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3 avril 2025
Santé
LES ÉCOLES DE SANTÉ SOUS SURVEILLANCE
Les écoles de santé seront désormais ‘’systématiquement évaluées’’, et ‘’des dispositions seront prises pour des curricula qui adressent directement le comportement’’, a annoncé, jeudi à Dakar, le ministre de tutelle, Abdoulaye Diouf Sarr
Les écoles de santé seront désormais ‘’systématiquement évaluées’’, et ‘’des dispositions seront prises pour des curricula qui adressent directement le comportement’’, a annoncé, jeudi à Dakar, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
‘’Les écoles de formation en santé seront évaluées systématiquement et nous allons voir avec l’Autorité de contrôle de la qualité de l’Enseignement Supérieur pour voir les curricula’’, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse dans le cadre des rencontres dites ‘’Le gouvernement face à la presse’’.
Il répondait à une question relative à l’affaire Astou Sokhna, une jeune femme décédée en couches à la maternité de l’hôpital régional de Louga (nord), le 1er avril dernier.
Six sages-femmes de cette structure sanitaire sont poursuivies dans le cadre de cette affaire pour non-assistance à personne en danger.
Le tribunal de grande instance de Louga (Nord) a renvoyé leur procès au 5 mai prochain. Quatre des six sages-femmes placées sous mandat de dépôt depuis le 19 avril sont sous mandat de dépôt. Les deux autres avaient été inculpées et remises en liberté.
‘’Au-delà de la technique, il y a le comportement et même le développement personnel, et nous allons voir comment adresser directement le comportement dans la formation des personnels de santé’’, a déclaré ce jeudi le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Il a signalé qu’‘’entre 2020 et 2022, 1.500 agents de santé ont été recrutés sans compter 900 personnels de santé recrutés dans le cadre du projet +Investir dans la santé maternelle, néonatale et infantile+ (ISMEA)’’. ‘’Ce qui fait qu’en deux ans, de 2020 à 2022, 2.300 personnels ont été recrutés dans le système de santé’’, a-t-il précisé.
Concernant les urgences et l’accueil dans les structures de santé, il a indiqué qu‘’’il y a un travail à poursuivre, car toute urgence doit être prise en charge une fois arrivé dans une structure de santé’’.
VERS LA CRÉATION DE 400 EMPLOIS DANS LES MUTUELLES DE SANTÉ
Au total, 400 prestataires de services seront recrutés dans les mutuelles de santé à la faveur de la signature, mercredi, à Kaolack (centre), de conventions entre l’Agence nationale pour la couverture de la maladie universelle (ANCMU) et des organisations
Kaolack, 28 avr (APS) – Au total, 400 prestataires de services seront recrutés dans les mutuelles de santé à la faveur de la signature, mercredi, à Kaolack (centre), de conventions entre l’Agence nationale pour la couverture de la maladie universelle (ANCMU) et des organisations mutualistes du pays.
Ces jeunes sénégalais qui vont être recrutés dans le cadre du programme dénommé Xeyu ndaw gni (l’emploi des jeunes), iront de ménage à ménage pour collecter des cotisations et expliquer le paquet de soins proposé aux adhérents à la CMU, a notamment appris l’APS des parties prenantes.
Cette convention signée en même temps que d’autres avec les organisations mutualistes vise un renforcement des ressources humaines qualifiées pour une meilleure gestion du programme de la CMU, ’’gage de sa viabilité technique et financière’’, a fait savoir le docteur Amadou Bocar Daff, directeur général de l’ANCMU.
‘’La mise en œuvre de ces différentes conventions que nous avons conjointement signées tout à l’heure, permettra le recrutement d’environ 400 jeunes sénégalais comme prestataires de services", s’est-il réjoui lors de la cérémonie de signature.
Il a assuré que l’ANCMU allait mettre à la disposition des organisations mutualistes une subvention annuelle de 40 millions.
Le directeur général de l’Agence nationale de la couverture de la maladie universelle a par ailleurs salué ‘’les résultats satisfaisants’’ enregistrés par les organisations mutualistes au cours de ces dernières années à travers l’enrôlement de près de quatre millions de personnes.
Il a toutefois insisté sur l’importance de relever d’autres défis afin de renforcer le rôle des organisations mutualistes en termes d’intensification de la communication de proximité, de professionnalisation de la gestion et du contrôle des prestations facturées par les structures sanitaires.
C’est l’une des raisons pour lesquelles l’ANCMU allait désormais travailler à impliquer davantage les organisations mutualistes dans l’opérationnalisation des bureaux dédiés à la CMU et qui seront mis en place dans les structures sanitaires, a souligné Amadou Bocar Daff.
L’OMS ET L’UNICEF ALERTENT SUR UNE EXPLOSION DES CAS DE ROUGEOLE DANS LE MONDE
Au cours des deux premiers mois de l’année 2022, les cas de rougeole ont explosé de près de 80% dans le monde. C’est ce qu’ont annoncé hier (mercredi 27 avril) l’organisation Mondiale de la Santé (oms) et l’Unicef.
Au cours des deux premiers mois de l’année 2022, les cas de rougeole ont explosé de près de 80% dans le monde. C’est ce qu’ont annoncé hier (mercredi 27 avril) l’organisation Mondiale de la Santé (oms) et l’Unicef.
L’Oms n’a eu de cesse, ces derniers mois, de sonner l’alerte sur les risques de catastrophe absolue si le dangereux retard pris dans la vaccination des enfants à cause de la pandémie de Covid-19 n’est pas rattrapé, et si les restrictions sanitaires sont levées trop vite. Comme l’Oms, l’Unicef craint désormais l’apparition de graves épidémies de rougeole, une maladie virale hautement contagieuse qui pourrait toucher des millions d’enfants en 2022. D’ores et déjà, les deux agences de l’Organisation des Nations Unies (Onu) soutiennent que le nombre de cas de rougeole a bondi de 79% au cours des deux premiers mois de 2022, en comparaison avec la même période l’an dernier.
Pour l’instant, quelque 17.338 cas de rougeole ont été signalés dans le monde en janvier et février 2022, contre 9.665 au cours des deux premiers mois de 2021. Mais les chiffres sont probablement plus élevés, car la pandémie de Covid-19 a perturbé les systèmes de surveillance. La rougeole étant très contagieuse, les cas ont tendance à apparaître lorsque les niveaux de vaccination diminuent. Les deux agences onusiennes craignent que les épidémies de rougeole soient un signe avant-coureur d’épidémies d’autres maladies qui se propagent plus lentement.
«RÉSURGENCE DE MALADIES MORTELLES»
«La rougeole est plus qu’une maladie dangereuse et potentiellement mortelle. C’est aussi un des premiers signes qu’il y a des lacunes dans la couverture vaccinale mondiale », a souligné la directrice générale de l’Unicef, Catherine Russell. Selon l’Oms et l’Unicef, un nombre trop élevé d’enfants n’ont pas pu bénéficier de vaccins contre la rougeole en raison notamment des perturbations des systèmes de santé, liées à la pandémie de Covid-19. En 2020, dit-elle, 23 millions d’enfants dans le monde n’ont pas reçu les vaccins infantiles de base par le biais des services de santé de routine. «C’est le nombre le plus élevé depuis 2009 et 3,7 millions de plus qu’en 2019, selon l’Oms et l’Unicef. La pandémie de Covid-19 a interrompu les services de vaccination, les systèmes de santé ont été débordés et nous assistons maintenant à une résurgence de maladies mortelles, dont la rougeole. Pour de nombreuses autres maladies, l’impact de ces interruptions des services de vaccination se fera sentir pendant des décennies», a averti le patron de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’ÉTAT N’A PAS SU CONSTRUIRE UN SYSTÈME HOSPITALIER DIGNE DES...
C’est une autre voix autorisée qui se prononce sur l’affaire Astou Sokhna, mais surtout au-delà, le système de santé lui-même. Pr Abdoul Kane constate d’abord que « ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès
C’est une autre voix autorisée qui se prononce sur l’affaire Astou Sokhna, mais surtout au-delà, le système de santé lui-même. Pr Abdoul Kane constate d’abord que « ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès par rapport à l’argent qui a été mis » dans le secteur. Au micro de iRadio, le cardiologue appelle à un « audit exhaustif et sans complaisance » du système.
La Coalition pour la santé et l’action sociale a sorti un communiqué pour parler de la situation qu’on vit aujourd’hui avec la guéguerre entre les médecins et les patients, de façon générale la crise de la santé au Sénégal. Pourquoi ?
Il est vrai que ce ne sera pas la première fois qu’on relève des drames dans nos structures de santé. Ce ne sera pas non plus la première fois que les populations expriment ce ressenti sur les nombreux dysfonctionnements de notre système sanitaire. Ce qui, pour nous, est une réalité reconnue par une frange importante de nos populations qui vivent beaucoup de pénibles épisodes dans nos structures de soins. Mais, nous avons l’impression que cette crise est particulière parce qu’elle cristallise différentes entités dans une dynamique qui, hélas, pourrait ne pas être celle qui doit appeler à la sérénité qui sied. Les pouvoirs publics ont eu à faire, dans un premier temps, des sorties qui peuvent être par endroit malencontreuses puisqu’ayant très rapidement jugé alors que le droit n’a pas encore été dit.
Bien entendu, ceci a entraîné une crispation au sein des professionnelles de santé qui ont eu cette impression qu’on les jetait en pâture. Et, on voit aujourd’hui qu’ils sont sur leurs gardes et pensent qu’il faut d’abord permettre à la justice de dire le droit en toute sérénité.
Pour vous, qu’est-ce qui doit être mis en avant ?
Ce qui, pour moi, est le plus important, c’est surtout la souffrance des nombreuses familles et des populations qui ont connu des drames similaires dans nos hôpitaux. Pour moi, c’est cette souffrance qu’il faut écouter et entendre. C’est d’abord permettre à ce que la famille d’Astou Sokhna puisse faire son deuil en toute sérénité. Mais, c’est également, au-delà de ce drame, que nous tous nous sachions que nous ne devons pas continuer à vouloir nous rejeter la balle. Chacun a sa part de responsabilité, l’État au plus haut niveau, qui n’a pas su construire un système hospitalier et de soins digne de ce que les populations doivent en attendre. Les soignants, qui sont certes héroïques et braves, par moments, et qui sont en droit de réclamer certains dus, doivent aussi faire une introspection parce que je pense que par rapport à l’éthique, nous devons beaucoup la renforcer à notre niveau. Je pense que le but de tout cela, c’est une réelle refondation de notre système de santé pour qu’enfin, les populations sénégalaises se sentent en sécurité.
Faut-il aller à des assises du système de santé au Sénégal ?
Le problème du Sénégal, c’est que le terme ‘’états généraux’’ est presque galvaudé. Cela ne sera pas la première fois. Je pense qu’il est important aujourd’hui que l’on comprenne que la cosmétique ne peut pas perdurer. Pendant longtemps, on a parlé des prouesses qui ont été réalisées mais le résultat est là. Cela veut dire qu’il faut quand même une volonté, qu’on sente cette vision qui change. Il faut que les paradigmes changent. Il faut déjà qu’on sache que ce qui a été fait jusqu’ici n’a pas été couronné de succès, en tout cas pas aussi efficient par rapport à l’argent qui a été mis. Si on veut, on peut l’appeler ainsi mais je pense que c’est surtout prendre conscience au plus haut niveau qu’il faut changer d’approche, de vision. Une fois que ceci est fait, peut-être qu’on peut avancer vers ce qu’on pourrait appeler des assises. Mais, ce qui est le plus important, c’est que vraiment, pour une fois, des solutions concrètes puissent être apportées et (elles) doivent aussi partir d’un audit exhaustif et sans complaisance de pourquoi cela n’a pas marché jusqu’ici. Et, surtout que les responsabilités souvent partagées aussi bien de l’État, des administrateurs de nos systèmes de santé, de nos ministères de la Santé mais également de nous soignants, du rôle qu’on a pu jouer pour que les choses ne marchent pas.
POUR UNE EXPRESSION DE LA JUSTICE ET UNE ÉVALUATION PROSPECTIVE RIGOUREUSE DU SYSTÈME SANITAIRE NATIONAL
Le secteur de la santé souffre encore de beaucoup d’insuffisances, dont les solutions ne viendront pas d’actes circonstanciels - COMMUNIQUÉ DU COSAS
SenePlus publie ci-dessous, le communiqué de la Coalition pour la Santé et l’Action sociale (Cosas), reçue le 26 avril, à propos de la situation dans le secteur sanitaire marquée par l’affaire Sokhna Astou.
« Le bureau de la Coalition pour la Santé et l’Action sociale s’est réuni le dimanche 24 avril 2022 et a examiné, entre autres points, la crise sans précédent, provoquée par le décès inopiné d’une femme enceinte hospitalisée à la maternité de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, le 31 mars 2022. La COSAS présente ses condoléances à la famille éplorée et prie pour le repos de l’âme de la défunte au Paradis.
Ce drame a provoqué une vive réaction de la famille de la défunte, qui a porté plainte contre les prestataires de soins, entraînant la poursuite de six sages-femmes (dont quatre ont été placées sous mandat de dépôt) pour négligence médicale. Tant et si bien que ce scandale sanitaire, venant à la suite de beaucoup d’autres, qui d’ailleurs ne constituent que la face visible de l’iceberg, a cristallisé les passions et donné lieu à une clameur publique inédite et des tiraillements inquiétants.
La COSAS, qui se veut un cadre regroupant des professionnels de la santé, des représentants des consommateurs, des associations de patients, des organisations communautaires, des hommes et femmes de médias, etc. a toujours milité pour que les soignants soient mis dans les meilleures conditions possibles afin qu’ils puissent, non seulement rester au service du patient et de la société mais aussi allier à leurs compétences techniques, une humanité indissociable du projet de soin. C’est pourquoi, elle suit avec attention particulière cette situation de tension née du cas de la dame Astou Sokhna. Nous tous devrons tirer toutes les leçons pour aller de l’avant. Pour ce faire, la COSAS en appelle au sens de responsabilité et à la sérénité des uns et des autres et offre sa médiation pour un dénouement rapide de cette crise.
La COSAS réitère sa position, selon laquelle le secteur de la santé souffre encore de beaucoup d’insuffisances, dont les solutions ne viendront pas d’actes circonstanciels mais plutôt d’une évaluation prospective rigoureuse sans complaisance de notre système de santé et la mise en œuvre systématique des mesures correctrices.
Cette initiative que nous comptons apporter comme contribution décisive et qui ne serait pas une de plus à ranger dans les tiroirs, devra impliquer, outre les acteurs du système sanitaire, l’ensemble des parties prenantes (élus locaux, société civile dont les collectifs citoyens, les syndicats, les professionnels de la presse, les associations de consommateurs, les leaders religieux... ainsi que le gouvernement et les partis politiques). Elle devra conduire à l’élaboration d’une politique de santé et à des réformes concertées et durables du système national de santé.
Par ailleurs, elle entend militer pour renforcer l’équité en santé en prenant en charge les intérêts des couches vulnérables de la société.
Pour rappel, la COSAS depuis sa création en 2017 se veut une organisation d’alerte et de veille sur la gouvernance sanitaire. Conformément à ses missions, elle compte s’investir pour la promotion de normes de transparence, d’équité et de liberté au sein des structures sanitaires. Ceci pour contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et de promouvoir l’éthique et les bonnes pratiques.
Ensemble nous pouvons bâtir un système de santé performant et inclusif adossé aux valeurs éthiques ! »
DÉCÈS EN COUCHES D’ASTOU SOKHNA, UNE PRÉSENCE MASSIVE AU PROCÈS DES SIX SAGES-FEMMES
De nombreuses personnes se sont déplacées au tribunal de Louga (nord) aux premières heures de la matinée pour assister au procès de six sages-femmes poursuivies pour non-assistance à personne en danger
Louga, 27 avr (APS) – De nombreuses personnes se sont déplacées au tribunal de Louga (nord) aux premières heures de la matinée pour assister au procès de six sages-femmes poursuivies pour non-assistance à personne en danger après le décès en couches le 1er avril d’une patiente à la maternité de l’hôpital régional, a constaté l’APS.
Il s’agit de dizaines de personnes visibles devant le tribunal et ses alentours. Parmi elles, de nombreux agents de santé, venus apporter leur soutien aux sages-femmes pointées du doigt dans cette affaire.
Sur place, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé par la Police qui veille au grain et filtre les entrées. Seuls les témoins, proches des parties prenantes et journalistes ont pour l’heure été autorisés à accéder à la salle d’audience.
Cette affaire judiciaire est partie du décès le 1er avril en couches d’Astou Sokhna à la maternité de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye. Ses proches pointent du doigt une négligence du personnel hospitalier. La patiente ayant attendu en vain plusieurs heures pour subir une césarienne.
Son époux dépose alors une plainte devant le procureur de Louga pour non-assistance à personne en danger. L’enquête menée par la police a débouché sur l’inculpation de six sages-femmes et le placement sous- mandat de dépôt de quatre d’entre elles plus de deux semaines après le décès d’Astou Sokhna.
Les circonstances du décès de cette femme d’une trentaine d’années avaient suscité une vague d’indignation et une grande émotion dans l’opinion publique. Poussant le ministère de la Santé à déployer sur place, une mission d’enquête administrative qui a débouché sur la prise de mesures conservatoires à l’encontre de certains agents de cette structure hospitalière du nord du pays.
Dès le 13 avril, le directeur du centre hospitalier, Amadou Guèye Diouf, est limogé en Conseil des ministres et remplacé par un administrateur hospitalier du nom d’Abdallah Guèye.
Dans la foulée, l’Intersyndicale des travailleurs de l’hôpital organise un sit-in pour dénoncer l’empressement avec lequel la tutelle s’y est prise pour sanctionner une partie du personnel médical.
Ils vont être soutenus par beaucoup d’agents de santé à travers une grève ayant paralysé pendant 72 heures une grande partie système sanitaire du pays.
UNE SAISIE ESTIMÉE A PRES DE 230 MILLIONS DE FCFA
Un lot de faux médicaments d’une valeur de près de 230 millions de francs Cfa a été saisi dans la région de Kaffrine, précisément à Nganda.
Un lot de faux médicaments d’une valeur de près de 230 millions de francs Cfa a été saisi dans la région de Kaffrine, précisément à Nganda. La Douane, qui poursuit ses opérations « bouclage » sur l’étendue du territoire national, vient ainsi de faire une belle prise, après celles menées « avec succès » le long du Littoral, selon un communiqué. Les agents des Douanes du Poste de Nganda, ont saisi, le vendredi 22 avril 2022, une importante quantité de faux médicaments sur une Berline de type Peugeot 504.
La saisie a été effectuée lors d’une patrouille sur l’axe Diamagadio-Ndiao Bambaly-Ndiobène dans la région de Kaffrine, à quelques encablures de la frontière avec la Gambie. Ladite Berline a été « immobilisée à la suite d’une course-poursuite après le refus du conducteur d’obtempérer à la sommation d’arrêt des agents des Douanes », lit-on. La marchandise frauduleuse saisie a permis de découvrir divers types de faux médicaments dont des antalgiques, des vitamines, des aphrodisiaques, des antibiotiques et des contraceptifs. La valeur totale desdits médicaments est estimée à 228 millions de francs CFA par le Dr Mamadou Fall Niang, pharmacien établi à Kaffrine. Le conducteur de la berline a été appréhendé et placé en garde à vue.
LE MINISTRE DE LA SANTE A TOUT FAUX
L’abrogation de l’arrêté de Madame Aïcha Goundiam par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) va à l’encontre de l’Arrêt de la Cour Suprême rendu dans cette affaire
L’abrogation de l’arrêté de Madame Aïcha Goundiam par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) va à l’encontre de l’Arrêt de la Cour Suprême rendu dans cette affaire. Quand le ministre et la directrice de la nouvelle agence de régulation pharmaceutique disent à tour de rôle que Mme Goundiam n’a pas de bail de l’Ipres propriétaire des locaux, on ne peut que s’inscrire en faux contre de telles affirmations mensongères et malhonnêtes car l’Ipres est doublement dans l’illégalité sous influence politique du Msas :
1- Après la fin des travaux de réfection, Mme Aïcha Goundiam avait son droit de priorité pour obtenir un bail.
2- Ce droit de priorité lui a officiellement été confirmé par courrier de réservation du bail le 17 décembre 2018 (Voir ci-contre). Elle y a favorablement répondu en janvier 2019.
Mais l’Ipres n’a pas respecté ses engagements ! Il a donné le bail à une autre pharmacienne cousine du Chef de l’Etat et épouse d’Abdoulaye Baldé, « allié » de Macky Sall. Contrat frauduleux signé par Mme Aminata Gassama en août 2020. Or l’Ipres c’est quasiment l’Etat, puisque c’est en majorité l’Etat ! Cela veut dire qu’un document officiel signé par le Dg de l’Ipres engage l’Ipres donc l’Etat, puisqu’il y a continuité de l’Etat !
Seulement voilà, l’Ipres a donné le local à Mme Aminata Gassama en lui faisant cosigner un contrat de bail frauduleux comportant une clause de responsabilité qui dit que : « Le preneur s’engage à prendre en charge la réparation de tous dommages et le règlement de toutes indemnités auxquelles l’institution pourrait être condamnée et qui soient consécutifs à l’attribution de ce bail à son profit. « Il peut s’agir notamment du paiement d’une éventuelle indemnité d’éviction au profit d’une structure qui bénéficiait d’une priorité relativement à ce bail, en application des dispositions de l’Acte Uniforme sur le Droit Commercial Général relatives au bail commercial ».
Un tel contrat de bail avec une telle clause frauduleuse ne doit pas passer, car cela voudrait dire que n’importe quel propriétaire d’un local ou d’un quelconque bien immobilier pourrait faire sortir un locataire à tout moment au profit d’un locataire fortuné qui accepterait cette clause
Par Aly SALEH
LE SECTEUR DE LA SANTÉ FINALEMENT PLUS MALADE QUE LES MALADES
Alors que l’affaire Astou Sokhna continue de défrayer la chronique, une autre dame du nom de Ramatoulaye Faye perd la vie à l’hôpital Fann dans, dit-t-on, les mêmes circonstances
Alors que l’affaire Astou Sokhna continue de défrayer la chronique, une autre dame du nom de Ramatoulaye Faye perd la vie à l’hôpital Fann dans, dit-t-on, les mêmes circonstances. La famille de cette dernière accuse le personnel médical et menace de le traîner devant la justice pour non-assistance.
Dans cette affaire survenue au Centre hospitalier de Fann, la belle famille de la victime, native de Fissel, dénonce une indifférence totale et un défaut de prise en charge des agents sanitaires de service.
Au même moment, les sages-femmes du Sénégal en soutien à leurs camarades de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga suspendus ont décidé d’abandonner les malades en observant une grève. Une situation inconfortable qui a beaucoup handicapé les patientes de Louga habituellement suivies à la maternité tristement célèbre, obligées de se rabattre vers l’hôpital régional de Saint Louis, qui pour accoucher, qui pour se faire assister.
Le plus triste dans tout cela, la plupart d’entre elles ont parcouru plus de cent kilomètres pour donner la vie au risque de la perdre. Qu’est ce qui pourrait expliquer la journée sans maternité ? Rien du tout à mon avis! La présidente honoraire de l’association des sages-femmes a bien raison de désapprouver l’attitude de ses camarades.
Selon Mariéme Fall, celles qui exercent ne sont plus animées par l’amour et la passion du métier en assimilant à des vendeuses dans des épiceries et autres lieux de commerce. « Nous étions des femmes motivées à être des sages-femmes et on se disait qu’il fallait qu’on aide les femmes à accoucher, à avoir des enfants. Actuellement, il se pose un problème de débouchés pour beaucoup de femmes soutiens de famille et cela fait que de nos jours, on voit certaines attitudes que l’on ne devrait pas avoir, sans compter les écoles de formations qui pullulent comme des champignons et sans formation de qualité, on ne peut pas être compétent ».
Il faut savoir raison garder même si l’on sait que la place de la sage-femme n’est en prison… Comme si cela ne suffisait pas, s’en sont mêlés les pharmaciens qui sont entrés dans la danse. Eux aussi, ont grincé les dents en fermant les officines durant 7 tours d’horloge. Mais, on dit: « chaque chose qui arrive, a sa raison ».
Certaines structures sanitaires sont dans un état de délabrement très avancé, d’autres sont très mal équipées avec des personnels médicaux laissés à eux même. C’est en fin de compte, le secteur de la santé qui a besoin de soins intenses et en urgence. Pour la route, à méditer ces belles paroles du réalisateur camerounais Claye Edu : « l’oeuvre du juste est éternel, la marche du pêcheur, très courte. La vie est un très long voyage et la méchanceté ne paye pas. Un bienfait ne se perd jamais, car qui fait du mal à autrui le fait à lui-même ».
PALUDISME, 91 537 CAS DE PLUS RECENSÉS EN 2021
Le coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme l’a fait savoir lundi 25 avril, au cours d’un point de presse à Dakar, marquant la journée mondiale de lutte contre le paludisme
L’année 2021 a été marquée par une hausse des cas de paludisme au Sénégal. 91 537 cas de plus ont été recensés au cours de cette année dont le taux de complétude des données est de 97,8% contrairement à l’année 2020 avec 95,7%, soit une augmentation de 2,1 points. Le coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme l’a fait savoir hier, lundi 25 avril, au cours d’un point de presse à Dakar, marquant la journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Le paludisme gagne du terrain au Sénégal. Selon le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), l'augmentation du nombre de cas de paludisme est en partie imputable à l'amélioration de la complétude des données, l'enrôlement de structures privés qui ne rapportaient pas leurs données dans le DHIS2 qui est une plateforme logicielle open-source, basée sur le web, pour la collecte, la gestion et l’analyse des données, ainsi que l’amélioration de la détection de cas avec augmentation des sites communautaires de prise en charge.
Selon le Docteur Doudou Sène, la complétude des données dans le DHIS2 s’est améliorée, passant de 95,7% en 2020 à 97,8% en 2021 soit une augmentation de 2,1 points justifiant en partie l’augmentation du nombre de cas enregistrés qui est de + 20,56%. Les décès chez les moins de 5 ans ont connu une baisse de 8,60% dont 93 décès en 2020 à 85 décès en 2021. Cependant, l’incidence a connu une hausse de 17,05% passant de 26,7 ‰ en 2020 à 31,2 ‰ en 2021.
Concernant la répartition des cas de paludisme ainsi que des décès liés par sexe, le Pnlp a renseigné : « en moyenne sur trois dernières années, pour les cas de paludisme, 53 % sont des hommes contre 47% de femmes. 61% des décès sont des hommes contre 39% de femmes».
La zone rouge dite de contrôle concernant les trois régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou, portent encore l’essentiel de la charge du paludisme avec 11, 3% de la population générale dont 78,5% des cas de paludisme tout âge en 2021 contre 83,3% en 2020. 87,9% des cas chez les moins de 5 ans en 2021 contre 89,6% en 2020. 86,6% des cas chez les femmes enceintes en 2021 contre 90,2% en 2020. 43,6% des décès tous âges en 2021 contre 51% en 2020, 78,8% des décès chez les moins de 5 ans en 2021 contre 73% en 2020.
Toutefois, le docteur Doudou Sène a estimé : « les 71 décès enregistrés dans la région de Dakar soulèvent la problématique du paludisme en zone urbaine ». La zone verte de très faible transmission couvrant 43 districts en 2021, enregistre 55% de la population totale. Les régions du Nord sont dans une situation de surveillance avec 4% des cas de paludisme, 12% des cas graves, 20,1% des décès tous âges et 9,4% des décès chez les moins de 5ans. La zone jaune couvrant le centre du pays enregistre en 2021 une baisse de la mortalité palustre.
ACTIONS MENEES
En 2021 avec la distribution de routine, près de 1 342 541 moustiquaires imprégnés à longue durée d’action (Milda) ont été distribuées à travers plusieurs canaux contre 581 648 en 2020. Selon le Pnlp, sur 562 964 femmes enceintes vues en consultation prénatales, 64% ont reçu une Milda gratuitement, avec des pics de performance notés dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kédougou, Tamba, Thiès et Ziguinchor. Toutefois, en comparant la quantité totale de Milda distribuée à la population générale, on a atteint selon le Pnlp en 2021 un taux de 8%, ce qui couvre normalement le taux estimé de perte annuelle de Milda au sein des ménages avec un niveau acceptable de leur entretien. Les régions de Fatick, Kédougou, Louga et Thiès ont atteint les plus forts taux de distribution. Pour cette édition de la journée mondiale, le thème est « innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies».