Pour se conformer aux engagements auxquels ont souscrits les chefs d’Etat en 2012 lors du sommet de Londres sur la planification familiale, le ministère de la Santé a pris six nouveaux engagements destinés à réduire la mortalité maternelle et infantile. Cela s’est passé hier en présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr.
La Planification Familiale (Pf) constitue l’un des moyens de réduire la mortalité maternelle et infantile. Avec le soutien du Partenariat de Ouagadougou et à travers la direction de la Santé de la mère et de l’enfant, le Sénégal a signé hier 06 nouveaux engagements sur la période de 2022-2026.
Ces engagements consistent d’abord à améliorer le taux de contraception de 25% à 46% en 2026 chez les femmes en union. Ils concernent également la signature du décret d’application de la loi portant sur la santé de la reproduction, sur la Pf, le renforcement de l’instance multisectorielle de coordination des actions liées à la Pf. A cela, s’ajoutent d’autres engagements programmatiques qui permettront de réduire les besoins non satisfaits chez les adolescents et jeunes mariés âgés de 20 à 24 ans, mais aussi d’assurer la continuité des services en période de crise sanitaire et même en période d’autres crises multiformes. Mais, il y a également l’engagement financier qui est de passer de 500 millions Fcfa à 1 milliard Fcfa d’ici 2026 pour l’achat de produits contraceptifs, afin d’assurer une souveraineté contraceptive au Sénégal.
Selon le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf, la planification familiale est l’une des interventions disponibles les plus efficientes pour sauver des vies et améliorer la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent.
Malgré les progrès notoires, souligne-t-il, demeurent des défis parmi lesquels on peut citer la mobilisation d’un financement accru des donateurs et du secteur privé, l’accroissement des services de base communautaire. Pour sa part, le directeur de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme), Dr Amadou Doucouré, affirme que la planification familiale est un sujet tabou dans notre pays. «Dans certaines régions du Sénégal, on a du mal à atteindre les taux de prévalence contraceptive, mais aujourd’hui, nous avons d’autres stratégies mises en œuvre. Nous avons impliqué les religieux tout en tenant compte du contexte de notre pays», soutient Dr Amadou Doucouré.
Cependant, il précise que l’un des défis est la mobilisation des ressources domestiques. Revenant sur la baisse du taux de mortalité néonatale, Dr Doucouré affirme : . «L’objectif qui nous est fixé en 2030, c’est d’atteindre un minimum de 12 pour 1000 naissances vivantes. Aujourd’hui, on est à 21 pour 1000 naissances vivantes. Il y a des déterminants qui l’expliquent et qui sont liés au système de santé, à notre mode de vie.
Certes cette diminution de la mortalité néonatale est lente, mais nous sommes en train de mettre en place des stratégies pour améliorer la santé néonatale», clame-t-il.
JOSEPH MENDY, UN HUMANISTE PAR CONVICTION
Le neurochirurgien et spécialiste de la bioéthique, est un « soldat » dévoué à la tâche pour la cause de la santé publique. L’ancien athlète au Casa Sports de Ziguinchor, a érigé la quête de la connaissance comme principe
En ce début d’après-midi de forte canicule, Docteur Joseph Mendy a laissé son bureau climatisé, sis à la Cité Keur Korgui, pour faire un saut au quotidien national « Le Soleil ». Emmitouflé dans un joli boubou bazin violet, le médecin a pris le temps de se mettre « en mode vendredi », malgré le rythme et une charge de travail élevée. Depuis maintenant plusieurs années, il a intégré ce style vestimentaire dans ses habitudes. « J’aime bien me présenter en costume du lundi au jeudi et en boubou traditionnel du vendredi au dimanche », confie-t-il d’une voix posée. L’idée est bien intéressante dans une société où l’habit reflète le raffinement et la personnalité.
Avec son regard doux et attentif, Joseph Mendy est réputé être un grand spécialiste dans son domaine. De la neurologie à la bioéthique, il maîtrise bien son art qu’il met au service de la santé publique. Chez lui, soulager des patients a toujours été un sacerdoce ; un bonheur d’être utile à l’autre ; une générosité à toute épreuve. Dans sa conception de la vie, l’être humain est un patrimoine divin et à la fois sacré dont nul n’a le droit de porter atteinte à son intégrité physique ou morale. « Tout homme doit travailler pour le bonheur de son prochain, c’est-à-dire le bien-être de ses semblables », soutient-il. La blouse blanche semble donc faire sienne cette assertion du philosophe français René Descartes : «la générosité est la clef de toutes autres vertus ».
Expert médical dans les cours et tribunaux
La neurochirurgie fait partie des spécialités les plus exigeantes en médecine, car le praticien est tenu de lutter de manière continue contre les erreurs. La concision et la précision doivent ainsi accompagner tous les actes lors d’une intervention. « Une erreur d’un centimètre peut causer des dommages. Le malade peut être paralysé à vie. La chirurgie d’une partie du cerveau ou d’un nerf demande de la concentration, de la concision et de la précision. On dit souvent que la neurochirurgie est une surspécialisation », fait savoir Docteur Mendy. Le médecin humaniste ne jette pas pourtant la pierre aux jeunes collègues qui rechignent à servir dans les régions périphériques. Il comprend pourquoi ses jeunes confrères ne veulent pas se suffire du statut du docteur. « La réussite, elle est à la fois académique et sociale. Ces médecins ont besoin de mettre leurs enfants dans de bonne école. Il faut qu’ils parviennent à subvenir aux besoins de leur famille », argumente le médecin qui intervient en tant qu’expert médical dans les cours et tribunaux pour des dossiers nécessitant l’intervention d’un spécialiste des droits de la santé.
Docteur Mendy, c’est aussi un personnage sociable, d’une extrême disponibilité. Toutes choses qui font les qualités d’un bon médecin. Pour le cardiologue Moussa Kane avec qui il a travaillé pendant quelques années, à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, il s’agit d’une personne « véridique qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense ».
Quand la blouse blanche déroule le fil de sa jeunesse, l’on saisit très vite le caractère d’un garçon studieux qui a toujours placé les études au premier plan de ses priorités. « Je ne dormais jamais sans avoir fait tous mes devoirs et appris toutes mes leçons. J’ai toujours fait partie des meilleurs de ma classe », renseigne-t-il. « Je voulais être gouverneur… »
Son dessein de faire carrière dans la médecine ne s’est manifesté que plus tard. Initialement, l’intention de Joseph Mendy était d’intégrer l’administration territoriale. « Au début, je voulais être gouverneur de région. Je me souviens qu’en classe de CE2, notre maître, Aliou Sagna, nous avait demandé de décliner le métier que nous souhaiterions exercer plus tard. À cette question, j’avais répondu que je voulais devenir gouverneur de région. Tous mes camarades s’étaient éclatés de rire parce que pour eux, j’étais trop ambitieux. Mais M. Sagna reprenant la parole avait dit à toute la classe que mon ambition constituerait une fierté pour lui », confite-t-il. Aussi, quand M. Mendy est arrivé à l’enseignement secondaire, son ambition était claire : devenir un professeur agrégé en anglais.
Cependant, après l’obtention de son baccalauréat, son ami, le Docteur Karamba Gassama et lui étaient à la recherche d’une foliaire d’enseignement supérieur qui leur permettrait d’être de hauts cadres et intellectuels du Sénégal et d’Afrique. « Notre ambition était d’avoir au moins un Doctorat d’État. C’est ainsi que nous sommes allés au centre d’orientation de Ziguinchor pour consulter les différents documents relatifs à l’enseignement supérieur. Parmi les documents consultés, il n’y avait que les études de médecine et de pharmacie qui étaient sanctionnées par un diplôme d’État de docteur. Ceci correspondait exactement à ce que nous cherchions », rappelle-t-il. Pour être complémentaire, Docteur Mendy choisit de faire de la médecine et son pote Gassama opte pour la pharmacie. Comme le hasard n’existe pas, son choix est également guidé par sa tante paternelle « qui a toujours voulu et prié pour qu’il fasse des études de médecine eu égard à son état de santé et des difficultés auxquelles elle fait face pour accéder aux soins de santé ». Athlète au Casa sport
Le milieu social et la famille ont façonné la personnalité de ce toubib, laquelle est caractérisée par l’amour « du travail bien fait, la fidélité, la loyauté, l’honnêteté, la franchise et la recherche de la connaissance ». Sur ce dernier aspect, Joseph Mendy est un éternel apprenti. Il n’est jamais rassasié. L’homme est bardé de diplômes universitaires dans des domaines aussi variés que les relations internationales, la justice, le droit et la bioéthique. « La possession et la maîtrise des connaissances est la base de tout développement social et économique. Et de ce point de vue, j’ai érigé la quête du savoir en principe fondamental d’action sans qu’il ne soit utile de rappeler que la polyvalence ouvre la voie à la création, l’innovation et à des responsabilités de toute nature », souligne-t-il
Né en 1967 à Ziguinchor, l’Inspecteur technique de la santé a passé toute la période de son enfance et de son adolescence dans cette ville. Il a fait ses études primaires à l’école de Djibélor Baraf puis au lycée Djignabo de Ziguinchor. Dynamique et grand sportif, le jeune homme intègre le Casa sport comme athlète. « J’étais également scout à la Mission catholique de Néma et éclaireur à la troupe Bénamon du Lycée Djignabo. Je faisais partie de la chorale de l’église Saint Benoit de Néma », se souvient-il.
Ancien vice-président de l’Ordre national des médecins du Sénégal, Joseph Mendy a été de tous les combats contre l’anarchie dans le secteur de la santé. Il s’est engagé, passion en bandoulière, avec cette structure à la protection de la profession de médecins et les usagers des services de santé, mais aussi à lutter contre l’exercice illégal de la médecine sur toutes ses formes. Spécialiste de la bioéthique, le neurologue considère, aujourd’hui, que cette discipline est à la croisée des chemins du progrès technologique, économique et social. La bioéthique, pense-t-il, n’est rien d’autre que la résolution des problèmes posés par l’application des principes et découvertes scientifiques et technologiques.
LE DIABÈTE ET LE COVID, DEUX FLÉAUX DANGEREUX POUR L'ENFANT ET L'ADOLESCENT
Les enfants et les adolescents vivant avec le diabète courent le risque de développer une forme grave en contractant le virus
Les enfants et les adolescents vivant avec le diabète courent le risque de développer une forme grave en contractant le virus de la covid-19. C’est ce qui a été annoncé hier, mercredi 10 novembre par les personnels de santé lors d’une conférence portant sur le diabète et la covid-19. Cette rencontre a été organisée par l’association sénégalaise pour le soutien aux diabétiques, présidée par Baye Oumar Guèye, par ailleurs Directeur général de Sud FM.
Certaines personnes sont plus à risque de développer des complications après une infection à la Covid19. C'est le cas des enfants et adolescents diabétiques. Lors d’une conférence axée sur l’impact de la covid-19 chez le diabète de l’enfant et de l’adolescent tenue hier, mercredi 10 novembre en prélude de la Journée mondiale du diabète prévue le 14 novembre prochain, la directrice du Centre anti-diabète Marc Sankalé du centre hospitalier Abass Ndao de Dakar, Pr Maïmouna Ndour Mbaye a fait le point sur la situation de la maladie et surtout en relief avec la pandémie de la covid-19. «Pour les diabétiques, c’est un fléau qui s’ajoute déjà à une situation difficile. Quand on parle de diabète et de covid-19, il est habituel de dire que c’est la rencontre de deux pandémies car, le diabète sucré est une pandémie mondiale», a-t-elle déclaré. Dès lors dans les pays en voie de développement, a-t-elle souligné, il est fait état d’une augmentation de prévalence et d’une augmentation du nombre de diabétiques.
Par ailleurs, une enquête nationale réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avait indiqué que la maladie avait touché depuis l’arrivée de la covid, 3,4 % des personnes âgées de 18 ans, 7,2% pour celles âgées de plus de 45 ans et 11,2% pour les plus d’une soixantaine. «Depuis l’arrivée de la pandémie, il est avéré que ce sont les diabétiques qui ont des maladies hyper-chroniques qui paient le plus lourd tribut face à la covid-19 parce que ce sont ces patients qui font plus de complications et sont susceptibles de décéder», a précisé Pr Maïmouna Ndour Mbaye.
Et d’ajouter, «au-delà des impacts de la covid-19 sur les personnes diabétiques, celles affectées par des complications rénales et cardiaques ont des cas beaucoup plus critiques et sont dans des situations alarmantes». Elle en appelle ainsi à une sensibilisation afin que les diabétiques respectent un régime alimentaire très sain sans exclure les activités physiques et sportives. «On saisit l’opportunité ce mois du diabète, notamment le 14 novembre. Et, nous en profitons pour faire le maximum de sensibilisation afin d’attirer l’opinion publique sur cette maladie surtout vulgariser les moyens de la prévenir», a dit Pr Maïmouna Ndour Mbaye tout en incitant les personnes diabétiques à aller se faire vacciner.
«LA PLUPART DES ENFANTS ATTEINTS DE DIABETE VIVENT DANS LA PRECARITE»
Faire du diabète une maladie sociale est la conviction du président du Comité sénégalais des droits de l’homme, Me Pape Sène. En d’autres termes, dit-il, les enfants souffrants de la maladie devraient être assistés et soutenus par la société et les politiques gouvernementales tout en faisant savoir qu’il existe des défis à relever et des mesures fortes à prendre surtout avec la crise sanitaire. C’est dans cette perspective que l’Association sénégalaise pour le soutien aux diabétiques a décidé d’enrôler dans ses programmes des campagnes de soutien, d’aide et d’accompagnement pour les victimes du diabète sur toute l’étendue du territoire national. Car, d’après le professeur Babacar Niang, les enfants suivis dans le programme CDIC sont pris en charge grâce aux politiques d’éducation thérapeutique. «Notre objectif, c’est de donner les outils et les moyens nécessaires à l’enfant et à ses parents de se prendre en charges», a-t-il fait savoir. Les diabétiques ont ainsi magnifié le travail. «Le programme m’a beaucoup aidé. Je dis juste aux diabétiques de poursuivre leur rêve et ambition», conseille Coumba Guité, une bénéficiaire et étudiante en licence 3 à l’institut polytechnique de Dakar, à ses frères et sœurs malades. Pour des problèmes socio-économiques, le professeur dénonce le non respect de certains rendez-vous pour les patients. C’est dans cette perspective d’aide sociale que la mairesse de la ville de Dakar, Soham El Wardini, présente à la rencontre, s’est engagée à accompagner l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques.
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LE CAP-VERT EN TÊTE, LE SÉNÉGAL À LA TRAÎNE
Malgré les engagements pris par les chefs d’État à travers la déclaration d’Abuja (2001) et réaffirmés au plus fort de la crise Ébola, en 2014, aucun pays de la Cedeao, n’a toujours atteint le seuil de 15% du budget national consacré à la santé.
Le secteur de la santé est l’un des parents pauvres en termes d’investissements dans les pays d’Afrique subsaharienne. Malgré les engagements pris par les chefs d’État à travers la déclaration d’Abuja (2001) et réaffirmé au plus fort de la crise Ébola, en 2014, aucun pays de la Cedeao, n’a toujours atteint le seuil de 15% du budget national consacré à la santé selon la déclaration d’Abuja.
C’est le constat fait par la responsable du plaidoyer et chargée de campagne pour le financement des systèmes de santé plus performants au sein du think thank Wathi, Dan-Viera Da Costa. Selon elle, les seuls pays dont les efforts sont remarquables sont le Cap-Vert avec 14% et le Burkina Faso qui réserve entre 12 et 13% de son budget annuel au secteur de la Santé. .
La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour la faiblesse des systèmes sanitaires en Afrique de l’Ouest. Parmi ses nombreuses thématiques, le think thank citoyen Wathi à travers son programme dédié plaide pour plus de financement dans les systèmes de santé dans la région. Au plus fort de la pandémie de COVID, le think thank a organisé des activités avec différents acteurs pour les inviter à investir dans la santé.
Dans cette entrevue, Mme Da Costa explique les enjeux et la pertinence des investissements dans le domaine de la santé et prône une souveraine sanitaire de chaque à travers les budgets nationaux. De l’avis de l’invité d’Africaglobe Tv, si l’État se fait toujours financer par d’autres sources et que ces sources tarissent d’une manière ou d’une autre, ce sera un problème.
LE COMMANDANT DE LA GENDARMERIE HEURTE MORTELLEMENT UN ENFANT D’UN AN
Drame à Saté, village situé à quelques encablures de la commune de Mbacké un commandant fauche mortellement un enfant
Drame à Saté, village situé à quelques encablures de la commune de Mbacké !
Le commandant de la gendarmerie de Ndoulo, à bord de son véhicule, a involontairement écrasé un gamin âgé d’un an six mois. La gendarmerie de Mbacké a ouvert une enquête pour tirer au clair cet accident mortel survenu ce mercredi.
Selon une source proche du dossier, le commandant de la brigade de Ndoulo est poursuivi pour homicide involontaire.
KOLDA, LE POSTE DE SANTE DE DIAOBE DEBORDE
Le paludisme, le diabète et l’hypertension artérielle sont les principaux motifs de consultations médicales au poste de santé de Diaobé, département de Vélingara. L’établissement sanitaire reçoit 80 à 100 patients par jour.
Le paludisme, le diabète et l’hypertension artérielle sont les principaux motifs de consultations médicales au poste de santé de Diaobé, département de Vélingara. L’établissement sanitaire reçoit 80 à 100 patients par jour. Des acteurs plaident pour que ce poste de santé soit transformé en centre de santé, pour soulager davantage les populations de la localité.
En cette matinée du jeudi, il est plus de 10 h. Le poste de santé grouille de monde. Diaobé, rendu célèbre grâce à son marché hebdomadaire, le plus grand de la sous-région, est un carrefour. Un lieu de rencontre qui reçoit beaucoup nationalités. Et la salle d’attente du poste de santé est souvent bondée de patients. Dans les salles d’hospitalisation et de consultation, les techniciens de la santé s’affairent autour des patients. A côté, les accompagnants ne se plaignent pas de l’accueil au niveau du poste de santé.
‘’C’est ma mère qui est malade. Je l’ai emmenée ici. Mais depuis que nous sommes arrivés, j’ai constaté sincèrement que les infirmiers s’occupent bien des patients. Chaque 20 à 30 minutes, il y a un infirmier qui passe dans les salles d’hospitalisation voir l’évolution de la santé des malades ; cela réconforte nous les accompagnants’’, souligne Issa Baldé.
A coté de lui, il y a Fatou Diao, une autre accompagnante qui confie que ‘’les infirmiers d’ici font correctement leur travail. Déjà, en accueillant chaleureusement un malade et son accompagnant, cela soulage le patient et participe à même atténuer sa souffrance’’. Binta Sabaly de poursuivre : ‘’Si tous les infirmiers des hôpitaux faisaient comme ça dans les structures de santé, il n’y aurait pas de problèmes entre les accompagnants ou malades et les techniciens de la santé.’’
Les trois pathologies les plus fréquentes à Diaobé
En cette période, certaines pathologies sont plus fréquentes que d’autres. L’infirmier-chef du poste de santé de Diaobé renseigne que le paludisme, le diabète et l’hypertension artérielle sont les plus diagnostiqués dans la zone. ‘’Ici, c’est le paludisme qui fatigue beaucoup les populations. De plus, nous notons certains cas de dermatose, en cette période. Cela est souvent lié à des allergies ou certaines conditions qui ne riment pas avec l’hygiène’’, précise Sidy René Traoré.
D’après lui, l’autre fait inquiétant, ‘’c’est le taux important des personnes qui souffrent de diabète HTA et d’hypertension qui sont nombreux dans la zone. Je pense qu’on doit faire des études pour savoir les causes de ce nombre élevé de cas. Le poste de santé de Diaobé couvre une population de 21 mille 960 habitants’’, soutient-il.
Diaobé veut avoir un centre de santé
Du fait de la fréquentation de la ville pour les activités commerciales et de sa nombreuse population cosmopolite, le poste de santé de Diaobé est très sollicité, alors que le personnel soignant est insuffisant. Le secrétaire exécutif du poste de santé de Diaobé estime, ainsi, qu’il faut ériger le poste en centre de santé.
‘’Diaobé mérite plus qu’un poste de santé. Vous avez vu de vos propres yeux le nombre de patients que le poste reçoit par jour. Tous les jours que Dieu fait, il y a entre 80 à 100 patients qui sont consultés. Cela avec un nombre insuffisant d’infirmiers. Parce qu’il y a beaucoup de nationalités qui se rencontrent ici, surtout le jour du marché hebdomadaire’’, dit Boubacar Diallo.
Diaobé qui veut un centre de santé accueille, chaque mercredi, le marché hebdomadaire sous-régional, le ‘’louma’’, très fréquenté par les ressortissants des pays frontaliers du Sénégal.
MALADIE MYSTERIEUSE CHEZ LES PECHEURS, GREENPEACE INTERPELLE L’ÉTAT
La nouvelle maladie mystérieuse qui est apparue sur les côtes sénégalaises et qui affecte les pêcheurs inquiètent l’organisation Greenpeace.
La nouvelle maladie mystérieuse qui est apparue sur les côtes sénégalaises et qui affecte les pêcheurs inquiètent l’organisation Greenpeace. En réaction à cela, le Manager de la campagne Océan de Greenpeace Afrique, Dr Aliou Ba, demande à l’Etat du Sénégal « de mener une enquête pour apporter la lumière sur cette maladie ».
« Greenpeace Afrique constate avec inquiétude la réapparition depuis quelques jours de la maladie dite “mystérieuse” qui affecte les pêcheurs à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar », a-t-il signalé.
Cette apparition de maladie mystérieuse dans les eaux sénégalaises n’est pas nouvelle. L’année dernière, à la même période, une maladie qui se manifestait par des symptômes cutanés avait apparu à Thiaroye. Plus de 300 cas avaient été recensés par les autorités sanitaires chez les pêcheurs.
Depuis quelques jours, la même maladie semble revenir, parce que, les mêmes signent se sont manifestés poussant certains pécheurs à arrêter leurs travaux. « Greenpeace Afrique constate que des investigations menées par différentes structures habilitées sont en cours et suit de près leur déroulement, mais demande que des moyens conséquents soient déployés pour connaitre une bonne fois l’origine de cette maladie et que des mesures pour y faire face soient prises par les autorités Sénégalaises compétentes en la matière », lit-on sur leur communiqué.
Par ailleurs, Greenpeace Afrique demande plus de diligence de la part des autorités en charge de la pêche et de l’environnement au Sénégal.
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MÉDECIN DU TRAVAIL, MODE D’EMPLOI
Quel est le rôle d’un médecin du travail ? Où et comment travaille-t-t-il ? Une entreprise de plus de 400 personnes est censée recruter un médecin du travail, différent du médecin d’entreprise. Cette norme est-elle respectée ? Réponse dans cette interview
Sa mission dans la société est capitale en termes de sécurité, mais certainement peu comprise. À la fois clinique que préventive, le médecin du travail est un homme/une femme de terrain au sein des entreprises et autres structures. Est-ce que les entreprises respectent cette norme ? Qui peut avoir besoin d'un médecin du travail ? Comment opère-t-il Le Sénégal a-t-il suffisamment de médecins du travail pour couvrir le besoin ? Pour répondre à ces questions AfricaGlobe Tv recoit comme invité le Dr Moustapha Sakho, médecin du travail affecté à l’hôpital Aristide Le Dantec depuis 2017.
Conformément à la loi, une entreprise de plus de 400 personnes doit recruter au moins un médecin du travail différent de qu’on appelle médecin d’entreprise. Mais force est de constater que ce n’est malheureusement pas toujours le cas. La medecine du travail fait partie des spécialités qui manquent de ressources humaines. D'ailleurs l'hopital Ariste Le Dantec qui pas pratiquement un siècle d'existence, Moustpah Sakho est le premier médecin du travail. Toutefois, il note de plus en plus l'intéret de jeunes médecins pour cette spécialité qui ne court pas les rues dans le pays. Suivez son entretien.
Est-ce que les entreprises respectent cette norme ? Qui a besoin de médecins du travail ? Comment opère-t-il Le Sénégal a-t-il suffisamment de médecins du travail pour couvrir le besoin ?
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LES BELLES PROMESSES DE LA MÉDITATION TRANSCENDANTALE
Introduite dans les prisons du Sénégal à la fin des années 80 par le président Abdou Diouf, c’est le budget qui a contraint l’État à renoncer à ce projet. Néanmoins, pour le peu de temps d’expérimentation, les résultats étaient spectaculaires
Introduite dans les prisons du Sénégal à la fin des années 80 par le président Abdou Diouf, c’est le budget qui a contraint l’État a abandonné ce projet. Néanmoins, pour le peu de temps d’expérimentation, les résultats étaient spectaculaires aussi bien pour les prisonniers que pour l’ensemble de l’administration pénitentiaire d’alors. Depuis quelques années, Seydou Mbengue, ce cadre d'assurance à la retraite ,a repris le flambeau après avoir découvert la technique.
Seydou Mbengue est l'un des rares enseignants du programme de Méditation transcendantale (MT) au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Dans cet entretien avec AfricaGlobe Tv, M. Mbengue, explique que cette technique est et ce qu'elle n'est pas. Le spécialiste parle surtout de son expérimentation dans les prisons sénégalaises sous le magistère du président Abdou Diouf et les résultats qui en sont sortis de cette expériences.
Technique mentale très simple et très naturelle, le président Abdou Diouf en l’introduisant au Sénégal a ciblé les prisons certes, mais la méditation transcendante n‘est pas qu’une affaire de prisonniers. Elle est destinée à tout être humain, petit comme grand, homme ou femme, riche comme pauvre et ses bénéfices sont innombrables.
Technique de gestion de stresse et de relaxation, elle a un triple mode d’action à savoir un profond repos biologique, un développement de la conscience et garantit un équilibre corps-esprit. « Plus de 600 recherches scientifiques réalisées dans 250 universités et instituts de 33 pays confirment toute l’étendue des bienfaits du programme de Médiation transcendantale au niveau du corps, de l’esprit et du comportement », lit-on dans la foisonnante littérature sur le sujet.
Parmi ces recherches, 350 ont été publiées dans des revues scientifiques et médicales de renommée internationale, selon le Dr Patrick Constancias, chirurgien urologue et andrologue qui en parle dans une vidéo. Ces études expliquent globalement que la MT contribue à la baisse de la tension artérielle, à l’amélioration des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux, l’amélioration de l’athérosclérose. La MT diminue aussi l’anxiété et la dépression.
Ni religion, ni philosophie, ni croyance quelconque, la médiation transcendante est plutôt une cette technique mentale qui, à force de pratique incite le cerveau à libérer un peu plus son stock de potentiel énorme et inexploité. Ce faisant, ça change de facto le pratiquant sur divers aspects de sa vie psychique et mentale. La MT a notamment un impact sur les effets du vieillissement.
La quarantaine de facteurs physiologique qui se dégradent avec l’âge s’inversent avec la pratique régulière de la MT : la vision, l’audition et l’attention s’améliorent, le vieillissement se ralentit et par la même occasion l'espérance de vie se prolonge. A cela, il y a une baisse de stress, d’angoisse. Si des célébrités de domaine divers comme Angélique Kidjo, Oprah Winfrey, David Lynch, Katy Perry ou encore les Beatles l’ont adopté, eux qui fonctionnent à 100 à l’heure, c’est sans doute pour son bienfait inouïs qu’expose à suffisance la littérature afférente.
CORONAVIRUS, L’OMS S’INQUIETE DU REBOND DE CONTAMINATIONS EN EUROPE
L'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) s’est émue du rythme très préoccupant de transmission du Covid-19 observé actuellement en Europe
L'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) s'inquiète du rythme très préoccupant de transmission du covid-19 en Europe actuellement. Selon l’institution onusienne en charge de la santé, les hospitalisations liées au coronavirus ont plus que doublé en une semaine et l'Allemagne, particulièrement touchée, a enregistré un record d'infections quotidiennes.
L'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) s’est émue du rythme très préoccupant de transmission du Covid-19 observé actuellement en Europe. Une augmentation des cas que l’agence onusienne en charge de la santé explique par la combinaison d'une couverture vaccinale insuffisante et l'assouplissement des mesures anti-Covid. Une situation qui pourrait déboucher sur un demi-million de morts supplémentaires sur le continent d'ici février. «Le rythme actuel de transmission dans les 53 pays de la région européenne est très préoccupant. Si nous restons sur cette trajectoire, nous pourrions voir un autre demi-million de décès dus au Covid-19 dans la région d'ici février » a prédit le directeur Oms région Europe, Hans Kluge, lors d'une conférence de presse en ligne. D’après les données de l'Oms Europe, les hospitalisations liées au Covid-19 «ont plus que doublé en une semaine». Le nombre de nouveaux cas par jour est en hausse depuis près de six semaines consécutives en Europe et le nombre de nouveaux morts par jour est en hausse depuis un peu plus de sept semaines consécutives, avec environ 250.000 cas et 3.600 décès quotidiens», soutient-il.
RECORD D'INFECTIONS EN ALLEMAGNE ET EN RUSSIE
Cette quatrième vague frappe tout particulièrement l'Allemagne qui a battu jeudi son record d'infections quotidiennes datant de décembre 2020, avec 33 949 nouvelles contaminations en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. Cette quatrième vague touche surtoutlesnon-vaccinés.
La Russie a enregistré un nouveau record de contaminations et décès liés au Covid-19 (8 162 décès ces sept derniers jours), signe de la violence de la vague épidémique qui frappe ce pays, contraignant la capitale Moscou à fermer ses services non essentiels. L'Ukraine (3 819 décès) et la Roumanie (3 100 décès) ne sont pas épargnées. La France, qui enregistre également une hausse de cas de Covid-19, va rétablir le port du masque dans une grande partie de ses écoles primaires à partir de lundi. Pour endiguer les contagions, l'Organisation mondiale de la Santé a appelé à continuer à utiliser massivement les masques face à la pandémie.
Selon le directeur de l'Oms Europe, des projections fiables montrent que si l’on parvient à un taux d'utilisation de 95 % des masques en Europe et en Asie centrale, on pourra sauver jusqu'à 188.000 vies sur le demi-million de vies qu’on risque de perdre d'ici février 2022.