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6 avril 2025
LA CHINE PEUT-ELLE REMPLACER L'OCCIDENT AU SAHEL ?
Alors que la France perd rapidement son influence dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest et qu'un un président américain imprévisible est au pouvoir, la Chine pourra t-elle combler le vide ?
Alors que la France perd rapidement son influence dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest et qu'un un président américain imprévisible est au pouvoir, la Chine pourra t-elle combler le vide ?
La région du Sahel couvre 10 pays : Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad. Les troupes françaises ont été expulsées dans trois d'entre eux - le Mali, le Burkina Faso et le Niger - à la suite de coups d'État militaires. Le Tchad, le Sénégal et la Côte d'Ivoire ont également mis fin à la présence militaire française.
Les troupes étaient présentes en raison de la menace sécuritaire posée par des groupes extrémistes tels que Boko Haram et la Province de l'Afrique de l'Ouest de l'État islamique.
Le Niger a aussi dénoncé un accord permettant le maintien d’environ 1 000 soldats américains engagés dans une mission de lutte contre le terrorisme, reprochant aux ÉtatsUnis une attitude « condescendante ».
Bien qu'il ait été justfifié que la présence des puissances occidentales n'a pas résolu les défis sécuritaires de la région, leur retrait crée un vide.
Je suis un chercheur en sciences politiques et en relations internationales qui étudie. les relations sino-africaines depuis plus de dix ans.
Je soutiens que Pékin pourrait tirer parti du vide au Sahel d'au moins trois manières : en augmentant ses investissements dans les minerais critiques ; en résolvant la crise de la Cedeao (due par la sortie du Niger, du Burkina Faso et du Mali du bloc régional) ; et en augmentant ses ventes d'armes.
Cela est d'autant plus vrai que la Chine n'est pas étrangère dans la région du Sahel. Par exemple, elle finance la construction du siège de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria pour un montant de 32 millions de dollars US.
Trois avantages pour la Chine
Premièrement, la Chine pourrait étendre son influence, et les quatre prochaines années offrent d'énormes opportunités à cet égard.
L'approche transactionnelle et imprévisible que pourrait adopter Donald Trump en matière de relations internationales pourrait forcer les pays africains à se tourner vers la Chine. Par exemple, ils pourraient avoir besoin de l'aide de la Chine pour combler le vide créé par la décision des États-Unis de démanteler l'USAID et de geler l'aide internationale au développement.
Le Nigeria a rejoint le Brics en tant que pays partenaire quelques jours avant l'investiture de Trump. Le Brics est un groupe d'économies émergentes déterminées à faire contrepoids à l'Occident et à réduire l'influence des institutions mondiales. Il a été créé en 2006 et était initialement composé du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine. Cette décision de la plus grande économie du Sahel est l'expression de son engagement envers la Chine. Elle pourrait avoir des répercussions sur d’autres pays sahéliens.
Ce vide offre à Pékin l'opportunité de renforcer ses investissements et sa position de premier bénéficiaire des minerais essentiels, tels que l'or, le cuivre, le lithium et l'uranium, dans la région du Sahel.
En 2024, la production d'or en Afrique de l'Ouest était estimée à 11,83 millions d'onces. Le Ghana, le Burkina Faso, la République de Guinée et le Mali étaient les principaux contributeurs.
Deuxièmement, la Chine est dans une position unique pour jouer un rôle dans la résolution de la crise de la Cedeao.
Suite aux coups d'État militaires, la Cedeao a sanctionné le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La Cedeao a même menacé le Niger d'une invasion militaire. En réaction, les trois pays ont décidé de quitter la Cedeao pour former l'Alliance des États du Sahel.
En tant qu'acteur neutre dont la politique de non-ingérence s'applique aussi bien aux régimes civils que militaires, Pékin est en mesure de faire négocier la Cedeao et l'Alliance des États du Sahel avant la date de départ définitif du 29 juillet 2025.
Si elle réussit, la Chine ressemblerait davantage à une puissance pacifique, une image contestée par d'autres.
En s'appuyant sur ses projets de soft power comme les Instituts Confucius et les bourses d'études, la Chine pourrait se présenter comme le « sauveur » de l'intégration de la Cedeao.
A l’image de son soutien au projet ferroviaire Tazara qui a permis à la Tanzanie et à la Zambie de se doter d’une ligne ferroviaire, alors que les ÉtatsUnis et l’Europe étaient soit réticents, soit absents.
Troisièmement, il y a les ventes d'armes chinoises.
Les armes chinoises sont déjà présentes au Sahel. En 2019, le Nigeria a signé un contrat de 152 millions de dollars avec la China North Industries Corporation Limited (Norinco) pour acquérir des équipements militaires destinés à la lutte contre Boko Haram. Depuis lors, les drones et autres équipements chinois sont devenus un élément clé de la stratégie nigériane de contre-terrorisme.
Le retrait des pays occidentaux du Sahel pourrait donner un nouvel élan au marché des armes chinoises. En effet, ces pays seront probablement réticents à vendre des armes aux États sahéliens qui ont expulsé leurs forces.
Les sanctions contre la Russie ont également augmenté la probabilité de voir des armes chinoises dans le Sahel.
Par exemple, quelques mois après le départ de la France et des États-Unis de la région, certains rapports ont suggéré que des mercenaires russes dans la région du Sahel utilisaient des armes chinoises. Norinco, le premier fabricant d'armes de Chine et le septième fournisseur d'armes au monde, a ouvert des bureaux de vente au Nigeria et au Sénégal.
En juin 2024, le Burkina Faso a reçu 100 chars d'assaut de la Chine. Trois mois plus tard, le Mali a signé un accord avec Norinco pour renforcer sa lutte contre le terrorisme.
Une route semée d'embûches
Le principe de non-ingérence de la Chine peut convenir aux gouvernements civils et militaires du Sahel. Cet atout stratégique peut lui être bénéfique à certains égards, mais il comporte aussi des risques imprévus.
Les intérêts locaux dans la région sont souvent divergents, et l'implication croissante de Pékin pourrait être perçu – à tort ou à raison – comme un soutien à l’un des camps au détriment des autres. Cela pourrait exposer les intérêts chinois comme cibles potentielles.
Il reste incertain que la Chine ait la capacité ou la volonté de combler entièrement le vide laissé par les puissances occidentales évincées. Toutefois, à court terme, Pékin semble bien positionné pour tirer profit de la situation au Sahel.
OUSMANE DIAGNE PLAIDE POUR L’OPTIMISATION DES RESSOURCES FINANCIERES
Le Garde des Sceaux ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a plaidé hier, lundi 17 février, pour une rationalisation des ressources de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
Le Garde des Sceaux ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a plaidé hier, lundi 17 février, pour une rationalisation des ressources de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Il présidait la réunion du Comité d’experts, une rencontre préparatoire de la 58e session du Conseil des ministres prévue ce jeudi 20 février 2025.
L e Garde des Sceaux, ministres de la Justice, Ousmane Diagne, par ailleurs présidant du Conseil des ministres de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), souhaite l’optimisation des ressources allouées à cette organisation. «Je vous invite à veiller rigoureusement à ce que les ressources à allouer aux institutions de l’OHADA correspondent à des programmes d'activités claires, réalistes et réalisables, dans le strict respect des termes de la lettre de cadrage budgétaire», a-t-il exhorté hier, lundi 17 février, à la réunion du Comité des experts, une rencontre préparatoire de la 58e session du Conseil des ministres, prévue ce jeudi 20 février 2025. Ousmane Diagne trouve nécessaire que «les prévisions budgétaires de l'année intègrent tous les appuis financiers attendus des partenaires techniques et financiers de l’OHADA». Le ministre sénégalais de la Justice de rappeler également que «le Règlement n°002-2003-CM OHADA du 18 octobre 2023, relatif au mécanisme de financement autonome de l’OHADA est toujours d'actualité ; sa mise en œuvre effective et complète reste toujours attendue».
Pour Ousmane Diagne, «les difficultés de mobilisation des contributions des États membres ont atteint un seuil critique. Et si elles devaient perdurer, ces difficultés de mobilisation des ressources affecteraient bientôt jusqu'au fonctionnement régulier des actions et, bien évidemment, leur productivité aux dépens de la sécurité juridique, pour la promotion de laquelle nos efforts sont unanimement salués à travers le monde». Il est revenu également sur l’importance de désigner un Commissaire au compte de l’OHADA à qui il appartient de vérifier, dit-il, «la sincérité et la régularité des comptes annuels des institutions afin d'en faire rapport au Conseil des ministres»
Le secrétaire général de l’OHADA, Mayatta Ndiaye Mbaye, a, pour sa part, insisté sur les réalisations de la Cour commune de justice et d'arbitrage (de l’OHADA). «Nous avons eu une année 2024 féconde, dans un contexte marqué par des difficultés aiguës de mobilisation des ressources, les différentes institutions ont poursuivi l'exécution quotidienne de leurs activités avec des résultats plus que satisfaisants par rapport à la modicité des moyens disponibles. En particulier, la Cour commune de justice et d'arbitrage a rendu 381 arrêts et 73 ordonnances au cours de l'année 2024, enregistrant ainsi la plus grande performance de la cour depuis le début de ses activités en 2001», a-t-il affirmé
Après avoir salué des contacts avec des partenaires financiers afin de mobiliser des ressources, il a aussi rappelé que «des démarches diplomatiques et techniques sont entreprises vis-à-vis de la République de Madagascar et de la République du Burundi dans la perspective d'une extension territoriale de l’organisation».
DES FONCTIONNAIRES RECEVAIENT DES COMMISSIONS LORSQU’ILS ENDETTAIENT LE SENEGAL
Après les révélations accablantes du Rapport de la Cour des Comptes, l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, en rajoute une autre plus fracassante
La révélation est de l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui a fait face à la presse hier, lundi 17 février 2025. Le président du parti l'Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) qui partageait son analyse sur le rapport de la Cour des Comptes, a déclaré avoir ouï dire que certains fonctionnaires du ministère des Finances percevaient des commissions lorsqu’ils endettaient le Sénégal. C’est dans cette optique qu’il trouve important que certains points évoqués mais, à son avis, de manière insuffisante dans le rapport, donnent lieu à débattre.
Après les révélations accablantes du Rapport de la Cour des Comptes, l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, en rajoute une autre plus fracassante. Face à la presse hier, lundi 17 février 2025, le président du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), qui trouve important que certains points évoqués dans le rapport mais, à son avis, de manière insuffisante donnent lieu à débattre. A l’en croire, «dans le rapport, on évoque les commissions, les taux d’intérêts élevés. J’ai appris que les fonctionnaires du ministère des Finances, à travers les Fonds communs, reçoivent des commissions lorsqu’ils endettent le Sénégal.»
Tout en affirmant la crédibilité de sa source, il ajoute que «cela veut dire : ‘’vous avez des intermédiaires qui reçoivent leurs commissions et vous avez aussi des fonctionnaires qui travaillent sur le dossier ou en tout cas qui délèguent le travail à des intermédiaires qui reçoivent une commission’’.» Enfonçant le clou, il fait remarquer : «cela veut que le fonctionnaire qui est au ministère des Finances est intéressé à voir le Sénégal s’endetter, est intéressé de voir la dette sénégalaise s’accroître. Et comment voulez-vous qu’on s’en sorte», s’est-il offusqué.
CES RÉFORMES QUI RISQUENT D’EMBRASER LE FRONT SOCIAL
Baisse annoncée des salaires, réduction des subventions sur l’électricité, suppression d’agences publiques…Un vent de contestation souffle de plus en plus fort au Sénégal
Un vent de contestation souffle de plus en plus fort au Sénégal. Les enseignants du supérieur, les médecins, les étudiants expriment leur mécontentement. D’autres secteurs qui ont connu une certaine accalmie, se font entendre avec force pour faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles. Face à cette situation, on se demande si les réformes telles que la réduction des salaires et celle des subventions de l’électricité annoncées par le gouvernement ne vont-elles pas causer un embrasement du front social ?
Face aux défis budgétaires importants du Sénégal, il est urgent de trouver des voies et moyens pour une sortie de crise économique. Invité de l’émission Point de vue sur la RTS dimanche dernier, 16 février, le ministre secrétaire général du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo a annoncé plusieurs réformes allant de la suppression de certaines agences publiques, la réduction des exonérations fiscales et des subventions sur l’électricité et le carburant pour une certaine couche, à la baisse des salaires élevés, entre autres. Cette annonce intervient quelques jours après la publication du rapport de la Cour des Comptes qui révèle de « graves irrégularités » dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024. « Les résultats de l’audit ont mis en exergue des manquements d’une gravité inouïe. Le poids de la dette du Sénégal est extrêmement important et a freiné nombre de nos ambitions et initiatives », a dit le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, samedi dernier. Il y a de cela quelques semaines, il avait aussi annoncé que l’Etat du Sénégal est confronté à des contraintes budgétaires majeures, laissant très peu de marges de manœuvres financières. Le constat est « alarmant », à en croire les autorités. Toutefois, les réformes annoncées risquent d’embraser le front social qui est déjà en ébullition.
Près d’un an après l’installation du nouveau régime, les protestations se font de plus en plus audibles. Plusieurs secteurs menacent et annoncent la couleur : éducation nationale, enseignement supérieur, santé. Le Syndicat autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (Sames) entame une grève de 48 heures ce mardi sur l’ensemble du territoire national, avec un service strictement limité aux urgences. Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) observe aussi une nouvelle grève de 48heures à partir de ce mardi 18 février. Quant aux étudiants, ils réclament leurs bourses et de meilleures conditions d’études. De l’autre côté, le Syndicat des travailleurs du secteur primaire a déposé un préavis de grève afin d’exiger le respect du protocole d’accord signé le 1er décembre 2022 par le ministère de la Fonction publique. Plusieurs syndicats se font entendre pour le respect des accords signés avec l’ancien régime. D’autre part, les vagues de licenciement se multiplient dans les structures publiques.
Au Port autonome de Dakar, à l’Aéroport international Blaise Diagne, au Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience, des travailleurs se retrouvent au chômage. Dans d’autres secteurs comme la direction de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) et la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), il est proposé des plans de départ sociaux aux agents. Ce qui ne laisse pas indifférentes les centrales syndicales. Face à la presse vendredi dernier, elles ont dénoncé l’accumulation des problèmes rencontrés par les travailleurs notamment les licenciements qu’ils qualifient d’abusifs à l’image de ceux dans le secteur pétrolier, au port de Dakar ou dans les administrations. Parmi leurs préoccupations, il y a aussi le coût de la vie ainsi que les retards de paiement, voire le non-paiement des salaires. C’est pourquoi les centrales syndicales n’excluent pas d’aller vers une grève générale si le gouvernement ne répond pas à leurs revendications. Le front social bout donc comme un volcan qui peut se réveiller à tout moment. Ajoutées à cela, les réformes envisagées par le gouvernement, l´explosion peut faire mal.
LES MÉNAGES SOUS PRESSION
Les experts redoutent un séisme social alors que le gouvernement annonce des mesures d'austérité. La suppression des subventions sur les produits de première nécessité et la baisse des salaires font craindre un effondrement du pouvoir d'achat
Le gouvernement a décidé de prendre des mesures fortes pour apporter des solutions à la situation sombre des finances publiques. Parmi celles-ci, il y a la réduction des salaires de certains fonctionnaires, la suppression des subventions et des exonérations. Selon les économistes, ces mesures vont avoir des impacts négatifs sur les Sénégalais notamment le niveau de consommation des ménages.
Pour faire face à la situation « catastrophique » des finances publiques, le secrétaire général du gouvernement Ahmadou Al Amine Lo a fait une sortie avant-hier dimanche pour annoncer que l’Etat prendra un certain nombre de mesures. Parmi celles-ci, il a cité la réduction des salaires de certains fonctionnaires, la suppression de l’exonération ainsi que la suppression des subventions sur l’électricité, le carburant et l’eau. Des mesures qui vont avoir des impacts négatifs sur le niveau de consommation des ménages. « La plupart de nos entreprises vivent grâce à un certain nombre de subventions comme celle liée à l’énergie. L’arrêt de ces subventions peut donc favoriser la hausse des prix. Parce que les subventions permettent aux entreprises de maintenir les prix à un niveau moins élevé. Cela entrainera un abaissement des niveaux de consommation, et entrainera à court terme des pertes d’emplois. Parce que les entreprises vont se retrouver fragilisées. Ce qui peut mener à un processus de licenciement », a indiqué Dr Souleymane Keita, enseignant-chercheur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Selon lui, la suppression de ces subventions peut causer aussi une réduction des investissements.. « S’il n’y a pas de subventions, l’entrepreneur privé tout comme public ne peut plus être incité à investir. Quand on investit, on s’attend à ce que l’Etat nous accompagne », explique-t-il.
L’arrêt des subventions va également impacter les ménages modestes. Parce que, dit-il, la plupart des produits subventionnés que ce soit l’électricité ou le gaz profite à ces ménages. Ce qui peut accentuer les inégalités économiques. « Globalement lorsqu’une telle mesure est prise, il faut s’attendre à court terme à une augmentation générale des prix. Parce que tout simplement la plupart de nos produits sont des dérivés de l’énergie. Cela va avoir sûrement de l’impact sur le niveau de consommation des ménages », prévient-il.
Concernant la baisse des salaires de certains fonctionnaires, il pense que cela pourra entrainer une baisse du niveau de production des entreprises. « L’économie est un ensemble. Quand on parle d’économie, c’est la consommation et l’investissement. La consommation, c’est lorsqu’on a un pouvoir d’achat pour acheter des biens et des services. Mais quand vous baissez le salaire, déjà vous baissez le niveau de consommation et vous baissez par la suite, le niveau de production des entreprises, parce que l’économie, c’est la loi de l’offre et de la demande » a-t-il relevé. Toutefois, Dr Keita reconnait que l’Etat a pris ces mesures pour avoir des effets positifs sur les finances publiques. Selon lui, l’arrêt de ces subventions permettrait donc de réduire le déficit budgétaire
Pour sa part, l’économiste et enseignant-chercheur Mor Gassama pense que si l’Etat devrait supprimer la subvention, cela devrait être pour les couches aisées. « En principe, il ne devrait pas s’agir de baisser les subventions ou de les supprimer. Mais si on devrait le faire, c’est plutôt des subventions ciblées cela veut dire réserver la subvention aux couches défavorisées.», recommande-t-il.
S’agissant de la réduction des salaires, il souligne que s’il y a nécessité de le faire, ce serait plutôt les salaires des ministres, des directeurs généraux et des Pca. « D’après les résultats sortis du rapport d’audit des finances publiques qui a été publié par la Cour des comptes, forcément des mesures s’imposent. Il faudra penser à rationaliser les dépenses publiques. En ciblant les salaires des ministres, des directeur généraux et des Pca, on peut comprendre. Mais pour la plupart des fonctionnaires, je ne pense pas qu’on toucherait à leur salaire parce que déjà les gens se débrouillent pour joindre les deux bouts. Pour permettre aux entreprises de produire, il faudrait que les gens aient un pouvoir d’achat », a-t-il laissé entendre.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE MARDI 18 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Le Jaraaf de Dakar a subi une deuxième défaite consécutive en championnat en s’inclinant 2-1 face à l’ASC HLM lors de la 15ᵉ journée de Ligue 1. Djibril Dabo a inscrit un doublé pour HLM (3ᵉ et 35ᵉ minutes), tandis que Souleymane Cissé a marqué pour le Jaraaf à la 22ᵉ minute.
Après une défaite contre la SONACOS (1-0), le Jaraaf espérait se relancer, mais a été rapidement mené au score. Malgré une égalisation de Souleymane Cissé, Djibril Dabo a redonné l’avantage à HLM avant la mi-temps. En seconde période, le Jaraaf a poussé sans succès et reste troisième du classement, derrière Wally Daan.
Grâce à cette victoire, HLM sort de la zone rouge et occupe la 11ᵉ place avec 17 points. Un résultat encourageant pour la suite du championnat.
Résultats de la 15ᵉ journée
Wally Daan – Linguère : 1-0
Pikine – Génération Foot : 0-1
Tengueth FC – SONACOS : 1-1
Casa Sports – USO : 0-0
Dakar Sacré-Cœur – Jamono de Fatick : 1-2
Jaraaf – HLM : 1-2 Les matchs US Gorée – Guédiawaye FC et AJEL – OSLO ont été reportés.
RFI DÉMENT UN ENREGISTREMENT CRITIQUANT LA COUR DES COMPTES
L’analyse de l’audio a révélé plusieurs incohérences, notamment une voix et un style rédactionnel différents des standards de la radio.
Un enregistrement audio de 4 minutes 17 secondes, imitant le format et le style des émissions de RFI, a été diffusé sur les réseaux sociaux, notamment X (anciennement Twitter), Facebook et TikTok.
Dans ce « faux document », un commentateur critique vivement le rapport de la Cour des comptes et la méthodologie employée.
La direction du service Afrique de RFI a rapidement réagi, démentant catégoriquement avoir produit ou diffusé un tel enregistrement.
RFI de préciser que plusieurs éléments ont mis en évidence la supercherie : la voix ne correspond pas à celle des journalistes de RFI, le style d’écriture est différent et le format ne correspond pas aux standards de la chaîne.
Le média souligne qu’une enquête a permis de découvrir que l’enregistrement audio était basé sur un article publié le 13 février sur le site afriqueconfidentielle.com.
Ce site, peu connu du grand public, est réputé pour diffuser des contenus critiques envers le gouvernement sénégalais.
THIERNO ALASSANE SALL VEUT FAIRE ABROGER LA LOI D’AMNISTIE
Selon le député, cette initiative vise à garantir justice aux victimes des violences de ces dernières années. Le texte sera déposé ce mardi à l’Assemblée nationale.
Le député Thierno Alassane Sall a annoncé, ce lundi, son intention de déposer une proposition de loi visant à abroger la loi d’amnistie couvrant les événements survenus au Sénégal entre 2021 et 2024. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme législatif de la coalition Senegaal Kese.
Dans un message sur sa page facebook, l’élu a justifié sa démarche par la nécessité de garantir justice aux victimes des violences qui ont marqué ces dernières années.
« Les atrocités commises au Sénégal ces dernières années s’inscrivent dans la catégorie des crimes qui ne peuvent rester impunis. Une nation ne progresse que dans la Vérité et la Justice », a-t-il déclaré.
Le dépôt du texte est prévu ce mardi à 16 heures à l’Assemblée nationale. Cette proposition de loi pourrait relancer le débat sur la responsabilité des acteurs impliqués dans ces événements et remettre en cause l’apaisement voulue par le texte d’amnistie adopté récemment.