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6 avril 2025
Société
par l'éditorialiste de seneplus, pierre sané
LE GRAND DÉCLIN OCCIDENTAL
EXCLUSIF SENEPLUS - Le dollar s’incline, la force militaire se révèle impuissante, l’influence morale a disparu. C’est la fin de cette civilisation, la plus barbare de l’histoire de l’humanité. Soyons audacieux : pensons le monde post-Occident
Le déclin d’un empire est toujours une farce qui se termine en tragédie. Donald Trump est l’annonciateur de la tragédie qui s’en vient en accélérant la chute de l’empire.
Il se dit que le début de la période de l’extinction des dinosaures a provoqué un changement radical dans le comportement de ces créatures. Leurs rugissements étaient devenus assourdissants et leurs agissements extrêmement agressifs.
C’est exactement le cas aujourd’hui quand on observe ce qui se passe dans cet Occident et particulièrement aux États-Unis. Ca à commencé il y à longtemps par des mensonges sur les peuples conquis et soumis (la farce), suivis par des guerres interminables qui affaiblissent l’empire à l’international. Et ne soyons pas naïfs, Trump mènera des guerres quoiqu’on en dise, car il faut bien faire tourner le complexe militaro-industriel, première cotation à la bourse de Wall Street. Ajoutons les inégalités qui les rongent à l’interne et qu’ils refusent de corriger. Et je ne mentionne même pas des classes politiques pitoyables au pouvoir qui ne sont sûrement pas à la hauteur des défis. Ce sont plutôt des dirigeants Tik Tok alliés à des oligarques insatiables. On sait ce que ça a donné dans les 1920-1930.
Depuis la révolution néolibérale et néoconservatrice de Ronald Reagan, les politiques publiques américaines et européennes ont pris des voies surprenantes qui auront comme effets évidents de :
- diviser la société, d’encourager la division le long de lignes raciales et idéologiques, et d’amplifier les conflits qui créent la méfiance et affaiblissent l'unité nationale ;
- d’affaiblir l'éducation, d’abaisser progressivement les normes et d’éloigner l'attention de la pensée critique ; de créer une population plus facilement influencée et moins informée ;
- de nuire à la santé publique ; de promouvoir l'utilisation généralisée d'aliments malsains, de produits chimiques et pharmaceutiques conduisant à des maladies chroniques et à une dépendance programmée.
- de briser les liens communautaires, de saper les structures familiales et communautaires, en favorisant l'isolement et l'individualisme plutôt que le soutien collectif ;
- de contrôler le récit, en limitant la liberté d'expression et la censure des points de vue alternatifs, de créer une culture où les gens ont peur de parler ouvertement ;
Tout cela concourt au déclin que les initiatives de Trump vont accélérer. L’objectif étant d’enrichir les riches. Encore et encore. Les empires s’écroulent de l’intérieur.
La production intellectuelle sur le déclin de l’Occident et du capitalisme est aujourd’hui florissante, mais très peu voire aucun Africain ne s’y est aventuré. C’est regrettable. Je me souviens de la production intellectuelle sur la fin du communisme et de l’Union Soviétique qui a nourri les stratégies géostratégiques de “containment”du communisme par les Occidentaux. Ou de l’apport des intellectuels dans les révolutions dans le Sud global.
J’interpelle donc nos historiens, politologues, etc. pour qu’ils nous éclairent sur les implications de ce déclin de l’Occident afin qu’on puisse anticiper et agir.
Les dinosaures ont disparu et l’Occident disparaîtra. Le dollar s’incline, la force militaire se révèle impuissante, l’influence morale a disparu, la technologie se propage et la Chine s’impose déjà comme la première puissance économique mondiale en synergie avec les BRICS. Aujourd’hui le poids économique du G7, c’est 26% du PIB mondial ; le BRICS c’est 35%. Cherchez l’erreur. Peu à peu, l’Occident disparaît de nos imaginaires.
Après tout, on parle d’un ensemble qui ne représente que 7% de la population mondiale, mais qui continue à avoir l’arrogance de prétendre diriger le monde. Par la violence militaire. Mais on voit qu’Israel, le bras armé de l’Occident au Moyen Orient a perdu sa « guerre » à Gaza malgré l’horrible génocide commis contre les Palestiniens, s’inscrivant dans la longue tradition des horreurs infligées aux peuples du Sud global. En Ukraine, l’Otan s’apprête à subir la défaite la plus humiliante de son histoire et à ravaler son arrogance.
On pourrait croire qu’ils tireraient les leçons de ces déconvenues. Mais non! La seule solution pour le Sud global, c’est de leur infliger des défaites dont ils ne se relèveront plus jamais. C’est le prix à payer pour la paix mondiale.
Oui. C’est la fin de cette civilisation qui a été la plus barbare de l’histoire de l’humanité, comme on le voit à Gaza aujourd’hui. Brutalité, genocides, extermination, sauvagerie sont les marques de fabrique de ce que nous Africains entre autres avons connu. Maintenant ils sont en plus tétanisés par les conséquences de ce qu’ils ont infligé à notre environnement naturel tout en exigeant que tout le monde en paye le prix.
Il nous appartient désormais de réfléchir et de dialoguer avec le Brésil, l’Inde, la Russie, l’Iran, la Chine, l’Indonésie et l’Afrique unie à comment bâtir un monde meilleur. Laissons l’Occident s’enfermer dans sa forteresse et crouler dans ses contradictions internes avec sa population déclinante. Quant à nous, notre dynamisme démographique nous portera sur le toit du monde avec 41% de la population mondiale en 2100. Quoi qu’on dise, c’est un atout, sauf pour ceux qui ont peur de l’Afrique. C’est leur problème.
Nous avons mieux à faire : inventer le futur et laisser les dynosaures disparaître puisque que nous n’y pouvons rien.
Oui, le Sénégal est un petit pays mais rien ne nous empêche de penser le monde et d’imaginer une Afrique prospère, juste et puissante. Au Sénégal, nous avons le privilège d’avoir enfin depuis 60 ans un leadership patriotique intelligent et déterminé. Soyons audacieux : pensons le monde post-Occident. C’est après tout l’héritage de Cheikh Anta Diop.
par Mamadou Ndoye
ABDOULAYE DIEYE, UN BÂTISSEUR DE PONTS POUR LA DÉMOCRATIE
EXCLUSIF SENEPLUS – Il laisse derrière lui un héritage inestimable dans la lutte pour la démocratie. Son engagement intellectuel et son sens du consensus ont marqué les Assises Nationales, la CNRI et Sursaut Citoyen
J’ai appris avec une profonde tristesse, la nuit dernière, le décès du Professeur Abdoulaye Dièye. Étant hors de Dakar, je n’ai malheureusement pas pu lui rendre hommage en assistant à la levée du corps à l’hôpital Principal. À sa mémoire, je tiens à témoigner en reconnaissance de son inestimable contribution à la cause de la société civile et en particulier à celle de Sursaut Citoyen (SC). Je n’insisterai pas sur ses remarquables compétences professionnelles, ni sur le rôle éminent qu’il a joué dans le déroulement et les résultats des Assises Nationales (AN) et de la Commission Nationale de Réforme des Institution (CNRI). D’autres, mieux qualifiés que moi, ses collègues de l’Ucad et les leaders des AN, en ont témoigné éloquemment.
Ce que je veux souligner ici, c’est le pont qu’il a non seulement construit, mais incarné pour permettre une transition interactive et fertilisante entre les conclusions des AN et de la CNRI d’une part et le Pacte de Bonne Gouvernance Démocratique de SC d’autre part. La question n’était pas simple : fallait-il écarter les conclusions des AN parce qu’elles appartenaient à un passé révolu ou étaient insuffisamment adaptées aux réalités locales ? La réponse que le Professeur Dièye a aidé à élaborer : s’asseoir sur la légitimité établie et l’approche d’élaboration collégiale de la substance des conclusions des AN et de la CNRI pour ouvrir les portes du consensus national requis par le contexte d’incertitude née de la crise et de la violence, celui centré sur l’essentiel : le vivre ensemble libres, dans la paix, la justice et la solidarité.
Au-delà du sens ainsi donné au consensus national, son expertise et sa pertinence ont fortement contribué à l’identification des piliers de ce vivre ensemble : État de droit et ses principales caractéristiques (séparation et équilibre des pouvoirs, indépendance de la justice, primauté du droit, respect des libertés individuelles et collectives, égalité des citoyens devant la loi…), gouvernance responsable (transparente, équitable, redevable, participative, efficace et efficiente) ; administration non partisane, compétente et dévouée au service du public ; démocratie participative (centrée sur le citoyen et la promotion d’une citoyenneté consciente et active aussi bien dans l’exercice de ses droits et libertés que dans l’accomplissement de ses devoirs et obligations). Ce rappel thématique me semble d’autant plus opportun qu’il évoque des moments exceptionnels. Les membres de SC ont vécu ces instants avec le Professeur Abdoulaye Dièye.
Que ce soit dans les combats démocratiques contre l’arbitraire et la répression tous azimuts du régime Macky Sall, où le Professeur Dièye a pris toute sa place pour jouer pleinement son rôle d’intellectuel engagé et de militant démocrate à travers la lumière apportée aux débats publics sur ce qu’est le droit en la circonstance et grâce à ses fortes prises de position publiques, individuellement ou au sein de collectifs. Que ce soit dans les fameuses « conversations citoyennes », tenues en présentiel au Radisson Blu, ouvertes à distance à des centaines de participants à travers le monde et dont la plupart ont été animées ou modérées par le Professeur Dièye. À toutes ces occasions, les membres de Sursaut ont pu pleinement apprécier, au-delà de la large expertise juridique du spécialiste de droit, la profondeur du penseur et la pondération de l’homme.
Oui, sa modestie impressionnait autant que sa science. Un modèle à offrir à la jeunesse ! C’est sans nul doute une immense perte pour SC, la société civile et le monde universitaire. Alors, le meilleur hommage que nous pouvons lui rendre est de persévérer dans la lutte pour le triomphe des idéaux, des valeurs et des principes profondément humains qui ont guidé les combats qu’il a menés à travers les AN, le projet de la CNRI et le PBGD de SC.
Au nom de SC, j’adresse nos sincères condoléances à la famille du Professeur Dièye ainsi qu’à ses collègues et amis. Que la terre lui soit légère et que son âme trouve le repos dans un paradis à la hauteur de ce qu’il a été pendant son court voyage terrestre : un homme de bien.
Mamadou Ndoye est Coordinateur de Sursaut Citoyen, Groupe de réflexion et d’action pour la sauvegarde de la démocratie et l’État de droit.
LE PRÉSIDENT FAYE REND HOMMAGE À SON ANCIEN PROFESSEUR ABDOULAYE DIÈYE
Le professeur Dièye, reconnu pour son expertise en droit constitutionnel, était également un fervent défenseur d’institutions justes et solides, un engagement qui a inspiré de nombreux étudiants à poursuivre des carrières dans le domaine du droit.
Le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde tristesse suite au décès du professeur Abdoulaye Dièye, une figure emblématique du paysage académique sénégalais.
Ancien étudiant du Professeur à l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD), le Président a tenu à rendre hommage à un homme qui a su marquer de son empreinte des générations d’étudiants.
« J’ai appris avec une grande tristesse le décès du Professeur Abdoulaye Dièye », a déclaré le président Faye, soulignant l’impact indélébile que le professeur a eu sur ses élèves et sur la communauté universitaire dans son ensemble.
Le professeur Dièye, reconnu pour son expertise en droit constitutionnel, était également un fervent défenseur d’institutions justes et solides, un engagement qui a inspiré de nombreux étudiants à poursuivre des carrières dans le domaine du droit et de la gouvernance.
Le Président a également adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître.
« Le Sénégal perd une référence incontournable », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de l’héritage intellectuel et moral laissé par le Professeur Dièye.
Dans un élan de spiritualité, le Président Faye a prié pour que « ALLAH SWT, dans Son infinie miséricorde, l’accueille en son Paradis et lui accorde le repos Eternel ».
La disparition du Professeur Abdoulaye Dièye laisse un vide immense dans le milieu académique sénégalais.
L’ÉTAT DÉPLOIE UN DISPOSITIF D’AIDE EN SOUTIEN AUX VICTIMES DES ÉVÉNEMENTS 2021-2024
Parmi les mesures phares : une indemnisation de 10 millions FCFA pour chaque famille de victime décédée, la prise en charge médicale et psychologique des blessés, ainsi qu’une allocation de 500 000 FCFA pour les ex-détenus.
Face aux conséquences des événements survenus entre 2021 et 2024, l’État met en place un dispositif de soutien financier et social en faveur des victimes et de leurs familles. Trois mesures phares ont été annoncées.
10 millions FCFA pour les familles des victimes décédées
Chaque famille ayant perdu un proche recevra une indemnisation de 10 millions de francs CFA. D’autres aides accompagneront ce soutien :
Les orphelins mineurs obtiendront le statut de Pupilles de la Nation.
Les familles seront intégrées dans les programmes sociaux de l’État (Bourses de Sécurité Familiale, Couverture Sanitaire Universelle, Carte d’Égalité des Chances, etc.).
Un accès facilité aux financements publics sera mis en place pour favoriser l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.
Soins et accompagnement psycho-social pris en charge
Les personnes blessées ou tombées malades à cause des événements bénéficieront d’une prise en charge médicale et psychologique sur la base d’un dossier médical. Ce dispositif pourra également inclure leurs proches.
500 000 FCFA pour chaque ex-détenu recensé
Les anciens détenus concernés recevront une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA. Le versement sera effectué sur la base d’une base de données officielle établie par l’ANSD en collaboration avec le ministère de la Justice, les forces de l’ordre et les représentants des victimes.
Ces mesures, annoncées par Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, visent à alléger le fardeau des personnes affectées et à leur offrir des perspectives de réinsertion.
INCENDIE AU PORT DE DAKAR, LES SECOURS MAÎTRISENT LES FLAMMES
Après deux heures de lutte, les secours ont réussi à circonscrire le feu. L’origine du sinistre reste inconnue, et une enquête est en cours pour en déterminer les causes.
Un incendie s’est déclaré ce vendredi 31 janvier 2025 aux alentours de 15 heures au poste 14 du Môle 1 du Port de Dakar. Ce feu de classe A a mobilisé d’importants moyens d’intervention, notamment les équipes du Centre Opérationnel Polyvalent (COP), la Compagnie des Sapeurs-Pompiers, ainsi que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), appuyées par d’autres équipes du port.
Après deux heures de lutte, les secours sont parvenus à maîtriser les flammes, limitant ainsi les dégâts. Pour l’heure, l’origine de l’incendie demeure inconnue, mais des investigations sont en cours afin de déterminer les causes et d’établir d’éventuelles responsabilités.
Le Port Autonome de Dakar assure rester en état d’alerte permanent grâce à un dispositif opérationnel renforcé et une collaboration étroite avec les autorités compétentes. Il réaffirme son engagement à garantir la sécurité des infrastructures et la fluidité des opérations portuaires.
LE FRANÇAIS TOTALENERGIES QUITTE LE MALI, BENIN PETRO S'INSTALLE AU BENIN
TotalEnergies quitte le Mali. Le géant français des hydrocarbures a vendu ses activités au début du mois à Coly Energy Mali, une entité pilotée par la société béninoise Bénin Petro. Une reprise de la totalité des stations-services saluée par les autorités
TotalEnergies quitte le Mali. Le géant français des hydrocarbures a vendu ses activités au début du mois à Coly Energy Mali, une entité pilotée par la société béninoise Bénin Petro. Une reprise de la totalité des stations-services saluée par les autorités maliennes.
Bénin Petro et sa société soeur basé en Suisse, Neutron, conserveront les plus de 1 100 employés de TotalEnergies dans le pays. ils reprennent les 80 stations-services de la compagnie pétrolière, ainsi que la fourniture de carburant aux miniers et à l'aviation.
L’affaire a mis du temps à se boucler, presque une année. Mais c'est une aubaine pour Bénin Petro déjà présente au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Nigeria...
Notre organisation - Benin Petro
TotalEnergies quitte donc le Mali après plus de vingt-cinq ans de présence. Sans donner aucune explication. Même si certains observateurs nous le confirment, les relations avec la junte étaient tendues : harcèlement fiscal et grèves à répétition des employés auraient convaincu la multinationale française de quitter le pays. Les stations-services changeront de nom dans le courant de l'année 2025.
KOUNGHEUL VEUT REDUIRE LES INEGALITES SPATIALES ET ECONOMIQUES
Le Conseil départemental de Koungheul, dans la région de Kaffrine (centre), ambitionne, à travers le projet d’élaboration d’un schéma d’aménagement de développement territorial (SDADT), lancé récemment, de réduire les inégalités spatiales et économiques
Le Conseil départemental de Koungheul, dans la région de Kaffrine (centre), ambitionne, à travers le projet d’élaboration d’un schéma d’aménagement de développement territorial (SDADT), lancé récemment, de réduire les inégalités spatiales et économiques, a annoncé sa présidente, Socé Diop Dionne.
»Véritable outil de prospective à l’échelle du département, l’objectif visé à travers sa mise en œuvre est d’aider à réduire les inégalités spatiales et économiques, prenant en compte les défis et enjeux liés aux changements climatiques, à l’urbanisation, à l’énergie, à l’emploi des jeunes, à l’économie numérique, à la mondialisation entre autres », a-t-elle expliqué Mme Dionne.
L’élaboration de ce schéma, qui s’inscrit en droite ligne de l’Agenda national de transformation ‘’Vision Sénégal 2050’’, dont le troisième axe stratégique porte sur l’aménagement et le développement durable des territoires, est appuyé par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT).
Socé Diop Dionne s’exprimait au terme d’un atelier de lancement et de mise en place de la Commission départementale d’aménagement et de développement territorial (CDADT), sous la présidence du préfet du département de Koungheul, Souleymane Ndiaye.
Elle a affirmé que ce projet permettra à sa collectivité territoriale de s’inscrire dans la dynamique de la nouvelle vision du président Bassirou Diomaye Faye, qui a chargé son Premier ministre de la mettre en œuvre pour assurer le développement du pays à partir de ses ressources et de ses potentialités.
Plus spécifiquement, »le Conseil départemental de Koungheul pourra prendre toute sa place dans l’agenda national de transformation pour un Sénégal souverain, juste et prospère à l’horizon 2050 », a-t-elle dit.
Elle estime que »le SDADT de Koungheul sera un outil au service des acteurs territoriaux pour une bonne cohérence de l’action territoriale dont la mise en œuvre effective nécessite l’implication des différentes catégories d’acteurs des collectivités territoriales ».
‘’L’ambition des nouvelles autorités à travers cet axe stratégique est d’accompagner l’atteinte de la souveraineté économique par une option contrôlée et bien structurée d’aménagement durable des territoires’’, a indiqué Tidiane Sidibé, directeur général de l’ANAT.
D’après M. Sidibé, l’axe 3 de l’Agenda national de Transformation vise, entre autres, le développement des infrastructures et la gestion durable de l’environnement et des écosystèmes naturels, avec un développement territorial plus équilibré autour de huit (8) grands pôles territoires.
Le SDADT fixe les options d’aménagement et de développement et contribue à la mise en cohérence des projets de l’Etat, des collectivités territoriales et du secteur privé. Il organise de manière cohérente, prospective et durable, le développement du département de Koungheul’’, a-t-il souligné.
L’ANAT, décidant d’accompagner le département de Koungheul dans l’élaboration de son SDADT, au même titre que les départements de Fatick, Mbour, Guinguinéo et Goudiry, est consciente de l’importance du département dans la hiérarchie fonctionnelle des établissements humains au Sénégal mais aussi de ses énormes ressources et potentialités territoriales, a dit son directeur général.
‘’Avec la mise en place prochaine des pôles territoriaux de développement, le département de Koungheul aura une partition importante à jouer dans le pôle centre en termes de carrefour logistique’’, a soutenu Tidiane Sidibé, ajoutant que l’élaboration du SDADT devrait permettre au département de se projeter vers le développement, en tenant compte des nouveaux enjeux territoriaux.
LAT DIOP NIE TOUT DEVANT LE JUGE D’INSTRUCTION
L’ancien Directeur général de la LONASE a été entendu jeudi par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier. Ses avocats dénoncent l’absence de preuves dans les accusations et préparent une demande de liberté provisoire.
L’ancien Directeur général de la LONASE, Lat Diop, a fait face, jeudi, au juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF).
Selon un de ses avocats qui s’est confié au journal L’Observateur, l’ancien ministre des Sports a déclaré n’avoir jamais détourné un seul franc depuis qu’il est fonctionnaire de l’État. Et encore mieux, qu’il a eu à gérer beaucoup de postes avant d’arriver à la direction de la LONASE, mais il n’a jamais été pris à défaut dans sa gestion. Devant le magistrat instructeur, il a affirme avoir non seulement triplé le chiffre d’affaires, mais également créé plus de 1500 emplois.
Sur la dette de 380 millions d’impôts, Lat Diop déclare avoir trouvé à son arrivée 4 milliards FCFA de cumul d’impôts à la LONASE qu’il dit « avoir complètement épongé ».
En ce concerne les accusations de corruption formulées par l’ancien Dg de 1Xbet au Sénégal, Mouhamed Dieng, la défense de Lat Diop affirme que jusqu’ici aucun élément de preuve n’a été versé prouvant la remise d’argent.
« Depuis ses accusations, Mouhamed Dieng s’est réfugié à Dubaï. Il n’a même pas répondu à l’invitation de la DIC qui tentait d’organiser une confrontation avec notre client », se sont offusqués les avocats du responsable apériste. Ces derniers s’organisent pour déposer une demande de liberté provisoire en faveur de leur client.
LE MESSAGE DE SEYDINA ISSA THIAW LAYE AU TANDEM SONKO-DIOMAYE
Le fils aîné de Baye Abdoulaye Thiaw Laye, ancien Khalife général des layènes, a livré ses conseils aux nouveaux gouvernants. Il les a exhortés à se concentrer sur les véritables préoccupations des Sénégalais.
iGFM - (Dakar) Fils aîné de Baye Abdoulaye Thiaw Laye, ancien Khalife général des layènes, Seydina Issa Thiaw Laye a formulé des conseils aux nouveaux gouvernants, dans les colonnes du journal Le Soleil.
«Ousmane Sonko est un homme que je connais bien. Il est venu me voir deux fois chez moi, mais je ne connais pas le Président Diomaye. Les deux incarnent le visage du nouveau régime, nous prions pour eux.»
Le chaos évité de justesse
«Dieu a fait que j'avais des relations personnelles avec le Président Macky Sall mais aujourd'hui, Bassirou Diomaye Faye est le président de la République, élu démocratiquement. Si le Président Macky Sall avait suivi certains pyromanes de son camp, le pays serait dans le chaos. Il a organisé l'élection de façon démocratique et les vaincus ont très tôt félicité le vainqueur. Le lundi 25 mars 2024, les Sénégalais sont allés tranquillement au travail.»
«Diomaye est le Président de tous les Sénégalais et Layène n'est pas une communauté de maître chanteur. Maintenant, on a le courage de dire nos vérités si on n'est pas d'accord. Je l'exhorte à travailler pour le bien des Sénégalais parce qu'ils sont fatigués. Nous collaborons avec le nouveau pouvoir dans le sens positif du terme pour le bien des populations. Les autorités doivent mettre au centre de leurs préoccupations les intérêts du Sénégal et éviter ce qui peut déstabiliser le pays.»
Recommandations au tandem
«Si j'avais un message pour le tandem Diomaye-Sonko, c'est de voir les insuffisances de l'ancien régime pour amorcer le développement à partir de là. Macky Sall a fait beaucoup de choses, mais il y a des insuffisances, ce qui est normal. Le nouveau pouvoir ne doit pas suivre la rue.»
AMADOU BA, LE DÉPUTÉ FANTÔME
Depuis son installation comme député le 2 décembre 2024, l'ancien Premier ministre se fait particulièrement rare dans l'hémicycle, au point que sa présence lors du vote sur l'immunité de Farba Ngom a fait événement
Amadou Ba, chef de file de la coalition « Jamm Ak Njariñ » lors des dernières législatives et député non-inscrit, brille souvent par son absence depuis le début de cette 15e législature. Cette situation interroge sur les vraies intentions de l’ancien Premier ministre. Pour certains observateurs, cette posture découle d’une faible marge de manœuvre dans l’Hémicycle, alors que d’autres évoquent une subtile stratégie politique.
C’est un quasi-néophyte qui a pris place près des bancs de l’opposition à l’occasion de la plénière pour la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, vendredi 24 janvier 2025. Amadou Ba, en boubou traditionnel gris, n’a pas pris la parole, laissant ce privilège à Abdou Mbow (orateur contre la procédure) et Aïssata Tall Sall (défenseur du député), opposés à la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre et ses camarades de « Jamm Ak Njariñ » ont décidé de ne pas suivre l’initiative des députés de « Takku Wallu » qui, après l’intervention d’Abdou Mbow, avaient décidé de boycotter le vote pour la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Ce dernier fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie portant sur des deniers publics, corruption, trafic d’influence et fraude fiscale, entre autres ».
En guise de solidarité envers le responsable apériste, le nouveau parti d’Amadou Bâ, « La Nouvelle responsabilité », va publier, dans la foulée, un communiqué pour dénoncer « l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques », dont la dernière en date, dit-il, est la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom.
Cette plénière correspondant à la deuxième apparition d’Amadou Ba lors de cette 15e législature, après son installation, le 2 décembre 2024, marque-t-elle une rupture dans le positionnement politique de l’ex-ministre des Finances à l’Assemblée nationale ?
Son absence lors de la Déclaration de politique générale (Dpg) d’Ousmane Sonko, le 27 décembre dernier, a été considérée comme « une faute politique » dans la mesure où tout prétendant au statut du chef de l’opposition doit honorer de sa présence ce rendez-vous incontournable de la vie politique nationale. Mais, pour beaucoup d’analystes, cette situation découle d’un rapport de force désavantageux face à Pastef et « Takku Wallu », la première force de l’opposition au Parlement. Pour l’analyste politique Mamadou Sy Albert, ce désintérêt pour le débat parlementaire de la part d’Amadou Ba peut s’expliquer par son faible score lors des législatives.
« Amadou Ba qui a terminé deuxième de la présidentielle s’est retrouvé dans l’incapacité de former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale avec sept députés. Cette situation qui la place derrière « Takku Wallu » lui offre peu de marges de manœuvre et l’empêche de pouvoir peser dans les débats à l’Assemblée nationale », affirme-t-il. M. Sy a indiqué qu’Amadou Ba, qui est ainsi dans l’incapacité d’occuper le costume de chef de l’opposition parlementaire, doit désormais se concentrer dans la structuration de son parti en vue des prochaines échéances : locales en 2027 et présidentielle en 2029. « Amadou Ba est arrivé à l’Assemblée sous la bannière d’une coalition qui regroupe son parti et diverses forces politiques souvent issues de la gauche.
Son but sera d’utiliser sa position de député comme tribune politique afin de rallier le maximum de soutiens et de sympathisants en vue de la massification de son parti », affirme l’analyste politique. Dans la même dynamique, Ibrahima Bakhoum, ancien directeur de Publication de « Sud Quotidien », explique ce manque d’investissement d’Amadou Ba pour l’institution parlementaire par la nature de notre régime politique présidentiel. « Amadou Ba doit, en théorie, hériter du statut de chef de l’opposition avec sa place de dauphin à la présidentielle de mars 2024. Toutefois, l’Assemblée ne me parait pas le meilleur cadre d’expression pour lui.
Amadou Ba qui a recueilli le suffrage des Sénégalais ne peut pas brader son siège de député. Dans cette optique, il doit bâtir, avec ses équipes, une stratégie politique lui permettant d’enjamber l’institution parlementaire et d’apparaître comme une alternative crédible pour les prochaines échéances », souligne le journaliste analyste politique. Pour sa part, Pape Amadou Fall, ancien directeur de Publication du magazine « La Gazette », voit dans cette attitude de l’ex-ministre des Finances une stratégie politique bien réfléchie et visant à jouer la stratégie du temps.
« Amadou Ba, au regard des différents postes de responsabilité qu’il a eu à occuper au sein de l’État, était très attendu par les Sénégalais. Mais, connaissant la nature de l’homme, je crois qu’il veut se donner le temps pour marquer son espace et éviter toute saturation en se privant de bousculer et de harceler le nouveau pouvoir. Il entend ainsi se démarquer de l’opposition frontale au nouveau régime dans le but de s’offrir un champ d’expression plus dégagé dans le futur », affirme-t-il.
Amadou Bâ était arrivé deuxième à la présidentielle de mars 2024 avec 35,8 % des voix. Lors des législatives de novembre dernier, sa coalition, « Jamm Ak Njariñ », avait obtenu sept sièges.