Le ratio que présente la région de Sédhiou est d’un infirmier pour 6.330 habitants et cela, malgré les efforts jusqu’ici consentis par les pouvoirs publics, dit-on. Outre la capitale régionale qui souffre d’un déficit de couverture médicale, le milieu rural en pâtit avec des difficultés de mobilité et de médiocrité des offres de service.
Malgré les efforts jusqu’ici consentis en matière de couverture médicale, la région de Sédhiou reste toujours à la traîne face aux besoins sans cesse croissants en personnel de santé. A ce jour, la région dispose de 78 infirmiers dont 38 fonctionnaires, 20 agents contractuels et autant de communautaires soit un ratio d’un infirmier pour 6.138 personnes. Si le besoin est manifeste même dans les structures de santé de la capitale régionale, il est plus accru en milieu rural où l’éloignement, l’enclavement, la médiocrité des moyens de transport et le délabrement des postes de santé abrègent tout espoir d’un patient en situation d’urgence.
N’est-ce pas ce qui explique les nombreuses complaintes de rue des populations de la région et celles de Sonkodou confinées dans un enclavement maladif. « Ici, c’est comme si nous n’avons pas le droit de tomber malade, tellement les conditions de soins médicaux sont dérisoires. Les structures de santé sont trop loin et les pistes sablonneuses éreintantes pour malades et femmes en état de grossesse. Nous interpellons le pouvoir public à nous considérer comme des Sénégalais à part entière et non entièrement à part », avait déclaré Ibrahima Faty, le porte parole des manifestants dans le Sonkodou il y a quelque temps.
Les zones du Boudié et du Diassing en ont fini par inscrire dans leur agenda, pour chaque année, l’organisation d’une marche pour exhiber l’effondrement d’un espoir adossé aux nombreuses promesses. Dans le secteur du Kabada et du Dator, les villages non loin de la frontière préfèrent envoyer leurs malades en Gambie voisine au lieu de faire des centaines de kilomètres chez soi sans être sûr de trouver les soins adéquats. Et, selon certaines indiscrétions, nombreux sont aussi des agents qui rechignent à servir dans des zones dites déshéritées.
Par FADEL DIA
ÉLOGE DE LA DÉMISSION
Chez nous, on peut perdre deux ou trois fois des élections et malgré tout balayer d’un revers de main tout renoncement aux fonctions que l’on exerce
Cinquante deux minutes, très exactement, après la proclamation des résultats des élections législatives britanniques, qu’ils venaient de perdre à la surprise générale, Ed Miliband (Parti Travailliste), Nick Clegg (Libéraux Démocrates), et même Nigel Farage (UKIP), annonçaient leur démission de la tête de leurs partis respectifs ! C’est cela le triomphe de la démocratie et ça nous ne savons pas le faire.
Démissionner ? Je ne parle évidemment pas de « démission » au sens de refuser d’assumer ses responsabilités, mais, au contraire, de « démission » au sens de les assumer et ainsi de signifier qu’on n’ira pas plus loin, parce qu’on refuse d’avaliser des mesures qui vont à l’encontre de nos convictions ou que l’on estime que lorsque le peuple vous désavoue on a perdu la légitimité de parler en son nom.
Cela, nous ne savons pas faire ! Ou, plus exactement, cela nous ne savons plus le faire, car les premières années de notre accession à l’autonomie interne puis à l’indépendance ont été marquées par le refus de nombreux hommes politiques de sacrifier leurs convictions sur l’autel de la réussite sociale et des compromissions Rappelez-vous, sous la Loi-Cadre, en 1958, la démission de Abdoulaye Ly, qui malgré l’insistance de Mamadou Dia, préféra quitter son gouvernement parce qu’il condamnait la politique que menait son parti et exigeait la diminution du nombre de ministres ainsi que la baisse de leur traitement pour prévenir (déjà !) un «embourgeoisement» factice !
A l’époque lorsqu’un ministre démissionnait, son acte était porté à la connaissance de l’opinion par un communiqué officiel ! Ly adoptera le même comportement à d’autres reprises, avant et après l’octroi de l’indépendance, pour exiger une émancipation anticipée ou empêcher l’avènement de ce qu’il appelait un « présidentialisme néocolonial »…Mais pour un Abdoulaye Ly rebelle et tenace, qui préfère,dit-il « fuir » plutôt que d’être complice, combien faut-il compter de Sénégalais qui se sont accrochés à leurs postes, jugeant sans doute que le pouvoir était une fin et non un moyen ?
La règle et les exceptions…
La réalité c’est que la démission est une vertu anglo-saxonne et qu’elle nous manque, comme elle manque souvent à ceux qui nous ont colonisés et dont le mode de gestion des affaires publiques nous a inspirés. Il y a eu, chez nous, Senghor qui a renoncé au pouvoir suprême sans attendre le naufrage du vieil âge. Il y a eu, en France, le cas De Gaulle, démissionnaire à répétition, mais comme dirait le général, « De Gaulle c’est De Gaulle ! » Dans les démocraties anglo-saxonnes, en général, et aux Etats-Unis en particulier, la résistance d’un Nixon, acculé à la démission après toute honte bue, ou l’entêtement d’un Clinton qui survit aux sanctions, sont plutôt l’exception.
En Angleterre le fait d’employer un agent non déclaré, des photos équivoques, un désaccord sur une question de fond, etc., suffisent pour conduire à une démission et quelquefois mettre fin à une carrière politique. D’ailleurs, en anglais, démissionner c’est se « résigner » : on n’a pas le choix, il faut partir! On démissionne parce qu’on a perdu son honneur ou pour avoir la liberté de le défendre, on démissionne parce qu’on a menti ou qu’on a perdu son pari. On démissionne parce qu’on n’a plus les moyens, physiques ou intellectuels, pour remplir sa mission. On démissionne en signe de sacrifice, pour sauver son parti, son clan, et pour ouvrir la porte au changement. On démissionne tout simplement parce qu’on n’a pas conduit ses troupes à la victoire, ou parce qu’on n’est pas d’accord avec le chef .
Tout au contraire ,chez nous, on peut être accusé de tous les péchés d’Israël sans jamais démontrer son innocence, on peut conduire une liste et perdre deux ou trois fois des élections, se révéler incapable de préserver l’unité de son mouvement ,éprouver du fait de l’âge, des difficultés à assumer ses fonctions, et malgré tout balayer d’un revers de main tout renoncement aux fonctions que l’on exerce, même quand elles sont électives. Dès lors comment s’étonner que rien ne change, si nos partis, nos syndicats, les organisations de la société civile, les administrations, conservent les mêmes têtes depuis des décennies. Mais c’est surtout en politique que le mot démission est considéré comme un tabou au point qu’Abdoulaye Wade, grand consommateur de «dauphins» plus ou moins officiels, a du se résoudre à les exclure de son parti quand ils s’opposaient à sa politique car, à une exception près, aucun d’entre eux n’avait pris l’initiative de démissionner quand il a subi l’outrage de la dégradation !
«Un ministre, ça ferme sa gueule, et quand ça veut l’ouvrir ça démissionne !» avait dit un orfèvre en la matière. Au Sénégal, on choisit souvent la première solution… Quitte à changer de convictions ou… de parti !
Après son audience la semaine dernière avec le Président Macky Sall, Serigne Modou Kara a déclaré hier avoir l’intention de soutenir la politique du chef de l’Etat.
Le leader du Parti de la vérité pour le développement (Pvd) a l’intention de soutenir la politique définie par Macky Sall. Ce, après sa rencontre, la semaine dernière, avec le président de la République. Serigne Modou Kara a fait cette révélation hier au cours d’une conférence de presse célébrant les 11 ans de son parti.
Il explique cela par les remerciements que le candidat Macky Sall aurait formulés à l’endroit de Serigne Touba lors d’un meeting à Mbacké entre les deux tours de la Présidentielle de 2012 qui, selon lui, l’ont «touché». Mais pour le moment, Kara se garde d’embarquer son parti dans cette direction.
«J’ai l’intention de soutenir Macky Sall. Mais ce soutien est intentionnel. J’ai un parti. Je ne peux pas parler en son nom. Les responsables feront certainement une conférence de presse pour donner leur position par rapport à cela», précise le concepteur de Bamba Fepp.
Il précise, cependant, que sa manière de soutenir Abdou Diouf a été différente de celle à l’égard de Abdoulaye Wade. «Ce sera différent pour Macky Sall également», promet-il. Il annonce que ce sera plutôt un «dialogue» entre lui et l’actuel président de la République.
Kara va plus loin : «J’ai une ambition de créer une ‘’Coalition du siècle’’ au nom du Pvd pour dire que le Sénégal est uni.» D’après lui, la pléthore de partis politiques n’a pas de sens. C’est pourquoi, estime-t-il, il faut créer une «grande coalition».
Sur l’envoi des soldats sénégalais en Arabie saoudite, le leader du Pvd estime que certains croient qu’ils vont mourir là-bas. «Je précise que le métier de soldat ne précipite pas la mort. Si la personne doit mourir, quelle que soit la situation, elle le sera. Je voudrais aussi dire que la mentalité d’un soldat qui va en guerre est différente de celle d’un civil», a-t-il dit.
Donc, Serigne Modou Kara salue la décision de Macky Sall d’envoyer 2100 Jambars pour participer, dit-il, à la «noble mission de sauvegarder les Lieux saints de l’Islam»
LE SUTSAS TIENT LE GOUVERNEMENT À LA GORGE
GRÈVE GÉNÉRALE LES 19 ET 20 MAI ET MENACES DE RÉTENTION DE L’INFORMATION SANITAIRE
Encore des perturbations dans le secteur de la santé. Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) décrète 48 de grève générale le mardi 19 et le mercredi 20 mai prochains. Le Sutsas revendique toujours l’application des sept points qui restent dans la plateforme signée le 17 février 2014. Le secrétaire général, Mballo Dia Thiam, n’exclut pas de remettre la rétention de l’information sanitaire, si l’Etat ne hâte pas le pas dans la matérialisation de leur plateforme
Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) hausse le ton. Après une grève de 24 heures, la semaine dernière, les membres de cette organisation syndicale ont décrété hier, 48 heures de grève pour les mardi et mercredi 19 et 20 mai prochains. Le secrétaire général du Sutsas, face à la presse, a aussi annoncé la tenue d’Assemblées générales d’information et de mobilisation dans les sections et unions régionales.
Et ce n’est pas tout, puisque Mballo Dia Thiam menace de durcir encore la lutte avec la remise du mot d’ordre de rétention de l’information sanitaire et sociale, si le gouvernement «continue de faire dans le dilatoire». Expliquant les motifs de ce deuxième plan d’action, les syndicalistes se disent outrés par l’attitude de l’Etat qui, selon eux, joue la carte du pourrissement. «Nous avons été patients et compréhensifs.
Lors du passage du Premier ministre à l’Assemblée nationale, le ministre Serigne Mansour Sy avait annoncé aux députés que le texte sur le statut du personnel allait être présenté au Conseil des ministres suivant, mais depuis lors, rien. Nous ne pouvons plus attendre ces conseils des ministres interminables.
Sur les heures supplémentaires, le ministre du Budget s’était engagé à nous proposer un régis d’avance. Au dernier moment, il nous parle de signature des décrets d’avance. Après, il nous demande si une révision est possible.
Pour l’instant, nous n’avons pas vu la signature de décret, ni un arrêté ministériel relatif à ce point. Au finish, nous n’avons pas d’actes concrets», s’indigne Mballo Dia Thiam.
Les syndicalistes réclament la signature d’un décret portant statut du personnel des établissements publics de santé. Aussi la modification du décret de répartition des heures supplémentaires des contractuels, selon le Code du travail. Le parachèvement du texte organisant le système de rémunération des directeurs des structures hospitalières et non hospitalières entre autres revendications...
Revenant sur la cérémonie de lancement des cartes d’égalité des chances, Mballo Dia Thiam, qui se dit être l’unique syndicat qui mène des combats dans le cadre de l’action sociale, se dit frustré de l’attitude du ministre Awa Marie Coll Seck.
«Nous nous sommes battus pendant 10 ans. Nous avons rédigé et produit un document de 70 pages transmis à Abdoulaye Wade qui n’a changé aucune virgule. Le Sutsas devait être en première ligne, lors de la cérémonie de lancement des cartes d’égalité des chances, parce qu’on ne baptise pas l’enfant d’autrui. La carte d’égalité des chances, c’est notre document, notre accord. C’était notre plateforme», s’énerve Ndiamé Sow, président du Comité national de lutte du Sutsas.
TOURNÉE ANNONCÉE DU PDS : Qu’est-ce qui grippe la machine ?
Que devient la tournée nationale que devait organiser le Parti démocratique sénégalais (Pds) ? Lors de la dernière réunion du Comité directeur, il y a une dizaine de jours, il avait été annoncé une tournée nationale qui devait démarrer cette semaine. Le communiqué rendu public par les camarades d’Oumar Sarr indiquait que ‘’la programmation d’une tournée nationale impliquant le front FPDR et les jeunes devrait être validée dès cette semaine (Ndlr, la semaine dernière) pour qu’ils puissent mieux organiser et préparer, à l’échelle nationale, toutes les structures du parti et enregistrer les nouvelles adhésions’’. Qu’est-ce qui se passe pour que la situation soit si calme, alors qu’elle devait plutôt être….impétueuse ? Y a-t-il un problème de budget ? de mobilisation ? de division au sommet ? Un peu de tout cela ? En tout cas, si au Pds, c’est motus et bouche cousue sur les raisons de cette baisse de régime, ils sont bien nombreux à constater la méforme qui s’est emparée d’une bonne partie des militants alors que certains responsables se trouvent encore en détention depuis le dernier bras de fer des premiers jours de détention (non préventive) de Karim Wade.
SUR LE DEPART
C’est le site lignedirecte.sn qui nous l’apprend. Les Directions générales de plusieurs sociétés devraient très prochainement changer de dirigeants. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) respectivement pilotées par Pape Dieng et Amadou Samba Kane font partie des boîtes qui vont à coup sûr changer de Directeurs généraux. Tous les deux sont en position de retraite ; bien vrai que Amadou Samba Kane bénéficie de fait d’une prolongation, depuis deux ans qu’il est en poste. Ces deux postes étant particulièrement stratégiques, l’Alliance pour la République (Apr) va sans doute les garder dans son escarcelle.
ACTIVITE INDUSTRIELLE
L’activité industrielle est marquée, en mars 2015, par un accroissement de 11,4% de la production. L’information vient de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui l’a fait savoir dans son bulletin mensuel paru hier. Une hausse qui fait suite au recul enregistré le mois précédent. Cette évolution est portée par les performances des industries du papier et du carton (+25,9%), alimentaires (+22,0%), extractives (+17,6%), ... Par rapport à mars 2014, la production industrielle s’est améliorée de 9,2%. La production du premier trimestre de 2015 s’est accrue de 6,8% par rapport à celle de la période correspondante de 2014.
CLAUDE ZIAR
L’animateur de ‘’Couleurs Tropicales’’ a entamé, hier, sa première semaine révolue de grève de la faim. Une action qui vise à mobiliser le public, les politiques et surtout la Haute Autorité qu’est le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour régler le conflit qui l’oppose depuis 3 ans à son associé Stéphane Mouangué, qu’il accuse d’avoir ‘’pris le contrôle de la radio’’ en 2012. ‘’Nous sommes une radio communautaire, censée représenter l’Outre-mer. Aujourd’hui, elle ne véhicule que des clichés et de la musique commerciale’’, a déploré l’animateur dans un communiqué rendu public à l’entame de son jeûne. Le célèbre animateur télé et radio qui officie au sein de Radio France Internationale (RFI) n’est apparemment pas seul dans son combat puisque soutenu par de nombreux artistes et personnalités qui ont réagi et réagissent encore sur les forums et réseaux sociaux. Une pétition mise en ligne sous le hashtag ‘’#JeSoutiensClaudy’’ enregistre aujourd’hui près de 10 000 signatures en ligne.
CLAUDE ZIAR (SUITE)
Au coeur de ce combat, les allégations du journaliste à l’encontre de son associé, Stéphane Mouangué, qu’il accuse (de même que sa famille) d’avoir pris ‘’contrôle de la radio’’ qu’ils avaient fondée ensemble dans les années 2007 : ‘’Le clan Rousseau/Mouangué ne comprenant pas les combats légitimes de notre communauté a décidé par des moyens abjects (trahison et spoliation) de faire mains basses sur la station’’, ajoute Claudy Siar, qui déplore par ailleurs ‘’ne plus reconnaître l’identité créole’’ de la radio Tropiques Fm. Des accusations que dément formellement l’associé en question. Stationné devant les locaux de la radio Tropiques FM en Ile-de-France, l’animateur qui a également déposé une plainte pour abus de biens sociaux et de confiance, en cours d’instruction au tribunal de Nanterre, espère obtenir du tribunal de commerce qu’il concède à nommer un administrateur provisoire pour Tropiques FM, après un refus initial survenu en décembre dernier.
AVENIR SÉNÉGAL
La plate-forme politique ‘’Avenir Sénégal bi ñu bëgg’’ a sa vision pour le développement de la région de la Casamance. Suite à un séjour de 72 h à Ziguinchor, ladite plate-forme estime que les gouvernements qui se sont succédé ont traité la Casamance comme une région enclavée. Du coup, toute la richesse de cette région n’a jamais été bien saisie. Et c’est pour corriger cette erreur que la vision de la plateforme ambitionne de faire de Ziguinchor un Hub et une métropole moderne et vibrante entre Banjul et Bissau. ‘’La vocation naturelle de la ville de Ziguinchor devant être celle d’un hub commercial et financier, un centre d'excellence pour l'éduction et la santé. Avenir Sénégal bi ñu bëgg souhaite la valorisation et la réorganisation des filières à l'université Assane Seck, une plate-forme touristique sous-régionale et un pole industriel grâce à la transformation de l'anacarde et les fruits et légumes’’, lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction de EnQuête.
MOUSSA DADIS CAMARA
En exil au Burkina Faso depuis 2010, l'ancien chef de la junte a annoncé lundi, lors d'une conférence de presse à Ouagadougou, qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle guinéenne prévue au mois d'octobre prochain. Moussa Dadis Camara, l'ancien chef de la junte guinéenne, au pouvoir de décembre 2008 à décembre 2009, a annoncé lundi 11 mai sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Le désormais ex-capitaine, qui a démissionné de l'armée en avril dernier, s'est prononcé devant la presse dans un grand hôtel de Ouagadougou, où il vit en exil depuis janvier 2010. Selon le site de Jeune Afrique qui donne l’information, le 3 mai dernier, le parti des Forces patriotiques pour la démocratie et le développement (FPDD) avait désigné Moussa Dadis Camara président du parti et annoncé qu'il serait son candidat à la prochaine présidentielle guinéenne. Lors de sa déclaration aux journalistes, l'ancien putschiste a affirmé, en présence de Maxime Manimou, porte-parole du parti, qu'il "acceptait volontiers" cette "marque de confiance à son égard". ll a également affirmé que "les souffrances des Guinéens n’ont que trop duré" et qu'il comptait prochainement rentrer dans son pays natal, sans toutefois évoquer de date.
AME BIRAM DIOUF SUR SA SAISON : «Je peux être fier de ce que j’ai fait»
Pour son retour en Premier League, Mame Biram Diouf se savait attendu. L’international sénégalais a plutôt réussi cette saison avec Stoke City pour lequel il a marqué 11 buts.
11 buts en Premier League, il fallait le faire. Surtout pour Mame Biram Diouf qui avait été une fois un grand espoir de Manchester united d’Alex Ferguson (entre 2009 et 2012 pour un seul but). La promesse des fleurs ne fut jamais tenue. Le salut, il l’a retrouvé dans une pérégrination en Bundesliga (Hanovre entre 2012-2014 pour 35 buts). La meilleure façon, sans doute, de se refaire. Et de revenir dans son championnat de prédilection. Pour sa première saison avec Stoke City, il faut dire que ça lui réussit plutôt bien. Diouf a en effet marqué 11 buts sous ses nouvelles couleurs. «Pour ma première saison, je pense que cela s’est plutôt bien passé. Je suis ravi d’avoir marqué ce nombre de buts», a indiqué Mame Biram. Son onzième, il l’a marqué lors de la large victoire face à Tottenham (3-0), samedi dernier. Ce qui le conforte à sa place de meilleur buteur des Potters et met Stoke City au 9ème rang de la Premier League. «Je veux surtout marquer plus durant les deux dernières journées du championnat. Je dois continuer à bosser et m’impliquer davantage dans le jeu, à donner plus d’impact. C’est surtout cela que j’espère faire», affirme-t-il.
Cette saison, Diouf a surtout été utilisé en appui aux autres attaquants, sur les flancs surtout où sa vitesse a été une arme redoutable pour les Potters. «Je suis un attaquant et j’ai quasiment toujours joué à cette position-là. C’est sans doute ma position de prédilection. Cependant, si le coach juge que je peux aider l’équipe dans une autre position, je n’hésiterai pas à y jouer», indique Mame Biram arrivé il y a neuf mois au Britania Stadium. Pour les deux dernières journées, les partenaires de Mame Biram Diouf se déplaceront à Burnley, avant de recevoir Liverpool.
RACING SANTANDER : 3 BUTS EN 5 MATCHS : Mamadou Sylla voit grand en espagne
Auteur d’une nouvelle grosse prestation contre Tenerife (1-0) avant-hier dimanche pour le compte de l’acte 37 de la D2 espagnole, Mamadou Sylla (21 ans) fait son trou dans les rangs du Racing Santander Depuis son prêt au racing Santander en provenance d’Espanyol Barcelone, le natif de Pikine a marqué gros. Il veut en faire autant en intégrant l’équipe nationale olympique du Sénégal qui prépare les Jeux Africains qui se jouent au mois de juin prochain au Congo Brazaville. Le Sénégalais qui est arrivé de l’Espanyol Barcelone dit s’être engagé avec racing Santander pour non seulement faire parler de lui, mais aussi pour atteindre son objectif majeur qui reste la sélection nationale. «À Barcelone, je jouais dans l’équipe B. Mais quand les dirigeants de Santander m’ont repéré, ils m’ont intégré dans leur équipe de performance. Ça fait maintenant un mois que je suis là et tout se passe super bien pour moi. Dans ma tête, c’est juste de jouer en Liga, mais le plus important pour moi reste l’équipe nationale olympique du Sénégal. Je suis un attaquant capable d’évoluer sur toute la ligne offensive. C’est vrai que jusqu’ici je n’ai aucun contact avec les dirigeants sénégalais, mais je continue de travailler», a-t-il dit. Toutefois, en attendant d’être supervisé par le staff technique des Lionceaux, Mamadou Sylla continuera à faire parler la poudre fréquemment en championnat.
À 21 ans, à lui de prouver qu’il peut illuminer son chemin pour intégrer l’équipe de Serigne Saliou Dia en vue des prochains Jeux Africains mais aussi du CHAN u23 qui se jouera au Sénégal au mois de décembre prochain.
FRANCE : MEILLEUR SENEGALAIS L1 (36EME J.) : Cheikh Mbengue, une performance pour rien
Que de regrets pour Cheikh Mbengue. Le latéral sénégalais a été héroïque face à Bastia, mais sa bonne tenue a été vaine puisque Rennes a été surpris, à domicile, par le club corse (0-1) pour le compte de la 36ème journée de la ligue 1 française.
Une «clean sheet» qui finalement s’avérera vaine. Tel pourrait être qualifiée la prestation de Cheikh Mbengue lors de rennes / Bastia comptant pour la 36ème journée de la Ligue 1. L’international sénégalais a été crédité d’un match plein face aux Corses, récoltant ainsi une note de 6.5/10. Malgré une évidente passivité sur le but de Danic, Mbengue a multiplié les montées et les centres assez bien dosés dans la surface bastiaise. Il aurait même pu marquer en première période s’il s’était un peu plus appliqué. Une prestation qui lui permet de prendre la tête du classement du «Meilleur Sénégalais» de la L1 française, pour le compte de la 36ème journée.
L’ancien Toulousain devance de peu Lamine Gassama, qui a été également d’un grand apport pour Lorient lors de la balade face à Metz de Guirane Ndaw (4-0). Le défenseur merlu occupe la deuxième place avec une note de 6.0/10. Le milieu lillois Idrissa Gana Guèye occupe la 3ème marche du podium avec une note de 5.5/10 Par ailleurs, Younouss Sankharé (2.5/10) a obtenu la plus mauvaise note dans ce classement de la 36ème journée. À rappeler qu’en raison d’une contracture à l’adducteur pendant l’échauffement, le capitaine des Girondins de Bordeaux, Lamine Sané, n’a pu participer à cette 36ème journée de L1. Il devrait refouler les pelouses lors de l’avant-dernière journée (37ème) qui verra Bordeaux se déplacer à Lyon.
Aly Sow magnifie le travail de Dou
Le père de Papa Sow, Aly Sow, ne cesse de magnifier le travail du caricaturiste de Sunu Lamb, Dou, qui anime quotidiennement la rubrique Dialgati Lamb. «J’adore les dessins de Dou. Il est très inspiré. Souvent, je l’appelle pour le féliciter.» Chapeau bas à Dou !
Que chuchote Gris 2 à son frère ?
Que peut dire Gris 2 à son frère Gris Bordeaux ? Avant le démarrage du dernier faceà- face qui s’est déroulé samedi dernier dans les locaux de la TFM, le jeune Tigre s’est approché du récent vainqueur de Tyson pour lui chuchoter des mots.
Tyson passe chez la maquilleuse…
Le chef de file de l’écurie Boul Faalé a fait un tour chez la maquilleuse de la TFM. C’était samedi derni er avant que Tyson ne monte sur scène pour remplir son contrat avec le promot eur Aziz Ndiaye, pour un dernier face-à-face avec les journalistes.
…Gris Bordeaux aussi
Le 3ème Tigre de Fass n’a pas été épargné par le poudrier de la maquilleuse de la TFM. À l’image de son adversaire du 3 mai, Gris Bordeaux y est aussi passé, histoire de se refaire le visage avant de monter sur le plateau.
Ansou Ndour s’impose à Adrien Senghor
Lors du gala de dimanche dernier organisé par la promotrice Mame Diarra à l’arène Adrien Senghor, c’est Ansou Ndour qui s’est imposé, raflant ainsi son premier trophée de la saison. Cela faisait longtemps, en effet, que le champion ne s’était plus imposé dans l’arène sans frappe, perdant souvent dans les tours préliminaires.
Ablaye Ndiaye et Fodé Sarr dos à dos
Lors du gala organisé par Simon Senghor à Joal, samedi et dimanche, et dont la mise globale était de 25 boeufs, de grands noms de la lutte ont effectué le déplacement. En finale, Ablaye Ndiaye et Fodé Sarr se sont quittés dos à dos, personne n’étant parvenu à s’imposer.
Sokh fond en larmes
Après la chute de son frère Jet Lee, samedi derni er face à Laye Pythagore, Sokh avait vraiment du mal à se retenir. Il est tombé au sol refusant même de se relever et versant de vraies larmes. Difficile de voir un proche parent perdre.
Aminata Lô trahie par ses chaussures
Marraine de la journée du vendredi 8 mai, Aminata Lô est apparue au stade avec une forte délégation. Invitée à rejoindre le plateau, elle a été trahie par ses chaussures qui se sont décollées. Heureusement, elle avait une paire de rechange que ses gardes du corps sont vite allés chercher pour éviter que le public s’en aperçoive. Ce qui prouve qu’il faut toujours avoir un plan B.
Gningane Tine ne vient plus au stade
Lors des grands combats de Tapha Tine, comme celui contre Balla Gaye 2, son père était toujours aux avant-postes. Mais depuis, Gningane Tine, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne vient plus au stade pour accompagner son fils.
PELERINAGE A LA MECQUE : Déjà des couacs
L’Union nationale des opérateurs privés pour le pèlerinage de la humât à la Mecque (Unophom) a échangé hier, sur l’isolement de cette structure privée dans les prises de décisions concernant le hadj. Cette entité des voyagistes privés, déplore l’attitude du commissaire général au pèlerinage. Les privés accusent ce dernier, de faire montre d’un refus de valider les instructions, à la fois de son ministère de tutelle et de celles du Président de la République, Macky Sall.
WALLY SECK REPOND A SES DETRACTEURS : «Je m’habille hyper bien, et je le sais»
Apres 3 jours d’affilés d’anniversaire, Wally Seck a tenu a rencontré les journalistes pour faire un bilan de ses soirées. Il s’est ainsi prononcé sur plusieurs aspects, mais surtout sur l’évolution de son anniversaire qui est passé de la gratuité à des entrées payantes allant jusqu’à 40.000 F cfa le billet
LES «APERISTES» OUVRENT ENCORE LE FEU : Le Ps, «une fausse opposition»
Les «apéristes» réunis dans les instances des cadres et des jeunesses apportent encore la réplique aux socialistes qui persistent à dire que le bilan du régime reste celui du président, Macky Sall. Et demandent la tenue du référendum pour réduire le mandat de ce dernier.
SANTE - GREVE GENERALE LES MARDI 19 ET MERCREDI 20 MAI : Le Sutsas se radicalise
Après l’évaluation de leur premier plan d’actions qui a perturbé le secteur de la santé, le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) a décidé d’appuyer sur la pédale pour déclencher une grève générale de 48 heures les mardi 19 et mercredi 20 mai prochains. Les travailleurs menacent également d’utiliser l’arme de la rétention des informations sanitaires et accusent le gouvernement, leur tutelle (le ministre de la santé) d’être le seul responsable de cette situation. C’était à l’occasion d’un point de presse organisé hier, dans les locaux de leur nouveau siège à la Sodida
SEDHIOU-DEFICIT EN COUVERTURE MEDICALE : 1 infirmier pour 6.330 habitants
Le ratio que présente la région de Sédhiou est d’un infirmier pour 6.330 habitants et cela, malgré les efforts jusqu’ici consentis par les pouvoirs publics, dit-on. Outre la capitale régionale qui souffre d’un déficit de couverture médicale, le milieu rural en pâtit avec des difficultés de mobilité et de médiocrité des offres de service
CONSOMMATION ALIMENTAIRE, URBANISATION ET TRANSFORMATIONS RURALES : Les populations de Mboro et Mékhé se prennent en charge
Pour se libérer du diktat des institutions bancaires et financières, et être capables de consommer ce qu’ils produisent, les agriculteurs de Mboro et de Mékhé se sont organisés pour se prendre eux-mêmes en charge. Une visite de terrain, effectuée mardi dernier 5 mai, dans lesdites localités, situées dans la région de Thiès, a permis d’y découvrir des initiatives agricoles innovantes. C’était à l’occasion de l’atelier sur «la consommation alimentaire, l’urbanisation et les transformations rurales en afrique de l’Ouest» organisé du 4 au 6 mai à dakar par l’initiative Prospective agricole et rurale (iPar).
EUX & nOUS : Eloge de la démission
Cinquante deux minutes, très exactement, après la proclamation des résultats des élections législatives britanniques, qu’ils venaient de perdre à la surprise générale, Ed Miliband (Parti Travailliste), Nick Clegg (Libéraux Démocrates), et même Nigel Farage (UKIP), annonçaient leur démission de la tête de leurs partis respectifs ! C’est cela le triomphe de la démocratie et ça nous ne savons pas le faire. Démissionner ? Je ne parle évidemment pas de « démission » au sens de refuser d’assumer ses responsabilités, mais, au contraire, de « démission » au sens de les assumer et ainsi de signifier qu’on n’ira pas plus loin, parce qu’on refuse d’avaliser des mesures qui vont à l’encontre de nos convictions ou que l’on estime que lorsque le peuple vous désavoue on a perdu la légitimité de parler en son nom.
EN GREVE CONTRE LE SYSTEME DE PARAMETRAGE ZONING : Les revendeurs de Seddo donnent un ultimatum de 48h à Sonatel
L’association des revendeurs (de crédits de recharge seddo) d’orange demi gros, en grève depuis la semaine dernière, était en conférence de presse, hier, lundi 11 mai au Centre de Bopp de dakar, pour fustiger le système de paramétrage zoning mis en place par la sonatel. de l’avis de leur porte parole, Baye Cissé, ils donnent 48h à la sonatel pour activer leurs puces.
RAPPORT ONG, MENDIANTS, COMMERÇANTS, TRAFIQUANTS EN AFRIQUE DE L’OUEST : Le terreau du terrorisme
Le terrorisme est devenu une réalité constante et un mal endémique à l’Afrique de l’Ouest. Puisqu’il ne se donne aucune frontière, sa traque non plus n’a pas de limites. Un document publié par le Giaba et le Gafi montre que les terroristes recourent même à des sources les plus improbables pour se trouver des financements.
ENTRETIEN AVEC... KEYSSI BOUSSO, DG DU GRAND THEATRE : «Mbagnick Ndiaye est le meilleur ministre de la Culture de Macky»
Keyssi Bousso. Le nom rime avec le Grand Théâtre qu’il dirige depuis novembre 2012. «Et ce sera pour toujours», se glorifie celui qui trouve que Mbagnick Ndiaye est «le meilleur ministre de la Culture» depuis l’arrivée au pouvoir de Macky Sall, à qui il a donné le nom de son fils de plus de 4 ans aujourd’hui. «Je n’ai pas attendu qu’il soit élu pour le faire». Ce «Mackyste», plus qu’un Apériste, est devenu maire de Doumga Lao, là où on l’accuse d’avoir fait disparaître 12 millions de FCfa. Il y voit des «manigances» de son premier adjoint et ancien président du Conseil rural devenu commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation. L’ex-pensionnaire du Ballet Béjart ne danse plus, mais promet une danse en 2017 parce que convaincu que Macky Sall sera réélu. Keyssi Bousso reste muet sur les ressources du Grand Théâtre et joue des «je ne vais pas vous dire».
SERIGNE MODOU KARA : «J’ai l’intention de soutenir Macky Sall»
Après son audience la semaine dernière avec le Président Macky Sall, Serigne Modou Kara a déclaré hier avoir l’intention de soutenir la politique du chef de l’Etat.
LICENCIEMENT ABUSIF : L’ex-Dg Macoumba Diop et Sgo à la barre
Le nom de Sabodala gold operations (Sgo) est au Tribunal de Dakar, depuis que son ex-Dg Macoumba Diop a opté de donner une suite judiciaire à son licenciement. Finalement, a-t-on appris, toutes les tentatives de conciliation opérées par Teranga Gold Corporation, qui chapeaute Sgo, ont échoué, l’ex-Dg sénégalais voulant coûte que coûte vider le contentieux devant la barre.
LE SUTSAS SE RADICALISE : Grève générale les 19 et 20 mai
Encore des perturbations dans le secteur de la santé. Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) décrète 48 de grève générale le mardi 19 et le mercredi 20 mai prochains. Le Sutsas revendique toujours l’application des sept points qui restent dans la plateforme signée le 17 février 2014. Le secrétaire général, Mballo Dia Thiam, n’exclut pas de remettre la rétention de l’information sanitaire, si l’Etat ne hâte pas le pas dans la matérialisation de leur plateforme