Dakar, 14 mai (APS) – Le Sénégal est le nouveau Coordonnateur et Porte-parole du groupe Afrique au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) jusqu’à la Conférence de Plénipotentiaires de 2018, a appris l’APS.
Le Sénégal a été désigné mercredi à Genève lors de la première réunion du Groupe Afrique du Conseil de l’UIT, indique, dans un communiqué, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARTP), soulignant que la rencontre a vu la participation de tous les pays africains membres du Conseil.
‘’Dans ce cadre, notre pays aura la charge de suivre toutes les questions, avec le support des autres pays africains, et d’en être le coordonnateur et le porte-parole au sein du Conseil de l’UIT pour la région Afrique. Il assurera la présidence des réunions y afférentes’’, explique la même source.
Selon l’ARTP, la désignation du Sénégal ‘’témoigne des efforts consentis par notre pays pour relever le niveau de sa participation dans les activités des organisations internationales du secteur des télécommunications/TIC’’.
Le communiqué souligne que la délégation du Sénégal composée du ministère des Postes et des Télécommunications et de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes était conduite par Abdou Karim Sall, Directeur général de l’ARTP.
MULTIPLE PHOTOS
L’IDÉE DE LA COLONISATION N’ÉTAIT PAS LARGEMENT PARTAGÉE EN FRANCE
MICHEL PIERRE PROFESSEUR D’HISTOIRE ET D’ART ICONOGRAPHIQUE
Saint-Louis, 14 mai (APS) - L’idée de coloniser des territoires outre-mer n’a pas été rapidement partagée au sein de l’opinion française, selon Michel Pierre professeur d’histoire et d’art iconographique.
Il introduisait mercredi à l’Université Gaston Berger (UGB) une conférence co-organisée avec l’institut culturel français sur ‘’Paris, 1931, l’exposition coloniale, regard sur l’autre et sur l’ailleurs’’.
L'organisation de l'exposition coloniale entrait dans ce souci des autorités politiques françaises de l’époque d’ancrer dans l’opinion française la thèse civilisationniste de la colonisation.
Ainsi, selon M. Pierre, il fallait à travers la reconstitution de villages indigènes convaincre de l’intérêt de prendre un certains nombres de positions à l’étranger.
‘’Après la défaite contre l’Allemagne de 1870, certains penchaient pour une revanche pour récupérer l’Alsace et la Lorraine et étaient opposé à l’idée d’une expansion coloniale’’, indique le conseiller culturel à l’ambassade de France en Algérie.
Cette exposition qui a connu beaucoup de succès a marqué ''un tournant dans l’approche coloniale'', a estimé le conférencier qui a noté une ère nouvelle avec une évolution dans la conception sur la différence des races.
Il a affirmé qu’avec cette exposition, la culture des pays d’outre-mer a été valorisée et la différence entre les races mise en avant et non la supériorité d’une sur l’autre.
Il a signalé que le Parti communiste français avait tenté une manifestation parallèle pour critiquer la colonisation avec moins de succès que l’exposition coloniale qui lors de sa clôture a reçu 500 mille visiteurs.
C'est le moment où tout a basculé dans les colonies a dit M. Pierre qui y voit ''les fondations'' des mouvements d’indépendance notés dans les colonies françaises.
Les pays alliés de la France avait une représentation à cette exposition à l’exception de la Grande-Bretagne qui était dans une logique au-delà des colonies.
Selon Michel Pierre, la Grande Bretagne avait déjà entamé la réflexion pour le Commenwealth et avait organisé une exposition du genre six ans auparavant.
REPORTAGE PHOTOS DE BOUBACAR BADJI DE SENEPLUS
VIDEO
MULTIPLE PHOTOS
STROMAE, LE MAESTRO
C'ÉTAIT SA FÊTE À DAKAR, MALGRÉ UNE COUPURE D'ÉLECTRICITÉ
Dakar, 14 mai 2015 (AFP) - Panne d'électricité au début du concert et public continuant à arriver jusqu'à la fin: à Dakar, le chanteur belge d'origine rwandaise Stromae a touché du doigt les réalités de l'Afrique subsaharienne, pour le spectacle inaugural de sa première tournée sur le continent.
Plusieurs milliers de spectateurs conquis d'avance, expatriés et sénégalais, ont applaudi l'artiste qui a égrené ses "tubes" lors de ce concert de près de deux heures mercredi soir au pied du Monument de la Renaissance africaine, encadré par un imposant dispositif de sécurité.
Malgré une panne d'électricité de sept longues minutes pendant la première chanson "Ta fête", le public, parfois arrivé avec plus de deux heures d'avance, rompu aux fréquentes coupures de courant dans le pays, a patiemment attendu la reprise du concert.
"Dakar te fera aussi ta fête", a glissé Stromae au milieu des paroles de la chanson après cette interruption. Les retardataires ont continué d'affluer tout au long de la soirée, certains commentaires sur les réseaux sociaux lui reprochant avec humour de ne pas s'être adapté à "l'heure sénégalaise", réputée flexible. "On aurait aimé qu'il joue plus mais on est arrivé en retard, donc c'est notre faute.
Il y a des Sénégalais, des étrangers, des gens qui viennent de France. On voit que tout le monde a bien kiffé", a déclaré à l'AFP Cheick Gueye, un Franco-Sénégalais de Paris.
Après Dakar, l'interprète de "Papaoutai", né Paul Van Haver, se produira dans sept autres villes d'Afrique subsaharienne jusqu'à la fin du mois de juin, comme l'indique sa page Facebook.
Il a confié mardi à Dakar s'attendre à ressentir des émotions de plus en plus fortes à mesure que cette tournée le rapprocherait du Rwanda, où son père a péri dans le génocide de 1994.
"Quand je vais me rapprocher de plus en plus du Rwanda, étant donné que c'est vraiment la terre directe de mes ancêtres, du côté de mon père en tout cas, j'avoue que là, d'un point de vue personnel, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre", a dit Stromae lors d'une conférence de presse.
"Ce seront pas mal de choses en moi qui vont ressortir et je ne sais pas à quoi m'attendre, honnêtement", a-t-il ajouté. Il se rendra à Praia (Cap Vert) le 16 mai, Douala (Cameroun) le 19 mai, Abidjan (Côte d'Ivoire) le 23 mai, Libreville (Gabon) le 6 juin, Brazzaville (République du Congo) le 10 juin, Kinshasa (République démocratique du Congo) le 13 juin, pour finir le 20 juin au stade Amahoro de Kigali (Rwanda). La popularité de Stromae a explosé sur la scène internationale après le lancement en 2013 de son deuxième album "Racine carrée".
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 13 MAI 2015
Dakar, 14 mai (APS) - Le Conseil des Ministres s’est réuni, le mercredi 13 mai 2015, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République.
A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a salué la tenue à Dakar du Forum international sur les partenariats public-privé et du Forum foncier mondial 2015 sur le thème « une gouvernance foncière inclusive et juste pour un développement durable : le temps de l’action ».
Abordant le point de sa communication portant sur les enseignements de la mission du FMI, le Président de la République a évoqué l’audience qu’il a accordée au Chef de mission du FMI pour le Sénégal, qui a magnifié les performances du Sénégal au plan macroéconomique et s’est félicité des résultats positifs des négociations qui viennent de s'achever et qui permettront de soumettre, en juin 2015, au Conseil d'administration du FMI, le dossier de notre pays pour un troisième programme ISPE sur la période 2015-2017.
A cet égard, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller au respect des engagements pris dans le mémorandum de politique économique et financière, notamment en matière de réformes structurelles, en accordant une attention particulière aux mesures prévues pour améliorer la situation des Finances publiques afin de mettre l’accent sur l'investissement et le soutien aux couches les plus défavorisées.
Dans cette perspective, le Chef de l’Etat a exhorté le Gouvernement à veiller au renforcement du système de programmation et d'exécution des investissements, à l’optimisation des modalités et conditions d'endettement.
Au demeurant, le Chef de l’Etat a salué le soutien du FMI dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques et financières de notre pays.
Abordant le point de sa communication relatif à l’impératif de mise en place d’un Cadre national d’Amélioration et d’Harmonisation des Décaissements, le Président de la République a insisté sur la nécessité, pour le Gouvernement, d’accentuer les efforts à tous les niveaux, pour une réalisation diligente des projets et programmes.
Le Chef de l’Etat a, en outre, souligné au Gouvernement la haute priorité qu’il accorde à l’amélioration de la disponibilité de l’information financière et le renforcement du dialogue de gestion entre les départements ministériels et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, afin d’asseoir une exécution optimale des dépenses publiques, avec un taux d’absorption des ressources budgétaires conforme aux prévisions ciblées.
Abordant le point de sa communication portant sur le rôle primordial du secteur minier dans l’émergence du Sénégal, le Président de la République, réitérant son ambition de faire du Sénégal un Hub minier, ainsi que son attachement particulier à la Transparence et à la Bonne Gouvernance dans ce secteur, a indiqué au Gouvernement l’impératif de préserver le caractère compétitif du projet de nouveau Code minier, tout en assurant un partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat, les populations polarisées et les sociétés minières.
Au titre de son Agenda, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation, le 10 mai 2015, à Point à Pitre (Guadeloupe), à la cérémonie d’inauguration du Centre caribéen d’Expressions et de Mémoires de la Traite et de l’Esclavage, en présence, notamment, du Président de la République française et du Président de la République du Mali.
Le Premier Ministre a présenté au Conseil une communication portant sur la nécessité d’intensifier la mise en œuvre des réformes, projets et programmes majeurs, déterminants pour la relance de l’activité économique, la création d’emplois et de richesses afin d’améliorer des conditions de vie des populations.
Le Premier Ministre a, également, sur demande du Président de la République procédé à une revue, avec les ministères concernés, des projets et programmes prioritaires, en cours de réalisation, résultant des engagements prévus pour 2015, tels que :
-le développement d’activités agro-sylvo-pastorales et halieutiques, avec notamment l’abattoir de Diamniadio, les domaines agricoles communautaires, les fermes Natangué et les fermes aquacoles ;
-les infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires portant sur la finalisation de 27 projets majeurs, en particulier, l’autoroute Ila Touba, l’axe Dioum- Ourossogui- Bakel, la boucle du Boudié, la RN6 (axe Ziguinchor-Tanaff), la construction de sept ponts, la réhabilitation du Chemin de fer Dakar Bamako et l’Autoroute à péage Diamniadio-AIBD-Somone-Mbour ;
-la relance du processus d’industrialisation avec la réalisation de parc industriel de Diamniadio ;
-la relance du secteur touristique à travers, entre autres, la mise en place d’un crédit hôtelier, la baisse des taxes sur le transport aérien et la requalification des sites de Cap skirring, de la Langue de Barbarie, de la Petite côte et du Delta du Saloum ;
-les réformes et les mesures d’amélioration des classements d’attractivité (Doing business) ;
-le développement d’infrastructures scolaires, universitaires ;
-la promotion de la santé et de la protection sociale ;
-les infrastructures sportives, d’hydraulique rurale et urbaine, ainsi que le programme de promotion des « villes vertes ».
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur l’actualité africaine et internationale ainsi que sur les préparatifs de la prochaine visite d’Etat, au Sénégal, de sa Majesté le Roi Mohamed VI, du Royaume du Maroc.
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point sur la situation économique nationale et sur la conjoncture internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a présenté une communication mettant en relief la bonne dynamique dans l’évolution des exportations horticoles, arachidières (avec un record de 109 000 tonnes) et une hausse significative de la production d’oignons.
Le Ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables a présenté au Conseil une communication portant sur le Plan de production de la SENELEC pour la période 2015- 2025, tenant compte du niveau d’exécution des projets, de l’évolution de la demande et des coûts de productions, en vue d’atteindre, à terme, 1407 MW, dont 290 MW d’énergies intermittentes (solaire et éolienne).
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
-le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de Coordination et de Développement de la Propriété intellectuelle (CNCDPI) ;
Au titre des mesures d’ordre individuel, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
-Monsieur Abdoulaye GUEYE, Conseiller en Planification est nommé Secrétaire général du Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, en remplacement de Monsieur Mamadou SOW appelé à d’autres fonctions ;
-Monsieur Saliou Rama KA, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions;
-Monsieur Fany TRAORE, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Inspecteur technique au Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, en remplacement de Monsieur Amadou Demba DIACK, appelé à d’autres fonctions.
La religion occupe une grande place dans le quotidien des populations sénégalaises. Chaque année, ce sont des millions de croyants musulmans ou chrétiens qui parcourent le pays pour prendre part à des événements religieux ou pèlerinages. Des destinations culturelles et religieuses marquées d’histoires, et qui s’étendent peu à peu vers une cible internationale.
« Il y a énormément d’investisseurs qui veulent ouvrir des hôtels à Touba, Tivaoune, Ndiassane, Popenguine et autres. L’organisation annuelle de nombreuses manifestations religieuses dans de nombreuses villes constitue une importante opportunité en termes de retombées touristiques, aujourd’hui cette piste devrait être explorée pour relancer le secteur.
Le tourisme religieux a montré son impact dans un pays comme le Maroc ou l’Arabie saoudite, le Sénégal a de nombreux atouts et devrait prendre exemple » explique Xavier Starkloff, directeur Afrique de l’ouest de la plateforme hôtelière jovago.com
Dans ces villes et villages, les visiteurs peuvent se rendre sur des lieux de culte historiques, parcourir des livres anciens dans des bibliothèques ou encore jeter un œil sur des manuscrits et se recueillir devant des mausolées. Mise en avant des événements
L’histoire de grands noms comme Sérigne Touba, El Hadj Malick Sy, Baye Niasse, Seydina Limamoulaye ou encore Seydou Nourou Tall, pour ne citer que ceux-là, constituent de nombreuses inspirations religieuses et de grandes attractions pour de nombreux visiteurs, croyants de toutes nationalités qui font le déplacement chaque année pour le magal de Touba, le gamou de Tivaouane, le gamou de N’diassane, le gamou de Médina Baye.
Certains événements et sites chrétiens comme le pèlerinage au sanctuaire marial de Popenguine, les recollections de Keur Moussa, ou la Cathédrale de Dakar sont également de véritables attractions pour le tourisme religieux. « Notre pays possède une histoire religieuse importante, et dans une ville comme Joal Fadiouth le dialogue inter-religieux est visible, ce qui nous manque c’est juste une bonne promotion » explique François Touré, de l’association des guides touristiques de Joal-Fadiouth.
En effet, pour que le Sénégal devienne une destination importante dans le tourisme religieux, il demeure important que les événements religieux ainsi que l’histoire de ces grands hommes soient mis en avant à travers le monde.
MALI: LA RÉBELLION PARAPHERA JEUDI L'ACCORD D'ALGER
Alger, 14 mai 2015 (AFP) - La rébellion à dominante touareg paraphera jeudi à Alger l'accord pour la paix au Mali du 1er mars, ont confirmé mercredi le ministère algérien des Affaires étrangères et les rebelles, qui ont cependant exclu de signer le document le lendemain à Bamako.
La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion) a annoncé dans un communiqué "sa décision de parapher" le document, expliquant ainsi "honorer les engagements antérieurement pris".
"Cette décision fait aussi suite aux engagements pris par la médiation internationale et acceptés par la partie malienne (le gouvernement, NDLR) d'engager des discussions sur les demandes et observations de la CMA après le paraphe et avant la signature du document final", affirme la rébellion, précisant que celles-ci "porteront également sur les modalités d'application".
"Quant à la date du 15 mai 2015, arrêtée pour la signature proprement dite et fixée sans avoir consulté la CMA, elle n'engage pas celle-ci qui, d'ores et déjà, informe qu'elle ne sera pas présente" à la cérémonie prévue vendredi à Bamako, souligne la rébellion, levant les derniers doutes sur sa position attendue.
Auparavant, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, avait confirmé à l'AFP que la CMA parapherait jeudi l'accord d'Alger, deux mois et demi après le gouvernement malien et ses alliés.
Un responsable rebelle et une source de sécurité régionale avaient indiqué mardi à l'AFP à Bamako que des délégations des groupes de la CMA se rendraient mercredi à Alger pour parapher "en principe" cet accord, malgré les violations répétées du cessez-le-feu depuis le 27 avril.
Une source au sein de la médiation internationale à Bamako a précisé mercredi à l'AFP que les délégations étaient attendues dans la soirée à Alger, de même que le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi.
L'accord, qui doit être signé officiellement vendredi à Bamako en présence d'une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement, le sera probablement par deux des cinq groupes de la CMA, a estimé cette source.
Le document a été paraphé à Alger le 1er mars par le camp gouvernemental mais pas par la rébellion qui, après avoir "consulté sa base", avait indiqué ne pas pouvoir l'avaliser en l'état.
Dans un communiqué publié tôt mercredi, la CMA rappelle avoir réclamé en vain des amendements, mais s'être résolue à accepter lors de discussions le 26 avril avec M. Hamdi de parapher le document avant l'ouverture de "discussions intermédiaires entre la période qui sépare le paraphe et la signature".
Les ministres algérien et français des Affaires étrangères avaient appelé mardi à cette signature "dans l'intérêt de la paix au Mali et dans la région", selon Laurent Fabius, qui s'exprimait à Alger avec son homologue algérien Ramtane Lamamra.
Le texte prévoit la création d'Assemblées régionales dotées de pouvoirs importants, élues au suffrage universel direct, mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme et ne reconnaît l'"Azawad", nom par lequel les rebelles désignent le nord du Mali, que comme une "réalité humaine", sans contenu politique.
La CMA réclame la "reconnaissance officielle de l'Azawad comme une entité géographique, politique et juridique", la création d'une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de "80% de ressortissants de l'Azawad" dans les forces de sécurité.
Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.
Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central.
COUVRE-FEU À MAIDUGURI APRES UNE ATTAQUE DE BOKO HARAM
Kano (Nigeria), 14 mai 2015 (AFP) - L'armée nigériane a imposé jeudi un couvre-feu à Maiduguri, au lendemain de la première attaque de Boko Haram en plusieurs mois contre la plus grande ville du nord-est du Nigeria, fief historique du groupe islamiste.
"Au vu des récents développements dans l'agglomération de Maiduguri, un couvre-feu (de la tombée de la nuit à la levée du jour) a été imposé pour 24 heures dans la ville", a déclaré un porte-parole de l'armée, le colonel Tanko Gusau, dans un communiqué.
Le groupe islamiste a mené une attaque dans un quartier nord de la grande ville mercredi soir, mais les assaillants ont pu être repoussés par l'armée au terme d'affrontements, selon l'armée et des témoins.
Le bilan des violences reste pour l'instant inconnu. Selon plusieurs témoins qui se trouvaient dans le quartier de Kayamla, le lieu de l'attaque, des dizaines d'islamistes munis d'armes à feu et de lance-roquettes se sont mis à tirer et à lancer des explosifs dans tous les sens vers 18H30 (17H30 GMT).
L'armée a quant à elle déclaré avoir combattu "une bande de terroristes qui avaient déclenché (les explosifs) de deux femmes kamikazes avant leur attaque" contre le quartier de Kayamla, sans donner plus de détails.
Selon les témoins, l'armée a pu maîtriser les islamistes au terme de 40 minutes de combat. L'armée nigériane mène en ce moment une vaste opération de destruction des camps de Boko Haram dans l'immense forêt de Sambisa, dans la même région, un des grands fiefs du groupe islamiste.
Cette attaque de "diversion" sur Maiduguri a été menée "dans l'intention de ralentir l'assaut en cours sur la forêt de Sambisa", analyse le communiqué de l'armée. "On pense qu'elle a été menée par ceux qui fuient les camps terroristes" détruits, ajoute le texte.
Il s'agit d'une des premières attaques contre Maiduguri depuis le début de l'offensive militaire régionale lancée en février avec l'aide des pays voisins, qui a considérablement affaibli le groupe islamiste, selon les observateurs.
KHALIFA SALL ANNONCE LE REDÉMARRAGE DU PAVAGE DES RUES DE DAKAR
Dakar, 13 mai (APS) – La session ordinaire du conseil municipal de la ville de Dakar ouverte jeudi va être consacrée à la mutualisation des actions et au démarrage des investissements annoncés dans la gestion de 2014 dont le pavage des rues, a indiqué le maire, Khalifa Ababacar Sall.
''Cette session ordinaire du conseil municipal va être consacrée à la mutualisation. Il s’agit de prendre, au niveau de la ville, les délibérations concordantes pour qu’un certain nombres d’actions et d’investissements puissent démarrer’’, a dit M. Sall, à l’ouverture de la session.
Selon le maire de Dakar, ''les premiers investissements concernent les gazons synthétiques et le pavage des rues''.
‘’Les autres points concernent l’acquisition de terrain pour l’hôpital des Parcelles Assainies dont les travaux doivent démarrer bientôt et le stade des HLM Patte d’Oie dont la reconstruction était bloquée parce qu’un privé qui avait une bordure a accepté de nous vendre cette portion’’, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne les virements de crédits et d’autorisations spéciales pour finaliser le processus du pavage, Khalifa Ababacar Sall a indiqué que la ville est régie par une structure dont le contrat va s’achever en 2016. Selon lui, le terrain ainsi que le matériel doit revenir à la Ville.
Abordant la question des taxes, Khalifa Ababacar Sall a affirmé que la commune de Dakar est en réflexion avec les autorités du gouvernement pour permettre aux collectivités locales de la région du Cap-Vert de bénéficier de ces taxes.
‘’Dans le cadre du financement de l’Acte 3, des pistes sont actuellement explorées et certaines vont tuer les collectivités locales de la région du Cap-Vert. Si les communes perdent les taxes sur l’électricité consommée, l’eau, le stationnement, elles risquent de ne plus fonctionner’’, a-t-il averti.
‘’Nous nous sommes organisés pour sensibiliser le gouvernement pour qu’il comprenne que l’Acte 3 doit viser à renforcer les collectivités locales et non les affaiblir’’, a-t-il ajouté, soulignant que le problème ne concerne que Dakar.
LE CNCR S'OPPOSE A CERTAINES FORMES D'AGROBUSINESS
Diourbel, 13 mai (APS) - Le Conseil national de concertation des ruraux (CNCR) a exprimé, mercredi, son opposition à l’agrobusiness si tant est que cette forme d’exploitation agricole vient concurrencer les exploitations familiales et prendre les terres des producteurs locaux pour les transformer en ouvriers agricoles.
Selon Babacar Diop, chef de la mission du CNCR, en tournée dans la région de Diourbel, ''l’agrobusiness devrait plutôt se positionner dans la transformation pour créer de la valeur ajoutée avec les produits fournis par les exploitations familiales''.
Aussi propose-t-il d’aller vers une contractualisation entre les propriétaires terriens sans moyens et les investisseurs qui ne disposent pas de terre.
''L’agrobusiness qui vient nous concurrencer au niveau de nos productions, nous disons non. L’agrobusiness qui vient accaparer nos terres et nous prendre comme des ouvriers agricoles, nous disons non parce que nous sommes des citoyens sénégalais et nous ne comptons que sur l’agro-sylvo-pastoral pour développer notre pays'', a insisté M. Diop.
La mission du CNCR dans les trois départements de la région a pour objectif de discuter avec les populations sur toutes les dispositions de la réforme foncière en projet.
''Avec cette tournée, nous avons deux objectifs principaux. Le premier c’est de restituer toutes les dispositions qui ont été émises par les populations depuis 1996 et de les réactualiser. Le deuxième objectif, c’est de préparer la tournée de la commission nationale qui va démarrer au mois de juin'', a notamment indiqué le chef de la mission.
Abordant les 10 points de consensus élaborés à la base et approuvés par tous les acteurs, M. Diop a toutefois insisté sur certains commentaires.
Il s’agit entre autres de la nécessité de régler le foncier agricole de même que le foncier pastoral, de créer des droits réels à la place du droit d’usage sur lequel repose le domaine national et de procéder à des remembrements pour faire place à l’équité autour de la distribution des terres.
La prise en charge de l’accès des femmes et des jeunes à la terre a aussi été retenue.
LE JOURNALISTE PAPE SAMBARE NDOUR PARMI LES FINALISTES
Dakar, 13 mai (APS) – Le journaliste sénégalais Pape Sambaré Ndour du quotidien L’Observateur (privé) figure parmi les dix finalistes pour la presse écrite du Prix Albert Londres 2015, a appris l’APS.
Pour cette édition, 10 candidatures ont été retenues ‘’pour leur qualité d’enquête, ou d’écriture, ou de style, ou d’impact… et qui reflètent la diversité de la presse francophone : 7 candidatures françaises, 2 québécoises, 1 sénégalaise'', indique le site dédié audit prix.
Sur 67 candidats pour la presse écrite, 10 ont été retenus : Isabelle Hachey (La Presse – Québec) pour ses sujets sur le Rwanda, le Kurdistan et le terrorisme, Claire Meynial (Le Point – France) pour ses sujets sur l’Afrique, Mathieu Palain (revue XXI – France) pour ses articles La Belle échappée et Nés pour le Rap, Léna Mauger (Les Arènes – France) pour son livre ‘’Les évaporés du Japon’’.
Y figurent aussi Pape Sambaré Ndour (L’Observateur – Sénégal) pour ses articles sur l’Afrique, Lucie Peytermann (Libération – France) pour ses articles sur le Pakistan, Noémie Mercier et Alec Castonguay (L’Actualité – Québec) pour leur enquête sur les crimes sexuels dans l’armée, Benoît Vitkine (Le Monde – France) pour ses articles sur la Russie, l’Ukraine et l’Europe de l’Est.
Il y a également Soren Seelow (Le Monde – France) pour une sélection de reportages couvrant plusieurs thématiques dont Charlie Hebdo et Luc Mathieu (Libération – France) pour ses articles sur la Syrie, le Kusdistan et l’Irak.
En audiovisuel, sur 38 candidatures, 7 ont été présélectionnées : ''The Storm Makers'', ''Ceux qui amènent la tempête de Guillaume Suon'', ''Les secrets inavouables de nos téléphones de Martin Boudot'', ''Encerclés par l’Etat islamique'' de Xavier Muntz, ''Rwanda, l’impossible pardon de Violaine Baraduc'', Alexandre Westphal.
Il y a aussi ''Voyage en barbarie'' de Delphine Delloget et Cécile Allegra, ''Syrie, enfants de guerre'' de Yuri Maldavsky, ''Chine, naître et ne pas être'' de Marjolaine Grappe et Christophe Barreyre.
Les Prix Albert Londres 2015 seront proclamés le samedi 30 mai prochain à l’Académie Royale de Belgique.