L'éclipse de Mansour Faye
A l’occasion de la grande mobilisation des partisans de Farba Ngom à la permanence de l’Alliance pour la République (APR), Mansour Faye a été aperçu au siège de l’ancien parti au pouvoir. Avant le démarrage du point de presse, le frère de l’ex première dame Marième Faye est venu sur les lieux et est parti quelques minutes plus tard. Les autres ténors de l'Apr ont brillé par leur absence
La guerre des chiffres aura lieu
Ceux qui avaient prédit que le rapport de la Cour des Comptes allait créer une vive polémique entre les tenants actuels du pouvoir et leurs prédécesseurs n’ont pas eu tort. Aujourd’hui le gouvernement et l’Alliance pour la République (APR) vont tenir leurs conférences de presse presque à la même heure pour parler aux Sénégalais. Affaire à suivre…
Toussaint Manga crie au scandale judiciaire
Le directeur général de la Lonase est fou de rage après la décision du tribunal de commerce de Dakar condamnant la société qu’il dirige à payer 5 milliards au GIE Parilamb/Parilutte. Pour Toussaint Manga, il s’agit d’un scandale judiciaire inédit. Selon lui, au lieu de condamner le Gie pour procédure abusive sur un contrat dans lequel la Lonase n'a manqué à aucune de ses obligations et que le partenaire a fait zéro investissement, on trouve par extraordinaire un moyen malgré tout de condamner à hauteur 5 milliards la Lonase. M. Manga indique que les échos du bilan provisoire de la Lonase au 31 décembre 2024 qui donne un résultat annuel de 20,8 milliards de bénéfices hors amortissement, aiguisent les appétits de certains groupes mafieux qui pensent pouvoir se sucrer sur le dos de l'entreprise. Il promet que la sueur du travail des agents de la Lonase ne sera pas vaine.
Condoléances de Bassirou Diomaye Diakhar Faye
Le Chef de l’Etat a présenté ses condoléances les plus attristées au Khalife général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, Khalife de Darou Mouhty. En conseil des ministres, hier, il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.
Mesures pour réduire les accidents de la route
Le Président Diomaye engage le gouvernement à réduire les accidents de la circulation. Face à la recrudescence des accidents de la route, il a demandé au Premier ministre de veiller, avec les ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique à l’application rigoureuse des décisions prises, notamment la circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les forces de défense et de sécurité. Il urge, aux yeux, du chef de l’Etat l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’agence nationale de Sécurité routière (ANASER).Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du plan d’action du Gouvernement.
Lancement prochain d’un programme routier et autoroutier
Le chef de l’Etat annonce un vaste programme routier et autoroutier. En attendant, il a demandé au Premier ministre et au ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « programme national de développement des réseaux routier et autoroutier». Diomaye a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maîtrisé de la société publique « autoroutes du Sénégal » entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national.
Revue des programmes
Le chef de l’Etat veut une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. A ce propos, il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés. Rationalisation des agences d’exécution On s’achemine vers la fusion voire la réduction des agences de l’Etat. En conseil des ministres hier, le Premier ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. Selon Ousmane Sonko, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences. Il a informé qu’il a réactivé la Commission d’évaluation des agences d'exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat.
Agenda des réunions et conseils interministériels
Restons avec le chef du gouvernement qui a évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025. Les rencontres vont porter sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à la Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation.
Travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny
Ne quittons pas le Premier ministre qui a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance d’accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de transformation systémique Sénégal 2050. A cet effet, Ousmane Sonko a exhorté les ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant-projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne. Il a, par ailleurs, demandé aux ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du port minéralier et vraquier de Bargny.
Grogne au secteur primaire
L'intersyndicale des travailleurs du secteur primaire est très remontée contre les autorités qui ignorent leur plateforme revendicative. Après le dépôt du préavis de grève, elle a décidé de déterrer la hache de guerre. Les travailleurs ont décidé de déclencher un plan d'actions avec une série de manifestations dont un débrayage le 17 Février, d'un port de brassards rouges et d'une grève générale de 72 heures à compter du mercredi 19 février. Une manière de dénoncer le mutisme du Gouvernement sur leurs revendications.
L'ETAT DESASTREUX DES COMPTES PUBLICS A LA UNE DE LA PRESSE
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’ sur largement commentées par les quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
La Cour des comptes confirme, dans le rapport publié mercredi, les allégations faites par le gouvernement en septembre dernier, selon lesquelles des ‘’’données erronées’’ ont été publiées entre 2019 et 2023.
‘’’Les travaux de la Cour [des comptes] ont permis de relever les constatations ci-après : des discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires ; des anomalies constatées dans les surfinancements ; des pratiques impactant la trésorerie de l’État ; des manquements dans la gestion des dépôts à terme’’, lit-on dans ce document de 57 pages.
»Ahurissant !’’, s’exclame WalfQuotidien qui écrit : ‘’ Enfin il est tombé. Le fameux rapport tant attendu de la Cour des comptes a été publié hier. Et d’après ses conclusions, les magistrats de la Cour des comptes donnent raison au Premier ministre Ousmane Sonko qui avait accusé le régime sortant d’avoir maquillé les chiffres des finances publiques..’’.
Un rapport ‘’explosif’’, selon Libération. ‘’La Cour des comptes a rendu public l’audit du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la situation des Finances publiques (gestions de 2019 au 31 mars 2024). Les conclusions sont explosives’’.
Le rapport qui ‘’accuse’’, titre EnQuête, soulignant que la Cour des comptes ‘’fait état d’une gestion peu orthodoxes des finances publiques’’.
‘’Le rapport des anomalies et des irrégularités’’, selon Le Soleil. ‘’ Il était très attendu. Le rapport de la Cour des comptes sur l’audit des finances publiques, publié hier, confirme les révélations faites par le gouvernement en septembre 2024 sur le +maquillage+ des chiffres. Mieux ou pis, le constat va au-delà de ce qu’avait annoncé le Premier ministre lors de sa fameuse conférence de presse du 26 septembre dernier’’, rapporte le journal.
Selon la publication, ‘’le rapport nous renseigne que la dette publique se situe en réalité bien au-delà des 86% annoncés par le chef du gouvernement. (…) l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de FCfa au 31 décembre 2023, soit 99,67% du Pib’’.
Le Soleil souligne qu’après la publication du rapport, ‘’les euro-obligations du Sénégal chutent’’.
Vox Populi relève que ‘’la Cour décompte de graves hors-pistes financiers’’. Parmi les ‘’détails explosifs’’ du rapport qui ‘’va au-delà des révélations du Premier ministre’’, le journal cite : ‘’encours de la dette déficits budgétaires, tirages sur ressources extérieures disponibilités du Trésor supérieurs à ceux annoncés, rattachements irréguliers de recettes, dette bancaire importante non retracée dans les comptes de l’Etat, situation non exhaustive des dépenses fiscales’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’la Cour des comptes accable la gestion de Macky Sall’’. ‘’Les données issues de ce rapport ont confirmé les propos du Premier Ministre Ousmane Sonko, selon lesquels les chiffres brandis par l’ancien régime sur les comptes publics sont erronés’’.
La Cour ‘’démackylle les comptes’’, dit Le Quotidien. ‘’Tant attendu, le rapport de la Cour des comptes est finalement publié hier. Dans le document, les magistrats de l’institution de contrôle ont embouché la même trompette que le Premier ministre, Ousmane Sonko qui, en présentant le rapport de l’Igf, en septembre 2024, a qualifié de +falsification+ des chiffres de l’économie par le régime de Macky Sall’’, écrit le joiurnal.
Il signale que sur l’endettement, par exemple, ‘’la Cour des comptes relève que +l’encours de la dette est supérieur à celui affiché dans les documents de reddition. L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18 558,91 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2023, et représente 99,67% du Pib. L’encours de la dette bancaire au 31 mars 2024 et les charges futures (intérêts et autres frais à payer) s’élèvent respectivement à 2517,14 milliards de francs Cfa et 302, 61 milliards+’’.
Selon L’Info, ‘’l’audit confirme le maquillage des données’’. ‘’L’attente a été longue. Mais le rapport de la cour des comptes sur les finances publiques, de 2019 à 2024, est tombé hier. Et ce sont beaucoup de cafards que les auditeurs ont sortis des placards. Entre irrégularité, dissimulations, manipulations comptables et procédurales. Tout y est. Un maquillage des données financières et économiques qui laissaient croire à une bonne tenue des finances publiques du pays, alors que la réalité des chiffres révélés par l’audit de la Cour des comptes montre une situation financière et économique catastrophique, durant les 5 dernières années du régime de Macky Sall’’, relève le journal.
Par Ibou FALL
LA FRANCE DEGAGE ET LE FRANÇAIS FOUT LE CAMP
La théorie du retrait de la zone Cfa n’est certes plus à l’ordre du jour, mais la présence française devient de plus en plus insupportable : pensez donc, un pays souverain qui tolère la présence d’une armée étrangère, en est-il vraiment un ?
Je dois avouer de mauvaise foi que le régime «Sonko môy Diomaye» ne finit pas de m’épater… Après les injures à l’orthodoxie langagière du Président, les coups en bas de la syntaxe de son Premier ministre, les hérésies grammaticales du «gros calibre» qui nous sert de patronne de la Diplomatie, voilà que le ministre des Finances, Cheikh Diba, s’invite d’autorité sur la liste des Vip qui foulent aux pieds les principes élémentaires de la langue du colonisateur -ce saligaud de vampire qui nous suce le sang depuis des siècles !
Devant des députés amorphes, la voix tremblotante, l’inquiétant ministre des Finances dont l’une des missions principales est d’inspirer confiance, affirme que ses patrons, le duo «Sonko môy Diomaye», ne seront pas plus à cheval sur les principes et le sens de l’honneur. On ne les «prendra pas à défaut», tonne-t-il…
Pourquoi cette saillie qui prend en défaut l’orthodoxie langagière ?
Ça n’est guère rassurant de savoir que le président de la République, le Premier ministre, le gros calibre des Affaires étrangères et le ministre des Finances présentent de singulières lacunes dans notre langue de travail officielle.
La question n’est pas d’assimiler les intonations de l’argot parisien, mais de ne pas prendre des engagements internationaux dans une langue dont les subtilités échappent à nos décideurs. Une virgule mal placée, parfois vous fait dire ce que vous ne pensez pas…
Par exemple, «prendre en défaut» qui signifie dénicher une faute, est différent de «prendre à défaut», qui signifie n’avoir pas de meilleur choix…
Imaginez, un peu, ce genre de confusion, à l’échelle d’une Nation, les dégâts que ça peut générer.
Le Sénégal, c’est vrai, prouve sa fierté depuis quelque temps en arborant ses inclinations souverainistes dont la singularité réside dans cette volonté affichée de couper le lien ombilical et se séparer de l’ancienne puissance coloniale.
Le Président Diomaye Faye, après deux séjours bien trop rapprochés en France, annule le troisième à la dernière minute après que son Premier ministre, «le meilleur de tous les temps», canarde la France, son Président et tout ce qui y touche de près ou de loin.
La théorie du retrait de la zone Cfa n’est certes plus à l’ordre du jour, mais la présence française devient de plus en plus insupportable : pensez donc, un pays souverain qui tolère la présence d’une armée étrangère, en est-il vraiment un ?
On a sa fierté quand même !
C’est vrai, si demain les djihadistes sahéliens ont la mauvaise idée de frapper à nos portes, tout souverains que nous sommes, il nous faudra bien acheter chez d’autres pays des armes et leurs munitions pour faire face à l’agresseur…
Passons sur la farine de blé qui compose le pain devenu un incontournable de nos repas, le riz «brisé, parfumé» de Thaïlande sans lequel un authentique thièb’ou dieune serait plagiaire, les véhicules, les motos et même les vélos qui sillonnent nos routes dont aucun n’est estampillé «made in Sénégal».
Ne parlons pas des médicaments qui remplissent les pharmacies, le matériel médical qui sauve des vies, le papier sur lequel les décisions administratives sont consignées…
Bref, se questionner indéfiniment sur notre rapport avec la France, quand bien même il est de bon ton dans la sous-région d’y aller de sa foucade, ne nous sortira pas de l’ornière. D’abord parce que le Sénégal, s’il a des racines dans les royaumes locaux, depuis le Walo jusqu’au Boundou, en dépit de sa taille et sa démographie modestes, est surtout un grand pays francophone
Faut-il le rappeler ? La lubie senghorienne de faire d’une communauté linguistique et culturelle un lieu d’échanges est à l’origine de la Francophonie. Dans l’imaginaire du poète-Président, ce serait sans doute une pierre angulaire du rendez-vous du donner et du recevoir universels.
Certes, à notre si obscurantiste époque, s’en référer à Léopold Sédar Senghor, chantre de l’organisation et la méthode, latiniste, helléniste, icône absolue du savoir-vivre, relève du complexe du colonisé, une maladie honteuse incurable
Chercher à donner au Sénégal une autre identité que celle d’un géant francophone, un singulier pays en Afrique, qui ménage ses voisins, que les Africains regardent comme les suppôts du colonialisme, c’est devoir renoncer à notre histoire et tout refondre, jusqu’à notre nom, qui nous vient de la France…
A soixante-cinq ans, on ne se refait pas.
Tout ceci ne nous fera pas oublier la tragédie de cet étudiant que l’on retrouve pendu dans sa chambre, énième victime de la cruelle indifférence sociale, quand ce n’est pas l’implacable obscurantisme. Matar Diagne rejoint la liste encore ouverte de tous nos enfants qui sautent dans des embarcations de fortune pour trouver des terres plus prospères, même si elles ne sont pas hospitalières. Le sentiment de ne pas exister, c’est la rançon que la société sénégalaise exige des plus démunis, qui sont généralement jeunes, d’origine modeste et de sexe masculin. Les filles, elles, pourront toujours marchander le droit de cuissage normal qui leur est enseigné dès le berceau.
Jimi Mbaye est mort alors que «Birima», le tube qui relate la saga des tièdos, dont l’inoubliable intro porte sa signature, passe en salle. Paix à son âme. Il aura bien vécu : être de la fantastique aventure humaine du Super Etoile depuis plusieurs décennies avec, entre autres, Habib Faye, Mbaye Dièye Faye, Ibou Cissé et Youssou Ndour, avoir côtoyé le drôle de zèbre qu’est Mara Dieng, ça vous remplit joliment la vie…
LA SENEGALAISE LEA CROSETTI EN DEMIES, RYAD HOBALLAH CALE
Elle sera en lice aussi bien en demi-finale du tableau simple dame qu’en double pour le compte de la 9eme édition du Sénégal World Tennis Tour qui se joue sur les courts de l’olympique club.
Après l’élimination de Ryad Hoballah, Léa Crosetti sera la seule sénégalaise en course. Elle sera en lice aussi bien en demi-finale du tableau simple dame qu’en double pour le compte de la 9eme édition du Sénégal World Tennis Tour qui se joue sur les courts de l’olympique club.
Le tournoi international junior dévoilera ce jeudi les premiers tableaux des demi-finales. Le top 4 s’est dessiné hier, mercredi 12 février, sur de croustillants duels sur les courts de l’olympique club. Seul Sénégalais encore en lice, Ryad Hoballah n’ira pas plus loin dans la première semaine du tournoi. Il a buté dans le match du deuxième round qui l’a opposé au jeune canadien Aron David Younzwé (7-6 (1) ; 6-4).
Les débats ont toutefois souri à Léa Crosetti. La joueuse sénégalaise a décroché une place dans le dernier carré en dominant l’Australienne Savi Clamsy (6-4, 3-6 ; 6-3). Pour une place en finale, elle affrontera Gaia Donati (Italie). La joueuse Italienne a décroché sa qualification qualifiée en sortant Milan Tyson, la fille de la légende Mike Tyson. C’était au bout d’un match qui a été l’une des attractions. La jeune tenniswoman américaine qui faisait son entrée en lice dans le tournoi devra s’incliner en deux sets (6/3, 6/4). Milan Tyson n’a pas été plus chanceuse dans le tableau doubles. Associée à l’Italienne Nicola Ballota, elle tombera face à la paire composée de la Sénégalaise, Léa Crosetti et Lara Loana Dima (Allemagne) en (6/3 ; 1- 6 (10-7). Ce duo affrontera la paire Wassila-Achouri (Maroc) et Sebbar Ghita (Maroc) pour une place en finale double.
Chez les garçons, les demi-finales en double mettront aux prises à la paire Aco Barbalaco (Italie)- Sami Hayes (Maroc) à celle de Kasper Laskowski (GBR)- Yato Taju (Japon).
L’autre match opposera le duo espagnol Martin Cosar (Espagne)- Victor Marquina Palomar à celui composé des Français Paul Crosy et Hugo Rouiller.
LES SCENARII QUI ATTENDENT FARBA
Entre un placement en détention provisoire qui marquerait brutalement la fin de sa liberté de mouvement, et un contrôle judiciaire qui lui permettrait de rester libre sous conditions strictes, l'ancien proche de Macky Sall joue gros
Visé par une procédure judiciaire lancée par le procureur financier près le Pool judiciaire financier sur la base d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) portant sur un soupçon de blanchiment présumé de 125 milliards de F Cfa, c’est ce jeudi 13 février que Farba Ngom fera face au pool des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Interpellé par Sud quotidien sur les contours de ce face à face, Me Amath Thiam, président de l’Association justice sans frontière explique les différents scénarii qui pourraient sanctionner cette audience.
Jour de vérité pour le député maire de la commune d’Agnam (région de Matam), Mouhamadou Ngom dit Farba ? Visé par une procédure judiciaire lancée par le procureur de la République financier près le Pool judiciaire financier sur la base d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) portant sur un soupçon de blanchiment présumé de 125 milliards de francs Cfa, Farba Ngom fera face, aujourd’hui, au pool des juges d’instruction de cette nouvelle juridiction. Interpellé par Sud quotidien sur les contours de ce face à face, Me Amath Thiam, président de l’Association justice sans frontière dégage les différentes perspectives auxquelles, cette audience pourrait conduire le député Farba Ngom dont l’immunité parlementaire a été levée le 24 janvier dernier.
Sous ce rapport, précisant d’emblée que « bien que le Pool judiciaire financier soit une juridiction spéciale qui a été créée récemment, en 2023, il n'en devrait pas moins que c'est la procédure du Code de procédure pénale qui s'applique à tous les procédures pénales ». Me Amath Thiam explique « une fois devant le pool des juges d'instruction, ces derniers vont décliner son identité, et lui signifie les charges retenues par le Parquet financier contre lui. Parce que c'est le Parquet qui a déclenché les poursuites et a saisi le juge d’instruction à travers un réquisitoire qui est un document dans lequel le Parquet explique les faits, caractérise les infractions et les peines qui sont prévues ».
A la question de savoir si ce face à face pourrait se terminer sur un mandat de dépôt du très proche collaborateur de l’ancien président Macky Sall, le président de l’Association justice sans frontière tout en précisant qu’il n'y aura pas de débat lors de cette audience de première comparution, souligne que cette décision est laissée à l’appréciation des magistrats instructeurs du Parquets. « C’est aux juges d'instruction d'apprécier ou regarder des charges du Parquet. Estce qu'il y a lieu de décerner un mandat de dépôt ou un contrôle judiciaire ou quoi ? Tout ce que je peux dire c’est qu’ils peuvent l'inculper et le placer sur le mandat de dépôt, tout comme ils peuvent l'inculper et le mettre sous contrôle judiciaire conformément à l'article 127, 3e tiret du Code de procédure pénale. Il n'y a que ces deux possibilités là ».
FURIEUX ET SUREXCITES, LES ETUDIANTS BLOQUENT LA CIRCULATION SUR LA NATIONALE 1
Le pire a été évité de justesse hier, mercredi 12 février 2025, au campus de l’universitaire du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (Ussein) de Kaolack. Entre les Forces de défense et sécurité et les étudiants, ça a bien chauffé.
Le pire a été évité de justesse hier, mercredi 12 février 2025, au campus de l’universitaire du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (Ussein) de Kaolack. Entre les Forces de défense et sécurité et les étudiants, ça a bien chauffé. Les étudiants qui ne peuvent plus continuer à accepter les mauvaises conditions d'études qu'on leur fait subir, se sont encore une fois soulevés contre le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri).
Les incidents ont débuté dès les premières heures de la matinée. Sortis de tous les bords de leur campus, les étudiants déchainés ont envahis tous les espaces bordant littéralement leur campus jusqu'à la hauteur de la route nationale n°1 (Rn1) qu'ils ont ensuite bloqué pendant plusieurs heures, incendiant ainsi des pneus, pour maîtriser la situation et rendre plus confuse la circulation à hauteur de ce temple de leur université.
Très remontés contre le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les étudiants dénoncent ce qu’ils qualifie de «promesses non tenues» du ministre Abdourahmane Diouf au sujet de leur transfert vers les nouveaux locaux du campus de Mbadakhoune, situé non loin de Sing-Sing, à environ une dizaine de kilomètres un peu plus loin à l'Est. Ces étudiants, en plus de cette revendication, refusent de recevoir dans leur université les 1800 et quelques jeunes bacheliers de la 7ème promotion nouvellement orientés à l'Ussein. Et ceci pour combattre la promiscuité qui sévit dans le campus social. Une réalité qui est constatée, avec les effectifs d'étudiants aujourd'hui présents dans cette université qui ne cessent de croître d'année en année. Certes un mouvement d'humeur incontrôlable, mais qui se justifie aussi par le non-paiement des bourses à une partie des étudiants qui attendent toujours de rentrer dans leurs fonds. Il y a aussi par le retard observé dans le démarrage des cours pour certains de leurs camarades et ce depuis la rentrée universitaire. Ces étudiants ont par la suite été dispersés par la Police, à coups de bombes lacrymogènes. Parmi eux, certains ont été interpellés et conduits au Commissariat central de Kaolack où ils sont en garde-à-vue.
Selon les membres de la Coordination des Amicales du campus, cette situation risque de perdurer, car rien n'est encore mis sur table pour redonner confiance aux étudiants et apporter des solutions appropriées à cette crise ; ce bras de fer est loin de connaître son épilogue. Déjà, depuis plusieurs mois, les germes de cette instabilité sociale se manifestent (de plus en plus) dans le campus de l'Ussein. Car chaque semaine, les agitations ambiantes des étudiants se multiplient soit par des marches de contestation à travers les rues de Kaolack ou des rassemblements devant le Rectorat, soit par des séries d'assemblées générales dégénérant parfois et conduisant à des incidents aux proportions inquiétantes.
LE SAES EN GREVE, CE JEUDI 13 ET VENDREDI 14 FEVRIER
Les perturbations se poursuivent dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. Après les étudiants, c’est au tour des enseignants d’entamer un mouvement d’humeur.
Les perturbations se poursuivent dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. Après les étudiants, c’est au tour des enseignants d’entamer un mouvement d’humeur.
L e Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a, en effet, décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures aujourd’hui, jeudi 13 et demain vendredi 14 février 2025, rapporte un communiqué rendu public hier, mercredi 12 février. En cause, la question de la «réversion des pensions depuis plus de deux ans». «Le Bureau National du SAES, à l’expiration du préavis de grève du 13 janvier 2025, constate : la non-réversion, depuis bientôt 5 ans, des pensions de retraite aux ayant-cause des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, en violation de la loi sur le Code des pensions civiles et militaires ; le non-respect du protocole d’accord SAES-Gouvernement du 6 janvier 2023 ; l’inertie totale d’une tutelle dépassée, face à un système d’enseignement supérieur à la dérive, malgré les efforts des enseignants-chercheurs et chercheurs», lit-on dans le communiqué.
Outre la grève, le SAES demande aux militants de «surseoir, en plus des activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), à toute participation à des activités administratives et réunions» ; «suspendre les formations payantes». Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur annonce «qu’il dégage ses responsabilités quant aux conséquences, sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025, qui découleront de la violation flagrante et constante des droits des familles des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés». Non sans lancer «un appel à tous les camarades à la mobilisation pour exiger l’application sans délai du protocole d’accord ainsi que la restauration de la dignité des familles de nos défunts camarades».
Pour rappel, le SAES avait observé deux jours de grève, les lundi 13 et mardi 14 janvier dernier pour exiger «au nom de la continuité de l’État, l’application du décret modifiant le Décret n°2020- 1788 du 23 septembre 2020 portant création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités».
DIOMAYE DEMANDE DES MESURES CONSERVATOIRES SANS DELAI
Le président de la République a indiqué que la trajectoire d'endettement doit être rapidement inversée pour préserver la soutenabilité des finances publiques et éviter de compromettre les équilibres économiques de long terme
Aussitôt après la publication du rapport de la cour des comptes, le président de la République, est monté au créneau. Bassirou Diomaye Faye, demande déjà des mesures conservatoires. Et sans délai !
Le Président de la République a indiqué que la trajectoire d'endettement doit être rapidement inversée pour préserver la soutenabilité des finances publiques et éviter de compromettre les équilibres économiques de long terme.
L’absence de rapport exhaustif sur les dépenses fiscales pour les années 2022 et 2023, préoccupe aussi le Chef de l’Etat. Ce manquement notable contrevient aux directives de l'UEMOA qui exigent une évaluation régulière des exonérations fiscales accordées par l'État, rendant ainsi difficile une gestion efficace des finances publiques dans ce domaine.
Le Chef de l’Etat a assuré que face à ces constats alarmants, des mesures conservatoires et correctives doivent être prises sans délai. Tout d'abord, il est impératif de mettre fin aux rattachements irréguliers de recettes et d'assurer que toutes les recettes et dépenses soient comptabilisées de manière transparente et régulière.
Le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget devront prendre les dispositions nécessaires pour garantir que les pratiques budgétaires respectent strictement les règles en vigueur. Ensuite, un audit approfondi sera réalisé pour réconcilier les écarts observés dans la gestion des dépenses financées par des ressources extérieures.
Le Président de la République a également souligné la nécessité de réformer la gestion des comptes spéciaux du Trésor afin de garantir que les transferts budgétaires soient effectués de manière conforme et transparente. En outre, il est essentiel de revoir la politique d’endettement de l’État afin d'éviter toute dette contractée en excès et de mieux gérer le surfinancement. Un suivi rigoureux des emprunts devra être mis en place pour s'assurer que les fonds sont utilisés conformément aux besoins budgétaires réels.
Enfin, il est impératif de produire et publier les rapports sur les dépenses fiscales dans les délais légaux. Ces rapports doivent permettre une gestion transparente et rigoureuse des exonérations fiscales conformément aux directives de l'UEMOA. Ces réformes visent à renforcer la confiance dans la gestion des finances publiques et à garantir une meilleure transparence au profit de la nation. Il a demandé au Premier Ministre, de veiller à la mise en œuvre de ces réformes indispensables pour asseoir une gestion exemplaire des finances publiques et assurer la stabilité économique du pays.
LE FMI ANALYSE LES CONCLUSIONS DE LA COUR DES COMPTES
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé hier, mercredi 12 février 2025, qu’il allait examiner en détail le rapport publié récemment par la Cour des comptes du Sénégal.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé hier, mercredi 12 février 2025, qu’il allait examiner en détail le rapport publié récemment par la Cour des comptes du Sénégal.
L’institution financière internationale prévoit également d’engager des discussions avec les autorités sénégalaises afin d’étudier les problématiques soulevées dans ce document.
Dans un courriel adressé à l’agence Reuters, un porte-parole du FMI a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner le Sénégal dans ses réformes économiques. « Le FMI reste déterminé à soutenir les autorités pour aller de l’avant », a-t-il déclaré, sans toutefois fournir de précisions supplémentaires sur les mesures envisagées.
CHUTE DES EUROBONDS DU SENEGAL SUR LE MARCHÉ
Les euro-obligations souveraines du Sénégal ont chuté après la publication du rapport. L'échéance 2033 libellée en dollars a mené les pertes, perdant plus de 2 cents pour s'échanger à 79,95 le dollar à 14h13 GMT
«Les euro-obligations souveraines du Sénégal ont chuté après la publication du rapport. L'échéance 2033 libellée en dollars a mené les pertes, perdant plus de 2 cents pour s'échanger à 79,95 le dollar à 14h13 GMT ».
L’information datée d’hier, mercredi 12 février, a été publiée dans le site Reuters. La Cour des comptes, rappelle-t-on, a publié à cette date son rapport sur les finances publiques de 2019 à mars 2024 qui confirme le maquillage des chiffres par l’ancien régime, notamment les chiffres de la dette et du déficit.
« Le président Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir en avril 2024, a ordonné un audit qui a révélé que sa dette et son déficit budgétaire étaient bien plus importants que ce que l'administration de l'ancien président Macky Sall avait rapporté. À la suite de cet audit, le gouvernement de Faye a décidé en juin de ne pas déposer de demande de décaissement supplémentaire au titre de sa facilité de crédit de 1,8 milliard de dollars sur trois ans auprès du Fonds monétaire international (FMI) », rapporte Reuters.
La même source d’ajouter : « Le FMI a suspendu le programme en attendant l'examen de la Cour des comptes. Un porte-parole du FMI a déclaré la semaine dernière que le Fonds travaillait en étroite collaboration avec les autorités sénégalaises pour identifier leurs besoins en matière de développement des capacités et mettre en œuvre des mesures correctives ». Reuters souligne « qu’à la fin de 2023, l'encours total de la dette représentait 99,67 % du produit intérieur brut (PIB) » qui cite la Cour des comptes. « Ce chiffre était à comparer à un chiffre précédemment enregistré de 74,41 % », a-t-il dit.
Se référant toujours à la Cour des comptes, Reuters indique que « le déficit calculé et déclaré au FMI pour la période sous revue est très éloigné de sa valeur réelle, si l'on prend en compte le volume exact des décaissements de prêts de projets ». Mieux, ajoute Reuters, « le déficit budgétaire révisé pour 2023 s'est établi à 12,3 % du PIB contre 4,9 % déclaré par l'administration précédente ».