Cotonou, 13 mai 2015 (AFP) - Le ministre béninois de l'Energie et de l'Eau, Barthélémy Dahoga Kassa, a démissionné après la révélation par les Pays-Bas d'une "fraude massive" dans le cadre de projets d'accès à l'eau potable dans le pays, a-t-on appris mercredi de source officielle.
Les Pays-Bas, plus grand contributeur du Bénin pour les projets d'accès à l'eau potable, ont annoncé la semaine dernière suspendre leur aide dans ce pays ouest-africain après une enquête révélant que quatre millions d'euros provenant des fonds néerlandais d'aide au développement avaient disparu.
"Le ministre de l'Energie et de l'Eau a démissionné (mardi) 12 mai", a déclaré à l'AFP Alassani Tigri, secrétaire général du gouvernement. "Un audit d'investigation sur les faits graves ainsi révélés" par les Pays-Bas doit être effectué, selon un communiqué de la présidence daté de mardi.
La démission du ministre répond au "souci de permettre à l'audit international de se dérouler sans aucune influence de sa part", ont ajouté les services du président Thomas Boni Yayi.
"Tout le personnel du projet (d'accès à l'eau potable) et certains cadres du ministère ont été mis à la disposition de la Brigade économique et financière", précise le communiqué.
M. Boni Yayi aime à se présenter comme un "Monsieur propre" et a promis, dès son élection en 2006, de mettre de l'ordre dans plusieurs fillières clé, comme l'exploitation du port de Cotonou et le secteur du coton.
Mais ses années au pouvoir, qui doivent prendre fin en 2016 au terme de son second mandat, ont été marquées par plusieurs scandales dont celui de la construction d'une nouvelle Assemblée nationale, à Porto Novo, un projet qui a englouti des millions d'euros sans jamais être mené à terme.
GAMBIE : LIMOGEAGE D'UN JUGE PAKISTANAIS CHEF DU SYSTÈME JUDICIAIRE
Banjul (Gambie), 13 mai 2015 (AFP) - Le juge pakistanais Ali Nawaz Chowhan qui dirigeait depuis 14 mois le système judiciaire gambien, a été démis de ses fonctions par le président Yahya Jammeh, a appris l'AFP de source judiciaire à Banjul.
Ali Nawaz Chowhan, qui avait pris ses fonctions de "Chief Justice" le 6 mars 2014, a été limogé selon une décision de M. Jammeh mais "nous n'avons aucune idée du motif pour lequel il a été démis", a affirmé cette source judiciaire tard mardi soir.
De même source, le juge nigérian Emmanuel Fagbenle, jusqu'alors président de la Cour d'appel, a été désigné pour assurer son intérim, pour une durée non déterminée. Jusqu'à mercredi en milieu d'après-midi, aucun commentaire n'a pu être obtenu de source officielle.
Un avocat exerçant à Banjul a cependant qualifié d'"inconstitutionnelle" cette décision du président Jammeh.
La Constitution dispose que le président doit, en consultation avec des acteurs du système judiciaire, "nommer le plus ancien des juges de la Cour suprême comme +Chief Justice+", ce qui n'est pas le cas de M. Fagbenle, non membre de cette institution, a précisé cet avocat à l'AFP sous couvert d'anonymat.
Depuis deux ans, c'est le quatrième changement de "Chief Justice" en Gambie, pays qui fait souvent appel à des juges originaires de pays anglophones pour renforcer son système judiciaire.
M. Chowan, qui a notamment travaillé pendant trois ans au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), siégeant à La Haye (Pays-Bas), avait remplacé en mars 2014 le juge Fagbenle.
Le Nigérian avait lui-même été nommé en février 2014 en remplacement de la Ghanéenne Mabel Yamoa Agyemang, la première femme à occuper les fonctions de "Chief justice", puis limogée au bout de six mois.
Porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1994 puis élu et réélu depuis lors, Yahya Jammeh dirige d'une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.
Il renouvelle régulièrement son administration et gère lui-même plusieurs ministères importants, dont celui de la Défense. Il est régulièrement accusé d'atteinte aux droits de l'Homme et à la liberté d'expression par des défenseurs des droits humains et de la presse.
CARTON ROUGE À LOBOGNON
CAN 2015 - Affaires des primes impayées, le ministre ivoirien des Sports limogé
Abidjan (Côte d'Ivoire), 13 mai 2015 (AFP) - Le ministre ivoirien des Sports a été démis de ses fonctions mercredi, après l'affaire sur les primes impayées des joueurs de la sélection de Côte d'Ivoire, victorieuse de la dernière Coupe d'Afrique des nations de football, a annoncé la présidence ivoirienne.
Le chef de l'Etat Alassane Ouattara a mis fin "aux fonctions de monsieur Alain Michel Lobognon, en qualité de ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs", selon un communiqué de la présidence transmis à l'AFP.
Il a été remplacé par François Albert Amichia qui avait déjà occupé ce poste d'août 2002 à mars 2003.
M. Lobognon avait lui-même annoncé la fin de sa mission sur les réseaux sociaux. "Le Premier ministre Duncan m'a reçu ce matin. Nous avons parlé de la fin de ma mission au sein du gouvernement, à la demande du président de la République", a-t-il indiqué sur son compte twitter.
"J'ai été heureux de servir mon pays à ce poste. Et je reste encore disponible pour le servir ailleurs", a-t-il ajouté tout en souhaitant "bonne chance" à son successeur.
M. Lobognon "nous a annoncé la nouvelle de son départ du gouvernement ce matin", a affirmé à l'AFP, Fernand Dedeh, son conseiller en communication. Le désormais ex-ministre, est "en train de ranger ses affaires dans son bureau" a souligné M. Dedeh, qui était à ses côtés, mercredi.
Alain Lobognon fait les frais de l'affaire des primes impayées des joueurs et membres de l'encadrement technique de la sélection nationale, victorieuse de la CAN-2015, disputée en Guinée Equatoriale (17 janvier - 8 février).
Le 23 avril, le milieu de terrain de l'équipe nationale, Geoffroy Serey Dié, s'était plaint de ne pas avoir reçu les primes de matches promises.
"Il y a des joueurs dont je fais partie qui n'ont pas eu leur argent. Nous avons gagné la CAN, on nous doit de l'argent, il faut payer", s'était lamenté le joueur de Stuttgart.
Le gouvernement ivoirien a diligenté une enquête sur les primes impayées des joueurs et des membres de l'encadrement de la sélection de Côte d'Ivoire, victorieuse de la dernière Coupe d'Afrique des nations de football, a annoncé mercredi son porte-parole, Bruno Koné.
"Toutes les personnes qui auront fauté dans cette affaire seront punies", avait assuré M. Koné mercredi dernier, ajoutant que "la première sanction prise" concernait "le régisseur désigné par le trésor public pour la gestion des fonds à la CAN-2015", qui a été "démis de ses fonctions".
Pour sa part, le président ivoirien Alassane Ouattara a récompensé les 23 vainqueurs de la CAN-2015, avec plus de 90.000 euros de primes chacun, la moitié sous la forme d'une maison et l'autre moitié en espèce.
UN GOÛT DE PÉTRODOLLARS
Pour le Sénégal, l’argent de l’Arabie Saoudite passe par le Yémen
Dakar, 13 mai 2015 (AFP) - La décision du Sénégal d'envoyer 2.100 soldats en Arabie saoudite en soutien à ses opérations au Yémen s'explique surtout par les pétrodollars qu'il espère en retirer pour son développement, estiment des analystes malgré les dénégations de Dakar.
Contrairement aux trois autres pays africains concernés, le Maroc, le Soudan et l'Egypte, le Sénégal n'appartient pas à la Ligue arabe et n'a aucune expérience militaire de la région, à l'exception de l'envoi d'un contingent dans le Golfe à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990.
Mais, comme pour les deux premiers, un fort soupçon de "mercenariat" pèse sur son engagement, souligne l'Institute for Security Studies (ISS Africa), dans une récente analyse.
"Est-ce qu'on est parti au Mali pour des pétrodollars?", rétorque dans une déclaration à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Oumar Youm, au sujet du contingent sénégalais de la force de l'ONU dans ce pays voisin.
Une marche mercredi à Dakar contre le déploiement sur le sol saoudien, à l'appel d'un Collectif d'organisations, a été interdite, selon les organisateurs.
"On fait jouer aux soldats sénégalais le même rôle que les tirailleurs" de la période coloniale, s'est insurgé Malick Noël Seck, membre du Collectif.
"On sent un président qui veut réussir son plan, qui a besoin d'argent qui, pour lui, n'a pas d'odeur", a renchéri Fadel Barro, un des leaders du mouvement pro-démocratie "Y'en a marre".
Le président Macky Sall est "pressé" d'obtenir des financements pour son Plan Sénégal émergent (PSE), une stratégie de développement du pays à l'horizon 2035, et "l'Arabie saoudite est un des rares endroits au monde où on peut aller et revenir avec des mallettes", affirme à l'AFP l'analyste Babacar Justin Ndiaye.
Selon les observateurs, Macky Sall, élu en 2012, mise sur le PSE, formé d'une série de projets d'infrastructures, d'agriculture, le tourisme et d'éducation, d'un montant évalué à plus de 9.685 milliards de FCFA (plus de 14,7 milliards d'euros, pour obtenir un second mandat.
"Menace sur les lieux saints"
Or, les institutions et pays occidentaux pressentis pour financer le PSE se
montrent "minutieux et tatillons : (leurs) engagements financiers n'ont rien à voir avec les décaissements", dit Babacar Justin Ndiaye.
La Banque mondiale a déploré la semaine dernière un pourcentage de décaissements pour ses projets au Sénégal nettement inférieur à celui constaté dans des pays voisins. Et le Fonds monétaire international a appelé Dakar à mieux contrôler sa masse salariale et élargir l'assiette fiscale pour financer le PSE.
Le président Sall avait évoqué en avril l'envoi de troupes lors d'un voyage en Arabie saoudite, pays figurant en bonne place sur la liste des bailleurs du PSE, selon des documents consultés par l'AFP.
Les requêtes de financement du PSE auprès de Ryad atteignent "216 millions de dollars" en 2015, selon ces documents.
En outre, la Banque islamique de développement (BID), basée en Arabie saoudite, "détient le plus gros portefeuille sur les engagements dans le PSE", avait indiqué Macky Sall en avril, sans autre précision.
Dans un message lu au Parlement le 4 mai par son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, le président sénégalais a justifié l'envoi de 2.100 militaires par une coopération bilatérale "d'une excellence à toute épreuve", se prévalant d'un "acte de solidarité et de reconnaissance envers un pays ami".
Ryad est un allié et un bailleur traditionnel du Sénégal, où le Fonds saoudien de développement (FSD) a financé de nombreux projets, notamment dans les routes, l'hôtellerie, la santé et l'agriculture.
Le nouvel aéroport de Dakar, financé par l'Etat et des bailleurs étrangers, parmi lesquels la BID et le FSD, dont la livraison est prévue fin 2015, est construit par le groupe saoudien Ben Laden.
Mais le président Sall a surtout insisté dans son message sur la dimension religieuse de ce soutien "pour faire face à la menace qui pèse sur l'intégrité territoriale de l'Arabie saoudite et les Lieux Saints de l'islam que le royaume abrite".
Mais, assure l'imam et député Mbaye Niang, "le wahhabisme n'a pas une forte influence au Sénégal en raison de l'islam confrérique. Et les Saoudiens ne mettent pas au premier plan le wahhabisme dans nos relations".
Dakar, 13 mai (APS) - La session de la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires (CAE) chargée de juger Hissène Habré, s’ouvrira le lundi 20 juillet prochain, à 9 heures, au Palais de justice Lat Dior de Dakar, annonce la cellule de communication des CAE.
Cette session sera présidée par Gberdao Gustave Kam, président de la Chambre africaine extraordinaire d’assises, assisté des juges Amady Diouf, et Moustapha Ba, assesseurs titulaires, et du juge Pape Ousmane Diallo, assesseur suppléant, indique un communiqué reçu à l’APS.
La même source rappelle que Hissène Habré est poursuivi pour ''crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture''.
"Le Sénégal est un pays totalement sûr en matière de protection des données personnelles", a affirmé Mouhamadou Lô, le président de commission de protection des données personnelles (CDP). M. Lô se fonde sa déclaration sur la loi de 2008 relative à la protection des données personnelles et la création de la CDP dont, les réalisations ont été présentées ce mercredi à Dakar. C’était lors d’un point de presse animé par le patron de la CDP.
L’utilité des technologies de l’information et de la communication cache mal les risques permanents auxquels sont exposé les utilisateurs. C’est pourquoi beaucoup de pays ont des loi sur la protection des données personnelles et surtout créée des instances chargées de veiller à la sécurité des données des citoyens.
Pour Mouhamadou Lo, ce sont d'ailleurs les deux conditions à remplir pour qu' un pays prétende être en sécurité en matière de protection des données personnelles : "une loi conforme aux normes internationales et une commission opérationnelle". C'est le cas du Sénégal.
La protection des données personnelles présente présente des enjeux économiques en matière d’investissement, notamment dans le secteur des TIC et pour l’Etat, elle favorise une administration électronique efficace et performante. Sur le plan social, la protection des données personnelles, permet de donner confiance à tout citoyen dans l’utilisation des TIC en toute sécurité.
Quand on parle de données personnelle, on fait référence aux données bancaires, les données de santé, l' adresse (téléphone, mail), identité (nom, filiation), photos, etc.
Dans certains cas l'accès des ces informations privées permet aux personnes mal intentionnées vider le compte bancaire d’une personne à son insu ou bien d’utiliser l’identité d'une personne à d'autres entreprises criminelles.
Bilan d’activité de la CDP
Gendarme de la protection des données à caractère personnel, la CDP est créée, il y a un an. En 2014, elle a reçu et traité plus de 250 dossiers selon Mouhamadou Lô
Il s'agit de 76 demandes d’autorisation portant sur le traitement des données sensibles. 10 dossiers portant sur les données biométriques ont fait l’objet de traitement, 45 dossiers concernant le transfert des données à l’étranger et 7 et dossiers portant sur la divulgation de données de santé ont également été traités.
Au chapitre des déclarations, la Commission de la protection des données personnelles (CDP) a reçu , toujours en 2014, 10 dossiers portant des systèmes de vidéosurveillance, 15 dossiers portants sur les bases de données relatives aux ressources humaines et 25 dossiers ayant trait aux fichiers de clients ou des abonnées de prestataires de service. Soit au total 91 dossier de déclarations au titre. Dans ses missions, la CDP reçoit aussi des plaintes des structures comme des particuliers. Ellex examine les dossiers, émet des avis
Au cours de l’année écoulée, elle a enregistré 43 plaintes. «Les plaintes les plus récurrentes portent sur l’utilisation excessive de SMS pour prospection commerciale ou incitation aux jeux, la publication de photos, de CV sur internet, l’utilisation de la vidéo surveillance », explique Mouhamadou Lô, précisant que le traitement de ces dossiers a abouti sur des sanctions, dans certains cas, à l’endroit des mises en cause.
Dans ce cas, elle prends des sanctions administratives à l'encontre des personnes visées. Dans certains cas les sanctions pécunière. Elles vont de 1 million à 100 millions de francs selon le degré de gravité de la situation. Et quand le besion se fait sentir, la Commission saisit le procureur pour l'instruction du dossier.
Forum africain des CDP à Dakar du 19 au 20 mai
Le monde étant devenu un village global, tout peut être su et vu en peu de temps partout dans le monde. Partant, pour plus d’efficacité, la commission de la protection des données personnelles du Sénégal s’est fait accréditée par le Comité exécutif de la Conférence internationale des commissions chargées de la protection des données et de la Vie privée.
Cette accréditation ouvre, de facto, la voie à la collaboration et l’échange avec toutes les autorités de protection, membres de cette instance. Par cette même reconnaissance, le Sénégal peut participer à l’élaboration de règles communes au niveau mondial en matière de protection des données personnelles.
Etant donné les risques liés à la collecte et au traitement des données de santé des Sénégalais, ceux liés à l’utilisation des réseaux sociaux, ainsi que les contraintes relatives à l’utilisation du Cloud computing, la CDP s'est engagé à relever ces défis. C’est dans ce cadre que le Sénégal accueille du 19 au 20 mai prochain au King Fahad Place le Forum africain sur la protection des données personnellles à Dakar. 300 participants venant de 14 pays africains sont attendus à cette rencontre.
Il s'agit de l'Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Cote d’Ivoire, du Ghana, du Gabon, du Mali, du Maroc, du Madagascar, des Iles Maurice, de la Mauritanie, du Niger et de la Tunisie. L’objet de la rencontre, souligne M. Lo, c’est de montrer que la protection des données à caractère personnel est un facteur déterminant pour la croissance économique en Afrique.
A cet espace d’échange entre experts œuvrant dans le domaine de la protection des données personnelles, prendront part aussi des représentants du Conseil de l’Europe, de l’Association Francophone des autorités de protection des données personnelles, la commission informatique et liberté, du Centre de recherche, Information, Droit et Société et la Commission d’accès à l’information du Canada.
Les participants passeront en revue les législations existantes dans les pays africains qui y paricipent ainsi qu' Europe et au Canada. C’est en même temps l’occasion pour sensibiliser les Sénégalais sur les enjeux des données personnelles. Avant de clôturer cette rencontre, informe Mouhamadou Lô, il sera mis sur les fonds baptismaux, un réseau africain des autorités de protection de données personnelles.
De simple instrument de retrait d'argent la carte prépayée a beaucoup évolué et permet, aujourd'hui, de payer ses emplettes, dans les commerces ou sur Internet, d'acheter du crédit, payer des factures, envoyer ou recevoir de l'argent, voyager en toute sécurité…
Hier outil de luxe, la petite carte à puce est en train de bouleverser nos habitudes de consommation en nous imposant un nouveau style de vie, "le digital", comme on dit, pour faire "branché"… La preuve, les jeunes l'ont adopté et c'est une tendance qui va impacter significativement le monde du business.
Les banques avaient commencé à mettre à disposition les cartes prépayées et elles ont été rejointes par les sociétés de téléphonie avec le mobile banking, les compagnies de transfert d'argent (money transfer), les sites de e-commerce…
Pour dire que le processus est bien lancé et va toucher davantage de secteurs de l'économie. Un véritable écosystème de services financiers innovants est en train de se mettre en place avec des partenariats entre les différents acteurs. La preuve, on se pose déjà des questions sur les mutations en cours, les inévitables interconnexions entre les banques, sociétés de téléphonie et celles de transfert d'argent avec le développement vertigineux des flux, des volumes en jeu et les perspectives du futur si proche qu'il est en train de se dessiner aujourd'hui même…
Il n'y a qu'à prendre l'exemple du M-Pesa au Kenya, devenu le service financier par téléphone portable, le mieux réussi dans un pays en développement, avec 17 millions de comptes et 70 000 petits commerces, comme intermédiaires.
Un autre exemple, en local, avec le CTIC, un incubateur de start-up TIC. Après 4 ans de "fun", comme ils disent, CTIC a couvé 64 TPE et PME, soit +1 300 jeunes entrepreneurs coachés, 67 événements organisés et 130 millions FCFA levés pour ces entreprises. Si on vous dit qu'elles ont créé +120 emplois, ont généré un chiffre d'affaires cumulés, (retenez votre souffle…) de 2,5 milliards FCFA, en croissance de +34% par an. Vous n'en revenez pas, tout comme moi…
Juste pour dire que l'Etat a le devoir de s'intéresser davantage à cette économie numérique en gestation, surtout avec les perspectives du Plan Sénégal Emergent. Avec un réseau d'infrastructures télécoms numérisé à 100%, le Sénégal a des atouts non négligeables pour gagner des parts de marchés dans cette économie du numérique, plus que globalisée.
Par ailleurs, nous sommes heureux de vous annoncer qu'avec ce magazine entre vos mains, vous êtes en train de lire le numéro 99 de votre mensuel préféré. Un miracle, dites-vous bien ! Soit 11 numéros par an, depuis 9 ans maintenant… Qu'on soit malade ou en voyage, quelsques soient les aléas ou intempéries, les ratés ou imprévus, REUSSIR a toujours été fidèle au rendez-vous du 1er ou 2ème lundi du mois avec ses lecteurs et annonceurs.
Ce fut 9 longues années de sueur et de labeur, de création et d'innovation, de promotion et de communication au service de l'Entreprise et de l'Economie. Pour dire que la petite équipe n'a pas senti le temps passer, toujours en plein dedans, de jour comme de nuit, en semaine comme en week-end, des idées et projets plein la tête, avec la force de la passion et le moteur de la perfection…
REUSSIR va célébrer son numéro 100, le mois prochain, Inchallah ! Et c'est le moment de dire un grand MERCI à tous ceux qui ont cru en nous, depuis le début et nous soutiennent encore davantage. MERCI à chacun de vous tous et rendez-vous, en Juin, avec plein de surprises…
(SenePlus.Com, Dakar) - Amady Aly Dieng est décédé ce mercredi à l’âge de 83 ans. Professeur d’université, économiste et chroniqueur littéraire à Wal fadjri et à Sud, il était réputé panafricain convaincu, révolutionnaire humaniste. «Un homme de très grand probité. Bref, un homme de qualité», résume un de ses amis.
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LA FORCE CONTRE LA FARCE
URGENT - BURUNDI : DESTITUTION DU PRÉSIDENT NKURUNZIZA
AFP - L'ancien chef du service de renseignements burundais, le général Godefroid Nyombare, a annoncé mercredi la destitution du président Pierre Nkurunziza, en déplacement à Dar es Salaam, pour un sommet consacré à la crise ouverte par sa volonté de briguer un troisième mandat.
"Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous", a annoncé, sur les ondes de la radio privée Insaganiro, le général Nyombare, limogé en février par le chef de l'Etat après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat jugé inconstitutionnel par ses adversaires politiques.
Star Power oblige, c'est l'essentiel de la presse nationale et internationale du Sénégal qui est allée à la rencontre de l'artiste belgo rwandais Stromae, dans le cadre de la conférence donnée hier en prélude à son concert du 13 mai au Monument de la renaissance. Une occasion, pour l'artiste, de réaffirmer que cette première tournée africaine, au-delà d'un retour aux sources, est avant tout un moment de partage autour... de la musique !
C'est sans ambages que Stromae a affirmé, en conférence de presse, qu'il "n'y a pas de message particulier" inhérent à sa toute première tournée en Afrique démarrant aujourd'hui, à Dakar, par un concert au Monument de la Renaissance africaine.
Déjà venu au Sénégal il y a quelques années en tant que simple touriste, l'artiste a confié que la demande était là pour une tournée continentale mais que, faute de moyens ou du fait d'un timing qui n'était alors pas tout à fait propice à la tenue de tels concerts, la chose ne s'était pas faite.
"L'Afrique est hyper importante. J'y ai enregistré des séries de choses... Par exemple, on a samplé la performance d'un joueur de Kora qui a ensuite été retravaillé sur le morceau "bâtard". C'est aussi des bons souvenirs, en soirée, des moments super qui donnent envie de revenir", a expliqué l'artiste.
C'est donc une tournée de 8 dates qu'entame aujourd'hui Stromae, en partenariat avec le studio Sankara, pour offrir à ses fans un spectacle qu'il promet tout aussi bon que ceux qu'il a donnés lors d'une tournée américaine qui vient de s'achever.
Retourner "sur la terre de ses ancêtres" (du moins du côté paternel, précise-t-il), est néanmoins une occasion "particulière", selon le chanteur qui termine sa tournée par le Rwanda. "Personnellement, ce sont pas mal de choses en moi qui vont ressortir et je ne sais pas à quoi m'attendre. ... Y a de la famille à voir, la maison de mes grands-parents, plein de choses à voir et c'est tout ça qui rend cela important, particulièrement en parlant de chansons. Car je ne suis pas un donneur de leçons mais un artiste", a-t-il confié.
Seule étape non francophone, le Cap-Vert sera une date spéciale dans la tournée. L'artiste dit éprouver "un truc particulier" du fait, notamment, que c'est la patrie de la regrettée Diva aux pieds nus. "C'est presque un devoir d'y aller. Y a une raison d'y aller car, pour moi, le visage de la mélancolie, c'est Césaria Evora", conclut-il.