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4 avril 2025
L’US GOREE ET JARAAF ENGAGENT LE VIRAGE DECISIF
La Ligue 1 joue ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller avec au sommet la rencontre qui oppose ce dimanche l’Us Gorée à Guédiawaye FC.
Le championnat de Ligue 1 aborde ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller. Ralentie depuis trois journées, l’Us Gorée leader avec 28 points reçoit Guédiawaye FC dans un match qui s’annonce cruciale. Talonné au classement, le club engage le duel à distance avec son dauphin du Jaraaf pour l’attribution du titre honorifique de champion à mi-parcours.
La Ligue 1 joue ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller avec au sommet la rencontre qui oppose ce dimanche l’Us Gorée à Guédiawaye FC. Actuels leaders de la Ligue 1 avec 28 points, le club insulaire aborde une phase cruciale dans son parcours. Même s’il garde encore les commandes du championnat, le leader goréen a marqué le pas et n’a enregistré de victoires lors des trois dernières journées. Une mauvaise passe qui ne s’est pas estompée puisqu’il a été éjecté en 16e de finale de la Coupe du Sénégal par l’Étoile Lusitana qui évolue en Ligue 2. Une élimination qui ajoute un peu plus à la pression exercée par ses suivants immédiats. Il s’agit notamment du Jaraaf et de Wally Daan qui pointent respectivement à la 2e et 3e place avec respectivement 25 et 24 points. Une victoire est donc impérative pour espérer conserver la première place et du titre honorifique de champion à mi-parcours. Avec un match en moins, le Jaraaf ne se laissera pas conter à l’heure d’affronter lundi l’ASC HLM. Les trois points mettront les « Vert Blanc » dans une position idéale de déposséder le fauteuil de leader à l’Us Gorée. Dans une bonne dynamique.
De son côté, les Thiéssois de Waly Daan effectuent le déplacement à Kébémer où ils affronteront la Linguère de Saint- Louis (11e ; 16 points). A domicile, Teungueth FC ( 12e ; 15 points) sera à la relance en accueillant au stade Ngalandou Diouf, la Sonacos de Diourbel ( 10e ; 17 points).
Au même moment, l’As Pikine, première équipe non relégable (14e, 15 points) reçoit l’équipe de Génération Foot (7e ; 18 points).
Les rencontres se poursuivront dimanche avec le derby des promus qui opposera au Stade Ngalandou Diouf, l’AJEL de Rufisque (5e ; 19 points) à Oslo Football Académie (8e ; 18 points). A Ziguinchor, le Casa Sports (13e ; 15 points) accueille l’Us Ouakam (6e ; 19 points).
La 15e journée sera clôturée lundi 17 février Dakar Sacrécœur (4e ; 19 points) à Jamono de Fatick, lanterne rouge (16e ; 10 points). Mais aussi de Jaraaf- Hlm.
PROGRAMME 15E JOURNEE
SAMEDI
Tengueth FC-SONACOS
Linguère-Wally Daan,
AS Pikine-Génération Foot Ja
DIMANCHE
AJEL-OSLO
Casa Sports-Union sportive de Ouakam
US Gorée-Guédiawaye
LUNDI
Dakar Sacré-Cœur- Jamono de Fatick
Jaraaf-HLM
Par Papa Macoumba GAYE
DE LA NECESSAIRE DICTATURE DU BIEN COMMUN EN AFRIQUE
La violence est l'utilisation intentionnelle de la force physique ou de menaces. L’État en détient le monopole en République. Il en use pour défendre le bien commun.
La violence est l'utilisation intentionnelle de la force physique ou de menaces. L’État en détient le monopole en République. Il en use pour défendre le bien commun. Dans des circonstances particulières, le peuple peut saluer la violence populaire, fût-elle extrême, qui porte une nouvelle équipe au pouvoir. Il faut alors prendre garde que la conscience collective ne retienne qu’il n’y a point de limites à l’exercice des libertés ou à l’expression de revendications partagées par la majorité. Car cela consacre «l’anarchie démocratique».
A l’évidence, pour de nouveaux élus, cette situation de non droit est rarement propice pour répondre aux défis sociaux et économiques, concevoir une nouvelle stratégie de développement, définir les actions prioritaires et les mettre en oeuvre. Et dans l’imminente réalité de l’exercice du pouvoir, on perçoit, très vite, qu’il est utopique de concilier hymne à la souveraineté, efficience et progrès avec le désordre public. Mais le concevoir est une chose, l’énoncer à des partisans aveugles et encore euphoriques en est une autre. Cependant, le temps presse dans un pays défiguré par des années de lutte partisane, avec une population jeune, des emplois rares ou miséreux, une économie extravertie, une dette à peine tolérable et des attentes sans nombre des électeurs : Tableau peu exceptionnel en Afrique. Ce constat appelle une réflexion sans état d’âme sur le principe démocratique et son application stricto sensu. S’il s’agit de défendre les intérêts du plus grand nombre et instaurer un ordre porteur de progrès, l’expression libre et plurielle du suffrage universel suffit rarement. En occident, elle intègre des droits connexes supposés universels et qui nous interpellent : droit de manifester, revendiquer, s’arrêter de travailler, poser des barricades, ou encore s’unir au mépris du genre. Si cela est la règle, elle conduit à l’implosion dans les nations africaines qui ont adopté la démocratie sans se tenir à l’ordre républicain. Il faudrait d’ailleurs rappeler que l’esprit des lois qui le supportent, dans nos contrées, ne trouve pas toujours d’écho dans notre propre histoire régionale.
Ainsi, il est juste de s’interroger sur les moyens de sauver ce qui reste de l’État et le remettre sur les rails de l’avancement après de graves dérives ou une révolte. Il est souvent nécessaire que prévale une union sacrée autour d’une autorité ferme, unifiée et concertée, dictée par l’intérêt général et exercée sans complaisance ; avec la force qui reste à la loi. Cet exercice périlleux sur le terrain de la violence convoque un art majeur : celui de gouverner. Il réclame un guide éclairé parce que bien conseillé ; qui sache entre autres vertus, écouter et féconder des idées qui ne sont pas siennes. Pour celui qui a brigué librement les suffrages et gagné la confiance du peuple, c’est aussi savoir choisir entre le suicide collectif de l’anarchie et la dictatoriale contrainte de la défense du bien commun, parfois aux limites de la démocratie. Hic et nunc, le modèle de réussite asiatique accentue, sinon éveille, la perplexité de tout esprit critique sur la primauté de “l’exercice du principe démocratique”. L’État y pense souvent et agit en toute puissance pour le progrès et le bien de tous, Comment, à la majorité des citoyens africains, bien le faire percevoir et légitimer une autorité forte qui s’exerce dans l’intérêt général ?
Il nous faut méditer sur la brillante question de l’ex président de la République du Ghana Nana AKUFO, mettant au défi un journaliste qui l’interrogeait de lui citer un seul pays qui soit passé de l’indigence à la prospérité par un modèle démocratique ?!
Du reste, il n’y a pas seulement des libertés à restreindre, mais surtout un conservatisme social à dynamiter. N’est-il pas temps de mettre un terme au culte du paraitre, au mimétisme (jusqu’à la couleur de la peau), à la mentalité d’assisté, au manque de rigueur, au rapport conflictuel avec l’heure et la vérité, aux libertés prises avec les engagements personnels ou à l’archaïsme de l’expression religieuse.
On peut craindre que ce soit dans nos raideurs et dérives culturelles que se cachent aussi les causes de notre retard et de notre vulnérabilité. Ils sont attendus : les brillants sociologues et leaders d’opinion éclairés, audacieux et convaincants qui feront bouger les lignes. En tout cas, il est aisé de convenir de la démocratie, pour se maintenir sur un palier haut de prospérité. Mais pour monter à cette altitude de croisière, la poussée est nécessairement contraignante. La lumière sur les libertés est souvent atténuée quand on est bien obligé d’aider un peuple malgré lui.
Papa Macoumba GAYE
Professeur Titulaire Agrégé de Médecine Université Cheikh Anta Diop de Dakar
LA CONFEMEN ANNONCE DES REFORMES IMPORTANTES
Face à la crise de l’apprentissage qui frappe les systèmes éducatifs africains, un forum international sur l’amélioration des apprentissages au primaire en Afrique s’est tenu à Dakar du 28 au 30 janvier 2025.
Face à la crise de l’apprentissage qui frappe les systèmes éducatifs africains, un forum international sur l’amélioration des apprentissages au primaire en Afrique s’est tenu à Dakar du 28 au 30 janvier 2025. Organisé par la CONFEMEN et soutenu par la Fondation Gates, le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal et l’ADEA, cet événement a rassemblé plus de 120 experts, ministres et partenaires internationaux pour proposer six axes de réforme afin de transformer l’éducation sur le continent.
Selon l’étude PASEC2019, seulement 11 % des élèves de 3e année maîtrisent la lecture. En conséquence, ce constat alarmant révèle une crise profonde de l’apprentissage en Afrique. En en sens, un Forum s’est tenu à Dakar, rassemblant plus de 120 experts, ministres et partenaires internationaux. En effet, les évaluations menées par le PASEC indiquent que seuls 23,5 % des élèves atteignent le niveau attendu en lecture et 29,5 % en mathématiques.
Ainsi, l’enseignement actuel présente de nombreuses lacunes, notamment en raison du manque d’enseignants formés et de ressources pédagogiques adaptées. De surcroît, la crise sanitaire liée à la COVID-19 a considérablement aggravé cette situation. Lors de son intervention, le Secrétaire Général de la CONFEMEN, Professeur Abdel Rahamane Baba-Moussa, a rappelé que cette situation ne peut être ignorée : « Nous ne pouvons pas accepter que tant d’enfants africains quittent l’école sans avoir acquis les compétences fondamentales en lecture et en mathématiques », a-t-il déclaré.
SIX RECOMMANDATIONS ANNONCEES LORS DU FORUM POUR TRANSFORMER L’APPRENTISSAGE
Le forum a permis d’identifier six axes majeurs pour remédier à cette crise éducative dont le renforcement des évaluations des apprentissages car il est indispensable de mettre en place des systèmes d’évaluation harmonisés à l’échelle nationale et internationale. Il est aussi question de «participer et contribuer activement aux efforts régionaux et continentaux visant à développer un cadre commun d’évaluation des apprentissages pour l’Afrique ; de promouvoir des pratiques pédagogiques efficaces : orienter les pratiques pédagogiques vers l’utilisation des pédagogies efficaces ; de promouvoir un enseignement l’enseignement explicite centré sur la correspondance graphème-phonème pour la lecture doit être généralisé, tout comme des approches adaptées en mathématiques». De plus, « l’utilisation des données d’évaluation pour piloter les réformes, les résultats des évaluations doivent être diffusés et exploités pour adapter les réformes éducatives».
Selon la CONFEMEN, il importe aussi de «Renforcer la formation et l’encadrement des enseignants : la nécessité d’améliorer la formation initiale et continue des enseignants, en insistant sur l’analyse des pratiques pédagogiques ». Il en est de même de « la mise à l’échelle des meilleures pratiques : la généralisation des bonnes pratiques et la mise à disposition de manuels scolaires adaptés sont essentielles ».
Enfin, il urge d’arriver à « la pérennisation et l’institutionnalisation des programmes par l’appropriation par des acteurs de l’éducation, notamment les praticiens à tous les niveaux (classe, école, inspection, local et central). D’autre part, le forum a également mis en exergue l’importance d’un engagement politique fort. Ainsi, le Professeur Baba-Moussa a appelé à ce que les gouvernements africains, ainsi que l’Union Africaine, placent l’éducation au cœur de leurs priorités. Par conséquent, il a souligné la nécessité de mobiliser des financements conséquents pour soutenir les réformes éducatives.
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PASTEF EXIGE LA «TRADUCTION DES BRIGANDS FINANCIERS DEVANT LES JURIDICTIONS»
Réponse du berger à la bergère. Le bureau politique du parti au pouvoir, Pastef, apporte la réplique aux responsables de l’ancien parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr)
Le bureau politique du parti au pouvoir, Pastef, appelle la justice à faire son travail après la publication du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des finances publiques entre 2019 et 2024. En conférence de presse hier, vendredi 14 février, le Secrétaire général de Pastef, Ayib Daffe et son camarade Daouda Ngom, Coordonnateur du Mouvement national des cadres patriotes (Moncap) ont appelé le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes et la traduction des « brigands financiers » devant les juridictions compétentes dans le respect des lois et règlements du pays.
Réponse du berger à la bergère. Le bureau politique du parti au pouvoir, Pastef, apporte la réplique aux responsables de l’ancien parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr), qui avaient dénoncé lors d’une conférence de presse, jeudi 13 février dernier, une « cabale » et une « tentative de manipulation » de l’actuel Premier ministre après la publication du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des finances publiques entre 2019 et 2024. Face à la presse hier, vendredi 14 février, le Secrétaire général de Pastef, Ayib Daffe et son camarade Daouda Ngom, Coordonnateur du Mouvement national des cadres patriotes (Moncap) ont appelé le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes ».
En effet, estimant que le « rapport de la Cour des comptes a fait état d’un carnage financier sans précédent dans l’histoire politique du Sénégal », les deux responsables de Pastef ont appelé la justice à faire son travail en traquant toutes les personnalités de l’ancien régime impliquées dans ces « manquements graves relevés par la Cour des comptes et qui ont mis les finances publiques dans une situation d’hypertension ». « Le constat est effarant ! Les faits extrêmement graves pour ne pas dire criminels », a martelé le Coordonnateur des cadres patriotes non moins actuel ministre de l’Environnement avant de lancer. « Notre parti, Pastef/Les patriotes, appelle ainsi le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes et la traduction des brigands financiers devant les juridictions compétentes dans le respect des lois et règlements de notre pays ».
Par ailleurs, estimant que « la situation actuelle ne laisse pas à l’État beaucoup de marge de manœuvre », le porte-parole du jour du bureau politique du parti au pouvoir, Daouda Ngom d’appeler les sénégalais à un « sursaut de patriotisme ». « Nous appelons le peuple sénégalais à être patient, solidaire et à continuer de faire confiance au président de la République, à son Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement pour la transformation systémique du Sénégal » a-t-il lancé avant d’insister. « Le gouvernement a commencé à mettre en œuvre certaines mesures pour juguler le mal : élargissement de l’assiette fiscale, réduction du train de vie de l’État et mobilisation de l’épargne locale ».
3 000 000 DE CITOYENS SANS DONNEES ELECTORALES SUR LEURS CARTES D’IDENTITE BIOMETRIQUES CEDEAO
La révélation est du directeur général des élections (DGE) qui a tenu hier, vendredi 14 février, une conférence de presse, quatorze jours après l’ouverture de la révision des listes électorales qui se déroule du 1er février au 31 juillet.
Ils sont à peu près de trois millions de citoyens qui détiennent la carte biométrique CEDEAO sans données électorales. La révélation est du directeur général des élections (DGE) qui a tenu hier, vendredi 14 février, une conférence de presse, quatorze jours après l’ouverture de la révision des listes électorales qui se déroule du 1er février au 31 juillet. A cette occasion, Biram Sène qui envisage une grande campagne de sensibilisation, invite les citoyens sénégalais à aller s’inscrire ou à mettre à jour leurs informations électorales. Une seconde chance pour plus de 3 millions de citoyens de devenir électeurs.
Selon le directeur général des élections (DGE), la DAF avait fait, avant de commencer la révision, une étude sur le fichier de la carte nationale d’identité biométrique CEDEAO. A ce titre, ajoute-t-il, il a été noté que 2 900 000 de personnes disposant de la carte d’identité biométrique CEDEAO n’ont pas de données électorales. Cela implique, d’après Biram Sène, « qu’on a à peu près 3 000 000 de personnes qui détiennent la carte mais qui n’a pas de données électorales et la majeure partie de ces personnes sont ce qu’on appelle les primo-votants. »
En outre, rappelant que cette révision initiée par l’administration électorale est exécutée par des commissions administratives, instituées par l’administration territoriale, M. Sène indique que « Dans chaque commune du Sénégal, il y a au moins une commission. Cela veut dire qu’il peut yavoir des commissions supplémentaires. Il peut y avoir même ce qu’on appelle des commissions itinérantes. »
A l’en croire, « Si on compte maintenant le nombre de communes au Sénégal et le nombre de commissions qui ont été implantées, on est à peu près 568 commissions actuellement et ce nombre de commissions peut augmenter jusqu’à 600 commissions », a-t-il souligné. Il faut noter que les opérations qui seront effectuées dans ces commissions sont entre autres les demandes d’inscriptions des nouveaux électeurs, les demandes de modifications d’adresses électorales, les demandes de changement de statut et les demandes de radiation. Ainsi, pour pouvoir effectuer toutes ces opérations, rappelle le Dg de la DGE, il faut la présentation l’originale de la carte d’identité biométrique CEDEAO en lieu et place de l’extrait de naissance. Biram Sène explique ce choix est dû aux difficultés que pose l’extrait de naissance au Sénégal. Il a rappelé d’ailleurs que, lors du dialogue politique de 2021, les acteurs politiques avaient insisté sur l’utilisation de l’extrait de naissance pour s’inscrire sur les listes électorales. Une doléance qui n’a malheureusement pas trouvé un écho favorable auprès de l’administration électorale qui avait dit que l’extrait de naissance n’était pas fiable et qu’il fallait d’abord avoir la carte nationale d’identité biométrique CEDEAO.
Concernant la solution à trouver pour rayer du fichier électoral des personnes décédées, le magistrat soutient que cela doit être une mission qui doit être menée au niveau des communes en collaboration avec la DAF, afin de recenser tous les registres dans lesquels les personnes sont décédées pour savoir comment les retirer du fichier électoral. L’autre effort qu’il faut fournir selon le directeur de la DGE, est que les gens doivent avoir l’habitude de déclarer leurs proches décédés.
Selon les données du dernier recensement de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à 18 millions d’habitants, tandis que le fichier électoral ne compte que 7 371 891 électeurs. Cet écart significatif souligne la nécessité d’une mobilisation accrue pour permettre à un plus grand nombre de citoyens d’exercer leur droit de vote. La révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025 a officiellement débuté le 1er février et se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Cette opération, essentielle au bon déroulement des scrutins, permet non seulement l’inscription de nouveaux électeurs, mais aussi la mise à jour des informations des citoyens déjà inscrits. Elle est assurée par des commissions administratives mises en place dans chaque commune. Composées d’un président nommé par l’autorité administrative, du maire ou de son représentant, ainsi que de représentants des partis politiques, ces commissions opèrent sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (CENA)
LES UNIVERSITES PUBLIQUES EN EBULLITION
Cette semaine a été marquée par des perturbations dans les universités publiques sénégalaises avec des grèves des enseignants mais aussi des étudiants.
Cette semaine a été marquée par des perturbations dans les universités publiques sénégalaises avec des grèves des enseignants mais aussi des étudiants. D’année en année, ces troubles se poursuivent et se répercutent sur le bon fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et sur les résultats. Et pourtant, dès l’installation du nouveau régime, les autorités s’étaient fixées comme objectif d’instaurer un calendrier stable et prévisible.
Dans un contexte où l’Etat du Sénégal est confronté à des contraintes budgétaires majeures, laissant très peu de marges de manœuvres financières, selon le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le front social intensifie ses contestations dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. La nouvelle grève du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) observée hier, vendredi 14 et avant-hier, jeudi 13 février, a de nouveau paralysé le déroulement des cours dans les universités publiques sénégalaises. Le Saes dénonce « la non-réversion, depuis bientôt 5 ans, des pensions de retraite aux ayant-cause des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, en violation de la loi sur le code des pensions civiles et militaires » ; « le non-respect du protocole d’accord Saes-gouvernement du 6 janvier 2023 » ; « l’inertie totale d’une tutelle dépassée, face à un système d’enseignement supérieur à la dérive, malgré les efforts des enseignants-chercheurs et chercheurs ».
Avant les enseignants, c’était au tour des étudiants de perturber le fonctionnement des enseignements-apprentissages.
A l’université Iba Der Thiam de Thiès (Uidt) par exemple, il y a trois jours, les étudiants se sont fait entendre en observant une grève et en s’affrontant avec des jets de pierres aux forces de l’ordre qui répliquaient par des gaz lacrymogènes. La Conférence des amicales d’étudiants de l’Uidt annonce d’ailleurs, dans un communiqué, qu’un étudiant a perdu un œil dans les affrontements. Les étudiants de l’Uidt fustigent les conditions de vie et d’études de plus en plus difficiles. Parmi les principales revendications, les étudiants dénoncent le manque de ressources pédagogiques, les retards de paiement de bourses et les préoccupations relatives à l'insuffisance des infrastructures universitaires. Mieux, ils s'inquiètent aussi de l'afflux d'étudiants qui exacerbe les problèmes à l'université Iba Der Thiam. C’est pourquoi, ils n’ont pas manqué d’interpeller les autorités compétentes, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) quant à l’accélération des travaux sur le campus.
Les étudiants de l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niasse n’ont pas été en reste dans la paralysie du sous-secteur de l’enseignement supérieur. Jeudi dernier, ils ont manifesté en brûlant des pneus et en érigeant des barricades sur la route nationale pour dénoncer des mauvaises conditions d’études. Les étudiants déplorent la non-réaction des autorités malgré leurs multiples interpellations.
A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), ce sont les étudiants de Master qui réclamaient le paiement de leurs bourses. Leur mouvement d’humeur a été freiné par l’annonce de paiement de la Direction des bourses. Il faut dire que ces grèves et manifestations perturbent le bon fonctionnement des universités publiques sénégalaises. Ce qui risque d’hypothéquer la stabilisation du calendrier universitaire malgré la détermination du Mesri à en faire son cheval de bataille après sa prise de fonction.
MULTIPLE PHOTOS
LES UNES DE LA PRESSE DE CE WEEK-END
Sud Quotidien, Walf Quotidien, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil,
Une naissance insolite s’est produite à bord d’un avion de la compagnie Brussels Airlines reliant Dakar à Bruxelles. Une passagère a accouché en plein vol, avec l’aide du personnel navigant et de quelques passagers.
C’est une petite fille qui a vu le jour ce vendredi 14 février 2025, alors que l’avion était à destination de la capitale belge, selon Rtl Info et la compagnie belge sur sa page Facebook. Sa mère, autorisée à prendre l’avion malgré sa grossesse avancée, a ressenti les premières contractions peu après le décollage.
Rapidement, une hôtesse de l’air, une infirmière et un médecin présents parmi les passagers se sont mobilisés pour l’assister.
Grâce à cette équipe improvisée, la naissance s’est déroulée sans encombre, lui offrant une entrée dans le monde des plus remarquables, au-dessus des nuages.
Une expérience peu banale, car, par précaution, les compagnies n’autorisent plus à bord les femmes enceintes à partir de la 36e semaine de grossesse.
PAR HABIB DEMBA FALL
LETTRE À UNE ÂME SOLITAIRE PARMI LA FOULE INDIFFÉRENTE
"Mais quel cri de détresse, ce testament attribué au jeune étudiant que vous étiez, confronté à la maladie, à la stigmatisation, au rejet puis à une mort aussi « pénible » que la vie à laquelle elle met un terme de manière si brutale !"
"Lorsque j’écrirai cette lettre, vous ne serez plus de ce monde. Je peine à croire que vous ayez choisi d’écourter votre vie « dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur". Un bout de phrase dans une lettre dont l’authentification est encore attendue des services habilités.
Mais quel cri de détresse, ce testament attribué au jeune étudiant que vous étiez, confronté à la maladie, à la stigmatisation, au rejet puis à une mort aussi « pénible » que la vie à laquelle elle met un terme de manière si brutale ! Je peine à croire au suicide pour un esprit aussi généreux à mesure que défilent les mots et que coulent les émotions. Des situations décrites et des sentiments douloureux traduisant le désastre de la solitude. La douleur d’être seul. Seul parmi la foule alors que vous étiez bien présent parmi la multitude.
Seul et absent parce que sans voix pour dire, sans oreille pour être entendu et sans épaule sur laquelle s’appuyer pour oublier les tourments du monde. Seul parce que, dans le vacarme des jours ordinaires, le silence des témoins couvre les complaintes des cœurs meurtris. La pire des solitudes n’est pas de rester avec soi et son ombre ; c’est de rester avec les autres sans être avec eux. La foule est une tromperie qui peut laisser les blessures de la vie béantes. Elle se singularise par son caractère friable parce qu’aucune valeur fondamentale et durable ne sédimente un semblant de vivre-ensemble. Vous avez vécu parmi la foule et non dans la société aux racines solides, semble dire cette lettre. L’empathie vous a cruellement manqué.
Elle a déserté ces relations fondées sur l’indifférence. L’isolement aurait fait de vous un être fragile comme le « jonc qui tremble au vent » d’Hugo juste sorti du deuil. La solitude vous aurait précipité, jeune étudiant, dans une mort sociale faite de souffrance et de tristesse. Des vagues de désespoir s’agrégeant pour renforcer « une tempête dans (votre) cœur ». À chaque fois que cette douleur a été dite, elle est devenue un secret de Polichinelle, alimentant ragots et moqueries. La porte d’une déchéance mentale. Vous auriez choisi de parler à la conscience de l’autre par le langage d’une violence sur soi : la mort. Vous auriez choisi le coup d’arrêt. Pour les autres ?
Certains, je le pense, mourront en restant en vie parce que le remords habitera leur cœur pour peu qu’ils aient un brin d’humanisme et une petite réserve de lucidité. Le livre a été votre refuge dans une passerelle tragique entre votre disparition et le suicide collectif de certains jeunes se lançant dans la gueule de l’Atlantique. « La fuite des indésirables » paraîtra peut-être, pour être le prolongement de votre vie sur terre par la magie du message défiant les temps. Votre destin tragique n’est-il pas un chapitre de cette histoire des adeptes du « Barça ou Barzak » ? C’est le même saut dans le vide et sans toboggan.
C’est le même esprit qui voudrait que la vie n’ait pas plus de valeur que le silence éternel. Vous auriez ainsi choisi l’électrochoc extrême ou carrément l’électrocution pour amener votre monde à réfléchir, à cultiver la proximité, à écouter les silences, à peupler les solitudes, à prendre à bras-le-corps les maux, que ceux-ci soient petits ou grands… Vous accuseriez une certaine société qui calomnie, accuse et finit par détruire. Peut-être aussi, vous amener à vous détruire, me diront certains. D’après le texte, vous y êtes allé avec le cœur et le cerveau alors qu’il fallait peut-être s’accompagner de la foi qui interdit d’écourter le voyage dans cette vallée de larmes.
L’amour de papa et maman vous accompagnent dans cette traversée du couloir d’ombres, débarrassé de vos « faiblesses » confessées et armé de prières d’êtres au cœur meurtri par cette absence subite. Un clin d’œil à grand-mère, gardienne des traditions. Vous auriez dit avoir eu une vie tumultueuse. Vous auriez dit vouloir mourir en paix, le cœur pur de toute « haine ». Vous auriez affirmé tant avoir voulu être juste durant votre vie que je me permets de vous signaler qu’il est injuste de priver notre communauté nationale d’un jeune d’un si grand humanisme. La vie vous aurait tellement dégoûté que vous réclamiez une tombe profonde. Peut-être que dans les entrailles de la terre, il fait plus doux que dans la jungle de l’indifférence sur terre.
Peut-être que des anges vous tiendront compagnie éloignant de vous l’image affreuse du monstre que vous n’êtes que dans la langue des contempteurs. Il fallait vivre avec le portait qui ne vous ressemblait pas, déchirant les préjugés aussi vieux que le monde, rompant également les chaînes de l’esclavage mental. Vous auriez choisi de déserter la terre inhospitalière de votre aventure humaine. Vous auriez votre place dans le jardin des enfants de Dieu. Vous valez certainement plus qu’une prière sur une pierre tombale au bout de très longues supputations sur un suicide présumé. Vous auriez quasiment dit votre oraison funèbre.
Le récit est lourd si je m’en fie à mes souvenirs. J’avais à peine franchi le seuil de l’adolescence lorsque, dans mon quartier, une jeune fille s’est suicidée. Nous passions devant la demeure, intrigués par un acte relevant des seules prérogatives de Dieu. Vous auriez fui ce monde. Vous auriez fui la foule pour une autre vie. Une vie (enfin) paisible pour vous Diagne Matar, mon cousin à plaisanterie avec qui je n’ai pas le cœur à plaisanter ? Repose en paix, enfin…