SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
28 mars 2025
VIDEO
ATTIRER LES INVESTISSEURS AMÉRICAINS
Forum de Saint-Louis - Ouvrir une porte d'entrée, au Sénégal, pour le secteur privé américain - L'investisseur cherche avant tout un partenaire local - Entretien avec René Lake
Le patron de RSL Strategies, Rene Lake, est convaincu que l'investisseur américain n'est pas toujours ce partenaire arrogant qui vient pour imposer ses idées.
Au contraire, ce qu'il faut comprendre selon Lake, c'est que ce dernier a besoin de la validation locale qui est le gage de la viabilité de son projet.
Voir vidéo.
PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, BOUBACAR BORIS DIOP
CE VIEIL HOMME, NOTRE ENFANT…
Wade a desservi Karim, renforcé la cote de popularité de Macky tout en donnant de lui-même une image négative. En somme, trois coups de pierre contre sa réputation et contre la libération de son fils
Boubacar Boris Diop, Éditorialiste de SenePlus |
Publication 24/03/2015
Des analystes pourtant peu suspects de passion partisane continuent à regretter que la Crei n’ait été apparemment réactivée que pour juger Karim Wade. Même si on peut leur reprocher de tenir pour quantité négligeable ses co-inculpés ou d’oublier trop vite les nombreux dossiers déjà instruits, leur trouble mérite la plus grande attention. Il nous rappelle qu’au Senegal l’autorité publique n’a jamais vraiment su quelle attitude adopter à l’égard des auteurs de crimes économiques. C’est peu de dire que ces derniers, du fait de leur forte capacité de redistribution, sont plus souvent admirés que stigmatisés.
Il se raconte du reste, sous forme de blague populaire, qu’à des détenus ordinaires se plaignant des faveurs accordées à ces prisonniers de luxe, un régisseur aurait répliqué, excédé : «Ecoutez, ce n’est pas pareil, vous, vous êtes des voleurs alors qu’eux ont détourné !» Cette complaisance à l’égard de ceux qui dilapident nos maigres ressources s’explique-t-elle par le fait que le même personnel politique se partage le pouvoir depuis l’Indépendance ? L’hypothèse peut être avancée sans risque.
Le plus fascinant, c’est que Me Abdoulaye Wade, alias le «pape du Sopi», a été élu, après une exceptionnelle mobilisation populaire, pour briser ce cercle vicieux de la gabegie et de l’impunité. Quel Sénégalais peut s’en souvenir aujourd’hui sans un formidable éclat de rire ? Sous son règne, le système est devenu complètement fou ! Dès ses premières heures au Palais, il déclare à Idrissa Seck, qui l’enregistre en secret– drôle de gens, n’est-ce pas ?- : «Nos problèmes d’argent sont désormais derrière nous», avant d’ajouter cette phrase hallucinante : «Même les gangsters savent s’en tenir a un strict code d’honneur quand vient l’heure de se partager le butin.»
Il n’est dès lors pas étonnant qu’au cours de ses deux mandats à la tête du pays, on ait eu l’impression d’un gigantesque foutoir financier. Bien des cadres ayant travaillé avec Me Wade, en particulier ceux qui venaient de la Gauche, n’étaient pas des corrompus, loin s’en faut. Mais ceux qui l’étaient ne se sont pas du tout gênés. Les affaires en tous genres– terrains, trafic de devises voire de drogue– ont sans cesse défrayé la chronique et des milliers de gens qui tiraient le diable par la queue, ont amassé en peu de temps une colossale fortune.
Dans un petit pays à l’élite aussi «compacte», tout finit par se savoir, même, et peut-être surtout, ce que les medias choisissent, pour diverses raisons, de taire. Et– ne soyons donc pas si oublieux– Karim Meissa Wade, à la tête de moult ministères stratégiques, était au centre de tout. La justice lui demande depuis juillet 2014 de justifier l’accroissement phénoménal de sa fortune à l’époque où son père était chef de l’Etat. Il n’en a pas été capable et cela lui a valu une peine ferme de six ans et une amende de 138 milliards de francs Cfa.
On peut certes entendre les critiques des ONG des Droits de l’homme qui voient dans la Crei une juridiction d’exception violant les normes du droit international mais on a aussi eu le sentiment que pour ses avocats leur client, lâché par certains de ses prête-noms et complices, confondu sur des points importants, était devenu indéfendable. On les a donc davantage entendus en conférence de presse qu’à la barre du tribunal qu’ils ont du reste finalement boycotté. Il est d’ailleurs difficile de savoir à quoi ont bien pu servir les avocats étrangers supposés plaider en faveur de Karim Wade.
Malgré le gros cafouillage sur le compte de Singapour– un point, il faut le souligner, non pris en compte par le juge Henri-Grégoire Diop–, personne n’a été surpris par le verdict du 23 mars. Il n’y a pas lieu de se réjouir qu’une personne encore dans la force de l’âge soit obligée de rester quatre années en prison mais des dizaines de milliers d’autres Sénégalais purgent la même peine sans que cela n’émeuve personne.
L’avertissement vaut pour tous nos futurs chefs d’Etat. Ce qui arrive à Karim Wade doit leur faire comprendre qu’il est inadmissible et dangereux de détourner les suffrages populaires au profit de sa famille.
L’ex-président Wade, naguère tout-puissant, n’a rien pu faire pour sauver son fils. Il n’a même pas pu trouver un hôtel pour y organiser ce que le politologue Mbaye Thiam a appelé sur Sud FM «la dévolution paternelle du parti». Cela en dit long sur la brutalité de la chute de Wade. Il s’était pourtant montré si agressif à maintes reprises que le pays a eu de sérieuses craintes pour la sécurité des biens et des personnes le jour du verdict. A l’arrivée il y a eu plus de peur que de mal.
Me Wade, conscient de son faible pouvoir de nuisance ces temps-ci, s’y était sûrement attendu et c’est sans doute pour cela qu’il a fait de son fils le candidat du PDS à la présidentielle de 2017. Le projet, c’est de lui faire porter les habits de lumière du prisonnier politique, si populaire que le régime n’aura d’autre choix que de ne pas le maintenir en détention. Est-ce bien sérieux ? En vérité, cela s’appelle raisonner la tête à l’envers.
Tout d’abord, Karim Wade, qui n’a jamais remporté le moindre scrutin, est un binational. On le voit mal renoncer à son passeport français pour briguer les suffrages des électeurs sénégalais. Et au fait, dans quelle langue leur demanderait-il de voter pour lui ? C’est un point central que tout le monde semble avoir oublié. Sauf, probablement, l’intéressé lui-même et son père. Me Wade, qui a affronté tous les présidents, de Senghor à Macky Sall, sait bien ce qu’élection veut dire dans notre pays. Il serait étonnant qu’il entretienne au fond de lui-même la moindre illusion quant aux chances de son fils pour l’élection de 2017.
Il sait bien, pour le dire familièrement, que les carottes sont cuites.
Wade aura en effet tout essayé mais les appels du pied à l’armée n’ont pas eu plus d’écho que sa menace insolite de prendre le maquis. Et pour faire monter la tension, il ne s’est interdit aucune grossièreté à propos de la famille Sall. Ce faisant, il a desservi Karim Wade, renforcé la cote de popularité de Macky Sall tout en donnant de lui-même une image encore plus négative qu’à l’ordinaire. En somme, trois coups de pierre contre sa réputation et contre une cause, la dernière d’un vieux combattant, qui lui tient tant à cœur : la libération de son fils.
Une fin de parcours aussi douloureuse– il est des moments où le vieil homme suscite en effet une vague compassion– rappelle, toutes proportions gardées, celle d’Alboury Ndiaye. La tradition rapporte qu’au soir de sa vie, affamé et au bord de l’épuisement, le Bourba Djoloff fut obligé de voler une écuelle de lait dans l’arrière-cour d’une maison de Dosso, dans l’actuel Niger. Surpris par la propriétaire, il n’eut d’autre choix que de nier avec véhémence. En vain : un enfant l’avait vu en secret, qui témoigna contre lui. Il aurait alors déclaré à son griot : « J’ai été tout-puissant au Djoloff et voilà à quoi je suis réduit. Tout est perdu et je sais que ma fin est proche.»
Alboury Ndiaye, immortalisé entre autres par le dramaturge Cheik Aliou Ndao, a été peut-être le moins ambigu, le moins controversé de nos héros nationaux mais un cruel destin avait pris avantage sur le guerrier errant, panafricaniste avant la lettre. Du célèbre politicien libéral aussi, on peut dire, mais hélas pour de moins glorieuses raisons, que tout est perdu aujourd’hui, même l’honneur.
Il ne lui reste plus qu’à solliciter la clémence de celui dont il a dit tout récemment que jamais il ne serait au-dessus de Karim Wade. Peut-être s’exprimait-il ainsi en surestimant ses capacités à infléchir le cours de la justice. En homme qui a toujours cru au seul rapport de force, il est bien conscient d’être à la merci du régime de Sall. La surenchère verbale va rester de mise pendant quelque temps pour sauver les apparences mais il est très probable qu’il va bientôt jouer, en coulisses, la seule carte qui lui reste raisonnablement : solliciter la grâce présidentielle. Et si Macky Sall venait à céder aux pressions, l’on n’entendra probablement plus parler ni de l’homme Karim Wade ni encore moins du candidat sans peur et sans reproche. On peut supposer qu’il sera aussi oublié des Sénégalais que l’est à l’heure actuelle sa sœur. Le président pourrait être tenté de se montrer magnanime après avoir su se montrer ferme.
Qu’adviendrait-il des Bibo Bourgi et autres Mamadou Pouye, condamnées en même temps que Karim ? La question n’est pas simple car une libération générale ferait désordre dans l’opinion.
Quoi qu’il arrive, gardons-nous de jeter trop vite la pierre à Me Abdoulaye Wade. Ce quasi centenaire au regard perdu, si tragiquement solitaire, c’est nous-mêmes qui l’avons librement enfanté dans l’allégresse générale il y a une quinzaine d’années. Au-delà du sort personnel de son fils, c’est de cela que nous devrons nous souvenir demain et après-demain.
Enlevés le 3 mai dernier à Kaïlou (Ziguinchor) par une faction du mouvement indépendantiste MFDC et emmenés au plus profond de la forêt casamançaise, les démineurs otages font part, pour la première fois, de leurs conditions de détention et exposent leur vœu ardent de rejoindre «le plus tôt possible» leurs familles respectives. Dans la forêt, ils pratiquent la chasse et la pêche. Le journaliste et Reporter d'Image Christian Thiam de SenePlus.Com s'est entretenu avec les otages et plusieurs chefs militaires du MFDC dont César Atoute Badiate. Dans les toutes premières minutes de la vidéo, César Atoute Badiate s'exprime en diola mais les réactions des otages sont toutes en français.
Le voyage est long pour accéder au cantonnement militaire. Après plusieurs heures de conduite, il faut encore plusieurs kilomètres à pied pour accéder à la zone d’influence de César Atoute Badiate au fin fond de la forêt de Casamance. Un fief qui se «trouve bel et bien en territoire sénégalais», comme nous le précise le reporter de SenePlus.Com Christian Thiam qui a effectué ce voyage avec Jean Michel Mathiam un employé de la société sud-africaine Mechem pour qui travaillaient les otages.
Au plus profond de cette forêt, ils sont faits otages depuis le 3 mai 2013, loin de leurs familles, de leurs proches et de leur environnement social habituel. Cet enlèvement porte la signature d'une des factions séparatistes du Mouvement des Forces démocratiques de la Casamance (MFDC) dirigé par César Atoute Badiate.
Depuis que la vie de ces démineurs a basculé, personne ne les avait vu, ni entendu s'exprimer publiquement.
Assis sur des bancs en plein milieu de la forêt, les otages de César Atoute Badiate semblent en bonne forme physique. Pour la première fois, ils ont eu l’occasion de faire part de leurs conditions de vie et leur vœu ardent de retrouver leurs familles respectives.
Tout s’est passé sous l’œil vigilant du chef d’Etat-major du maquis César Atoute Badiate. C’est lui en premier qui prend la parole et s’exprime dans sa langue maternelle, le joola. Fixant droit la caméra, par moments, il expliqué les circonstances de sa rencontre avec Christian Thiam ainsi que l’objet de la visite de ce dernier dans le maquis.
A la suite, du général maquisard, c’est Charles Coly un des otages qui prend la parole. Serein, il confesse que depuis leur enlèvement, ses compagnons et lui n’ont été victimes d’aucune forme de maltraitance, ni de terreur de la part de leurs ravisseurs. En d’autres termes, ils ont été bien traités. Charles parle même de liberté de circuler dans les environs immédiats alors même qu’ils sont retenus comme otages.
«On est libre ici, on se déplace comme on veut»
«Depuis que nous avons été arrêtés, nous n’avons eu aucun problème. On a un peu marché, et cela c’est normal », a-t-il dit. Poursuivant son propos, Charles explique également que même la nourriture n’a jamais été un problème pour eux. «Nous allons à la pêche et à la chasse. On se déplace comme on veut », a-t-il souligné en tentant de se débarrasser des insectes de la brousse qui bourdonnent dans ses oreilles. Personne dans le maquis n’a jamais pointé une arme sur un otage pour lui ordonner d’exécuter une action, assure Charles.
En revanche, ce qui reste pénible et insupportable pour eux, c’est la séparation d’avec leurs familles respectives. «Le seul problème que nous avons, dit-il, c’est qu’on n’a pas nos familles». Doucouré, qui semble le plus jeune des otages qui ont fait face à la caméra, ne semble pas apprécier le propos très apaisants tenu par son collègue Charles.
Et il a tenu à marquer son désaccord, en prenant la parole : «On tient ici des discours pour dire que tout va bien… Mais on sera mieux chez nous», rétorque Doucouré, très ému avec une voix grinçante et empreinte d’émotion. «C’est bien beau de dire oui on n’a pas de problème. Mais nous, nous voulons rentrer chez nous le plus rapidement possible», a poursuivi l’otage.
«C’est très dur de vivre ici »
Gilbert Tendeng corroborant les propos de Charles, se dit persuadé qu’ils n’auront pas de problème. Seulement, reconnait-il «c’est dur de vive ici». Gilbert Tendeng se préoccupe du sort qui leur sera réservé après leur libération du point de vue professionnel. En effet, il craint qu’après leur libération, leurs familles respectives les déconseillent de continuer à travailler comme démineurs pour la société sud-africaine Mechem, parce que cette activité sera perçue comme une activité bien trop risquée.
Pour rappel, ils étaient douze démineurs travaillant pour la société sud-africaine Mechem, à être enlevés par la faction séparatiste du MFDC de César Atoute Badiate. Ils exécutaient tranquillement leur tâche ce 3 mai au soir dans le village de Kaïlou, (département de Ziguinchor), quand les rebelles ont fait irruption et les ont kidnappés.
Le général Badiate qui a commandité ce rapt estime que le gouvernement du Sénégal n’a pas respecter son engagement à arrêter le déminage dans les zones que le chef rebelle considère comme zone contrôlée par le mouvement rebelle.
Le 28 mai 3 femmes faisant partie des 12 démineurs ont été libérées pour des raisons humanitaires après une médiation des autorités de Bissau, de la Croix Rouge, le groupe de réflexion pour la recherche de la paix en Casamance, entre autres acteurs.
Mais auparavant le chef de l’Etat, Macky Sall avait commis, ce que plusieurs observateurs de la vie politique sénégalais avaient considéré comme "une maladresse" en affirmant dans une série d’entretien accordé à l’AFP que les « otages seront libérés », et que ce n’était «pas un problème». Ainsi, le président Sall en minimisant cet enlèvement a peut-être donné l'occasion aux ravisseurs de faire monter les enchères, ajoutent des analystes interrogés par SenePlus.Com.
Depuis 1982 la Casamance, sud Sénégal, fait face à une rébellion indépendantiste qui entrave le développement économique de cette région dû à l’insécurité : braquages, enlèvements, et autres assassinats.
TRADUCTION DES PROPOS DE CÉSAR ATOUTE BADIATE, AU DÉBUT DE LA VIDÉO
"Charles, bonjour à toi et à tes amis. Comme vous le savez, d’habitude nous effectuons des voyages. Et Dieu a fait qu’au cours de notre dernier voyage, avant hier, nous avons eu l’occasion de rencontrer ce monsieur qui voulait voir dans quelles conditions vous vivez.
Il faut dire que cela fait un moment qu'il souhaitait vous rencontrer mais nous avions estimé que n’aviez pas un assez bon moral pour que nous puissions donner une suite favorable à cette demande. Nous avions donc préféré reporter cette rencontre.
Mais comme maintenant vous êtes un peu plus habitués aux conditions de vie ici, j'ai pensé que cette fois-ci, il n'y avait aucun obstacle à ce que vous le rencontriez aujourd'hui. "
KORITÉ, TAMBA EN MARQUE DE VOLAILLE
A quelques jours de la fête de l’Aïd el-Fitr ou korité, marquant la fin du mois de ramadan, les aviculteurs de la région de Tambacounda, peinent à approvisionner correctement le marché local. Ils pointent des difficultés à mener cette activité...
A quelques jours de la fête de l’Aïd el-Fitr ou korité, marquant la fin du mois de ramadan, les aviculteurs de la région de Tambacounda, peinent à approvisionner correctement le marché local. Ils pointent des difficultés à mener cette activité du fait de la canicule qui sévit dans cette partie orientale du pays, des maladies qui affectent les poussins, de l’absence de couveuses pour l’incubation des œufs, mais également d’usines de fabrication d’aliments de volailles.
Jeudi, 28 mars et 26e jour du mois de ramadan, la fête de korité est dans tous les esprits dans toute la région de Tambacounda, où beaucoup de jeunes entrepreneurs ont jeté leur dévolu sur l’élevage de la volaille, un secteur, pourtant, à haut risque, disent beaucoup d’entre eux.
Aboubacar Tamega est le président de l’Association régionale de la promotion de l’aviculture à Tambacounda. Ce presque quinquagénaire s’active depuis 20 ans dans cette activité. Marié à deux épouses et père de 7 enfants, Tamega, passionné d’aviculture réside dans le quartier Sarré Guilèle. Il est propriétaire de trois poulaillers d’une superficie totale de 250 mètres carrés à Afia, sur la route de Goudiry, à la sortie de la commune de Tambacounda.
‘’J’ai trois grands bâtiments. J’élève dans le premier des pondeuses et dans les autres bâtiments, des poulets de chair. Pour la korité, la situation n’est pas favorable à Tambacounda. Depuis près de six mois, il y a un manque criant d’œufs hachés et d’œufs à couver’’, dit-il.
Pour ne rien arranger à la chose, un déficit de poussins au niveau national, qui se répercute sur la production locale, vient encore plus désoler le président de l’Association régionale de la promotion de l’aviculture.
A l’origine du mal : la difficulté à trouver des poussins
‘’Les accouveuses ne peuvent pas satisfaire la demande en termes de poussins’’ Il y a quelques mois, s’en procurer relevait presque d’une mission impossible, soutient-il.
Se contentant du peu de poussins qu’il y avait sur le marché, beaucoup d’aviculteurs de la région n’ont pas eu la quantité voulue. ‘’Je connais des avicultures qui faisaient entrer jusqu’à 2 500 poussins pour la korité mais cette fois-ci ils n’ont pu avoir que 1 000 poussins’’, déclare Aboubacar Tamega.
Pour la korité, il n’a ‘’pas fait d’entrée pour des raisons personnelles’’, mais il constate que le marché n’est pas bien approvisionné en poulets, comparé à la même période, l’année dernière.
Sur la route de Kandery, à la sortie de la ville de Tambacounda, la chaleur est à son apogée en cette fin de matinée. Mais, c’est là que Valda Fall a implanté son poulailler. Des températures en hausse n’ont pas d’emprise sur cette femme, qui combine passion et business.
Teint clair, taille imposante, Valda, du haut de ses douze ans d’expérience dans l’aviculture, a dû revoir sa production à la baisse, pour éviter certaines pertes dues aux conditions climatiques, entre autres.
Le prix du poulet varie entre 3 000 et 4 000 francs CFA
‘’Il arrive qu’on élève nos poulets jusqu’à 25 jours et puis, un matin, un virus les attaque, bonjour les dégâts !’’, relate-t-elle, se souvenant d’une mésaventure qui lui est arrivée. Cela lui a coûté une perte de presque 400 000 francs CFA et des prêts bancaires, pour des investissements à perte, à rembourser.
‘’Tous les aviculteurs de Tambacounda vivent la même situation. Nous ne comprenons pas ce qui se passe, pourtant nous sollicitons régulièrement les vétérinaires…’’ dit l’avicultrice qui ne termine sa phrase.
Avec les coups de production élevés, Valda pense qu’il est difficile pour un jeune entrepreneur tambacoundois, qui investit dans l’aviculture, de s’en sortir.
‘’Actuellement, on achète le carton de poussins entre 32 000 et 35 000 francs CFA, le sac d’aliment à 18 500 francs CFA. Sans compter le prix du transport et la paie de l’employé, qui gère le poulailler…’’, détaille la jeune dame. Et le prix du poulet, au marché central de Tambacounda, qui varie entre 3000 et parfois 4 000 francs CFA ne permet pas de rapidement rentabiliser les investissements, selon elle.
Ici, le tohu-bohu est à son comble. Il est 17 heures, et tout le monde est empressé, entre derniers achats, avant l’heure de la rupture du jeûne, en ce jour qui correspond à la Nuit du destin (marque la révélation du Coran au Prophète Mahomet (PSL) par l’ange Gabriel), selon la tradition islamique.
Dans ce marché, non loin du à côté du tribunal de Tambacounda, Aliou Diallo tient depuis plus 10 ans un magasin de vente d’aliments de volailles, d’œufs, de poulets et divers produits avicoles.
Plaidoyer pour des couvoirs et une usine de fabrication d’aliments de volailles
Allongé entre les sacs remplis, Aliou discute au téléphone avec son fournisseur, qui doit lui assurer une livraison de mille poulets depuis Dakar, pour la fête de Korité.
”Je suis obligé de le faire, parce que la production locale de poulets ne suffira à combler la demande, à cause de la forte chaleur qui sévit à Tambacounda. Les aviculteurs souffrent à cause de cette chaleur. C’est difficile d’avoir à Tambacounda un poulet avec un poids +normal+’’, dit-il, sans quitter du regard l’engouement qui prévaut dans son magasin.
Dans la région de Tambacounda, l’aviculture est mise à rude épreuve par l’absence d’usine de fabrication d’aliments de volailles et de couveuses suffisantes pour la production des poussins.
Ces difficultés rencontrées par les éleveurs font craindre au président de l’Association de la promotion de l’aviculture à Tambacounda une hausse du prix du poulet à l’approche de la korité.
‘’Dès l’instant que le produit manque, certains font de la spéculation pour avoir le maximum de bénéfices. Ce qui est injuste’’, condamne Aboubacar Tamega, estimant qu’il existe dans la zone une réelle opportunité pour le développement de l’aviculture, du fait notamment des zones aurifères de la région frontalière de Kédougou.
Il milite pour l’implantation d’une usine d’aliments de volailles et de couvoirs dans la région, pour la production de poussins. ‘’Les poussins achetés à Dakar arrivent à Tambacounda fatigués. Ce qui entraîne des pertes pour les éleveurs’’, indique-t-il, en plus de la canicule.
Ingéniosité et résilience
Pour déjouer cette forte chaleur, le président de l’Association des aviculteurs de Tambacounda trouvé une idée ingénieuse : aménager des palissades qu’il refroidit grâce à un système d’arrosage, afin d’offrir à ses pondeuses un microclimat.
”J’invite mes collègues aviculteurs à être professionnels. On peut élever à tout moment à Tambacounda. Il suffit juste créer son propre microclimat pour atténuer à chaleur. A titre individuel, même au mois d’avril, j’élève jusqu’à 2 000 poulets avec zéro mortalité’’, dit-il fièrement.
Mais il n’y a pas que la forte chaleur, qui impacte négativement sur l’élevage de volailles. Certaines maladies qui les affectent ‘fatiguent’’ les éleveurs.
‘’Aux mois de janvier et février dernier, nous avons souffert car elles ont fait des ravages. Les aviculteurs de la région ont enregistré des pertes énormes. Une solution des autorités pour trouver une solution à ce problème, qui survient souvent au mois de janvier et février, ne serait pas de trop’’, lance Aboubacar Tamega.
Valda Fall, elle, insiste pour un plus grand l’accès au crédit et au financement des femmes entrepreneures, de plus en plus présentes dans le secteur avicole, à Tambacounda.
Face à toutes ces difficultés, les aviculteurs de cette région oriental du Sénégal font preuve de résilience et d’adaptation. A quelques jours de korité, ils font tant bien que mal à satisfaire la demande pressante des populations, qui espèrent se procurer les poulets nécessaires pour passer en famille une belle fête.
CHIMAMANDA, L'ÉCRITURE RETROUVÉE
Après dix ans d'absence dans le domaine romanesque, la célèbre écrivaine féministe nigériano-américaine revient avec "L'Inventaire des rêves". Un roman qui explore la sororité entre quatre femmes africaines et revisite l'affaire Strauss-Kahn-Diallo
(SenePlus) - La célèbre écrivaine nigériano-américaine Chimamanda Ngozi Adichie, figure de proue du féminisme contemporain, est de passage à Paris pour présenter son nouveau roman très attendu, « L'Inventaire des rêves ». Lors d'un entretien accordé au journal Le Monde, l'autrice aborde avec franchise le blocage créatif qui l'a paralysée pendant une décennie, la genèse de son nouveau livre inspiré de l'affaire Strauss-Kahn, et livre son analyse sans concession sur la situation politique américaine.
Dix ans après le succès international d'« Americanah », Chimamanda Ngozi Adichie renoue avec la fiction qu'elle qualifie, selon Le Monde, comme « l'amour de sa vie, sa raison d'être, sa 'joie' ». Cette longue absence dans le domaine romanesque n'était pas volontaire, mais le résultat d'un blocage créatif profond. « J'étais bloquée, répond-elle, c'est aussi simple que cela », confie-t-elle au quotidien français.
L'écrivaine, née au Nigeria en 1977 et récemment naturalisée américaine, évoque avec une rare transparence les tourments liés à cette incapacité d'écrire : « Je me sentais totalement misérable, séparée de mon vrai moi », avoue-t-elle, ajoutant qu'elle « passait beaucoup temps à cacher aux autres qu'elle n'écrivait pas ».
C'est après avoir perdu successivement ses deux parents que la romancière a retrouvé le chemin de la création littéraire. Elle explique au Monde ce phénomène par une forme de connexion spirituelle : « C'est comme si ma mère m'avait ouvert une porte... » Un événement qu'elle ne cherche pas à rationaliser, mais dont elle revendique l'« intuition profonde ».
« L'Inventaire des rêves », ouvrage de plus de 600 pages décrit par Le Monde comme « un texte tonique et plein de sève », entrelace les destins de quatre amies africaines. « Cela faisait longtemps que je voulais mettre en scène des vies de femmes contemporaines », explique l'autrice qui souhaitait « montrer l'amitié qui les lie, la façon dont elles se comprennent, se soutiennent, explorer la 'sisterhood' [la sororité] ».
Le journal détaille les profils de ces protagonistes : Chiamaka (« Chia »), une Nigériane installée aux États-Unis qui a abandonné son emploi pour se consacrer à l'écriture de voyage ; Zikora, avocate tourmentée par un désir de maternité ; Omelogor, femme d'affaires aux opinions tranchées ; et enfin Kadiatou, femme de ménage guinéenne dont le parcours est inspiré de celui de Nafissatou Diallo.
Comme le rapporte Le Monde, le roman commence durant la pandémie de Covid-19, période durant laquelle les trois premières protagonistes s'interrogent sur leurs aspirations : « Les rêves des femmes sont-ils vraiment les leurs ? » La romancière confronte ses personnages aux injonctions contradictoires qui pèsent sur les femmes, créant une œuvre à la fois critique et engageante.
Le personnage de Kadiatou, d'après Le Monde, est librement inspiré de Nafissatou Diallo, la femme qui avait porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn en 2011. Dans le roman, son rêve américain se brise lorsque « dans une chambre, 'un Blanc tout nu, un client VIP', s'est rué sur elle et l'a laissée 'la bouche pleine d'asticots' ».
Chimamanda Ngozi Adichie explique au journal son indignation face à l'abandon des poursuites contre DSK : « Quand j'ai su que les poursuites avaient été abandonnées sous prétexte que Nafissatou Diallo avait menti au moment de sa demande d'asile, j'ai trouvé cela injuste et immoral. C'était une façon de dire aux femmes : si vous êtes agressées sexuellement, il faut, pour espérer obtenir réparation, que vous soyez parfaites en tout point. Or, qui est parfait dans la vraie vie ? »
Pour l'écrivaine, ce livre revient sur « une affaire trop importante pour être classée sans suite » et démontre comment « là où le droit ne s'exerce pas, la littérature peut rendre justice », en « redressant par l'écriture 'l'équilibre des récits' ».
Interrogée sur la situation politique américaine actuelle et le retour de Donald Trump, Chimamanda Ngozi Adichie livre une analyse sans détour : « Je pense qu'on a trop couvert la folie [de Trump]. Parce qu'elle est divertissante, d'un certain point de vue, la télévision l'a beaucoup trop relayée, imprudemment. C'est cela qui a fait Trump. Si ça n'avait pas été le cas, il n'aurait pas gagné le premier mandat. »
L'écrivaine déplore, selon Le Monde, l'obsession pour le divertissement qui caractérise la politique trumpienne, citant en exemple une récente humiliation du président ukrainien Zelensky : « Regardez, quand Trump humilie Zelensky à l'écran, ce qu'il dit à la fin c'est : 'Ça va faire un bon moment de télévision !' »
Face à cette situation, Adichie affirme avoir pris ses distances avec l'actualité : « Je ne veux pas qu'elle contrôle ma vie ». Ayant grandi « dans une dictature, au Nigeria », elle assure que la situation actuelle ne « changera rien » à sa créativité : « Je ne me laisserai certainement pas aller au désespoir. »
« L'Inventaire des rêves » de Chimamanda Ngozi Adichie, traduit de l'anglais par Blandine Longre, est publié aux éditions Gallimard dans la collection « Du monde entier » (656 pages, 26 euros).
QUALIFICATIONS COUPE DU MONDE 2026, CLASSEMENT DES MEILLEURS BUTEURS DE LA ZONE AFRIQUE
Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 battent leur plein en Afrique, et plusieurs attaquants se sont déjà distingués par leur efficacité devant le but. Voici le classement des meilleurs buteurs après 6 journées.
Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 battent leur plein en Afrique, et plusieurs attaquants se sont déjà distingués par leur efficacité devant le but. Voici le classement des meilleurs buteurs après 6 journées.
1. Mohamed Salah (Égypte) – 6 buts
L’inévitable Mohamed Salah porte l’Égypte sur ses épaules. Avec 6 réalisations en seulement quelques matchs, l’attaquant de Liverpool prouve qu’il reste l’un des joueurs les plus décisifs du continent. Son quadruplé contre Djibouti et plus récemment son but décisif face à l’Éthiopie permettent aux Pharaons de dominer leur groupe à quatre journées de la fin.
2. Mohamed Amoura (Algérie) – 5 buts
Étincelant avec Wolfsburg, l'attaquant de poche réédite ses performances en sélection. Avec 5 buts, Mohamed Amoura s’affirme comme un élément clé des Fennecs, notamment grâce à ses doublés contre le Mozambique et le Botswana lors de la dernière trêve.
3. Lassina Traoré (Burkina Faso) – 5 buts
Toujours jeune (24 ans), l'attaquant du Shakhtar continue de prouver son efficacité en sélection. Auteur de 5 buts, il a été déterminant pour les Étalons du Burkina Faso, inscrivant notamment un doublé décisif contre la Guinée Bissau. Son association avec Bertrand Traoré apporte une nouvelle dimension offensive aux Étalons.
4. Trézéguet (Égypte) – 5 buts
Dans l'ombre de Salah et Marmoush, Trézéguet joue un rôle clé dans la réussite égyptienne. Avec 5 buts, l‘ailier exilé au Qatar confirme son importance, notamment grâce à sa performance éclatante contre la Sierra Leone, où il a inscrit un doublé décisif.
5. Denis Bouanga (Gabon) – 5 buts
L’ailier du Los Angeles FC est en grande forme avec les Panthères du Gabon. L'ancien stéphanois devance de deux unités Pierre-Emerick Aubameyang comme meilleur buteur des siens avec 5 buts, faisant preuve de son sens du but lors d'un duel important avec la Gambie.
6. Jordan Ayew (Ghana) – 5 buts
Récemment intronisé capitaine par Otto Addo, en lieu et place de Thomas Partey ou de son frère André, pas convoqué, Jordan Ayew le rend bien à son coach. Avec 5 buts, l’attaquant de Leicester reste l’un des piliers du Ghana, et assure son rôle de leader dans une équipe en reconstruction.
7. Kamory Doumbia (Mali) – 5 buts
Peut-être moins attendu à ce niveau, Kamory Doumbia s’illustre avec le Mali. Auteur de 5 buts, le joueur du Stade de Reims a su saisir sa chance avec des Aigles globalement décevants, notamment grâce à une prestation mémorable contre les Comores où il a inscrit un doublé.
Classement des meilleurs buteurs des qualifications (Zone Afrique) :
Vincent Aboubakar (Cameroun)
Musa Barrow (Gambie)
Michael Olunga (Kenya)
Rayan Raveloson (Madagascar)
3 buts
Steve Mounié (Bénin)
Bertrand Traoré (Burkina Faso)
Sudi Abdallah (Burundi)
Bienvenue Kanakimana (Burundi)
Bryan Mbeumo (Cameroun)
Louis Mafouta (Centrafrique)
Myziane Maolida (Comores)
Emilio Nsue (Guinée Équatoriale)
Bereket Desta (Éthiopie)
Abubeker Nassir (Éthiopie)
Jim Allevinah (Gabon)
Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)
LES SCOUTS AU SERVICE DES PELERINS DANS LA MOSQUEE Al-HARAM JEUDI SOIR
Plus de 400 scouts de l’Association des scouts d’Arabie Saoudite ont activement participé à l’organisation et à l’accompagnement des pèlerins dans la Mosquée Al-Haram à La Mecque lors de la 27ème nuit du Ramadan
Plus de 400 scouts de l’Association des scouts d’Arabie Saoudite ont activement participé à l’organisation et à l’accompagnement des pèlerins dans la Mosquée Al-Haram à La Mecque lors de la 27ème nuit du Ramadan, rapporte l’Agence saoudienne de presse (SPA).
Cette opération s’est déroulée en coopération avec plusieurs autorités compétentes, selon la même source, ajoutant que ‘’les scouts ont joué un rôle crucial dans l’orientation des fidèles, la gestion des foules et le maintien de la fluidité des déplacements, contribuant ainsi à réduire l’encombrement dans les zones les plus fréquentées’’.
‘’Ils ont également apporté un soutien essentiel au secteur de la santé, en assistant les hôpitaux et centres médicaux, en guidant les patients et en prêtant main forte aux équipes médicales en cas d’urgence’’, salue l’Agence saoudienne de presse.
Elle note que ‘’cette initiative s’inscrit pleinement dans l’engagement annuel de l’Association à soutenir les services destinés aux pèlerins pendant le mois de Ramadan et le Hajj, en mettant en avant les valeurs de bénévolat et d’entraide’’.
Selon la SPA, ‘’les scouts saoudiens poursuivent leur mission auprès des pèlerins, illustrant l’esprit de volontariat et d’entraide qui caractérise leur mouvement. Ils assistent les pèlerins égarés en contactant leurs familles et en facilitant leur regroupement’’.
L’organe d’information du Royaume souligne aussi que ‘’’grâce aux applications mobiles, ils assurent également des services de traduction, aidant ainsi les pèlerins non arabophones à comprendre les consignes’’.
La SPA rappelle que ‘’ces actions s’inscrivent dans les programmes annuels de service public visant à renforcer les valeurs de solidarité et de bénévolat chez les jeunes’’.
LE PRIX DU RIZ, LA COMPTABILITE PUBLIQUE ET LA LOI D'AMNESTIE AU MENU DE LA PRESSE CE VENDREDI
Les parutions s'intéressent à la baisse annoncée du prix du riz, le débat sur la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et la comptabilité publique
La baisse annoncée du prix du riz, le débat sur la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et la comptabilité publique sont, entre autres, sujets au menu des quotidiens reçus, vendredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le Soleil ouvre sur la réduction du coût de la vie et annonce que ‘’le gouvernement brise le prix du riz’’.
‘’Le Conseil national de la consommation s’est réuni, jeudi, pour une révision du prix du riz brisé ordinaire. L’Etat et l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution ont convenu d’une baisse de 60 FCfa sur le kilogramme du riz brisé d’origine indienne, vietnamienne, thaïlandaise et myanmaraise. Le ministre a annoncé l’arrêté ministériel devant officialiser cette baisse dans les jours à venir’’, rapporte le journal.
‘’Le kg de riz va passer à 350 FCFA…’’, met en exergue Vox Populi. ‘’Le gouvernement reste fermement engagé pour soutenir ses citoyens en apportant des réponses concrètes aux défis sociaux Toutes les matières premières, on les surveille. Et dès qu’il y a une occasion de voir les prix en baisse, on va le faire’’, déclare le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop.
Selon Sud Quotidien, ‘’une baisse significative’’ du prix du riz sera annoncée le 3 avril par le chef de l’Etat.
Le même journal s’intéresse également à la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et note que ‘’le débat ne s’estompe pas’’.
‘’Le débat sur les propositions de loi interprétative de la loi d’amnistie est très loin de connaitre son épilogue. Au contraire ! Elles sont en passe de devenir des patates chaudes entre les mains du régime pastefien. Alors qu’une vingtaine d’organisations de la société civile appellent les députés à rejeter cette “loi interprétative”, qui doit être examinée le 2 avril 2025 à l’Assemblée nationale, Birahime Seck est venu enfoncer le clou. Dans son post publié hier, le coordonnateur du Forum Civil qualifie les propositions de +juridiquement lamentables at moralement injustes +. Ce qui conforte le Collectif des familles des victimes qui exige ni plus, ni moins l’annulation de l’amnistie’’, écrit Sud.
La publication relève aussi que ‘’pendant ce temps, la nouvelle plateforme dénommée +Coalition Ensemble pour Demain+ la juge +dangereuse+” et que ”face à ce méli-mélo, la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH-S) recommande l’avis du Conseil Constitutionnel’’.
Concernant ce texte législatif controversé toujours, Le Quotidien souligne que ‘’pour jouer les bons offices, la Commission nationale des droits de l’Homme au Sénégal a organisé hier un atelier de réflexion de haut niveau sur la question, avec l’appui technique et financier des Nations unies à travers le Haut-commissariat des droits de l’Homme, Onu-femmes (…)’’.
‘’L’objectif de cette rencontre, qui a réuni des acteurs compétents dans leur domaine, à savoir des universitaires, des parlementaires et d’éminents membres de la Société civile, est de réfléchir sur les impacts et les conséquences de cette loi interprétative dans le pays’’, explique le journal.
Le Quotidien évoque également les irrégularités révélées par la Cour des comptes sur les Finances publiques et souligne que ‘’si l’Etat décide d’engager des réformes audacieuses et crédibles comme le lui a exigé le Fonds monétaire international (Fmi), pour ficeler un nouveau programme de coopération, il peut compter sur le soutien de l’Ordre national des experts comptables’’.
‘’L’Onecca a annoncé hier, lors -de la 10ª réunion du Conseil de l’Association des ordres des experts-comptables en Afrique (Abwa, sigle en anglais), qu’il est +prêt à accompagner l’Etat dans la régularisation de certaines situations et d’aller dans le fond, afin d’éviter dans les années à venir de parler de dettes qui n’étaient pas retracées dans le rapport de la Cour des comptes+’’, rapporte la publication.
Selon L’As, ‘’les expert comptables offrent leur service à l’Etat’’.
Le quotidien EnQuête s’est livré à un exercice de fact-checking (vérification des faits) pour explorer ‘’la vérité derrière la dette cachée’’.
Le journal signale qu’’’ils sont nombreux, les observateurs, à confondre ou à faire l’amalgame entre +dettes cachées+ et malversations. Ce, malgré les précisions diplomatiques du chef de la délégation du Fonds monétaire international qui a effectué une mission au Sénégal ces derniers jours’’. Dans EnQuête, ‘’des experts expliquent les contours de la dette cachée qui ne rime pas forcément avec malversation’’.
UN EMPRUNT OBLIGATAIRE DE 150 MILLIARDS DE FCFA POUR STIMULER L’ÉCONOMIE
L’Etat du Sénégal, en partenariat avec Invictus Capital & Finance SA, a officiellement lancé ce jeudi son premier emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour l’année 2025. Cette levée de fonds locale, d’un montant de 150 milliards de FCFA...
L’Etat du Sénégal, en partenariat avec Invictus Capital & Finance SA, a officiellement lancé ce jeudi son premier emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour l’année 2025. Cette levée de fonds locale, d’un montant de 150 milliards de FCFA, s’inscrit dans une stratégie de mobilisation de ressources internes pour financer les investissements prévus dans le budget de l’Etat.
Un Engagement en Faveur du Patriotisme Économique
Cette opération historique, coordonnée par Invictus Capital & Finance, société de gestion et d’intermédiation financière locale, symbolise l’engagement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko en faveur d’une économie plus autonome et inclusive. En mobilisant l’épargne nationale, l’Etat du Sénégal entend renforcer sa souveraineté financière tout en stimulant la croissance.
Proposant des taux d’intérêt attractifs compris entre 6,40 % et 6,95 %, cet emprunt obligataire offre une opportunité intéressante pour les investisseurs institutionnels et particuliers. La cotation des obligations à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) garantira leur liquidité et leur attractivité sur le marché régional.
La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT), sous la supervision du Ministère des Finances et du Budget, assure le pilotage de cette opération. Invictus Capital & Finance agit comme arrangeur principal et chef de file, confirmant ainsi son rôle clé dans le dynamisme du marché financier régional.
Avec une solide expérience en la matière, la SGI avait déjà mobilisé d’importants fonds pour l’Etat du Sénégal : 139 milliards de FCFA en juillet 2023, 137 milliards de FCFA en mars 2023, et 202 milliards de FCFA en janvier 2024. La société a également orchestré des opérations d’envergure pour des acteurs privés comme le Groupe EDK SA (10 milliards de FCFA), Sonatel (75 milliards de FCFA) et pour l’Etat ivoirien (90 milliards de FCFA en 2024).
Des Perspectives Économiques Prometteuses
Selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI), la croissance économique du Sénégal devrait atteindre 9,3 % en 2025, portée par le démarrage de la production de gaz du projet Greater Tortue Ahmeyim. Toutefois, l’Etat fait face à des défis budgétaires avec un déficit prévu à 7 % du PIB, en baisse par rapport aux plus de 10 % observés antérieurement.
La dette publique, actuellement estimée à 99,67 % du PIB, demeure un sujet de préoccupation. Cependant, la stratégie de mobilisation des ressources internes et la rigueur budgétaire devraient contribuer à sa maîtrise.
En privilégiant une gestion transparente des fonds mobilisés et en maintenant une politique fiscale efficace, l’Etat du Sénégal entend restaurer la confiance des marchés et assurer une croissance durable. Cette opération traduit la volonté des autorités de renforcer l’indépendance économique du pays tout en offrant aux citoyens et aux investisseurs un instrument financier sûr et rentable.
L’ARMÉE DE L’AIR RENFORCE SES CAPACITÉS OPERATIONNELLES ET TECHNOLOGIQUES
À l’occasion des festivités du 4 avril célébrant la fête de l’Indépendance du Sénégal, un partenariat stratégique majeur a été annoncé entre l’Armée de l’air sénégalaise et Dr Drone Dynamics.
À l’occasion des festivités du 4 avril célébrant la fête de l’Indépendance du Sénégal, un partenariat stratégique majeur a été annoncé entre l’Armée de l’air sénégalaise et Dr Drone Dynamics. Cette collaboration se concrétise à travers la signature d’une convention, visant à renforcer les capacités technologiques et opérationnelles des Forces armées sénégalaises, dans un secteur clé pour la défense et la sécurité : les drones.
Sous le thème « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées », cette alliance s’inscrit dans une dynamique nationale visant à promouvoir l’autonomie technologique et industrielle du pays. En mettant l’accent sur les expertises locales et l’intégration de technologies de pointe, l’initiative a pour ambition de positionner le Sénégal comme un acteur clé de l’innovation technologique en Afrique de l’Ouest.
Dr Drone Dynamics, reconnu pour son savoir-faire dans la conception de systèmes de drones et la formation dans ce domaine, apportera son expertise pour soutenir l’Armée de l’air sénégalaise dans la création de solutions stratégiques adaptées aux besoins de défense. Ce partenariat a également pour objectif de stimuler la recherche et l’innovation, deux éléments essentiels à la modernisation des capacités de défense du pays.
Avec ce partenariat, l’Armée de l’air sénégalaise marque un tournant dans la modernisation de ses équipements et dans son approche face aux enjeux sécuritaires. L’accord traduit également une volonté affirmée de renforcer la souveraineté nationale dans le secteur aéronautique et de garantir une meilleure anticipation des défis liés à la sécurité régionale.
Ce développement s’inscrit dans une vision plus large, celle de la volonté du Sénégal de se positionner en leader dans le domaine de l’innovation technologique, non seulement sur le plan africain, mais aussi à l’échelle mondiale. Un pas de plus vers l’autonomie et la modernité, en accord avec les enjeux contemporains de défense et de souveraineté nationale.