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4 avril 2025
UN NOUVEL OUTIL STRATÉGIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT
Lors du Conseil des ministres, le gouvernement a examiné et adopté le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Intelligence et de Prospective Économique (BIPE).
Lors du Conseil des ministres, le gouvernement a examiné et adopté le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Intelligence et de Prospective Économique (BIPE).
Ce nouvel organe est conçu pour renforcer l’anticipation et la planification stratégique des politiques économiques du Sénégal. Le BIPE aura pour mission principale d’analyser les tendances économiques nationales et internationales, d’évaluer les performances des secteurs clés et d’orienter les prises de décision du gouvernement sur la base de données fiables et de projections précises.
Dans un contexte de mutations économiques rapides, le BIPE jouera un rôle crucial dans : La collecte et l’analyse de données économiques et financières pour éclairer les décisions politiques et stratégiques ; l’élaboration de scénarios prospectifs permettant d’anticiper les évolutions des marchés et des secteurs stratégiques ; l’appui aux réformes économiques en proposant des recommandations fondées sur des études approfondies ; le suivi et l’évaluation des politiques publiques, en s’assurant de leur efficacité et de leur impact sur le développement du pays.
Le décret adopté fixe les règles d’organisation et de fonctionnement du BIPE, en définissant ses missions, sa gouvernance et ses moyens d’action. Placé sous la tutelle de la Primature, il collaborera étroitement avec les ministères sectoriels, les institutions de recherche, les partenaires au développement et le secteur privé pour assurer une veille économique efficace et proposer des stratégies adaptées aux réalités nationales et internationales.
Avec la création du Bureau d’Intelligence et de Prospective Économique, le gouvernement marque une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion économique du pays. En dotant le Sénégal d’un outil d’analyse avancé et de veille stratégique, les autorités entendent renforcer la compétitivité du pays, anticiper les défis économiques et maximiser les opportunités de croissance.
MULTIPLE PHOTOS
A SALGUIR, L'ASSECHEMENT DES MARIGOTS PLOMBE LES ACTIVITES ECONOMIQUES
Le village de Salguir, situé au nord-est de la commune de Gandon, dans la région de Saint-Louis, est confronté à l’asséchement progressif de ses trois marigots plombant les activités économiques comme l’agriculture et la pêche.
Le village de Salguir, situé au nord-est de la commune de Gandon, dans la région de Saint-Louis, est confronté à l’asséchement progressif de ses trois marigots plombant les activités économiques comme l’agriculture et la pêche.
Autrefois appelé Salguir Diagne, cette localité comprend principalement un écosystème de trois marigots, »Khant », »Ndjim » et »Ndiasséou », qui jouait un rôle vital pour l’équilibre écologique et économique local. Une fonction perdue au fil des années à cause de l’asséchement progressif des marigots accentué par le déficit pluviométrique lié au changement climatique.
Situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Saint-Louis, Salguir subi les conséquences du changement climatique, qui ont entrainé, en plus du tarissement des marigots, une disparition de certaines espèces de la faune et de la flore de la zone.
Une visite de terrain organisée par l’African journalists forum, une association regroupant des journalistes et chercheurs africains, a permis de constater de visu ces impacts.
»Le problème qu’on est en train de vivre ici, il faut le replacer dans le cadre du changement climatique global’’, a expliqué Boubou Aldiouma Sy, professeur de géographie, géomorphologie au laboratoire ‘’Leïdi’’, dynamique des territoires et développement, du département de géographie de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.
»Le changement climatique global constaté à Salguir, n’est pas lié en réalité à la présence humaine mais à des saisons astronomiques naturelles, dont la saison sèche climatique que nous sommes en train de vivre actuellement », a-t-il précisé.
Il a indiqué que cette saison sèche remonte à 7 mille ans. »Et, c’est cette saison d’ailleurs qui est à l’origine de l’asséchement des cours d’eau du Sahara, qui était verdoyant au néolithique’’, a-t-il relevé.
Le géographe a expliqué que le changement climatique global a pour effet de modifier les paramètres climatiques comme la température, l’ensoleillement, le vent, et la destruction des végétaux.
»Cette modification des paramètres climatiques renforce l’énergie éolienne et l’énergie hydrique et affecte aussi sensiblement les activités productives primaires de nos sociétés fondamentalement agraires », a dit le professeur.
»Elle perturbe également le tréfonds socio-culturel, les activités économiques, et favorise les phénomènes migratoires », a-t-il encore relevé, indiquant qu’une localité comme Salguir, est confrontée aux effets de ce changement climatique global qui oblige les populations locales à développer des aptitudes locales pour survivre.
»Ici dans le cas du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie et de la Guinée, la réaction d’adaptation des communautés face au déficit pluviométrique, a été la mise en place de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) pour développer la culture irriguée », a-t-il cité en exemple.
Selon lui, la mise en place de cette organisation est une réponse au déficit pluviométrique qui s’est installé depuis les années 70. »La réponse des communautés face ce phénomène naturel, était donc, la construction des barrages à Manantali au Mali et à Diama, près de Saint-Louis ».
Il a expliqué qu’entre ces deux barrages, il y a un ensemble d’endiguement pour maîtriser l’écoulement du Fleuve Sénégal et mieux utiliser l’eau à des fins d’irrigation des périmètres agricoles villageois.
»De telles mesures, ont tendance à modifier sensiblement la circulation naturelle de l’eau dans le lit mineur et dans la vallée du fleuve », a-t-il souligné, ajoutant que cet endiguement à partir du barrage de Diama, permet également, d’empêcher la remontée de la salinité vers l’est.
Boubou Aldiouma Sy a expliqué par ailleurs que la fréquence du déficit pluviométrique, de l’ensoleillement et du vent traduit une sécheresse prononcée, une dégradation très prononcée des végétaux et des phénomènes d’aspiration. »On parle, dans pareille situation de thermo capillarité », a-t-il déclaré.
Les activités productives primaires menacées
Concernant la terre, un support des activités productives primaires, il a indiqué qu’il est en passe de se dégrader à Salguir du fait de la modification des paramètres climatiques.
‘’Le support (terre) des activités productives primaires (agriculture, élevage, pêche, commerce) est en train de se dégrader de façon sensible dans la zone de Salguir », a-t-il réitéré, appelant à mieux comprendre ces phénomènes à l’origine de la thermo capillarité et du changement climatique global.
»Il faut comprendre la façon dont le changement climatique se manifeste sur les végétaux, sur l’eau, sur l’agriculture, sur l’élevage, sur les hommes et surtout sur les sols pour atténuer les impacts », a-t-il recommandé.
Cependant, a-t-il ajouté, une fois que tout cela est compris, il faudra mettre en place des dispositifs pour minimiser ou bien freiner ces phénomènes naturels dans le but d’arriver à des exploitations plus durables.
Le journaliste René Massiga Diouf, président de l’association African journalists forum, a expliqué que cette visite de terrain vise à sensibiliser les journalistes, alerter l’opinion et les autorités sur les effets du changement climatique à Salguir.
Il a précisé que cette visite des membres de l’association African journalists forum s’inscrit dans la continuité des activités entamées depuis quelques mois dans plusieurs localités pour sensibiliser les autorités sur les effets des changements climatiques.
»Dans le cadre de ces activités, on était dernièrement, à Pilote Bar, Tassinère et Doun Baba Dièye et Keur Bernard, des localités situées dans la zone côtière de Saint-Louis », a-t-il rappelé.
»Aujourd’hui, encore on essaie de montrer une autre facette des manifestations du changement climatique à Salguir’’, a-t-il ajouté, soulignant que ce village stratégique jouait par le passé un rôle important, dans la production de produits agricoles et le débarquement de ressources halieutiques.
»C’est une zone qui approvisionnait pratiquement toutes les villes environnantes en produits agricoles, en poissons et dérivés », a-t-il relevé, expliquant que cette visite de terrain vise à montrer »la place et l’importance de Salguir » dans les activités productrices mais aussi à documenter les effets locaux du changement climatique.
»C’est pour cela, pour être au complet, dans le cadre du travail que nous faisons depuis quelques années, il était de notre devoir de venir ici pour montrer aussi, les effets du changement climatique, une réalité qui doit être prise en compte par les autorités », a souligné M. Diouf, par ailleurs journaliste à la RTS, la télévision publique.
L’asséchement des trois marigots plombe les activités économiques
Il a relevé qu’aujourd’hui à Salguir, plusieurs activités économiques comme la pêche et l’agriculture sont au ralenti à cause de l’asséchement des trois marigots de la zone. »Ces points d’eau, a-t-il rappelé, permettaient aux populations de pratiquer la pêche, en plus de pratiquer le maraîchage dans les zones environnantes ».
»Aujourd’hui, le changement climatique a un impact considérable sur pratiquement tous ces écosystèmes. Donc, si on n’alerte pas, si on ne met pas l’accent là où il se doit, peut-être que d’ici quelques années, on va assister à des conséquences néfastes dans cette zone mais aussi pour le Sénégal de manière générale, a-t-il prévenu.
Le typha, l’autre difficulté à Salguir
Outre la dégradation des terres agricoles, l’asséchement des trois marigots, les écosystèmes humides de Salguir sont confrontés à la prolifération du typha, une plante aquatique envahissante.
Dame Diagne, membre actif de l’association inter villageoise (AIV), n’y va pas par quatre chemins pour exprimer son désespoir.
‘’Nous rencontrons beaucoup de difficultés avec la prolifération du typha. Cette plante envahissante cause des difficultés au développement des activités productrices des populations villageoises », a-t-il déploré.
»A l’époque, la pêche, le maraîchage étaient rentables dans le village. Mais aujourd’hui, presque tous les jeunes ont migré vers la ville de Saint-Louis faute d’activités génératrices de revenus. Ce phénomène d’exode rural est dû aux effets désastreux du changement climatique sur les activités productrices’’, a-t-il expliqué.
M. Diagne plaide en outre pour l’accès du village à l’électricité. »C’est un village traditionnel fondé depuis 1932 par nos grands-pères », a-t-il renseigné, appelant également à désenclaver leur localité à travers la construction d’une route.
Créée en 2012, African journalists forum se veut une plateforme d’échanges et d’actions au service des médias et des populations africaines.
Cette association ambitionne de faire connaître les problèmes de développement auxquels le continent se trouve confronté en mettant à la disposition des populations, les outils nécessaires à leur résolution.
LA RADIO CELEBREE CE JEUDI
La journée mondiale de la radio est une initiative de l’Unesco en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies. Elle a été proclamée en 2011 par les États membres de l’Unesco ...
La Journée mondiale de la radio est célébrée ce jeudi, 13 février, sur le thème : « Radio et changement climatique ».
La journée mondiale de la radio est une initiative de l’Unesco en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies.
Elle a été proclamée en 2011 par les États membres de l’Unesco et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012.
Dans une époque marquée par le bouleversement des moyens de communication, l’Unesco rappelle que ‘’la radio est un média puissant pour célébrer l’humanité dans toute sa diversité et constitue une plate-forme pour le discours démocratique’’.
‘’Au niveau mondial, la radio reste le média le plus consommé. Cette capacité unique de toucher le public le plus large signifie que la radio peut façonner l’expérience de la société dans la diversité, être l’arène où toutes les voix peuvent s’exprimer, être représentées et entendues’’, souligne l’agence onusienne.
Cette Journée mondiale vise à ‘’célébrer la radio en tant que médium ; développer la coopération internationale entre radiodiffuseurs ; encourager les principaux réseaux ainsi que les radios de proximité à promouvoir l’accès à l’information et la liberté d’expression’’.
Parmi ses objectifs : ‘’sensibiliser le grand public et les médias à la valeur de l’audio de service public ; encourager les décideurs à promouvoir la radio libre, indépendante et pluraliste ; et renforcer la mise en réseau et la coopération internationale entre radiodiffuseurs’’.
L’Unesco souligne que ‘’la radio est un moyen de communication à faible coût, non seulement particulièrement adapté aux communautés et aux groupes de la société difficiles à atteindre, mais aussi extrêmement appréciée des auditeurs du monde entier pour l’écoute en voiture, pour la météo ou les résultats sportifs en temps réel, pour la compagnie jusque tard dans la nuit, et bien d’autres’’.
L’agence note aussi que ‘’les services de radio ont évolué et se métamorphosent actuellement grâces aux technologies numériques, par exemple en devenant des +radios visuelles+ ou multiplateformes, en proposant leurs émissions sous forme de podcasts ou en créant des séries audios, ce qui donne aux auditeurs une plus grande liberté dans le choix du moment et de l’appareil duquel ils écoutent’’.
OUVERTURE A DAKAR DU DEUXIEME SOMMET SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Le deuxième sommet sur les changements climatiques et la réduction des risques de catastrophes s’est ouvert jeudi à Dakar avec la participation de plusieurs délégations originaires de huit pays et des organisations médias
Le deuxième sommet sur les changements climatiques et la réduction des risques de catastrophes s’est ouvert jeudi à Dakar avec la participation de plusieurs délégations originaires de huit pays et des organisations médias, a constaté l’APS.
La cérémonie officielle d’ouverture s’est déroulée sous la présidence des ministres sénégalais de l’Environnement et Transition écologique, Daouda Ngom, de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall et leur homologue gambien de l’Information et des médias, Ismaila Cissey.
Le directeur général de l’UAR, Grégoire Ndjaka, ainsi que plusieurs officiels d’organisations et structures partenaires étaient également présents.
Le thème de cette édition est : ‘’La radio au cœur des communautés : ensemble face au défi climatique’’.
Organisé sur deux jours par l’Union africaine de radiodiffusion (UAR) en partenariat avec le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, ce sommet explore la synergie entre la radio et la communication sur le changement climatique en soulignant le rôle de la radio comme un puissant outil de plaidoyer et de mobilisation.
Initié dans le sillage de la Journée mondiale de la radio, le sommet de Dakar vise à consolider à définir de nouvelles stratégies pour faire de la radio un acteur clé de la résilience climatique en Afrique.
Il permet également de favoriser les échanges et renforcer la collaboration entre différents acteurs de contribuer à un avenir plus durable. La radio s’impose donc comme un outil indispensable pour sensibiliser, informer et mobiliser les populations dans la lutte contre les changements climatiques et ses conséquences.
L’UAR est la plus grande organisation professionnelle de radio et télévision en Afrique. Elle regroupe plus de 80 organisations audiovisuelles publiques et privées.
SONKO REACTIVE LA COMMISSION D'EVALUATION DES AGENCES D'EXECUTION
Le Premier ministre a annoncé, lors du Conseil des ministres de ce mercredi 12 février, avoir réactivé la Commission d’évaluation des agences d’exécution, afin qu’elle lui propose des mesures de rationalisation des agences publiques.
Le Premier ministre a annoncé, lors du Conseil des ministres de ce mercredi 12 février, avoir réactivé la Commission d’évaluation des agences d’exécution, afin qu’elle lui propose des mesures de rationalisation des agences publiques.
D’abord, il a évoqué ‘’l’impératif de rationalisation des agences d’exécution’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
Ensuite, Ousmane Sonko ‘’a informé [les membres du gouvernement] qu’il a réactivé la Commission d’évaluation des agences d’exécution, afin qu’elle lui soumette dans les meilleurs délais des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’État’’.
Le chef du gouvernement pense que ‘’la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation du 4 mai 2009 a été dévoyée au fil des ans’’, ce qui a engendré ‘’une pléthore d’agences’’.
Selon le communiqué, le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Bureau d’intelligence et de prospective économique.
Le Premier ministre annonce aussi qu’il va diriger ‘’des réunions et conseils interministériels au nombre 12’’, au cours du premier semestre cette année.
‘’Les sujets évoqués porteront notamment sur Air Sénégal, l’AIBD (Aéroport international Blaise-Diagne), l’Éducation nationale, le pèlerinage à La Mecque, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation’’, précise le communiqué du Conseil des ministres.
Ousmane Sonko a demandé aux membres du gouvernement de veiller à une ‘’exécution satisfaisante du calendrier législatif, qui sera marqué par une activité intense en 2025’’.
‘’Il a exhorté les ministres à veiller scrupuleusement à la qualité des avant-projets de textes préparés par leurs services juridiques et au strict respect du circuit de validation hiérarchique interne.’’
Le communiqué ajoute que ‘’le Premier ministre a demandé aux ministres chargés des Infrastructures portuaires, de l’Énergie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du port minéralier et vraquier de Bargny’’, dans la région de Dakar.
OH GALLERY ACCUEILLE «CRIS DE MER ET DU DESERT»
OH Gallery présente, du 8 février au 19 avril à Dakar, une exposition monographique de l’artiste camerounais Hako Hankson, intitulée «Cris de mer et du désert», qui s’inscrit dans une dynamique de résonance et de continuité dans sa «pratique engagée»
OH Gallery présente, du 8 février au 19 avril à Dakar, une exposition monographique de l’artiste camerounais Hako Hankson, intitulée «Cris de mer et du désert», qui s’inscrit dans une dynamique de résonance et de continuité dans sa «pratique engagée».
Cette exposition rassemble un corpus d’œuvres variées issues de différentes périodes, mêlant dessins et peintures. Elle permet de prolonger des réflexions débutées à la fin des années 1980, tout au long de la carrière du Camerounais. Parmi ces œuvres figurent des tableaux, comme Fight to exist, We are victims, Frontier of life, Le silence ou encore The light is in the front of you. Ces tableaux ont été réalisés à l’aide, entre autres, de l’encre de Chine, de l’acrylique et de pigments, sur une toile en fond noir pour la plupart. Ce dialogue entre les supports permet d’approfondir la compréhension des enjeux abordés par l’artiste, tout en offrant une lecture de sa démarche. Les œuvres invitent les spectateurs à une réflexion sur «la persistance des fractures sociales et géopolitiques corrélée à une pensée panafricaine».
«Actuellement, on présente jusqu’au 19 avril prochain, l’exposition monographique de Hako Hankson qui s’intitule Cris de mer et du désert, qui parle de la thématique migratoire, de la transhumance, notamment au Cameroun, et de la situation des apatrides», explique la directrice de OH Gallery, Océane Harati, dans un entretien accordé à l’Aps. Elle souligne que l’idée de cette exposition consiste à mettre «en avant une pratique de l’artiste beaucoup moins connue», dans laquelle on trouve un dialogue «très intéressant» avec des pièces des années 80 et 90. «(… ) et donc l’idée de l’expo, c’est que vous avez à la fois des toiles, des dessins et une gamme de prix qui est beaucoup plus large», indique Mme Harati. Elle rappelle que Hako Hankson est un artiste «extrêmement engagé» qui, depuis les années 80, a une «pratique de représentation en lien avec l’industrie du carbone».
Océane Harati souligne que sa «technique d’encre acrylique, typiquement naturelle, est munie d’un dispositif de stylo». Hako Hankson est un artiste camerounais de 57 ans, reconnu dans le marché des institutions. Il vit et travaille à Douala. Il a été sélectionné à l’édition 2022 de la Biennale de Dakar ainsi qu’à celle de cette année. En mai dernier, il avait été sélectionné pour participer à plusieurs autres rencontres internationales, notamment la Biennale de Venise (Italie) pour le Pavillon du Cameroun.
NICOLAS JCKSON ET ILIMAN NDIAYE FORFAIT NDIAYE POUR LES PROCHAINS MATCHS DES LIONS
Les attaquants sénégalais Nicolas Jackson et Iliman Ndiaye, blessés, risquent de rater les prochaines rencontres des Lions au mois de mars pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Les attaquants sénégalais Nicolas Jackson et Iliman Ndiaye, blessés, risquent de rater les prochaines rencontres des Lions au mois de mars pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
L’attaquant de Chelsea (élite anglaise), Nicolas Jackson, sera absent deux mois, rapporte le site internet du quotidien français l’Equipe.
L’international sénégalais de 23 ans a été victime d’une sérieuse déchirure aux ischios de la jambe gauche.
L’ancien joueur du Casa sports (élite sénégalaise) a marqué 9 buts et donné 5 passes décisives en 23 matches de Premier League cette saison.
De son côté, l’attaquant d’Everton (élite anglaise) Iliman Ndiaye est sorti sur blessure en match en retard de la 15e journée de Premier League dans le derby de la Mersey face à Liverpool.
L’attaquant sénégalais a quitté la pelouse du stade Goodison Park en larmes.
A la fin de la rencontre, son entraîneur David Moyes a indiqué que son staff ne connait pas encore la gravité de la blessure, soulignant que le club d’Everton aura plus d’informations sur la blessure d’Iliman Ndiaye ce jeudi.
Ndiaye et Jackson sont des joueurs très importants du dispositif tactique des Lions du Sénégal.
Le Sénégal doit rencontrer le Soudan et le Togo respectivement le 17 et le 24 mars en matchs comptant pour les éliminatoires du Mondial 2026.
Le Sénégal est deuxième de sa poule avec 8 points, derrière le Soudan leader.
L'éclipse de Mansour Faye
A l’occasion de la grande mobilisation des partisans de Farba Ngom à la permanence de l’Alliance pour la République (APR), Mansour Faye a été aperçu au siège de l’ancien parti au pouvoir. Avant le démarrage du point de presse, le frère de l’ex première dame Marième Faye est venu sur les lieux et est parti quelques minutes plus tard. Les autres ténors de l'Apr ont brillé par leur absence
La guerre des chiffres aura lieu
Ceux qui avaient prédit que le rapport de la Cour des Comptes allait créer une vive polémique entre les tenants actuels du pouvoir et leurs prédécesseurs n’ont pas eu tort. Aujourd’hui le gouvernement et l’Alliance pour la République (APR) vont tenir leurs conférences de presse presque à la même heure pour parler aux Sénégalais. Affaire à suivre…
Toussaint Manga crie au scandale judiciaire
Le directeur général de la Lonase est fou de rage après la décision du tribunal de commerce de Dakar condamnant la société qu’il dirige à payer 5 milliards au GIE Parilamb/Parilutte. Pour Toussaint Manga, il s’agit d’un scandale judiciaire inédit. Selon lui, au lieu de condamner le Gie pour procédure abusive sur un contrat dans lequel la Lonase n'a manqué à aucune de ses obligations et que le partenaire a fait zéro investissement, on trouve par extraordinaire un moyen malgré tout de condamner à hauteur 5 milliards la Lonase. M. Manga indique que les échos du bilan provisoire de la Lonase au 31 décembre 2024 qui donne un résultat annuel de 20,8 milliards de bénéfices hors amortissement, aiguisent les appétits de certains groupes mafieux qui pensent pouvoir se sucrer sur le dos de l'entreprise. Il promet que la sueur du travail des agents de la Lonase ne sera pas vaine.
Condoléances de Bassirou Diomaye Diakhar Faye
Le Chef de l’Etat a présenté ses condoléances les plus attristées au Khalife général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, Khalife de Darou Mouhty. En conseil des ministres, hier, il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.
Mesures pour réduire les accidents de la route
Le Président Diomaye engage le gouvernement à réduire les accidents de la circulation. Face à la recrudescence des accidents de la route, il a demandé au Premier ministre de veiller, avec les ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique à l’application rigoureuse des décisions prises, notamment la circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les forces de défense et de sécurité. Il urge, aux yeux, du chef de l’Etat l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’agence nationale de Sécurité routière (ANASER).Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du plan d’action du Gouvernement.
Lancement prochain d’un programme routier et autoroutier
Le chef de l’Etat annonce un vaste programme routier et autoroutier. En attendant, il a demandé au Premier ministre et au ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « programme national de développement des réseaux routier et autoroutier». Diomaye a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maîtrisé de la société publique « autoroutes du Sénégal » entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national.
Revue des programmes
Le chef de l’Etat veut une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. A ce propos, il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés. Rationalisation des agences d’exécution On s’achemine vers la fusion voire la réduction des agences de l’Etat. En conseil des ministres hier, le Premier ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. Selon Ousmane Sonko, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences. Il a informé qu’il a réactivé la Commission d’évaluation des agences d'exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat.
Agenda des réunions et conseils interministériels
Restons avec le chef du gouvernement qui a évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025. Les rencontres vont porter sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à la Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation.
Travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny
Ne quittons pas le Premier ministre qui a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance d’accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de transformation systémique Sénégal 2050. A cet effet, Ousmane Sonko a exhorté les ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant-projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne. Il a, par ailleurs, demandé aux ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du port minéralier et vraquier de Bargny.
Grogne au secteur primaire
L'intersyndicale des travailleurs du secteur primaire est très remontée contre les autorités qui ignorent leur plateforme revendicative. Après le dépôt du préavis de grève, elle a décidé de déterrer la hache de guerre. Les travailleurs ont décidé de déclencher un plan d'actions avec une série de manifestations dont un débrayage le 17 Février, d'un port de brassards rouges et d'une grève générale de 72 heures à compter du mercredi 19 février. Une manière de dénoncer le mutisme du Gouvernement sur leurs revendications.
L'ETAT DESASTREUX DES COMPTES PUBLICS A LA UNE DE LA PRESSE
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’ sur largement commentées par les quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
La Cour des comptes confirme, dans le rapport publié mercredi, les allégations faites par le gouvernement en septembre dernier, selon lesquelles des ‘’’données erronées’’ ont été publiées entre 2019 et 2023.
‘’’Les travaux de la Cour [des comptes] ont permis de relever les constatations ci-après : des discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires ; des anomalies constatées dans les surfinancements ; des pratiques impactant la trésorerie de l’État ; des manquements dans la gestion des dépôts à terme’’, lit-on dans ce document de 57 pages.
»Ahurissant !’’, s’exclame WalfQuotidien qui écrit : ‘’ Enfin il est tombé. Le fameux rapport tant attendu de la Cour des comptes a été publié hier. Et d’après ses conclusions, les magistrats de la Cour des comptes donnent raison au Premier ministre Ousmane Sonko qui avait accusé le régime sortant d’avoir maquillé les chiffres des finances publiques..’’.
Un rapport ‘’explosif’’, selon Libération. ‘’La Cour des comptes a rendu public l’audit du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la situation des Finances publiques (gestions de 2019 au 31 mars 2024). Les conclusions sont explosives’’.
Le rapport qui ‘’accuse’’, titre EnQuête, soulignant que la Cour des comptes ‘’fait état d’une gestion peu orthodoxes des finances publiques’’.
‘’Le rapport des anomalies et des irrégularités’’, selon Le Soleil. ‘’ Il était très attendu. Le rapport de la Cour des comptes sur l’audit des finances publiques, publié hier, confirme les révélations faites par le gouvernement en septembre 2024 sur le +maquillage+ des chiffres. Mieux ou pis, le constat va au-delà de ce qu’avait annoncé le Premier ministre lors de sa fameuse conférence de presse du 26 septembre dernier’’, rapporte le journal.
Selon la publication, ‘’le rapport nous renseigne que la dette publique se situe en réalité bien au-delà des 86% annoncés par le chef du gouvernement. (…) l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de FCfa au 31 décembre 2023, soit 99,67% du Pib’’.
Le Soleil souligne qu’après la publication du rapport, ‘’les euro-obligations du Sénégal chutent’’.
Vox Populi relève que ‘’la Cour décompte de graves hors-pistes financiers’’. Parmi les ‘’détails explosifs’’ du rapport qui ‘’va au-delà des révélations du Premier ministre’’, le journal cite : ‘’encours de la dette déficits budgétaires, tirages sur ressources extérieures disponibilités du Trésor supérieurs à ceux annoncés, rattachements irréguliers de recettes, dette bancaire importante non retracée dans les comptes de l’Etat, situation non exhaustive des dépenses fiscales’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’la Cour des comptes accable la gestion de Macky Sall’’. ‘’Les données issues de ce rapport ont confirmé les propos du Premier Ministre Ousmane Sonko, selon lesquels les chiffres brandis par l’ancien régime sur les comptes publics sont erronés’’.
La Cour ‘’démackylle les comptes’’, dit Le Quotidien. ‘’Tant attendu, le rapport de la Cour des comptes est finalement publié hier. Dans le document, les magistrats de l’institution de contrôle ont embouché la même trompette que le Premier ministre, Ousmane Sonko qui, en présentant le rapport de l’Igf, en septembre 2024, a qualifié de +falsification+ des chiffres de l’économie par le régime de Macky Sall’’, écrit le joiurnal.
Il signale que sur l’endettement, par exemple, ‘’la Cour des comptes relève que +l’encours de la dette est supérieur à celui affiché dans les documents de reddition. L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18 558,91 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2023, et représente 99,67% du Pib. L’encours de la dette bancaire au 31 mars 2024 et les charges futures (intérêts et autres frais à payer) s’élèvent respectivement à 2517,14 milliards de francs Cfa et 302, 61 milliards+’’.
Selon L’Info, ‘’l’audit confirme le maquillage des données’’. ‘’L’attente a été longue. Mais le rapport de la cour des comptes sur les finances publiques, de 2019 à 2024, est tombé hier. Et ce sont beaucoup de cafards que les auditeurs ont sortis des placards. Entre irrégularité, dissimulations, manipulations comptables et procédurales. Tout y est. Un maquillage des données financières et économiques qui laissaient croire à une bonne tenue des finances publiques du pays, alors que la réalité des chiffres révélés par l’audit de la Cour des comptes montre une situation financière et économique catastrophique, durant les 5 dernières années du régime de Macky Sall’’, relève le journal.
Par Ibou FALL
LA FRANCE DEGAGE ET LE FRANÇAIS FOUT LE CAMP
La théorie du retrait de la zone Cfa n’est certes plus à l’ordre du jour, mais la présence française devient de plus en plus insupportable : pensez donc, un pays souverain qui tolère la présence d’une armée étrangère, en est-il vraiment un ?
Je dois avouer de mauvaise foi que le régime «Sonko môy Diomaye» ne finit pas de m’épater… Après les injures à l’orthodoxie langagière du Président, les coups en bas de la syntaxe de son Premier ministre, les hérésies grammaticales du «gros calibre» qui nous sert de patronne de la Diplomatie, voilà que le ministre des Finances, Cheikh Diba, s’invite d’autorité sur la liste des Vip qui foulent aux pieds les principes élémentaires de la langue du colonisateur -ce saligaud de vampire qui nous suce le sang depuis des siècles !
Devant des députés amorphes, la voix tremblotante, l’inquiétant ministre des Finances dont l’une des missions principales est d’inspirer confiance, affirme que ses patrons, le duo «Sonko môy Diomaye», ne seront pas plus à cheval sur les principes et le sens de l’honneur. On ne les «prendra pas à défaut», tonne-t-il…
Pourquoi cette saillie qui prend en défaut l’orthodoxie langagière ?
Ça n’est guère rassurant de savoir que le président de la République, le Premier ministre, le gros calibre des Affaires étrangères et le ministre des Finances présentent de singulières lacunes dans notre langue de travail officielle.
La question n’est pas d’assimiler les intonations de l’argot parisien, mais de ne pas prendre des engagements internationaux dans une langue dont les subtilités échappent à nos décideurs. Une virgule mal placée, parfois vous fait dire ce que vous ne pensez pas…
Par exemple, «prendre en défaut» qui signifie dénicher une faute, est différent de «prendre à défaut», qui signifie n’avoir pas de meilleur choix…
Imaginez, un peu, ce genre de confusion, à l’échelle d’une Nation, les dégâts que ça peut générer.
Le Sénégal, c’est vrai, prouve sa fierté depuis quelque temps en arborant ses inclinations souverainistes dont la singularité réside dans cette volonté affichée de couper le lien ombilical et se séparer de l’ancienne puissance coloniale.
Le Président Diomaye Faye, après deux séjours bien trop rapprochés en France, annule le troisième à la dernière minute après que son Premier ministre, «le meilleur de tous les temps», canarde la France, son Président et tout ce qui y touche de près ou de loin.
La théorie du retrait de la zone Cfa n’est certes plus à l’ordre du jour, mais la présence française devient de plus en plus insupportable : pensez donc, un pays souverain qui tolère la présence d’une armée étrangère, en est-il vraiment un ?
On a sa fierté quand même !
C’est vrai, si demain les djihadistes sahéliens ont la mauvaise idée de frapper à nos portes, tout souverains que nous sommes, il nous faudra bien acheter chez d’autres pays des armes et leurs munitions pour faire face à l’agresseur…
Passons sur la farine de blé qui compose le pain devenu un incontournable de nos repas, le riz «brisé, parfumé» de Thaïlande sans lequel un authentique thièb’ou dieune serait plagiaire, les véhicules, les motos et même les vélos qui sillonnent nos routes dont aucun n’est estampillé «made in Sénégal».
Ne parlons pas des médicaments qui remplissent les pharmacies, le matériel médical qui sauve des vies, le papier sur lequel les décisions administratives sont consignées…
Bref, se questionner indéfiniment sur notre rapport avec la France, quand bien même il est de bon ton dans la sous-région d’y aller de sa foucade, ne nous sortira pas de l’ornière. D’abord parce que le Sénégal, s’il a des racines dans les royaumes locaux, depuis le Walo jusqu’au Boundou, en dépit de sa taille et sa démographie modestes, est surtout un grand pays francophone
Faut-il le rappeler ? La lubie senghorienne de faire d’une communauté linguistique et culturelle un lieu d’échanges est à l’origine de la Francophonie. Dans l’imaginaire du poète-Président, ce serait sans doute une pierre angulaire du rendez-vous du donner et du recevoir universels.
Certes, à notre si obscurantiste époque, s’en référer à Léopold Sédar Senghor, chantre de l’organisation et la méthode, latiniste, helléniste, icône absolue du savoir-vivre, relève du complexe du colonisé, une maladie honteuse incurable
Chercher à donner au Sénégal une autre identité que celle d’un géant francophone, un singulier pays en Afrique, qui ménage ses voisins, que les Africains regardent comme les suppôts du colonialisme, c’est devoir renoncer à notre histoire et tout refondre, jusqu’à notre nom, qui nous vient de la France…
A soixante-cinq ans, on ne se refait pas.
Tout ceci ne nous fera pas oublier la tragédie de cet étudiant que l’on retrouve pendu dans sa chambre, énième victime de la cruelle indifférence sociale, quand ce n’est pas l’implacable obscurantisme. Matar Diagne rejoint la liste encore ouverte de tous nos enfants qui sautent dans des embarcations de fortune pour trouver des terres plus prospères, même si elles ne sont pas hospitalières. Le sentiment de ne pas exister, c’est la rançon que la société sénégalaise exige des plus démunis, qui sont généralement jeunes, d’origine modeste et de sexe masculin. Les filles, elles, pourront toujours marchander le droit de cuissage normal qui leur est enseigné dès le berceau.
Jimi Mbaye est mort alors que «Birima», le tube qui relate la saga des tièdos, dont l’inoubliable intro porte sa signature, passe en salle. Paix à son âme. Il aura bien vécu : être de la fantastique aventure humaine du Super Etoile depuis plusieurs décennies avec, entre autres, Habib Faye, Mbaye Dièye Faye, Ibou Cissé et Youssou Ndour, avoir côtoyé le drôle de zèbre qu’est Mara Dieng, ça vous remplit joliment la vie…