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26 février 2025
LES CENTRALES SYNDICALES À L’ÉPREUVE DE DIOMAYE
Pour cette édition de la Fête du travail 2024, les centrales syndicales de travailleurs ont décidé d’organiser une marche commune sous la bannière de la Coalition des confédérations syndicales de travailleuses et travailleurs du Sénégal affiliées à la CSI
Si l’année dernière, les Sénégalais ont pu célébrer la Journée internationale des travailleurs (ses) dans le calme, cette présente risque d’être mouvementée sous l’ère du président Bassirou Diomaye Faye. Les travailleurs dans plusieurs syndicats ont commencé à montrer les couleurs avec des mouvements d’humeur, demandant la reprise des négociations. Qui plus est, les doléances des travailleurs en relation avec leurs aspirations syndicales, dans un monde du travail peu élastique, risquent de mettre encore davantage le nouveau régime face à ses responsabilités.
Pour cette édition de la Fête du travail 2024, les centrales syndicales de travailleurs ont décidé d’organiser une marche commune sous la bannière de la Coalition des confédérations syndicales de travailleuses et travailleurs du Sénégal affiliées à la CSI. Elles se mobilisent autour du thème « un Mouvement syndical fort dans une démocratie renforcée ».Contrairement aux autres années, où le point de ralliement était la place de la Nation, cette année, le grand rassemblement se tiendra à la place de l’indépendance. Les acteurs vont prendre départ à l’avenue Lamine Guèye angle Faidherbe longeant la cathédrale pour passer devant le palais, avant d’arriver à la Place de l’indépendance. A tour de rôle, les secrétaires généraux des centrales prendront la parole pour parler au monde du travail. Seulement, pour cette année, les travailleurs attendent de ces derniers plus d’engagements dans la résolution des problèmes du monde du travail. Ces derniers ont commencé à annoncer les couleurs au sein de leurs syndicats respectifs. C’est le cas des travailleurs des collectivités territoriales qui avait observé une grève de 120 h la semaine dernière pour réclamer le statut du fonctionnaire local ainsi que la généralisation de la hausse des salaires à tous les agents de l’Etat, le secteur de la santé qui fait une projection, la pêche entre autres.
Selon les centrales syndicales, l’avènement de la troisième alternance politique traduit la vitalité de la démocratie du Sénégal qui, selon elles, constitue une source de motivation et d’espoir pour le monde du travail et appelle de la part des organisations syndicales plus de vigilance et de résilience. Pour cette année, au-delà de son caractère symbolique, le 1er Mai se déroule dans un contexte international marqué par une série de crises multidimensionnelles. Les acteurs ont évoqué sur le plan géopolitique international, le Moyen Orient avec la guerre en Palestine et l’incursion iranienne dans l’espace aérien israélien. A cela s’ajoute la guerre Russo-Ukrainienne qui perdure. Sur le plan économique, la dégradation du pouvoir d’achat avec l’inflation galopante, la hausse des prix, les menaces sur les emplois, l’insuffisance des revenus pour subvenir aux besoins des familles en matière de soins, frais de scolarité et de location, sans oublier la marginalisation des couches vulnérables dans la mise en œuvre des politiques sociales.
La dépendance excessive de nos Etats constitue un obstacle majeur qui plombe le développement économique, monétaire, sécuritaire et alimentaire. « Cette situation plonge nos pays dans un cercle vicieux d’endettement chronique dont l’impact économique et social n’est plus à démontrer », a fait savoir la Ccss. Face à toutes ces problématiques, la troisième alternance portée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye aura la lourde tâche de présenter des solutions structurelles pour un climat social apaisé.
LES PRÉOCCUPATIONS DE LA COALITION DES CENTRALES SYNDICALES
La coalition des centrales syndicales pour ce 1er mai sou l’ère du Président Faye a décidé de mettre l’accent sur les doléances d’ordre social comme la baisse des prix des denrées de première nécessité, la baisse de la fiscalité sur les salaires mais aussi les coûts de l’électricité, de l’eau et du téléphone. Elle a aussi renseigné qu’elle mettra l’accent sur l’équité au sein des travailleurs de l’Etat en faisant le plaidoyer pour l’harmonisation des augmentations des salaires des agents de l’Etat de 2022 y compris ceux des collectivités territoriales, mais aussi l’indemnité de logement dans tous les autres secteurs. Pour ce qui concerne les réformes, l’accent sera mis dans la révision du statut des décisionnaires par la modification du décret 74 347, des projets du code du travail et du code unique de la sécurité sociale, de la réforme hospitalière et de la nouvelle politique de santé, du renforcement du système éducatif, des décrets concernant le statut des chercheurs de l’ISRA, de l’accélération de la formalisation de l’économie informelle et l’adoption du RSPC, de la réforme du FNR avec l’intégration des travailleurs des collectivités territoriales et les agents non fonctionnaires de l’Etat, du projet d’éradication des abris provisoires et enfin du projet de la nouvelle convention du secteur de l’assurance. Pour y arriver, la Ccss a appelé l’Etat, au cours de son point de presse de la semaine dernière, à des réformes novatrices dans les relations professionnelles à travers un nouveau contrat social fondé sur un partenariat responsable visant le renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs, le dialogue social et le pouvoir de négociation des organisations syndicales. Pour un front social apaisé, la Coalition exige de l’Etat l’application de tous les accords signés avec les syndicats des secteurs de l’enseignement, de la santé, de la justice, des collectivités territoriales, des transports, ainsi que l’application de toutes les décisions de justice
DES ANCIENNES DOLÉANCES NON PRISES EN CHARGE
Face aux revendications des centrales à caractère pécuniaire, l’ancien président de la République, Macky Sall, avait émis un niet catégorique en leur rappelant les 627 milliards consentis par l’Etat pour soutenir les ménages, pour résoudre les revendications des enseignants et celles du secteur de la santé. Sur les dérives sur les réseaux sociaux, le président de la République avait affirmé, devant l’assistance, que « nous allons très clairement y mettre un terme d’une façon ou d’une autre». Pour les collectivités territoriales, il avait soutenu que « les maires doivent se conformer aux lois ».
LA PRÉSENCE DE LA FGTS-B, LA GRANDE ÉQUATION
Aujourd’hui, la grande équation réside dans la présence de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal-B. Cette dernière fait maintenant partie des centrales les plus représentatives au sortir des élections de représentativité organisées au mois de décembre par l’Etat du Sénégal. Pour la première fois de son histoire, elle devait prendre place à la table des négociations avec l’Etat. Cependant, des querelles internes sur la légitimité du secrétariat général qui se dispute entre Mballo Dia Thiam et Boubacar Cissokho font qu’elle n’est toujours pas invitée aux négociations contrairement aux autres. Pour ce premier mai, lors du dépôt des cahiers de doléances au palais de la République, sera-t-elle présente ? Si oui, parviendra-t-elle à poser des actes allant dans le sens de défendre les intérêts de ses adhérents ? La remise des cahiers de doléances permettra certainement de répondre à toutes ces questions.
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LE CRÉPUSCULE DU FRANC CFA
« Battre sa monnaie » pour recouvrer la pleine souveraineté : quel chemin emprunter ? Dialo Diop, Demba Moussa Dembélé et Abdoulaye Seck ont confronté leurs visions pour le nécessaire divorce d'avec le franc CFA
Invités de marque pour cet épisode consacré à la question brûlante de la souveraineté monétaire du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest : Dialo Diop, Demba Moussa Dembélé et Abdoulaye Seck ont livré une analyse percutante sur les voies de sortie possibles du franc CFA .
Emblème du néocolonialisme français, le franc CFA continue 60 ans après les indépendances à entraver le développement économique et politique de la région. "Une faillite multidimensionnelle" pour Dialo Diop, vice-président du Pastef, tandis que l'économiste Dembélé pointe "un goulot d'étranglement" profitant à l'ancien colonisateur.
Face à ce constat, plusieurs alternatives ont été explorées. L'ECO, future monnaie unique de la CEDEAO, peine à émerger tant les défis de convergence sont importants. Réformer l'UEMOA en revoyant les règles de sa banque centrale ? Une piste difficile selon les intervenants. Une sortie nationale non concertée du franc CFA pour le Sénégal est envisageable mais avec d'importantes préalables économiques et institutionnelles.
L'hypothèse d'un rattachement à l'alliance monétaire naissante des pays du Sahel a également été avancée. Mais l'option idéale, de l'avis de tous, reste le fédéralisme politique et monétaire panafricain, même si l'objectif semble lointain.
Visite du Président Diomaye en Guinée Bissau
Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye poursuit ses visites aux pays voisins. Il est attendu aujourd’hui en Guinée Bissau pour une visite de travail et d’amitié. Il s’agira de renforcer les liens historiques de bon voisinage et de brassage socio-culturel entre le Sénégal etlaGuinée Bissau. Le chef de l’Etat privilégie la diplomatie de proximité. A souligner que les échanges entre les deux pays touchent les domaines de la sécurité, de la culture, de la pêche etc. Au plan commercial, rapporte le bureau d’information gouvernemental (Big), la Guinée Bissau figure parmi les pays clients du Sénégal en Afrique, avec des exportations estimées, en poids net, à 108 257 tonnes en 2022, soit 55, 201 milliards FCFA. Ce qui représente une amélioration de +33,5%, par rapport à l’année 2021.
Me Wade dépêche une délégation au Daaka
Le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais, Me Abdoulaye Wade et le candidat Karim Wade ont envoyé une délégation à la 83e édition du Daaka de Médina Gounass, une retraite spirituelle. La délégation du PDS a été composée de membres de la direction nationale et de responsables des fédérations de Vélingara, Kolda et Sédhiou. Elle a porté le message du Président Abdoulaye Wade et de Karim Wade auprès du Khalife Thierno Ahmadou Tidiane Bâ qui était entouré de ses frères. La visite des libéraux à Médina Gounass dans le département de Vélingara a été un moment intense de recueillement et de prières. Le Khalife de Médina Gounass s’est dit très satisfait de la présence de la délégation. Le guide religieux a ainsi saisi l'occasion pour exprimer sa gratitude à l’ancien président de la République Abdoulaye Wade et a rappelé les relations étroites d'amitié qui ont toujours existé entre les familles et ce, depuis l'époque du fondateur du Daaka, Thierno Elhadji Mamadou Seydou Ba.
Une délégation de Macky Sall à Kolda, Kaffrine et Tamba
Malgré son absence du pays, Macky Sall mobilise ses troupes. Il ne veut pas laisser l’alliance pour la République (Apr) mourir avec la perte du pouvoir. Le leader de l’Apr envoie une délégation samedi prochain à Tambacounda, Kolda et Kaffrine. Il s’agit de remobiliser et remercier les militants et sans doute les préparer aux combats futurs. D’après nos informations, la délégation de Macky Sall va le représenter au Daaka de Médina Gounass. Elle va transmettre le message de l’ancien chef de l’Etat au Khalife.
Cinéma itinérant contre l’émigration clandestine
La caravane de cinéma itinérant « Cinemovel » fait le tour du Sénégal, pour vulgariser le film « Moi Capitaine » de Matteo Garrone, qui sensibilise contre l’émigration clandestine qui fait beaucoup de dégâts en Afrique subsaharienne. Avec le réalisateur Matteo Garrone, les acteurs Seydou Sarr, Moustapha Fall, Amath Diallo et le médiateur culturel Mamadou Kouassi, le film retrace le récit du voyage de deux jeunes sénégalais, dont le rêve était de rejoindre l’Europe via l’émigration clandestine. Et la torche est mise sur toutes les difficultés par rapport à ce voyageur périlleux, méconnu jusqu’ici du public, notamment européen et que vivent les candidats à l’émigration clandestine. En clair, toute la tragédie vécue par ces jeunes a été relatée. Le message adressé aux européens à travers ce film, c’est d’assurer aux jeunes sénégalais plus d’opportunités, afin qu’ils puissent voyager de façon régulière. Le curseur a également été mis sur le fait qu’il est possible de rester au terroir et de réussir. Après Dakar, le cinéma itinérant s’est rendu à Thiès, précisément au Lycée Amary Ndack Seck (LANS), en collaboration avec la plateforme des Organisations Non Gouvernementales (ONG) Européennes au Sénégal (IPSIA), qui soutient depuis des années l'Interclub d'italien de Thiès. La caravane s’est également rendue à Guédiawaye, Mboro, Mérina Dakhar, Ziguinchor.
Colère des étudiants en Machinisme de l’Ussein
L'amicale des étudiants UFR SF1 est en colère contre les autorités universitaires du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niass de Kaolack. C'est à travers un communiqué que l'amicale dénonce une injustice faite par l'administration à l'endroit des étudiants de la Licence Machinisme de la promotion 6. Car après avoir voulu fermer la licence, suite à de nombreuses menaces, une discrimination sans fondement et une pression insoutenable exercées sur les étudiants en Licence Machinisme de la 5e promotion l'année passée, aujourd'hui ceux de la 6e promotion vivent le même calvaire, indique le communiqué. La même source précise que ces étudiants n'ont pas toujours reçu leur emploi du temps au moment où leurs autres camarades font normalement leurs cours. Selon le président de ladite structure, l'amicale ne saurait tolérée cette situation avant d'interpeller les autorités compétentes pour la prise de mesures idoines dans les plus brefs délais. Nous avons essayé de joindre le responsable de l'UFR pour plus de détails mais en vain.
Plus de 1 000 exposants attendus à la FIARA de 2024
En prélude à la 2e édition de la Foire Internationale de l'Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) prévue du 4 au 26 mai 2024, le comité d’organisation a effectué une visite guidée du site suivie d’un point de presse. Le Directeur général de la FIARA, Papa Abdou Fall, informe que plus de 1000 exposants sont attendus. L’objectif de cette FIARA est de permettre aux paysans de commercialiser leurs produits. Il souligne qu’un espace de plus de 1000 m² sera réservé au ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de l’élevage. Il est attendu aussi la participation de l'Usaid et des structures d'encadrement dont le COSEC, l'ASEPEX, l'ADPEM. Il y aura une forte participation des pays de la sous-région comme le Mali, le Burkina, le Niger entre autres. A souligner que pour cette édition, le thème s'intitule : «le défi de la Souveraineté Alimentaire face au changement climatique». Il fera l'objet d'échanges fructueux sur la place des producteurs et de leurs organisations dans le développement rural.
Canal + lance la chaîne Pulaagu
Le bouquet Canal Plus a lancé hier une nouvelle chaîne 100% Peul. Pulaagu est le symbole de toutes les valeurs culturelles chez les peuls indique le responsable d’édition de Canal Plus, Djiby Bâ. Cette dernière-née de Canal + ambitionne de créer une chaîne de valeur. La chaîne propose ainsi des produits inédits, notamment des fictions basées sur des histoires de la communauté et des séries. Elle sera également disponible dans les pays de la sous-région où il y a une forte communauté halpulaar, notamment en Mauritanie, Guinée et au Mali. Dans ce dernier pays, une chaîne mandinka est également lancée en même temps que la chaîne Pulaagu
Un bus Tata se renverse et tue une femme
Un accident spectaculaire s’est produit hier au rond-point EMG. Un bus Tata de la ligne 32 s'est renversé vers 13h, occasionnant un mort et plusieurs blessés. C’est une femme qui a perdu la vie sur le coup, selon les sapeurs-pompiers. Les blessés ont été évacués dans les structures sanitaires.
Un accident spectaculaire d’un camion à Malika
Restons sur les accidents de circulation qui sont devenus récurrents ces temps-ci. Un camion fou s’est renversé sur la Vnd 3 à hauteur de Malika. Le camion qui s'est couché sur la route a fait un blessé. L’accident a occasionné des embouteillages.
Pour un appel à candidatures à la Senelec
Même si l'appel à candidatures promis par le nouveau régime n'est pas encore en vigueur, les travailleurs de Senelec attendent que cette promesse soit matérialisée à la Senelec. Dans un manifeste parvenu à « L'As», la coalition Syntes-Sudeten a exhorté les autorités à privilégier les appels à candidatures pour le poste de Directeur Général pour une meilleure gouvernance de la Senelec. A les en croire, les critères d'engagement politique et de camaraderie, au détriment de compétences managériales et du leadership, ont pendant longtemps motivé la nomination des directeurs généraux à la Senelec. D'autant que, poursuivent-ils, la gestion des ressources humaines demeure encore et toujours la première vitrine de la mal gouvernance à la Senelec. Selon les syndicats, le népotisme et les discriminations gangrènent la gestion des ressources humaines à la Senelec et sèment la frustration et la démotivation. Ils regrettent par ailleurs que la santé économique et financière de la société en termes de solidité et de solvabilité reste sujette à caution.
Syntes-Sudeten dénonce la filialisation de la Senelec
Restons avec la coalition SyntesSudeten qui évoque la question de la privatisation. A ce propos, les syndicalistes estiment que celle-ci se pose présentement quant à sa pertinence et son utilité. Pour eux, malgré les difficultés financières, la société reste bénéficiaire et peut s'en sortir avec un meilleur management. Ils pensent que le Sénégal devrait tirer les leçons qui s'imposent en se référant aux conséquences de la guerre russo-ukrainienne qui nous font comprendre que la souveraineté énergétique est devenue un enjeu et un impératif géostratégique qui alertent nos décideurs sur la nécessité de protéger jalousement nos ressources naturelles et énergétiques.
19 bus de Dakar Dem Dikk saccagés
La grève inopinée entamée hier par les travailleurs de la société de transport Dakar Dem Dikk a entraîné des dégâts matériels. Car 19 bus de ladite société ont été saccagés. Les syndicalistes ont accusé la Direction générale d’être responsable de la colère des travailleurs ayant occasionné ces dommages collatéraux. Selon le syndicaliste Mbaye Diaw, le Directeur général fait des promotions fondées sur le clientélisme et l’appartenance politique. Cette grève a d’ailleurs entraîné des perturbations sur le réseau interurbain. Le ministre des Transports, El Hadji Malick Ndiaye, a effectué une descente inopinée aux dépôts de Ouakam et de Liberté 05 pour calmer les travailleurs. Il a rassuré qu’il a pris les choses en main et qu’il va rencontrer le Directeur général.
Baadoolo - Coup de brique sur la tête !
On arrête tout et on fouille ! En attendant les rapports d’audit des corps de contrôle, le régime de Diomaye a fait arrêter plusieurs constructions, pour la plupart à polémique. Il y en a qui sont foncièrement contre. C’est que nak, ce coup d’arrêt peut provoquer des arrêts cardiaques pour ceux qui avaient commencé à planifier leur déménagement. Ou les autres qui avaient réussi leur opération de spéculation. C’est comme un coup de brique à la tête. Mais les nouveaux maîtres veulent y voir plus clair. Même les «100 000 logements», qui sont à… khawma niaata, sont concernés.
Suite de la diplomatie du bon voisinage Diomaye attendu à Bissau aujourd’hui
Le chef de l’Etat se rend en Guinée Bissau ce mardi, selon un communiqué du Bureau d’information gouvernementale (Big). Cette «visite de travail et d’amitié» est la troisième de Bassirou Diomaye Faye dans un pays voisin, après la Mauritanie et la Gambie. L’autre axe de la coopération est l’agence de gestion et de coopération chargée de l’évaluation et de la gestion des ressources halieutiques dans le domaine de la pêche, de la recherche et de l’exploitation des ressources minières ou pétrolières. «Cet accord, signé le 14 octobre 1993, inclut la création d’une Zone d’exploration conjointe (Zec) sur environ 25 000 km2 du plateau continental», souligne le Big. Comme avec Banjul, le pays de Embalo est aussi stratégique du point de vue de la sécurité avec la rébellion en Casamance.
Ancien Président du Niger - Mahamadou Issoufou à Dakar pour rencontrer Diomaye
Ancien Président du Niger, Mahamadou Issoufou séjourne à Dakar depuis samedi après-midi. Selon des informations de Confidentiel Afrique, l’ex homme de fort de Niamey est arrivé à bord d’un vol privé, accompagné de quelques membres du staff de sa fondation. Après sa première apparition publique à Addis-Abeba, février dernier, en sa qualité d’invité d’honneur du Président de la commission de l’Union africaine, c’est la deuxième sortie de Issoufou depuis la chute de son successeur. Qui n’est d’ailleurs personne d’autre que Bazoum, renversé par un putsch militaire en juillet 2023. Accusé par certains proches de ce dernier d’être l’instigateur de ce coup d’Etat, Issoufou a débarqué au pays de l’hospitalité. Cherche-t-il refuge dans ce contexte marqué, au Niger, par une relance de ces accusations ? En tout cas, selon le média numérique panafricain, l’ «agenda» de l’homme «sera mis à profit» pour une rencontre avec le Président Diomaye.
Modernisation des procédures et sécurisation des recettes - La Douane généralise la Dpi et liste les avantages
La direction générale des Douanes change de méthode dans ses procédures et la sécurisation des recettes douanières. Elle a décidé, à compter du mercredi 1er mai 2024, que la Déclaration préalable d’importation (Dpi) est «obligatoire pour toute importation de marchandises d’une valeur FOB supérieure ou égale à 500 000 francs CFA». La Douane souligne que «le conteneur personnalisé, quelle qu’en soit la valeur FOB est aussi concerné par cette politique». Cette généralisation de la Dpi présente, indique le communiqué, «plusieurs avantages pour les acteurs de la chaîne logistique internationale» et met fin au «traitement inégal entre acteurs du secteur formel et informel en matière de procédures de dédouanement». L’autre avantage, ajoute le document, c’est de lutter contre la fraude commerciale, de sécuriser les recettes douanières.
Grand sommet au Kenya avec la Banque mondiale 19 chefs d’Etat veulent transformer l’Afrique
19 chefs d’État africains réunis à l’occasion d’un grand sommet, sont résolus à concentrer leurs efforts pour réaliser les aspirations de développement sur l’ensemble du continent. Le gouvernement du Kenya et le Groupe de la Banque mondiale qui organisaient conjointement le sommet ont chacun souligné le rôle essentiel de l’Ida - le fonds de la Banque mondiale axé sur les personnes les plus défavorisées - et de la communauté mondiale pour soutenir les aspirations de l’Afrique. «Notre peuple et nous, les dirigeants de l’Afrique, sommes impatients de voir le changement s’opérer. Et nous voulons transformer le continent en ce moment de formidables opportunités. L’Ida a été et doit rester un partenaire de développement fiable pour l’Afrique, et nous exhortons les donateurs à renforcer leurs contributions à l’Ida-21…», a plaidé William Ruto, président du Kenya. «Nous sommes unis par une vision commune pour l’avenir de l’Afrique - un continent riche en diversité, en culture et en potentiel, grâce à ses jeunes et à ses ressources naturelles», a ajouté Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale.
24ème édition de la Fiara, du 4 au 26 mai - Les grandes innovations du comité d’organisation
Le comité d’organisation de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) a introduit dans son programme de 23 jours de rencontre et d’exposition, le Salon international de l’agriculture, des ressources animales (Siara). Une innovation de taille pour ce rendez-vous qui se tiendra du 4 au 26 mai au Cices, sous le thème «La souveraineté face aux changements climatiques». Pour cette présente édition, la date du 14 au 18 est retenue pour l’organisation de la Siara, qui est spécifiquement dédiée à l’Italie, à la France, et à la Belgique. Selon le directeur de la Fiara, Pape Abdou Fall, cette innovation «permettra aux hommes d’affaires qui n’ont plus le temps de rester longtemps dans ces zones de venir participer à la Fiara d’une autre manière et retourner chez eux». Plus de 1000 exposants sont attendus, de même que la participation de l’Usaid, du Cosec, de l’Asepex, de l’Adepme. Mais aussi des délégations sous-régionales comme le Mali, le Burkina, le Niger.
SANDIARA, UN LYCÉEN TUÉ PAR BALLE
C’est un drame qui s’est produit la nuit dernière à Sandiara. Un lycée a été tué par balle par un homme âgé, qui a été arrêté. En attendant qu’il soit présenté au procureur, sa maison a été incendiée.
C’est un drame qui s’est produit la nuit dernière à Sandiara. Un lycée a été tué par balle par un homme âgé, qui a été arrêté. En attendant qu’il soit présenté au procureur, sa maison a été incendiée.
À Sandiara, suite à la mort de leur camarade Malick Pouye, tué par balle, ses camarades ont mis le feu à la maison du présumé tueur. Ce dernier, dénommé Maissa Ngom et surnommé «Pa Allemand», est présentement entre les mains de la gendarmerie en attente d’être présenté au procureur. Les six lycéens qui avaient été arrêtés après l’incendie de la demeure, ont été remis en liberté.
En effet, informe la Rfm, la victime était en classe de seconde. Elle a trouvé la mort dans la nuit du 28 avril au 29 avril 2024, alors qu’ils tentaient, lui et ses amis, d’éteindre un feu qui s’était emparé du véhicule du Vieux Maissa Ngom. Mais, ignorant ce qui se passait, le vieux a ouvert le feu. Et l’irréparable s’est produit.
MARCHÉS PUBLICS, LA BANQUE MONDIALE FIXE LE NOUVEAU CAP
Afin de lutter contre le changement climatique et de promouvoir le développement économique et social, la B M et les autorités chargées de la commande publique en Afrique de l’Ouest et du Centre comptent s’appuyer sur les achats publics durables.
Afin de lutter contre le changement climatique et de promouvoir le développement économique et social, la Banque mondiale et les autorités chargées de la commande publique en Afrique de l’Ouest et du Centre comptent s’appuyer sur les achats publics durables.
C’est un nouveau cap pour les marchés publics. Partenaire stratégique des États, la Banque mondiale oriente de plus en plus ses financements vers les projets non polluants, ayant un impact important sur le développement durable. Pour la réalisation d’un tel objectif, l’institution de Bretton Woods a jeté son dévolu sur les achats publics. Comment utiliser les marchés publics pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir l’emploi des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap, satisfaire les besoins des populations ?
C’était l’objet d’un atelier tenu à l’Institut de régulation de la commande publique (Ircop), à l’intention de 80 participants venus de 10 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Du côté de l’Autorité de régulation de la commande publique du Sénégal, les plus hautes autorités s’engagent à faire de ces nouvelles exigences de la communauté internationale une réalité. Directrice de la Formation, Poulmery Ba Niang explique : ‘’La commande publique est un moyen privilégié pour régler un certain nombre de problèmes dans nos sociétés. Jusque-là, elle a permis de prendre en charge un certain nombre de besoins vitaux de nos populations. Maintenant, il s’agit de prendre en charge de nouvelles préoccupations comme celles liées à la protection de l’environnement, à l’accès à l’emploi des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap…’’
De l’avis de Mme Niang, à travers la commande publique, il est possible de régler beaucoup de problèmes d’ordre environnemental, tout en rationalisant les dépenses publiques. Pour elle, ‘’il s’agit de dépenser mieux et de dépenser à moindre cout, tout en ne perdant pas de vue les autres aspects que soulèvent les achats publics’’. Pour y parvenir, l’Arcop mise sur des ressources humaines de qualité, d’où l’importance, selon elle, de la session de formation avec la Banque mondiale.
‘’Maintenant, souligne-t-elle, il faut poser des actes. Ne pas se limiter à lancer des slogans. Il faudrait que ceux qui, en dernier ressort, élaborent les dossiers d’appels d’offres puissent prendre en compte ces considérations liées aux achats publics durables. Je pense que c’est le vrai défi. Le secteur privé devra aussi s’adapter’’.
Au Sénégal, la Banque mondiale a un portefeuille de plus de trois milliards de dollars qui concerne généralement des projets qu’elle accompagne. Dans la mise en œuvre de ces projets, il faudra nécessairement tenir compte de la nouvelle feuille de route : réduction des émissions de gaz à effet de serre, promotion des couches vulnérables (jeunes, femmes, personnes vivant avec un handicap). Spécialiste sénior en marchés publics à la Banque mondiale, Laurent Mehdi Brito précise : ‘’Depuis que le nouveau président a pris fonction, la mission de la Banque mondiale a légèrement évolué. C’est toujours d’éliminer l’extrême pauvreté et de partager les richesses, mais il a été ajouté dans une planète vivable. Ce qui veut dire que les aspects environnementaux, sociaux et économiques doivent désormais figurer en bonne place.’’ Selon le spécialiste, les achats publics sont un levier important pour la mise en œuvre de cette feuille de route. Concrètement, souligne-t-il, ‘’tous les projets financés par la Banque mondiale doivent avoir des indicateurs sur l’impact sur le genre, mais aussi des indicateurs clairs sur l’impact sur le climat. Cette session rentre dans le cadre de cette vision globale’’.
À l’échelle mondiale, les gouvernements dépensent chaque année plus de 13 000 milliards de dollars, soit 15 % du PIB mondial. Opportunité pour lutter contre la pauvreté et satisfaire aux besoins des populations, l’utilisation de cette manne peut avoir des impacts néfastes pour la planète. L’échange d’expériences a permis de mettre en exergue les meilleures pratiques pour lutter contre ce fléau. ‘’Il s’agit de mettre en place des mesures qui prennent en considération l’environnement, le social et l’économique. C’est tout le sens de cette session de formation. Cette session permet de montrer et de démontrer comment, par des actions tangibles, on peut créer de l’impact ; cela a été prouvé ailleurs, il n’y a pas de raison que ça ne soit pas le cas ici’’, indique la consultante.
Par ailleurs, la mise en œuvre de ces nouvelles exigences n’est pas sans difficulté. En effet, très souvent, il est soulevé l’aspect cout en matière d’APD. La formatrice relativise : ‘’Tout dépend de comment on s’y prend. Les achats publics, c’est une arme stratégique pour le gouvernement. Il peut être un levier le développement économique. Quand on décide d’acheter durable, le secteur privé va s’adapter. Et l’offre va augmenter, ce qui va réduire les couts. Mais en attendant que l’offre se développe, il est vrai que les couts peuvent être un peu plus élevés, mais il faut toujours relativiser’’.
Pour prendre en charge l’aspect durable des achats publics, les formateurs ont insisté sur l’approche. Celle-ci s’appuie sur le cycle de vie du bien ou service acheté. ‘’Il s’agit d’agir sur les quatre étapes suivantes : l’impact des matières premières sur l’environnement ; la production elle-même du produit ; l’utilisation du produit ainsi que sa fin de vie. Dans les quatre étapes, il y a des opportunités et il y a des risques. C’est ce que nous nous efforçons de voir avec les participants à l’atelier’’, explique la consultante de la Banque mondiale.
Revenant sur les préoccupations liées aux couts, le chef de la division PPP à l’Arcop, Al Hassane Diop, estime qu’il faut une vision plus globale. ‘’Quand on décide de changer de paradigme, au début, on peut effectivement avoir l’impression de perdre de la marge, mais à la longue, on peut gagner avec notamment la pérennisation des ressources, l’impact positif sur notre environnement. Je pense que c’est comme ça qu’il faut appréhender les couts, ne pas uniquement s’appesantir sur le prix’’, a-t-il indiqué.
À l’entendre, les États n’ont de toute façon pas le choix, il faudra bien s’adapter pour jouer sa partition dans la sauvegarde de la planète. ‘’Le monde fonctionne comme ça. Les Objectifs de développement durable sont fixés par l’Organisation des Nations Unies. Tous les démembrements de l’ONU, tous les États et organismes parties prenantes ont souscrit à ces ODD. Donc, ça devient un engagement de tous et chacun doit jouer sa partition’’, souligne le chargé des PPP à l’Arcop.
ACCIDENT TRAGIQUE AU ROND-POINT EMG,1 MORT ET 24 BLESSÉS
Selon les informations des sapeurs-pompiers, l’accident s’est déroulé aux environs de 13H 30 et impliquait un bus de type « tata » qui s’est renversé.
Un tragique accident de la circulation s’est produit au rond-point EMG, faisant un mort et 24 blessés, dont 10 graves, renseigne capitaine Aissatou Keita de 12ème compagnie de la brigade nationale des sapeurs-pompiers.
Selon les informations de la capitaine, l’accident s’est déroulé aux environs de 13H 30 et impliquait un bus de type « tata » qui s’est renversé.
Elle rassure que tous les blessés, ainsi que la victime décédée, ont été évacués à l’hôpital.
LE PRÉSIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE ATTENDU À BISSAU CE MARDI
Ce voyage ‘’s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques de bon voisinage et de brassage socio-culturel entre le Sénégal et ses voisins’’
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu, mardi, en Guinée Bissau, pour une visite de travail et d’amitié, a-t-on appris de source officielle.
Dans un communiqué, le Bureau d’information gouvernementale (BIG) souligne que ce déplacement fait suite aux premiers voyages du chef de l’Etat en Mauritanie et en Gambie.
Ce voyage ‘’s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques de bon voisinage et de brassage socio-culturel entre le Sénégal et ses voisins’’, selon la même source. Elle souligne que ce déplacement traduit, par ailleurs, la place de choix qu’occupe l’axe Dakar-Bissau dans les priorités diplomatiques du président Bassirou Diomaye Faye.
Le BIG rappelle que le Sénégal et la Guinée Bissau entretiennent de profondes relations de coopération.
Les échanges entre les deux pays frères touchent pratiquement tous les domaines, note le Bureau d’information gouvernementale, soulignant que ‘’de la sécurité, à la culture, en passant par le très stratégique secteur de la pêche, Dakar et Bissau ne cessent de consolider leurs liens historiques très forts, encadrés par de multiples accords’’.
Il signale qu’au plan commercial, la Guinée Bissau figure parmi les pays clients du Sénégal en Afrique, avec des exportations estimées, en poids net, à 108 257 tonnes en 2022, soit 55, 201 milliards FCFA (NACE 2022). Ce qui représente une amélioration de +33,5%, par rapport à l’année 2021.