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3 avril 2025
Santé
L’OMS ET L’UNICEF ALERTENT SUR UNE EXPLOSION DES CAS DE ROUGEOLE DANS LE MONDE
Au cours des deux premiers mois de l’année 2022, les cas de rougeole ont explosé de près de 80% dans le monde. C’est ce qu’ont annoncé hier (mercredi 27 avril) l’organisation Mondiale de la Santé (oms) et l’Unicef.
Au cours des deux premiers mois de l’année 2022, les cas de rougeole ont explosé de près de 80% dans le monde. C’est ce qu’ont annoncé hier (mercredi 27 avril) l’organisation Mondiale de la Santé (oms) et l’Unicef.
L’Oms n’a eu de cesse, ces derniers mois, de sonner l’alerte sur les risques de catastrophe absolue si le dangereux retard pris dans la vaccination des enfants à cause de la pandémie de Covid-19 n’est pas rattrapé, et si les restrictions sanitaires sont levées trop vite. Comme l’Oms, l’Unicef craint désormais l’apparition de graves épidémies de rougeole, une maladie virale hautement contagieuse qui pourrait toucher des millions d’enfants en 2022. D’ores et déjà, les deux agences de l’Organisation des Nations Unies (Onu) soutiennent que le nombre de cas de rougeole a bondi de 79% au cours des deux premiers mois de 2022, en comparaison avec la même période l’an dernier.
Pour l’instant, quelque 17.338 cas de rougeole ont été signalés dans le monde en janvier et février 2022, contre 9.665 au cours des deux premiers mois de 2021. Mais les chiffres sont probablement plus élevés, car la pandémie de Covid-19 a perturbé les systèmes de surveillance. La rougeole étant très contagieuse, les cas ont tendance à apparaître lorsque les niveaux de vaccination diminuent. Les deux agences onusiennes craignent que les épidémies de rougeole soient un signe avant-coureur d’épidémies d’autres maladies qui se propagent plus lentement.
«RÉSURGENCE DE MALADIES MORTELLES»
«La rougeole est plus qu’une maladie dangereuse et potentiellement mortelle. C’est aussi un des premiers signes qu’il y a des lacunes dans la couverture vaccinale mondiale », a souligné la directrice générale de l’Unicef, Catherine Russell. Selon l’Oms et l’Unicef, un nombre trop élevé d’enfants n’ont pas pu bénéficier de vaccins contre la rougeole en raison notamment des perturbations des systèmes de santé, liées à la pandémie de Covid-19. En 2020, dit-elle, 23 millions d’enfants dans le monde n’ont pas reçu les vaccins infantiles de base par le biais des services de santé de routine. «C’est le nombre le plus élevé depuis 2009 et 3,7 millions de plus qu’en 2019, selon l’Oms et l’Unicef. La pandémie de Covid-19 a interrompu les services de vaccination, les systèmes de santé ont été débordés et nous assistons maintenant à une résurgence de maladies mortelles, dont la rougeole. Pour de nombreuses autres maladies, l’impact de ces interruptions des services de vaccination se fera sentir pendant des décennies», a averti le patron de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’ÉTAT N’A PAS SU CONSTRUIRE UN SYSTÈME HOSPITALIER DIGNE DES...
C’est une autre voix autorisée qui se prononce sur l’affaire Astou Sokhna, mais surtout au-delà, le système de santé lui-même. Pr Abdoul Kane constate d’abord que « ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès
C’est une autre voix autorisée qui se prononce sur l’affaire Astou Sokhna, mais surtout au-delà, le système de santé lui-même. Pr Abdoul Kane constate d’abord que « ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès par rapport à l’argent qui a été mis » dans le secteur. Au micro de iRadio, le cardiologue appelle à un « audit exhaustif et sans complaisance » du système.
La Coalition pour la santé et l’action sociale a sorti un communiqué pour parler de la situation qu’on vit aujourd’hui avec la guéguerre entre les médecins et les patients, de façon générale la crise de la santé au Sénégal. Pourquoi ?
Il est vrai que ce ne sera pas la première fois qu’on relève des drames dans nos structures de santé. Ce ne sera pas non plus la première fois que les populations expriment ce ressenti sur les nombreux dysfonctionnements de notre système sanitaire. Ce qui, pour nous, est une réalité reconnue par une frange importante de nos populations qui vivent beaucoup de pénibles épisodes dans nos structures de soins. Mais, nous avons l’impression que cette crise est particulière parce qu’elle cristallise différentes entités dans une dynamique qui, hélas, pourrait ne pas être celle qui doit appeler à la sérénité qui sied. Les pouvoirs publics ont eu à faire, dans un premier temps, des sorties qui peuvent être par endroit malencontreuses puisqu’ayant très rapidement jugé alors que le droit n’a pas encore été dit.
Bien entendu, ceci a entraîné une crispation au sein des professionnelles de santé qui ont eu cette impression qu’on les jetait en pâture. Et, on voit aujourd’hui qu’ils sont sur leurs gardes et pensent qu’il faut d’abord permettre à la justice de dire le droit en toute sérénité.
Pour vous, qu’est-ce qui doit être mis en avant ?
Ce qui, pour moi, est le plus important, c’est surtout la souffrance des nombreuses familles et des populations qui ont connu des drames similaires dans nos hôpitaux. Pour moi, c’est cette souffrance qu’il faut écouter et entendre. C’est d’abord permettre à ce que la famille d’Astou Sokhna puisse faire son deuil en toute sérénité. Mais, c’est également, au-delà de ce drame, que nous tous nous sachions que nous ne devons pas continuer à vouloir nous rejeter la balle. Chacun a sa part de responsabilité, l’État au plus haut niveau, qui n’a pas su construire un système hospitalier et de soins digne de ce que les populations doivent en attendre. Les soignants, qui sont certes héroïques et braves, par moments, et qui sont en droit de réclamer certains dus, doivent aussi faire une introspection parce que je pense que par rapport à l’éthique, nous devons beaucoup la renforcer à notre niveau. Je pense que le but de tout cela, c’est une réelle refondation de notre système de santé pour qu’enfin, les populations sénégalaises se sentent en sécurité.
Faut-il aller à des assises du système de santé au Sénégal ?
Le problème du Sénégal, c’est que le terme ‘’états généraux’’ est presque galvaudé. Cela ne sera pas la première fois. Je pense qu’il est important aujourd’hui que l’on comprenne que la cosmétique ne peut pas perdurer. Pendant longtemps, on a parlé des prouesses qui ont été réalisées mais le résultat est là. Cela veut dire qu’il faut quand même une volonté, qu’on sente cette vision qui change. Il faut que les paradigmes changent. Il faut déjà qu’on sache que ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès, en tout cas pas aussi efficient par rapport à l’argent qui a été mis. Si on veut, on peut l’appeler ainsi mais je pense que c’est surtout prendre conscience au plus haut niveau qu’il faut changer d’approche, de vision. Une fois que ceci est fait, peut-être qu’on peut avancer vers ce qu’on pourrait appeler des assises. Mais, ce qui est le plus important, c’est que vraiment, pour une fois, des solutions concrètes puissent être apportées et (elles) doivent aussi partir d’un audit exhaustif et sans complaisance de pourquoi cela n’a pas marché jusqu’ici. Et, surtout que les responsabilités souvent partagées aussi bien de l’État, des administrateurs de nos systèmes de santé, de nos ministères de la Santé mais également de nous soignants, du rôle qu’on a pu jouer pour que les choses ne marchent pas.
POUR UNE EXPRESSION DE LA JUSTICE ET UNE ÉVALUATION PROSPECTIVE RIGOUREUSE DU SYSTÈME SANITAIRE NATIONAL
Le secteur de la santé souffre encore de beaucoup d’insuffisances, dont les solutions ne viendront pas d’actes circonstanciels - COMMUNIQUÉ DU COSAS
SenePlus publie ci-dessous, le communiqué de la Coalition pour la Santé et l’Action sociale (Cosas), reçue le 26 avril, à propos de la situation dans le secteur sanitaire marquée par l’affaire Sokhna Astou.
« Le bureau de la Coalition pour la Santé et l’Action sociale s’est réuni le dimanche 24 avril 2022 et a examiné, entre autres points, la crise sans précédent, provoquée par le décès inopiné d’une femme enceinte hospitalisée à la maternité de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, le 31 mars 2022. La COSAS présente ses condoléances à la famille éplorée et prie pour le repos de l’âme de la défunte au Paradis.
Ce drame a provoqué une vive réaction de la famille de la défunte, qui a porté plainte contre les prestataires de soins, entraînant la poursuite de six sages-femmes (dont quatre ont été placées sous mandat de dépôt) pour négligence médicale. Tant et si bien que ce scandale sanitaire, venant à la suite de beaucoup d’autres, qui d’ailleurs ne constituent que la face visible de l’iceberg, a cristallisé les passions et donné lieu à une clameur publique inédite et des tiraillements inquiétants.
La COSAS, qui se veut un cadre regroupant des professionnels de la santé, des représentants des consommateurs, des associations de patients, des organisations communautaires, des hommes et femmes de médias, etc. a toujours milité pour que les soignants soient mis dans les meilleures conditions possibles afin qu’ils puissent, non seulement rester au service du patient et de la société mais aussi allier à leurs compétences techniques, une humanité indissociable du projet de soin. C’est pourquoi, elle suit avec attention particulière cette situation de tension née du cas de la dame Astou Sokhna. Nous tous devrons tirer toutes les leçons pour aller de l’avant. Pour ce faire, la COSAS en appelle au sens de responsabilité et à la sérénité des uns et des autres et offre sa médiation pour un dénouement rapide de cette crise.
La COSAS réitère sa position, selon laquelle le secteur de la santé souffre encore de beaucoup d’insuffisances, dont les solutions ne viendront pas d’actes circonstanciels mais plutôt d’une évaluation prospective rigoureuse sans complaisance de notre système de santé et la mise en œuvre systématique des mesures correctrices.
Cette initiative que nous comptons apporter comme contribution décisive et qui ne serait pas une de plus à ranger dans les tiroirs, devra impliquer, outre les acteurs du système sanitaire, l’ensemble des parties prenantes (élus locaux, société civile dont les collectifs citoyens, les syndicats, les professionnels de la presse, les associations de consommateurs, les leaders religieux... ainsi que le gouvernement et les partis politiques). Elle devra conduire à l’élaboration d’une politique de santé et à des réformes concertées et durables du système national de santé.
Par ailleurs, elle entend militer pour renforcer l’équité en santé en prenant en charge les intérêts des couches vulnérables de la société.
Pour rappel, la COSAS depuis sa création en 2017 se veut une organisation d’alerte et de veille sur la gouvernance sanitaire. Conformément à ses missions, elle compte s’investir pour la promotion de normes de transparence, d’équité et de liberté au sein des structures sanitaires. Ceci pour contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et de promouvoir l’éthique et les bonnes pratiques.
Ensemble nous pouvons bâtir un système de santé performant et inclusif adossé aux valeurs éthiques ! »
DÉCÈS EN COUCHES D’ASTOU SOKHNA, UNE PRÉSENCE MASSIVE AU PROCÈS DES SIX SAGES-FEMMES
De nombreuses personnes se sont déplacées au tribunal de Louga (nord) aux premières heures de la matinée pour assister au procès de six sages-femmes poursuivies pour non-assistance à personne en danger
Louga, 27 avr (APS) – De nombreuses personnes se sont déplacées au tribunal de Louga (nord) aux premières heures de la matinée pour assister au procès de six sages-femmes poursuivies pour non-assistance à personne en danger après le décès en couches le 1er avril d’une patiente à la maternité de l’hôpital régional, a constaté l’APS.
Il s’agit de dizaines de personnes visibles devant le tribunal et ses alentours. Parmi elles, de nombreux agents de santé, venus apporter leur soutien aux sages-femmes pointées du doigt dans cette affaire.
Sur place, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé par la Police qui veille au grain et filtre les entrées. Seuls les témoins, proches des parties prenantes et journalistes ont pour l’heure été autorisés à accéder à la salle d’audience.
Cette affaire judiciaire est partie du décès le 1er avril en couches d’Astou Sokhna à la maternité de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye. Ses proches pointent du doigt une négligence du personnel hospitalier. La patiente ayant attendu en vain plusieurs heures pour subir une césarienne.
Son époux dépose alors une plainte devant le procureur de Louga pour non-assistance à personne en danger. L’enquête menée par la police a débouché sur l’inculpation de six sages-femmes et le placement sous- mandat de dépôt de quatre d’entre elles plus de deux semaines après le décès d’Astou Sokhna.
Les circonstances du décès de cette femme d’une trentaine d’années avaient suscité une vague d’indignation et une grande émotion dans l’opinion publique. Poussant le ministère de la Santé à déployer sur place, une mission d’enquête administrative qui a débouché sur la prise de mesures conservatoires à l’encontre de certains agents de cette structure hospitalière du nord du pays.
Dès le 13 avril, le directeur du centre hospitalier, Amadou Guèye Diouf, est limogé en Conseil des ministres et remplacé par un administrateur hospitalier du nom d’Abdallah Guèye.
Dans la foulée, l’Intersyndicale des travailleurs de l’hôpital organise un sit-in pour dénoncer l’empressement avec lequel la tutelle s’y est prise pour sanctionner une partie du personnel médical.
Ils vont être soutenus par beaucoup d’agents de santé à travers une grève ayant paralysé pendant 72 heures une grande partie système sanitaire du pays.
UNE SAISIE ESTIMÉE A PRES DE 230 MILLIONS DE FCFA
Un lot de faux médicaments d’une valeur de près de 230 millions de francs Cfa a été saisi dans la région de Kaffrine, précisément à Nganda.
Un lot de faux médicaments d’une valeur de près de 230 millions de francs Cfa a été saisi dans la région de Kaffrine, précisément à Nganda. La Douane, qui poursuit ses opérations « bouclage » sur l’étendue du territoire national, vient ainsi de faire une belle prise, après celles menées « avec succès » le long du Littoral, selon un communiqué. Les agents des Douanes du Poste de Nganda, ont saisi, le vendredi 22 avril 2022, une importante quantité de faux médicaments sur une Berline de type Peugeot 504.
La saisie a été effectuée lors d’une patrouille sur l’axe Diamagadio-Ndiao Bambaly-Ndiobène dans la région de Kaffrine, à quelques encablures de la frontière avec la Gambie. Ladite Berline a été « immobilisée à la suite d’une course-poursuite après le refus du conducteur d’obtempérer à la sommation d’arrêt des agents des Douanes », lit-on. La marchandise frauduleuse saisie a permis de découvrir divers types de faux médicaments dont des antalgiques, des vitamines, des aphrodisiaques, des antibiotiques et des contraceptifs. La valeur totale desdits médicaments est estimée à 228 millions de francs CFA par le Dr Mamadou Fall Niang, pharmacien établi à Kaffrine. Le conducteur de la berline a été appréhendé et placé en garde à vue.
LE MINISTRE DE LA SANTE A TOUT FAUX
L’abrogation de l’arrêté de Madame Aïcha Goundiam par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) va à l’encontre de l’Arrêt de la Cour Suprême rendu dans cette affaire
L’abrogation de l’arrêté de Madame Aïcha Goundiam par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) va à l’encontre de l’Arrêt de la Cour Suprême rendu dans cette affaire. Quand le ministre et la directrice de la nouvelle agence de régulation pharmaceutique disent à tour de rôle que Mme Goundiam n’a pas de bail de l’Ipres propriétaire des locaux, on ne peut que s’inscrire en faux contre de telles affirmations mensongères et malhonnêtes car l’Ipres est doublement dans l’illégalité sous influence politique du Msas :
1- Après la fin des travaux de réfection, Mme Aïcha Goundiam avait son droit de priorité pour obtenir un bail.
2- Ce droit de priorité lui a officiellement été confirmé par courrier de réservation du bail le 17 décembre 2018 (Voir ci-contre). Elle y a favorablement répondu en janvier 2019.
Mais l’Ipres n’a pas respecté ses engagements ! Il a donné le bail à une autre pharmacienne cousine du Chef de l’Etat et épouse d’Abdoulaye Baldé, « allié » de Macky Sall. Contrat frauduleux signé par Mme Aminata Gassama en août 2020. Or l’Ipres c’est quasiment l’Etat, puisque c’est en majorité l’Etat ! Cela veut dire qu’un document officiel signé par le Dg de l’Ipres engage l’Ipres donc l’Etat, puisqu’il y a continuité de l’Etat !
Seulement voilà, l’Ipres a donné le local à Mme Aminata Gassama en lui faisant cosigner un contrat de bail frauduleux comportant une clause de responsabilité qui dit que : « Le preneur s’engage à prendre en charge la réparation de tous dommages et le règlement de toutes indemnités auxquelles l’institution pourrait être condamnée et qui soient consécutifs à l’attribution de ce bail à son profit. « Il peut s’agir notamment du paiement d’une éventuelle indemnité d’éviction au profit d’une structure qui bénéficiait d’une priorité relativement à ce bail, en application des dispositions de l’Acte Uniforme sur le Droit Commercial Général relatives au bail commercial ».
Un tel contrat de bail avec une telle clause frauduleuse ne doit pas passer, car cela voudrait dire que n’importe quel propriétaire d’un local ou d’un quelconque bien immobilier pourrait faire sortir un locataire à tout moment au profit d’un locataire fortuné qui accepterait cette clause
Par Aly SALEH
LE SECTEUR DE LA SANTÉ FINALEMENT PLUS MALADE QUE LES MALADES
Alors que l’affaire Astou Sokhna continue de défrayer la chronique, une autre dame du nom de Ramatoulaye Faye perd la vie à l’hôpital Fann dans, dit-t-on, les mêmes circonstances
Alors que l’affaire Astou Sokhna continue de défrayer la chronique, une autre dame du nom de Ramatoulaye Faye perd la vie à l’hôpital Fann dans, dit-t-on, les mêmes circonstances. La famille de cette dernière accuse le personnel médical et menace de le traîner devant la justice pour non-assistance.
Dans cette affaire survenue au Centre hospitalier de Fann, la belle famille de la victime, native de Fissel, dénonce une indifférence totale et un défaut de prise en charge des agents sanitaires de service.
Au même moment, les sages-femmes du Sénégal en soutien à leurs camarades de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga suspendus ont décidé d’abandonner les malades en observant une grève. Une situation inconfortable qui a beaucoup handicapé les patientes de Louga habituellement suivies à la maternité tristement célèbre, obligées de se rabattre vers l’hôpital régional de Saint Louis, qui pour accoucher, qui pour se faire assister.
Le plus triste dans tout cela, la plupart d’entre elles ont parcouru plus de cent kilomètres pour donner la vie au risque de la perdre. Qu’est ce qui pourrait expliquer la journée sans maternité ? Rien du tout à mon avis! La présidente honoraire de l’association des sages-femmes a bien raison de désapprouver l’attitude de ses camarades.
Selon Mariéme Fall, celles qui exercent ne sont plus animées par l’amour et la passion du métier en assimilant à des vendeuses dans des épiceries et autres lieux de commerce. « Nous étions des femmes motivées à être des sages-femmes et on se disait qu’il fallait qu’on aide les femmes à accoucher, à avoir des enfants. Actuellement, il se pose un problème de débouchés pour beaucoup de femmes soutiens de famille et cela fait que de nos jours, on voit certaines attitudes que l’on ne devrait pas avoir, sans compter les écoles de formations qui pullulent comme des champignons et sans formation de qualité, on ne peut pas être compétent ».
Il faut savoir raison garder même si l’on sait que la place de la sage-femme n’est en prison… Comme si cela ne suffisait pas, s’en sont mêlés les pharmaciens qui sont entrés dans la danse. Eux aussi, ont grincé les dents en fermant les officines durant 7 tours d’horloge. Mais, on dit: « chaque chose qui arrive, a sa raison ».
Certaines structures sanitaires sont dans un état de délabrement très avancé, d’autres sont très mal équipées avec des personnels médicaux laissés à eux même. C’est en fin de compte, le secteur de la santé qui a besoin de soins intenses et en urgence. Pour la route, à méditer ces belles paroles du réalisateur camerounais Claye Edu : « l’oeuvre du juste est éternel, la marche du pêcheur, très courte. La vie est un très long voyage et la méchanceté ne paye pas. Un bienfait ne se perd jamais, car qui fait du mal à autrui le fait à lui-même ».
PALUDISME, 91 537 CAS DE PLUS RECENSÉS EN 2021
Le coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme l’a fait savoir lundi 25 avril, au cours d’un point de presse à Dakar, marquant la journée mondiale de lutte contre le paludisme
L’année 2021 a été marquée par une hausse des cas de paludisme au Sénégal. 91 537 cas de plus ont été recensés au cours de cette année dont le taux de complétude des données est de 97,8% contrairement à l’année 2020 avec 95,7%, soit une augmentation de 2,1 points. Le coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme l’a fait savoir hier, lundi 25 avril, au cours d’un point de presse à Dakar, marquant la journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Le paludisme gagne du terrain au Sénégal. Selon le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), l'augmentation du nombre de cas de paludisme est en partie imputable à l'amélioration de la complétude des données, l'enrôlement de structures privés qui ne rapportaient pas leurs données dans le DHIS2 qui est une plateforme logicielle open-source, basée sur le web, pour la collecte, la gestion et l’analyse des données, ainsi que l’amélioration de la détection de cas avec augmentation des sites communautaires de prise en charge.
Selon le Docteur Doudou Sène, la complétude des données dans le DHIS2 s’est améliorée, passant de 95,7% en 2020 à 97,8% en 2021 soit une augmentation de 2,1 points justifiant en partie l’augmentation du nombre de cas enregistrés qui est de + 20,56%. Les décès chez les moins de 5 ans ont connu une baisse de 8,60% dont 93 décès en 2020 à 85 décès en 2021. Cependant, l’incidence a connu une hausse de 17,05% passant de 26,7 ‰ en 2020 à 31,2 ‰ en 2021.
Concernant la répartition des cas de paludisme ainsi que des décès liés par sexe, le Pnlp a renseigné : « en moyenne sur trois dernières années, pour les cas de paludisme, 53 % sont des hommes contre 47% de femmes. 61% des décès sont des hommes contre 39% de femmes».
La zone rouge dite de contrôle concernant les trois régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou, portent encore l’essentiel de la charge du paludisme avec 11, 3% de la population générale dont 78,5% des cas de paludisme tout âge en 2021 contre 83,3% en 2020. 87,9% des cas chez les moins de 5 ans en 2021 contre 89,6% en 2020. 86,6% des cas chez les femmes enceintes en 2021 contre 90,2% en 2020. 43,6% des décès tous âges en 2021 contre 51% en 2020, 78,8% des décès chez les moins de 5 ans en 2021 contre 73% en 2020.
Toutefois, le docteur Doudou Sène a estimé : « les 71 décès enregistrés dans la région de Dakar soulèvent la problématique du paludisme en zone urbaine ». La zone verte de très faible transmission couvrant 43 districts en 2021, enregistre 55% de la population totale. Les régions du Nord sont dans une situation de surveillance avec 4% des cas de paludisme, 12% des cas graves, 20,1% des décès tous âges et 9,4% des décès chez les moins de 5ans. La zone jaune couvrant le centre du pays enregistre en 2021 une baisse de la mortalité palustre.
ACTIONS MENEES
En 2021 avec la distribution de routine, près de 1 342 541 moustiquaires imprégnés à longue durée d’action (Milda) ont été distribuées à travers plusieurs canaux contre 581 648 en 2020. Selon le Pnlp, sur 562 964 femmes enceintes vues en consultation prénatales, 64% ont reçu une Milda gratuitement, avec des pics de performance notés dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kédougou, Tamba, Thiès et Ziguinchor. Toutefois, en comparant la quantité totale de Milda distribuée à la population générale, on a atteint selon le Pnlp en 2021 un taux de 8%, ce qui couvre normalement le taux estimé de perte annuelle de Milda au sein des ménages avec un niveau acceptable de leur entretien. Les régions de Fatick, Kédougou, Louga et Thiès ont atteint les plus forts taux de distribution. Pour cette édition de la journée mondiale, le thème est « innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies».
TOUTES LES SAGES-FEMMES SONT COUPABLES
Adji Mergane Kanouté, Coordonnatrice de la coalition Macky 2012, digère mal la mort d’Astou Sokhna et la grève entamée par les sages-femmes. A l’en croire, « elles sont toutes coupables » et « méritent des sanctions » Elle était l’invitée du Grand Oral su
Adji Mergane Kanouté, Coordonnatrice de la coalition Macky 2012, digère mal la mort d’Astou Sokhna et la grève entamée par les sages-femmes. A l’en croire, « elles sont toutes coupables » et « méritent des sanctions » Elle était l’invitée du Grand Oral sur Rewmi Fm.
Qu’avez-vous ressenti après la mort d’Astou Sokhna pour non-assistance ?
En tant que femme et mère, j’ai souffert et j’ai craqué quand j’ai vu l’image de cette femme, une image joviale avec un ventre rond qui attendait l’arrivée de son bébé et avec sa robe rouge. Cela a fait un choc à mon niveau mais j’ai vu que des hommes ont aussi compati à cette douleur et il faut dire que cette femme a souffert. En écoutant sa maman, on ne peut pas être insensible face à cette situation. Donc cela nous revient de mieux reconsidérer ce qui se passe dans nos structures sanitaires. Mais aussi c’est l’horreur quand je vois des sages-femmes décréter une journée sans accouchement. Cela prouve à suffisance la culpabilité de ces femmes-là. Et là, je me suis posé la question de savoir si la justice avait besoin de poursuivre son enquête. On a les coupables. Car décréter une journée sans accouchement est terrible. Ces sages-femmes ont été assistées avant qu’elles ne viennent au monde. Elles rechignent à assister leurs sœurs, c’est inhumain. Des sanctions devraient être appliquées car cette décision est cruelle et criminelle. Le problème n’est pas celui du système de santé car nous en avons le meilleur. Nous avons des plateaux médicaux relevés. Ce qui se pose, c’est le personnel médical. Il faut aller se pencher sur la professionnalisation du secteur. Ce qui est arrivé à Adja Astou pouvait m’arriver en 2007 en donnant naissance à ma fille. Depuis 10 ans, je cherche cette Marie là pour lui régler son compte. La délivrance est dure et la femme a besoin d’être consolée. En Europe, des femmes chantent pour vous soulager.
Quel commentaire faites-vous des sanctions prises à l’endroit du Directeur de l’hôpital. Ont-elles été suffisantes?
Mais elles sont bonnes. Des patientes n’osent pas porter plainte mais c’est une mesure qui va permettre aussi aux autres de se lever et que des sanctions soient prises à l’endroit des sages-femmes.
Les médecins dénoncent une précipitation des sanctions en allant en grève ?
Non dans les 48h, la machine judiciaire était en branle, c’est pour montrer aussi que les choses devaient connaître une évolution. Il y a autant de fautes qui prouvent la négligence aussi. Nous venons de recruter du personnel massif. Et on fait tout pour un relèvement du niveau. Les raisons sont fallacieuses et elles sont coupables. Les sages-femmes comme les médecins, tout le monde est coupable. J’ai été à l’hôpital Principal et j’ai assisté à une scène où le médecin refusait de prendre en compte un patient est un danger. C’est le corps médical qui est malade.
D’aucuns réclament le départ de Diouf Sarr?
Quand je parle du corps médical, je parle du personnel. On a le matériel qu’il faut et les infrastructures qu’il faut. Le problème c’est le personnel. Il n’est pas formé comme il le faut. C’est ce que Macky a dit dernièrement en Conseil des ministres. Il a indiqué qu’il faut aller vers la professionnalisation. Ce n’est pas opportun de réclamer le départ de Diouf Sarr. En quoi il est impliqué ? Il n’était pas là au moment des faits. Quand une femme accouche, le ministre n’est pas là. La personne en charge de la structure doit être en mesure de savoir ce qui se passe et veiller à la bonne marche. Mais depuis des années, les patientes sont victimes d’insolence, de brimades et de non-assistance. Nombreuses sont les femmes qui veulent être suivies par un homme. C’est la tendance, mais pourquoi ? Le « yeurmandé » chez les femmes c’est ce que l’on retrouve chez les hommes de plus en plus.
On parle d’infrastructures et de formations. N’est-il pas important de relever le plateau technique ?
Macky Sall est dans cette dynamique d’ailleurs. Les hôpitaux sont aux normes internationales. Le régime est en train de faire tout son possible pour davantage relever le niveau des plateaux. Le seul problème c’est le capital humain et il nous en faut de qualité.
L’Assemblée ne doit-elle pas jouer le rôle de veille ?
L’assemblée l’a toujours fait. La preuve, à chaque passage du ministre, il est interpellé sur les problématiques et le relèvement du plateau et le renforcement. Il y a un suivi et cela fait partie des prérogatives. On a ce rôle d’évaluation et nous le jouons à merveille. On a insisté sur la professionnalisation du corps médical et surtout des sages-femmes.
Après le drame Astou Sokhna, pensez-vous à une résolution pour que cette professionnalisation s’accélère ?
Macky Sall a pris les choses en main. Qui le connaît sait qu’il ne badine pas avec la santé des gens ni avec la vie des gens. D’où sa réaction. Il s’est indigné et a demandé que des actions soient menées. Il ne faudrait pas que l’Association des sages-femmes mette la pression sur la justice. Ce n’est pas normal et il faut que cette association soit sereine. On peut être solidaire, mais il faut aussi penser aux femmes enceintes. Elles ont décrété une journée sans accouchement. C’est criminel et inhumain. Il faut sanctionner et c’est normal.
Il y en a qui parlent de radiation. A votre avis, qu’est-ce qu’il faut faire ?
Pourquoi pas ? Ce qu’on a fait avec les policiers, c’est plus grave avec ces sages-femmes. Une journée sans accouchement, c’est inhumain et je suis restée choquée quand j’ai entendu la présidente des sages-femmes parler de la sorte. Cela veut dire qu’elles ont été insensibles à la souffrance de celles qui donnent la vie.
On s’interroge sur le pourquoi du blocage de l’augmentation du nombre de députés. La majorité n’a pas suivi l’exécutif dans sa démarche ?
Les députés ne suivent pas aveuglément l’exécutif. Il faut juste savoir que tous les projets de lois qui nous arrivent, sont en faveur des populations. Et quand ce sont des projets de loi en leur faveur, nous votons car le Président a été élu par le peuple sur la base d’un bilan. Tous les projets de loi sont favorables à la population. D’où leur vote. Pour le projet de loi relatif à l’augmentation des députés en commission, il y a eu un consensus, pouvoir comme opposition. Au niveau des concertations il y avait ce consensus aussi.
Cheikh Dieng semble avoir soutenu le contraire et dit qu’il n’y a jamais eu de concertations ?
S’il le dit, je pense que tous les partis ont dit qu’il y avait cette approche. Nous étions tous d’accord sur le principe. Quand dans un département, il y a plus de 170 mille habitants, mais il faut un député. Arrivée à la plénière, cette opposition parlementaire a fait volte-face. Elle a montré une autre démarche en nous mettant devant le fait accompli pour se faire passer comme des victimes et dire que les priorités sont ailleurs. Quand on a compris, on a décidé de la suivre. Ils ont voulu nous mettre en mal avec l’opinion et ils se sont retirés avant de revenir nous dire qu’on laisse le projet tel quel. Nous avons refusé et voilà. C’est pourquoi les autres partis ont été écartés par cette opposition car en rejetant la possibilité d’augmentation, c’est le plus fort reste qui disparaît et n’aura plus d’effet. Si cela est combattu c’est aussi combattre les autres partis qui devaient siéger à l’Assemblée nationale. Voilà toute l’histoire et nous avons déduit 7 députés et on aura 50 sur la liste nationale.
Une affaire dans l’affaire, est-ce qu’il n’y avait pas ce calcul aussi ?
Non du tout. Nous étions d’accord pour le BBY car c’était autorisé par le code électoral. Il fallait corriger les disparités. Je ne pense pas que ces derniers s’attendaient à l’amendement. Ils ont voulu que l’on reprenne les choses à l’état. Pas du tout possible.
Mais vous avez retenu quoi car à travers les réseaux sociaux, c’était pour dire que cela est sans importance fac à la cherté de la vie ?
L’Etat a fait des efforts. Les députés sont les moins payés au niveau de la sous-région. Si nous étions calés au code électoral, nous aurions dépassé le nombre de 200 députés au Sénégal. Mais nous ne l’avons pas fait. Cette décision c’est le Code qui l’autorise. L’opposition voulait être dans la manipulation mais ce fut un jeu de yoyo.
Alors comprenez-vous ces critiques contre ces réaménagements ?
Mais ils sont dans la politique politicienne et ils ont été pris dans leur propre piège. C’est le serpent qui se mord la queue. Ils n’ont pas vu venir l’amendement car s’ils le savaient, ils n’allaient pas procéder ainsi. Ils l’ont fait sciemment et pour éviter que les autres partis siègent à l’assemblée, il faut que les autres le comprennent ainsi. Les autres partis dits « petits » comprennent qu’ils ont été combattus. L’opposition est en train de tuer démocratie et vote pour le recul à l’Assemblée. Il faut que l’opinion prenne conscience de cela.
Parlons du parrainage, où en êtes-vous avec la récolte de parrains ?
Avant-hier nous avions remis un premier lot de 60,000 parrains. Nous avons un rôle à jouer et nous sommes dans tous les départements. Ils sont en train de le faire et ils ont sillonné tous les départements et chacun a amené 500 parrains. C’est un premier lot et on attend 80 mille autres que nous allons remettre à Aminata Touré. Certains étaient dans l’intérieur du pays et il faut tout rassembler. Cela montre que les députés sont dans leur politique et nous avons cette ambition d’assurer à Macky une majorité confortable à l’assemblée.
On parle de cohabitation tout de même au niveau de l’Assemblée ?
Il n’y en aura pas. Nous sortons des élections locales et nous sommes en tête. Yewwi, Guem sa Bopp et Wallu ont été battus par Benno. On contrôle 497 communes. Nous sommes devant et bien avant d’ailleurs. Notre candidat passerait au premier tour si c’était la Présidentielle. La cohabitation c’est de l’utopie et ils passent du réel à l’irréel.
Alors êtes-vous en train de barrer la route aux autres avec cette collecte de parrains ?
Non nous ne barrons la route à personne car ce sont des leaders qui sont dans les coalitions. Et s’ils sont sûrs d’eux, ils n’ont pas d’inquiétude à se faire. Ils n’ont qu’à aller chercher des parrains. Si les Sénégalais pensent parrainer Macky pour une majorité à l’assemblée et ses grands projets et programmes, c’est bien. Cette stabilité et cette paix aussi nous valent cette crédibilité. Il est important de parrainer la liste Bby et c’est un gage de sécurité. A mon humble avis, l’opposition n’est pas sûre d’elle. Car s’ils pensaient qu’elle avait la base et les militants véritablement, ils n’allaient pas protester contre le parrainage. Ils sont sur le terrain et en train de trouver des parrains. Le parrainage est un filtre et on ne peut pas avoir une pléiade de listes.
Combien de Macky 2012 existent avec le nombre de communiqués rédigés et publiées ?
Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y a qu’une seule dont je suis la coordonnatrice. Je ne suis pas vice-président pour rien. Je suis là avec ma casquette et investie en tant que député. Alors comment en avoir. Mously Diakhaté n’est pas au courant et la presse devrait être rigoureuse dans le traitement de certains communiqués. Les gens se sont regroupés avec d’autres mais il faut faire la part des choses. Macky préside la coalition Macky 2012 et nous sommes tous des coordonnatrices et coordonnateurs.
LA SALLE DE NÉONATOLOGIE RÉNOVÉE UN AN APRÈS LE DRAME
Ravagée par un incendie qui avait emporté quatre nouveau-nés, il y a un an, la salle de néonatologie de l’hôpital Maguette Lô de Linguère a été réhabilitée avec du matériel flambant neuf.
Ravagée par un incendie qui avait emporté quatre nouveau-nés, il y a un an, la salle de néonatologie de l’hôpital Maguette Lô de Linguère a été réhabilitée avec du matériel flambant neuf. Pour être en phase avec les recommandations de l’audit effectué après le drame, il a été mis en place six caméras de surveillance et un système de sécurité incendie. « Ce projet est le fruit du concours de plusieurs partenaires, à savoir le Conseil départemental qui a mis sur la table une subvention de 15 millions F CFA, qui nous a permis de faire l’extension et éventuellement de mettre en place une salle de garde et un bureau pour un médecin consultant », a expliqué le Directeur de l’hôpital, Dr Habib SY, au correspondant du journal Le Soleil.
Par ailleurs, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a offert tout l’équipement de pointe de dernière génération, des couveuses, des tables chauffantes, des conservateurs d’oxygène et des scopes de surveillance. Selon lui, ils ont vécu une longue traversée du désert avec beaucoup de difficultés rencontrées. Mais, s’est-il réjoui, « la finalisation de ce projet permettra, comme l’a voulu le ministre de la Santé, de rapprocher les soins hospitaliers de qualité aux populations les plus éloignées ».