Dakar refuse toute stigmatisation contre l’Afrique du Sud où a été découvert le nouveau variant du covid-19 appelé Omicron. Quelques jours après avoir dénoncé toute tentative d’isolement de l’Afrique du Sud, le président de la République a encore dénoncé hier, à l’occasion de la 7ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, une tentative de stigmatisation de l’Afrique. Il a été rejoint sur cette forte position par le président de l’Afrique du Sud en personne, Cyril Ramaphosa, qui a vivement dénoncé « une nouvelle forme d’apartheid ».
Dakar a été toujours au front contre l’apartheid en Afrique du Sud. Autant les élites gouvernementales du temps de Léopold Sédar Senghor en 1962 (visite de 6 jours de Nelson Mandela et Olivier Tambo sur invitation du président Senghor), d’Abdou Diouf qui avait reçu le président Mandela en 1991, autant les élites intellectuelles et de la société civile à l’époque s’étaient résolument engagées pour la fin de l’apartheid aboli en juin 1991. Plus de 30 ans après cet épisode sombre de l’histoire de l’humanité, au démantèlement duquel notre pays avait résolument contribué, l’Afrique du Sud vit « une nouvelle forme d’apartheid » selon le président Macky Sall.
A la suite de la sortie qu’il avait effectué lors du forum Chine-Afrique, Macky Sall est revenu à la charge hier après que l’Afrique du Sud été stigmatisé et quasiment soumis à un embargo à la suite de l’apparition du variant Omicron dans son territoire. « Cette pandémie qui frappe tous nos pays doit nous rassembler sur le front solidaire de la riposte, au lieu d’ajouter un nouveau clivage entre pays riches et pays pauvres. Rassembler, réfléchir et proposer des solutions, c’est cela l’esprit du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique dont je déclare maintenant ouverte la 7e édition », a déclaré le président Macky Sall de l’ANC devant ses pairs d’Afrique du Sud, de la Guinée Bissau et du Niger. De son côté, le président sud-africain a embouché la même trompette que son hôte. « C’est une nouvelle forme d’Apartheid », a indiqué au sujet de l’ostracisme dont est l’objet son pays, Cyril Ramaphosa. «Quand des scientifiques sud-africains ont découvert Omicron, ils ont pris la responsabilité d’informer le monde. Et que s’est-il passé ? Les pays du Nord ont imposé des restrictions pour punir l’excellence !», a dénoncé M. Ramaphosa en référence aux interdictions de vol en direction et en provenance de Pretoria décidées par plusieurs pays.
MACKY SALL SUR LE VARIANT OMICRON : « On doit arrêter de faire peur à l’humanité tout entière »
Dans ce combat contre l’isolement de son pays, le président sud-africain peut compter sur son homologue sénégalais. Le président de la République Macky Sall s’est en effet prononcé hier sur la présence du nouveau variant Omicron en terre Africaine. Selon le chef de l’Etat, il n’y a pas lieu de faire toute une montagne sur la présence de cette souche. « Parlant du variant Omicron, il est là depuis quelques jours. Il est partout. Nous devons arrêter de nous faire peur. Nous devons respecter les gestes barrières et continuer la vaccination. Je crois qu’on doit arrêter de faire peur à l’humanité tout entière sur des sujets pour lesquels nous n’avons pas encore une pleine maîtrise », a déclaré le président Macky Sall.
Dans son discours d’hier à l’occasion du Forum sur la paix et la Sécurité, il s’est insurgé contre cette sorte d’industrie de la peur qui jalonne la progression de la pandémie du Covid-19 depuis son apparition. Une manière pour lui de dénoncer l’isolement de l’Afrique du Sud, où le variant Omicron a été détecté pour la première fois. «Isoler un pays qui a séquencé un nouveau variant et fait preuve de transparence est non seulement discriminatoire, mais aussi contre-productif, car c’est inciter les autres» à ne pas être transparents, a estimé Macky Sall.
L’Institut Pasteur de Dakar a annoncé la présence des deux premiers cas d’infection au variant Omicron. Cela après un premier cas du variant Omicron détecté par l’Institut de Recherche en Santé de Surveillance Epidémiologique et de Formation chez deux voyageurs sortants de Dakar. Il s’agit d’un homme de 28 ans, ayant séjourné à la Scat Urbam en partance pour un pays de la sous-région, et d’une femme de 29 ans qui se trouvait dans un hôtel de la place dont la destination était l’Afrique Australe. Le troisième cas concerne un homme de 58 ans arrivé au Sénégal le lundi 22 novembre 2021 par un vol en provenance d’un pays de la sous-région. Il a séjourné à Dakar dans un hôtel de la place et a participé à une manifestation qui a regroupé près de trois cent personnes de plusieurs nationalités.
OMICRON, SOLER UN PAYS EST DISCRIMINATOIRE ET CONTRE-PRODUCTIF
Le président sénégalais, Macky Sall, a estimé lundi que les mesures d’isolement qui frappent les pays où le nouveau variant du Covid-19, Omicron, a été détecté sont ’’non seulement discriminatoires, mais aussi contre-productives’’
Diamniadio, 6 déc (APS) - Le président sénégalais, Macky Sall, a estimé lundi que les mesures d’isolement qui frappent les pays où le nouveau variant du Covid-19, Omicron, a été détecté sont ’’non seulement discriminatoires, mais aussi contre-productives’’
L’annonce de l’apparition en Afrique du Sud de ce variant a provoqué la panique au point que de nombreux pays européens ont décidé de suspendre les arrivées de voyageurs en provenance d’Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Namibie et Eswatini).
’’Comme l’a clairement indiqué l’OMS, isoler un pays qui a séquencé un nouveau variant et a fait preuve de transparence, est non seulement discriminatoire, mais aussi contre-productif, parce que c’est inciter les autres à ne pas publier les résultats de leurs investigations’’, a dit Macky Sall.
Le chef de l’Etat s’exprimait lors de l’ouverture de la septième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, en présence de trois de ses homologues.
Devant le président Cyril Ramaphosa, Macky Sall a réitéré son soutien à l’Afrique du Sud confrontée à des mesures de restriction depuis que ses scientifiques ont annoncé l’apparition de ce variant.
Cette situation est ’’inacceptable’’, a soutenu le président sénégalais demandant ’’d’arrêter de faire peur à l’humanité surtout sur des sujets qu’on ne maîtrise pas’’.
’’Cette pandémie qui frappe tous nos pays doit nous rassembler sur le front solidaire de la riposte, au lieu d’ajouter un nouveau clivage aux relations Nord-Sud’’, a déclaré Macky Sall.
Il a invité à poursuivre les campagnes de vaccination contre le Covid-19.
VARIANT OMICRON : MACKY EXPRIME SA SOLIDARITE A L'AFRIQUE DU SUD
Le président Macky Sall a lancé les travaux de la 7ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. Mais dans son discours, le chef de l'Etat qui a évoqué la présence du variant Omicron au Sénégal
iGFM - (Dakar) Le président Macky Sall a lancé les travaux de la 7ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. Mais dans son discours, le chef de l'Etat qui a évoqué la présence du variant Omicron au Sénégal, s'est offusqué de la stigmatisation dont fait aujourd’hui l’Afrique du Sud, pays fortement touché par le variant Omicron.
"On doit arrêter de faire
peur à l’humanité toute entière..."
«Président Ramaphosa je vous réitère tout mon soutien contre toute forme de discrimination ou d'isolation du fait du nouveau variant Omicron. Ce n’est pas acceptable et nous n’allons pas l’accepter. D’ailleurs en parlant d’Omicron, il est aussi là au Sénégal, depuis quelques jours. Il est partout et nous devons arrêter de nous faire peur.
Nous devons respecter les gestes barrières, nous devons continuer la vaccination, mais je crois qu’on doit arrêter de faire peur à l’humanité toute entière sur des sujets sur lesquels nous n’avons pas la pleine maitrise."
L'isolement de l'Afrique du Sud
«Et comme l’a clairement indiqué l’Oms, isoler un pays qui a séquencé un nouveau variant et qui a fait preuve de transparence, est non seulement discriminatoire mais aussi contreproductif. Parce que c’est inciter les autres à ne pas publier les résultats réels de leurs investigations. Et c’est là le danger.
Donc il faut que nous continuions à travailler ensemble dans la solidarité. Cette pandémie qui frappe tous nos pays doit nous rassembler sur le front solidaire de la riposte au lieu d’ajouter un nouveau clivage entre pays riches et pays pauvres.»
PROPAGATION DU VARAINT OMICRON L’OMS APPELLE A UNE GESTION LUCIDE DE LA SITUATION
Face à sa propagation inquiétante, de nombreux Etats pourraient prendre de nouvelles mesures de restrictions en limitant les déplacements ou en fermant les frontières
Trois cas de personnes infectées à l’Omicron ont été dé- couverts au Sénégal. L’information a été hier relayée par les instituts en charge de détecter les cas de Covid-19 dans le pays. Et cela coïncide avec une forte propagation de ce nouveau variant dans le monde. Pour autant, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) appelle au calme et à une gestion lucide de la situation
Il ne fait plus de doute que la Covid-19 a été gérée à ses débuts dans la réactivité, sans le recul nécessaire, par la plupart des Etats. Les fortes mesures de restrictions prises à l’époque ont presque plongé le monde et particulièrement les pays pauvres dans le chaos économique. A l’heure de la relance, un nouveau variant, Omicron, présenté comme plus sévère est apparu.
Face à sa propagation inquiétante, de nombreux Etats pourraient prendre de nouvelles mesures de restrictions en limitant les déplacements ou en fermant les frontières. Mais l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) a déjà pris les devants par rapport à la gestion qui pourrait être faite de cette situation. Elle a demandé aux autorités publiques de ne pas paniquer, même s’il faut se préparer à une propagation probable. L‘agence sanitaire des Nations Unies indique qu’il faudra encore deux semaines avant d’en savoir plus sur son degré de transmissibilité et de dangerosité.
S’exprimant à Genève, vendredi dernier, le porte-parole de l’Oms, Christian Lindmeier, a indiqué que les données suggérant qu’Omicron était hautement transmissible n’étaient que pré- liminaires. Il a également réitéré les conseils de l’Oms contre les interdictions générales de voyager, sauf pour les pays dont les systèmes de santé ne sont pas en mesure de résister à une recrudescence des infections. «Il est bien plus préférable de préparer votre pays, votre système de santé à l’arrivée éventuelle de nouveaux cas, car nous pouvons être à peu près sûrs que cette variante Omicron va se propager», a-t-il déclaré. Le porte-parole de l’Oms a également mis en garde contre les réactions réflexes aux rapports indiquant qu’Omicron avait continué à se propager. «Ne nous laissons pas décourager pour l’instant. Obtenons d’abord le plus d’informations possibles pour faire une évaluation correcte des risques en fonction des informations que nous aurons et passons ensuite à autre chose», a-t-il recommandé. Poursuivant, l’Oms a demandé de ne pas s’inquiéter complètement ou de ne pas se laisser embrouiller par des informations individuelles qui sont toutes individuellement importantes, mais qui doivent être rassemblées afin d’être évaluées ensemble.
DETECTION D’OMICRON : LES PAYS INVITES A SEQUENCER ENTRE 75 ET 150 ECHANTILLONS PAR SEMAINE
Par ailleurs, il est noté que cette évolution intervient alors que l’Oms a annoncé l’envoi d’une équipe technique d’appoint dans la province sud-africaine de Gauteng pour surveiller Omicron et aider à la recherche des contrats, dans un contexte de recrudescence des réinfections par le coronavirus. Au cours des sept jours précédant le 30 novembre, l’Afrique du Sud a signalé une augmentation de 311% des nouveaux cas par rapport aux sept jours précédents, a indiqué l’Oms jeudi. «Dans la province de Gauteng, où se trouve Johannesburg, les cas ont augmenté de 375% d’une semaine à l’autre. Les admissions à l’hôpital y ont augmenté de 4,2% au cours des sept derniers jours par rapport à la semaine précédente. Et les décès liés à la Covid-19 dans la province ont fait un bond de 28,6% par rapport aux sept jours précédents», relève l’agence sanitaire des Nations unies. En annonçant le déploiement de l’équipe d’intervention, Dr Salam Guèye, directeur régional des urgences de l’Oms pour l’Afrique, informe que seuls 102 millions d’Africains, soit 7,5 % de la population du continent, sont aujourd’hui entièrement vaccinés et que plus de 80% de la population n’a même pas reçu une seule dose. «C’est un écart dangereusement important», a-t-il déclaré.
En collaboration avec les gouvernements africains pour accélérer les études et renforcer la réponse à la nouvelle variante, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms)invite les pays à séquencer entre 75 et 150 échantillons par semaine. «La détection et la déclaration en temps utile de la nouvelle variante par le Botswana et l’Afrique du Sud ont fait gagner du temps au monde entier», a déclaré la Docteure Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. «Nous disposons d’une fenêtre d’opportunité, mais nous devons agir rapidement et intensifier les mesures de détection et de prévention. Les pays doivent adapter leur riposte à la Covid-19 et empêcher une recrudescence des cas de balayer l’Afrique et de submerger des établissements de santé déjà surchargés», a-t-elle ajouté.
LE VARIANT OMICRON GAGNE DU TERRAIN
Après l’iressef, l’Institut Pasteur vient d’annoncer, ce dimanche, dans le cadre de la surveillance génomique du SARS-CoV-2, l’identification de ses deux premiers cas d’infection au variant #Omicron (B.1.1.529)
Dakar, 5 déc (APS) - Après l’iressef, l’Institut Pasteur vient d’annoncer, ce dimanche, dans le cadre de la surveillance génomique du SARS-CoV-2, l’identification de ses deux premiers cas d’infection au variant #Omicron (B.1.1.529) chez deux voyageurs sortants de Dakar.
Sur son compte twitter, l’Institut précise qu’il s’agit ’’d’un homme de 28 ans, ayant séjourné à Scat Urbam, prélevé le 23 Nov 2021 et en partance pour un pays de la sous-région, ainsi que d’une femme de 29 ans qui se trouvait dans un hôtel de la place, testée positive le 01 Déc 2021 dont la destination était l’Afrique Australe’’.
L’Institut Pasteur ajoute par ailleurs que ’’sur les 22 séquences obtenues pour la période le variant delta reste majoritaire 20/22’’.
Désigné par l’Organisation Mondiale de la Santé et Africa CDC comme laboratoire de référence pour la surveillance génomique du virus de la COVID-19, L’Institut assure qu’il ’’poursuivra le séquençage aussi bien au niveau national que sous-régional’’.
’’Dans un contexte de circulation des variants et des effets que cela pourrait entrainer pour la gestion de la pandémie’’, les responsables de Pasteur exhortent ’’les populations au respect strict des mesures barrières’’.
L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF) a annoncé, samedi, la découverte au Sénégal d’un premier cas du variant Omicron.
’’Le Sénégal enregistre son premier cas positif au variant Omicron L’Iressef grâce à son laboratoire de génomique a détecté le premier cas positif au variant Omicron ce vendredi 03 Décembre 2021 chez un voyageur sortant’’, a rapporté l’instititut sur son compte twitter.Retour ligne manuel.
L’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formations (IRESSEF) dirigé par le Pr Souleymane Mboup est très engagé dans la lutte contre le coronavirus.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a recensé, samedi, 11 nouvelles infections de Covid-19, ce qui porte à 34 le nombre de patients sous traitement, une hausse comparée aux semaines précédentes.
Vendredi, face aux députés, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a déclaré que la vaccination reste ’’la meilleure préparation’’ face au variant Omicron qui gagne du terrain à travers le monde.
’’La vaccination reste la meilleure préparation donc je vais demander à tous les Sénégalais de se faire vacciner. Les vaccins sont disponibles partout dans le pays’’, a dit le ministre qui défendait son budget 2022 devant les députés.
Il a d’ailleurs invité les élus à participer à la sensibilisation et à la communication pour amener les populations à se rendre dans les centres de vaccination.
Le ministre a assuré que ’’toutes les dispositions sont prises pour ne pas être surpris par le variant Omicron aussi bien dans la prise en charge que dans la surveillance des frontières’’.
’’Nous nous préparons au niveau du Conseil national de gestion des épidémies et du Centre des opérations d’urgence Sanitaire(COUS)’’, a-t-il expliqué, en répondant aux multiples interrogations des députés sur le variant Omicron.
PREMIERS CAS DU VARIANT OMICRON AU SÉNÉGAL
Le pays a détecté ses trois premiers cas du variant Omicron du coronavirus chez des voyageurs qui se préparaient à se rendre dans des pays d'Afrique
Le Sénégal a détecté ses trois premiers cas du variant Omicron du coronavirus chez des voyageurs qui se préparaient à se rendre dans des pays d'Afrique, ont annoncé des laboratoires de recherche.
Un premier cas a été détecté vendredi chez un homme de 58 ans arrivé au Sénégal le 22 novembre par un vol en provenance d'un pays de la sous-région, selon un communiqué publié samedi soir par l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef). L'homme avait été vacciné le 13 avril avec AstraZeneca et le 25 juin avec Pfizer, a précisé l'institut. "Il a séjourné à Dakar dans un hôtel et a participé à une manifestation qui a regroupé près de 300 personnes de plusieurs nationalités. La manifestation s'est déroulée du 24 au 25 novembre", ajoute le communiqué. L'institut de recherche précise que le cas a été isolé en quarantaine et suivi dans un centre spécialisé. "A la date du samedi 4 décembre, il ne présente aucun symptôme", ajoute l'institut.
L'Institut Pasteur de Dakar a de son côté annoncé dimanche dans un communiqué avoir identifié deux autres cas d'infection au variant Omicron. L'un est un homme de 28 ans prélevé le 23 novembre à Dakar et en partance pour un pays d'Afrique de l'Ouest. L'autre est une femme de 29 ans qui se trouvait dans un hôtel de Dakar et qui se rendait en Afrique australe, précise-t-il.
Le Sénégal a enregistré au total 74.024 cas de Covid-19 et 1.186 décès depuis le début de la pandémie. Le gouvernement a lancé une campagne de vaccination en février, mais le taux de vaccination est faible en raison notamment des réticences des populations. Jusqu'ici, 1.328.633 personnes ont été vaccinées sur une population d'environ 17 millions d'habitants.
Avant le Sénégal, le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, le Ghana et le Botswana ont annoncé leurs premiers cas de ce variant découvert fin novembre en Afrique du Sud. L'annonce de la découverte du variant Omicron survient à la veille d'une visite du président sud-africain Cyril Ramaphosa à Dakar, dernière étape d'une tournée ouest-africaine qui l'a conduit au Nigeria, en Côte d'Ivoire et au Ghana.
COVID-19, TROIS DOSES DE VACCIN ENVISAGES
Ailleurs dans le monde, une troisième dose de vaccin contre la covid-19 est administrée aux populations. Ici au Sénégal cela n’est pas écarté, indique le ministre de la Santé.
iGFM - (Dakar) Ailleurs dans le monde, une troisième dose de vaccin contre la covid-19 est administrée aux populations. Ici au Sénégal cela n’est pas écarté, indique le ministre de la Santé.
"On a l’impression que l’engouement vers la vaccination a beaucoup baissé. Ce qui est incohérent puisque nous nous attendons à avoir d’autres vagues. Et pour se protéger de cela, il faut se vacciner.
Donc nous demandons aux sénégalais d’aller se faire vacciner pour être dans une situation de non risque en cas de l’arrivée du variant Omicron (…)
Par rapport à la troisième dose nous sommes en train de l’étudier. C’est envisageable que nous puissions avoir une troisième dose de vaccin."
MALADIES TROPICALES NEGLIGEES, PLUS DE 650 000 PERSONNES SOUFFRENT DE FILARIOSE LYMPHATIQUE
Parmi les 20 Mtn ciblées par l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) dans la région africaine, 13 sont endémiques au Sénégal
Les Maladies Tropicales Négligées (Mtn) sont un ensemble diversifié de 20 maladies et groupes de maladies avec un point commun. Elles ont un impact sur les communautés appauvries, touchent plus d’un milliard d’individus dans le monde. Parmi les 20 Mtn ciblées par l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) dans la région africaine, 13 sont endémiques au Sénégal. Elles sévissent principalement en Afrique et en Amérique latine dans des zones où les conditions d’hygiène et d’assainissement sont précaires. Elles peuvent coexister chez une même personne ou dans une même zone et seraient à l’origine de 534 000 décès par an, selon l’Oms. Elles entraînent des handicaps de longue durée, des difformités, des retards de croissance chez les enfants, des grossesses à complications et une baisse du rendement scolaire et de la productivité. Au Sénégal, les Mtn à chimiothérapie préventive sont endémiques dans toutes les régions du pays avec des niveaux de co-endémicité différents d’une région à une autre.
Ainsi, dix régions seront ciblées pour la campagne de Distribution de Masse de Médicaments (DMM) contre les MTN, prévue du lundi 6 au vendredi 10 décembre, pour réduire la charge de morbidité et les complications liées à ces affections. La campagne va se dérouler dans les régions de Fatick, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. Elle va concerner les maladies comme la filariose lymphatique, la bilharziose, l’onchocercose et les vers intestinaux. Selon la coordonnatrice du Programme National de Lutte contre les Mtn, Dr Ndèye Mbacké Kane, il est temps de mettre fin à cette négligence, car ces maladies peuvent être éliminées.
A l’en croire, la Dmm est une stratégie efficace de lutte contre les MTN. Et les personnes âgées de plus de 5 ans en sont les principales bénéficiaires. Revenant sur la prévalence de ces maladies, Dr Ndèye Mbacké Kane indique que pour la filariose lymphatique, la population exposée est estimée à 650 656 personnes. «Et nous avons des prévalences très élevées dans les régions du bassin arachidier et du fleuve Sénégal. Et dans 24 districts, nous avons des prévalences qui dépassent plus de 50%», renseigne-t-elle.
Poursuivant, elle révèle que l’onchocercose est endémique dans certains districts des régions de l’est, notamment à Kédougou et Tambacounda. «Et pour le trachome, ce sont surtout les régions du centre notamment à Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine qui ont une prévalence beaucoup plus importante que les autres régions», explique Dr Ndèye Mbacké Kane qui estime que ces maladies sont souvent considérées comme honteuses et que les victimes peuvent cacher durant des années. «Nous organisons souvent des camps de chirurgie dans certaines régions pour aider la population, mais il faut intégrer ces interventions chirurgicales dans les soins», plaide-t-elle.
SANTE MATERNELLE, DES AGENTS DE SANTE OUTILLES A KAOLACK
Quatorze agents de santé de six régions (Fatick, Kaffrine, Thiès, Louga, Saint-Louis et Kaolack) ont bouclé, jeudi, à Kaolack, une formation axée sur l’alimentation et la nutrition de la femme enceinte, du nourrisson et de l’enfant
Kaolack, 2 déc (APS) – Quatorze agents de santé de six régions (Fatick, Kaffrine, Thiès, Louga, Saint-Louis et Kaolack) ont bouclé, jeudi, à Kaolack, une formation axée sur l’alimentation et la nutrition de la femme enceinte, du nourrisson et de l’enfant, a constaté l’APS.
"Cette activité promue par le programme santé communautaire +Corps de la paix américain+ a pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle néonatale et infantile avec beaucoup d’indicateurs dont ceux sur la nutrition", a expliqué à des journalistes l’assistant formateur dans le programme santé communautaire du "Corps de la paix Sénégal", Pape Famara Camara.
La formation qui a duré trois jours (mardi, mercredi et jeudi) était axée sur le thème : "L’alimentation et la nutrition de la femme enceinte, du nourrisson et de l’enfant, quelle approche et changement de comportement pour une meilleure santé ?".
M. Camara a indiqué que cet atelier de formation a permis de voir ’’comment faire la promotion des bons comportements et surtout lutter contre les mauvais comportements qui sapent le développement nutritionnel de l’enfant’’.
Avec l’avènement de la Covid-19, a-t-il fait observer, "les volontaires du Corps de la paix sont retournés aux Etats unis après 57 ans de service au Sénégal".
Il a rappelé que "ces volontaires américains étaient sur le terrain et faisaient des activités avec les infirmiers, les sages-femmes pour la promotion de la santé dans toute sa diversité".
En leur absence, le "Corps de la paix Sénégal" a changé de stratégie d’interventio, d’où l’importance de la tenue de cet atelier, a expliqué Camara.
"Cette formation (...) devra être réutilisée par ces participants pour ajouter une certaine valeur à leurs actions sur le terrain au bénéfice des communautés", a indiqué l’assistant formateur.
Il a déploré "une résurgence de la malnutrition et d’autres types de maladies au Sénégal" avec la crise sanitaire liée au Covid-19.
Des infirmiers-chefs de poste, des sages-femmes, des relais communautaires et des matrones des régions de Fatick, Thiès, Kaolack, Kaffrine, Louga et Saint-Louis ont pris part à cet atelier de formation.
Ils ont abordé des thèmes relatifs à la bonne nutrition et à l’inter-générationalisation de la malnutrition.
TRAITEMENT DU SIDA, LES ENFANTS, LES AUTRES OUBLIES DES SYSTEMES DE PRISE EN CHARGE
La prise en charge des enfants atteints du Sida est très faible au Sénégal. L’alerte est du Conseil national de lutte contre le Sida, au moment où le monde célèbre aujourd’hui la Journée internationale de lutte contre le Sida.
La prise en charge des enfants atteints du Sida est très faible au Sénégal. L’alerte est du Conseil national de lutte contre le Sida, au moment où le monde célèbre aujourd’hui la Journée internationale de lutte contre le Sida.
C’est aujourd’hui que le monde célèbre le 33ème anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Au Sénégal, si des efforts sont réalisés, les résultats de la prise en charge des enfants atteints du Vih restent «très faibles», selon un communiqué du Conseil national de lutte contre le Sida. Par exemple, sur une estimation de 3900 enfants infectés par le Vih, «seulement 1400 enfants ont été testés et traités, et 71% des enfants nés de mère séropositive n’ont pas bénéficié de diagnostic précoce», déplore le Cnls, qui juge «alarmante» la situation des enfants face au virus. L’organe, en charge de la lutte contre le Sida, affiche des chiffres qui font froid dans le dos. «2 enfants sur 3 ne sont pas dépistés et ne bénéficient pas de traitement. Les décès sont 2 fois plus élevés chez les enfants que chez les adultes. Sans traitement, 1 enfant sur 3 risque de ne pas fêter son premier anniversaire», alerte le Cnls.
Au regard de cette situation, la prise en charge des enfants vivant avec le Vih représente une double problématique car, signalent encore les services de Dr Safiétou Thiam Thiam : «Trop peu d’enfants ont accès aux médicaments. Trop d’enfants manquent de moyens pour se rendre à l’hôpital. Trop d’enfants ne prennent pas leurs traitements, parce qu’ils ne mangent pas à leur faim. Trop d’enfants meurent du Sida.» Pour combattre cette injustice, le Cnls a lancé une campagne de mobilisation des fonds pour la prise en charge sociale des enfants, en 2019. Malheureusement, elle a été fortement impactée par la pandémie du Covid-19. La campagne 2021 «takhawou khaléyi», une relance de celle de 2019, sera l’occasion, pour le Cnls et ses partenaires, de mobiliser des ressources afin d’accélérer la prise en charge complète des enfants.
Toutefois, le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, s’inscrit dans la dynamique de mettre fin à l’épidémie du Sida en 2030. A cet effet, le Cnls considère que des «des efforts énormes ont été engagés» et des «résultats encourageants ont été obtenus en 2020». Il s’agit de 87 % des personnes diagnostiquées vivant avec Vih, 89 % d’entre eux ayant reçu une thérapie antirétrovirale (Tarn) et 84,2 % sous Tarv ayant supprimé leur charge virale. Rappelons que c’est depuis 1988 que la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Célébration à l’échelle internationale, qui a été décidée à l’issue du Sommet mondial des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du Sida.