation Frantz Fanon, Paris
Elgas, sociologue, journaliste, écrivain et enseignant, Paris
Cette œuvre entre dans le cadre de la campagne BU KO SAX JÉEM lancée le 10 octobre 2022 par le mouvement Y'en a marre.
Elle réunit une dizaine d'artistes rappeurs de différentes générations, et engagés.
La campagne vise à dissuader le président Macky Sall de toute tentative de violation de la Constitution du Sénégal en se présentant une troisième fois.
L'ITINÉRAIRE DE BOUBACAR BORIS DIOP
L'influence de Cheikh Anta Diop, les langues africaines et la littérature, le Prix Neustadt... L'auteur de "Murambi, le livre des ossements" répond à Eric Manirakiza de VOA Afrique - ENTRETIEN
VOA Afrique |
Eric Manirakiza |
Publication 08/11/2022
Boris Diop a reçu le 24 octobre 2022 le Neustadt, le prix international de littérature qui lui a été décerné dans l'Etat américain de l'Oklahoma. Dans un entretien exclusif à VOA Afrique, Boris raconte ce que le prix qu’il a reçu, équivalent du Nobel de littérature, représente pour lui.
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IDRIS DIAZ, UNE PASSION POUR LE SÉNÉGAL
Conseiller juridique de l'USAID pour l'Afrique de l'Ouest basé dans la capitale sénégalaise. En poste en Afghanistan, au Pakistan et en Inde également. De toutes les villes, Dakar était la plus proche de son coeur. Il y a vécu quatre années utiles
Idris Michael Diaz était une personne intelligente, curieuse et aimante qui a touché la vie des gens du monde entier. C'était un homme «d'âme» qui se souciait profondément de l'humanité, de sa famille et des nombreux amis qu'il chérissait et tenait à lui.
Idris est né Michael Anthony Diaz le 16 août 1959, le plus jeune enfant de feu Francisco Diaz du Honduras et de feu Lorraine Brown Diaz de la Nouvelle-Orléans. Idris a fait la transition chez lui le 22 juillet 2021, entouré de ses trois frères et sœurs. Il est décédé d'une forme rare et agressive de leucémie.
Idris a grandi dans la section Hollis du Queens, à New York, où il a fréquenté l'école primaire St. Pascal Baylon. C'était un étudiant brillant qui a été accepté dans la prestigieuse école préparatoire de Fordham dans le Bronx. Idris excellait à Fordham, mais chez lui, il commençait tranquillement ce qui allait devenir un voyage d'exploration et d'étude spirituelle et religieuse de toute une vie. À seulement 16 ans, il s'est converti du catholicisme à l'islam et, à l'insu de sa famille, a changé son nom en Idris Mohammed Abdul-Ghani. (Il reprendrait son nom de famille des années plus tard.)
Pendant son séjour à Fordham, Idris a participé à un concours de rédaction et a remporté une bourse de 10 000 $ de l'Union maritime nationale. Cela a rendu son père particulièrement fier puisqu'il était marin marchand et membre de l'Union maritime. Après avoir obtenu son diplôme avec mention à Fordham en 1976, il a fréquenté l'Université Wesleyan à Middletown, Connecticut. Idris a poursuivi un large éventail d'intérêts intellectuels et a aidé à créer un programme d'études à l'étranger pour les étudiants wesleyens à l'Université du Ghana (Legon), où il a passé un an en 1979.
Après avoir obtenu un baccalauréat en 1980, Idris a commencé à rêver de changer le monde grâce au journalisme et s'est finalement inscrit à l'école de journalisme de l'Université de Columbia, où en 1983 il a obtenu une maîtrise. Il a rapidement décroché un poste de journaliste au Courier-Journal à Louisville, Kentucky et, plus tard, au Philadelphia Inquirer. Là, Idris est devenu un reporter intrépide, couvrant tous les aspects de la vie de la ville, mais son expérience la plus mémorable est venue lorsqu'il a décroché un visa très convoité pour faire le hajj, le pèlerinage de cinq jours dans la ville sainte de La Mecque. Peu de journalistes américains avaient eu l'occasion de couvrir cet événement sacré, mais parce qu'il était musulman, Idris a obtenu un accès complet, et l'article primé qui en a résulté a fait la couverture du Philadelphia Inquirer Magazine (For Love of Allah : Que trouvent des millions de musulmans à La Mecque chaque année (2 avril 1989).
Bien qu'Idris ait réussi en tant que journaliste, il s'intéressait depuis longtemps aux affaires internationales et voulait en voir plus, en faire plus. Il a décidé d'entrer à la faculté de droit de l'Université Howard, où il est devenu rédacteur en chef du prestigieux Law Journal. Diplômé avec mention en 1994, Idris a rejoint le cabinet d'avocats Arent Fox, basé à D.C., dans son groupe de pratique internationale. Deux ans plus tard, le Département d'État américain l'a recruté dans son équipe juridique en tant que conseiller juridique, consultant sur une série de questions internationales, y compris la politique américaine à l'égard de Cuba.
En 2000, Idris a rejoint l'Agence américaine pour le développement international, où il a passé le reste de sa carrière professionnelle. Au cours d'un mandat percutant de deux décennies, il a occupé des postes de conseiller juridique dans les ambassades des États-Unis au Sénégal, en Afghanistan, au Pakistan et en Inde, aboutissant à son rôle de directeur de mission adjoint à New Delhi. Avant sa retraite en 2020, il a travaillé comme avocat général adjoint de l'agence pour l'Afrique.
Idris aimait son travail à l'étranger et ses nombreuses expériences ont contribué à éclairer sa philosophie en constante évolution sur le rôle de la religion dans sa vie. Il s'est souvent qualifié de chercheur, tirant humblement le meilleur de ce qu'il a appris du christianisme, du bouddhisme, de l'hindouisme, de l'islam, etc., pour le guider. Il méditait régulièrement et était un étudiant dévoué du yoga et des arts martiaux. Maître de l'aïkido avec des ceintures noires en karaté, tai kwon do et jujitsu, il exhortait toujours les autres à se joindre à lui dans ces poursuites fondamentales. En 2020, après avoir obtenu sa certification de professeur de yoga, il a enseigné des cours de yin yoga en ligne gratuits pour aider les voisins et les amis à soulager certains des facteurs de stress de la pandémie.
Idris était, tout simplement, un homme de la Renaissance. C'était un passionné de musique, en particulier de jazz et de blues ; un lecteur avide; un cinéphile classique ; fan de séries télé décalées et d'humour, car il aimait rire. Avant tout, c'était un ami - le meilleur, parce qu'il écoutait attentivement et doucement, offrait des conseils et des encouragements, et tout simplement "se présentait".
Idris, qui a divorcé deux fois, laisse dans le deuil sa partenaire, Marilyn Milloy; les frères Frank et Jonathan; une soeur, Gwendolyn Hankin; beaux-frères Noel Hankin et Oscar Valencia; neveux Shaun Diaz et Justin Diaz; les nièces Arana Hankin Biggers et Loren Hankin; les petites-nièces Avery Luna et Amari; et petits-neveux Nathan, Obafela Joaquin, Loring et Soundjata Idris.
VERSION ORIGINALE EN ANGLAIS
Idris Michael Diaz was a smart, curious, loving person who touched the lives of people around the world. He was a “soul” man who cared deeply about humanity, about his family, and about the many friends he cherished and held close.
Idris was born Michael Anthony Diaz on August 16,1959, the youngest child of the late Francisco Diaz of Honduras, and the late Lorraine Brown Diaz of New Orleans. Idris transitioned in his home on July 22, 2021, surrounded by his three siblings. He died of a rare, aggressive form of leukemia.
Idris grew up in the Hollis section of Queens, New York, where he attended St. Pascal Baylon Elementary School. He was a bright student who was accepted into the prestigious Fordham Preparatory School in the Bronx. Idris excelled at Fordham, but at home he was quietly beginning what would become a lifelong journey of spiritual and religious exploration and study. At just 16, he converted from Catholicism to Islam and, unbeknownst to his family, changed his name to Idris Mohammed Abdul-Ghani. (He would reclaim his family name years later.)
While at Fordham, Idris entered an essay contest and won a $10,000 scholarship from the National Maritime Union. This made his father especially proud since he was a merchant marine and a member of the Maritime Union. After graduating with honors from Fordham in 1976, he attended Wesleyan University [MM1] in Middletown, Connecticut. Idris pursued a broad range of intellectual interests and helped create a study abroad program for Wesleyan students at the University of Ghana (Legon), where he spent one year in 1979.
After earning a bachelor’s degree in 1980, Idris began having dreams of changing the world through journalism and eventually enrolled at Columbia University’s School of Journalism, where in 1983 he received a master’s degree. He quickly landed a reporting job at The Courier-Journal in Louisville, Kentucky and, later, the Philadelphia Inquirer. There Idris became an intrepid beat reporter, covering all aspects of city life, but his most memorable experience came when he snagged a much-coveted visa to make the hajj, the five-day pilgrimage to the Holy City of Mecca. Few U.S. journalists had ever had the opportunity to cover this sacred event, but because he was a Muslim, Idris was granted full access, and the resulting award-winning article was featured on the cover of the Philadelphia Inquirer Magazine (For Love of Allah: What do millions of Muslims find in Mecca every year? April 2, 1989).
Although Idris was successful as a journalist, he long had interests in international affairs and wanted to see more, do more. He decided to enter Howard University’s School of Law, where he became an editor at the prestigious Law Journal. Graduating with honors in 1994, Idris joined the D.C.-based law firm Arent Fox in its International Practice Group. Two years later, [MM2] the U.S. Department of State brought him aboard its legal team as an Attorney Advisor, consulting on a range of international issues, including in U.S. policy toward Cuba.
In 2000 Idris joined the U.S. Agency for International Development, where he spent the rest of his professional career. During an impactful tenure stretching two decades, he held legal counsel posts in the U.S. embassies in Senegal, Afghanistan, Pakistan, and India, culminating in his role as deputy mission director in New Delhi. Before his retirement in 2020, he worked as the agency’s Deputy General Counsel for Africa.
Idris loved his work abroad, and his many experiences helped inform his ever-evolving philosophy about the role of religion in his life. He often called himself a seeker, humbly taking the best of what he learned from Christianity, Buddhism, Hinduism, Islam, and more, to guide him. He meditated regularly and was a devoted student of yoga and the martial arts. A Master of Aikido with black belts in karate, tai kwon do, and jujitsu, he was forever urging others to join him in these grounding pursuits. In 2020 after earning his yoga teacher certification, he taught free online yin yoga classes to help neighbors and friends relieve some of the stressors of the pandemic.
Idris was, simply, a Renaissance man. He was a music enthusiast, especially of jazz and blues; an avid reader; a classic movie buff; a fan of quirky tv shows and comedy, because he loved to laugh. Foremost, he was a friend – the best kind, because he listened intently and gently, offered advice and encouragement, and just all-around “showed up.”
Idris, who was twice divorced, is survived by his partner, Marilyn Milloy; brothers Frank and Jonathan; a sister, Gwendolyn Hankin; brothers-in-law Noel Hankin and Oscar Valencia; nephews Shaun Diaz and Justin Diaz; nieces Arana Hankin Biggers and Loren Hankin; grand-nieces Avery Luna and Amari; and grand-nephews Nathan, Obafela Joaquin, Loring, and Sundiata Idris.
La pop star originaire de la Barbade sera à l’affiche du traditionnel spectacle de mi-temps lors de la finale du championnat de football américain en février 2023. L’occasion d’un retour sur scène très attendu par les fans
"Riri is back!" La National Football League (NFL), organisation faîtière du football américain, a annoncé le 25 septembre 2022 que la prestation musicale du Super Bowl sera assurée par Rihanna. L’événement prévu le 12 février 2023 à Inglewood, en Californie, se déroulera à la mi-temps de l’ultime match de la saison.
Il représente à ce jour le show le plus suivi à la télévision aux États-Unis et l’un des plus regardés à travers le monde. Le dernier en date, assuré par des artistes tels que Snoop Dogg, Eminem, Mary J. Blige ou encore Kendrick Lamar, a ainsi mobilisé plus de 112 millions de téléspectateurs américains.
Coup de maître
En décrochant la prestation de Rihanna, la NFL, régulièrement accusée de discrimination envers les Noirs, marque un point non négligeable dans le cadre du processus d'embellissement de son image entamé depuis peu. D’autant que l’interprète de "Man Down" avait déjà décliné l’offre de se produire à cet événement en 2019 par solidarité envers Colin Kaepernick, ex-joueur du club californien des 49ers, qui s’était engagé dans une campagne de protestation dans les stades.
Kaepernick est notamment devenu célèbre pour avoir, de multiple fois, posé un genou au sol durant l’exécution de l’hymne national américain en signe de protestation contre les violences policières aux États-Unis en 2016. Sans club depuis 2017, il accuse la ligue de l’avoir mis sur une liste noire pour ce geste.
La signature de Riri pour le Super Bowl porte incontestablement la marque de Jay-Z. La superstar compte en effet parmi les vedettes managées par Roc Nation, le label du rappeur. Et ce dernier est depuis 2019 en collaboration avec la NFL. "Rihanna est un talent générationnel, une femme aux débuts modestes qui a dépassé les attentes à chaque tournant", a notamment salué Jay-Z après l’annonce de la nouvelle.
Attente frénétique
Depuis, les mélomanes et autres fans de l’artiste sont dans un emballement total. Et pour cause, cette prestation de Rihanna au Super Bowl marquera son grand retour sur scène depuis son apparition aux Grammy Awards en 2018. Mieux, l’artiste de 34 ans n’a plus signé le moindre album depuis son dernier, "Anti", sorti en 2016. Autant dire une éternité pour les nombreux amateurs des sonorités de la chanteuse la plus regardée sur les plateformes YouTube et Vevo.
Mais Rihanna semble s’épanouir loin de la musique grâce à une carrière à succès dans le monde des affaires. Elle est notamment propriétaire de Fenty Beauty, une marque de cosmétique très prisée récemment débarquée en Afrique. Créditée en 2021 d’une fortune de 1,4 milliard de dollars par le magazine Forbes, l’auteure d’Umbrellla compte parmi les artistes les plus riches de la planète.
Elle est, depuis mai 2022, mère d’un bébé, fruit de sa liaison avec le rappeur new-yorkais A$AP Rocky, officialisée deux ans plus tôt.
SOKHNA BA, BENJAMINE DE LA 14EME LEGISLATURE
Membre du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) dont elle est la responsable des jeunes, Sokhna Ba fera partie des députés qui vont superviser l’installation du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale de la 14ème législature dont elle est la benjamin
Membre du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) dont elle est la responsable des jeunes, Sokhna Ba fera partie des députés qui vont superviser l’installation du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale de la 14ème législature dont elle est la benjamine. Cette passionnée de politique et militante des causes revendiquées par les jeunes, élue sous la bannière de Yewwi askan wi, compte mener à bien la mission qui lui a été confiée et mesure les nouvelles responsabilités qui pèsent sur elle.
La chance a vraiment souri à l’honorable députée Sokhna Ba. Rien ne prédisait qu’elle serait élue députée pour cette 14ème législature. Pourtant, en plus de cette élection, la jeune Sokhna Ba va jouer le rôle de secrétaire lors de l’installation du Bureau de l’Assemblée nationale aujourd’hui.
Née dans la commune de Kaolack en 1990, cette femme est entrée en politique en 2017. En l’espace de 5 ans, elle gravit beaucoup d’échelons. Cette militante de la représentativité des jeunes dans les instances électives est aujourd’hui récompensée pour son engagement.
D’ailleurs, lors des élections législatives du 31 juillet dernier, son parti avait choisi des jeunes pour les investir. En tant que présidente de la jeunesse féminine du Pur, elle a été sélectionnée pour être investie sur la liste nationale. «Auparavant, j’avais même postulé pour la liste départementale parce que je suis du département de Dakar. J’ai été investie mais avec l’Inter-coalition Yaw-Wallu, j’ai été retirée parce qu’il fallait céder de la place aux autres. Dans le choix, notre parti avait désigné quelqu’un d’autre mais il me gardait pour la liste nationale. Je faisais donc partie des quatre jeunes qui ont été retenus. Le responsable national de la jeunesse du Pur a été investi sur la liste des titulaires, moi j’ai été investie en tant que responsable de la jeunesse féminine sur la liste des suppléants. C’est comme ça que j’ai été élue députée. J’étais à la 16ème position sur la liste des suppléants et la liste a été arrêtée au nombre de 17 candidats. Donc par chance, j’ai pu passer pour être députée à l’Assemblée nationale pour cette 14ème législature», a déclaré Sokhna Ba.
Pour une représentativité des jeunes dans les instances électives
A la question de savoir si elle s’attendait à être un jour députée, sa réponse est affirmative. «Ah, oui ! Parce que si vous suivez mon parcours, vous verrez que je me suis toujours battue pour une représentativité des jeunes dans les instances électives. Je me suis toujours battue pour dire que puisque dans les partis politiques ce sont les jeunes qui s’engagent quand il s’agit de faire l’animation, quand il s’agit de redynamiser ou de faire fonctionner les partis, ce sont les jeunes qui se mettent toujours au-devant de la scène. Maintenant, quand il s’agit de postes de responsabilités, dans les normes, les jeunes doivent être impliqués», a poursuivi l’honorable députée.
Aujourd’hui, Sokhna Ba est consciente que porter l’écharpe d’un élu, c’est une lourde responsabilité. «On essayera de représenter le Peuple qui nous a élu. Nous sommes parti sous la bannière de Yewwi mais nous ferons tout pour défendre l’intérêt des populations, apporter des solutions et être à leur écoute», promet la benjamine du Parlement.
Cette femme, âgée aujourd’hui de 32 ans, a fait son cursus scolaire à Kaolack, où elle obtient le Cfee, réussit au concours d’entrée en sixième et décroche le baccalauréat en série L2.
Elle va quitter Kaolack pour se rendre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) où elle sera orientée à la Faculté des Sciences juridiques et politiques. Mme Ba y fera la première année de Droit, mais pour la deuxième année, cette passionnée de politique avait décidé de poursuivre ses études en sciences politiques jusqu’à l’obtention de la Licence. Réorientée, par la suite, en Relations internationales, elle obtient le Master 2 en théories et pratiques des relations internationales.
En dehors de ses études universitaires, Sokhna Ba a également fait une formation en Communication-journalisme à Ensup/Afrique, parallèlement à sa formation universitaire.
Passionnée du savoir, elle a aussi suivi d’autres formations en leadership jeune, en leadership politique comme la formation de la Fondation Friedrich Ebert, la formation de Yali Dakar, option public management, parce que toujours engagée dans la politique. Mais aussi à cause du fait qu’elle s’est toujours préparée pour l’avenir, en vue des postes de responsabilités qu’elle aurait à occuper.
La jeune militante du Pur participera aussi au Program for young politicians in Africa (Pypa), qui regroupait des jeunes de la sous-région ouest-africaine. D’ailleurs, ce réseau œuvre dans le sens d’une représentativité des jeunes dans les instances politiques. Ce réseau a un avant-projet de loi portant quota de 30% dans les instances électives. Ce qui pourrait constituer un chantier, en vue de l’élaboration d’une proposition de loi, pour celle qui est la vice-coordonnatrice.
Cette femme, issue d’une famille qui ne fait pas de politique, a débuté ses premiers pas en politique quand elle a obtenu le Bfem et en suivant l’actualité. Sokhna Ba fait son entrée en politique en 2017. Ayant été formée au sein du mouvement Moustarchidine, aujourd’hui, elle gravit les échelons et occupe le poste de présidente de la jeunesse féminine du Pur.
Pour son parcours professionnel, elle a eu à travailler comme assistante de direction, ensuite comme commerciale, mais aussi comme administratrice de site. Aujourd’hui, elle officie comme assistante administrative à l’Institut supérieur de management (Ism)).
DJ DOLLAR EN HAUSSE
De Dakar, où Dj Dollar a appris à mixer sur les pas de Gee Bayss, à Dubaï et Los Angeles, où il s’est plus ou moins installé, Dj Dollar revendique une connaissance approfondie de la musique sénégalaise
Son nom, Dj Dollar, résonne desormais dans les plus grandes soirées du monde. De Dakar, où il a appris à mixer sur les pas de Gee Bayss, à Dubaï et Los Angeles, où il s’est plus ou moins installé, Dj Dollar revendique une connaissance approfondie de la musique sénégalaise. Si le mbalax peine à convaincre ou si les jeunes prodiges du ¬¬hip-hop n’ont pas encore rencontré le succès mondial, il reste convaincu qu’il ne manque qu’une petite touche pour que la musique sénégalaise puisse exploser dans le monde, à l’image des Nigérians et Sud-Africains.
Vous avez participé cette année à Afro Nation, un grand festival au Portugal, avec beaucoup de grandes vedettes. Mais il n’y avait pas d’artistes sénégalais…
J’y étais en tant que Dj, mais ils n’ont jamais booké des artistes sénégalais. C’était la première fois presque qu’un artiste sénégalais preste à Afro Nation. Mais après, tout dépend de l’industrie musicale sénégalaise, de si notre musique prend ou ne prend pas au niveau international. Si ça prenait comme les Nigérians, les Sud-Africains, c’est sûr qu’ils allaient les booker facilement. Peut-être qu’on doit juste s’organiser entre nous, essayer de développer notre musique pour mieux la vendre à l’international. Le Sénégal est un petit pays qui n’a pas d’industrie musicale. Pour que les artistes s’en sortent, il faut qu’on arrive à rentrer dans ce cercle d’industrie musicale internationale, que cette musique soit reconnue partout dans le monde et aimée par tout le monde comme l’ont réussi les Nigérians et les Sud-Africains. Franchement, on doit juste s’organiser, travailler pour mieux vendre ce qu’on fait au niveau local. Mais ça demande beaucoup de travail.
C’est une question de contenu, de talent ou bien?
Je peux le jurer, il n’y a pas plus talentueux que nos artistes qui sont ici au Sénégal. Mais c’est juste qu’on n’a pas cette industrie musicale qui est hyper développée et qui peut nous permettre de sortir. Après, c’est normal quand on dit qu’on est dans un petit pays de 16 millions d’habitants. Le Nigeria, ce sont plus de 200 millions de personnes, c’est totalement différent. Et c’est d’autant plus facile pour le Nigeria car ce qu’ils font est aimé par tout le monde. Donc on doit juste travailler. Ce n’est pas un problème de contenu, ni de langue, même si beaucoup de gens pensent que la langue est une barrière. Mais ça ne peut pas être une barrière à 100%. Quand tu fais de la musique, fait tout pour que ça soit commercial, que ce ne soit pas une musique qui est consommée seulement au Sénégal. Il manque quelque chose à la musique sénégalaise et croyez-moi, quand on va trouver cette clé-là, on va exploser dans le monde.
Le streaming va représenter plus de 500 millions de dollars en 2025 en Afrique. Est-ce que le Sénégal s’inscrit dans cette tendance ?
On n’est pas à ce niveau parce qu’on n’a pas une industrie musicale. J’en profite pour demander à nos fans et à tous les fans de nos artistes, de leur donner de la force, d’aller streamer leur son. Il faut que les gens apprennent à streamer les sons des artistes qu’ils aiment, c’est ça qui les aide.
Vous avez fait les plus grandes villes et fêtes. Quelle est la soirée la plus folle que vous avez vécue ?
Cette année, les événements les plus fous, je les ai faits en Europe. Il y’en a eu tellement et je ne peux pas vous dire quelle prestation est la meilleure, mais je sais que toutes les prestations étaient au top niveau. J’ai fait des festivals en Europe, Norvège, Danemark, France, Portugal… Mais Afro Nation, c’était magnifique et ça m’a vraiment touché parce que je rêvais de participer à ce festival en tant que Sénégalais.
Il y avait des artistes comme Chris Brown à Afro Nation. Est-ce que vous pensez à favoriser une collaboration de ces artistes-là avec des Sénégalais ?
Oui ça a déjà démarré parce qu’avec Chris Brown, j’avais déjà travaillé sur un projet avec Wally Seck et qui est sorti d’ailleurs. Et nous, on essayé de mettre en place une structure qui va faciliter la collaboration entre des artistes sénégalais et des artistes internationaux. Qui pour mieux vendre et essayer d’améliorer le type de musique qu’on a et pour un peu accéder à ce marché international ? Tout ce que je fais en ce moment avec les partenaires, c’est vendre la musique sénégalaise au niveau international et quand je parle de la musique sénégalaise, c’est surtout au niveau de la culture urbaine. Si on doit mettre quelques instruments pour un peu identifier la musique, pour montrer que ça vient du Sénégal, on va le faire. Mais l’essentiel, c’est que ça soit vraiment international et pas seulement local.
Vous avez participé à mettre en lien Wally Seck et Chris Brown ?
Bien sûr. Je peux dire que j’étais à la base du projet et je l’ai montré à Abraham vu qu’on travaille beaucoup ensemble. Abraham, c’est un promoteur, un producteur sénégalais qui travaille avec beaucoup d’artistes américains. Comme moi aussi je travaille avec beaucoup d’artistes africains de renom, on a essayé de réunir nos forces pour essayer un peu de trouver à qui on peut donner de la force. On a tout de suite pensé à Wally Seck. Donc on est partis sur ce projet et il y a aussi un autre artiste qu’on a signé pour son développement international, Samba Peuzzi. On travaille avec pas mal d’artistes pour essayer de les vendre au niveau des plateformes internationales. Hormis mon métier de Dj, j’ai toujours rêvé de faire quelque chose pour la culture urbaine de mon pays. C’est très important. Je ne veux pas être dans ce mouvement jusqu’à en sortir sans pour autant laisser des empreintes.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans le Dj ?
Juste la passion. C’est vraiment dur d’aimer quelque chose. A un moment, je suivais beaucoup de Dj qui étaient aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde et je me suis dit que c’est bien, parce que ça fait plaisir de procurer de la joie aux autres. Une personne qui débarque à ton événement et qui est un peu stressée, tu fais en sorte qu’il oublie ses soucis. Ça, c’est comme être un docteur. Et du coup, ça m’a toujours plu de le faire car j’ai toujours voulu rendre service. Après je me suis retrouvé à être Dj juste par passion.
Quand vous travaillez, vous surplombez les gens avec vos instruments autour. A ce moment-là, vous pensez à quoi ?
A ce moment, la seule chose à laquelle je pense, c’est cette énergie positive qui sort de moi et qui va vers le public et qui revient vers moi. Parce que c’est moi qui gère la musique, ils sont là à danser. La danse dégage beaucoup d’énergie positive que moi je récupère encore parce que c’est ça qui me motive. Je ne peux même pas expliquer ce que l’on ressent d’être devant des milliers de personnes et tu es le seul qui a les commandes, qui leur fait plaisir et que ça revient vers toi. Cet échange d’énergie est inexplicable.
Et c’est cet échange qui conditionne les morceaux que vous allez mettre ?
Exactement. On ne sent même pas que le temps passe. Après, au fur à mesure qu’on est dedans, on sait comment gérer un public qui est assis et qui ne veut pas danser. On sait comment démarrer, ce qu’il faut mettre au milieu de la soirée et comment terminer la soirée. Tout ça, c’est important de faire ses calculs et si c’est un gars comme moi, qui tourne partout dans le monde, je suis obligé de diversifier parce que j’ai différents publics devant moi. Le public que j’ai à Paris aujourd’hui est différent de celui qui est à Dakar, au Mexique, à l’Est de l’Europe… Donc, il faut déjà avoir cette facilité d’identifier le public avec lequel tu as affaire.
Ça demande donc une énorme culture musicale ?
Une énorme culture musicale et il faut bien étudier le public parce que si tu fausses le calcul, tu fausses l’événement.
Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir cette diversité et cette facilité de les faire bouger.
Vous vous entraînez pour faire ça ?
Pour savoir à quel public j’ai affaire ? Je n’ai pas besoin de m’entraîner pour ça. Ce que je fais, vu que le Dj c’est ma passion, c’est que quand je suis seul, je m’y mets pour revoir un peu les musiques que j’ai, les nouvelles tendances, les playlists, les transitions et tout. Mais l’été, c’est un peu difficile d’avoir du temps pour faire tout ça tellement on enchaîne d’un pays à un autre, d’une ville à une autre. Je fais partie de plusieurs collectifs de Dj et on reçoit les sons au jour le jour.
Vous tournez beaucoup plus que les musiciens…
Il arrive oui. La différence entre un Dj et un musicien, c’est que le Dj, il joue la musique qui est déjà sortie partout, et un artiste, il a un seul style de musique et si ce style ne prend pas dans le monde, c’est très difficile pour l’artiste d’exploser.
Comment définiriez-vous votre style ?
Déjà je suis un Dj et vu que je représente en quelque sorte l’Afrique, le Sénégal, donc ce qui identifie l’Afrique par rapport à l’international, c’est la musique afrobeat. Et de base, je suis un Dj afrobeat, hip-hop, mais au fur et à mesure que j’avançais, l’Afrique à commencé à s’identifier petit à petit dans le monde par rapport à cette orientation musicale et quand le monde avance, tu avances avec. J’ai vu que l’afrobeat allait prendre de l’ampleur, j’ai commencé à faire mes recherches pour être à jour. Je suis même plus afrobeat que hip-hop maintenant.
Comment ça se passe pour vos tournées internationales ?
Ca se passe bien et j’en suis très fier. J’ai toujours rêvé de représenter le Sénégal au niveau international par rapport à ce que je fais. Et le Dj que j’ai choisi d’être, m’a permis de le faire. Et franchement, je ne regrette pas parce que je suis en train de vendre la destination Sénégal. Je me suis très tôt bien organisé autour de moi. J’ai une équipe qui est en France, ce sont eux qui s’occupent de mes bookings quand je suis en Europe. Mais ça marche plus par rapport à mon carnet d’adresse dans l’industrie musicale internationale qui est très vaste. Donc à chaque fois qu’on m’appelle, je les mets en rapport avec mon équipe. Et concernant les Etats-Unis aussi, c’est la même chose, il y a une équipe anglophone qui s’occupe bien de moi. Et pour tout ce qui est tournée, je reçois mon planning et après j’exécute. C’est l’équipe qui gère tout ce qui est contrat, marketing et ils me donnent le programme et j’exécute.
Vous trouvez encore les moyens pour faire vos propres créations ?
Moi déjà, je suis Dj-producteur et j’ai mis deux singles sur le marché. Le premier, c’était il y a de cela 3 ans et récemment, j’ai sorti un autre single disponible sur YouTube, avec un jeune Sénégalais qui était aux Etats-Unis, qui est revenu au pays ; il es très talentueux et c’est un réalisateur de vidéo. Du coup, ça avance côté production et côté performance Dj.
Vous avez des perspectives et rêves pour votre carrière musicale ?
Tout ce que je peux dire là, c’est alhamdoulilah ! Le niveau où je suis en ce moment, j’en ai rêvé il y a 5 ans derrière. Et là, j’y suis mais il y a d’autres rêves plus grandioses. Du coup, j’aimerais aller jusqu’à organiser un festival au Sénégal, de l’envergure d’Afro Nation, et je travaille dessus. Quand je crois à une chose, je le fais. Et on va y arriver. Le festival, il y a une partie où l’Etat doit nous faciliter les choses. Et vu que c’est un festival pour vendre la destination Sénégal, je pensais à le faire dans une zone touristique comme Saly ou les îles du Saloum, parce que tout ne peut pas tout le temps se faire à Dakar.
D’où vient ce nom de Dj Dollar ?
Beaucoup de gens pensent que je l’ai pris parce que j’aime l’argent. Mais ça n’a rien à voir. Je l’ai choisi juste parce que j’ai toujours voulu représenter le Sénégal à l’international et le dollar, partout où on va dans le monde, tout le monde sait que le dollar, c’est une devise internationale. Donc je me suis dit que je serais comme le dollar et que partout où on va dire Dj Dollar, les gens sauront que c’est un Sénégalais, il est international et connu partout dans le monde.
Et là, on est au coeur de l’été au Sénégal. Et vous, les Dj, êtes ceux qui définissent les tendances. Ça va être quoi les tendances cet été ?
L’été a déjà bien pris, par contre, moi, je l’ai démarré un peu plus tôt parce que je reviens juste d’une tournée européenne. Mais je sais que les tendances, c’est plus de l’afrobeat qui, aujourd’hui, a pris beaucoup de puissance dans le monde.
Et le mbalax dans tout ça ?
Le mbalax, ce n’est pas mal. On le fait souvent en fin de soirée et ça prend beaucoup parce que c’est notre culture et on ne peut pas le mettre de côté. Je sais que les gens aiment bien le mbalax mais l’ampleur qu’a pris l’afrobeat au niveau mondial, le mbalax ne l’a pas. Dès lors, ça reste une musique un peu locale et consommée par les Sénégalais.
Ce qu’on constate aussi, c’est qu’avant, l’été était le moment où les chanteurs rivalisaient pour sortir «le tube de l’été». Mais depuis quelques années, ce n’est plus le cas…
Je peux dire que le tube de l’été, ça reste un tube afrobeat. Sinon, au niveau local, j’ai vu juste avant de revenir de ma tournée, qu’un de mes jeunes frères, Bilou, a sorti un son au niveau local qui s’appelle «Fatal ma fofou» et ça prend bien quand même comme tube au niveau local.
Le métier de Dj, c’est quoi ? Pourriez vous nous le définir ?
C’est vraiment complexe comme métier parce que le Dj, il peut être producteur ou compositeur ; c’est un accompagnateur d’artiste… On est dans une société où le Dj n’est pas très valorisé. Il y a des parents, même s’ils voient que leur fils veut être Dj, des fois, ils lui interdisent sous pretexte que c’est un milieu de débauche comme on le dit souvent. Mais tout dépend des convictions de la personne.
Le Dj compose en direct. N’est-il pas en conflit avec le travail du musicien ?
Non, du tout, parce que dans le domaine du Dj, il y a ceux qu’on appelle les turntablist, des gens qui font des remix en live, des passe-passe, des techniques un peu crack. Ce sont des aspects plus techniques dans le Dj et c’est différent de ce Dj qui vient juste faire danser les gens. Par exemple, j’ai démarré en tant que turntablist. Après, je me suis concentré sur le clubbing et là, je suis un Dj 100% festival.
Avez-vous fait une école de Dj ?
Je n’ai pas fait d’école de Dj, mais j’ai appris avec une des légendes du Sénégal qui s’appelle Dj Gee Bayss, que je remercie au passage. Et il était le Dj de légende du groupe Pee Froiss. Je faisais mes études et en même temps, j’apprenais le Djing. La majorité des Dj qui sont ici au Sénégal, sont passés par lui et j’ai été un de ses premiers élèves.
Et là, ces dernières années, vous êtes plus à Dubaï qu’au Sénégal. Pourquoi cet exil ?
En fait, ce n’est pas un exil. Je voyage beaucoup et c’est vrai que je suis plus entre Dubaï et Los Angeles, mais n’empêche, je suis toujours basé à Dakar et je représente le Sénégal. J’ai préféré être entre Dubaï et Los Angeles parce que ce sont des villes où l’industrie musicale a de la force. Et pour mieux évoluer, il faut être dans une industrie où ça marche. Cette identité que j’ai, c’est l’identité de ce Dj qui est venu du Sénégal. Et ça me fait plaisir d’entendre les gens m’appeler le Dj sénégalais. Ce que je veux dire aux artistes du Sénégal, c’est que l’union fait la force. La concurrence, elle n’est pas locale mais internationale. Il faut se réunir, se battre et porter le drapeau du Sénégal au niveau international, à travers ce que l’ont fait, qui est la musique, et surtout la culture urbaine sénégalaise.
PAR Farid Bathily
VIOLENT CAMBRIOLAGE AU DOMICILE DE PIERRE-EMERICK AUBAMEYANG
L’ex-international gabonais a subi la loi des brigands à son domicile espagnol, dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 août 2022. Conséquence : une blessure à la mâchoire et des objets volés
Grosse frayeur pour Pierre-Emerick Aubameyang après la large victoire de son équipe du FC Barcelone contre le Real Valladolid (4-0), dimanche, 28 août 2022, dans le cadre de la troisième journée de la Liga. Resté sur le banc tout le long du match, le Gabonais a en effet reçu quelques heures plus tard, la visite de cambrioleurs à sa résidence située à Castelldefels, une ville de la province catalane.
Selon la presse espagnole, au moins quatre individus ont pénétré dans la maison vers une heure du matin, armés de fusils et de barres de fer. Ils ont menacé le joueur, son épouse, ses enfants et une autre personne identifiée par le quotidien El Pais comme Babanzila Meshak, jeune footballeur gabonais évoluant en seconde division.
Blessure à la mâchoire et affaires dérobées
Les agresseurs sont repartis avec des objets dérobés dans le coffre-fort d’Aubameyang. Leur valeur n’a pas été communiquée. On ignore également les conditions dans lesquelles l’attaquant du Barça s’est cassé la mâchoire lors de l’incident, ainsi qu’il l’a lui-même déclaré sur Twitter.
"Des individus ont fait irruption chez moi, menaçant ma famille, juste pour voler quelques affaires. Ils m’ont blessé à la mâchoire, mais je vais me rétablir très vite. Ce sentiment d’insécurité dans notre propre demeure est difficile à comprendre", a-t-il notamment écrit sur le réseau social.
C’est en effet la deuxième fois en quelques mois que des voleurs s’en prennent à l’ancien capitaine des Panthères du Gabon depuis son transfert in extremis au FC Barcelone en provenance d’Arsenal, fin janvier 2022. À en croire les médias espagnols, il n’était pas présent chez lui lors du premier cambriolage.
Forfait pour quelques matchs
L’enquête confiée à la police se poursuit afin de retrouver les auteurs du forfait. La blessure à la mâchoire de Pierre-Emerick Aubameyang devrait l’éloigner des terrains durant quelques matchs.
Les footballeurs font régulièrement l’objet de vols. Cette situation suscite des interrogations sur l’efficacité des mesures de sécurité déployées à grands frais par les joueurs en relation directe avec leur club. Plusieurs coéquipiers ou ex-coéquipiers d’Aubameyang au Barça tels que Gerard Piqué, Jordi Alba, Samuel Umtiti, Ansu Fati ont, eux aussi, été victimes de cambriolages ces dernières années.