Quand Fatoumatta a commencé à avoir de la fièvre fin août, l'hôpital où son père l'a emmenée a diagnostiqué un paludisme, mal répandu en cette saison, et l'a renvoyée à la maison en prescrivant un sirop au paracétamol.
Fatoumatta s'est éteinte une semaine après. Elle avait deux ans et compte parmi les 69 enfants qui ont succombé en Gambie à une insuffisance rénale aiguë au cours des trois derniers mois.
Le chagrin partagé entre Gambiens sur les réseaux sociaux est de plus en plus teinté de colère contre cette industrie pharmaceutique étrangère qui pourrait avoir provoqué leur mort, contre le délabrement du système sanitaire et contre la réponse du gouvernement.
Quatre sirops contre la toux et le rhume, fabriqués par le laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals, sont mis en cause.
Les enquêtes ouvertes par les autorités et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) devront dire si la vie de Fatoumatta et des autres, quasiment tous âgés de moins de cinq ans, s'est arrêtée prématurément parce qu'on leur avait administré ces médicaments contenant selon l'OMS des quantités "inacceptables" de diéthylène glycol et d'éthylène glycol, communément employés comme antigel. L'ingestion peut en être mortelle.
L'OMS a lancé une alerte la semaine passée et demandé que les sirops soient retirés de la circulation. Ils n'ont été repérés qu'en Gambie. Mais, dit l'OMS, il n'est pas impossible qu'ils aient été distribués ailleurs, par des voies informelles largement empruntées par les médicaments, en Afrique notamment où le contrôle laisse souvent à désirer.
Les interrogations prolifèrent sur les raisons pour lesquelles des produits frelatés auraient échappé à toute supervision et pourquoi ce petit pays parmi les plus pauvres au monde serait l'un des seuls à les avoir importés.
Nombre de parents ont raconté l'épreuve endurée, photo des disparus à la main. Fatoumatta "ne mangeait plus rien et le sang lui coulait par la bouche et par le nez", rapporte à l'AFP son père Wuri Bailo Keita, laveur de voitures de 33 ans. A la fin, elle souffrait tant "que je priais Dieu qu'il la prenne".
"Justice !"
Wuri Bailo Keita est désemparé et furieux contre le gouvernement. Les autorités gambiennes ont commencé à être alertées fin juillet au moins. Au début, elles ont aussi cité comme cause possible, en plus des sirops, la bactérie E. coli qui se serait propagée à la faveur des pluies importantes. Progressivement, les sirops se sont imposés comme principal suspect.
Des enfants sont encore décédés en septembre. Les autorités ont ordonné le rappel des sirops le 23 septembre.
"Le moment est venu pour le gouvernement de faire son travail et de stopper le commerce de ces produits parce que, s'ils ne le font pas et qu'on importe d'autres sirops, les conséquences seront terribles", dit Mariama Kuyateh, une mère de 30 ans qui a perdu son fils Musa le mois dernier. Ce n'est que samedi que le président Adama Barrow s'est adressé directement aux Gambiens.
Il a ordonné des mesures de sauvegarde pour stopper l'importation de médicaments frelatés et a demandé la création d'un laboratoire de contrôle. Le lendemain, il a fait suspendre la licence de l'importateur des sirops mis en cause. En même temps, la police annonçait l'ouverture d'une enquête.
Le message présidentiel, critiqué pour sa brièveté et son manque d'empathie, n'a pas apaisé la douleur. "Le président Barrow devrait renvoyer son ministre de la Santé; au lieu de ça, il fait ses louanges", s'indigne le père de Fatoumatta. "Nous voulons que Justice soit faite pour ces enfants". Le principal parti d'opposition, le Parti démocratique unifié (UDP), a reproché de la froideur au chef de l'Etat.
Engagement présidentiel
"Un pays traumatisé (se retrouve à) se demander quels autres médicaments disponibles sur le marché sont contrefaits ou dangereux", a-t-il dit dans un communiqué.
Le système sanitaire gambien est notoirement déficient. Le pays accuse un taux de mortalité chez les moins de cinq ans de 49,4 décès pour 1.000 naissances alors qu'il est de 3,7 en Allemagne par exemple, selon l'Unicef.
La Gambie, plus petit pays d'Afrique continentale avec un peu plus de deux millions d'habitants, est 174e sur 191 à l'indice de développement humain de l'ONU, qui agrège des critères de santé, d'éducation et de niveau de vie. L'UDP et d'autres réclament que les responsables de ces décès rendent des comptes.
"Nous sommes consternés" par la réaction gouvernementale, dit Nancy Jallow, de l'ONG Global Bridges, "nous en attendons davantage".
Nulle part ailleurs dans le monde une telle affaire ne se produirait sans qu'un officiel ne perde sa place, dit-elle, alors qu'ici "tout le monde est retourné au travail le lendemain".
Le ministre Ahmadou Lamin Samateh a exclu de démissionner. "Le gouvernement fera tout pour élucider ces évènements", a promis le président.
AU SENEGAL, 42,7% DE LA POPULATION SOUFFRENT DE MALADIES DU CŒUR
Les spécialistes alertent et demandent de mettre du cœur au cœur dès l’enfance pour prévenir les attaques cardiaques et les maladies cardiovasculaires.
Au Sénégal, 42,7% de la population ont la maladie du cœur! Un adulte sur trois est hypertendu. Les spécialistes alertent et demandent de mettre du cœur au cœur dès l’enfance pour prévenir les attaques cardiaques et les maladies cardiovasculaires.
Tous les organes du corps peuvent arrêter de fonctionner au même moment. Sauf le cœur! Si ce dernier s’arrête, tous les autres organes lâchent. Le cœur, c’est en effet le moteur central du corps. Il assure un rôle vital en faisant circuler le sang dans l’organisme. Quand il est solide, on est en bonne santé. Mais malade, on est malade. C’est pourquoi les spécialistes de la santé demandent de faire attention à ce moteur du corps en surveillant son fonctionnement.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), chaque année, ce sont des millions de personnes qui meurent d’attaque cardiaque et ou de maladies cardiovasculaires à travers le monde. L’ampleur du problème est réelle, et le Sénégal ne fait pas exception à la règle. Les cardiologues alertent sur une «situation dramatique». Le secrétaire général de la Société sénégalaise de cardiologie (Sosecar) explique que l’hypertension est l’une des maladies les plus répandues au Sénégal. Son ampleur est même très inquiétante. «Nous avons près de 30% des adultes qui sont hypertendus. Ce qui veut dire que, un adulte sur 3 est hypertendu», a fait savoir Dr Mounir Dia. Les chiffrent sont alarmants.
Chaque année, ce sont près de 19 millions de personnes qui meurent des maladies vasculaires. Plus précisément «18,9 millions de personnes meurent des maladies cardiovasculaires par an. En phrase imagée, c’est l’équivalent des populations du Sénégal, du Cap Vert et de la Gambie», a fait savoir la cardiologue, Dr Oumou Dème Kébé Bah selon qui, ces maladies du cœur sont la première cause de mortalité dans le monde. Au Sénégal, dit-elle, les maladies du cœur tournent autour de 42,7%. «Soit un adulte sur 3», a-t-elle dit comme pour confirmer le président de la Sosecar, Dr Dia. D’où la sensibilisation, surtout à l’endroit des jeunes par rapport aux complications. Le secrétaire général de la société sénégalaise de cardiologie recommande de «tout faire pour éviter l’hypertension et les autres maladies cardiovasculaires». Ce, «en étant actif dès le bas âge».
Actif dès le bas âge ou «prendre soin de son cœur dès l’enfance», c’est d’ailleurs le thème retenu cette année au Sénégal pour célébrer la journée internationale dédiée à cet organe vital: le cœur. Un thème qui appelle à prévenir les maladies cardiovasculaires dès le bas âge. La journée mondiale du cœur a pour objectif de mettre en lumière les facteurs de risques liées aux maladies cardiovasculaires et favoriser leur prévention. Une journée importante sur le plan du diagnostic, du traitement mais surtout de la sensibilisation pour une bonne prévention des maladies cardiovasculaires. Elle rappelle aussi que l’activité physique est essentielle pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires.
Le 29 septembre de chaque année, on s’arrête une fois pour discuter de ce qui va mal pour améliorer les choses. D’où cette journée pour s’occuper des cœurs par rapport à l’humeur, à la nature et à soi-même. Dr Oumou Dème Kébé explique que les mauvaises habitudes alimentaires, le tabagisme, l’alcoolisme et le manque d’exercice physique sont les principaux facteurs de risques de ces maladies cardiovasculaires. D’où une alimentation saine et équilibrée, la réduction de la consommation d’alcool, un contrôle régulier de la tension, la surveillance du taux de cholestérol, la pratique d’une activité physique régulière.. Pour prévenir les risques.
Des maladies qui peuvent être prévenus
Les messages du médecin sont clairs. Nous pouvons prévenir ces maladies par des mesures simples pour éviter des accidents dramatiques qui peuvent réduire l’espérance de vie et augmenter la mortalité ou laisser des séquelles. Ce sont des comportements à adopter très précocement: ne pas fumer, faire un peu de sport par semaine (soit une activité d’endurance ou de résistance), avoir une alimentation saine, une bonne hygiène de vie...
«Classiquement, on pensait que les hommes étaient plus menacés, aujourd’hui les femmes sont toutes aussi menacées. Et leurs accidents cardiaques sont plus sévères et laissent plus de séquelles notamment chez la femme qui fume, celle qui prend des pilules, celle qui a une ménopause précoce, celle qui a eu un accident au cours d’une grossesse, celle qui a un surpoids, les sédentaires... Malheureusement aujourd’hui, on assiste à une égalité des sexes en matière de risques. Lesquels sont aussi importants chez les femmes. Qu’elles prennent soin de leur poids, faire l’activité physique régulièrement, manger sain, et ne pas stresser. Car le stress veut avoir un retentissement sur le cœur. Le tabac aussi, ne pas fumer», a dit un spécialiste du cœur qui laisse ainsi entendre qu’aujourd’hui, nous sommes tous concernés.
L’arrêt du tabac, une alimentation saine, la surveillance de la tension artérielle, une activité physique régulière, sont autant de bonnes conduites qui peuvent donc aider à protéger le cœur. Dr Kébé ordonne de toujours être à l’écoute de son corps notamment quand on a une respiration difficile, des palpitations anormales, des pertes de connaissances qui peuvent survenir de façon brutale, une douleur thoracique qui peut survenir à l’effort... Ce sont là des signes d’alerte cardiaque.
Les spécialistes rappellent que personne ne doit négliger son cœur, et de surtout mettre du cœur au cœur...
CAS DE SUICIDE ET DES TROUBLES MENTAUX, LES CHIFFRES DE L'OMS
La révélation est faite â l’organisation mondiale de la Santé (Oms) Environ 11 personnes sur 100.000 se donnent la mort dans le continent africain qui abrite six des dix pays ayant les taux de suicide les plus élevés au monde.
La révélation est faite â l’organisation mondiale de la Santé (Oms) Environ 11 personnes sur 100.000 se donnent la mort dans le continent africain qui abrite six des dix pays ayant les taux de suicide les plus élevés au monde. Ce taux est supérieur à la moyenne mondiale de neuf cas de suicide pour 100.000 habitants.
Les moyens les plus utilisés par les personnes qui se suicident en Afrique sont la pendaison, l’intoxication par des pesticides et, dans une moindre mesure, la noyade, l’utilisation d’une arme à feu, le plongeon dans le vide ou le surdosage de médicaments.
Des études montrent qu’en Afrique, une tentative de suicide sur 20 aboutit. « Le suicide est un problème majeur de santé publique et chaque suicide est une tragédie. Malheureusement, la prévention du suicide est rarement une priorité dans les programmes de santé nationaux », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.
Selon la branche africaine de l’agence sanitaire mondiale de l’ONU, cette situation s’explique en partie par les moyens d’action limités disponibles pour traiter et prévenir les facteurs de risque. Il s’agit notamment des troubles mentaux, qui touchent en ce moment 116 millions de personnes en Afrique, contre 53 millions en 1990.
Plus largement, les problèmes de santé mentale représentent jusqu’à 11 % des facteurs de risque associés au suicide. C’est dans ce contexte que l’OMS a lancé aujourd’hui une campagne de sensibilisation et d’incitation à la prévention du suicide dans la Région africaine.
Sur les réseaux sociaux, elle vise à atteindre 10 millions de personnes. Il s’agit aussi de sensibiliser le grand public à la façon d’identifier et d’aider les personnes dans le besoin et de contribuer à la lutte contre la stigmatisation associée au suicide, à l’épilepsie, aux troubles mentaux et à l’abus d’alcool ou de drogues.
La campagne est aussi l’occasion d’attirer l’attention des pays africain sur le sous-investissement des gouvernements, qui est le principal obstacle à la prestation de services de santé mentale adaptés aux besoins. En moyenne, les gouvernements allouent moins de 50 centimes de dollar par habitant à la santé mentale.
Déficit de psychiatres
Du fait du faible investissement dans les services de santé mentale, l’Afrique compte un psychiatre pour 500.000 habitants. Ce qui est 100 fois inférieur à la recommandation de l’OMS.
De plus, les professionnels de la santé mentale exercent principalement dans les centres urbains, et la plupart des établissements de santé primaires et communautaires sont très peu, voire pas du tout, couverts par ce personnel. « Des investissements importants doivent être réalisés pour s’attaquer au fardeau croissant des maladies chroniques et de maladies non infectieuses telles que les troubles mentaux qui peuvent déboucher sur le suicide en Afrique », a ajouté la Dre Moeti.
A noter qu’en août 2022, les ministres africains de la Santé réunis dans le cadre de la soixante-douzième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique – la réunion phare sur la santé dans la région – ont approuvé une nouvelle stratégie visant à renforcer les soins de santé mentale et à fixer des cibles pour 2030.
À cette échéance, tous les pays devront s’être dotés d’une politique ou d’une législation en matière de santé mentale, 60% des pays devront mettre en œuvre cette politique. De plus, 95% des pays devront suivre les indicateurs clés de santé mentale et établir des rapports sur le sujet, et 80% des pays devront avoir affecté un budget aux services de santé mentale.
LES SY PUISSANYS REMÈDES
Il suffit de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire du pays et d’exploiter les recoupements tirés de plusieurs sources pour mettre en exergue le rôle joué par Mame El Hadj Malick Sy et ses descendants après la survenue de graves maladies
Il suffit de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire de notre pays et d’exploiter les recoupements tirés de plusieurs sources, toutes dignes de foi, pour mettre en exergue le rôle joué par Mame El Hadj Malick Sy (Rta) et ses descendants après la survenue de graves maladies. L’histoire du Sénégal ayant déjà été marquée par l’apparition d’épidémies ou de pandémies telles que la fièvre jaune, la peste, le choléra, le Covid-19, entre autres, les unes plus dévastatrices que les autres.
Dès l’apparition de la peste en 1914, Mame El Hadj Malick Sy (Rta) adressa à toutes les mosquées de l’époque, une missive empreinte de sagesse et d’humilité. Et son petit-fils, Moulay Abdoul Aziz Diop, membre de la cellule de communication et du comité scientifique de la Hadratoul Malikya, d’en citer quelques extraits : «Demandez à Allah, par l’invocation et l’aumône, de nous venir en aide contre cette maladie…», «Ne désobéissez pas aux recommandations des médecins (…). Rien que pour honorer les paroles du Prophète Muhammad (Psl), vous devriez les suivre sur l’interdiction d’entrer ou de sortir des zones affectées par l’épidémie». A travers ces recommandations arrimées au Coran et à la Sunna prophétique, il dit sentir que «Mame El Hadj Malick Sy considérait la peste à la fois comme une épidémie et une malédiction ; ce qui justifie amplement cette double focalisation sur, d’une part, les prières et l’aumône pour conjurer la malédiction et, d’autre part, le nécessaire respect des recommandations des médecins pour se prémunir contre l’épidémie».
En plus de cette correspondance adressée aux mosquées et fidèles, Mame El Hadj Malick Sy joua le rôle de médiateur social et d’interface entre le pouvoir colonial et les populations autochtones de Ponty-Village (actuelle Médina). En effet, face au refus des populations de se faire vacciner, le pouvoir colonial ordonna une sévère répression qui eut le don de provoquer de chaudes émeutes. En prêchant par l’exemple, Mame El Hadj Malick Sy sut convaincre les populations réticentes de se faire vacciner, ce qui mit fin aux troubles. A la suite de cela, le saint homme de Tivaouane rebaptisa Ponty-Village, qui prit le nom de Médina ; le quartier fut doté d’une mosquée (celle de Thieurigne) comme mesure d’accompagnement. Le même acte fut reproduit à Saint-Louis, plus précisément à Guet-Ndar, quand les populations refusèrent catégoriquement de se faire vacciner contre la peste, faisant ainsi face à la menace du pouvoir colonial de brûler le quartier. Une fois de plus, Mame El Hadj Malick Sy (Rta) ramena le Gouverneur à la raison et mit fin à la crise en allant se faire vacciner. Son geste fut suivi par l’ensemble des populations concernées. Dans cette confrontation, face à la défiance de la population, le pouvoir colonial détenait le monopole de la force légale, cependant Mame El Hadj Malick Sy (Rta), lui, pouvait compter sur la légitimité et le monopole de la voie pacifique.
Le Sénégal connut encore d’autres épidémies liées à la peste entre 1927 et 1930, puis en 1944. A ces différentes occasions, rappelle Moulay Abdoul Aziz Diop, «Serigne Babacar Sy (Rta), 1er khalife de Mame Maodo, et ses frères cadets, Serigne Mansour Sy Malick, Serigne Abdoul Aziz Dabakh et Serigne Habib Sy (Rta) perpétuèrent le legs de leur illustre père à travers des prières et autres invocations pour se protéger et conjurer l’épidémie». Il se rappelle aussi «les nombreuses sorties de Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh, recommandant des prières et de la charité dans une logique d’anticipation, de mitigation ou d’atténuation face aux périls, calamités et autres menaces». Et de poursuivre : «Entre 2004 et 2006, le Sénégal connut encore une épidémie de choléra, et Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine Rta), porte-parole de la famille de Seydi El Hadj Malick Sy Rta à l’époque, joua un rôle très important à travers l’exemplarité et la sensibilisation sur les mesures d’hygiène individuelle et collective (messages radio/télé) et la recommandation de prières individuelles et collectives, sur recommandation de Serigne Mansour Sy «Borom Daradji», Khalife général à l’époque.»
Covid-19, pandémie/malédiction
En début mars 2020, le Sénégal enregistre ses premiers cas de Covid-19 et le Khalife général des Tidianes prit des mesures fortes bien avant que le chef de l’Etat ne décrétât l’état d’urgence, le 24 mars 2020, assorti d’un couvre-feu. Différentes décisions et mesures seront prises par Serigne Babacar Sy Mansour. Ce 14 mars 2020, après concertation avec Serigne Pape Malick Sy, Serigne Mawdo Sy Dabakh et les autres membres de la famille, la Ziar générale annuelle de Tivaouane, prévue le lendemain, 15 mars, fut annulée, ainsi que tous les évènements et rassemblements religieux relevant de la Hadratoul Malikya suspendus. Les mesures sont annoncées par feu Serigne Pape Malick Sy, porte parole de la famille à l’époque. Le 21 mars 2020 sera la date de la fermeture de la Zawiya El Hadj Malick Sy (Rta) à Tivaouane et de la Grande mosquée de Tivaouane, ainsi que celles de Saint-Louis et Dakar. Sans compter le confinement du Daara de la Zawiya El Hadj Malick Sy à Tivaouane, sous la tutelle de Serigne Babacar Sy Abdou. Ainsi, plus de 500 apprenants et leurs éducateurs, confinés durant 4 mois, sont entièrement pris en charge (restauration complète, santé, éducation, hygiène…) par le Khalife général et les bonnes volontés de la Hadratoul Malikya. Le 3 avril 2020, le Khalife général recommande des prières individuelles et collectives. Le 7 avril, il préconise encore l’acquittement individuel et volontaire de l’aumône envers les démunis. Toujours dans la même logique, les prières de Korité, Tabaski, Achoura et le Gamou, pour la première fois en 2020, furent célébrés à domicile à cause de la pandémie.
Pour l’année 2021, avec les vagues meurtrières du fait surtout du «delta», les mêmes mesures ont été renouvelées concernant les lieux de culte, les rassemblements et les évènements religieux de la Hadratoul Malikya. C’est ainsi que le Gamou annuel de Tivaouane, pour la deuxième année consécutive, fut célébrée à domicile en 2021, sur décision du Khalife général, faisant suite aux recommandations des autorités médicales après de larges concertations avec ces dernières et les membres de la famille. «A travers les médias et autres technologies de l’information et de la communication, des webinaires, séances de télé Burd, émissions télé et radio accompagnèrent les millions de fidèles pour un «Gamou chez soi», dans l’intimité familiale, en revisitant la vie et l’œuvre du Sceau des Prophètes, Seydina Muhammad (Saws), et les écrits de Seydi El Hadj Malick Sy (Rta)», souligne le petit-fils de Mame Maodo, Moulay Abdoul Aziz Diop, selon qui «toutes ces mesures ou décisions ont été prises après concertation, et elles s’appuient sur les recommandations divines et celles du Prophète (Psl) en cas de pandémie, sans oublier celles des autorités médicales».
A travers ces différents actes et décisions, le membre de la cellule de communication et du comité scientifique de la Hadratoul Malikya dit pouvoir affirmer que «Mame El Hadji Malick Sy Rta et tous ses descendants ont joué et continuent à jouer un rôle important face aux différents périls et épidémies qui ont menacé la Nation». Aussi de souligner : «Leurs actions et démarches ont toujours été circonscrites aux dimensions religieuse, scientifique, républicaine et éthique, entre autres. Sur le plan religieux, il s’agit d’appliquer les recommandations divines et prophétiques en cas de pandémie. Du point de vue scientifique, la règle est de consulter et de recueillir les avis éclairés des experts dans le domaine en question et de respecter leurs recommandations. Quant aux dimensions républicaine et citoyenne, ils ont toujours accompagné le pouvoir temporel sur les décisions d’intérêt général, en faisant preuve d’exemplarité. Enfin, sur le plan éthique, leurs actions et décisions ont toujours été guidées par l’éthique individuelle de conviction et celle collective de responsabilité.»
L'AGENCE SENEGALAISE DE REGLEMENTATION PHARMACEUTIQUE SONNE L’ALERTE
Réputés comme efficaces contre la toux et le rhume, son administration aurait causé la mort de 66 enfants.
Après l’alerte donnée ce mercredi 05 octobre par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, suite au décès de 66 enfants gambiens à qui on aurait administré un sirop contre la toux etle rhume, produit par laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals, c’est au tour de l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ArP) de tirer la sonnette d’alarme. Dr Oumou Kalsoum Ndiaye invite les populations à plus de vigilance en attendant que tous les lots de ces produits considérés comme dangereux puissent être analysés par les Autorité sNationales de réglementation compétentes et retirés du circuit.
C’est à travers une note d'alerte en date du 05 octobre 2022 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) que l'Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a été informée de la mise en circulation de quatre produits fabriqués par le laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals, identifiés en Gambie et distribués par le biais de marchés informels.
Réputés comme efficaces contre la toux et le rhume, son administration aurait causé la mort de 66 enfants. Selon le DR Oumou Kalsoum Ndiaye, l'analyse en laboratoire d'échantillons des produits a confirmé une contamination par diéthylène glycol et éthylène glycol en quantités inacceptables. Il s'agit du Promethazine présenté sous forme de solution orale, le Kofexmalin ainsi que le Malakoff qui sont des sirops contre la toux pour bébé, et le Magrip qui est un sirop contre la toux pour nourrisson, fabriqués par le laboratoire Maiden Pharmaceuticals Limited (Haryana en Inde).
Le diéthylène glycol et éthylène glycol sont des éléments toxiques qui peuvent être mortels. Les effets toxiques peuvent causer, selon l’OMS, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une incapacité à uriner, des maux de tête, une altération de l’état mental et des lésions rénales aiguës pouvant entraîner la mort. L'ARP précise que les produits incriminés ne détiennent pas une autorisation de mise sur le marché (AMM) au Sénégal.
Ainsi le Ministère de la Santé et de l'Action sociale appelle les populations à redoubler de vigilance, demande aux professionnels de santé à intensifier la surveillance et à notifier tout cas de suspicion ou de découverte de ces produits sur le territoire sénégalais. En effet, profitant de sa conférence de presse hebdomadaire consacrée aux enjeux sanitaires dans le monde, l’OMS a annoncé une enquête avec l’entreprise et les autorités de réglementation en Inde.
Néanmoins, il avertit sur les possibilités du fabricant à utiliser le même matériel contaminé dans d’autres produits et les avoir distribués localement ou exportés. Craignant ainsi un risque au niveau mondial. De l’avis de Dr Ndiaye, tous les lots de ces produits doivent être considérés comme dangereux jusqu'à ce qu'ils puissent être analysés par les Autorités Nationales de Réglementation compétentes. Car les produits de qualité inférieure référencés dans cette alerte sont dangereux, et leur utilisation, en particulier chez les enfants, peut entraîner des blessures graves ou la mort. Ainsi pour éviter tout préjudice aux patients, en attendant qu’ils soient détectés et retirés de la circulation, l’ASR conseille aux autorités de réglementation et au public de suivre les recommandations de l’OMS d’avoir une vigilance accrue au niveau des chaînes d'approvisionnement dans les pays et les régions susceptibles d'être concernés par ces produits de qualité inférieure.
Donnant une dose de rappels aux professionnels et aux populations, la directrice de l’ANR conseille : « tous les produits médicaux doivent être approuvés et obtenus auprès de fournisseurs autorisés/agréés. L'authenticité et l'état physique des produits doivent être soigneusement vérifiés. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé. SI vous êtes en possession de ces produits de qualité inférieure, NE LES UTILISEZ PAS. Si vous, ou une personne que vous connaissez, avez utilisé ces produits, ou avez souffert d'effets indésirables après leur utilisation, il est conseillé de consulter immédiatement un professionnel de santé qualifié et de signaler l'incident à l'Autorité Nationale de Réglementation ou au CentreNational de Pharmacovigilance ».
LE CENTRE «DELLOSI» INVITE LA COMMUNAUTÉ À S’IMPLIQUER
L’errance des malades mentaux doit être une préoccupation au cœur des priorités de l’Etat et des collectivités territoriales.
L’errance des malades mentaux doit être une préoccupation au cœur des priorités de l’Etat et des collectivités territoriales. C’est l’appel lancé par les responsables du centre d’accueil pour déficients mentaux, « DELLOSI » à l’occasion d’une visite de courtoisie de la fondation SOCOCIM, qui répondait à l’appel à l’aide de ces promoteurs.
Le centre « DELLOSI » de Rufisque appelle les autorités et la communauté à plus de considération vis-à-vis des déficients mentaux, en errance dans les rues de nos centres urbains. C’est le cri lancé par l’un des promoteurs du centre à l’occasion de la visite d’une délégation de la fondation Sococim. Ce centre initié dans le cadre du confinement au début de la covid 19 offrait un espace de confinement et de suivi pour ces personnes laissées à elles-mêmes.
Après la pandémie, le centre qui était dans un premier établi dans l’enceinte de l’école élémentaire Matar Seck de Rufisque est aujourd’hui abrité dans une des maisons libérées dans le cadre du projet du Train Express Régional. Mais la prise en charge des besoins du centre pose des difficultés aux initiateurs qui invitent les différentes autorités à en faire aujourd’hui une affaire de la communauté pour permettre à ces personnes surtout aux enfants autistes abandonnés dans les rues de pouvoir jouir de leurs droits tels que stipulé par les textes. « Pourtant sur le plan juridique, ils sont protégés et ont le droit de rester à l'école jusqu'à l'âge de 16 ans », a dit Ameth Daff, un des deux responsables du centre Aujourd’hui, plus d’une dizaine de déficients mentaux ont trouvé un refuge dans ce lieu tenu par deux acteurs citoyens Ameth Daff et Bou Mouhamed Fall, qui ont une passion pour ces enfants. Aujourd’hui, la prise en charge des pensionnaires des lieux est une véritable gageure pour eux, l’hébergement, la restauration et les visites médicales au niveau de l’hôpital psychiatrique de Thiaroye et des autres établissements sanitaires les charges sont trop lourdes sur leurs épaules, soutenues par les aides de quelques bonnes volontés.
Dans le cadre de l’appui pur faire face à ces charges la fondation Sococim a offert un chèque d’1.500.000 frs CFA. Mais au-delà de ces appuis ponctuels, les initiateurs ont plaidé pour une prise charge par la communauté de ces cas de personnes qui ont juste besoin d’une assistance pour retrouver leurs esprits et retourner en famille. « . « Ils sont tous récupérables et ont tous un dossier médical. Mais ils ont une prise en charge plus chère aussi bien pour eux que pour leurs accompagnants également. Et, tu comprends pourquoi au bout d'un moment, certaines familles abandonnent leurs enfants dans la rue ou vont le confier à un marabout pour l'oublier là bas » a expliqué Ahmet Daff.
Pour réussir le pari de la récupération et de leur insertion sociale, les deux responsables estiment que les collectivités doivent être impliquées davantage, en mobilisant leurs réseaux de relais, notamment les « badienou gokh », les imams et les délégués de quartiers. Avec le concours de ces acteurs communautaires un dispositif d’alerte et d’information pourrait être mis en place pour permettre une intervention rapide du centre. En perspective de la journée mondiale de la santé mentale prévue le 10 octobre prochain, le centre « DELLOSI » entend porter un plaidoyer fort pour la problématique de la prise en charge des déficients mentaux soit au cœur des préoccupations de la communauté.
«LE MAINTIEN À DOMICILE, C’EST L’AVENIR»
«Le maintien à domicile des personnes âgées c’est l’avenir. C’est un système de protection sociale qu’il faut développer mais qu’il faut encadrer». Une recommandation du professeur Mamadou Koumé, médecin-gériatre, gérontologue.
«Le maintien à domicile des personnes âgées c’est l’avenir. C’est un système de protection sociale qu’il faut développer mais qu’il faut encadrer». Une recommandation du professeur Mamadou Koumé, médecin-gériatre, gérontologue.
Depuis le 03 octobre dernier, les étudiants en spécialisation en gériatrie au Sénégal sont en séminaire dans le cadre de la rentrée universitaire 2022-2023. Une rencontre qui devrait prendre fin demain, vendredi 7 octobre 2022 à Dakar. En collaboration avec des spécialistes de la prise en charge des personnes âgées de la France, le Sénégal ou encore l’Afrique compte s’inspirer du modèle français afin de bâtir un modèle africain basé sur les réalités socioculturelles des pays du continent noir.
Pour le professeur Mamadou Koumé, initiateur de cette rencontre et par ailleurs directeur du Centre de gériatrie de Fann, «la France est en avance sur la prise en charge des personnes âgées. Depuis plus de cent ans, elle a mis en place plusieurs modèles. Il est bon de s’en inspirer». Plusieurs nationalités prennent part à cette rencontre. En formation au Sénégal, ces participants devront présenter le modèle de leur prise en charge des personnes âgées dans leur pays. «L’objectif recherché est qu’à la fin de cette rencontre, que nous puissions discuter d’un modèle adapté à nos réalités et dégager des protocoles de prises en charge», a lancé le Pr Koumé Aujourd’hui, la présence de plusieurs étudiants pour le DES de gériatrie-gérontologie démontre l’importance de bien prendre en charge les personnes âgées afin de les accompagner dans leur vieillissement. Et, dans cet accompagnement pour vieillir en bonne santé, des initiatives comme les soins à domicile se multiplient. Pour le professeur Koumé, «le maintien à domicile des personnes âgées, c’est l’avenir ; c’est un système de protection sociale qu’il faut développer mais qu’il faut encadrer».
Le spécialiste a laissé entendre que les soins à domicile sortent un peu du système traditionnel de soin. «Elles ont l’habitude d’être soigné à l’hôpital ; mais vous vous rendez compte qu’en gériatrie, pour ce qui concerne les personnes âgées, la guérison à 100% à l’hôpital ne doit pas être envisagée parce que cela va prolonger la durée de séjour. Dès qu’elle retrouve son autonomie, il faut continuer les soins à domicile».
Toutefois, Pr Koumé a souligné : «il y a d’autres personnes âgées qui sont atteintes d’autres pathologies qui les clouent à domicile. Pour cela, il faut que la personne qui a perdu son autonomie puisse bénéficier de toute la logistique de prise en charge qui n’est pas purement médicale».
Avec la floraison des structures d’offre de soin à domicile, Pr Koumé a estimé qu’«il faut poser la réflexion qui devrait pouvoir nous amener à dire à l’autorité comment il faut structurer. Il faut l’organiser,tout doit être encadré, sur le plan juridique et sur le plan organisationnel, pour éviter des dérives parce qu’il ne faut pas tomber sur le scandale. Oui, attention ! Au niveau du Centre de gériatrie, nous faisons des soins à domicile ; mais cela ne concerne que nos patients qui sont hospitalisé dans ledit service».
Revenant sur la généralisation des Centres de gériatrie dans tout le pays, le spécialiste des maladies des personnes âgées de répondre : «c’est une question qui va être reposée au président de la République parce que c’est lui-même qui avait donné des instructions, en 2015, pour la construction de Centre de gériatrie dans toutes les régions du Sénégal. Il l’a réactualisé, il l’a réaffirmé il y a trois semaines. Cela veut dire qu’il reste toujours une priorité du chef de l’Etat. Nous avons anticipé en construisant un Centre de gériatrie à Thiès, nous connaissons exactement le budget d’organisation de ce centre, le dossier est ficelé et je pense que le dossier sera soumis au ministre de la Santé pour mettre en œuvre cette décision politique».
Le Sénégal, dans sa politique de prise en charge des personnes âgées, détient plusieurs modèles dont l’offre de la gratuité à travers la Couverture maladie universelle (Cmu), la protection sociale avec l’Ipres, mais aussi le Fonds national de retraite (Fnr). Il y a également le Plan sésame pour les personnes âgées ne bénéficiant ou n’étant pas couvert par ces régimes (Cmu, Ipres et Fnr) précités.
DIFFICILE PRISE EN CHARGE DES MALADES DU CANCER
La fermeture des services de radiothérapie de Le Dantec a eu un impact aussi sur les malades. Avec Octobre rose, les femmes touchées par les cancers espèrent de meilleurs traitements en dépit de la raréfaction des moyens
Avec Octobre rose, tout le monde se souvient que les cancers font des ravages.
Hier, toutes les organisations impliquées dans la lutte contre les cancers étaient dans la rue. Lors de la randonnée de sensibilisation sur la Corniche-ouest de Dakar entre Soumbédioune et la Place du Souvenir africain rose de monde, Mame Diarra Guèye, la présidente de l’Association cancer du sein Sénégal (Ac2s), a insisté sur la qualité de la prise en charge des malades qui est le thème de cette année. Apparemment, la situation est loin d’être reluisante. Pour elle, la fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec et le redéploiement des malades dans d’autres structures ont provoqué des dysfonctionnements dans le suivi des patients. Elle rappelle la panne de l’un des appareils de radiothérapie de l’hôpital Dalal Jamm à cause de soucis électriques. «Beaucoup de malades qui étaient en cours de traitement ont subi une résurgence de la maladie», dit-elle. Vu l’urgence, elle demande aux autorités de régler ce «problème d’électricité», qui risque de coûter la vie à certains malades.
En écho, Fatma Guenoune, la présidente de la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca), qui a assisté à la journée de sensibilisation tenue hier à la Place du Souvenir africain, demande un appui pour prendre davantage en charge les malades. Sur un ton presque pathétique, elle veut un appui des mécènes pour soutenir ce combat pour la vie : «Actuellement, la ligue n’a plus de ressources pour accompagner les malades. C’est pour cela que je fais appel à toutes les bonnes volontés pour aider la Lisca à accompagner les malades du cancer. C’est vrai que pendant la pandémie, nous n’avons pas pu organiser de téléthon, mais nous envisageons d’en faire très prochainement pour pouvoir accompagner beaucoup plus de malades dans leurs traitements…»
Avec la fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec, le 15 août dernier, c’est toute la chaîne de prise en charge des malades qui a été perturbée. Si la radiothérapie de Hald a été transférée au nouvel hôpital Cheikhoul Khadim de Touba, Dalal Jamm accueille l’onco-pédiatrie et une partie des laboratoires, selon le schéma de redéploiement tracé par le ministère de la Santé et de l’action sociale.
Il faut savoir que la durée maximale prévue pour les travaux de reconstruction est de 20 mois et le coût, 60 milliards F Cfa. Ce budget prend essentiellement en compte les coûts de la reconstruction, l’acquisition des équipements, le suivi et l’évaluation des travaux. A terme, Dantec, qui sera de niveau 4, devrait avoir une capacité de 600 lits et 24 salles d’opération.
LUTTE CONTRE LES CANCERS FEMININS, 2000 FEMMES A DEPISTER
Pour cette édition 2022, La ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca) a décidé de faire bénéficier du dépistage du cancer du sein à 2000 femmes.
Le ministre de la santé et de l’action sociale, Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye, a présidé ce samedi 1er octobre, le lancement de la campagne «Octobre rose ». Un mois consacré à la lutte contre les cancers féminins et à faire aussi la prévention pour la prise en charge précoce. La cérémonie a eu lieu dans le district de Keur Massar. Cette année, la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer a prévu de dépister 2000 femmes.
Pour cette édition 2022, La ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca) a décidé de faire bénéficier du dépistage du cancer du sein à 2000 femmes. Un objectif salué par le ministre de la Santé et de l’action sociale, Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye qui présidait samedi dernier la cérémonie de lancement de la campagne Octobre rose, un mois consacré à la lutte contre les cancers féminins. «Cet objectif témoigne de votre grande détermination à renforcer la détection et la prise en charge adéquate du cancer. Je vous encourage et vous renouvelle ma disponibilité et celle de mes services à vous accompagner», a-t-elle avancé à l’endroit de la présidente de la Lisca.
Le ministre de la santé a aussi avancé que la lutte contre le cancer est l’affaire de toutes et de tous. «Ensemble, nous devons nous engager pour consolider les résultats encourageants que nous avons obtenus et faire reculer le cancer. Le personnel de santé et les acteurs communautaires ont une partition particulière à jouer. Leurs efforts ont permis d’intégrer le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus et de la détection précoce du cancer du sein en routine», a lancé Dr Marie Khemesse.
Revenant sur les avancées en matière de lutte contre les cancers, le ministre de la Santé et de l’action sociale a fait savoir qu’en 2020, l’Institut Joliot-Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec, a enregistré 1 903 cas de cancers avec une prédominance du cancer du sein (32%) et du col de l’utérus (18%). Les taux d’incidence et de mortalité devraient augmenter de plus de 40 % d’ici à 2030. Les femmes sont les plus touchées.
Pour vaincre ce fléau, le ministre de la santé a renseigné : «le Gouvernement a mis en œuvre des stratégies adaptées qui reposent sur le renforcement de la collaboration multisectorielle, la consolidation d’un environnement favorable à la santé, l’amélioration de la prise en charge des maladies non transmissibles et le développement de la recherche ». Pour cette présente édition d’Octobre rose, le coût de la mammographie sera ramené à 15 000 F pour renforcer la détection dans des structures de santé.
QUATRE MILLIONS DE SÉNÉGALAIS COURENT LE RISQUE DE FAIRE À TOUT MOMENT UN ACCIDENT CARDIOVASCULAIRE
A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la journée mondiale du cœur. Les vecteurs des maladies cardiaques sont bien présents au Sénégal.
La journée mondiale du cœur a été célébrée hier au Sénégal. A cette occasion, le Secrétaire général de la Société Sénégalaise de Cardiologie (SOSECAR), Dr Mounir Dia, a fait des révélations sur les maladies cardiovasculaires au Sénégal, qui constituent un problème majeur de santé public au Sénégal, en causant 17% des décès prématurés évitables. Selon lui, plus de quatre millions de Sénégalais courent le risque de faire une crise cardiaque. Au moins 24% sont dues à l’hypertension artérielle et 21% au diabète.
A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la journée mondiale du cœur. Les vecteurs des maladies cardiaques sont bien présents au Sénégal. Selon l’enquête Steps, au moins 24% sont dues à l’hypertension artérielle. La part du diabète est de 21% avec un pourcentage de 5,4% chez les sujets âgés de 45 et 59 ans, 12,2% de ces pathologies sont liées au cholestérol et 5,9 au tabagisme.
En effet, les maladies coronariennes sont le premier motif d’hospitalisation en cardiologie avec 25%, soit 542 patients par an. 7% de ces personnes sont vues en consultations, soit 7 892 patients par an au Sénégal. Selon le spécialiste des maladies du cœur et des vaisseaux, expert en hypertension artérielle et prévention cardiovasculaire, par ailleurs S.G de la Société Sénégalaise de Cardiologie (SOSECAR), Dr Mounir Dia explique qu’au Sénégal, ces maladies cardiovasculaires constituent un problème majeur de santé publique au Sénégal, en causant 17% des décès prématurés évitables. Elles sont très nombreuses et variées. «Nous avons également au Sénégal une grande prévalence de maladies cardiaques dites rhumatismales. Il s’agit de problèmes cardiaques causés par les angines mal traitées et à répétition chez les enfants et les adolescents », annonce-t-il. Cependant, il déclare que 30% des adultes sont hypertendus au Sénégal.
90% DES HYPERTENDUS AU SÉNÉGAL NE SONT PAS CONTRÔLÉS
«Malheureusement, la majorité d’entre eux ne savent pas qu’ils sont hypertendus. Ce qui fait que plus de 80% ne sont même pas traités. La conséquence dramatique de tout cela, c’est que 90% des hypertendus sénégalais ne sont pas bien contrôlés, c’est-à-dire que leur tension est toujours élevée. Ce qui fait que près de 4 millions de Sénégalais risquent à tout moment de faire un accident cardiovasculaire : AVC, crise cardiaque, mort subite », révèle-t-il.
Interrogé sur les décès par malaise qui sont devenus très fréquents, Dr Dia explique que chaque fois que nous sommes devant un décès de survenue brutale, inattendue, nous parlons de « mort subite ». « Elle est presque toujours d’origine cardiovasculaire. Ces drames sont souvent provoqués par une affection cardiovasculaire sous-jacente qui n’était pas connue ou qui pouvait être connue mais mal prise en charge. C’est l’occasion d’insister sur la nécessité, pour tout sujet adulte de plus de 30 ans, de se faire consulter par un médecin en faisant un bilan de santé minimal. Ceci permettra à chaque individu de connaître son état de santé. Toute anomalie potentiellement grave pourra être dépistée précocement et facilement prise en charge», prône-t-il.
En outre, il préconise de connaître son état de santé. « J’encourage chaque personne qui se sent en bonne santé d’aller consulter un médecin pour dépister toutes ces maladies sournoises qui évoluent à bas bruit, causant des dégâts sans qu’on ne s’en rende compte au début. Le jour où on les découvre, c’est déjà avancé, parfois même déjà trop tard », indique-t-il.
Pour les facteurs de risque : l’hypertension artérielle, le diabète, les problèmes de cholestérol. « Certains autres de ces dangers ambiants doivent être évités. C’est le cas du tabac, de la cigarette, de l’alcool, de la mauvaise alimentation contenant trop de sel ou trop de gras et d’huile. Enfin il convient d’être actif, de beaucoup bouger dans la vie de tous les jours, afin d’éviter la sédentarité. »