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5 avril 2025
Santé
COVID-19, 200 MILLES DOSES DE VACCINS JETEES
A cause de la réticence des populations, le Sénégal a perdu, en fin octobre, quelque 200 mille doses de vaccin contre le Covid-19. C’est une situation embarrassante pour les autorités qui ont dû jongler pour en avoir en quantité.
A cause de la réticence des populations, le Sénégal a perdu, en fin octobre, quelque 200 mille doses de vaccin contre le Covid-19. C’est une situation embarrassante pour les autorités qui ont dû jongler pour en avoir en quantité.
C’est une révélation qui fait froid dans le dos. Le Sénégal a jeté à la poubelle, en fin octobre, quelque 200 mille doses de vaccin contre le Covid-19. «En fin octobre, nous avions perdu 200 mille doses de vaccin contre le Covid-19, contre 5 mille doses perdues en septembre. C’est sûr que, d’ici décembre, nous allons encore en perdre», regrette le coordonnateur du Programme élargi de vaccination, Dr Ousseynou Badiane. Evidemment, le reflux de la pandémie est réel avec seulement 6 cas encore sous traitement. Pourtant, le Sénégal est loin d’avoir immunisé sa population, car, à la date d’hier, 1 million 311 mille 473 personnes ont été vaccinées depuis le début de la campagne vaccinale.
Analysant le taux de vaccination, Dr Badiane révèle que le Sénégal a reçu 3 millions 918 mille 868 doses de vaccin. Or jusqu’ici, «seuls 50 % des doses ont été utilisés» à la date du 15 novembre dernier. «Quelque 1 308 266 personnes ont au moins reçu une dose et 908 961 personnes sont complétement vaccinées. Actuellement, le défi reste l’adhésion des populations à la vaccination et la gestion des vaccins», insiste Dr Badiane, qui a partagé ces statistiques lors d’un atelier d’échanges entre l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd) portant sur : «Vaccins anti Covid-19 au Sénégal : bilan et perspectives.»
Il faut noter qu’il y a une réelle disparité entre la capitale et les autres régions. «La courbe de la vaccination varie entre les régions. Dakar représente 21 % des personnes complétement vaccinées, Diourbel 4%, Tambacounda 5 %, Sédhiou 4 %. Pour améliorer le taux de vaccination au Sénégal, les districts sanitaires ont reçu des instructions pour élaborer des plans de relance, en vue de faire bouger les choses. Le rythme de la vaccination est lié au nombre de cas de Covid-19. Actuellement ce qui peut faire évoluer la vaccination, c’est la contrainte ou une 4ème vague», enchaîne le coordonnateur national du Pev, qui rappelle qu’il existe, dans le pays, quatre vaccins : Astrazeneca, Sinopharm, Johnson and Johnson et Pfizer.
Il faut savoir que le Sénégal vise, d’ici à la fin du 1er semestre 2022, à vacciner au moins 55 % de la population totale (cible 18 ans et plus). A cause des réticences, les autorités sanitaires ont dû corriger leur stratégie vaccinale qui visait, dans une première étape, à assurer la vaccination d’au moins 90% des cibles prioritaires, constituées du personnel de santé, des sujets âgés d’au moins 60 ans, des sujets présentant des comorbidités, mais aussi des personnes qui, de par leur fonction ou mode de vie, sont plus exposées que le reste de la population générale. Face au manque d’empressement de ces cibles et la montée de l’opinion des «anti-vax», la vaccination a été ouverte à tout le monde.
LUTTE CONTRE LA DELINQUENCE, LE CHEDS OUTILLE LES MAIRES, ELUS LOCAUX ET FDS
Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer (FKA) organise, depuis hier, dans la capitale du Nord, un atelier dans le cadre du Programme collectivités territoriales,
Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer (FKA) organise, depuis hier, dans la capitale du Nord, un atelier dans le cadre du Programme collectivités territoriales, défense, sécurité et paix (PCTDSP). Une cinquantaine de participants venus des collectivités territoriales, des forces de défense et de sécurité (FDS), des communautés et des organisations de la société civile des régions de Louga, de Matam et de Saint-Louis prennent part à la rencontre.
Au menu des échanges, ils aborderont des questions sécuritaires dans les territoires locaux sous la houlette d’experts de la sécurité. Avec la recrudescence de la violence, de la délinquance et la montée en puissance de la criminalité et leurs causes multiformes, il faut changer de posture pour mieux assurer la sécurité des citoyens. Pour cela, la prévention s’avère indispensable, du sommet à la base. Pour le gouverneur de Saint-Louis qui présidait l’ouverture des travaux, avec les nouvelles formes de violence, la sécurité n’est plus réservée seulement à l’Etat.
‘’Conscient de cette situation, l’Etat du Sénégal a réorienté sa politique sécuritaire en créant une agence de sécurité de proximité(ASP) pour être plus proche des populations. Cette politique tend également vers une large participation sociale avec des relais autres que les forces de défense et de sécurité. Car, en y associant des relais communautaires tels que les élus, les imams, les délégués de quartier, Bagnène Goxx, le signalement des indices d’anormalité seront pris en compte. Ils seront en mesure de signaler ou d’alerter sur toute chose suspecte constatée dans leur localité’’, a soutenu le gouverneur Alioune Badara Sambe.
Dans le souci d’assurer un maillage du territoire national à travers le Programme collectivités territoriales, défense, sécurité et paix (PCTDSP), les participants vont se pencher sur des thématiques comme ‘’La situation sécuritaire et les causes de l’insécurité’’, ‘’L’organisation de la défense et de la sécurité au Sénégal’’, ‘’La politique locale de sécurité : outils et gouvernance’’.
Pour le directeur général du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), la rencontre vise à renforcer les capacités des maires, des présidents de conseil départemental et des forces de défense et de sécurité dans la prise en charge des questions sécuritaires. ‘’Dans l'acte 3 de la décentralisation, le gouvernement a fait des territoires un socle, une rampe pour le développement socio-économique. Malheureusement, dans les collectivités locales, la sécurité n'est pas une compétence transférée. Ce qui peut être un obstacle, alors qu’il y a un besoin de susciter davantage de synergies entre les élus qui sont les catalyseurs des dynamiques sociales et communautaires et les forces de défense et de sécurité’’, signale le général Mbaye Cissé. Qui préconise de les mettre ensemble, en développant une synergie horizontale de la sécurité.
‘’Comme beaucoup de pays africains, le Sénégal n'a pas les moyens de développer une sécurité verticale tous azimuts avec, d'un côté, les forces de défense et, de l'autre, les populations. Raison pour laquelle c'est une approche qui doit se faire dans une démarche inclusive entre policiers, gendarmes, militaires, élus et populations dans une zone donnée. Afin qu’ils puissent détenir des outils dans le travail de tous les jours et affiner la collaboration dans la prise en charge des questions sécuritaires dans les collectivités territoriales’’.
Avant de poursuivre qu’après Dakar et Saint-Louis, des rencontres similaires seront démultipliés dans d’autres régions, ‘’pour mieux intégrer la démarche inclusive qui est la plus sûre, la plus viable en matière de sécurité’’, a ajouté le directeur général du CHEDS, le général Cissé.
MBOUR, LE PERSONNEL SANITAIRE EN SIT-IN
Le personnel sanitaire membre de la sous-section du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) du district sanitaire de Mbour (ouest) a organisé, mercredi, un sit-in
Mbour, 17 nov (APS) – Le personnel sanitaire membre de la sous-section du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) du district sanitaire de Mbour (ouest) a organisé, mercredi, un sit-in pour dénoncer l’occupation anarchique des alentours du Centre de santé, a constaté l’APS.
Arborant des brassards rouges, ces agents de santé, fortement mobilisés, ont expliqué que la proximité du marché central fait que les charretiers, les taxis-clandos, les marchands de légumes, de friperies et autres vendeurs de divers produits ont érigé les rues menant au Centre en domaine commercial et de stationnement.
Une situation qui rend difficile l’accès à l’établissement sanitaire, situé sur l’avenue Diogoye Basile Senghor, pour les usagers qui sont très souvent dans une situation d’urgence, a déploré Dame Seck, Secrétaire général de ladite sous-section.
’’La cacophonie résultant de leurs agissements perturbe carrément la quiétude des malades hospitalisés, alors que le repos constitue une part essentielle dans la prise en charge des patients’’, a fait remarquer M. Seck, également infirmier chef de poste (ICP) de Saly-Portudal.
Il soutient que le personnel soignant aussi n’est pas épargné par cette situation et est très souvent victime d’acharnement des occupants qui le prend pour cible quand il essaie d’intervenir pour faciliter l’accès aux malades.
Dame Seck déplore et condamne cette situation qui, selon lui, favorise le retard dans la prise en charge des patients.
’’En tant que syndicat de développement, nous avions adressé, le 5 novembre 2021, une lettre d’information au préfet du département de Mbour et nous nous félicitons de sa réaction d’envoyer des forces de défense et de sécurité pour déguerpir les occupants’’, a-t-il salué.
Malgré cette action de la Police, ces derniers reviennent après le départ des forces de l’ordre, a-t-il dit.
’’Ce comportement irrespectueux de ces acteurs du désordre nous a poussé aujourd’hui à tenir ce sit-in devant la porte du centre de santé ainsi que ce point de presse pour alerter et sensibiliser les populations’’, a expliqué le syndicaliste.
Les agents demandent aux autorités compétentes la ‘’résolution définitive’’ de ce problème qui, selon eux, serait un ‘’gage d’un climat social favorable pour une meilleure offre de soins’’.
COVID-19, UNE RELECTURE DE CERTAINES THÉORIES ÉCONOMIQUES PRÉCONISEE
Jean Joachim Sène, un conseiller du directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), a préconisé mercredi, la relecture, voire la révision de certaines théories économiques dans le contexte de la crise sanitaire
Dakar, 17 nov (APS) - Jean Joachim Sène, un conseiller du directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), a préconisé mercredi, la relecture, voire la révision de certaines théories économiques dans le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19.
’’Le contexte de la crise sanitaire appelle à la relecture, voire la révision de certaines théories économiques de l’entreprise", a-t-il notamment dit à l’ouverture de la deuxième journée de recherche sur l’inclusion financière dans l’UEMOA.
Cette manifestation scientifique de deux jours (17 et 18 novembre), à l’initiative du Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG) porte sur le thème ’’Inclusion financière, crise et développement endogène en Afrique’’.
Évoquant ces théories économiques à l’épreuve de la crise sanitaire du Covid-19, Jean Joachim Sène a notamment insisté sur celles relevant de ’’la gestion du risque’’ et de ’’la prise de décision en contexte d’incertitude’’.
Il dit, par ailleurs, espérer qu’au sortir de ces panels animés par des acteurs du monde académique et professionnel, ’’des pistes de réflexion et recommandations sur le devenir de nos économies puissent être formulées’’.
"Les journées de recherches sur l’inclusion financière (JRI)aspirent à proposer un cadre plurilatéral de discussion et de partage d’expériences entre chercheurs, professionnels (…) chargés de la régulation et de la promotion de l’inclusion financière", peut-on lire dans un document remis aux participants.
Le texte ajoute que ’’les JRI ouvrent une nouvelle avenue qui permettra de contribuer significativement à l’amélioration de la qualité de la production scientifique dans le domaine et d’offrir un canal de vulgarisation des bonnes pratiques et des avoirs innovants en matière d’inclusion financière".
’’Ces journées réflexion entrent dans les attributs du CESAG en ce qui concerne la recherche et le développement’’, a dit Hadiza Moussa Saley, une des responsables de cette école, en charge de la recherche et du développement.
Venue représenter le ministre de la Micro finance, de l’Economie sociale et solidaire, Astou Lo Ndiaye a pour sa part souligné la nécessité ’’d’encourager’’ la recherche fondamentale dans une perspective d’aider les planificateurs politiques à la prise de décision".
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POUR DES SYSTÈMES DE SANTÉ PLUS PERFORMANTS
La pandémie de COVID-19 a montré l’urgence pour les pays africains d’investir dans leurs systèmes de santé. Durant cette crise, le think thank Wathi a organisé des séminaires à l’issue desquels des recommandations ont été formulées à l’endroit des États
La pandémie de COVID-19 a montré l’urgence pour les pays africains d’investir dans leurs systèmes de santé. Durant cette crise, le think thank Wathi a organisé des séminaires à l’issue desquels des recommandations ont été formulées pour aider les États à améliorer leurs systèmes de santé. Dans cet entretien la chargée de plaidoyer de ce laboratoire d’idées partage quelques-unes de ces recommandations.
Les Africains se battent pour la souveraineté politique, économique, voire alimentaire (souvent désignée sous le vocable d’autosuffisance alimentaire). Toutes ces revendications sont nobles, justes et légitimes. En revanche, il n’y a manifestement pas beaucoup de militants en faveur de la souveraineté sanitaire, pourtant important, de nos pays. C’est l’une des nombreuses questions que prend en charge le Think thank citoyen Wathi. Pour ce laboratoire d’idées, il est important que les États financent, en priorité, sur fonds propre leur secteur de santé plutôt que de le laisser aux partenaires dont les sources de financement peuvent s’assécher ou dont les centre d’intérêts peuvent changer.
Wathi fait un plaidoyer sur le financement «des systèmes de santé plus performants» en Afrique de l’Ouest et dans un certain nombre de pays d’Afrique centrale. Dans cette entrevue, la chargée de plaidoyer du think thank, Dan-Viera Da Costa, explique la pertinence pour les pays d’Afrique de l’Ouest de faire des investissements structurants dans le domaine de la santé avant de faire appel éventuellement aux partenaires. Wathi prend clairement position pour une souveraineté sanitaire et cette pandémie de COVID-19 est un bon prétexte pour mener la réflexion.
Pour Dan-Viera Da Costa, il est impératif que les pays africains, notamment ceux de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, (CEDEAO) prennent véritablement en charge leur secteur de la santé en y mettant les fonds nécessaires. Que des pays du Nord, à travers leurs ONG, leurs Fonds pour X ou Y ou autres mécanismes, financent une bonne partie de la politique sanitaire dans nos pays est un problème.
En vérité, elle ne demande pas autre chose que l’application de l’engagement pris à Abuja en 2001 de consacrer 15% des budget nationaux au secteur de la santé. Que des pays du Nord, à travers leurs ONG, leurs Fonds pour X ou Y ou autres mécanismes, financent une bonne partie de la politique sanitaire dans nos pays, cela ne pose pas apparemment problème.
LES DIABETIQUES REPRESENTENT 10,2 % DE L’ENSEMBLE DES DECES DUS AU COVID-19
Dans le lot des personnes décédées de covid-19, les diabétiques ont payé le plus lourd tribut
Dans le lot des personnes décédées de covid-19, les diabétiques ont payé le plus lourd tribut avec un pourcentage de plus de 10 % contre 2,5 % pour les non diabétiques, selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Des chiffres alarmants qui font dire au président du Collectif des médecins en spécialisation (Comes), Dr Mbaye Sène, que l’expansion du diabète prend l’allure d’une pandémie.
La journée mondiale du diabète est célébrée annuellement le 14 novembre de chaque année pour sensibiliser sur les ravages de cette maladie et la nécessité du dépistage. Au Sénégal, des acteurs s’allient et se mobilisent pour mieux communiquer et sensibiliser sur ce fléau. Mais dans notre pays comme partout à travers le monde, le diabète ne cesse de progresser.
Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), concernant l’ensemble de la population lié au COVID et qui couvre 13 pays africains, révèle que les décès des personnes diabétiques en période de pandémie représentent 10,2 % contre 2,5 % pour l’ensemble des patients non diabétiques décédés. Ce qui fait dire au Dr Mbaye Sène, président du collectif des médecins en spécialisation (Comes) que cette pathologie chronique, seule ou associée à d’autres maladies, est responsable d’une lourde morbi-mortalité partout dans le monde. « Son expansion prend l’allure d’une pandémie », a-t-il fait savoir.
Au Sénégal, la prévalence globale est estimée à 2,1 %, selon les résultats de l’enquête STEPS 2015. Il rappelle ainsi que cette maladie mérite une attention particulière à partir de 45 ans. « Le diabète est plus fréquent à l’âge avancé avec 5,4 % à partir de 45 à 59 ans et 5,9 % à partir de 60 ans. Outre le problème épineux des chiffres alarmants, la pandémie à COVID-19 nous a montré à suffisance l’intérêt d’un bon équilibre glycémique », estime encore Dr Mbaye Sène tout en formulant des recommandations. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif, à proprement parler, dit-il, il n’en reste pas moins que la plupart des formes de diabète sont désormais prises en charge grâce à des prescriptions adaptées. Il s’y ajoute que les prescriptions thérapeutiques doivent toujours être accompagnées par un régime alimentaire sain et une activité physique régulière de même qu’un suivi glycémique bien souvent quotidien. A côté de ce volet thérapeutique, notre interlocuteur invite à accompagner la formation des spécialistes, à octroyer des bourses de spécialisation et aussi à recruter massivement des endocrino - diabétologues. Dr Sène plaide surtout pour plus de fonds alloués aux maladies non transmissibles par le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour subventionner les médicaments et les analyses des patients.
Au niveau continental, la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, en commentant les chiffres de mortalité liés au diabète en période de pandémie, a alerté : « la pandémie de covid-19 finira par se résorber, mais l’Afrique devrait connaître dans les années à venir la plus forte augmentation du diabète au niveau mondial… » Une prévision d’autant plus inquiétante que, sur notre cher continent, 70 % des diabétiques ignorent qu’ils sont porteurs de cette terrible maladie qui est un tueur silencieux…
L’ÉLEVAGE, UNE ’’BASE ESSENTIELLE’’ DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AU SAHEL
Le coordonnateur régional de la composante Amélioration de la santé animale du Projet d’appui au pastoralisme (PRAPS) a mis en exergue, lundi, l’importance de l’élevage dans l’amélioration de la sécurité et de la souveraineté alimentaire au Sahel.
Saly-Portudal (Mbour), 15 nov (APS) - Le coordonnateur régional de la composante Amélioration de la santé animale du Projet d’appui au pastoralisme (PRAPS) a mis en exergue, lundi, l’importance de l’élevage dans l’amélioration de la sécurité et de la souveraineté alimentaire au Sahel.
’’Oui, l’élevage est un capital fondamental, une base importante et essentielle pour l’amélioration de la sécurité et de la souveraineté alimentaire des pays sahéliens’’, a notamment dit Pr Idriss Omar Alfaroukh.
Dans ce cadre, souligne-t-il, le financement du PRAPS par la Banque mondiale constitue ’’une contribution et un soutien fantastique’’ pour l’appui au développement de l’élevage dans les pays membrs du PRAPS.
Pr Idriss Omar Alfaroukh présidait le démarrage d’une session régionale de formation sur l’exploitation des bases de données KoboToBox (KTB) sur Excel et les systèmes d’information géographique (SIG).
Cette formation destinée aux agents en charge des bases de données épidémiologiques pour une meilleure maîtrise du logiciel Excel avancé s’inscrit dans la troisième phase de la stratégie initiée pour perfectionner les pays du Sahel.
D’après Pr Alfaroukh, l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) a reçu mandat de ses 182 pays membres dont ceux du PRAPS pour améliorer la santé animale dans le monde, y compris dans le Sahel, en se focalisant entre autres sur la transparence de la situation sanitaire mondiale, l’excellence scientifique, la solidarité internationale et le rôle des services vétérinaires.
Il faut aussi mettre l’accent sur la sécurité du commerce international des animaux et de leurs produits, la sécurité sanitaire des aliments et le bien-être animal, a-t-il poursuivi.
’’Parmi les obligations formelles des pays membres de l’OIE figurent la nécessité de soumettre des informations sur la situation relative aux maladies animales, y compris les zoonoses sévissant sur leur territoire, dans les meilleurs délais et de façon transparente’’, a expliqué Pr Idriss Omar Alfaroukh.
Dans le but de remplir le mandat qui lui a été assigné par les pays, l’OIE a dressé une ’’liste unique des maladies des animaux terrestres et aquatiques’’ à notifier à l’OIE dont la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), maladies prioritaires du PRAPS.
Il s’agit également de mettre en place un système mondial d’information sanitaire (WAHIS) offrant des informations sur les maladies prioritaire dans le monde et d’installer une base de données WAHIS-Wild qui fournit des informations sur la surveillance des maladies des animaux sauvages au niveau mondial.
’’Tout cela fait partie intégrante d’un mécanisme d’une surveillance épidémiologique et d’alerte précoce planétaire afin de protéger la santé de l’homme et celle des animaux dans le monde’’, a-t-il assuré.
265.590 DOSES DE VACCINS PFIZER RECEPTIONNE
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé la réception, ce lundi, d’un lot de 265.590 doses de vaccins Pfizer, un don du gouvernement américain à travers le mécanisme Covax.
Dakar, 15 nov (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé la réception, ce lundi, d’un lot de 265.590 doses de vaccins Pfizer, un don du gouvernement américain à travers le mécanisme Covax.
’’Le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale a réceptionné ce matin, un lot de 265.590 doses de vaccins Pfizer accompagnés de seringues et de solvants, un don du Gouvernement Américain à travers le mécanisme Covax au peuple sénégalais’’, a indiqué le ministère sur son compte twitter.
Il s’agit du premier lot de vaccins Pfizer réceptionnés par les autorités depuis le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 au Sénégal en février.
La plupart des personnes vaccinées ont pris soit le vaccin Sinopharm, AstraZeneca ou Johnson and Johnson.
Le dernier bulletin quotidien du ministère de la Santé sur la pandémie de Covid-19 annonce quatre nouvelles infections, dont deux causées par la transmission communautaire.
Depuis l’apparition de la pandémie de coronavirus sur son territoire, le 2 mars 2020, le Sénégal a recensé 73.958 cas, dont 72.613 guéris.
La maladie a fait 1.881 morts dans le pays. A ce jour, 13 malades se font soigner à domicile ou dans les centres de traitement épidémiologique.
Selon le ministère de la Santé, 1.308.375 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-9.
PRÉVALENCE DU DIABETE, LA REGION DE SAINT-LOUIS AFFICHE UN TAUX DE PLUS DE 10%
Le président de l’Association Sénégalaise de Soutien et d’Assistance aux diabétiques (Assad), Baye Omar Gaye, invite les populations à se faire dépister et à pratiquer du sport
Le diabète est très présent à Saint-Louis où le taux de prévalence s’élève à plus de 10% contre 3,4% pour les autres régions. C’est dire que cette maladie fait des ravages dans le nord du pays. C’est pourquoi le président de l’Association Sénégalaise de Soutien et d’Assistance aux diabétiques (Assad), Baye Omar Gaye, invite les populations à se faire dépister et à pratiquer du sport.
A Saint-Louis, plus de 10% des populations sont diabétiques. La révélation a été faite par le président des diabétiques de Saint-Louis, Doudou Diop. «La situation de la région est préoccupante. En 2010, le taux de prévalence était de 10,4% alors que la moyenne nationale n’était que de 3,4%. C’est inquiétant », s’émeut le président Doudou Diop qui estime que plusieurs facteurs expliquent cet accroissement de la maladie. A l’en croire, la sédentarité favorise l’obésité qui constitue l’un des facteurs de risque de la maladie, en sus de l’hypertension artérielle. «L’obésité occupe presque 48%. Ces résultats ont été facilités par le Pr Abdou Kane. La sédentarité était estimée à 56,2%. Ce sont des facteurs qui poussent vers cette maladie qui fait véritablement des ravages dans la région de Saint-Louis », affirme-t-il.
UNE UNITE DE PRISE EN CHARGE RECLAMEE A SAINT-LOUIS
Evidemment, cette situation préoccupe fortement les associations des diabétiques ainsi que les populations qui se mobilisent pour tirer la sonnette d’alarme. Ainsi, Baye Omar Guèye est monté au créneau pour inviter les populations à respecter les conseils nutritionnistes, se faire dépister et pratiquer le sport. “La sédentarité, l’obésité et le surpoids sont des facteurs de diabète », a indiqué le président de l’Assad lors de la randonnée pédestre organisée ce week-end à Saint-Louis qui abritait la journée nationale de lutte contre le diabète. Du fait de la recrudescence de la maladie dans la région, les malades réclament une unité de prise en charge des patients. Car, ces derniers se déplacent parfois jusqu’à Dakar pour y subir des soins. Pis, chaque semaine, trois amputations sont dénombrées dans la région. D’où l’alerte lancée par les malades.
DE LA DROGUE ET DES FAUX MÉDICAMENTS SAISIS PAR LA DOUANE
Les Douanes sénégalaises ont saisi de faux médicaments, de la morphine d’une valeur de 51 millions et 680 kg de chanvre indien entre Nioro, Kaolack (centre) et Sandiara (ouest)
Mbour, 12 nov (APS) - Les Douanes sénégalaises ont saisi de faux médicaments, de la morphine d’une valeur de 51 millions et 680 kg de chanvre indien entre Nioro, Kaolack (centre) et Sandiara (ouest), a appris vendredi l’APS du service des relations publiques et de la communication de la Direction générale des Douanes (DGD).
Dans un communiqué, ce service indique que les opérations de bouclage des réseaux de trafic international de stupéfiants et de médicaments se poursuivent sur toute l’étendue du territoire douanier.
Ces opérations ont permis à la Douane de saisir près de 700 kg de chanvre indien, de la morphine et divers autres médicaments, souligne-t-il.
La dernière saisie en date a été réalisée jeudi à 15 heures, entre Touba Saloum et Darou Salam Nioro, dans la forêt de Keur Madiabel, dans le département de Nioro.
Les agents des Douanes de la brigade commerciale de Keur Ayip engagés dans l’opération y ont intercepté d’importantes quantités de produits prohibés, dont quatre colis de chanvre indien d’un poids total de 400 kg. La contrevaleur de cette drogue est estimée à 48 millions de francs CFA.
Quatre sachets de 1000 comprimés, soit 4 mille comprimés testés positifs à la morphine, font aussi partie des marchandises saisies, pour une contrevaleur estimée à 51 millions de francs CFA.
Les douaniers ont également mis la main sur divers autres faux médicaments d’une contrevaleur de 6 millions 800 mille francs CFA, soit une valeur totale de près de 106 millions de francs CFA.
Le Groupement polyvalent de recherches et de répression de la fraude (GPRRF) de Thiès a, pour sa part, réalisé une saisie de 280 kilos de chanvre indien d’espèce ’’brown’’ à Sandiara, dans le département de Mbour.
Le produit est conditionné en 13 ballots contenant 152 paquets au total. Sa contrevaleur valeur est estimée à 41 millions 400 mille francs CFA. Le convoyeur a été appréhendé dans la forêt de Sandiara en possession de la marchandise prohibée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu, de nationalité malienne, attendait vraisemblablement les commanditaires pour procéder à la livraison de la drogue.
L’enquête suit son cours en collaboration avec d’autres forces de défense et de sécurité pour appréhender les personnes impliquées et d’éventuels membres de ce réseau criminel.
’’Les Douanes sénégalaises sont plus que jamais déterminées à combattre le trafic illicite sous toutes ses formes, et restent mobilisées pour une surveillance efficace du territoire douanier, en vue du bouclage des couloirs et réseaux de trafics de produits prohibés’’, assure le communiqué.