Au Sénégal, une étude réalisée sur 2000 élèves dans cinq établissements du moyen et secondaire montre que 16 % des élèves sont touchés par l’asthme. Selon les estimations du chef du service de pneumologie de l’hôpital d’enfants Albert Royer de Fann, Pr Idrissa Demba Bâ, le taux de prévalence national de l’asthme est donc 16,38 % pour le fait que les élèves représentent la population générale. Malheureusement, la majeure partie de ces asthmatiques ne suivent pas un traitement de fond.
Ailleurs, dans d’autres pays, les chiffres de l’asthme sont en train de grimper jusqu’à atteindre un taux de prévalence de 20%. Au Sénégal aussi, le nombre de personnes atteintes de cette maladie respiratoire prend l’escalier avec un pourcentage de 16,38 %. C’est ce que révèle une étude portant sur un échantillon de 2000 élèves de cinq lycées et collèges de Dakar et sa banlieue, âgés de 11 à 17 ans, et qui a été réalisée par des scientifiques. «L’école représente toute la population. Chacun a un enfant à l’école. C’est pourquoi on a utilisé une méthode mondialement validée, Isac, qui nous a permis d’interroger jusqu’à 2000 enfants parmi lesquels 16,38 % souffrent de l’asthme. Ce qui est énorme, et c’est ce que nous constatons au Sénégal. Quand on regarde dans la littérature, les autres pays sont presque à ce taux. Mais il y en a qui sont à 12, 15 voire 20 %. A travers cette étude, nous avons compris que nous faisons partie de ceux-là qui ont une prévalence très élevée parce que, encore une fois nous sommes à 16% de prévalence», a fait savoir le chef du service de pneumologie et soins continus à l’hôpital d’enfants Albert Royer de Fann. Certes, il y a des pays où la prévalence d’asthme est beaucoup plus élevées que dans le nôtre, mais la maladie demeure problématique.
Selon Professeur Idrissa Demba Bâ, cette pathologie chronique est une problématique de santé publique qui fait partie des motifs de consultations très fréquents en milieu hospitalier. « Beaucoup viennent à l’hôpital avec des symptômes respiratoires », alors que, dit-il, « ils ne savent pas qu’ils sont asthmatiques. Ce qui fait que, quand on regarde au niveau de nos chiffres, l’asthme, en termes d’hospitalisation, représente autour de 4 %. Si on fait un recul de 10 ans en arrière, on était autour de 2 %. Cela veut dire que la problématique est en train d’augmenter. Aussi, au niveau des consultations, tous les jours nous avons des demandes de consultations pour asthme et la liste d’attente ne cesse d’augmenter » informe le membre de la Société sénégalaise de pédiatrie. Comparées à la situation dans d’autres pays, les études antérieures montrent que la prévalence en milieu scolaire est très élevée.
Malheureusement, la majeure partie des élèves ne suit pas un traitement adéquat. «La majeure partie de ces enfants et adolescents asthmatiques ne prennent pas un traitement de fond ou même en général ne savent pas qu’ils sont asthmatiques», selon le Pr Idrissa Demba Ba qui rappelle que les enfants qui souffrent de l’asthme s’absentent souvent à l’école. Il pense que cette montée fulgurante des cas d’asthme au Sénégal, et l’ignorance du statut sérologique chez bon nombre d’asthmatiques, devraient amener à identifier le problème et mettre en œuvre un plan d’actions mettant tout le monde à contribution car, dit-il, la réponse n’est pas seulement pour les médecins, « elle est multisectorielle. Que ce soit le secteur de l’éducation, de la recherche, l’université, les médias...».
D’après le chef du service de pneumologie de l’hôpital pour enfants Albert Royer de Fann, c’est une approche globale qui demande la participation de tout un chacun afin de trouver des solutions pouvant permettre d’asseoir le phénomène de cette maladie non transmissible.
REMOUS AUTOUR DU FONCIER DE L'HÔPITAL LE DANTAC
Les syndicats de la santé du Sutsas, de la Cnts, du Sames, du Fgtsb, Sdt/3S et du Syntrass, réunis autour d’un collectif se sont prononcés sur le foncier de l’hôpital Aristide Le Dantec
Face à la presse hier, jeudi 12 mai, les syndicats de la santé du Sutsas, de la Cnts, du Sames, du Fgtsb, Sdt/3S et du Syntrass, réunis autour d’un collectif se sont prononcés sur le foncier de l’hôpital Aristide Le Dantec dont une partie pourrait être «bradée». Selon les acteurs, la reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec sur son site actuel tient à cœur l’ensemble du personnel de santé qui y officie. Toutefois, le collectif a avancé n’avoir aucune information sur le déroulé du projet de reconstruction.
«C’EST NÉBULEUX !»
«Nous savons juste que ce sont trois hectares sur les six qui seront utilisés pour la reconstruction de l’hôpital», a déclaré le secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social Section Le Dantec, El Hadji Abdoulaye Dionne. Et de poursuivre : «on ne peut pas construire un hôpital sans nous. C’est nébuleux ! Et le personnel ne sera pas sacrifié. Nous avons notre place dans le comité de pilotage».
Sur le supposé bradage du titre foncier dudit l’hôpital, le collectif de renseigner : «nous avons relevé des inquiétudes dans la stratégie que l’État veut adopter, car celle-ci risque de nous faire perdre l’avantage du littoral, de réduire drastiquement notre superficie, de remettre en cause la reconstruction par phases du fait du délai court et de léser le personnel de santé contractuel qui risque de vivre une situation intenable».
Face à ces inquiétudes, le collectif a exigé que le personnel de l’hôpital ne soit pas délocalisé, durant la phase de reconstruction sous aucun prétexte, d’avoir de solides garanties sur la prise en charge salariale du personnel durant la reconstruction. Il a, en outre, demandé une documentation signée pour la formation et la capacitation du personnel, durant toute la reconstruction, une intégration non négociable du collectif des syndicats aussi bien dans le comité de pilotage que dans le comité technique, dans les études et dans toutes les phases de reconstruction, une reconstruction sur la totalité du site, une reconstruction sur la base de l’ancien projet, même s’il faut en réviser le coût.
Le collectif qui attache un prix à la satisfaction de ses différents points par le Conseil d’administration et la direction de l’hôpital, a donné date dans un délai raisonnable avec un plan d’actions.
SOLIDARITÉ PROFESSIONNELLE MISE EN BRANLE A L’HÔPITAL RÉGIONAL DE KAOLACK
Le personnel de l’hôpital régional de Kaolack (centre) a tenu un sit-in, mercredi, dans l’enceinte de l’établissement de santé en guise de soutien à l’aide-infirmière déférée au parquet après le scandale du bébé déclaré mort et déposé à la morgue
Kaolack, 11 mai (APS) - Le personnel de l’hôpital régional de Kaolack (centre) a tenu un sit-in, mercredi, dans l’enceinte de l’établissement de santé en guise de soutien à l’aide-infirmière déférée au parquet après le scandale du bébé déclaré mort et déposé à la morgue, puis retrouvé vivant.
"Nous sommes dans un milieu hospitalier. Il peut survenir certaines situations que nous ne souhaitons pas, nous sommes censés protéger la vie", a dit le secrétaire général de la section régionale de Kaolack du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale, Mouhamadou Ndiaye.
"Nous ne prenons pas les dispositions pour ôter la vie de façon délibérée. S’il arrive cette situation et qu’on l’incarcère, nous avons le devoir de manifester notre solidarité" à son égard, a ajouté M. Ndiaye.
Faisant allusion à la condamnation à six mois avec sursis de trois sages-femmes pour non-assistance à personne en danger, à Louga (nord), Mouhamadou Ndiaye affirme que "depuis quelque temps", les travailleurs de la santé "sont maltraités un peu partout".
Le corps d’un bébé déclaré mort à la pédiatrie de l’hôpital régional de Kaolack a été retrouvé vivant, quelques heures plus tard, à la morgue du même établissement de santé, a déclaré son père, Alassane Diallo, samedi dernier.
"Quand les agents de la morgue ont constaté que le bébé était vivant, ils l’ont ramené à la pédiatrie, et il a été remis en hospitalisation", a dit le docteur Kalidou Ly, président de la commission médicale d’établissement de l’hôpital régional El Hadji-Ibrahima-Niass.
L’enfant est finalement décédé. L’aide-infirmière qui avait faussement constaté sa mort, déférée au parquet, a été présentée mercredi au procureur de Kaolack, a-t-on appris d’une source judiciaire.
Elle est poursuivie en justice pour mise en danger de la vie d’autrui, pour avoir déclaré le nourrisson mort en établissant un certificat de décès, alors qu’il était encore en vie.
LA CORÉE DU NORD ANNONCE SON TOUT PREMIER CAS DE COVID
Ce premier cas, détecté lors de tests effectués dimanche à Pyongyang sur des personnes malades et fiévreuses, "correspond" au variant Omicron, hautement transmissible
Le premier cas d'infection au Covid-19 depuis le début de la pandémie a été signalé en Corée du Nord, a annoncé jeudi la presse officielle, qualifiant cela de "grave urgence nationale".
Ce premier cas, détecté lors de tests effectués dimanche à Pyongyang sur des personnes malades et fiévreuses, "correspond" au variant Omicron, hautement transmissible, a précisé l'agence officielle KCNA.
Le dirigeant du pays Kim Jong Un a annoncé la mise en place d'un système de contrôle du virus d'"extrême urgence" à l'issue d'une réunion de crise du bureau politique.
"L'objectif était d'éliminer la racine dans les plus brefs délais", a affirmé le leader cité par l'agence d'Etat KCNA. "Il nous a assuré que du fait de la forte conscience politique de la population [...], nous surmonterons sûrement l'urgence et réussirons avec le projet de quarantaine d'urgence", a précisé l'agence de presse.
Kim Jong Un a demandé un contrôle plus strict des frontières ainsi que des mesures de confinement, demandant aux habitants "d'empêcher complètement la propagation du virus malveillant en bloquant totalement leurs quartiers dans toutes les villes et tous les comtés du pays", selon KCNA.
Toutes les activités productives et commerciales seront organisées de manière à ce que chaque unité de travail soit "isolée" pour éviter la propagation du virus, a-t-il ajouté.
Le pays a complètement fermé ses frontières dès le début de la pandémie en 2020, aux dépens de son économie.
Pyongyang n'avait annoncé aucun cas confirmé de Covid-19 jusqu'à jeudi.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Corée du Nord avait mené, en 2020, 13.259 tests anti-Covid, qui se sont tous révélés négatifs.
Les observateurs estiment que le système de santé du pays, très déficient, aurait dû mal à surmonter une épidémie d'ampleur.
PLUS DE 25 MILLIONS POUR SE FAIRE UN REIN
Au Sénégal, il est possible de donner un rein en toute transparence et en toute sécurité. Cependant, le receveur et/ou la famille devront mettre sur la table des millions pour recouvrer la santé.
Au Sénégal, il est possible de donner un rein en toute transparence et en toute sécurité. Cependant, le receveur et/ou la famille devront mettre sur la table des millions pour recouvrer la santé. Un acte qui n’est pas à la portée du Sénégalais Lamda.
En Côte d’Ivoire, il faut plus de 25 millions pour se faire transplanter dans les structures sanitaires publiques. Cette révélation est d’un des malades qui a déjà effectué cette pratique dans ce pays. Il a estimé que le prix de l’intervention peut varier et aller à la hausse si on n’a pas de prise en charge. Au niveau du Sénégal, même si le coût de la prise en charge n’est pas encore défini, le Conseil national du don et de la transplantation (CNTS) reconnait la cherté de l’intervention.
Toutefois, le professeur El Hadji Fary Ka et son équipe ont déclaré : «nous travaillons avec le gouvernement et tous les acteurs afin que la transplantation ne soit pas une affaire de nantis mais à la portée de tous».
Revenant sur les médicaments qui doivent maintenir le rein transplanté en vie, le prix est hors de portée du sénégalais Lamda. «Il y a deux médicaments essentiels que j’utilise pour maintenir mon rein en vie. Au Sénégal, il n’y a que la pharmacie Guignon où on peut s’en procurer et les prix pour l’un est à 170 mille pour une consommation de 10 jours et l’autre 480 mille pour une vingtaine de jour», a expliqué le transplanté.
Au Sénégal, le CNDT a renseigné que le coût des médicaments chute d’année en année de traitement. «Il y a une bonne dose à prendre après l’opération à savoir la première année, les doses vont diminuer la deuxième année et ainsi de suite avec un bon suivi médical», a souligné le professeur Ka.
Et de poursuivre : «Au Sénégal, nous sommes en train de travailler avec le gouvernement par le biais de la Pharmacie nationale d’approvisionnement sur une liste de médicaments génériques qui sera subventionnée de manière substantielle. Nous voulons sécuriser aussi un stock de médicaments destinés aux transplantés pour pallier à la rupture».
TRANSPLANTATAION RÉNALE : AUCUN HÔPITAL N’A ENCORE REMPLI LES CONDITIONS POUR L’AGRÉMENT
Même si la loi a été votée en décembre 2015, les insuffisants rénaux, tout comme les familles, attendent l’effectivité de la transplantation au Sénégal
Ce n’est pas encore demain la veille pour pratiquer la transplantation rénale au Sénégal. Malgré la soumission de plusieurs structures de santé pour l’agrément, le Conseil national du don et de la transplantation a souligné «qu’aucun hôpital n’a encore rempli totalement les conditions. Il y a des compléments d’informations à faire dans les grilles ». Et de poursuivre : «l’acte chirurgical reste banal toutefois, c’est le management qui pose problème». Une sortie faite hier, mardi 10 mai à Dakar lors d’une rencontre avec la presse.
Le gouvernement du président Macky Sall compte aller doucement et sûrement vers la transplantation rénale en prenant toutes les dispositions de sécurité pour faire de cette pratique, une réalité au Sénégal. Selon le Conseil national du don et de la transplantation (CNDT), autorité chargée d’assurer la transparence, la coordination du don et du prélèvement, la gestion des registres ainsi que les échanges internationaux, «le travail de la sécurité sanitaire et du respect de l’éthique médicale est en train d’être mené avec tous les acteurs pour l’effectivité à court termes de la transplantation dans le pays». Même si la loi a été votée en décembre 2015, les insuffisants rénaux, tout comme les familles, attendent l’effectivité de la transplantation au Sénégal. Pour le CNDT qui a fait face à la presse hier, mardi 10 mai, les ressources pour la pratique de l’acte chirurgical ne manquent pas au Sénégal.
Toutefois, il reste toujours des préalables à régler. «Nous n’allons démarrer la transplantation que quand on aura un hôpital qui a déjà reçu un agrément. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il y a trois à quatre hôpitaux qui se sont manifestés mais il reste des compléments d’informations pour remplir les grilles», a fait savoir le président dudit Conseil, le professeur El Hadji Fary Ka. Et de rappeler : «ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent. Le Sénégal a consenti de nombreux efforts. Si nous étions à deux voire trois néphrologues pour tout le pays, aujourd’hui, nous sommes à plus de 40 spécialistes. Le geste chirurgical est mineur mais la complexité réside uniquement dans le couple donneur-receveur».
Le Sénégal, dans sa démarche de prise en charge sanitaire de ses patients, entend aller vers la greffe du corner afin de permettre à certaines personnes de recouvrer la vue. Pour rappel, la transplantation rénale consiste en un transfert d’un rein sain d’un individu donneur à un parent qui présente une insuffisance rénale chronique sévère qui est le receveur, par un acte chirurgical librement accepté.
A cet effet, seules les personnes dont les reins ne peuvent plus assurer leur fonction de façon définitive doivent en subir l’acte. Les conditions pour recevoir un rein sont ainsi établies par le Sénégal à savoir : avoir un donneur apparenté, avoir une insuffisance rénale chronique sévère, ne pas avoir de contre-indications à la transplantation rénale et enfin signer le document de consentement.
LE MANQUE DE SANG, "UN PROBLÈME MAJEUR" À L’HÔPITAL DE NDIOUM
Le manque de sang est "un problème majeur" à l’hôpital de Ndioum, a déploré Dr Mamadou Ndiaye, le chef du service laboratoire de cette structure sanitaire située dans le nord du pays.
Ndioum, 10 mai (APS) - Le manque de sang est "un problème majeur" à l’hôpital de Ndioum, a déploré Dr Mamadou Ndiaye, le chef du service laboratoire de cette structure sanitaire située dans le nord du pays.
"C’est un problème majeur, le manque de sang. Et les structures hospitalières qui en disposent sont très éloignées. Il faut faire 200 kilomètres pour aller à Ourossogui ou bien 100 Kilomètres pour se rendre à Richard Toll’’, a déclaré, dans un entretien avec l’APS, Dr Ndiaye, par ailleurs président de la Commission médicale d’établissement (PCME) du centre hospitalier régional de Ndioum.
Il a signalé que seuls deux agents travaillent à la Banque de sang. Ce qui fait que l’hôpital arrive "difficilement" à collecter 1200 poches de sang.
"La banque de sang n’a jamais atteint sa capacité de stockage qui dépasse 1500 poches par an", a fait savoir le chef du service laboratoire auquel est rattachée la Banque de sang, érigée en Unité.
Pourtant, a-t-il ajouté, "le matériel pour sa conservation est bien en place. Mais difficile de trouver des donneurs dans la zone où le besoin est réel".
Selon lui, l’établissement de santé de niveau 2 dispose de beaucoup de services tous de gros consommateurs de poches de sang.
"A la Maternité, par exemple, le besoin est énorme avec les nombreuses interventions chirurgicales. Des femmes en couches qui arrivent à terme pour subir des césariennes. Ce qui fait qu’elle consomme beaucoup de poches de sang. Soit 50% de notre stock’’, a-t-il expliqué.
Dr Ndiaye a par ailleurs expliqué que la ville de Ndioum est située sur la route nationale n°2 où sévissent beaucoup d’accidents de la circulation. Elle est également adossée au Diéri, une zone d’élevage. Pour toutes ces raisons, Ndioum "doit, à tout moment et en toute urgence, disposer du sang", a-t-il estimé.
D’ailleurs, a-t-il relevé, le Service de la chirurgie est le deuxième consommateur des poches de sang à cause des accidents de la route et des bagarres à l’arme blanche ou encore des blessés dans les travaux champêtres ou domestiques.
’’Il y a la néphrologie avec l’unité de dialyse qui a démarré en octobre dernier, la pédiatrie, la médecine, (…)’’, a encore listé Dr Ndiaye.
Dr Ndiaye a lancé un appel aux autorités de la ville, du département et de l’Etat central pour les aider à combler le déficit en personnel à la Banque de sang.
Il a rassuré toutefois que des efforts sont faits pour la continuité du service.
Il a aussi demandé aux parents des patients de faire don de sang, soulignant que son service compte se rendre au camp militaire, au centre de secours des sapeurs-pompiers de Podor et de Pété, et rencontrer les groupements de femmes, les A.S.C, etc.
"Nous irons également voir les imams pour traiter la question du don de sang dans leurs prêches du vendredi", a-t-il informé.
Dr Ndiaye a aussi appelé les autorités gouvernementales et départementales à trouver "une solution urgente" au problème de scanner auquel fait face l’hôpital de Ndioum.
"L’hôpital n’a toujours pas de scanner. Les patients sont obligés de se rendre encore soit à Ourossogui, soit à Saint-Louis", a-t-il déploré.
CAMBRIOLAGE DE L'INSTITUT PASTEUR DE DAKAR
Les auteurs des deux cambriolages dont a été victime l’Institut Pasteur de Dakar ont été interpellés ce dimanche par la brigade de recherches de la DPTS lors d’une opération de sécurisation
Les auteurs des deux cambriolages dont a été victime l’Institut Pasteur de Dakar ont été interpellés ce dimanche par la brigade de recherches de la DPTS lors d’une opération de sécurisation.
Les auteurs du cambriolage audacieux de l’Institut Pasteur de Dakar sont tombés ! Il s’agit des nommés Ismaïla Diallo, un ressortissant guinéen de 32 ans, commerçant domicilié à la Médina et de son compatriote Mamadou Oury Barry, 29 ans, maçon domicilié à Rufisque. En effet, saisie à deux reprises sur des cambriolages perpétrés à l’Institut Pasteur de Dakar, la DPTS surveillait la zone comme du lait sur le feu en multipliant les opérations de sécurisation.
Le premier cambriolage s’était produit dans la nuit du 09 au 10 mars. Les malfrats étaient alors entrés par effraction à travers la fenêtre de derrière du bâtiment DIATROPIX, en défonçant les grilles de protection, pour accéder dans la grande salle. Ils avaient emporté six (06) ordinateurs portables professionnels de marque LENOVO et leurs chargeurs, de même qu’une montre connectée de marque K60.
La DPTS qui s’était déplacée sur les lieux avait constaté, grâce à l’exploitation de la caméra de surveillance placée au-dessus de la fenêtre de derrière, que l’auteur des faits, visible sur les images, avait défoncé les grilles de protection pour se faire une voie d’accès dans la grande salle. Également, les enquêteurs avaient remarqué que l’hôtel en construction se trouvant à proximité, squatté par des sans-abris, donnait un accès facile à l’institut qui n’est clôturé que par des barbelés.
C’est ainsi que la brigade de recherche de la DPTS a été instruite afin d’intensifier les patrouilles dans ce secteur. Ce qui n’empêchera cependant pas un second cambriolage dans la nuit du 27 au 28 avril 2022 dans le même institut avec le même modus operandi. Mais cette fois-là, avant de commettre leur forfait, les malfrats se sont d’abord débarrassés de la caméra de surveillance qui couvrait l’arrière du bâtiment.
Pour ce second cambriolage, ils ont emporté quatre (04) ordinateurs dont trois (03) de marque DELL et un (01) de marque LENOVO, des écouteurs de marque IPhone, un téléphone portable professionnel de marque Tecno, des chargeurs d’ordinateur, une sacoche contenant des documents administratifs et un montant de cinquante mille (50.000) FCFA. La fouille de l’hôtel en construction a permis de retrouver dans l’une des chambres la sacoche abandonnée sans l’argent qu’elle contenait. Les enquêteurs ont trouvé également, dans un tiroir, la présence d’un pantalon ressemblant à celui que portait l’auteur du premier cambriolage.
Des indices qui seront plus tard d’une grande utilité. En effet, dans la nuit du samedi 07 au dimanche 08 mai 2022, deux individus ont été interpellés au cours d’une opération de sécurisation menée par les éléments de la brigade de recherches de la DPTS et une descente à l’hôtel sus indiquée. L’un des délinquants présentait des traits de ressemblance avec le malfaiteur pris par la caméra de surveillance dans la nuit du 09 au 10 mars.
Les deux individus sont immédiatement interpellés et conduits au siège de la DPTS. Il ressort des premiers éléments de l’enquête que les malfaiteurs, qui ont tenté dans un premier temps de nier les faits, sont finalement passés aux aveux. Pour le premier cambriolage, Ismaila Diallo a reconnu avoir agi seul et n’avoir été assisté que lors du second par son ami Mamadou Oury Barry. En ce qui concerne les dix (10) ordinateurs volés, ils ont avoué les avoir vendus à un certain Thiaw, commerçant établi au marché Colobane et qui est activement recherché. L’enquête se poursuit.
DIVERGENCE AUTOUR DE L'ACCORD DE PRINCIPE ENTRE GOUVERNEMENT ET SYNDICALISTES
La Fédération des syndicats de la santé (F2S) est sortie de sa réserve hier pour apporter des précisions sur « l’accord de principe » sur le régime indemnitaire trouvé entre le gouvernement et les syndicats de la santé.
La Fédération des syndicats de la santé (F2S) est sortie de sa réserve hier pour apporter des précisions sur « l’accord de principe » sur le régime indemnitaire trouvé entre le gouvernement et les syndicats de la santé. La F2S récuse cet accord et parle de « manœuvre mensongère entretenue par des syndicalistes affairistes avec la complicité d’une frange gouvernementale ». La fédération a tenu une réunion le vendredi 6 mai 2022 afin d’évaluer les discussions avec le ministère des Finances, qui portaient sur les points à incidence financière.
« Pour précision, ces discussions n’ont pas encore pour le moment fait l’objet d’un quelconque accord entre la F2S et le gouvernement », ont indiqué Cheikh Seck et ses camarades. « Il faut rappeler que ces manœuvres ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, au moment où la F2S était à son deuxième plan d’action, le gouvernement a préféré convoquer une organisation dirigée par des retraités sans emploi pour traiter des problèmes de travailleurs en activité », a notifié le document. Selon eux, malgré la pression liée à la rétention d’information et à la « réussite » des jours de grève, le gouvernement « finira par ouvrir des discussions, même si nous avons constaté le dilatoire qui a entrainé la bouderie du ministère de la santé ».
La F2S ajoute : « Cette logique entretenue par l’équipe du ministère de la santé et une partie de la fonction publique a conclu à la tentative de vouloir réduire la délégation de la F2S lors des négociations. D’ailleurs, même le ministère de la Santé finira par signer un accord bidon avec ses affidés, pour faire croire à l’opinion que des accords ont été trouvés avec les travailleurs de la santé ; ce qui est totalement faux ». F2S martèle que les négociations sont « au point mort ».
Toutefois, les secrétaires généraux de l’organisation ont fait savoir dans ce sens que le ministère des Finances a apporté des « propositions pour l’amélioration du système indemnitaire et des points à incidence financière » ; ce qu’ils apprécient positivement. Avant d’ajouter : « Nous souhaitons que le délai de janvier 2024 initialement fixé pour un rehaussement de cette indemnité de logement à 100 000 FCFA soit ramené à janvier 2023. »
ASPENOVAX, LE VACCIN MADE IN AFRICA BOUDÉ PAR L'AFRIQUE
Le sérum fabriqué en Afrique du Sud s’accumule dans son usine de production, faute de preneurs. Le continent africain qu’il est censé alimenter souffre pourtant d’un déficit criant de doses
Le sérum fabriqué en Afrique du Sud s’accumule dans son usine de production, faute de preneurs. Le continent africain qu’il est censé alimenter souffre pourtant d’un déficit criant de doses.
L’Afrique, qui a longtemps aspiré à disposer de capacités de production conséquente de vaccin anti-Covid, témoigne aujourd’hui d’un énorme paradoxe dans ce combat. Pays après pays, les décideurs du continent ignorent tout bonnement une de ses sources locales d’approvisionnement.
Le vaccin Aspenovax, fruit d’un accord d’exploitation de licence 2021-2026 entre la firme pharmaceutique sud-africaine Aspen Pharmacare et l’Américaine Janssen, n’intéresse manifestement personne. C’est du moins ce que laisse entendre le cri du cœur lancé ces derniers jours par Stavros Nicolaou, cadre supérieur chez Aspen.
Des vaccins sans commandes
Le dirigeant a notamment indiqué, il y a moins d’une semaine, que sa société n’avait toujours pas reçu la moindre commande de vaccins malgré une production entamée depuis bientôt un mois au prix de longues tractations.
Aspen, participant depuis le début de la lutte contre la pandémie à la mise en flacon des sérums Johnson & Johnson (J&J) de Janssen, a obtenu de cette dernière le droit d’en fabriquer dans ses installations de Port-Elizabeth le 8 mars, après des négociations remontant à l’année écoulée. L’entreprise implantée au Nigeria, en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie entre autres, pariait alors sur le fort besoin en vaccins de l’Afrique pour écouler son produit.
Fiasco et mauvais précédent
Il faut dire qu’avec seulement 16% de sa population entièrement vaccinée fin mars selon l’OMS, le continent représente un marché à fort potentiel pour Aspenovax. Une aubaine pour l’entreprise fabricante qui visait dès juin une production mensuelle de 35 millions de doses.
Mais l’aventure censée être pionnière pour nombre d’initiatives de fabrication de vaccins anti-Covid en cours sur le sol africain risque de tourner court. Ce qui pourrait mettre en péril l’ambition de l’Union africaine de produire sur place 60% des sérums inoculés en Afrique à l’horizon 2040. Et pour cause, les Africains toujours aussi réfractaires aux vaccins, contraignent leurs dirigeants à en détruire régulièrement des centaines de milliers qui leur proviennent de dons occidentaux.
Difficile dans ces conditions de convaincre les pays d’investir pour s’approvisionner. C’est pourtant ce à quoi vient de s’engager le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, afin de sauver Aspenovax d’une mort précoce.