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3 avril 2025
Société
LE PARI GAGNANT DE YÉRIM SOW EN CÔTE D’IVOIRE
Bridge Bank Group Côte d'Ivoire, créée en 2006 par l'homme d'affaires sénégalais s'impose comme une banque de niche hautement rentable en ciblant le haut de gamme et les PME performantes
(SenePlus) - L'entrepreneur sénégalais Yérim Sow a réussi à imposer sa vision singulière dans le paysage bancaire ouest-africain. Selon Jeune Afrique, le patron du groupe Teyliom a développé Bridge Bank Group Côte d'Ivoire (BBGCI) en suivant une stratégie à contre-courant des grands groupes panafricains, privilégiant "le confort et la rentabilité d'une niche plutôt que l'expansion à tous crins."
Fondée en 2006 par cet homme d'affaires visionnaire, BBGCI est devenue "le premier établissement privé n'appartenant pas à un groupe panafricain" dans la région. Sous sa direction, la banque a atteint un bilan impressionnant de 748 milliards de FCFA en 2023, la plaçant au 12e rang dans l'UEMOA.
La stratégie distincte de Yérim Sow repose sur un ciblage précis: services haut de gamme, agences soigneusement conçues et accompagnement personnalisé des PME les plus prometteuses. Cette approche lui a permis de dégager "près de 20 milliards de FCFA de bénéfices" en 2023, avec un coefficient d'exploitation remarquable de 45%.
"Nous sommes ravis d'accompagner la stratégie de croissance de BGWA avec des dirigeants de haut niveau, dont M. Yérim Sow, un véritable entrepreneur visionnaire, toujours à la recherche de projets percutants", expliquait Hichem Ghanmi d'AfricInvest, qui a détenu jusqu'à 30% du capital.
Contrairement à ses concurrents, Yérim Sow a opté pour une expansion mesurée. En 2022, il a simplement ouvert une succursale au Sénégal, son pays d'origine. Cette "régionalisation modérée" lui permet de bénéficier des synergies avec son groupe Teyliom, présent dans 16 pays africains.
Sa vision a convaincu des bailleurs de fonds prestigieux comme la Société financière internationale (40 millions de dollars) et la Banque africaine de développement (30 millions d'euros), confirmant la pertinence de son modèle alternatif dans un secteur en pleine mutation.
LA JOURNEE DU THEATRE CELEBREE EN PRISON
La compagnie de théâtre ”Fam” dirigée par le comédien et metteur en scène Ibrahima Mbaye dit “Sopé” a célébré, jeudi, la Journée mondiale du théâtre aux côtés des détenues de la maison d’arrêt et de correction pour femmes de Rufisque.
La compagnie de théâtre ”Fam” dirigée par le comédien et metteur en scène Ibrahima Mbaye dit “Sopé” a célébré, jeudi, la Journée mondiale du théâtre aux côtés des détenues de la maison d’arrêt et de correction pour femmes de Rufisque.
Elle a offert un spectacle et des instants de partage aux pensionnaires répondant ainsi à sa mission dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
”Mon objectif principal a toujours été de redonner le sourire aux femmes. Aujourd’hui, en ce 27 mars [Journée mondiale du théâtre], je suis heureux d’être ici pour célébrer le théâtre avec elles”, a-t-il déclaré. Fidèle à son engagement, l’artiste, qui intervient régulièrement dans les établissements pénitentiaires, a encouragé les détenues à participer aux activités théâtrales.
“Nous venons ici chaque année, et au-delà de jouer pour elles, nous les impliquons dans nos créations. Mon rêve est de voir un jour des troupes de théâtre se former dans chaque prison pour aider les femmes à se ressaisir et à se réinsérer dans la société”, a-t-il confié.
Au-delà du divertissement, l’acteur a rappelé les missions fondamentales du théâtre : informer, sensibiliser et dénoncer les maux qui gangrènent la société.
“Le théâtre ne se résume pas à des captations ou des vidéos. Il a un rôle puissant à jouer dans la construction sociale”, a-t-il affirmé, plaidant pour une meilleure reconnaissance de cette discipline.
Cette célébration a été marquée par des prestations artistiques, avec la participation d’autres comédiens et de chanteurs religieux, devant un public enthousiaste.
Des cadeaux ont également été offerts aux détenues, rendant cette journée encore plus spéciale.
HAUSSE DE 5,5 MILLIARDS FCFA POUR LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
Cette mesure vise à renforcer les ressources locales et à préparer des réformes pour un financement plus efficace du développement territorial.
Lors de la réunion du Conseil national de développement des collectivités territoriales, présidée hier par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, une importante décision a été annoncée concernant les fonds dédiés à la décentralisation. Le ministre a révélé une augmentation de 5,5 milliards de FCFA des fonds de dotation pour la décentralisation et l’équipement des collectivités territoriales, malgré la conjoncture économique difficile.
Cette mesure, qui témoigne de l’engagement de l’État sénégalais pour une meilleure décentralisation, vise à renforcer les ressources allouées aux communes et départements. « L’État du Sénégal a respecté son engagement en cette période complexe, avec une hausse de 5,5 milliards FCFA », a souligné le ministre.
Moussa Bala Fofana a par ailleurs annoncé des réformes futures pour améliorer la fiscalité locale et le financement des collectivités. Il a précisé que bien que les ressources actuelles demeurent insuffisantes, l’État reste déterminé à assurer un financement adéquat pour le développement local. « Nous allons entreprendre une réforme globale de la décentralisation, revoir la fiscalité et explorer de nouvelles sources de financement pour permettre à nos collectivités de mettre en œuvre des politiques de proximité », a-t-il ajouté.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la gestion locale et le développement au niveau des collectivités, afin de mieux répondre aux besoins des populations.
LE GOUVERNEMENT STRUCTURE SA POLITIQUE NATIONALE DE L’EMPLOI
L'Etat ambitionne de mettre en place un cadre réglementaire rénové, favorisant une insertion professionnelle accrue et le développement d’emplois décents pour les jeunes, les femmes et les hommes du Sénégal.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, a présidé ce Jeudi la réunion du comité de pilotage du projet d’Appui à l’amélioration du dispositif d’insertion des jeunes femmes et hommes et à la formalisation des entreprises au Sénégal (Adijefe). Cette initiative s’inscrit dans une volonté gouvernementale de structurer une véritable politique nationale de l’emploi.
Un engagement fort pour l’emploi des jeunes
L’emploi des jeunes constitue un défi majeur pour le Sénégal. Selon les données du quatrième trimestre 2024, le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans et plus s’élève à 20,3 %, avec un impact encore plus marqué sur les jeunes sans emploi, sans éducation ni formation, qui représentent 34,1 % de cette tranche. Face à cette réalité, le gouvernement entend renforcer les dispositifs existants pour favoriser l’insertion professionnelle et la création d’emplois décents.
« Nous avons trouvé en place de nombreux projets et programmes que nous mettons en cohérence afin de bâtir une véritable politique nationale de l’emploi », a déclaré Abass Fall. Il a précisé que cette orientation s’aligne sur les directives du Président de la République, qui a instruit la mise en place d’un cadre structurant pour une meilleure prise en charge des défis liés à l’emploi.
Une approche dynamique et innovante
Le projet Adijefe s’inscrit pleinement dans les priorités définies par la Vision Sénégal 2050. Il vise à établir une nouvelle convention État-employeur et à opérationnaliser le statut de l’entreprenant. « L’objectif est de promouvoir un marché du travail plus inclusif et d’encourager la formalisation des entreprises afin de garantir aux travailleurs des conditions dignes », a souligné le ministre.
Dans cette optique, une révision de la convention nationale État-employeur, qui date de 1985, est en cours. « Plusieurs recommandations ont été formulées pour moderniser cette convention et l’adapter aux exigences actuelles du marché du travail », a précisé Abass Fall.
Le gouvernement ambitionne ainsi de mettre en place un cadre réglementaire rénové, favorisant une insertion professionnelle accrue et le développement d’emplois décents pour les jeunes, les femmes et les hommes du Sénégal.
KORITÉ, TAMBA EN MANQUE DE VOLAILLE
A quelques jours de la fête de l’Aïd el-Fitr ou korité, marquant la fin du mois de ramadan, les aviculteurs de la région de Tambacounda, peinent à approvisionner correctement le marché local. Ils pointent des difficultés à mener cette activité...
A quelques jours de la fête de l’Aïd el-Fitr ou korité, marquant la fin du mois de ramadan, les aviculteurs de la région de Tambacounda, peinent à approvisionner correctement le marché local. Ils pointent des difficultés à mener cette activité du fait de la canicule qui sévit dans cette partie orientale du pays, des maladies qui affectent les poussins, de l’absence de couveuses pour l’incubation des œufs, mais également d’usines de fabrication d’aliments de volailles.
Jeudi, 28 mars et 26e jour du mois de ramadan, la fête de korité est dans tous les esprits dans toute la région de Tambacounda, où beaucoup de jeunes entrepreneurs ont jeté leur dévolu sur l’élevage de la volaille, un secteur, pourtant, à haut risque, disent beaucoup d’entre eux.
Aboubacar Tamega est le président de l’Association régionale de la promotion de l’aviculture à Tambacounda. Ce presque quinquagénaire s’active depuis 20 ans dans cette activité. Marié à deux épouses et père de 7 enfants, Tamega, passionné d’aviculture réside dans le quartier Sarré Guilèle. Il est propriétaire de trois poulaillers d’une superficie totale de 250 mètres carrés à Afia, sur la route de Goudiry, à la sortie de la commune de Tambacounda.
‘’J’ai trois grands bâtiments. J’élève dans le premier des pondeuses et dans les autres bâtiments, des poulets de chair. Pour la korité, la situation n’est pas favorable à Tambacounda. Depuis près de six mois, il y a un manque criant d’œufs hachés et d’œufs à couver’’, dit-il.
Pour ne rien arranger à la chose, un déficit de poussins au niveau national, qui se répercute sur la production locale, vient encore plus désoler le président de l’Association régionale de la promotion de l’aviculture.
A l’origine du mal : la difficulté à trouver des poussins
‘’Les accouveuses ne peuvent pas satisfaire la demande en termes de poussins’’ Il y a quelques mois, s’en procurer relevait presque d’une mission impossible, soutient-il.
Se contentant du peu de poussins qu’il y avait sur le marché, beaucoup d’aviculteurs de la région n’ont pas eu la quantité voulue. ‘’Je connais des avicultures qui faisaient entrer jusqu’à 2 500 poussins pour la korité mais cette fois-ci ils n’ont pu avoir que 1 000 poussins’’, déclare Aboubacar Tamega.
Pour la korité, il n’a ‘’pas fait d’entrée pour des raisons personnelles’’, mais il constate que le marché n’est pas bien approvisionné en poulets, comparé à la même période, l’année dernière.
Sur la route de Kandery, à la sortie de la ville de Tambacounda, la chaleur est à son apogée en cette fin de matinée. Mais, c’est là que Valda Fall a implanté son poulailler. Des températures en hausse n’ont pas d’emprise sur cette femme, qui combine passion et business.
Teint clair, taille imposante, Valda, du haut de ses douze ans d’expérience dans l’aviculture, a dû revoir sa production à la baisse, pour éviter certaines pertes dues aux conditions climatiques, entre autres.
Le prix du poulet varie entre 3 000 et 4 000 francs CFA
‘’Il arrive qu’on élève nos poulets jusqu’à 25 jours et puis, un matin, un virus les attaque, bonjour les dégâts !’’, relate-t-elle, se souvenant d’une mésaventure qui lui est arrivée. Cela lui a coûté une perte de presque 400 000 francs CFA et des prêts bancaires, pour des investissements à perte, à rembourser.
‘’Tous les aviculteurs de Tambacounda vivent la même situation. Nous ne comprenons pas ce qui se passe, pourtant nous sollicitons régulièrement les vétérinaires…’’ dit l’avicultrice qui ne termine sa phrase.
Avec les coups de production élevés, Valda pense qu’il est difficile pour un jeune entrepreneur tambacoundois, qui investit dans l’aviculture, de s’en sortir.
‘’Actuellement, on achète le carton de poussins entre 32 000 et 35 000 francs CFA, le sac d’aliment à 18 500 francs CFA. Sans compter le prix du transport et la paie de l’employé, qui gère le poulailler…’’, détaille la jeune dame. Et le prix du poulet, au marché central de Tambacounda, qui varie entre 3000 et parfois 4 000 francs CFA ne permet pas de rapidement rentabiliser les investissements, selon elle.
Ici, le tohu-bohu est à son comble. Il est 17 heures, et tout le monde est empressé, entre derniers achats, avant l’heure de la rupture du jeûne, en ce jour qui correspond à la Nuit du destin (marque la révélation du Coran au Prophète Mahomet (PSL) par l’ange Gabriel), selon la tradition islamique.
Dans ce marché, non loin du à côté du tribunal de Tambacounda, Aliou Diallo tient depuis plus 10 ans un magasin de vente d’aliments de volailles, d’œufs, de poulets et divers produits avicoles.
Plaidoyer pour des couvoirs et une usine de fabrication d’aliments de volailles
Allongé entre les sacs remplis, Aliou discute au téléphone avec son fournisseur, qui doit lui assurer une livraison de mille poulets depuis Dakar, pour la fête de Korité.
”Je suis obligé de le faire, parce que la production locale de poulets ne suffira à combler la demande, à cause de la forte chaleur qui sévit à Tambacounda. Les aviculteurs souffrent à cause de cette chaleur. C’est difficile d’avoir à Tambacounda un poulet avec un poids +normal+’’, dit-il, sans quitter du regard l’engouement qui prévaut dans son magasin.
Dans la région de Tambacounda, l’aviculture est mise à rude épreuve par l’absence d’usine de fabrication d’aliments de volailles et de couveuses suffisantes pour la production des poussins.
Ces difficultés rencontrées par les éleveurs font craindre au président de l’Association de la promotion de l’aviculture à Tambacounda une hausse du prix du poulet à l’approche de la korité.
‘’Dès l’instant que le produit manque, certains font de la spéculation pour avoir le maximum de bénéfices. Ce qui est injuste’’, condamne Aboubacar Tamega, estimant qu’il existe dans la zone une réelle opportunité pour le développement de l’aviculture, du fait notamment des zones aurifères de la région frontalière de Kédougou.
Il milite pour l’implantation d’une usine d’aliments de volailles et de couvoirs dans la région, pour la production de poussins. ‘’Les poussins achetés à Dakar arrivent à Tambacounda fatigués. Ce qui entraîne des pertes pour les éleveurs’’, indique-t-il, en plus de la canicule.
Ingéniosité et résilience
Pour déjouer cette forte chaleur, le président de l’Association des aviculteurs de Tambacounda trouvé une idée ingénieuse : aménager des palissades qu’il refroidit grâce à un système d’arrosage, afin d’offrir à ses pondeuses un microclimat.
”J’invite mes collègues aviculteurs à être professionnels. On peut élever à tout moment à Tambacounda. Il suffit juste créer son propre microclimat pour atténuer à chaleur. A titre individuel, même au mois d’avril, j’élève jusqu’à 2 000 poulets avec zéro mortalité’’, dit-il fièrement.
Mais il n’y a pas que la forte chaleur, qui impacte négativement sur l’élevage de volailles. Certaines maladies qui les affectent ‘fatiguent’’ les éleveurs.
‘’Aux mois de janvier et février dernier, nous avons souffert car elles ont fait des ravages. Les aviculteurs de la région ont enregistré des pertes énormes. Une solution des autorités pour trouver une solution à ce problème, qui survient souvent au mois de janvier et février, ne serait pas de trop’’, lance Aboubacar Tamega.
Valda Fall, elle, insiste pour un plus grand l’accès au crédit et au financement des femmes entrepreneures, de plus en plus présentes dans le secteur avicole, à Tambacounda.
Face à toutes ces difficultés, les aviculteurs de cette région oriental du Sénégal font preuve de résilience et d’adaptation. A quelques jours de korité, ils font tant bien que mal à satisfaire la demande pressante des populations, qui espèrent se procurer les poulets nécessaires pour passer en famille une belle fête.
CHIMAMANDA, L'ÉCRITURE RETROUVÉE
Après dix ans d'absence dans le domaine romanesque, la célèbre écrivaine féministe nigériano-américaine revient avec "L'Inventaire des rêves". Un roman qui explore la sororité entre quatre femmes africaines et revisite l'affaire Strauss-Kahn-Diallo
(SenePlus) - La célèbre écrivaine nigériano-américaine Chimamanda Ngozi Adichie, figure de proue du féminisme contemporain, est de passage à Paris pour présenter son nouveau roman très attendu, « L'Inventaire des rêves ». Lors d'un entretien accordé au journal Le Monde, l'autrice aborde avec franchise le blocage créatif qui l'a paralysée pendant une décennie, la genèse de son nouveau livre inspiré de l'affaire Strauss-Kahn, et livre son analyse sans concession sur la situation politique américaine.
Dix ans après le succès international d'« Americanah », Chimamanda Ngozi Adichie renoue avec la fiction qu'elle qualifie, selon Le Monde, comme « l'amour de sa vie, sa raison d'être, sa 'joie' ». Cette longue absence dans le domaine romanesque n'était pas volontaire, mais le résultat d'un blocage créatif profond. « J'étais bloquée, répond-elle, c'est aussi simple que cela », confie-t-elle au quotidien français.
L'écrivaine, née au Nigeria en 1977 et récemment naturalisée américaine, évoque avec une rare transparence les tourments liés à cette incapacité d'écrire : « Je me sentais totalement misérable, séparée de mon vrai moi », avoue-t-elle, ajoutant qu'elle « passait beaucoup temps à cacher aux autres qu'elle n'écrivait pas ».
C'est après avoir perdu successivement ses deux parents que la romancière a retrouvé le chemin de la création littéraire. Elle explique au Monde ce phénomène par une forme de connexion spirituelle : « C'est comme si ma mère m'avait ouvert une porte... » Un événement qu'elle ne cherche pas à rationaliser, mais dont elle revendique l'« intuition profonde ».
« L'Inventaire des rêves », ouvrage de plus de 600 pages décrit par Le Monde comme « un texte tonique et plein de sève », entrelace les destins de quatre amies africaines. « Cela faisait longtemps que je voulais mettre en scène des vies de femmes contemporaines », explique l'autrice qui souhaitait « montrer l'amitié qui les lie, la façon dont elles se comprennent, se soutiennent, explorer la 'sisterhood' [la sororité] ».
Le journal détaille les profils de ces protagonistes : Chiamaka (« Chia »), une Nigériane installée aux États-Unis qui a abandonné son emploi pour se consacrer à l'écriture de voyage ; Zikora, avocate tourmentée par un désir de maternité ; Omelogor, femme d'affaires aux opinions tranchées ; et enfin Kadiatou, femme de ménage guinéenne dont le parcours est inspiré de celui de Nafissatou Diallo.
Comme le rapporte Le Monde, le roman commence durant la pandémie de Covid-19, période durant laquelle les trois premières protagonistes s'interrogent sur leurs aspirations : « Les rêves des femmes sont-ils vraiment les leurs ? » La romancière confronte ses personnages aux injonctions contradictoires qui pèsent sur les femmes, créant une œuvre à la fois critique et engageante.
Le personnage de Kadiatou, d'après Le Monde, est librement inspiré de Nafissatou Diallo, la femme qui avait porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn en 2011. Dans le roman, son rêve américain se brise lorsque « dans une chambre, 'un Blanc tout nu, un client VIP', s'est rué sur elle et l'a laissée 'la bouche pleine d'asticots' ».
Chimamanda Ngozi Adichie explique au journal son indignation face à l'abandon des poursuites contre DSK : « Quand j'ai su que les poursuites avaient été abandonnées sous prétexte que Nafissatou Diallo avait menti au moment de sa demande d'asile, j'ai trouvé cela injuste et immoral. C'était une façon de dire aux femmes : si vous êtes agressées sexuellement, il faut, pour espérer obtenir réparation, que vous soyez parfaites en tout point. Or, qui est parfait dans la vraie vie ? »
Pour l'écrivaine, ce livre revient sur « une affaire trop importante pour être classée sans suite » et démontre comment « là où le droit ne s'exerce pas, la littérature peut rendre justice », en « redressant par l'écriture 'l'équilibre des récits' ».
Interrogée sur la situation politique américaine actuelle et le retour de Donald Trump, Chimamanda Ngozi Adichie livre une analyse sans détour : « Je pense qu'on a trop couvert la folie [de Trump]. Parce qu'elle est divertissante, d'un certain point de vue, la télévision l'a beaucoup trop relayée, imprudemment. C'est cela qui a fait Trump. Si ça n'avait pas été le cas, il n'aurait pas gagné le premier mandat. »
L'écrivaine déplore, selon Le Monde, l'obsession pour le divertissement qui caractérise la politique trumpienne, citant en exemple une récente humiliation du président ukrainien Zelensky : « Regardez, quand Trump humilie Zelensky à l'écran, ce qu'il dit à la fin c'est : 'Ça va faire un bon moment de télévision !' »
Face à cette situation, Adichie affirme avoir pris ses distances avec l'actualité : « Je ne veux pas qu'elle contrôle ma vie ». Ayant grandi « dans une dictature, au Nigeria », elle assure que la situation actuelle ne « changera rien » à sa créativité : « Je ne me laisserai certainement pas aller au désespoir. »
« L'Inventaire des rêves » de Chimamanda Ngozi Adichie, traduit de l'anglais par Blandine Longre, est publié aux éditions Gallimard dans la collection « Du monde entier » (656 pages, 26 euros).
LES SCOUTS AU SERVICE DES PELERINS DANS LA MOSQUEE Al-HARAM JEUDI SOIR
Plus de 400 scouts de l’Association des scouts d’Arabie Saoudite ont activement participé à l’organisation et à l’accompagnement des pèlerins dans la Mosquée Al-Haram à La Mecque lors de la 27ème nuit du Ramadan
Plus de 400 scouts de l’Association des scouts d’Arabie Saoudite ont activement participé à l’organisation et à l’accompagnement des pèlerins dans la Mosquée Al-Haram à La Mecque lors de la 27ème nuit du Ramadan, rapporte l’Agence saoudienne de presse (SPA).
Cette opération s’est déroulée en coopération avec plusieurs autorités compétentes, selon la même source, ajoutant que ‘’les scouts ont joué un rôle crucial dans l’orientation des fidèles, la gestion des foules et le maintien de la fluidité des déplacements, contribuant ainsi à réduire l’encombrement dans les zones les plus fréquentées’’.
‘’Ils ont également apporté un soutien essentiel au secteur de la santé, en assistant les hôpitaux et centres médicaux, en guidant les patients et en prêtant main forte aux équipes médicales en cas d’urgence’’, salue l’Agence saoudienne de presse.
Elle note que ‘’cette initiative s’inscrit pleinement dans l’engagement annuel de l’Association à soutenir les services destinés aux pèlerins pendant le mois de Ramadan et le Hajj, en mettant en avant les valeurs de bénévolat et d’entraide’’.
Selon la SPA, ‘’les scouts saoudiens poursuivent leur mission auprès des pèlerins, illustrant l’esprit de volontariat et d’entraide qui caractérise leur mouvement. Ils assistent les pèlerins égarés en contactant leurs familles et en facilitant leur regroupement’’.
L’organe d’information du Royaume souligne aussi que ‘’’grâce aux applications mobiles, ils assurent également des services de traduction, aidant ainsi les pèlerins non arabophones à comprendre les consignes’’.
La SPA rappelle que ‘’ces actions s’inscrivent dans les programmes annuels de service public visant à renforcer les valeurs de solidarité et de bénévolat chez les jeunes’’.
L’ARMÉE DE L’AIR RENFORCE SES CAPACITÉS OPERATIONNELLES ET TECHNOLOGIQUES
À l’occasion des festivités du 4 avril célébrant la fête de l’Indépendance du Sénégal, un partenariat stratégique majeur a été annoncé entre l’Armée de l’air sénégalaise et Dr Drone Dynamics.
À l’occasion des festivités du 4 avril célébrant la fête de l’Indépendance du Sénégal, un partenariat stratégique majeur a été annoncé entre l’Armée de l’air sénégalaise et Dr Drone Dynamics. Cette collaboration se concrétise à travers la signature d’une convention, visant à renforcer les capacités technologiques et opérationnelles des Forces armées sénégalaises, dans un secteur clé pour la défense et la sécurité : les drones.
Sous le thème « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées », cette alliance s’inscrit dans une dynamique nationale visant à promouvoir l’autonomie technologique et industrielle du pays. En mettant l’accent sur les expertises locales et l’intégration de technologies de pointe, l’initiative a pour ambition de positionner le Sénégal comme un acteur clé de l’innovation technologique en Afrique de l’Ouest.
Dr Drone Dynamics, reconnu pour son savoir-faire dans la conception de systèmes de drones et la formation dans ce domaine, apportera son expertise pour soutenir l’Armée de l’air sénégalaise dans la création de solutions stratégiques adaptées aux besoins de défense. Ce partenariat a également pour objectif de stimuler la recherche et l’innovation, deux éléments essentiels à la modernisation des capacités de défense du pays.
Avec ce partenariat, l’Armée de l’air sénégalaise marque un tournant dans la modernisation de ses équipements et dans son approche face aux enjeux sécuritaires. L’accord traduit également une volonté affirmée de renforcer la souveraineté nationale dans le secteur aéronautique et de garantir une meilleure anticipation des défis liés à la sécurité régionale.
Ce développement s’inscrit dans une vision plus large, celle de la volonté du Sénégal de se positionner en leader dans le domaine de l’innovation technologique, non seulement sur le plan africain, mais aussi à l’échelle mondiale. Un pas de plus vers l’autonomie et la modernité, en accord avec les enjeux contemporains de défense et de souveraineté nationale.
GAINDESAT-1A, LE LION DE L’ESPACE CONTINUE SA MISSION
Le premier satellite sénégalais, GAINDESAT-1A, poursuit son exploration spatiale et apporte des données précieuses pour le développement du pays. Mis en orbite le 16 août dernier, GAINDESAT-1A effectue un tour complet de la Terre toutes les 90 minutes...
Le premier satellite sénégalais, GAINDESAT-1A, poursuit son exploration spatiale et apporte des données précieuses pour le développement du pays.
Mis en orbite le 16 août dernier, GAINDESAT-1A effectue un tour complet de la Terre toutes les 90 minutes, soit 16 passages par jour, dont deux au-dessus du Sénégal. Lors de ces survols, l’équipe du projet spatial SENSAT dispose d’une fenêtre de sept minutes pour interagir avec l’engin.
Baptisé en référence au lion, symbole national du Sénégal, GAINDESAT-1A (Gestion Automatisée d’Informations et de Données Environnementales par Satellite) joue un rôle clé dans la surveillance de l’environnement et l’observation de la Terre. Il permet notamment de collecter des données essentielles à la gestion des ressources naturelles, en particulier celles liées à l’eau.
Avec ce projet novateur, le Sénégal s’affirme comme un acteur émergent dans le domaine spatial et pose les bases d’un futur prometteur pour l’utilisation des technologies satellitaires au service du développement durable.
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA GOUVERNANCE LOCALE
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana, a présidé hier, jeudi 27 mars 2025, le lancement du Prix d'Excellence du Leadership Local, édition panafricaine 2025,
L’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique), en collaboration avec l’Union africaine et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA), a lancé hier, jeudi 27 mars 2025, le Prix d'Excellence du Leadership Local (PELL), édition panafricaine 2025. Un lancement effectué à travers un format webinaire, sous la présidence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana.
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana, a présidé hier, jeudi 27 mars 2025, le lancement du Prix d'Excellence du Leadership Local, édition panafricaine 2025, dont les soumissions se feront du 07 avril au 16 juin courant à travers une plateforme dédiée dont le lien est accessible sur le site et les réseaux de l’OIDP Afrique. Une initiative portée par l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique), en collaboration avec l’Union africaine et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA).
Selon les acteurs, ce prix entre dans le cadre de la promotion de la décentralisation, gouvernance locale et développement local en Afrique. Pour le secrétaire général de l'OIDP Afrique, Bachir Kanouté, «le PELL s’inscrit dans les recommandations de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) et des engagements adoptés par les Chefs d’État à travers la Charte Africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement local. Il vise à distinguer et primer les acteurs de l’écosystème de la décentralisation, gouvernance et développement engagés dans des initiatives innovantes favorisant l’accès aux services publics, la participation citoyenne et la gouvernance inclusive».
Et de signaler : «cette charte encourage les États parties à institutionnaliser des systèmes transparents de reconnaissance de l’excellence et de l’innovation dans la gouvernance et la décentralisation». Au-delà, ces objectifs, le PELL encourage également le partage des bonnes pratiques et des expériences inspirantes portées par les ministères, les Collectivités territoriales, les journalistes communicants, les universitaires-chercheurs, les enfants et jeunes créateurs et les citoyens transformateurs.
Rappelons qu’en plus de la présence du ministre Balla Moussa Fofana, par ailleurs vice-président de la Commission technique n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction publique et l’Administration, les Collectivités locales, le Développement urbain et la Décentralisation, ce lancement a vu la participation de plus de 200 participants venant de plus de 30 pays notamment l’Angola, le Benin, le Burkina Faso le Congo, la République Démocratique du Congo, les Etats-Unis, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Madagascar, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Togo, entre autres.