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3 avril 2025
Santé
EXPULSÉE PAR LA COUR SUPRÊME, AMINATA GASSAMA JOUE LES PROLONGATIONS
C’est avec surprise qu’un de nos reporters a constaté que le rez-de-chaussée de l’hôtel Indépendance, sur la place du même nom, est toujours occupé par une « parapharmacie » — avec toutes les apparences d’une vraie pharmacie
C’est avec surprise qu’un de nos reporters a constaté que le rez-de-chaussée de l’hôtel Indépendance, sur la place du même nom, est toujours occupé par une « parapharmacie » — avec toutes les apparences d’une vraie pharmacie ! — appartenant à Mme Aminata Gassama, épouse de l’ancien ministre Abdoulaye Baldé aujourd’hui membre du bureau de l’Assemblée nationale.
Bien évidemment, la surprise de notre collaborateur a été d’autant plus grande que la chambre administrative de la Cour suprême a, par Arrêt en date du 25 novembre dernier, annulé l’arrêté du ministère de la Santé et de l’Action Sociale qui autorisait la même Aminata Gassama à transférer son officine de pharmacie sur la Place de l’Indépendance ! Mais avant d’annuler purement et simplement cet arrêté, et par mesure conservatoire, la même chambre administrative de la Cour suprême — en attendant de statuer sur le recours en annulation qui avait été demandé par Madame Mbodji, propriétaire de la Pharmacie Dakaroise, et le Syndicat des pharmaciens privés — avait ordonné la suspension de l’exécution dudit arrêté du ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Madame Gassama avait réagi à cette mesure de suspension en… ouvrant sur le site une « parapharmacie ». Une manière de leurrer l’opinion et de contourner l’exécution d’une décision de la haute juridiction ! La décision rendue par le Cour suprême le 25 novembre dernier étant insusceptible d’appel et lui ayant déjà été notifié dans les règles, l’on s’étonne évidemment que Mme Aminata Gassama n’ait pas encore débarrassé le plancher.
A l’évidence, elle continue à narguer la justice au moment où la titulaire légitime du bail pour le rez-de-chaussée de l’hôtel Indépendance, elle, désespère de récupérer son dû après s’être endettée auprès des banques pour l’aménagement de cet espace qu’elle devait réintégrer depuis belle lurette ! Ce après avoir déménagé pour cause de travaux entrepris par l’IPRES (Institution de Prévoyance Retraite) dans l’immeuble abritant son officine. Un site et un emplacement dans lesquels la Pharmacie Dakaroise se trouve depuis 1953 ! A partir du moment où Mme Aminata Gassama a reçu notification de l’Arrêt de la Cour suprême en date du 25 novembre dernier, l’occupation du rez-de-chaussée de l’immeuble Hôtel Indépendance par elle et sa « parapharmacie » est illégale, irrégulière.
De toute façon, son maintien sur ce site depuis un an n’a plus de base légale à supposer qu’elle en eut, le contrat de bail qu’elle et l’Ipres ont cosigné étant un chiffon de papier étant donné que le lieu avait déjà été attribué à la Pharmacie Dakaroise !
On attend donc du ministère de la Santé et de l’Action sociale, notamment de la DPM (Direction de la Pharmacie et du Médicament), de l’Ordre des Pharmaciens et de l’Ipres — chacun en ce qui le concerne — qu’ils prennent les dispositions idoines pour faire libérer les locaux du rez-de-chaussée de l’Hôtel Indépendance et restaurer Madame Aïcha Goundiam Mbodji dans ses droits en lui signifiant le plus rapidement possible la restitution de ce site attribué depuis 1953 à la Pharmacie dakaroise et du local qui lui a été officiellement réservé depuis décembre 2018 par la Direction générale de l’Ipres. Encore une fois, ce ne serait que justice, surtout que le temps presse !
Par Dan Viera Da COSTA
STRUCTURES DE SANTE EN AFRIQUE DE L’OUEST, INSALUBRITE ET MANQUE D’EMPATHIE
De Dakar à Bissau, en passant par Conakry ou Bamako, les mises en cause des professionnels de santé pour des faits de négligences conduisant malheureusement à des décès de patients sont récurrentes et font bien trop souvent la une des médias nationaux
Il est 11h du matin, quand nous arrivons à la maternité de l’hôpital national Simão Mendes de Bissau pour accompagner un proche qui est en situation d’urgence. Après avoir confié la malade aux infirmières et aux sages-femmes, nous avons dû sortir acheter tout le nécessaire pour sa prise en charge (coton, compresses, gants, alcool, ciseaux, antibiotiques, seringues, poches de sang), mais aussi du matériel pour le nettoyage de la chambre qui lui a été assignée ainsi que la salle de bain attenante (balai, serpillière, eau de javel, etc.). Ceci n’est malheureusement pas une situation exceptionnelle.
Force est de constater que l’hygiène et la salubrité font cruellement défaut dans les structures de santé publiques en Afrique subsaharienne. Cela est d’autant plus préoccupant que ce manque d’hygiène et de salubrité peut être la cause d’infections nosocomiales, appelées aussi infections associées aux soins (IAS), qui sont des infections contractées au cours d’une hospitalisation pouvant aller des infections urinaires, aux infections respiratoires, en passant par les infections du sang, entre autres. Il en va donc de la santé des malades et des professionnels de santé, d’avoir un environnement sain et propre en milieu hospitalier, principalement en cette période de pandémie de COVID-19.
Un autre défi auquel les structures de santé sont confrontées est celui de l’accueil et l’écoute des patients. En Afrique de l’Ouest, le personnel soignant est souvent en proie à de nombreuses critiques liées au comportement et la relation avec les usagers. Un manque d’empathie ou d’attention est souvent pointé du doigt, principalement envers les usagers les plus défavorisés qui n’ont pas les moyens de fréquenter les structures privées de soins.
Ces défis sont structurels et requièrent, pour les relever, un engagement sérieux de nos dirigeants à mettre en place de profondes réformes prenant en compte les aspects financier, humain, infrastructurel, à un niveau national, voire régional. En parallèle, des mesures ciblées et concrètes peuvent être mises en place au niveau même des administrations des structures sanitaires afin d’améliorer le fonctionnement au quotidien des hôpitaux et centres de santé publics.
Doter les structures de santé de services de nettoyage avec une formation appropriée
Une étude réalisée en 2016 révèle une prévalence d’infections nosocomiales de 6,7 % au service de Chirurgie « B » de l’hôpital du point G et de 10,9 % au Centre Hospitalier Universitaire- CHU de Fann, à Dakar. En ce qui concerne la Guinée, des thèses de médecine ont été réalisées sur le sujet dans plusieurs services. Il a été rapporté une prévalence variant de 10 % à 19 % dans les services de réanimation et de chirurgie du CHU de Conakry ».
Face à ce constat, il faudrait doter ces structures de services d’entretien et de nettoyage ayant une expertise spécifique dans le traitement de déchets médicaux permettant ainsi d’éviter la contamination au sein même des établissements de santé. Les services d’entretien devraient être considérés comme un aspect clé du fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé afin d’assurer l’hygiène et la salubrité et éviter toute propagation ultérieure de maladies.
Dans le document d’orientation de l’OMS intitulé « Nettoyage et désinfection des surfaces environnementales dans le cadre de la COVID-19» publié en mai 2020, il est indiqué que « la formation du personnel de nettoyage devrait être fondée sur les politiques et les modes opératoires normalisés de l’établissement de santé et sur les directives nationales. Elle devrait être structurée, ciblée et dispensée comme il se doit et constituer un élément obligatoire du programme d’initiation offert aux nouvelles recrues ».
La salubrité en milieu hospitalier passe également par une bonne hygiène des mains qui est fondamentale pour éviter les infections nosocomiales, la propagation de la résistance aux antimicrobiens et les autres risques émergents pour la santé, principalement dans un contexte de pandémie mondiale de COVID-19.
Toujours selon l’OMS, ces infections sont encore trop présentes en Afrique subsaharienne dues notamment au fait que « dans certains pays à faible revenu, un agent de santé sur dix seulement pratique l’hygiène des mains de manière satisfaisante lors de soins dispensés à des patients très exposés au risque d’infections nosocomiales dans les unités de soins intensifs – souvent parce qu’il n’a tout simplement pas les moyens de le faire ». Il se pose donc la question de la disponibilité de produits désinfectants, mais aussi celle de l’approvisionnement en eau potable qui, très souvent, est un défi de taille auquel sont confrontées bon nombre de structures de santé publiques.
Améliorer l’accueil et l’écoute due aux usagers des structures de santé.
La satisfaction des patients est un des indicateurs pris en compte lors de l’évaluation de la qualité des soins dans une structure de santé au même titre que la disponibilité d’équipements de pointe, ou le nombre de professionnels de santé dans chaque service.
La dimension psychologique est donc tout aussi importante que la dimension curative proprement dite. Un patient bien accueilli dans une structure de soins se sentira plus en confiance et sera plus réceptif au traitement qui lui sera prescrit. Cependant, avec une capacité d’accueil extrêmement faible dans la majorité des pays d’Afrique de l’Ouest (2,3 médecins en Côte d’Ivoire pour 10.000 patients, 3,8 au Nigéria, 0,8 au Togo, 0,7 au Sénégal ou encore 1,3 en Guinée Bissau), il est en effet difficile d’assurer une prise en charge décente des patients.
S’il est vrai que certaines améliorations de la qualité de service due aux usagers sont tributaires de l’allocation et la bonne gestion des fonds destinés au secteur de la santé, il faut reconnaître que d’autres sont liées au comportement et à la responsabilité du personnel médical qui a le devoir de respecter l’éthique et la déontologie prônées par le Serment d’Hippocrate.
La pandémie de la COVID-19 a mis en lumière le travail acharné des soignants qui aux différents pics de l’épidémie pouvaient rester plusieurs jours de garde sans rentrer chez eux. Plusieurs hommages leur ont été rendus d’ailleurs par les citoyens, les artistes les hommes politiques sur les réseaux sociaux ou dans les médias traditionnels et même parfois à travers des chansons leurs étant dédiées.
Cependant, de Dakar à Bissau, en passant par Conakry ou Bamako, les mises en cause des professionnels de santé pour des faits de négligences conduisant malheureusement à des décès de patients sont récurrentes et font bien trop souvent la une des médias nationaux, voire internationaux.
À l’occasion de la journée mondiale pour la sécurité des patients célébrée le 17 Septembre dernier sous le thème « soins maternels et néonatals sans risque, agir maintenant pour un accouchement sûr et respectueux ! », le Dr Moeti Matshidiso, directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique informait que dans la région Afrique, chaque jour, 536 femmes meurent de causes liées à la grossesse et à l’accouchement et 6 700 nouveau-nés meurent de causes évitables. Lors de la cérémonie officielle de commémoration de cette date au Tchad, le Dr Eyong Efobi John, au nom du Dr Jean Bosco Ndihokubwayo, Représentant de l’OMS au Tchad affirmait que la plupart de ces décès, peuvent être évités si « les soins sont administrés avec compassion et respect par des agents de santé ayant les compétences pour réussir et dans des environnements propres et purs qui empêchent la propagation des maladies ».
Il est donc primordial d’introduire ou renforcer dans tous les parcours de formation initiale et permanente des personnels de santé, des médecins jusqu’aux agents d’entretien dans les hôpitaux, des sessions sur l’éthique professionnelle, sur la notion de service de qualité dû aux usagers, sur la relation d’aide et à l’écoute, notamment pour les patients souffrant de maladies mentales, sur le traitement équitable des usagers et sur la responsabilité individuelle en cas d’erreurs aboutissant à des drames dans les structures de santé, basées sur les réalités locales observées.
En parallèle il est nécessaire de mettre en place des mesures et réformes profondes permettant un meilleur suivi de la relation entre patients et soignant ainsi qu’un système de sanction au cas où il est prouvé que cette relation a été défaillante à un moment ou à un autre de la prise en charge du patient.
En conclusion, les dirigeants en Afrique de l’Ouest doivent absolument consacrer plus de temps à la réflexion commune autour de l’amélioration des systèmes de santé à travers des débats publics impliquant tous les acteurs du développement (économistes, médecins épidémiologistes, urbanistes, formateurs, architectes, pharmaciens, etc.) mais aussi leur présence dans les espaces publics de prise de décisions dans le domaine de la santé.
Les citoyens, usagers de ces structures de santé, ont également un rôle essentiel à jouer, en dénonçant les mauvaises pratiques constatées dans les hôpitaux et centres de santé, et en créant des espaces (virtuels ou non) de discussion et de partage d’expérience en vue d’améliorer le fonctionnement des structures de soins en particulier et des systèmes de santé en général au bénéfice des populations.
Par Dan Viera Da COSTA
Chargée de Plaidoyer à Wathi
FORT DE SES SUCCES, LE RESEAU DE RECHERCHE MEDICALE WANETAM LANCE SA 3E PHASE
Le réseau ouest-africain Wanetam dont l’objectif est de renforcer les capacités régionales, nationales et institutionnelles en matière de recherche clinique a procédé hier à Diamniadio au lancement de sa troisième phase. Les impératifs sanitaires de l’heure confirment pour ses membres la nécessité de « réussir le pari de la recherche participative ».
La ville nouvelle de Diamniadio est sur le point de devenir une étape obligée pour les acteurs de la recherche scientifique. Après le sommet régional de haut niveau sur le VIH, puis le Forum de coopération sino-africain (Focac) où les questions liées à la santé ont pris une place importante, sans oublier le Prix Galien Afrique, c’est le réseau ouest-africain de recherche sur la tuberculose, le Sida et le Paludisme (Wanetam) qui a posé ses valises pour deux jours dans ce nouveau pôle urbain. Il faut souligner que Wanetam est piloté depuis sa création en 2009 par le Pr Souleymane Mboup en tant que coordonnateur du réseau et par ailleurs, président de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef). C’est donc dans les murs de son institut de Diamniadio que l’éminent professeur a lancé hier avec ses collègues, la troisième phase de développement de ce réseau qui regroupe à l’heure actuelle quasiment tous les pays de la sous-région (12 au total). Vingt-cinq (25) institutions sous-régionales y sont représentées, appuyées par 5 institutions de 4 pays européens. La genèse la mise sur pied du réseau remonte d’ailleurs au 16 juin 2003 lorsque les pays de l’Union européenne ont initié l’instauration du partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP) par le biais d’un vote du Parlement européen et du Conseil de l’Europe.
Après le succès des deux premières phases, les bailleurs essentiellement européens ont décidé de doter la troisième d’un financement de 4,5 millions d’euros,soit près de trois milliards de francs Cfa sur une durée de trois ans. Parmi les résultats obtenus au cours des deux précédentes phases, le Pr Souleymane Mboup a évoqué notamment « l’accréditation de laboratoires aux normes ISO 15189, l’octroi de financements à des postdoc pour la mise en place et la conduite de microprojets de recherche ou encore l’encadrement de doctorants et de masters ».
Selon le codécouvreur du VIH-2, les analyses des différents problèmes relatifs à l’accès des chercheurs des pays en développement à la connaissance scientifique révèlent deux types d’obstacles à savoir « ceux qui sont inhérents aux processus de la recherche qui ont des effets inhibiteurs particuliers sur les chercheurs des pays en développement et ceux qui sont liés au cadre institutionnel de ces pays, principalement l’insuffisance des ressources allouées à la recherche ». Ce contexte économique se conjugue au fait que 6 des principales causes de mortalité dans les pays à faible revenu soient encore des maladies transmissibles à l’instar du paludisme, la tuberculose et le VIH. Dans ce sens, l’EDCTP entend par le biais de ce type de réseau accélérer le développement clinique de nouveaux outils de diagnostic, de médicaments, de vaccins et de microbicides contre ces trois maladies, mais aussi des études sur les maladies infectieuses négligées (NIDs) et les maladies émergentes et ré-émergentes telles que le SARS COV-2 ou Ebola.
LA PHARMACIE REGIONALE D’APPROVISIONNEMENT DE SAINT-LOUIS RENOVEE
Dans le cadre du projet Global health supply chain-technical Assistance (GHSC-TA) financé par le partenaire américain l’USAID, la Pharmacie régionale d’approvisionnement (PRA) de Saint-Louis a été rénovée et équipée pour permettre une meilleure conservation des produits pharmaceutiques sensibles à la chaleur, annonce un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal.
Ce projet réalisé en un temps record vise à accroitre la capacité de stockage de l’entrepôt du PRA de Saint-Louis qui est maintenant doté de planchés d’entrepôts recouverts de résine époxy pour permettre une meilleure circulation des transpalettes et des chariots et d’un espace pour mieux conserver les produits et renforcer la qualité des services.
Au cours de la cérémonie officielle d’inauguration de la nouvelle PRA de Saint-Louis à laquelle a pris part la directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement le Dr Annette Seck Ndiaye, le directeur de l’USAID Sénégal a rappelé la collaboration entre la PNA et l’USAID qui a permis de rénover deux autres PRA à Fatick et à Diourbel et qui ont couté environ 985 millions de F Cfa.
Jusqu’ici, l’USAID a fourni 2,6 milliards de F Cfa sur 4 ans de 2017 à 2021 pour renforcer les systèmes de la chaîne d’approvisionnement sénégalaise et assurer l’accès en temps opportun à des produits de qualité. L’agence de développement international œuvre aux côtés du ministère de la Santé et de l’action sociale depuis plus de 60 ans et reste l’une des plus grandes pourvoyeuses de ressources pour le secteur de la santé au Sénégal avec une contribution annuel de plus de 60 millions de dollars.
PLUS DE 2,5 MILLIONS D’ENFANTS À VACCINER CONTRE LA POLIOMYELITE
Alors qu’elle avait été déclarée vaincue, la poliomyélite a refait surface
Les responsables du Programme Elargi de vaccination (Pev) ont tenu hier un point de presse pour parler de l’épidémie de poliomyélite qui a refait surface, mais aussi de la campagne nationale de vaccination initiée pour contrer le virus. Elle va se dérouler du 17 au 19 décembre 2021 sur toute l’étendue du territoire pour les enfants âgés de 0 à 5 ans. Ainsi, 2.803.175 d’enfants sont ciblés.
Alors qu’elle avait été déclarée vaincue, la poliomyélite a refait surface. Causée par un entérovirus humain, cette maladie est très contagieuse et grave, d’autant que le virus peut envahir le système nerveux et provoquer une paralysie. Il n'existe pas un traitement. Le seul moyen est la prévention, notamment la vaccination. Raison pour laquelle, le Programme Elargi de Vaccination (Pev) a initié une campagne de vaccination à l’intention des enfants âgés de 0 à 5 ans.
Ainsi, plus de 2,5 millions enfants ont été ciblés pour être vaccinés en trois jours. Selon Dr Ousseynou Badiane, coordonnateur du Pev, «les prélèvements montrent que le virus est présent dans l’environnement et que tant qu’il est là-bas, tous les enfants sont menacés. C’est pourquoi, nous organisons ces journées de vaccination pour interrompre la circulation de ce virus».
Par ailleurs, des cas humains ont été recensés dans 06 régions. «A Dakar, nous avons le virus dans l’environnement, mais il n’y a pas eu de cas humains. Les régions touchées sont Diourbel (qui a enregistré la moitié des cas), Thiès, Louga, Fatick, Matam et Kaolack. Cette campagne permet de vacciner ceux qui n’ont pas été vaccinés mais aussi de renforcer l’immunité de ceux qui ont été déjà vaccinés», explique Dr Badiane qui table sur la stratégie du porte à porte. «Cela n’empêche pas d’aller dans les zones où il y a une forte concentration d’enfants pour les vacciner. Ce sera le cas au niveau des préscolaires, des crèches, mais aussi des lieux de rassemblement comme les gares routières, les marchés ou les quais de pêche. L’objectif est de vacciner plus de 2,5 millions enfants en trois jours», affirme-t-il.
Interrogé sur les raisons de la ré- apparition de la polio alors qu’elle avait été éradiquée, Dr Ousseynou Badiane évoque deux raisons. «En 2019, nous avions célébré l’éradication du virus sauvage qui est le plus agressif. Quand il y a beaucoup de virus en compétition, et qu’on parvient à en éliminer un, l’autre qui reste émerge. Les enfants qui étaient vaccinés seront vaccinés de nouveau. La deuxième chose, c’est qu’il n’y a pas un vaccin efficace à 100%. Donc, le fait de donner encore une dose permet de renforcer l’immunité des enfants qui étaient déjà vaccinés», explique le coordonnateur du Pev qui ajoute que ce virus est un dérivé. «Au Sénégal, nous n’avons jamais connu le virus dérivé, mais comme cela circulait dans la sous-région avec les mouvements des populations, il y a eu des contaminations».
Par ailleurs, Dr Badiane renseigne que la maladie peut toucher les adultes, mais ce n’est pas la cible réelle. «Au Sénégal, nous n’avons pas encore vu un cas de polio chez les adultes, mais cela peut arriver », précise-t-il. Et d’ajouter : «Dans l’environnement, nous avons recensé 12 cas et il y a eu 17 cas humains qui ont été détectés entre janvier et décembre. Les premiers cas humains ont été détectés à Touba».
A l’en croire, la transmission humaine a été rompue, mais le virus est toujours là. «Les vaccinateurs se rendront dans chaque maison pour administrer deux gouttes du vaccin à chaque enfant de 0 à 5 ans. Après la vaccination, chaque enfant vacciné doit être marqué au doigt. Cela permet de vérifier si tous les enfants sont vaccinés. Chaque maison doit également être marquée pour vérifier si toutes les maisons ont été visitées», indiqueDr Ousseynou Badiane, coordonnateur du Programme Elargi de Vaccination (Pev).
LE SECTEUR DE LA SANTE DANS TOUS SES ETATS
Ag, préavis de grève le 2 janvier, marche nationale le 07, grève générale à partir du 04 février…
Réunis autour de la fédération des syndicats de la santé (F2s) Boolo Laaj Sunu yelleef), les organisations syndicales évoluant dans le domaine de la santé ont fait face à la presse hier pour mettre à nu tous les maux qui gangrènent leur secteur. Dénonçant une mauvaise politique sanitaire malgré un budget de plus de 200 milliards, ces syndicalistes annoncent des assemblées générales dans toutes les structures sanitaires du pays, suivies d’un dépôt de préavis de grève le 2 janvier 2022, d’une marche nationale le vendredi 07 janvier 2022, ainsi que d’une grève générale à partir du 04 février, si les négociations ne sont pas ouvertes dans les jours à venir.
Au moment où le pays vit sous la hantise d’une quatrième vague avec l’apparition du nouveau variant Omicron plus virulent que Delta, et l’abandon par la quasi-totalité des Sénégalais des mesures barrières, le secteur de la santé semble être dans une zone de turbulence sans commune mesure. En effet, au lendemain de la sortie des agents qui travaillent au niveau des centres de traitement des épidémies (CTE) pour réclamer leurs indemnités, c’est au tour de l’Intersyndicale Syntras, Sat/cl Santé, SycoasSanté, Sutracol-Santé, Sat-Santé, Sdt-3S, de tirer la sonnette d’alarme sur la situation chaotique du secteur de la santé. Formant un bloc autour de la Fédération des Syndicats de la Santé (F2s) Boolo Laaj Sunu Yelleef, ces acteurs comptent mettre mutualiser leurs forces pour poser les véritables problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale. Mais aussi corriger, selon eux, les inégalités et la discrimination notées dans le traitement des agents de la santé, tout comme les autres agents de l’administration et autres démembrements de l’Etat.
De l’avis des camarades de Cheikh Seck, le secteur souffre d’un mal profond. « Chaque jour, nous déplorons des plaintes et complaintes des usagers pour le manque de qualité des services offerts dans nos structures sanitaires », fulmine la Conférence des secrétaires généraux. Au moment où, poursuivent-ils, chaque année, le budget de la santé connaît des hausses extraordinaires. Selon eux, ce sont des dizaines voire des centaines de milliards qui sont injectés dans le secteur de la santé. A cela s’ajoutent plus de 100 milliards mobilisés dans le cadre de la lutte contre la covid19. En plus du budget de fonctionnement approuvé et voté à l’Assemblée nationale dans la loi des finances 2021, qui faisait presque 200 milliards. Sans compter le budget de programme qui tourne autour de 800 milliards. Poussant Cheikh Seck et Cie à cogiter sur l’efficience de toute cette manne financière avec plus 1 000 milliards mobilisées en une seule année et pour un seul secteur. Sur la mauvaise politique sanitaire, l’intersyndicale dé- nonce la mauvaise utilisation des ressources qui, d’après elle, a fini de mettre à rude épreuve le fonctionnement de nos services socio-sanitaires. Citant l’exemple de l’hôpital Le Dantec, ces blouses blanches renseignent que le montant de la subvention de l’Etat pour l’ensemble des hôpitaux tourne autour de 20 milliards. La plus grande subvention allouée à un hôpital ne dépassant pas 2 milliards FCFA, au moment où certains ont des budgets qui atteignent les 8 milliards FCFA par an.
INSUFFISANCES DE LA CMU, ARRIERES DES AGENTS DES CTE, MALAISE SOCIAL : LES STRUCTURES SANITAIRES AU BORD DE L’IMPLOSION
Relevant les insuffisances des politiques de santé publique mis en place par le gouvernement, les syndicalistes restent persuadés que ce sont les politiques de gratuité des soins telle que la couverture maladie universelle (CMU) qui prend en charge les enfants de 0 à 5 ans, les césariennes, les imputations budgétaires etc. qui ont fini de mettre à genoux les structures sanitaires, à cause de créances non remboursées par l’Etat. Ils dénoncent par ailleurs l’achat de véhicules, le paiement des frais de mission et voyages, l’organisation de séminaires ou ateliers dont les synthèses en lieu et place du remboursement de ces dettes. Dénonçant le mauvais traitement salarial, ils révèlent que le personnel socio-sanitaire travaillant pour la grande majorité, les centres ou postes de santé, a connu une discrimination notoire dans la motivation COVID. « Certains de ces travailleurs ont des contrats qui ne respectent pas les dispositions de lois et règlement de ce pays. Il est donc impératif de payer intégralement l’argent lié aux fonds COVID-19 pour ces travailleurs, de même que ceux qui travaillent dans les CTE dont certains sont restés 6 voire 10 mois sans rémunération », tonnent les agents sanitaires. Ils précisent que dans le secteur de la sante, le favoritisme et la discrimination dans le traitement des agents a fini de créer un malaise et un sentiment de suspicion et de méfiance entre les mêmes acteurs du secteur ; ce même sentiment est ressenti dans le traitement vis-à-vis des autre agents de la fonction publique. Compte non tenu de la non-indexation de l’indemnité de risque, de l’inexistence d’indemnités de fonction, de responsabilité et surtout de l’indemnité de logement entre autres. Face à tous ces maux, la fédération des syndicats de la santé (F2s boolo laaj sunu yelleef) exige l’ouverture rapide et sérieuse des négociations autour des différents points contenus dans la plateforme revendicative. Lesquels points tournent autour du régime indemnitaire des systèmes de motivations, la situation des agents de santé communautaire, des prestataires et des contractuels au niveau des hôpitaux, le plan de carrière et le reclassement de certains agents au niveau de la fonction publique à la hiérarchie, le respect des accords et les conclusions des différentes négociations, les manquements résultant des conséquences du redéploiement du personnel lié à l’acte 3 de la décentralisation.
COVID-19, L'IMPLICATION DES COMMUNAUTAIRES SOUHAITEE
Le coordonnateur du projet de redevabilité active de la gouvernance sanitaire, économique et sociale de la Covid-19 au Sénégal, Elimane Haby Kane, a plaidé mardi, en faveur de l’intervention communautaire
Dakar, 14 déc (APS) - Le coordonnateur du projet de redevabilité active de la gouvernance sanitaire, économique et sociale de la Covid-19 au Sénégal, Elimane Haby Kane, a plaidé mardi, en faveur de l’intervention communautaire pour mieux accompagner les messages officiels véhiculés à travers les médias.
"Il faut de l’intervention communautaire pour mieux accompagner les messages qui sont donnés à travers les grands médias de façon officielle", a notamment déclaré M. Kane qui intervenait lors du forum de redevabilité de la Gouvernance de la Covid-19 au Sénégal.
Ce forum vise à partager les leçons tirées du travail de redevabilité active de la gouvernance de la pandémie à Covid-19 au Sénégal de même que les perspectives du projet.
Toutes les parties prenantes qui ont travaillé dans ce projet, y compris les différents ministères concernés, des universitaires et la société civile, ont pris part à la rencontre.
Le travail doit se faire "de façon directe sur le terrain avec les communautés" pour leur expliquer les dangers auxquels elles sont confrontées en refusant les seuls moyens de prévention disponibles, à savoir le vaccin, a estimé Elimane Haby Kane.
Selon lui, il y a un besoin de suivi communautaire qui permet aux populations de dialoguer en permanence avec les décideurs. Mais aussi, d’avoir leurs propres formulations de recommandations, avec "un cadre suivi" pour voir comment leur voix est entendue par ceux qui prennent les décisions, a-t-il ajouté.
"Nous attendons le feedback sur le travail qui a été fait, qui va nous permettre de mieux circonscrire les axes prioritaires sur lesquels notre contribution devrait être orientée", a dit M. Kane.
Il a signalé que des discussions sont en cours avec l’ONG OSIWA pour voir comment aller vers "un indice" qui permet la redevabilité, au-delà de la Covid-19, du service de santé de façon générale.
Des discussions sont également ouvertes pour recueillir les différents points de vue de toutes les parties prenantes dans le but de disposer d’un outil efficace qui est au service du citoyen, a-t-il ajouté.
Rappelant la motivation de la fondation OSIWA/Sénégal qui accompagne l’initiative de Legs-Africa, Frédérique Ndéki s’est dit satisfait du travail fait par le projet.
Pour M. Ndéki, le rapport qui a été soumis présente un certain nombre de recommandations "qu’il faut revoir et étudier dans quelle mesure nous pouvons aussi contribuer à l’implémentation de ces recommandations".
Il a aussi souligné l’importance de cette initiative de Legs-Africa qui intervient dans le cadre de la promotion de la transparence et de la redevabilité de l’action publique au Sénégal.
Ce projet initié par Legs-Africa pour un montant de 100.000 dollars, environ 58 millions de francs CFA, est mené avec l’appui technique et financier de l’ONG OSIWA.
Ce projet d’une durée d’un an a été déployé dans trois zones, notamment Dakar, Guédiawaye et Touba.
10 HECTARES DE TERRE CONSUMES PAR LES FEUX DE BROUSSES À MATAM
Avec 10 mille 376 ha dévastés, la région de Matam est la plus touchée par les feux de brousse, au Sénégal. Alors qu’en 2020, 170 feux de brousse ont été déclarés et 14 000 hectares ont brûlé
Avec 10 mille 376 ha dévastés, la région de Matam est la plus touchée par les feux de brousse, au Sénégal. Alors qu’en 2020, 170 feux de brousse ont été déclarés et 14 000 hectares ont brûlé.
«Cette année encore, malgré la prise de certaines dispositions pratiques par le service, les feux de brousse se sont manifestés dans la région de Matam.» C’est ce qui a été noté dans le rapport introductif du Crd spécial sur la campagne de lutte contre les feux de brousse. Le document montre que : «La région de Matam a enregistré durant la campagne 2020-2021, soixante-neuf (69) cas de feu avec une superficie totale brûlée de 10 376 ha contre 17 cas en 2019/2020, 16 cas en 2018/2019, 23 cas en 2017-2018 et 45 cas en 2016-2017.» Les services du ministère de l’Environnement, avec les autres acteurs, notent ainsi «une augmentation de 52 cas de feu et une différence de 5133 ha de superficies brûlées, par rapport à la saison précédente». Selon les données, «le mois d’octobre 2020 a enregistré les plus grandes superficies brûlées (7369 ha)».
De même, il est souligné que «pour la campagne précédente 2019-2020, c’est le mois de novembre qui a également enregistré les plus grandes superficies brulées (3 728 ha)». Analysant la situation, les auteurs de ce rapport font remarquer que : «Les mois d’intenses feux sont variables d’une campagne à l’autre, mais se situent généralement entre octobre et avril.» Donc, ajoutent-ils, «dans les régions, les efforts de lutte préventive doivent être consentis à partir du mois d’octobre, surtout l’aménagement du réseau pare feu».
Dans le rapport, il a été identifié des difficultés et contraintes de la campagne. Les auteurs ont identifié «l’absence d’équipement de la plupart des comités de lutte contre les feux de brousse, la faiblesse du niveau d’entretien du réseau de pare-feu, l’éloignement des points d’eau pour le ravitaillement des unités de lutte». Il est constaté également, le déficit du personnel saisonnier de lutte contre les feux de brousse (chauffeurs et porte-lance), l’insuffisance des unités de lutte fonctionnelles, de la dotation en carburant, la faible implication des collectivités territoriales dans l’équipement des comités de lutte et l’appui en carburant au service forestier, le déficit en personnel technique en matière de lutte contre les feux de brousse. Pour accentuer la lutte contre les feux de brousse, les auteurs du rapport préconisent la tenue de «séances de formation sur les techniques de lutte contre les feux de brousse, en collaboration avec les partenaires».
En outre, il est recommandé de «poursuivre la création, la redynamisation et la formation des comités, les ouvertures et réhabilitations de pare-feux, l’équipement des comités de lutte contre les feux de brousse en petits matériels». Dans la même veine, il est conseillé d’impliquer davantage les partenaires, réaliser des ceintures de sécurité autour des villages, poursuivre la latérisation du pare-feu (…).
VACCIN ANTI-COVID, 400.000 DOSES AU BORD DE L'EXPIRATION
Au moins 200 000 vaccins contre le COVID-19 sont arrivés à expiration au Sénégal sans avoir été utilisés au cours des deux derniers mois. Et 200 000 autres devraient expirer fin décembre car la demande est trop lente.
Au moins 200 000 vaccins contre le COVID-19 sont arrivés à expiration au Sénégal sans avoir été utilisés au cours des deux derniers mois. Et 200 000 autres devraient expirer fin décembre car la demande est trop lente.
Les gouvernements africains demandent davantage de vaccins contre le COVID-19 pour aider à rattraper les régions plus riches, où les déploiements de vaccins se succèdent depuis plus d'un an.
Pourtant, alors que le rythme de l'offre s'est accéléré ces dernières semaines, certains pays ont eu du mal à suivre le rythme. Des problèmes de logistique , la courte durée de conservation des vaccins provenant de donneurs et l'hésitation à vacciner ont tous empêché les doses d'atteindre les bras.
"Le principal problème est l'hésitation à vacciner", a déclaré Ousseynou Badiane, responsable du déploiement des vaccins au Sénégal. «Le nombre de cas diminue. Ils demandent pourquoi est-il important de se faire vacciner si la maladie n'est pas là maintenant.»
Le Sénégal a administré jusqu'à présent près de 2 millions de doses de vaccins, selon les données de Reuters, suffisamment pour vacciner complètement seulement environ 5,9% de la population.
Il vaccine actuellement entre 1 000 et 2 000 personnes par jour, a déclaré Badiane à Reuters, contre 15 000 au cours de l'été. A ce rythme, il ne peut pas utiliser tous les vaccins dont il dispose.
"Nous ne sommes pas optimistes" quant à l'utilisation des 200 000 autres doses avant leur expiration à la fin du mois, a-t-il déclaré. "Nous ne nous attendons pas à une augmentation de la demande avant cette date."
Une partie du problème est la courte durée de conservation des vaccins qui arrivent de donateurs qui incluent les États-Unis et la Chine. Le Sénégal refuse de prendre des vaccins dont la durée de conservation est inférieure à trois mois, mais même cela crée des difficultés.
Badiane espère que le gouvernement pourra introduire une sorte de restriction sur les non vaccinés pour augmenter les taux de vaccination, y compris l'utilisation d'un laissez-passer sanitaire comme l'ont fait de nombreux autres pays.
"Sans restriction, la population ne se fera pas vacciner", a-t-il déclaré.
VACCIN CONTRE LA COVID, LES ETATS-UNIS APPUI LE SENEGAL
Le département d’Etat américain a, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), offert, un lot additionnel de 337.500 doses de vaccins Johnson & Johnson au Sénégal.
Le département d’Etat américain a, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), offert, un lot additionnel de 337.500 doses de vaccins Johnson & Johnson au Sénégal. Ce don, à en croire un communiqué parvenu à Emedia, entre dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Au cours de l’année écoulée, le gouvernement des États-Unis a offert 1.241.490 doses de vaccins au Sénégal, dans le cadre de l’initiative COVAX. Ces dons témoignent de l’engagement du gouvernement américain à travailler aux côtés du gouvernement du Sénégal pour sauver des vies, ralentir la propagation de la pandémie de Covid-19, avec l’apparition de nouvelles variantes dangereuses, souligne le texte.
Par ailleurs, l’USAID appuie le Sénégal dans sa campagne de distribution sûre et efficace de ces vaccins, dans la formation des agents de santé, et dans ses efforts visant à encourager les populations à se faire vacciner. L’agence américaine travaille également en étroite collaboration avec le Sénégal, depuis le début de la pandémie, pour garantir la sécurité des prestataires de soins de santé. Ceci grâce à des équipements de protection, notamment des masques et des gants, pour compléter les réserves d’oxygène du Sénégal, fournir des informations sur les vaccins, et promouvoir les cliniques de vaccination spontanées.
Selon le communiqué, l’USAID est la championne du développement au Sénégal depuis six décennies. Pour cause, explique le document, « elle est la plus grande pourvoyeuse de ressources pour la santé, avec une contribution annuelle de plus de 60 millions de dollars ».