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26 février 2025
LE SÉMINAIRE GOUVERNEMENTAL ET DE LA SUSPENSION DES CHANTIERS DU DOMAINE PUBLIC MARITIME À LA UNE DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE LUNDI
La livraison de lundi de la presse quotidienne traite principalement du séminaire gouvernemental tenu ce week-end à Dakar et de la suspension des chantiers situés sur le domaine public maritime.
Dakar, 29 avr (APS) – La livraison de lundi de la presse quotidienne traite principalement du séminaire gouvernemental tenu ce week-end à Dakar et de la suspension des chantiers situés sur le domaine public maritime.
Le Soleil revient sur les ‘’quatre recommandations du président de la République aux membres du gouvernement’’, lesquelles ont été faites par Bassirou Diomaye Faye à l’occasion d’un séminaire gouvernemental.
À cette occasion, M. Faye a demandé ‘’aux ministres et aux secrétaires d’État de promouvoir quatre grands principes à savoir l’honneur, la disponibilité, l’humilité et la compétence’’, rapporte Le Soleil.
Bassirou Diomaye Faye ‘’poursuit le discours de la rupture’’, note le journal Le Quotidien.
‘’Une rencontre aux allures d’une ‘piqûre de rappel’ du chef de l’État qui, à travers son discours de rupture, invite les ministres à [satisfaire] les attentes des populations’’ envers eux, écrit Le Quotidien en parlant de ce séminaire gouvernemental.
L’objectif de cette rencontre est ‘’également d’œuvrer à une transformation […] qui doit commencer ‘par la méthode de travail au sein de l’exécutif comme dans les rangs du gouvernement’‘’, ajoute Le Quotidien, citant le président de la République.
‘’Les réformes systémiques et structurelles que prône le nouveau régime’’ nécessitant ‘’une équipe gouvernementale soudée et compétente’’, ce séminaire gouvernemental ‘’vise à définir les exigences et les champs d’activités des ministres du gouvernement Sonko 1, qui doivent être basés, selon le président de la République, sur l’honneur, la disponibilité, l’humilité et la compétence’’, souligne le quotidien EnQuête.
Les ‘’fortes attentes des populations’’
‘’Le grand oral de [Bassirou Diomaye Faye]’’, titre, à propos du même sujet, le journal Source A en faisant allusion au président de la République. ‘’La rupture, a déclaré le chef de l’État, doit commencer par la méthode de travail au sein de l’exécutif.’’
‘’Le président [Bassirou Diomaye Faye] fixe quatre piliers de l’action gouvernementale’’, note L’info, L’Observateur évoquant ‘’les quatre commandements’’ de M. Faye.
‘’Diomaye Formula’’, affiche le quotidien Kritik’.
Selon le même journal, lors de ce séminaire gouvernemental, le chef de l’État ‘’a fait un exposé sur la bonne gestion de l’État’’.
Le président de la République ‘’a rappelé à ses ministres les quatre piliers pour la bonne gestion de l’action gouvernementale. Entre l’honneur, la disponibilité, l’humilité et la compétence, le président de la République a tracé une feuille de route à ses envoyés spéciaux [en insistant] sur les fortes attentes des populations’’.
Plusieurs quotidiens reviennent aussi sur une annonce forte faite par l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, en lien avec l’action du nouveau gouvernement, à savoir la suspension des constructions sur le littoral dakarois.
‘’Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko font ‘arrêter toutes les constructions sur la corniche’‘’, peut-on lire sur la une de Vox Populi.
Il reprend l’annonce du célèbre architecte sénégalais dont la photo, en médaillon au-dessus d’un chantier, illustre cette information.
‘’Sale temps pour certains occupants du domaine public maritime’’, commente Vox Populi.
‘’Le président Bassirou Diomaye Faye met fin à la pagaille’’
Le Quotidien précise, en citant l’architecte sénégalais, que ‘’les autorités ont suspendu toutes les constructions sur le littoral depuis vendredi, excepté les travaux d’aménagement entamés par l’État’’.
S’il a été décidé de ‘’ne pas toucher à tous les édifices, cette mesure risque aussi de conduire les autorités à des contentieux’’, écrit Le Quotidien.
‘’Le président Bassirou Diomaye Faye met fin à la pagaille’’, note Tribune, qui semble déplorer que, sur la corniche dakaroise, ‘’immeubles, hôtels, villas de luxe… poussent comme des champignons’’.
‘’Ousmane Sonko l’avait promis en 2020, Bassirou Diomaye Faye l’a fait en 2024’’, note L’info en parlant de cette décision des nouvelles autorités de suspendre les constructions sur la corniche, annonce traitée par de nombreux autres quotidiens, dont Bés Bi Le Jour, qui y va de son petit commentaire.
‘’C’était l’une des doléances des populations, des activistes en particulier’’ de mettre fin aux constructions ‘’presque sauvages sur le long du littoral, qui privent les Sénégalais de plages et de loisirs’’.
Sauf que les constructions ‘’sauvages’’ sur le littoral ne sont pas le seul sujet qui concerne les nouvelles autorités. L’info rapporte par ailleurs que la société civile ‘’presse’’ Bassirou Diomaye Faye de plancher sur le Pacte de bonne gouvernance démocratique.
‘’Samedi dernier, lors d’une rencontre consacrée à la question, le collectif ‘Sursaut citoyen et demain Sénégal’, qui regroupe des organisations de la société civile, lui a rappelé la nécessité de ‘respecter ses promesses’, après lui avoir envoyé une correspondance dans ce sens, au lendemain de son élection’’, lit-on dans les colonnes de ce journal.
De même le chef de l’État se retrouverait-il ‘’face à un casse-tête’’ sur la question de la lutte contre la cherté de la vie, soutient le quotidien EnQuête.
‘’Tous les précédents gouvernements n’ont pu venir à bout de la cherté de la vie’’, écrit le même journal.
LE CRI DU CŒUR DE ZULU MBAYE
Mouhamadou « Zulu » Mbaye, artiste plasticien, président des Artistes plasticiens du Village des Arts de Dakar (AAVAD) fait remarquer que le report de la Biennale de Dakar va occasionner de lourdes dépenses pour les acteurs
Mouhamadou « Zulu » Mbaye, artiste plasticien, président des Artistes plasticiens du Village des Arts de Dakar (AAVAD) fait remarquer que le report de la Biennale de Dakar va occasionner de lourdes dépenses pour les acteurs qui s’apprêtaient à prendre part à la fête de l’art, en termes de réservations de chambres hôtel, de billets d’avion, de paiement de fret pour acheminer les œuvres à Dakar. Il ne cautionne pas non plus la faible implication des artistes dans l’organisation de ce grand événement culturel. Aussi demande-t-il aux nouvelles autorités d’impliquer et de labéliser le Village des Arts, non sans manquer de livrer sa «part de vérité» sur le report de la Biennale.
« Il paraîtrait que les organisateurs n’étaient pas prêts tant au plan financier que matériel. N’étant pas membre du comité d’organisation et celui-ci ne nous ayant donné aucune information officielle, nous nous agrippons sur des « on-dit», ce qui est véritablement un handicap pour nous, acteurs culturels qui organisons les « OFF » Poursuivant ses récriminations, Mouhamadou « Zulu » Mbaye, artiste plasticien, président des Artistes plasticiens du Village des Arts de Dakar (AAVAD), souligne que « ce sont les artistes eux-mêmes qui prennent en charge l’organisation de leurs expositions. Celles-ci se déroulent dans les quartiers et dans certains espaces ». Et ces expositions se font « le plus souvent avec des pays étrangers (d’Afrique, d’Europe) et la plupart d’entre eux étaient fin prêts pour débarquer à Dakar ». Et de poursuivre pour ce qui est du report de la Biennale : « C’est une situation très préoccupante. Je dois dire pour ma part, en tant que président de l’AAVAD, que je fais partie des cinq artistes qui vont exposer leurs œuvres malgré tout au musée Bori Banna sur la route de l’aéroport de Yoff. Et un autre au village des Arts en collaboration avec nos collègues européens et africains. Cette exposition est intitulée « Transatlantique 1 ».
REVOIR LE STATUT DE LA BIENNALE
Le plasticien Zulu Mbaye n’en avoue pas moins qu’il était favorable au report de la Biennale, compte tenu des difficultés liées à l’organisation et au temps relativement court dont disposaient les nouvelles autorités. Rappelant que c’est la deuxième fois que cette manifestation culturelle est décalée (après le report consécutif à la crise sanitaire de Covid-19), Zulu Mbaye relève qu’il faut des moyens financiers conséquents pour la tenue de cette rencontre de l’art. Or, dira-t-il, « D’après les informations que nous détenons, il n’y a pas de transitaires, d’artistes. Une soixantaine venant de 20 pays ne bénéficie pas d’assureurs. Idem pour le Palais de justice qui accueille l’exposition internationale « In » dont l’État est organisateur. Et il ne faut pas oublier que la scénographie à elle seule pourrait prendre beaucoup de temps ». A l’en croire, « ce sont ces quatre principaux points qui font que l’organisation de la Biennale était impossible à date échue ». Et cela, en dépit du fait paradoxal que le comité d’organisation qui est sous la tutelle du ministère de la Culture avait deux ans pour préparer l’évènement. Et Zulu Mbaye de poursuivre : « On ne peut pas mettre cet état de fait sous le dos du nouveau régime. Peut-être que c’était l’objectif de ceux qui ont retardé la Biennale parce qu’ils avaient deux ans pour préparer l’organisation et donc ils n’ont pas d’excuses par rapport à cette situation. Il fallait reporter l’événement. Ce qui permettra aux artistes d’être dans une meilleure situation ».
LE VILLAGE DES ARTS, PARENT PAUVRE DE LA BIENNALE
Revenant sur le cas spécifique de son lieu de travail, Zulu Mbaye dira : « Pour le Village des Arts que je dirige, nous avons deux grandes expositions avec des pays comme l’Île de la Barbade dans les Caraïbes, le Nigéria et quelques pays européens et africains. Tous ces projets risquent de tomber à l’eau parce que les moyens financiers que nous attendons ne nous sont pas encore parvenus. Je pense qu’un pays comme le Sénégal, organisant l’un des événements le plus importants de l’agenda culturel africain, ne peut pas à chaque édition de la Biennale laisser en rade le Village des Arts qui est la vitrine Sénégalaise des arts plastiques. Le Village des Arts est à chaque fois royalement oublié et, pourtant, il regroupe les bonnes signatures de l’art contemporain Sénégalais ». Zulu Mbaye dira pour conclure : « J’invite le nouveau ministre de la Culture à examiner cette question. En impliquant et labélisant le Village des Arts. Les artistes doivent être impliqués dans leur domaine. Car ils sont au fait des choses artistiques. La Biennale doit avoir un statut autonome sous la direction d’une association ou d’une fondation. Car, comme on dit, Art et État ne font pas bon ménage ».
Par Alpha Amadou SY
MON CHER LESS, COMME TA VOIX ET TA PLUME NOUS MANQUENT !
Un an déjà que tu as faussé compagnie à tes auditeurs, tes lecteurs, tes amis, tes collègues et ta famille.
Un an déjà que tu as faussé compagnie à tes auditeurs, tes lecteurs, tes amis, tes collègues et ta famille. Pas parce que tu auras été pris à défaut de courtoisie et de respect, mais à cause du décret divin qui a eu raison de ta détermination à avoir le dessus sur ta maladie !
Certains de tes compatriotes ont eu à exprimer leur regret de t’avoir pas rendu de ton vivant l’hommage que tu méritais ! Peut-être bien qu’ils souhaitassent se déplacer pour honorer de leur présence cette mémorable cérémonie du 25 juin 2022, faisant de toi le Parrain de la 15ème Promotion du Programme Leadership Politique 2021 sous l’égide de la Fondation Friedrich-Ebert Mais avec ta culture de l’effacement et ta distance envers les honneurs l’information a pratiquement été distillée.
Mais heureusement ! Ne serait-ce que pour formuler à l’endroit de Jean Paul Sartre l’exception qui confirme la règle : rappelé à Dieu, tu n’as pas été, pour autant, une proie des vivants !
Dès le lendemain de ton décès, le président de la République, Macky Sall, recevant le cahier de doléances du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication prit cette mesure qui soulagea la douleur de plus d’un Sénégalais : le CESTI portera désormais ton nom. Et comme pour témoigner davantage de ta fonction de boussole pour la profession, tes pairs choisirent, quelques semaines après la reconnaissance de la Nation, de donner ton nom à leur toute nouvelle cité, située à Thiéo dans la communauté de Notto Diobass.
Toutefois, mon cher Less, ces mesures, quoiqu’ importantes, ne sauraient suffire pour marquer ta présence parmi nous. Et celle-ci est dans ton héritage décliné en termes d’élégance dans l’expression, de finesse dans l’analyse et de penchant pour l’élaboration théorique.
Et faute de disposer de l’expertise et de l’espace pour parler de l’intégralité de ton œuvre, je me contenterai de quelques cas d’illustration.
Le premier renvoie à ta réaction au sujet du procès dont la presse est l’objet. Ainsi, à la question posée par un de tes jeunes collègues lors de la cérémonie de parrainage évoquée plus haut ta réponse fut : « il y a toujours eu des journalistes plus favorables au pouvoir qu’à l’opposition ou l’inverse. Et cela nous a tous attiré des quolibets et des injures. Cette critique a toujours existé. Maintenant ce qui est nouveau, c’est que ce sont les journalistes eux-mêmes qui répètent les préjugés sur eux. »
Pour mesurer à sa juste valeur ton propos, il convient de révéler que ce n’est pas seulement la posture d’un journaliste en fin de carrière, affectueusement appelé Pa Less, mais il s’agit plutôt de la fidélité à des principes directeurs que le jeune journaliste que tu fus a su s’approprier dès l’entame de sa carrière. Pour preuve, cette analyse pointue servie à des politiciens irrités par le développement « d’un pôle de pouvoir qui ne tire sa force que dans la manière de s’acquitter de sa mission et du respect scrupuleux avec lequel il observe les règles de déontologie » Je te rappelle ton propos : « . Oh bien sûr, il existe de vrais gangsters dans le microcosme du journalisme sénégalais, mais il existe trois ou quatre titres dont la tenue et le sérieux imposent le respect, même aux esprits les plus soupçonneux. On ne saurait en dire autant de la politique où la seule règle consiste à violer – en les contournant habilement – les règles établies, tout en proclamant sa probité et son attachement à la légalité.»
Il est vrai qu’à travers cette prise de position empreinte d’audace et de perspicacité transparait tout l’esprit d’une ère nouvelle qui allait enterrer de sa belle mort le monolithisme médiatique hérité de la culture pernicieuse du parti unique. Et ce combat mené avec abnégation et esprit de suite, tu l’avais en partage avec tes ainés, tes promotionnaires et tes cadets au nombre desquels Babacar Touré, Sidy Lamine Niass, Abdoulaye Ndiaga Sylla et Ibrahima Fall.
Le second cas d’illustration, je vais le puiser dans l’une de tes pertinentes chroniques de janvier 1993. Les impasses auxquelles avaient débouché la démocratisation en Afrique noire t’avaient inspiré cette réflexion : « Il y a un problème africain, presqu’existentiel, qui réside dans une grande difficulté voire une quasi-impossibilité à vivre en harmonie avec des valeurs qui, de manière générale, ont leur origine en Europe. Comme ces sapins de Noël transplantés de ce même continent, juste pour servir de décorum mais sans jamais prendre réellement racine »
La portée de cette métaphore organiciste est qu’elle met le doigt sur cette perversion consistant à penser le modèle démocratique en dehors de la véritable histoire des peuples concernés. Ce faisant, l’avènement de la démocratisation s’est opéré sous le mode de la greffe que rejette le réel africain comme le ferait tout organisme à tout corps étranger.
Trente ans après, tes propos restent d’une brûlante actualité. La quasi-totalité des pays de l’Afrique francophones traversent de redoutables zone de turbulence. Et des Etats en sont venus à remettre en cause le projet démocratique. Ton pays lui-même allait être emporté par une terrible bourrasque politique.
Et si je peux aujourd’hui t’adresser en toute quiétude cette correspondance outre-tombe c’est parce que, en plus de l’esprit républicain qui a animé les différentes institutions du pays, du sens retrouvé de la responsabilité des politiciens et du professionnalisme de tes pairs, les citoyens-électeurs ont confirmé leur certitude selon laquelle la roche tarpéienne est toujours près de l’urne.
Et si à l’instar des sapins de Noël, la démocratie a du mal à prendre racine en Afrique c’est moins dû à l’inaptitude des peuples africains qu’à l’incapacité notoire des classes dirigeantes qui vivent de rente à s’approprier le projet républicain.
Pour preuve, l’écrasante majorité des Sénégalais, même victime d’un déficit d’instruction civique dont l’Etat, les organisations politiques et la société civile sont responsables, se sont clairement exprimés par les urnes. Il fallait voir avec quelle maturité et hors de toute consigne de vote ils s’étaient décidés à conjuguer la présidentielle au passé !
Au demeurant, il est juste de souligner que, dans la configuration politique du Sénégal à la veille des législatives, tu avais déjà perçu les signes avant- coureurs de l’effondrement de la digue que constitue ton pays. Aussi, sous l’éclairage de la vieille sagesse africaine et de ta respectable expérience, mettais-tu en garde tes concitoyens : « …Je vois que la folie est plus grande cette fois-ci. (…) Si dans la poussière et le délire, on s’en va vers les urnes en s’insultant et en se donnant des coups, (on n’atteindra pas le résultat des urnes), c’est-à-dire la légitimité populaire (…) Il faut arrêter la cadence et se parler, parce que ce qui doit être au centre de nos préoccupations c’est le bon vieux Sénégal. Nous sommes tous issus d’un pays où la sagesse recommande de retourner d’où l’on vient si on se sait plus d’où l’on va »
Hélas ! Cette sérieuse mise en garde, comme tant d’autres formulées par des observateurs avertis, ne reçut pas l’écho qu’elle méritait. Sous ce rapport, tu ne fis pas seulement un enseignant doué en communication, ni un journaliste intégral mais un intellectuel usant d’une grille de lecture suffisamment performante pour alerter et prévenir !
Mon cher Less, jusqu’à ton ultime souffle tu as tenu à t’acquitter de ta tâche générationnelle, pour reprendre Frantz Fanon. Tu es resté à la fois la sentinelle et la boussole !
Et si le Sénégal entend s’engager résolument dans la perspective de ne plus s’amuser avec le feu, il sera mis en demeure, entre autres, d’organiser des ateliers et des colloques pour l’appropriation des savoirs, des savoir-faire de ses filles et de ses fils.
Mon cher Less, je suis d’autant plus convaincu de cet impératif que la demande est plus que forte au niveau de tes jeunes collègues aussi respectueux et admiratifs du modeste serviteur que tu as été, Pa Less. Pour t’en persuader, il suffit de te remémorer de cet aprèsmidi de ton parrainage évoqué plus haut, nous avons dû t’arracher à leur commerce tant leurs questions étaient à la fois nombreuses et pertinentes. Mais à l’évidence, ta volonté, jamais prise à défaut de répondre à leurs interpellations, était inversement proportionnelle à tes capacités physiques.
Ce rendez-vous, je crois, fut ta dernière apparition publique, tout au moins le dernier banquet généreusement offert à toutes celles et à tous ceux qui ne se lassent de t’écouter et de te lire et qui, aujourd’hui plus que jamais, te portent dans leur cœur ! Adieu, l’ami ! Que Firdaws soit ta dernière demeure !
Alpha Amadou Sy,
Auteur, entre autres, de L’espace politique de l’Afrique francophone (vingt-cinq ans après le Sommet de la Baule), Paris, éditions l’harmattan, 2017, Préface de Mame Less Camara
TFC EN ROUE LIBRE, JARAAF REPREND LA PLACE DE DAUPHIN
TENGUETH FC a encore fait un pas vers le titre en assurant hier, dimanche 28 avril sur sa pelouse de Ngalandou Diouf, les trois points de la victoire face à la Sonacos (6e ; 28 points).
Sorti vainqueur à domicile devant la Sonacos de Diourbel (1-0), TFC reste encore solidement accroché à son fauteuil de leader. A cinq journées de la fin du championnat, le club rufisquois maintient son avance sur ses concurrents directs. Au terme de cette 21e journée, le leader est talonné par le Jaraaf qui a réussi à déposséder Guédiawaye FC de la deuxième place. Auteur d’un probant succès sur la pelouse de Jamono de Fatick (3-4), Diambars, lanterne rouge, a relancé de plus belle le suspense et la lutte pour le maintien dans l’élite.
TENGUETH FC a encore fait un pas vers le titre en assurant hier, dimanche 28 avril sur sa pelouse de Ngalandou Diouf, les trois points de la victoire face à la Sonacos (6e ; 28 points). Les Rufisquois, qui se sont imposés sur la plus petite de marques (1-0), maintiennent à la tête du classement (1er ; 43 points). Ils gardent toujours une avance de six points sur ses suivants immédiats et notamment le Jaraaf de Dakar (2e, 36 points). A l’issue de cette 21e journée, le chassé croisé reste de rigueur à la tête du classement. Les «Vert et Blanc » ont réussi à reprendre la place de dauphin en allant s’imposer (0-1) au stade Alassane Djigo, devant l’As Pikine (4e, 30 points). Ce qui leur permet du coup de distancer, en faveur d’une meilleure différence de buts, l’équipe de Guédiawaye FC, son concurrent direct (3e, 36 points). Une équipe de la banlieue qui a été accrochée (0-0) sur la pelouse du stade Mawade Wade, par la Linguère de Saint-Louis (8e, 24 points). Derrière le trio de tête, la bataille pour le maintien dans l’élite s’annonce plus qu’indécise à cinq journées de la fin du championnat. Le suspense est relancé de plus belle aussi bien entre les équipes de milieu que du bas de tableau qui se tiennent de prés. C’est le cas de l’Us Ouakam qui a raté, sur sa pelouse du stade de Ngor, une bonne opportunité de grappiller des points en perdant le duel (0-1) qui l’a opposé à Dakar Sacré cœur (5e, 30 points). Cette courte défaite vivement contestée relègue l’équipe ouakamoise à une inconfortable 9e place (22 points).
En position de relégable, le stade de Mbour a, de son côté, profité de la réception de l’Us Gorée, (7e, 27 points) au stade Caroline Faye, pour s’imposer sur la plus petite marque (1-0). Ce succès lui permet de céder ains la 13e pour la 12e place (19 points).
Première équipe non relégable, l’équipe mbouroise maintient à l’issue de cette 21e journée la pression sur Génération Foot et le Casa Sports. Les deux formations se sont affrontées au stade Lat Dior de Thiès. Au bout un score de parité (1-1) qui leur fait stagner respectivement à la 10e et à la 11e place avec le même nombre de points (22 points).
Scotché depuis le début de la saison dans la zone de relégation, Diambars peut valablement entrevoir le maintien dans le dernier sprint du championnat.
Les Académiciens de Saly ont frappé un grand coup en remportant une nette victoire sur la pelouse de Jamono de Fatick (3-4). Menés par 4 à 0, les promus peuvent de leur côté, nourrir quelques regrets après cette belle remontée réussie en fin du match. De la 12e place, les Fatickois glissent dans la zone de relégation (13e, 19 points)
Par Ciré Clédor Ly
L'ÉTAT DE DROIT EST LA CHARPENTE DE TOUTE SOCIÉTÉ DÉMOCRATIQUE
Il inspire la confiance, apaise les esprits, garantit la sécurité juridique et l'épanouissement dans tous les domaines de la vie.
Il inspire la confiance, apaise les esprits, garantit la sécurité juridique et l'épanouissement dans tous les domaines de la vie.
En s'attaquant à l'anarchie juridique et aux injustices enrobées d'une fausse légalité par le pouvoir battu démocratiquement à plate couture, lors des dernières élections, le tandem Diomaye-Ousmane qui a commencé par abroger les décrets de la dernière heure, a donné un signal fort sur le sort réservé à tous les actes administratifs et contractuels qui lèsent les intérêts des citoyens, ne sont pas compatibles avec la bonne gouvernance et les intérêts de la nation, ou, puent la corruption à mille coudées, les délits d'initiés, le népotisme ou le favoritisme.
Plusieurs actes de dernières minutes ou post-électoraux savamment pensés et froidement exécutés pour des objectifs de déstabilisation socio-économiques, ne relèvent pas seulement de l'inélégance ou de l'indélicatesse princière, mais de la haute trahison et méritent une mise en accusation, en raison des conséquences désastreuses qu'ils induisent si la nouvelle gouvernance ne trouve une parade rapide.
L'Amérique et l'Occident, le monde Arabe et le monde asiatique ainsi que les gouvernants Africains, ont le devoir de ne protéger personne sous peine de complicité et de recels de malfaiteurs engageant la responsabilité personnelle des États responsables et des chefs d'états receleurs, car la convention de Vienne n'a pas vocation de protéger les corrupteurs, les <<blanchisseurs>> d'argent sale, les criminels financiers et ceux qui ont commis des atteintes graves à la démocratie et à l'Etat de droit.
Ceux qui prétendent défendre des valeurs universelles inscrites dans les deux premiers pactes après la déclaration universelle d'intention, ne pourraient ne pas rendre justice au Sénégal et à tous ces peuples d'Afrique saignés par des prédateurs qui planquent leurs fortunes illicites à l'étranger aux vues et aux sues des gouvernants qui sont précurseurs de la convention de Mérida.
Le Tandem Diomaye-Ousmane doit avoir le soutien de tous les Sénégalais de quelque côté de l'univers qu'ils se trouvent, de tous les panafricanistes qui ont largement et admirablement été de la lutte, de ceux qui dans le monde sont épris de justice et de souveraineté dans la coopération multipolaire juste et équitable.
Le soutien au tendam Diomaye-Ousmane doit bannir le criticisme, la critique hâtive et prématurée. Il appelle à davantage de tolérance, le temps qu'il finisse de poser son baluchon et fixe ses repères, car avec la terre brûlée par les vaincus, tout est à reconstruire et à présenter comme modèle de réussite.
La décision prise de ne pas extrader le jeune guinéen et fondée sur l'opportunité, le droit interne, le Pacte international sur les droits civils et politiques, la jurisprudence et la doctrine autorisée, est un acte.
GANA GUEYE, LE RETOUR EN FORME AU BON MOMENT !
Buteur samedi lors du succès de Everton (1-0) devant Brentford, Idrissa Gana Guèye a encore fait forte impression.
Bés Bi le Jour |
Lamine Mandiang DIEDHIOU |
Publication 29/04/2024
Buteur samedi lors du succès de Everton (1-0) devant Brentford, Idrissa Gana Guèye a encore fait forte impression. Un retour en forme de l’international sénégalais (2 buts en 3 matchs) qui tombe au bon moment pour son club qui a assuré son maintien dans l’élite du football anglais.
De retour à Everton depuis la saison dernière après une fin d’aventure mouvementée au Paris Saint-Germain, il était écrit que le maintien de l’autre club de la Mersey passerait par les pieds de son expérimenté milieu de terrain sénégalais. A 34 ans, Idrissa Gana Guèye a répondu présent au bon moment pour décrocher le maintien qui paraissait compliqué pour une équipe qui a été défalquée de 8 points suite au non-respect du fair-play financier.
Absent lors de la déculottée de Stamford Bridge (revers 6-0 devant Chelsea), Gana a su redonner un nouveau souffle à Everton. Depuis son retour comme titulaire dans l’entrejeu des Toffees, les matchs se suivent et se ressemblent pour Idrissa Gana Guèye qui a imprimé sa patte dans le collectif de Sean Dyche avec à la clé trois victoires en autant de rencontres (5 buts marqués contre 0 encaissé).
Buteur contre Nottingham Forest (1-0) lors du match comptant pour la 33ème journée puis omniprésent lors de la victoire dans le derby de la Merseyside contre Liverpool (2-0), Gana Guèye a récidivé en trouvant le chemin des filets. Il a inscrit le seul but du succès (1-0) de Everton devant Brentford. Une troisième réalisation cette saison ô combien importante puisqu’il assure le maintien de son équipe à trois journées de la fin. Un symbole d’une formation résiliente qui a tout donné et n’a pas craqué au moment le plus important.
Un avenir toujours en suspens
Une bonne période qui n’enflamme pas le joueur âgé de 34 ans qui garde les pieds sur terre et met tout sous le compte de la main divine. «Je fais de mon mieux. Ce n’est rien de ma part, c’est juste que Dieu m’a donné ces buts. On prend du plaisir parce qu’on gagne trois matchs cette semaine sans encaisser de but. C’est le niveau que nous devons avoir toute la saison Nous méritons plus que cela (batailler pour le maintien). Nous devons faire plus pour la saison prochaine», a-t-il déclaré après le match de samedi.
Un prochain exercice qu’il n’est pas sûr de continuer avec Everton dont le contrat prend fin en juin prochain. Récemment les Toffees ne semblaient pas être dans les dispositions de s’aligner sur la clause dans le contrat pour prolonger d’une année supplémentaire avec les difficultés financières du club qui pourraient pousser le board à alléger sa masse salariale. Avec un salaire de 80 000 £ (environ 61 millions de francs CFA) par semaine, une prolongation du contrat d’une année pourrait inclure une légère revalorisation à un moment où les finances du club ne sont pas au top. Mais les dernières performances de Gana pourraient tout chambouler et pousser la direction de Everton à lui offrir une dernière danse à Goodison Park.
Par Mohamed GASSAMA
PAN OU LA RESURRECTION DE LA RTS
À dire vrai, nous n’imaginons pas un seul instant que Pape Alé puisse suivre les pas du «DG/Maire», à savoir, passer son temps à traquer des agents, à licencier d’honorables serviteurs de l’État ou à «mettre au frigo» des employés sans cause réelle
Avec la nomination de Pape Alé NIANG, il est de bon ton d’espérer voir en direct la Radiotélévision du Sénégal sortir du coma médiatique dans lequel l’avait plongée l’ancien dirlo. En attendant, nous voudrions adresser à notre confrère et frère nos chaleureuses félicitations pour la confiance que Monsieur le Président de la République, conformément aux dispositions de la Constitution, a bien voulu placer en lui. Qu’ALLAH l’assiste dans ses nouvelles fonctions et le guide vers la réussite. À ce propos, nous avons bon espoir parce que nous avons l’intime conviction que «PAN» ne fera pas moins que le désormais ancien «DG/RTS». D’ailleurs, peut-on faire pire que ce dernier ? Absolument pas.
À dire vrai, nous n’imaginons pas un seul instant que Pape Alé puisse suivre les pas du «DG/Maire», à savoir, passer son temps à traquer des agents, à licencier d’honorables serviteurs de l’État ou à «mettre au frigo» des employés sans cause réelle et sérieuse. Au contraire, vu ses qualités humaines et professionnelles, il part avec la faveur des pronostics. On ne lui apprendra pas, en effet, que la «RTS» est un microcosme et qu’elle représente une microsociété qui reflète les caractéristiques de notre pays. Sous ce rapport, qu’il nous soit permis, en toute humilité, de procurer quelques viatiques, qui pensons-nous, pourront servir de provisions pour la route du «Triangle sud», siège de la Radiotélévision. Il s’agit, notamment, de la nécessité d’apaiser le climat social, de réconcilier les cœurs et de générer un nouvel état esprit afin que tous les salariés se retrouvent dans un même idéal, renouent avec la liberté de travailler en faisant de la déontologie et de l’éthique, leur seule boussole. Bref, le slogan «Le public, notre raison d’être» doit désormais prendre toute sa signification.
Sans aucun doute, observateurs et auditeurs, friands de programmes variés et d’informations plurielles, s’accordent à reconnaître que depuis plus d’une décennie, le service public de l’audiovisuel n’émet que des ondes négatives au point que la situation est devenue intenable. Personne n’ignore que ne passait à la «RTS» que ce que le Directeur général sortant voulait bien passer. Du jamais vu ! D’où le rejet de la quasi-totalité des populations. Même du temps de la «radio-télé unique», on s’attelait, bon an mal an, à ouvrir des temps d’antenne qui regroupaient des invités de sensibilités opposées ou des voix discordantes. Nous fûmes acteurs de premier plan et témoins oculaires. À titre d’exemple, «TGP», la célèbre production du grand Babacar DIAGNE qui, avec des sommités mondiales, visait des sujets d’intérêt général en très gros plan.
Idem pour le rendez-vous politique «PLURIEL» que dirigeait avec clairvoyance et professionnalisme notre très regretté doyen Amadou Mbaye LOUM et le magazine «PASTEF» de la doyenne Arame DIOP, qui mettait l’accent sur les questions de société, d’éducation et de genre..
Venant à la radio nationale, dans le souci de se rapprocher davantage des citoyens, il sied de rappeler, particulièrement, la création d’une «Unité des informations de proximité», sous l’égide de l’expérimentée Gnagna SIDIBÉ DIAGNE. La liste est loin d’être exhaustive. En tout état de cause, le potentiel existe sur place et s’exprime à travers de brillantes émissions et de grandes éditions d’informations dont les présentateurs demeurent des modèles. Justement, on ne comprend toujours pas comment tout ce trésor a été tourneboulé et pour quelle raison la «RTS» est tombée dans un état de déliquescence avancée. Une agonie qui diverge d’avec la vision des valeureuses personnalités qui se sont succédé depuis le 04 décembre 1973, date de la création de l'Office de Radiodiffusion Télévision du Sénégal « ORTS », ancêtre de la Société nationale de Radiodiffusion Télévision Sénégalaise « RTS », créée par la Loi n° 92-02 du 06 janvier 1992. Au-delà de leurs missions traditionnelles, les différentes composantes ont toujours privilégié l’esprit d’équipe, mieux, dans une parfaite synergie, elles ont su ériger la « RTS » au rang d’une véritable Institution. Disons-le tout de go, « la maison » ressemble indéniablement à une école de formation continue ou d‘approfondissement des compétences. S’y côtoient tous les âges, tous les savoirs et tous les savoir-faire. Alors, rien ne devrait faire perdre au Service public de l’audiovisuel ses lettres de noblesse. En tout cas, l’ensemble des agents, hommes et femmes, continuent d’être des professionnels rompus à la tâche. Engagés, dévoués, vertueux et responsables, ils n’attendent qu’à être associés aux efforts de redressement et de progression. Ainsi, au nouveau Directeur Général d’être un solide manager. Pour ce faire, Pape Alé NIANG devrait, tout d’abord, libérer la « RTS » du joug politique, ensuite, exhorter au travail et à la rigueur, veiller à devenir le garant du bien-être individuel et collectif et enfin, rester régulièrement à l’écoute de ses collaborateurs, quel que soit leur rang ou grade.
QU’ALLAH FACILITE TOUT.
Mohamed GASSAMA
Citoyen sénégalais de la Diaspora / Ancien journaliste de la « RTS »
83e «Daaka» de Médina Gounass
C’est le gouverneur de la région de Kolda, Saer Ndao, qui a présidé hier la cérémonie d’ouverture de la 83e édition du Daaka de Médina Gounass comme il est de tradition. Les nouvelles autorités y sont attendues, notamment une délégation ministérielle, à moins qu’il y ait des représailles politiques. Puisque la cité religieuse est liée à l’ancien Président Macky Sall. D’ailleurs, durant tout son magistère, il n’a manqué aucun Daaka. A rappeler que le gouverneur Ndao a appelé les pèlerins à veiller au respect des règles de sécurité sur le lieu de retraite spirituelle pour éviter des incendies.
Décès de l’ex DG de l’Ageroute, un géant tombe
L’ancien directeur général de l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) n’est plus. Ibrahima Ndiaye a rendu l’âme hier à Paris où il se soignait depuis son départ de l’Ageroute. Le défunt était considéré comme un génie dans son travail et il était incontestablement d’une bonté extraordinaire. Ibrahima Ndiaye était un fonctionnaire hors du commun. D’ailleurs, lors d’un conseil des ministres, l’ancien Président Macky Sall lui avait rendu un vibrant hommage, une première dans l’histoire. Selon l’ex chef de l’État, ce dernier a fait preuve de professionnalisme, de rigueur et de dévouement exemplaires durant ses 34 ans de carrière au service du Sénégal et particulièrement du secteur des Infrastructures. Il faut souligner que ce témoignage de l'ancien locataire du Palais était plus que sincère. Puisque, après avoir limogé Ibrahima Ndiaye de son poste de DG de l’Ageroute en 2012, Macky Sall l’a ensuite nommé conseiller du président de la République chargé des infrastructures, avant de le ramener à son poste de DG de l’Ageroute. Une décision qu’il n’a pas regrettée et la revue des activités réalisées par l’Ageroute en 2022 illustre bien les performances obtenues par la boîte et met en exergue la place centrale des infrastructures de transports dans les différents Plans d’actions prioritaires, notamment l’actuel (PAP2A) et plus généralement dans l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE). Pour toujours prendre exemple sur l’année 2022 qui peut servir de baromètre pour le travail qu’il a accompli, il est constaté que les travaux d’entretien réalisés par l’Ageroute ont permis de récupérer plus de 950 km sur le réseau revêtu et 105 km de pistes. En sus, un linéaire de plus de 3 200 m de radier a été construit dont l’essentiel est réalisé dans les zones Nord et à Dakar pour faciliter la fluidité de la circulation et assurer la continuité du réseau. La liste est loin d’être exhaustive. Ibrahima Ndiaye s’est fait remplacer par son poulain Mamadou Ndao à la tête de l’Ageroute. «L’As» présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Braquage en plein jour à Thiès
Une rocambolesque affaire de braquage en plein jour, à la veille de la dernière élection présidentielle, a échappé à nos radars. Les faits se sont produits précisément le 20 mars dernier aux environs de 9 heures du matin, dans une structure de transfert d’argent aux HLM Route de Dakar, non loin du stade municipal Maniang Soumaré et jouxtant la résidence Cheikh Sidati Aidara, en face de l’agence régionale de la Sen’eau. Les six malfrats, portant des masques ordinaires, ont débarqué à bord de 3 scooters et se sont introduits dans l’agence gérée par la femme d’un Modou-modou. Selon nos sources, cette arrivée s’expliquerait par le fait qu’ils connaissaient bien les lieux et l’agenda du service, car elle est intervenue juste après que des fonds ont été reçus. C’est ainsi qu’ils ont emporté plusieurs millions de Fcfa durant une opération qui a duré moins de 10 minutes. Au moment de prendre la tangente à bord des motos, un chauffeur de taxi qui observait la scène a foncé sur l’une des motos et l’un des braqueurs a fait une violente chute. Mais tout s’est vite passé et avant qu’il ne soit alpagué, il a pu rejoindre en boitant, ses compagnons qui l’attendaient à l’angle. Et c’est ainsi qu’ils ont pris la clé des champs sans laisser de traces.
Course de cafetiers à Thiès
L’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (ONITS), qui regroupe les petites structures hôtelières de 1 à 50 chambres, a trouvé une manière assez originale de célébrer à Thiès ses 20 ans d’existence. C’est à travers l’organisation d’une course de cafetiers, filles et garçons, dans le cadre de la première édition de «Thiès hôtel tour». Il s'agit pour ces filles et garçons de faire un circuit en marche, tenant un plat à la main et sur lequel est posé un verre rempli d’eau. Selon Doudou Gnagna Diop, président de l’ONITS, l’initiative entre dans le cadre global de la formation professionnelle des jeunes, dans le contexte d’une volonté de changement de paradigmes, pour aller vers un tourisme durable, un écotourisme, un tourisme responsable, etc. L’écotourisme entretient les espaces naturels, sauvegarde les ressources naturelles et réduit la pauvreté surtout en milieu rural. Il en a profité pour faire un plaidoyer allant dans le sens de la revalorisation de la zone dite «Allou Kagne», entre Thiès et Pout, dans la forêt classée de Thiès, par le biais du tourisme intégré. A ses yeux, ce site peut être un véritable pôle d’attraction, pour abriter des réceptifs, ce qui créerait une forte valeur ajoutée pour le secteur et les Thiessois de façon générale.
Vol de téléphone portable
Livreur de profession, M. Samb a très tôt choisi le chemin de la délinquance jusqu’à s’ouvrir bêtement les portes de la prison. Il a sollicité les services de son camarade livreur M .D. Barry pour commettre ses forfaits à Grand Médine. Arrivé sur les lieux, le sieur Samb a emprunté à son camarade son téléphone portable. Barry lui prête le téléphone. Samb profite de l’inattention de son ami pour se fondre dans la nature. La victime se rend à la police des Parcelles pour porter plainte contre le mis en cause. Il n’a fallu que quelques jours pour que M. Samb soit alpagué. Conduisant sa moto dans les rues de Grand Yoff, il tombe sur Barry qui alerte un policier en faction. Ce qui va faciliter l’interpellation du livreur indélicat qui est conduit à la police des Parcelles où il a reconnu les faits. Il est déféré au parquet pour escroquerie.
Cri du cœur des syndicats de Pamecas
Les syndicalistes de l’institution financière « Pamecas » exigent le recrutement du directeur dans la transparence. Ils demandent au futur directeur de respecter les accords d’établissements signés. Les syndicalistes ont, à travers un communiqué, invité les autorités étatiques à veiller à la gestion de leur institution qui, depuis quelque temps, est secouée par une série de scandales auxquels il faut mettre un terme.
Fête du travail
Les jeunes de la centrale syndicale CSA veulent des emplois décents au sein des entreprises et de la fonction publique. Ils ont tenu une rencontre à leur siège en cette veille de la fête du travail. Mbaye Diaw exhorte le gouvernement à veiller sur la gestion des sociétés nationales publiques et privées.
Mary Teuw Niane se massifie
Le parti du professeur Mary Teuw Niane dénommé «Mouvement pour la transformation nationale (Mtn/Matna) se massifie. Le parti a entamé une opération d’installation de comités à Pikine. Le coordonnateur départemental, Tabouré Agne, a procédé hier à l’installation d’une vingtaine de comités à Thiaroye sur mer. Des actes qu’il compte poursuivre dans d’autres localités du département
20 familles sommées de déguerpir à Diougop
La tension était vive ce week-end à Diougop, notamment au site de relogement provisoire des déplacés de la Langue de Barbarie. C’était un véritable dialogue de sourds entre les autorités et les occupants. Certes, certains chefs de ménage ont regagné leurs logements définitifs mais d’autres sont sommés de quitter les lieux. Ces derniers ont tout simplement refusé, soupçonnant même des magouilles dans la gestion du projet de Relogement d’Urgence et de Résilience à Saint-Louis (SERRP). Le porte-parole des vingt familles, Abou Diagne Seck, a rappelé que les unités mobiles d’habitation ne sont pas très commodes mais depuis des années, ils ont supporté les dures conditions de vie puisqu’ils n’avaient nulle part où aller. Il avertit qu’ils ne quitteront les lieux qu'à la seule condition que les autorités leur trouvent de dignes logements pour héberger leurs familles. A l’en croire, des personnes étrangères au projet sont relogées dans les bâtiments en dur au détriment des véritables bénéficiaires. Des personnes identifiables venues des quartiers de Sanar, de Pikine, de Darou, de Ndiolofene et même de Touba occupent illégalement des maisons nouvellement construites par le projet, dénonce Abou Diagne Seck.
Les dirigeants du SERPP réfutent ces allégations
Restons à Diougop pour dire que ces accusations ont été balayées par l’expert en sauvegarde sociale du Projet de Relogement d’Urgence et de Résilience à Saint-Louis (SERRP), Ousmane Ndiaye. A l’en croire, c’est un groupuscule qui s’active depuis quelque temps pour crier au scandale. Ces derniers, dit-il, oublient qu’ils sont illégalement installés sur le site. En effet, après l’envahissement de la Langue de Barbarie entre 2017 et 2018 par la mer, plus de 3 000 personnes ont été déplacées dans les unités mobiles d’habitation à Diougob avec la ferme promesse de donner à chaque famille une maison en dur. Des promesses qui ont été tenues par les autorités puisque toutes les familles victimes recensées sont désormais relogées dans les maisons nouvellement construites. Il y a cependant un groupe qui n’a ni légalité ni légitimité, regrette M. Ndiaye.
2 journalistes arrêtés
Des habitants du site de recasement de Diougob ont reçu la visite de bulldozer sur ordre du Préfet du département de SaintLouis. Selon les victimes, cette décision «scandaleuse» provient de la mairie. Du côté de la mairie, on balaie d’un revers de la main ces accusations. Lors de l’opération de déguerpissement, les journalistes Ousseynou Diop et Ogo Thiaw, respectivement de la Tfm et de la RDV, ont été interpellés pour «avoir simplement tenté de faire leur travail ». Ils ont été victimes d’intimidation et de violence. Cette arrestation a été condamnée avec la dernière énergie par les journalistes qui ont décidé de boycotter désormais toute activité de l’autorité départementale.
6E FESTIVAL FILMS FEMMES AFRIQUE : 70 FILMS AU MENU
Le festival Film femmes Afrique (Ffa) s’ouvre à Dakar, le 26 avril prochain et se poursuivra jusqu’au 10 mai dans la capitale et huit autres régions. 70 films sont dans la sélection avec la présence de cinéastes africains de renom.
Le festival Film femmes Afrique (Ffa) s’ouvre à Dakar, le 26 avril prochain et se poursuivra jusqu’au 10 mai dans la capitale et huit autres régions. 70 films sont dans la sélection avec la présence de cinéastes africains de renom.
Dakar et huit autres régions du Sénégal, à savoir Thiès, Louga, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Casamance, Kolda et Sédhiou, vibre depuis le 26 avril, et cela jusqu’au 10 mai prochain, au rythme de la 6e édition du festival Film femmes Afrique (Ffa). Un événement qui, cette année, a pour thème «L’urgence climatique et la paix». 70 films sortis du lot sur les 500 reçus par les deux comités de sélection (un pour les longs métrages, un pour les courts métrages) ont été retenus. Sélectionné au dernier festival de Cannes en 2023, «Les filles d’Olfa» de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, mais aussi «Good Bye Julia» du Soudanais Mohamed Kordofani, «20 ans après» du Sénégalais Moussa Touré et «L’envoyé de Dieu» de la Nigérienne Amina Abdoulaye Mamani, seront également projetés. Tous ces films traitent de la problématique du climat, des conflits dans certains de ces pays, de l’égalité de genre et de la paix. «Nous voulons mettre en avant le thème du changement climatique, devenu l’affaire de tout le monde. Par exemple, il y a le problème de la pollution par le plastique qui détruit les mers et tue les poissons. Le choix de ce thème est également justifié par le problème de l’eau. Car, les projections des spécialistes montrent qu’une personne sur deux sera confrontée au problème d’accès à l’eau d’ici à 2050», a noté la présidente de l’Association promotrice de l’évènement, Martine Ndiaye.
Cette édition 2024 du Ffa marque les 20 ans d’existence de ce festival cinématographique. D’où les nombreuses innovations annoncées par les organisatrices, puisque ce sont des femmes qui sont à la baguette. C’est ainsi que la première fois un village du festival dédié à l’écologie sera érigé dans les jardins de l’hôtel de ville de Dakar. Il va accueillir 450 élèves pour un atelier sur le climat, informe Martine Ndiaye qui annonce aussi d’autres innovations. Notamment «Les Ndékki des réalisateurs» prévus au cinéma Médine. «L’idée est de discuter de cinéma au petit-déjeuner avec deux cinéastes qui se feront face pour voir le travail l’un ou l’une de l’autre en s’interrogeant sur leurs parcours, leurs processus créatifs, leurs défis. C’est un moyen pour les jeunes cinéastes d’en apprendre plus sur le métier de réalisateur et pour le grand public convié d’entrevoir l’envers du décor», explique-t-elle.
Une belle brochette de cinéastes de renom
La cinéaste Amina Abdoulaye Mamani du Niger a ouvert le bal en faisant face à Moussa Touré du Sénégal, le dimanche 28 avril. Appoline Traoré du Burkina Faso sera face à Mamyto Nakamura du Sénégal, le jeudi 2 mai, tandis que la réalisatrice Nadia Zouaoui d’Algérie sera devant Keziah Jean d’Haïti, le samedi 4 mai. Pour sa part, le réalisateur mauritanien Aderrahmane Sissako, auteur des films «Bamako» (2006), «Timbuktu» (2014) et «Black Tea» (2024), va animer un master class le vendredi 3 mai. Il y aura aussi deux panels. Un sur «Le cinéma comme arme de résistance dans les pays en conflit» sous l’initiative du collectif «L’Autre regard d’Haïti» et qui sera animé par deux réalisatrices haïtiennes, une Sud-soudanaise et une Palestinienne. Et un sur «L’eau, un trésor collectif ! A l’heure du changement climatique». Egalement, 14 jeunes bénéficieront d’une formation en cinéma et en scénario pour 15 jours, lors de ce festival Films femmes Afrique qui a initié pour la première fois le prix de la critique et le prix de la première meilleure œuvre. Prévue tous les deux ans, cette édition devait se tenir en février, mais a été décalé à cause de l’élection présidentielle.
Membre de l’organisation, Amayel Ndiaye a indiqué lors de la conférence de presse de présentation de l’événement, le 18 avril dernier, que le premier court métrage aura une récompense d’un million de francs. La même somme est prévue pour la production qui sortira du lot dans la catégorie Première oeuvre, tandis que le meilleur long métrage sera gratifié d’une prime de 2 millions. Ce sont, en effet, 39 pays à travers l’Afrique qui sont en compétition.
L’AVENIR AMER DES MINISTRES
Un mois après l'ultimatum du Premier ministre, la plupart de ses collègues cumulards n'ont toujours pas démissionné de leurs fonctions locales. Que risquent les récalcitrants et pourront-ils retrouver leurs sièges en cas de départ du gouvernement ?
Le chef du gouvernement Ousmane Sonko avait donné un mois aux ministres pour se décharger de leurs fonctions de maire et de président de Conseil départemental. Personne, y compris lui-même n’a encore adressé sa lettre de démission au ministre en charge des Collectivités territoriales. Mais il y a aussi une grosse interrogation : les ministres pourront-ils retrouver leur siège de maire après cessation de leurs fonctions ministérielles. Comme il était envisagé pour les députés ?
Il a été donné instruction à tous ceux qui ont été retenus dans cette équipe gouvernementale et qui exercent par ailleurs un autre mandat électif, un délai d’un mois pour se démettre de toute autre responsabilité élective qu’elle soit au niveau des Collectivités locales ou de l’Assemblée nationale». Les concernés sont encore dans les délais, même si, officiellement, seul le ministre de l’Industrie et du commerce, Serigne Gueye Diop a démissionné de la tête de la mairie de Sandiara. Cette interdiction de cumul va-t-elle s’appliquer aux membres des bureaux des mairies et des conseils départementaux ou fera-telle l’objet d’une loi organique ? Ces ministres vont-ils conserver leur poste de conseiller municipal ou départemental ? Aucun éclairage à ce propos. Rien n’est sûr parce qu’aucune loi n’est prévue en la matière pour l’instant. Une autre question légitime est de savoir si ces ministres démissionnaires peuvent retrouver leur siège en cas de départ du gouvernement. L’on serait dans le cas l’alinéa 2 de l’article 54 de la Constitution qui donnait une possibilité au député de retrouver son siège à l’Assemblée après cessation de ses fonctions ministérielles. Même si, malheureusement, cette loi n’est pas encore applicable. D’ailleurs, l’ancien député Alioune Souaré spécialiste du droit parlementaire faisait remarquer la semaine dernière dans Bés bi, pour s’en désoler : «Il n’y a eu aucun suivi, ni par le gouvernement qui avait porté le projet de loi, ni par les députés qui avaient la possibilité de faire une proposition de loi pour l’adoption de cette loi organique.»
Le ministère des Collectivités territoriales n’a reçu aucune démission
A ce jour, seul le ministre de l’industrie et du commerce, Serigne Gueye Diop, s’est exécuté. Ni Ousmane Sonko maire de Ziguinchor, ni Maimouna Diéye et encore moins Birame Souleye Diop ne l’ont encore fait, renseignent des sources autorisées. Qui précisent : «Les services du ministre des Collectivités territoriales n’ont pas reçu leur démission. Pour qu’ils démissionnent, ils doivent se conformer au Code général des collectivités territoriales qui dispose : ‘’Les démissions des maires et adjoints sont adressées au ministre chargé des Collectivités territoriales par lettre recommandée avec accusé de réception. Elles sont définitives à partir de leur acceptation par le ministre chargé des Collectivités territoriales ou un (1) mois après l’envoi d’une nouvelle lettre recommandée. Jusqu’à l’installation de leurs successeurs, les maires et adjoints démissionnaires continuent d’exercer leurs fonctions à l’exception de celles prévues aux dispositions des articles 99, 121, 135 et 136 du présent code.»