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26 février 2025
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LE DÉSIR FRANÇAIS DE RECOLONISATION
60 ans d'indépendances formelles... et toujours l'ombre de la Françafrique. Boubacar Boris Diop, Aminata Dramane Traoré et Abdou Aziz Ndao décryptent dans un riche échange, les ambitions impérialistes d'une puissance résolue à conserver ses intérêts
Dans le 10ème épisode de son émission "Où va le Sénégal ?", le chercheur Florian Bobin recevait l'écrivain Boubacar Boris Diop, l'essayiste Aminata Dramane Traoré et le militant Abdou Aziz Ndao. Un échange percutant qui remet en cause la présence militaire française jugée néo-coloniale au Sahel.
Décryptant les récentes déclarations du général Lecointre sur un possible retour en force au nom des "intérêts" français, les invités dénoncent les cibles impérialistes de l'Hexagone. Boubacar Boris Diop évoque « un désir de recolonisation » tandis qu'Aminata Traoré pointe « un agenda de prédation » niant la démocratie.
Le Sénégal est vu comme un maillon clé du dispositif français, avec ses bases stratégiques à Dakar. Malgré l'alternance, on espère que le nouveau régime résistera aux pressions pour exiger le départ des troupes étrangères.
Échaudée par son échec cuisant au Mali, chassée par la fronde populaire, la France cherchait à se refaire une santé en embarquant d'autres puissances dans une nouvelle croisade militaro-économique contre la Russie et la Chine émergentes.
Face à ce risque, les intervenants appellent à l'unité africaine pour briser le jeu néo-colonial via une véritable souveraineté économique, politique et stratégique.
ANNIE JOUGA DÉNONCE LE LAXISME FACE À L'ACCAPAREMENT DU LITTORAL
Bien qu’elle salue l’arrêt des travaux sur la corniche, l'architecte craint que l’histoire ne se répète comme lors du premier arrêt ordonné par Macky Sall. À l'en croire, il faut démolir réellement tous les constructions illégales sans exception
Architecte née à Dakar, Annie Jouga estime qu’il y a effectivement urgence à agir pour sauver la corniche dont la vocation a été dévoyée.
Tout en saluant la décision prise par Bassirou Diomaye Faye, Annie Jouga déclare : “Cette décision, on l’attendait depuis longtemps. Maintenant, ce n’est pas une première. Macky Sall avait arrêté les travaux sur la corniche. On sait ce que cela a donné. J’espère que cette fois-ci sera la bonne.”
À son avis, il n’y a pas à faire la différence entre hôtels et autres constructions. “Il faudrait surtout éviter de faire du deux poids, deux mesures. J’entends certaines personnes dire qu’on ne peut pas tout casser. Mais pourquoi deux poids, deux mesures ? Soit on démolit, soit on laisse comme ça. À défaut de démolir, on peut mettre des taxes élevées de sorte que les concernés eux-mêmes vont quitter les lieux...”, préconise-t-elle.
À ceux qui s’interrogent sur la pertinence des démolitions, elle donne l’exemple des nombreux projets d’infrastructures de l’État dans lesquels on démolit bien plus d’immeubles à coups de plusieurs milliards de francs. “Pourquoi pas la corniche ?”, se demande-t-elle.
Le problème, selon elle, ce n’est pas seulement la vue sur la mer. Il est aussi d’ordre écologique et sanitaire. Par exemple, souligne-t-elle, Terrou-bi a été construit sur le terrain des gens qui devaient gérer l'île de la Madeleine. “C’est là où les oiseaux venaient se nicher auparavant. Mais en construisant cette route, on a créé toute cette situation”, regrette Mme Jouga. Cela dit, elle a tenu à rappeler que même si cela a pris certaines proportions à partir des années 2000, l’occupation de la corniche date des années Senghor. “Contrairement à ce qu’on dit, ce processus n’a pas démarré avec Wade. Le président Senghor avait déjà donné des autorisations de construire sur cette corniche. Si vous cherchez les premiers occupants de cette corniche, vous verrez que c’était des ministres de Senghor. L’affaire ne date donc pas de 2000”, fulmine l’architecte qui plaide pour que tout soit enlevé.
Annie Jouga demande surtout aux autorités d’aller jusqu’au bout en situant les responsabilités, car ceux qui construisent ont bénéficié de la complicité de certains hauts fonctionnaires. “Il faut nous dire comment ces terres sont extraites du domaine public maritime pour devenir d’abord des baux et ensuite des titres fonciers. Le problème est à ce niveau. Il faut situer les responsabilités. Le DPM, il faut le savoir, c’est à partir d’un certain point en bord de mer jusqu’à 100 m. Tout ce qui se trouve dans cet espace doit être enlevé”, a-t-elle renchéri, non sans rappeler que cette zone était autrefois déclarée zone non aedificandi.
DIOMAYE CASSE TOUT
En décidant de stopper les chantiers sur les corniches, le président de la République entend préserver le littoral dakarois. Pourtant, ni l'administration ni les ayants droit ne semblent avoir été dûment informés. Une démarche qui interroge
Même si l'intention est "noble", la démarche pose de sérieux problèmes quant à la légalité et à l'équité.
Robert Mugabe s'était levé un jour et avait instruit de récupérer les terres agricoles détenues par des Blancs. Diomaye s'est levé un jour et a instruit de faire cesser tous les travaux sur les corniches Ouest et Est de Dakar jusqu'à Guédiawaye. On aurait mis le conditionnel, si ce n'était pas la sortie du patron de la Direction de la surveillance et du contrôle de l'occupation du sol (Dscos).
En effet, dimanche dernier, dans l'émission "Point de vue" RTS1, Pierre Goudiaby Atépa avait pris beaucoup de Sénégalais de court, en annonçant que le président Diomaye avait suspendu les chantiers sur les corniches de Dakar. "Au moins, ils ont fait arrêter toutes les constructions sur le littoral, sur la corniche, depuis avant-hier", réjouissait le président du Club des investisseurs sénégalais, qui n'a pas manqué de rappeler au Premier ministre Ousmane Sonko sa promesse "de tout raser, s'il devient président de la République".
La mesure, pour la plupart des Dakarois, est salutaire. Mais pour ce qui est de la manière, il y a énormément à dire. Le plus bizarre, c'est que ce n'est ni la présidence qui informe les Sénégalais ni aucun de ses démembrements. À la place, c'est un homme d'affaires qui, lui-même, est accusé d'avoir fait plusieurs affaires sur la corniche qui est monté au créneau pour vendre la mèche. Pendant ce temps, ils étaient nombreux les fonctionnaires concernés par la mise en œuvre de la mesure, mais qui n'étaient pas eux-mêmes informés. Certains ne l'ont appris qu'hier, à travers la presse qui a largement repris le célèbre archi-tecte. Ce haut fonctionnaire témoigne : "La manière de procéder pose véritablement problème. On dirait un club. Les gens s'enferment entre quatre murs, arrêtent des mesures, sortent et font des déclarations. Cela est source d'un vrai malaise dans l'Administration", regrette-t-il.
Triomphant, Atépa, lui, estime qu’un jalon important a été posé. Il faudrait maintenant aller bien plus loin, en démolissant tout simplement ce qui doit l’être. Tout en atténuant le propos de Sonko en reconnaissant que tout ne peut être démoli, il donne les exemples du Maroc et de la Côte d’Ivoire, pour montrer qu’il est bien possible de rendre la plage aux populations. “Le roi du Maroc a fait détruire 400 immeubles qui étaient sur le littoral. Plus proche de nous, Alassane Ouattara a aussi dégagé ce qui devait l’être. Il faut juste avoir le courage de le faire”, souligne-t-il, non sans préciser que pour les hôtels, il faut miser sur des aménagements concertés.
Un haut fonctionnaire : “On dirait un club. Les gens s’enferment, prennent des mesures et sortent pour faire des déclarations.”
Patron de la Dscos, Papa Saboury Ndiaye, lui, semble bien avoir été mis au parfum. Sur Seneweb, il est revenu avec on ne peut plus de détails sur cette affaire. À ce stade, estime-t-il, il n’est pas question de démolition, mais plutôt d’une mesure conserva- toire en attendant de faire l’état des lieux. “On n’a encore rien démoli. Mais par mesure conservatoire, les travaux sont arrêtés pour permettre à tous ceux qui sont en train de travail- ler de s’arrêter un moment et permet- tre de faire le point”, a précisé le colo- nel Ndiaye. Aux confrères de Seneweb, il a expliqué que “les auto- rités veulent d’abord éplucher les documents de ceux qui y construi- sent, savoir comment ils leur ont été délivrés, ceux qui leur ont délivré les documents et la nature des construc- tions”. Seront concernés tous les tra- vaux situés sur la corniche-Ouest, la corniche-Est et la bande des filaos. Il a rappelé que “la corniche-Ouest commence au Cap manuel, s’étend sur Terrou-bi, la mosquée de la Divinité, l’hôtel King Fahd Palace, la plage de la BCEAO jusqu’à celle de Diamalaye. La corniche-Est, elle s’étend du Cap manuel à la plage longeant la route de Rufisque, en passant par l’ambassade de France, le palais présidentiel et le port”.
Mais où est donc l’acte administratif sur lequel repose cette suspension des chantiers sur le littoral ? Quand et où a-t-il été pris par les autorités ? Les titulaires de titres ont- ils reçu notification de cette suspension ? “EnQuête” a tenté de joindre le patron de la Dscos, mais en vain. Quoi qu’il en soit, le procédé fait en tout cas jaser jusqu’au sein de l’Administration, où certains fonctionnaires décrient la manière qui a été utilisée pour les informer.
De la nécessité d’encadrer la mesure
De l’avis de certains juristes, l’abus n’est pas à discuter dans cette affaire. “Même si le président a le pouvoir de prendre ce type de décision, il ne peut pas se lever un jour et le décréter de manière aussi informelle. On ne peut pas prendre une telle décision sans l’encadrer. Ça pose un véritable problème”, indique ce spécialiste du droit immobilier.
De plus, insiste-t-il, une telle mesure doit être encadrée non seule- ment dans le temps, mais aussi dans son objet. “Ces gens ne se sont pas levés et sont venus construire sur le littoral. Ils sont titulaires d’un droit plus ou moins établi. Et générale- ment, c’est la même Administration qui leur a donné ces titres sur la base de la même législation. Au nom de quoi on va leur dire que leurs titres sont illégaux ? C’est trop léger, à mon avis, au-delà de la manière qui pose véritablement problème dans un État de droit”.
Il aurait été plus judicieux, selon nos interlocuteurs, de mieux encadrer la mesure, “par exemple, en visant un certain type de logements, être plus précis sur la distance concernée par rapport à la mer, quel genre de construction... Il faut égale- ment déterminer de quel titre on parle : les baux, les titres fonciers ou des occupations sans droit ni titre”, commentent nos interlocuteurs non sans reconnaître la pertinence de s’intéresser à ce qui se passe dans le secteur.
Divergences autour de la légalité de l’occupation
Au-delà de la mesure portant sus- pension des travaux sur le littoral, le débat porte aussi sur le caractère légal ou non de l’occupation du littoral. Sur cette question de l’occupation du littoral, les juristes sont divisés. Alors que certains invoquent la loi sur le droit public maritime pour soutenir qu’on ne doit pas y ériger des constructions autres que celles qui peuvent être enlevées facile- ment, d’autres rappellent qu’il est bien possible de déclasser ces terres et de les verser dans le domaine de l’État. “Si l’État est dans une logique de considérer ces constructions comme étant illégales, la question qui se pose serait de savoir s’il peut faire du deux poids, deux mesures. Il va devoir soit tout démolir soit tout laisser” tient à prévenir ce spécialiste du droit immobilier.
L’autre option, c’est d’exproprier pour cause d’utilité publique, tout en indemnisant les personnes victimes d'expropriation. Ce qui risque de lui coûter des milliards de francs CFA. Notre expert explique : “Le risque, c’est de se retrouver avec des plain- tes devant les tribunaux. Je pense qu’il n’y avait aucune urgence. L’État pouvait se prémunir en faisant les choses convenablement, comme cela se fait dans un État de droit. Il devait sommer les gens de présenter les titres dont ils disposent. Ensuite, s’il y a lieu, saisir la justice pour se prononcer sur la légalité ou non de ces titres. Dans un État de droit, l’État doit également se soumettre aux lois et règlements.”
En attendant d’en savoir plus sur cette mesure de Diomaye, certains se préoccupent des dommages qui risquent d’être causés aux occupants. Généralement, ces derniers contractent des dettes auprès des banques pour la mise en œuvre de leurs pro- jets. “Certains doivent revendre, rembourser leurs prêts... Ce serait injuste de les faire payer, d’autant plus que la plupart ne sont responsables de rien. Il faut savoir qu'en général, ceux qui spolient, ce sont les gens de l’Administration. Pas ceux qui construisent. Les gens sont là après une, deux ou troisième revente parfois. C’est des gens qui, souvent, achètent de bonne foi.”
Aussi, notre source, la mauvaise foi ne se présume pas. “La bonne foi, en toute chose, elle est présumée ; tu ne peux pas te lever et dire que la personne est de mauvaise foi”.
Atépa mouillé dans l’occupation du DPM
Dans sa sortie sur la RTS1, Pierre Goudiaby Atépa a dénoncé l’appropriation privative du littoral par quelques privilégiés dans des conditions scandaleuses. Il revient sur le procédé : “On l’achète à 2 450 F le m2 ; on se fait octroyer un bail ; on prend le même terrain, on s’organise pour le faire déclasser et le transformer en titre foncier. Ils prennent ce titre, ils l’amènent à la banque. La banque leur donne l’équivalent d’au moins un million de francs CFA le m2. Ils le revendent à 1,5 million le m2. C’est scandaleux”, dénonce-t-il. Pour lui, l’État devrait démolir ce qui doit l’être, pour le reste, mettre en place des taxes qui devraient revenir à la municipalité. “Nous avons suggéré des taxes de privilège sur le littoral. Quand vous faites un immeuble avec vue sur la mer, les locations ou ventes sont augmentées d’au moins environ 30 % qui reviennent à la municipalité”, a-t-il expliqué, non sans insister que “le domaine public maritime appartient à tout le monde”.
De l’avis de ce haut fonctionnaire, il y a certes une part de vérité dans ce que dit l’architecte. Seulement, ajoute-t-il, il faut aller jusqu’au bout en cherchant qui a vendu ces terrains sur le littoral. “En tant que journaliste, allez chercher qui a vendu l’hôtel Azalai à ses actuels propriétaires ; aller voir qui a vendu une partie du Terrou-bi ; allez voir qui a vendu la cité Yérim Sow ; allez voir qui est derrière la cité Atépa ; allez voir qui a construit sur la bande des filaos à Guédiawaye...”, interroge-t-il dans une allusion à peine voilée. Par ail- leurs, notre interlocuteur qui s’interroge sur le projet de l’architecte rappelle que la plupart de ces terrains ont été vendus sous Wade, pendant qu’il était son conseiller.
SENELEC-AKILEE, LES INFRACTIONS RETENUES PAR L’OFNAC SUR UNE AFFAIRE DE 187 MILLIARDS FCFA
L’Ofnac a retenu les infractions suivantes : escroquerie et tentative d’escroquerie portant sur les deniers publics, détournement de deniers publics et complicité, comptable de fait et complicité, violation des dispositions du code des marches publics...
Au total, 12 rapports d’enquêtes de l’année 2023 ont été finalisés. Mais l’Ofnac n’a pas donné les éléments des investigations qui devront être examinés par l’assemblée. Parmi ces dossiers figure le contrat Senelec-Akilee qui avait fait grand bruit. Dans son rapport, sur les conclusions des rapports d’enquêtes clôturés de l’année 2023, l’Ofnac a retenu les infractions suivantes dans l’affaire Senelec-Akilee : «escroquerie et tentative d’escroquerie portant sur les deniers publics, détournement de deniers publics et complicité, comptable de fait et complicité, violation des dispositions du code des marches publics, fraude fiscale».
187 milliards FCFA en jeu
Pour rappel, Akilee est une filiale de la Senelec qui détient les 34%, mais gérée par Amadou Ly. Le contrat a été signé sous Makhtar Cissé. Mais à son arrivée, l’actuel Dg de la Senelec, Papa Mademba Bitèye, a souhaité renégocier le contrat avec le fournisseur de compteurs intelligents qui est de 187 milliards FCFA. Le président de la République, Macky Sall, après avoir reçu les parties prenantes, avait décidé que ce contrat ne sera pas appliqué.
LE SÉNÉGAL IMPORTE 70 À 80 % DE SES BESOINS ALIMENTAIRES, SELON MABOUBA DIAGNE
‘’En raison de la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché international, les importations alimentaires ont un effet très négatif sur la balance commerciale. Le Sénégal importe plus de 1.070 milliards de francs CFA en denrées alimentaires’’.
Dakar, 30 avr (APS) – Les importations sénégalaises de denrées alimentaires représentent 70 à 80 % des besoins de consommation du pays et s’élèvent en moyenne à 1.070 milliards de francs CFA par an, a déclaré, mardi, à Dakar, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne.
‘’En raison de la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché international, les importations alimentaires ont un effet très négatif sur la balance commerciale. Le Sénégal importe plus de 1.070 milliards de francs CFA en denrées alimentaires’’, a signalé M. Diagne.
Il intervenait à un atelier d’évaluation provisoire du Programme conjoint Sahel en réponse aux défis Covid-19, conflits et changements climatiques (SD3C). Le SD3C est mis en œuvre au Sénégal et dans d’autres pays de la région, avec la collaboration du Fonds international de développement agricole, une institution spécialisée des Nations unies.
‘’Le Sénégal importe 70 %, voire 80 % de sa nourriture, avec un taux d’autosuffisance alimentaire de 57 % pour les céréales’’, a déclaré Mabouba Diagne.
Il reconnaît que ‘’le SD3C contribue à l’amélioration de la production et de la productivité agropastorales de la région (le Sahel), grâce à l’introduction de pratiques agricoles résilientes [et] garantissent en même temps une gestion durable de l’eau et de la terre’’.
Au Sénégal, 3.000 ménages ont bénéficié de ce programme, qui a permis de restaurer 40 hectares de terres dégradées et de réhabiliter un ‘’marché transfrontalier’’, selon M. Diagne.
Un marché dédié au bétail, deux parcs de vaccination du bétail et deux ‘’boutiques pastorales’’ font partie des fruits de cette initiative agricole du FIDA et de plusieurs gouvernements de la région, a-t-il signalé.
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LE SÉNÉGAL DE DIOMAYE, UNE DIPLOMATIE RENOUVELÉE EN AFRIQUE DE L'OUEST
Réaffirmation de l'influence régionale, défense des intérêts économiques et énergétiques, médiation avec les juntes au pouvoir... Le président semble bien décidé à imprimer sa marque dès les premiers mois de son mandat
(SenePlus) - L'arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye au Sénégal marque un tournant dans les relations régionales. Après une visite en Mauritanie puis en Guinée-Bissau, le nouveau président semble vouloir imprimer sa marque sur les dossiers sensibles qui lient le Sénégal à ses voisins.
Les liens historiques entre Dakar et Bissau devraient se renforcer selon Mamadou Lamine Sarr, enseignant à l'Université de Dakar: "Il y a quand même des intérêts économiques et, surtout, de sécurité au niveau de la frontière. (…) Il y a des intérêts communs mutuels pour que ces deux pays consolident leurs relations."
La présence des 120 soldats sénégalais déployés dans le cadre de la force de la Cédéao devrait ainsi se poursuivre. "Avec le contingent sénégalais, le président Macky Sall a pu consolider son alliance avec le président Sissoco contre les rebelles casamançais. Et vous pensez qu'avec Diomaye Faye, c'est la même politique qui va être poursuivie ? Tout à fait", analyse M. Sarr.
Mais c'est sur le dossier des gisements pétroliers et gaziers offshore que le président Faye semble le plus déterminé à marquer sa différence. Voulant renégocier les contrats avec British Petroleum, il s'est rendu en Mauritanie, pays co-propriétaire de ces ressources.
"C'est une condition. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le président Diomaye Faye s'est rendu en Mauritanie. Il est important de discuter de cela", estime Lamine Sarr, tout en ajoutant: "Le président Diomaye Faye a très certainement réévalué l'accord et s'est rendu compte, peut-être, que les intérêts du Sénégal n'étaient pas assez défendus."
Malgré les réticences de BP, "le Sénégal, en tant qu'État souverain, a la possibilité de revoir ces accords. Il y aura plusieurs leviers sur lesquels le président pourra jouer", affirme le professeur.
Enfin, les nouvelles autorités sénégalaises semblent vouloir jouer un rôle de médiation avec les régimes militaires du Sahel. Selon M. Sarr, "S'il y a quelqu'un qui peut essayer de rapprocher nos frères du Burkina, du Mali et du Niger, c'est bien le président Diomaye Faye."
La question du franc CFA, sur laquelle le Sénégal partage la position des juntes, "peut être un levier pour faire retourner ces pays qui avaient quitté la Cédéao", affirme l'enseignant, ajoutant: "Je pense que c'est quelque chose qui est fort probable" qu'une rencontre ait lieu.
FRAIS DE DOSSIERS, LES TRANSITAIRES AU BORD DE L'ASPHYXIE
A compter du 1er Mai, les usagers qui importent des marchandises vont casquer 500 000 Francs pour déclaration préalable d'importation, en plus de passer par la plateforme Orbus Infinty où ils doivent verser 30 000 CFA pour le traitement de leurs dossiers.
iGFM - (Dakar) A compter du 1er Mai, les usagers qui importent des marchandises vont casquer 500 000 Francs pour déclaration préalable d'importation, en plus de passer par la plateforme Orbus Infinty où ils doivent verser 30 000 Francs pour le traitement de leurs dossiers de transit. Des mesures décriées par les transitaires qui craignent beaucoup pour l'avenir leurs activités.
En effet, l'avis de la Direction des douanes, rendu puublic le 23 Avril 2024, informe les usagers que les importations de marchandises au Sénégal demeurent soumises à la formalité de la Déclaration préalable d'importation (DPI) dématerialisée qui est établie sur la base de la facture (pro-forma ou commerciale) ou du bon de commande. Ainsi, dans le cadre de l'Inspection à Destination (IAD), le traitement de la DPI est confié à la Direction du Renseignement, de ('Analyse du risque et de la Valeur (DRAV) à travers le système GAINDE après la demande au préalable via le système électronique ORBUS du GIE GAINDE 2000.
En plus, la production de la Déclaration préalable d'importation (DPI) est désormais obligatoire pour toute importation de marchandises d'une valeur FOB supérieure ou égale à cinq cent mille (500.000) francs CFA, ou pour tout conteneur personnalise, quelle qu'en soit la valeur FOB, à compter du 01 Mai 2024. A cet effet, les opérations se rapportant aux cas prévus par la réglementation douanière relative aux importations de marchandises doivent faire I'objet d'une « ouverture de dossier » auprès du GIE GAINDE.
Sont cependant exclus de cette procédure : - les objets et effets personnels ; - les privilèges diplomatiques ; - les opérations revêtant un caractère social (dons et aides a I'Etat ou a la Croix rouge, etc) ; - les véhicules d'occasion.
Le non-respect de I'obligation de production de la DPI est puni conformément aux dispositions du Code des Douanes.
Interpellés sur ces mesures qui impactent directement leur secteur d'activités, les transitaires ne cachent pas leur crainte. Même s'ils disent ne pas avoir de problèmes particuliers avec la DPI à 500 000 Francs pour les marchandises d'une valeur FOB supérieure ou égale à cinq cent mille (500.000) francs CFA. Mais par contre, selon eux, "les frais de 30 000 Francs fixés désormais pour les formalités de transmission des dossiers de transit à verser à la plateforme ORBUS sont tout simplement scandaleux."
Pour les transitaires: "ORBUS INFITY est une plateforme de transmission de données de transit vers les compagnies de transport une créée par une tierce personne (Ndrl: des les techniciens de GAINDE 2000).
Au départ, expliquent-ils: "on transmettait les dossiers directement à la compagnie maritime pour avoir le BAD (Bon à délivrer) autorisant de faire sortir les conteneurs. Auparavant après paiement de toutes les taxes afférentes à l'enlèvement, automatiquement on vous envoie le BAD".
"Maintenant c'est à travers la plateforme Orbus Infinity, qui est devenue l'intermédiaire entre les transitaires et les compagnies de transport maritime pour avoir le BAD. Qu'est-ce que Obrbus fait pour nous réclamer les 30 000 Francs?" se désolent-ils.
"Le travail consiste juste à télécharger le BL (Bordereau de livraison), le bon de la douane, puis on leur envoie les documents qu'il transmet à la compagnie de transport pour avoir le BAD moyennant 30 000 Francs par conteneur. Un seul transitaire peut faire plus de 3000 conteneurs par an. Et il y a près de 200 concessionnaires de transit au Sénégal. Vous imaginez la manne financière que gagne Orbus Infinty pour juste une opération qui ne coûtait presque rien aux transitaires. Plus grave, Orbus infinity n'assure pas le suivi. Si on envoie les 30 000 Francs pour le traitement de dossier, Orbus Infinity ne nous donne aucune assurance pour le traitement efficace du dossier." confient-ils.
Avant de poursuivre: "Aujourd'hui presque toutes les compagnies de transport maritime nous oblige à passer Orbus Infinity pour nos opérations. Des compagnies comme APAC, SOCOPA, CMENT, DAIMOND SHIPPING appliquent systématiquement cette mesure".
Du côté de Gaindé 2000, créateur de la plateforme Orbus Infinity, on parle plus d'une volonté de faciliter le travail aux transitaires. En tant que guichet unique d'enlèvement des marchandises, cette mesure permet de réduire les délais qui étaient de 8 jours de traitement. Les frais de 30 000 F CFA permettent de gagner du temps et d'avoir un traitement plus efficace des dossiers.
BRT, DES ÉTUDIANTS ACCUSENT LE CETUD D'AVOIR PLAGIÉ LEUR PROJET
Pour mettre sur pied leur projet, les étudiants regroupés au sein d'un GIE dénommé SN-Trans ont contacté plusieurs personnes afin d'obtenir de l'aide pour concrétiser E-bus, le nom de leur projet. Ils expliquent comment E-bus a été mis en place.
Au Sénégal, des jeunes qui ont voulu installer des lignes de bus électriques pour faciliter le transport des élèves et étudiants de la banlieue au centre ville ont accusé le CETUD (Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar) d’avoir plagié leur projet. Ce dernier qui botte en touche, parle de manipulation.
Financé par la Banque Mondiale et la Banque Européenne d’Investissement, le Bus Rapid Transit (BRT) du Sénégal ou Bus à Haut Niveau de Service en français a commencé à prendre forme en 2014. Les travaux ont été officiellement lancés en 2020 pour un coût de 420 milliards de FCFA devant desservir 14 communes, 23 stations en 45 mn. Sur 18,3 km, le BRT va partir de Guédiawaye (station de Gadaye) à la gare routière de Petersen.
La supervision et la mise en œuvre du projet ont été confiées par l’Etat du Sénégal au Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD). Lequel organe de l’Etat a été accusé d’avoir plagié le concept sur des étudiants en fin de cycle (licence 3) en 2017. Il s’agit de Thierno Mody DEME et Omar CISSE. Le premier nous a accueilli pour exposer les faits.
Un projet d’environ 80 millions CFA de Bus Thermiques changés en électriques
Pour mettre sur pied leur projet, les étudiants qui se sont regroupés autour d’un GIE dénommé SN-Trans ont contacté plusieurs personnes afin de les aider à matérialiser E-bus, le nom de leur projet. Ils expliquent comment E-bus a été mis en place et ses caractéristiques.
«On voulait mettre en place un projet qui s’appelle e-bus et qui serait exclusivement réservé aux élèves et étudiants, pour faciliter leurs déplacements de la banlieue en ville. Ce projet a été soutenu comme business plan très professionnel avec mon partenaire Omar CISSE et tourne aux environs de 80 millions de FCFA. Ce serait des bus dotés d’une géolocalisation, équipés de rampes pour un accès facile aux handicapés, d’un système de recharge et wifi. Au début, on a proposé des bus thermiques. Mais plus nous avancions, on modifiait notre business plan pour en faire des bus électriques avec des bornes de recharges à l’énergie solaire photovoltaïque. Le parcours est de 44,6 km aller-retour à parcourir 2 fois par jour», explique Thierno DEME qui précise qu’au début leur GIE voulait commencer avec 5 bus.
En 2018, ils ont cherché des partenaires pour la réalisation de ce projet et le premier parmi eux était Ensup Afrique.
«On a fait une demande de subvention d’un million et un prêt de 500 000 francs CFA avec Ensup Afrique. Entre temps, on est allés en stage quelque part au grand théâtre avec une ONG dirigée par un certain Jonhson qui nous a mis en relation avec le directeur du grand théâtre au temps, Keyssi BOUSSO qui nous disait qu’on lui a offert des bus qui étaient en France et il va voir comment faire pour les mettre à notre disposition. On faisait des schémas pour que cela aboutisse et malheureusement, on nous a appelés ailleurs. Cependant, le 12 juin 2019, nous avons écrit une lettre au Directeur général du CETUD pour accompagnement», a fait savoir notre interlocuteur qui affirme que lui et ses camarades ont fait des démarches à la BNDE pour des financements.
“Notre rencontre avec le CETUD avant le lancement du projet BRT”
«Nous avons une lettre de garantie fournie par le FONGIP. La garantie couvre 70% des frais et on a commencé à faire des démarches. En 2019 encore, mon partenaire a eu quelqu’un qui l’a mis en rapport avec un responsable de CETUD, Mahmoune GAYE. Il s’est entretenu avec lui au téléphone. Il lui a demandé de lui envoyer les documents du projet qu’on avait et ceux du séminaire qu’on voulait organiser afin d’expliquer notre projet au public et aux potentiels investisseurs par rapport à un changement des modes de transports du thermique vers l’électrique. Depuis lors, on n’a eu aucun retour. Ni du CETUD, ni des autres. Et du jour au lendemain, on voit le projet BRT en 2019. J’ai appelé mon partenaire Omar et lui ai demandé s’il avait vu le projet. Au début le BRT avait des lignes de Bus thermiques, il n’avait pas parlé d’électrique et nous, notre projet était thermique et on a migré vers l’ électrique en faisant un autre business plan avec des bornes de recharges. Ce avec l’aide de Yutong Bus Sénégal avec son représentant M. Sean, d’une manufacture américaine qui travaille sur des bus et l’ambassade des États-Unis. Ils ont même fait des retours. Brusquement on voit le BRT. On s’est dit que c’est pas possible, comment se fait-il que ce projet ressemble à notre projet», s’est-t-il questionné tout en déplorant l’attitude du CETUD qui a pris le même format de leur séminaire qu’ils leur ont envoyé car, explique-t-il, “tous les deux business plan avec les modifications apportées, ont été envoyés au CETUD”.
“Nous comptons saisir la justice”
«Au cours de leur forum écologique qu’ils ont lancé l’année passée, en regardant leurs thématiques c’est en rapport avec ce qu’on avait envoyé au responsable du CETUD. Omar l’a vu et me l’a envoyé et on voulait un accompagnement juridique et on a laissé tombé. Mais ce qui a amené le déclic, c’est l’inauguration du BRT, ce qui nous a fait mal. On a envoyé nos documents à des personnes, elles ont dit que c’est le même projet. On a décidé de nous battre pour nos droits », conclut-il.
Les jeunes n’excluent pas d’intenter des poursuites judiciaires contre le CETUD pour plagiat d’autant que, expliquent-ils, “le projet est déjà enregistré à la SODAV et nous avons notre registre de commerce“.
Des responsables du CETUD nient… dans l’anonymat
Pour en savoir un peu plus sur ces accusations, Walf Net est allé à la rencontre d’un responsable du CETUD qui a été cité par les jeunes. Il s’agit de Mouhamadou Mahmoune GAYE qui a occupé la fonction d’administrateur Systèmes et Réseaux au CETUD. Mais selon les dernières informations recueillies, il a quitté ses fonctions. Les tentatives de le joindre sont restées vaines.
Par contre, au CETUD un responsable accroché pour lui exposer les accusations qui pèsent sur eux a nié en bloc arguant que «l’idée du BRT a été agitée pour la première fois en 2003 sous le magistère d’Abdoulaye WADE. Donc ces jeunes ne peuvent s’approprier un projet d’une telle envergure qui coûte des milliards ». Parlant en son nom propre, ce responsable au CETUD a préféré ne pas trop s’épancher sur le sujet ni donner des preuves attestant de la mise en route du BRT bien avant ces jeunes. Car estimant «qu’en ces temps, il y a trop de manipulations au point que des personnes mal intentionnées veulent s’attaquer à un bien qui appartient à tous les Sénégalais».
Pour la documentation, il a préféré rediriger l’équipe de Walf Net vers le site internet du CETUD pour avoir toutes les informations dont elle a besoin. Et selon lesdites informations, la détermination du tracé du BRT a commencé dès 2014. Le Comité de Pilotage (COPIL) du BRT s’est réuni au Ministère des Transports le 13 août 2015 afin de se pencher sur les options proposées pour l’itinéraire du BRT.
2016 a été marquée par le début de la communication sur le projet avec les parties prenantes. Une réunion entre le CETUD, AFTU et Dakar Dem Dikk (DDD) pour présenter le projet. Les études menées sur le BRT par SCE-SAFEGE ont été validées dans la même année. En 2017, à la même année où le GIE SN-Trans a fait son business plan, le tracé a été déjà choisi et le projet ficelé.
Sa mise en service devait commencer en 2022, finalement, c’est le 14 janvier 2024 qu’il a été inauguré par le Président Macky SALL en attendant d’être opérationnel. Le BRT circule sur des voies exclusivement réservées. Ce qui fait sa particularité. Il est doté de bus qui sont alimentés à l’électrique à 100%. Des bornes de recharges sont installées dans les stations afin d’assurer leur alimentation en énergie.
LA FRANCE ACCORDE DES PRÊTS À 30 PETITES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES
L’ambassade de France au Sénégal a lancé son fonds Impact Teranga Tech Incub (TTI), destiné au développement de 30 jeunes entreprises sénégalaises, à la disposition desquelles, elle mettra un financement de 131.191.400 francs CFA.
Dakar, 30 avr (APS) – L’ambassade de France au Sénégal a lancé son fonds Impact Teranga Tech Incub (TTI), destiné au développement de 30 jeunes entreprises sénégalaises, à la disposition desquelles, elle mettra un financement de 131.191.400 francs CFA, a constaté l’APS, mardi, à Dakar.
‘’Nous sommes là pour le lancement officiel du fonds Impact Teranga Tech Incub, qui enrôle 30 entreprises sénégalaises, avec un financement global de 200.000 euros (131.191.400 francs CFA), pour accompagner de jeunes entreprises sénégalaises à haut potentiel de croissance’’, a dit Laurent Viguié, conseiller chargé de la coopération et de l’action culturelle à la représentation diplomatique française au Sénégal.
Les entreprises qui vont bénéficier des prêts s’activent dans l’agriculture, l’économie verte, la santé, l’eau et l’assainissement, les énergies renouvelables, le transport, les industries créatives et culturelles, etc.
Les montants des financements octroyés vont varier entre 1.967.871 et 9.839.355 francs CFA et seront remboursés en douze ou quinze mois.
Les financements seront accordés sans le versement d’une caution. Il s’agit de prêts sans intérêt.
RAPPORT OFNAC 2023, RÉVÉLATIONS SUR LA SURFACTURATION DES KITS DE DIALYSE
Parmi les grands scandales, il y a celui de l’achat de kits de dialyse qui donne le tournis. Une dénonciation du porte-parole du Mouvement des insuffisants rénaux depuis 2019, sur des détournements et de la surfacturation des kits de dialyse.
Il ne restait que ce rapport de 2023 pour l’Ofnac. Parmi les grands scandales, il y a celui de l’achat de kits de dialyse qui donne le tournis. Une dénonciation du porte-parole du Mouvement des insuffisants rénaux depuis 2019, sur des détournements et de la surfacturation des kits de dialyse.
Hamidou Diallo est décédé au cours de l’enquête que menait le Département investigations (Dpi) de l’organe de lutte contre la fraude et la corruption. Mais c’est une affaire dont les écarts sur les prix des kits sont si énormes d’un fournisseur à un autre que les enquêteurs ont dû fouiner partout et auditionné du beau monde : la Directrice de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA) de l’époque, le Directeur général de l’Agence de la Couverture Maladie universelle (ACMU) de l’époque, l’administrateur délégué de l’Institut Clinique de Perfectionnement (ICP), le Directeur administratif et financier (DAF) de la Clinique de la Madeleine, l’ancien chef du Service Néphrologie de l’hôpital Aristide le Dantec (1992 à 2019), un technicien supérieur en anesthésie à la retraite devenu Directeur général de la clinique ABC Hémodialyse et de la société Diminter, le chef du Service Néphrologie de l’hôpital Aristide le Dantec depuis 2019….Complicité entre privé et agents publics »
En guise d’exemple, il signale que la Clinique des Madeleines facture la séance à 250 000 FCFA, ABC à 90 000, ICP à 65 000 et le Centre d’Hémodialyse de Dakar (CDD) à 65 000 FCFA. Il ajoute que, malgré la gratuité dans le public, il arrive que l’héparine, une des composantes du kit, soit vendue à 7 500 FCFA au patient par certains agents indélicats des centres, sous prétexte que le kit est incomplet. »