C’est un appel à l’apaisement des relations entre alliés de la mouvance présidentielle que le Secrétariat Exécutif Permanent de Bennoo Bokk Yakaar (Bby) a lancé hier, mardi 12 mai, dans un communiqué. Cela fait suite aux «échanges contradictoires et heurtés, par voie de presse interposée, souvent désordonnés, aux allures d’attaques stériles et de caractérisations négatives des uns vis-à-vis des autres entre alliés de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar»
«Le Secrétariat Exécutif Permanent de BBY lance un appel pressant à l’ensemble des composantes de Bennoo Bokk Yaakaar, aux communicants en particulier, mais également à l’ensemble des militants des partis politiques et organisations qui soutiennent l’action du gouvernement, à apaiser davantage les relations entre alliés, en mettant un terme à une telle situation et, à l’avenir, à faire preuve de mesure et de retenue ».
Cette déclaration contenue dans un communiqué des partis de la majorité présidentielle, en date du 12 mai, fait suite, selon la même source, aux «échanges contradictoires et heurtés, par voie de presse interposée, souvent désordonnés, aux allures d’attaques stériles et de caractérisations négatives des uns vis-à-vis des autres entre alliés de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar ».
Pour le secrétariat de Bby, « cette situation déplorable et susceptible de perturber l’opinion publique risque d’entamer très sérieusement l’unité pourtant nécessaire dans nos rangs et crée une atmosphère de tension inutile, préjudiciable à la bonne conduite des politiques publiques engagées par le Gouvernement de la République du Sénégal dont nous constituons la majorité »
Les formations de la majorité présidentielle estiment qu’ «Aujourd’hui, plus qu’hier, notre Coalition doit impulser la réflexion et la mutualisation des expériences distinctives de ses composantes, afin de continuer à être le véritable socle de propositions multidimensionnelles au gouvernement ». Pour ces partis de la mouvance présidentielle, « l’enjeu majeur réside dans la réalisation des projets phares et des réformes du PSE qui visent à répondre aux attentes et préoccupations des sénégalaises et des sénégalais et, à terme, à positionner notre pays dans le cercle des pays émergents ». Et de soutenir que « les divergences d’appréciations politiques et les différences de points de vue, quoique nécessaires en ce qu’elles traduisent la vitalité démocratique de notre coalition, peuvent en effet être exprimées à travers des cadres appropriés de communication dans le respect mutuel de ses composantes, conformément au code de conduite adopté lors du dernier séminaire de BBY »
LA POLICE MET UNE BANDE AUX ARRÊTS
DÉMANTÈLEMENT D’UNE FABRIQUE DE MACHINES À SOUS À LA CITÉ DJILY MBAYE
La Police des Parcelles Assainies a mis aux arrêts hier, des individus qui entretenaient une fabrique de machines à sous. L’unité de fabrique, découverte à la Cité Djily Mbaye de Yoff, approvisionnait déjà des bars et autres dancings de Dakar en machine, alors que le ministère de l’Intérieur n’avait pas encore accordé son autorisation.
La police des Parcelles Assainies a mis fin hier, aux «activités illicites» de fabricants de machines à sous, à la Cité Djily Mbaye de Yoff. La maison, un immeuble R+2, a été perquisitionnée tôt le matin par des limiers, accompagnés par un nombre impressionnant d’Agents de sécurité de proximité (Asp).
Selon des témoins interrogés sur place, la police est repartie avec un important matériel, qui servait à fabriquer ces machines à sous. Aussi, quatres individus, dont deux Chinois ont été arrêtés et embarqués en direction du commissariat des Parcelles Assainies.
D’aucuns ont vite fait, suite aux arrestations, de parler de problème de mœurs, mais plusieurs témoignages recueillis font état de la découverte d’une fabrique clandestine de machines à sous. Le Quotidien a appris que cette «entreprise» sinosénégalaise avait introduit une demande d’autorisation au ministère de l’Intérieur, pour pouvoir installer dans les «coins chauds» de Dakar (bars, dancing,...), des machines à sous. Mais devant les lenteurs observées, les Chinois et leurs associés ont voulu anticiper leur business, en fabriquant en cachette le matériel.
La police, qui était sur l’affaire depuis longtemps, a remonté la piste jusqu’à se retrouver à la cité Djily Mbaye où il aurait surpris un réseau bien huilé. Naturellement, on parle de gens qui ont réussi à passer entre les mailles du filet, mais le gros de la troupe, a-t-on appris, est en garde à vue, en attendant d’être présenté devant le procureur.
"DÉFENDANT LEURS INTÉRÊTS, LES ALLIÉS BOUFFENT DANS LE PÂTURAGE DU PRÉSIDENT"
Benno bokk yaakkar est une coalition «soupe kandja», constituée le plus souvent, de leaders de partis malhonnêtes. Le président du Parti de la solidarité et du développement (Psd), qui s’exprime ainsi, certifie que ces transhumants sont dans leurs rôles. Dans cet entretient accordé à Grand-Place, Colonel Malick Cissé invite les politiciens, qui voient leurs mobilisés les échapper, à arrêter de crier scandale.
Grand-Place: En tant que conseiller politique de la coalition pour l’émergence, Takhawou Sénégal et souteneur du président Macky Sall, quelle analyse faites-vous des récentes sorties de certains alliés sur la situation nationale avec les changements de tempo et les variations de discours?
Colonel Malick Cissé: La coalition Benno bokk yaakkar (Bby) est une coalition soupe kandja, un méli-mélo. Autrement dit, c’est comme si on met du tout dans une marmite pour essayer de faire une sauce. Généralement elle n’est jamais agréable. Tous les alliés qui forment actuellement le Benno bokk yaakar, sont des gens honnêtes dans le sens où ils veulent supporter la candidature du chef de l’Etat. Ils défendent le contraire, l’intérêt de leurs partis, même s’ils «bouffent» dans le pâ- turage du président, Macky Sall. Ils sont là, justes, pour renforcer leurs partis. En créant un parti, c’était pour accéder au pouvoir et tous les moyens pour eux, sont bons pour pouvoir accéder à ce pouvoir. Même, en utilisant les moyens de l’autre. Si, l’autre étant un pouvoir, élu avec 65% des voix des Sénégalais, ne peut pas comprendre que ceux-là, même alliés, sont de futures adversaires. Ca vraiment, je pense que sa logique de dire que leur séparation ne viendra pas de moi, est un suicide politique. Au moment où il faudra se séparer de ces gens qui étaient morts politiquement, ce sera trop tard. Ces politiques, sans moyens financiers pour survivre, n’existaient plus depuis 2012. Le président, Macky Sall, en nommant certains ministres, Directeurs ou Pca, a renfloué les caisses de ces partis là. Actuellement, ils sont costauds. Comme disent les wolofs, Bo yaré sa khar, yow lay diékka mbeuk.
Selon vous le divorce entre le président et ses alliés est, donc, évident ?
Oui, c’est une évidence pour certains alliés. Sauf, le cas de l’Afp de Moustapha Niasse qui est clair. Lui, il dit: «Je suis avec Macky Sall jusqu’à la mort». Pour les autres, des soi-disant communistes et autres partis de gauche qui n’ont jamais gagné d’élections. Ces politiques, compliqués par nature, qui sortaient toujours des élections avec 0,00%, ne laisseront jamais en paix Macky Sall. Je ne les considère pas comme des politiciens de développement du pays. Ils ne méritent pas d’être appelés leaders, ne serait-ce que de par leurs accoutrements, leurs coiffures et tenues.
Si effectivement, il y’a rupture, ne serait-elle pas, une certaine forme de trahison ?
Non, un trahi, c’est celui qui croit à cette forme d’unité. Moi, je pense que le président, Macky Sall ne croit même pas à eux. Donc, il n’est pas trahi. C’est un politicien qui joue la forme. Déjà, ils sont venus l’appuyer en miettes pour certains. Les 65% obtenu, les voix émanant de ces gens là, représentent des miettes.
Quelle lecture faites-vous de la politique du président de la Ré- publique, Macky Sall. Est-il, sur la bonne voie ?
Oui, la coalition de l’émergence, Takhawou Sénégal a accepté de venir travailler avec lui, l’appuyer dans sa politique est déjà une bonne chose. Il est sur la rampe du développement du pays. Je donne toujours une parabole, un avion qui décolle, il fera beaucoup de bruits. Mais, le pilote, conscient de ce qu’il doit faire, va continuer à faire décoller son avion, malgré le bruitage qui tourne autour. Le président, Macky Sall, en tant qu’ingénieur est dans cette situation, puisque différents des autres présidents. Et, un ingénieur, il est parfois un carré, un cartésien qui va droit au but en s’entourant de tout ce qui est paramètre logique et objectif. Il ne fait pas de la politique, politicienne. Voilà le cas de Macky Sall. Donc, je pense que quel que soit le problème touché, c’est un président qui va réussir son objectif. Il connaît sa trajectoire et la traçabilité de son programme. Je crois vraiment au programme qu’il est en train de dérouler. Que l’ont ne soit pas trop pressé pour avoir des résultats à 3 ans de gestion du pouvoir. Je crois que quand il aura assez déroulé son programme, après avoir peint comme disent les autres, les travaux et projets laissés par son prédécesseur, vous verrez l’homme.
Si vous aviez un conseil actuellement à donner au président de la République. Quel serait ce conseil ?
Sur le plan général, j’ai été le conseiller de plusieurs présidents. Je lui dirais vas-y. Vous êtes sur la bonne voie. Mais aussi, je lui aurais dis de trouver de communicants pour l’intérêt national. C’est ça, le premier conseil que je lui donnerai. Il est sur le bon chemin, mais ses administrés ne perçoivent pas les actes qu’il est en train de poser. C’est là où le bas blesse. Le déroulement du programme, Yoonu yokkuté est au cœur du Plan Sénégal émergent (Pse). Ce que les gens ne disent pas, chaque fois qu’on dise oui, il a changé le Yoonu yokkuté. Alors que ce programme est une progression logique du Pse. Dans le cadre du projet touristique, j’ai appelé le tourisme du «yokkuté». Les retombées qui vont venir et les découvertes pétrolières qui sont en train d’être trouvées au Sénégal devraient être connues des Sénégalais.
Que diriez-vous de la transhumance des politiques au Sénégal ?
J’appelle la transhumance de la mobilité politique. C’est un phénomène très complexe à définir au Sénégal. La définition de ce concept dépend de là où l’on se situe. C’est un terme polysémique, déterminé en fonction de la position de l’individu qui juge ou apprécie. Si vous êtes dans l’opposition, vous ne rechercherez pas la réussite de la majorité. Et, vous êtes condamnés à avoir des éléments pouvant la conduire à la déroute du pouvoir. Mais, cette affaire de transhumance doit être revue en profondeur. L’écrivain, Alex Tocqueville, l’a dit: «Je cherche à me massifier. La majorité qui n’a pas de masse n’existe pas. Il serait suicidaire pour un président de ne pas massifier. Ce serait contraire à toute logique». Quand on est majorité gouvernant, il faut se massifier ou perdre le gouvernement. Au Sénégal, il n’y a plus de militants, mais plutôt des mobilisés cars rapides, des recrutés, des gens qui sont en contrat à durée déterminée, vivant avec les moyens financiers du mobilisant. Et si, ces derniers n’ont plus de moyens financiers, ils vont aller se migrer vers d’autres mobilisateurs. Les jeunes ne savent rien de l’idéologie de leur parti qui a disparu depuis plus de 50 ans dans ce pays là. Personne parmi les politiciens de ce pays ne peut vous dire l’idéologie de son parti. Ceux qui parlent de transhumance ont vu leurs mobilisés les échapper pour crier scandale. Alors, la majorité, consciente ouvre ses portes pour absorber cette masse qui tend vers elle. Donc, l’appréciation de ce concept par l’opposition ne tient pas.
Les transhumants peuvent-ils apporter quelques choses au président ?
Les mobilisés, les nouveaux recrutés peuvent massifier le parti du président qui est conscient qu’il faudra compter le nombre de cartes dans l’urne pour passer l’élection. Et, l’urne ne reconnaît pas le président ou le charbonnier et autre. Le nombre de cartes comptera beaucoup. Donc, un bon compte sera utile à l’heure du décompte. Pour les gens qui comprennent, cette mutation ou mobilité politique, ne doit pas être considérée comme quelque chose à bannir.
Quel est votre avis sur la réduction du mandat du président de la République ?
Je sursaute à chaque fois que j’entends les gens dire que le président, Macky Sall, avait promis de réduire son mandat. La réduction du mandat, qui ne l’appartient pas, est une faute grave. Le mandat appartient au peuple qui le lui avait donné par procuration. Il avait été élu constitutionnellement pour 7 ans. Et, il n’a pas le droit de se faire parjure ou de se dédire. «L’exemple de Wade est là. Quand il a voulu toucher à la constitution, il y avait eu mort d’homme. Donc, si Macky…»
Donc, vous pensez qu’il n’y aura pas d’élections en 2017 ?
Ne serait-ce que sur le fichier électoral, il est impossible d’aller à des élections en 2017. Les cartes d’identités, qui s’arrêtent en 2016, exigent une reprise, ainsi que la réforme du fichier. Alors qu’on est presque en 2016. D’ici là, on ne peut faire les réformes du fichier ou changer les cartes d’identités.
Le référendum, prévue en 2016 se fera avec quel fichier?
Dans la conjecture actuelle du Sénégal, on ne peut organiser des élections. Toucher à la constitution qui nécessite des moyens, est dangereux pour le pays. Le président avait dit qu’il va faire une gouvernance sobre et vertueuse ne peut pas nous amener à trois élections. Techniquement, il est impossible d’aller à des élections en 2017. L’exemple d’Abdoulaye Wade est là. Quand il a voulu toucher à la constitution, il y avait eu mort d’homme. Donc, si Macky veut toucher pacifiquement à la constitution, il trouvera des gens sur son chemin. Il ne maitrise pas tout le monde. Alors, il ne doit pas dépenser nos maigres moyens financiers pour sa parole. La constitution est supérieure à sa parole alors que sa promesse de réduire son mandat est anticonstitutionnelle et dangereux pour l’avenir du pays.
Que proposez-vous pour une résolution définitive des problèmes de l’éducation ?
L’Etat a trouvé la majorité des solutions aux problèmes soulevés par les enseignants en ce moment. Je fus membre des médiateurs de l’ombre. Dieu merci, on a réussi notre médiation. Il faudrait d’une part, pour l’Etat satisfaire les revendications légitimes du corps enseignant. Pour les enseignants, il leur faut reconnaître que l’Etat a beaucoup fait pour leur situation sociale par rapport aux fonctionnaires. L’enseignant fait 9 mois de travail au moment le fonctionnaire effectue 11 mois. Ils occupent avec leurs indemnités un niveau très élevé dans la masse salariale. Toutes les deux parties doivent revenir à la raison. Que le gouvernement promette ce qui est logique et administrativement faisable et que les syndicats acceptent ce qui est économiquement possible pour un pays en développement. Le seul point de discorde maintenant, est l’indemnité compensatrice.
Qu’est ce cela veut dire ?
L’Etat dans le cadre du bon fonctionnement se doit de loger certains corps de fonctionnaires. A défaut d’un logement, il donnait une indemnité compensatrice. L’Etat pouvait dire, je ne donne pas d’indemnité à mes fonctionnaires. Mais, je donne un logement comme je fais avec les militaires. Donner 60 000 fcfa à 80 000 enseignants équivaut à presque 5 milliards par mois. Je suggère un logement à chaque enseignant, dans un programme qu’on appellera «un enseignant, un toit». Les entreprises de construction du Sénégal gagneront des marchés et les ouvriers dans le corps du bâtiment trouveront du travail. C’est la meilleure solution pour régler le problème des logements des enseignants.
MACKY SALL SUR LA DEPENALISATION DES DELITS DE PRESSE : «On ne peut pas punir une certaine catégorie de personnes et privilégier d’autres»
«Un vrai problème». C’est ainsi que le Président de la République, a qualifié la problématique la dépénalisation des délits de presse, car, estime-t-il, on ne peut pas punir une certaine catégorie de personnes et privilégier les journalistes. Macky Sall a tenu ce discours lors de la remise du rapport annuel du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, hier, mardi 12 mai.
CACOPHONIE AU SEIN DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE : Bennoo décrète le cessez-le-feu
C’est un appel à l’apaisement des relations entre alliés de la mouvance présidentielle que le Secrétariat Exécutif Permanent de Bennoo Bokk Yakaar (Bby) a lancé hier, mardi 12 mai, dans un communiqué. Cela fait suite aux «échanges contradictoires et heurtés, par voie de presse interposée, souvent désordonnés, aux allures d’attaques stériles et de caractérisations négatives des uns vis-à-vis des autres entre alliés de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar»
PROMESSE DE L’ETAT DE NE PAS BRADER LA TERRE : La société civile approuve mais reste vigilante
Le ministre de l’agriculture du Sénégal, Dr Papa Abdoulaye Seck, présidant hier mardi 12 mai à Dakar, l’ouverture du forum foncier mondial, a laissé entendre que la terre n’est pas une «marchandise ». Cette forte déclaration n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Tous les membres de la société civile sénégalaise ont bien approuvé ce discours, même s’ils émettent des réserves et restent vigilants quant à l’applicabilité de cette promesse.
STROMAE RENCONTRE LA PRESSE AVANT SON CONCERT DE CE SOIR : Entre appréhensions et excitation
C’est dans un restaurant dakarois que le chanteur belge Stromae a fait face à la presse hier mardi 12 mai, à la veille de son concert de ce soir au Monument de la Renaissance. Stromae, qui commence sa tournée africaine par Dakar, ne cache pas qu’il a quelques appréhensions par rapport à ce public qu’il découvre, et qu’il va «devoir faire (ses) preuves». Pour ce qui du dispositif de sécurité prévu pour ce concert, la conférence de presse a permis de rassurer les uns et les autres : 300 gendarmes, 100 agents privés, une centaine de pompiers.
BASKET – PREPARATION DU TOURNOI DE ROUMANIE : Moustapha Gaye débute le stage avec 13 «Lionnes»
L’équipe nationale féminine a entamé hier, mardi, sa préparation en direction du tournoi de Roumanie prévu du 20 au 24 mai à Bucarest. Moustapha Gaye, sélectionneur national a démarré hier, ses premières séances avec treize joueuses sur les seize appelées. Avec cette première cuvée, il entend mettre à profit la première phase de trois jours pour travailler son collectif. En attendant de se jauger avec l’Italie, la Roumanie ou encore la République Tchèque
Le responsable libéral Mamadou Lamine Massaly n’a pas été jugé par le tribunal des flagrants délits de Dakar, hier, dans l’affaire qui l’oppose à la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Tall. Le procès a été reporté jusqu’au 23 juin prochain à la demande de ses avocats. Poursuivi pour diffamation et injures publiques, le sieur Massaly doit prendre son mal en patience.
C’est le 23 juin prochain coïncidant avec le 4ème anniversaire du Mouvement du 23 juin (M23) que le procès de Mamadou Lamine Massaly a été renvoyé. Le juge du tribunal correctionnel a retenu cette date à la suite de la demande des avocats du prévenu qui ont sollicité le renvoi «pour mieux se préparer et harmoniser leur défense».
Ce faisant, le jeune politicien n’est pas encore sorti de l’auberge. Son dossier continu de subir des reports. Toutefois, hier, il est, retourné dans sa cellule sise à la prison de Rebeuss, le sourire aux lèvres. Dans cette procédure, Mamadou Lamine Massaly avait qualité la présidente du Cese de « prostituée politique » au cours de l’émission « Sénégal ca kanam ».
Pour cause, le politicien avait apporté une réplique à la suite de la sortie d’Aminata Tall quelques jours auparavant. En effet, cette dernière avait elle-même, au cours d’une conférence de presse organisée par l’Alliance pour la République (Apr) soutenu que « l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade doit prendre son chapelet et prier pour le Sénégal.
Ce, au lieu de suivre des personnes qui le mettent volontairement devant comme bouclier». Se sentant diffamée par Mamadou Lamine Massaly, la présidente de Cese a décidé de laver son honneur.
C’est ainsi que le militant du Parti démocratique Sénégalais (Pds) a été interpellé puis relâché quelques heures après une garde-à-vue. Aussitôt après sa libération, le prévenu s’est entretenu avec les journalistes pour remettre ça et tirer sur les pandores.
Là, il déclare avoir été torturé par les gendarmes de la Sections de recherches de Colobane. Outrés, ces derniers déposent une plainte contre lui pour diffamation, violences et voies de faites. Quant à Aminata Tall, elle a réactivité son action en justice.
A noter que son procès pour outrage à agents de la force publique dans l’exercice de leur fonction, diffamation contre un corps constitué (la gendarmerie), violence et voies de faits qui va se tenir devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, est suspendu à la décision de la Cour suprême.
KHADY NDOYE, LE RESEAU DE LESBIANISME, L’HOMOSEXUEL ET LE BIJOUTIER : ASSOCIATION DE MALFAITEURS, EXTORSION DE FONDS, ACTE CONTRE NATURE ET BLANCHIMENT DE CAPITAUX
Le tribunal, correctionnel de Dakar a, enfin, jugé Khady Ndoye et Cie, en liberté conditionnelle, pour association de malfaiteurs, extorsion de fonds d’un montant de plus de 100 millions de FCfa, acte contre nature et blanchiment de capitaux au préjudice du bijoutier, Ass Malick Tall, hier. Les prévenus seront édifiés sur leur sort le 9 juin prochain. En attendant, le parquet a requis 5 ans d’emprisonnement contre eux malgré leurs dénégations.
L’affaire a été ébruitée en 2011. Khady Ndoye, «chef de file d’un réseau de lesbianisme» est citée dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’extorsion de fonds, d’acte contre nature et de blanchiment de capitaux. 4 ans après, elle et un des ses acolytes, Mbaye Dieng (Adji Ndiaye et Alioune Kane sont en fuite) ont comparu libre, hier, devant la barre du tribunal correctionnel de Dakar. Tout est parti d’une plainte du commerçant, Ass Malick Tall, né en 1982.
Ce, quand son oncle a remarqué que la boutique qu’il lui avait confié était en train de tomber en faillite. Soumis à un interrogatoire, le sieur Tall passe aux aveux. Il affirme avoir connu Khady Ndoye depuis 2008. Là, ils commencent à sortir ensemble.
Mieux, les deux tourtereaux entretiennent des relations sexuelles régulièrement. Un jour, la dame lui fait savoir qu’elle était tombée enceinte. Alors que, raconte le plaignant à l’enquête, à l’issue de chaque partie de jambe en l’air, il lui donnait 5000 FCfa pour prévenir une grossesse non désirée. Toutefois, Khady Ndoye lui dit qu’elle ne veut pas de cet enfant et qu’elle veut avorter.
«Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas être la risée de sa famille du fait qu’elle venait juste de divorcer. Elle m’a demandé 300 mille F Cfa et ma pièce d’identité que le médecin traitant aurait exigé pour des garanties », narre le bijoutier devant les enquêteurs. Le bijoutier photographié tout nu Quelques jours après, la pré- venue lui fait part de son interpellation par la police de Point E.
Sur ce, deux «faux » policiers lui ont réclamé un million ou 500 mille F Cfa pour que l’affaire soit traitée en toute discrétion. Et pour mieux ferrer son «amoureux», Khady Ndoye lui présente un document qui proviendrait de la police où il est mentionné qu’Ass Malick Tall est recherché pour problème de grossesse et qu’il était d’accord pour remettre chaque semaine 9 millions de F Cfa soient chaque semaine 400 mille F Cfa sous peine de poursuites.
Pris de peur, il signe le protocole. Du coup, tous les mercredis, «sa copine » venait au marché de Sandaga où se trouve la bijouterie pour recevoir la somme. Parfois, elle envoyait Mbaye Dieng ou ses chauffeurs pour récupérer les montants à sa place. Pour autant, Ass Malick Tall n’abandonne pas Khady Ndoye.
Il continue à avoir des rapports sexuels avec elle. Ce jusqu’à ce que cette dernière tombe à nouveau enceinte. La dame lui explique que le préservatif s’est perforé et qu’elle souhaite faire une opération d’un montant d’un million 500 mille F Cfa.
Le plaignant débourse cette somme demandée sans hésiter en plus d’un autre montant de 200 mille F CFA pour sa convalescence. Pis, elle lui fait croire qu’elle a accouché d’un bébé de sexe masculin qui allait être baptisé à Saint-Louis. Pour le baptême, le commerçant a mis sur la table 600 mille F Cfa.
Alors qu’il n’a jamais vu l’enfant. Comme cela ne suffisait pas, Khady Ndoye lui présente sa copine Adji Ndiaye avant de lui proposer d’entretenir des relations sexuelles elle. Cette dernière couchera avec Ass Malick Tall. Au cours de cet ébat entretenu devant Khady Ndoye, cette dernière a extirpé le préservatif du sieur Tall pour le déchirer à son insu.
Cette stratégie avait pour but de faire croire au plaignant qu’elle pouvait tomber enceinte à la suite à ces rapports. Quelques semaines après, Adji Ndiaye annonce sa grossesse. En plus, un plan ourdi a été mis en place par Khady Ndoye. En fait, Adji Ndiaye a invité l’auteur de sa grossesse chez elle. S’exécutant, le bijoutier s’est déshabillé pour se coucher sur elle.
C’est à cet instant que les nommés Alioune Kane et Mbaye Dieng ont fait irruption dans la chambre et ont photographié tout nu le sieur Tall. Ceci, étant, Kane se présente comme l’époux de Khady Ndoye. Une affirmation corroborée par Mbaye Dieng. Ils lui ont réclamé 1, 5 million de F Cfa.
Le sexe masculin en plastique trouvé chez Khady Ndoye
Dans le procès verbal, Khady Ndoye a reconnu son statut de gouine. Elle soutient que si Ass Tall lui remettait souvent de l’argent, c’est parce qu’ils étaient ensemble. Pour sa part, Adji Ndiaye n’a pas nié son implication dans cette affaire.
Mieux, elle révèle qu’elle est lesbienne et elle vit en concubinage avec Khady Ndoye qu’elle a rencontré par l’intermédiaire d’une amie en commun. Et pour mieux vivre leur idylle, elle a dé- ménagé chez cette dernière à Dieuppeul en ayant régulièrement des rapports sexuels à l’aide d’un sexe masculin en plastique.
A son tour, Mbaye Dieng dira qu’il est un homosexuel et il se chargeait de récupérer les sommes d’argent auprès de Tall. Les investigations poursuivies ont permis de savoir que Khady Ndoye a investi le créneau du transport par l’acquisition de véhicules.
Ainsi, le sexe masculin en plastique, les deux photos, du sieur Tall tout nu, le document avec l’entête de la police de Point E ayant servi à extorquer les fonds, le salon en cuir, deux télévisions avec home cinéma, 5 véhicules R, 19 taxis et des documents bancaires ont été mis sous scellés.
A la barre du tribunal correctionnel, la partie civile a brillé par son absence. En outre, Khady Ndoye a changé de version. Elle a contesté les faits tout soutenant qu’elle n’est pas une lesbienne. Là où, Mbaye Dieng a reconnu être un homosexuel.
Malgré cela, le parquet a requis 5 ans pour association de malfaiteurs, 5 ans pour extorsion de fonds, 5 ans pour blanchiment de capitaux et un an pour acte contre nature contre les prévenus. Avant d’ordonner la confusion des peines ainsi que la confiscation de tous leurs biens.
Pour les avocats de la défense, il n’y a pas d’escroquerie dans ce dossier. Car, Ass Malick Tall et Khady Ndoye étaient dans une relation normale. Les robes noires indiquent qu’il y a absence de preuve. De plus, les conseils renseignent que leur cliente, à un mois son arrestation, avait fait un prêt dans une institution financière pour envoyer son père à la Mecque.
Et, tout cela ne ressort pas de l’enquête. «Le tribunal doit constater que tout ce qui s’est dit n’est que poussière. Ass Tall n’a pas déboursé de l’argent à la suite d’une quelconque menace. Il y a un doute pertinent et persistant. C’est une relation amoureuse qui a mal tourné.
Les 100 millions de F Cfa n’ont pas été démontrés en vue d’asseoir la culpabilité de nos clients. C’est une machination cousue de fil blanc», plaide Me Ibrahima Diagne. Ce faisant, les avocats ont sollicité la restitution des biens mis sous scellés de Khady Ndoye. Non sans laisser entendre que la partie civile n’a pas eu le courage de se présenter à la barre pour défendre sa thèse. L’affaire est mise en dé- libéré pour jugement être rendu au 9 juin prochain.
DEMANTELEMENT D’UNE FABRIQUE DE MACHINES A SOUS : la Police gripp la Bande
La police des Parcelles Assainies a mis aux arrêts hier, des individus qui entretenaient une fabrique de machines à sous. L’unité de fabrique, découverte à la Cité Djily Mbaye de Yoff, approvisionnait déjà des bars et autres dancings de Dakar en machine, alors que le ministère de l’Intérieur n’avait pas encore accordé son autorisation
ENTRETIEN AVEC... YANN DE NANTEUIL, DG DE LA SGBS : «2014 a été une très mauvaise année»
Il n’aime pas que l’on dise de son entreprise qu’elle est vieille. Il préfère mettre en avant le dynamisme et la flexibilité dont elle a fait preuve pour s’adapter à un environnement fortement concurrentiel. Au cours de cette première partie de l’entretien accordé au journal Le Quotidien, le directeur général de la Sgbs indique les défis auxquels sa banque a dû faire face pour se mettre au niveau des exigences de la Banque centrale, et de ce qu’elle en escompte, en dépit d’une période difficile de trois ans en ce qui concerne les résultats, mais qui annonce une belle embellie pour l’exercice à venir.
CDEPS FIN DU MANDAT DE MADIAMBAL DIAGNE : Les patrons de presse cherchent président
Après son Assemblée générale tenue hier au King Fahd palace, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) n’a pu renouveler son bureau. Une autre date doit être prise, pour trouver un successeur au président sortant, Madiambal Diagne.
135E PELERINAGE DES LAYENES : Un Appel, des inquiètudes
A quelques jours du 135ème Appel de Seydina Limamou Laye, Layène s’apprête à accueillir l’évènement prévu les 19 et 20 mai prochains. Membre de la cellule de communication de l’Appel, Seydina Issa Laye Diop exprime dans cette entretien, ses inquiétudes et espère que l’Etat va rendre praticables les routes pour une bonne circulation des personnes
CONCERT DE STROMAE CE SOIR : Le Maestro est dans la place
Le musicien belge d’origine rwandaise Stromae est à Dakar depuis hier pour son spectacle prévu ce soir au Monument de la Renaissance. En conférence de presse au restaurant Alkimia, il a assuré que ce «Stromae Africa tour» est super important pour lui et qu’il offrira à ses fans du Sénégal et des autres pays africains des moments inoubliables.
AMA BALDE SUR SON PROCHAIN COMBAT : «Gouye Gui verra un lutteur mature»
Après sa victoire sur Tapha Tine dimanche dernier, Ama Baldé songe déjà à son prochain combat contre Gouye Gui. Avec six points, le jeune champion de Pikine n’a besoin que d’une victoire pour remporter le tournoi de la Télévision numérique (Tnt). Battu par Gouye Gui en 2012, Ama Baldé confie être devenu mature et se dit prêt à remporter le tournoi, son seul objectif. Rencontré hier à son domicile, le fils du défunt Falaye Baldé est également revenu sur son combat victorieux contre Tapha Tine de l’écurie Baol Mbollo.
UNION NATIONALE DES CHAMBRES DE COMMERCE D’INDUSTRIE ET D’AGRICULTURE : Serigne Mboup porté à la présidence
L’Union Nationale des Chambres de Commerce et d’Agriculture du Sénégal (UNCCIAS) a un nouveau président. C’est l’homme d’affaire, Serigne Mboup qui a été porté à la présidence par ses paires hier.
ANNONCE À TOUBA : Idy boucle la 1ère phase
Dans le cadre de ses tournées de proximité, le président de Rewmi, Idrissa Seck est arrivé à Tambacounda dans la nuit du dimanche. Le président du Conseil départemental de Thiès, a ainsi bouclé la première étape de sa tournée de proximité.
MARCHE DES ORDURES : L’appel d’offres ajourné
La fin de la grève des concessionnaires annoncée, hier, cache des décisions courageusement prises par les autorités étatiques pour apaiser le front social. L’Etat a accédé à une requête des concessionnaires qui étaient en mouvement d’humeur, en ajournant l’appel d’offres lancé pour la gestion des ordures ménagères sous la zone géographique de l’Entente Cadak-Car.
RESEAU DE LESBIENNES ET D’HOMOSEXUELS : Khady Ndoye et Cie encourent 5 ans
Le tribunal, correctionnel de Dakar a, enfin, jugé Khady Ndoye et Cie, en liberté conditionnelle, pour association de malfaiteurs, extorsion de fonds d’un montant de plus de 100 millions de FCfa, acte contre nature et blanchiment de capitaux au préjudice du bijoutier, Ass Malick Tall, hier. Les prévenus seront édifiés sur leur sort le 9 juin prochain. En attendant, le parquet a requis 5 ans d’emprisonnement contre eux malgré leurs dénégations.
SERIGNE MBOUP PORTE A LA PRESIDENCE PAR SES PAIRS
UNION NATIONALE DES CHAMBRES DE COMMERCE D’INDUSTRIE ET D’AGRICULTURE
L’Union Nationale des Chambres de Commerce et d’Agriculture du Sénégal (UNCCIAS) a un nouveau président. C’est l’homme d’affaire, Serigne Mboup qui a été porté à la présidence par ses paires hier.
Les locaux de la Chambre de commerce de Dakar ont accueilli ce mardi, la cérémonie d’installation du nouveau bureau de L’Union Nationale des Chambres de Commerce et d’Agriculture du Sénégal (Unccias).
Le Président Directeur Général du Groupe CCBM, Serigne Mboup, a pris les commandes avec la bénédiction de l’ensemble de ses pairs. Un choix qui est loin d’être un simple hasard. Parce que, il faut le souligner, M. Mboup est actuellement le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Kaolack (Cciak).
Une mesure entérinée par le Ministre du Commerce, Alioune Sarr, qui a présidé la cérémonie pour témoigner de l’importance qu’elle revêt aux yeux des plus hautes autorités du pays. Serigne Mboup prend ainsi le témoin des mains de Mamadou Lamine Niang qui, jusque là, présidait aux destinées de l’Unccias.
Stratégique et représentative
Serigne Mboup a salué la «sagesse avec laquelle Mamadou Lamine Niang a géré la transition» avant de relever les deux grandes dimensions des Chambres consulaires en ces termes : «Elles sont professionnelle d’abord, si l’on tient compte de la représentativité des acteurs dans le développement économique et social de notre cher Sénégal ; Historique, ensuite, du fait de l’humilité et de l’esprit de dépassement qui a animé mes collègues Présidents.»
Mieux, ajoute le patron du Groupe Ccbm, de « nos jours, les chambres de Commerce d’Industrie et d’Agriculture sont des leviers puissants du développement économique de tous pays. Elles le tiennent de par leur position stratégique à cheval entre le secteur public et le secteur privé - mais aussi de par leur implantation sur toute l’étendue du territoire national et enfin, par la diversité de ses membres issus de tous les secteurs de l’économie, quels que soient leurs nivaux d’activités (de l’ambulant à l’industriel, du paysan au gros producteur, du rabatteur communément appelé coxeur au transporteur professionnel)»
Engagement pour le Pse
Le Ministre du Commerce, Alioune Sarr, qui a souhaité que les espoirs placés en la nouvelle équipe, dirigée par Serigne Mboup, se traduisent en réalité, a engagé les Chambres consulaires dans la promotion et la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (Pse).
«Dans cette dynamique nouvelle, les Chambres consulaires doivent jouer un rôle important pour la prise en charge des intérêts du secteur privé dans l’exécution des nouvelles politiques définies par le Chef de l’Etat », a déclaré le Ministre du Commerce dans son allocution, lue devant une assistance dont le niveau de connaissance du monde des affaires ne fait l’ombre d’aucun doute.
Nouveau bureau
Le nouveau bureau est ainsi composé : La nouvelle personne morale, (Président de la Chambre de commerce de Kaolack) a comme 1erVice-président, Seyni Sène (Président de la Chambre de commerce de Louga); 2eVice-président, Pascal Ehemba (Président de la Chambre de commerce de Ziguinchor); Secrétaire, Mamadou Ndiadé (Président de la Chambre de commerce de Matam); secrétaire adjoint, Moussa Souané (Président de la Chambre de commerce de Sédhiou); Trésorier, Modou Diop (Président de la Chambre de commerce de Thiès); Trésorier Adjoint, Mamadou Chérif Diallo (Président de la Chambre de commerce de Kolda). Sur proposition du bureau, le Président sortant, Mamadou Lamine Niang, a été désigné Président d’honneur.
L’AGRICULTURE AFRICAINE NE SE DÉVELOPPÉ QUE DANS LA DIVERSITÉ
Les organisations de la société civile de 80 pays africains tablent sur la question du foncier depuis hier, à Dakar. Ce 7eme forum dédié à la terre s’est tenu, sous l’initiative des Ong Cicodev Afrique, Enda Tiers-monde et Oxfam, du Cadre de concertation des ruraux (Cncr), de l’Initiative prospective agricole (Ipar), etc. L’initiative de la société civile, reste déterminante pour l’atteinte de résultats positifs dans la lutte contre la faim et la pauvreté.
Le forum foncier mondial est un rendez-vous d’échanges entre les décideurs africains. Cette tribune s’offre pour trouver les moyens d’éradiquer la pauvreté et parvenir à subvenir aux besoins alimentaires des populations.
Cette initiative, placée sous le thème : «Une gouvernance foncière inclusive et juste pour un développement durable : le temps de l’action », vise à trouver des solutions aux problèmes du foncier. Et, les gouvernements africains, constatent-ils, doivent mettre un accent particulier sur la gestion de la terre qui permet d’éviter de nombreux conflits à l’ensemble des pays du monde.
La mauvaise gestion du foncier, risque d’impacter « négativement » sur la vie des populations. Les experts regrettent le fait que la plupart des conflits soient enregistrés en Afrique. Ainsi, la terre qui garde un enjeu planétaire, permet de disposer d’une alimentation équitable et durable.
A cet effet, cette terre, un bien commun des populations, dont l’humanisme dépend de sa gouvernance est souvent mal géré dans certains pays africains. « Nous avons une conviction forte que l’agriculture ne se développe que dans la diversité. Cela signifie que les exploitations familiales ont de très bonnes raisons d’exister.
Cette agriculture doit être dans une dynamique de productivité. L’heure est à l’exploitation optimale, au moment où, la terre se raréfie aujourd’hui sur la planète», a expliqué le Ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck.
Les experts, tout en combattant l’accaparement des terres, veulent une régénération de celles-ci. Ces derniers, précisent que la terre devrait être exploitée positivement dans pour disposer une bonne pratique agro-écologique. Seulement, retiennent-ils, elle perd dans certaines zones sa fertilité.
« La sécurisation de l’investissement privé ne doit pas être assimilée à un transfert définitif de propriété. La terre peut être dans ces conditions, sans pour autant devenir source de conflit », relève Papa Abdoulaye Seck.
Sous ce registre, à travers une politique inclusive, la société civile exige, la préservation et la gestion des terres pour consolider les acquis. Ailleurs, la gestion de la terre fait face à l’indisponibilité d’une administration de proximité, à une absence de guichet foncier, des difficultés à maintenir les exploitations familiales pour faire face à la demande massive des agro-business.
«Il y’a une cohabitation entre l’agro-business et l’agriculture familiale. Mais aussi, beaucoup de dérives sur la maîtrise du sol. Les droits réels ne peuvent pas être inscrits sur le domaine foncier. Et, le gouvernement encourage l’ouverture vers l’agro-business et le maintient de l’agriculture familiale.
Aujourd’hui, la terre ne doit plus échapper aux collectivités locales qui doivent être en mesure de délivrer des baux de 25 ans », conseille le Président de la réforme foncière, Moustapha Sourang