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3 avril 2025
LES INCONGRUITÉS DU SYSTÈME
Avec 3,9 millions de francs CFA mensuels, les ministres touchent moins que les directeurs généraux qu'ils sont censés superviser. De quoi pousser certains hauts fonctionnaires à préférer la direction d'une agence à un poste ministériel
Alors même qu'ils sont censés être les patrons des directeurs généraux, les ministres gagnent moins que les directeurs des structures relevant de la catégorie 1 et se retrouvent parfois à la merci des Dage pour faire face aux fins du mois difficiles et aux nombreuses sollicitations.
C'est un sujet qui revient périodiquement, toujours avec son lot d'incongruités. Dans une sortie sur Radio Sénégal international, hier, le ministre du Travail, de l'Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, est revenu sur ce que gagne un ministre de la République au Sénégal. Pour lui, c'est parce que les Sénégalais ne savent pas qu'ils les chargent tout le temps. “Est-ce que les Sénégalais savent ce que gagnent les ministres ? Je pense que s'ils le savaient ils vont les plaindre et non les charger”, assène-t-il, alors qu'il parlait de tout à fait autre chose, en l'occurrence des cotisations qu'ils sont appelés à faire pour la construction du siège de leur parti Pastef.
Mais combien gagne donc un ministre de la République ? Selon Abass Fall, le salaire du ministre au Sénégal est de 2,900 millions F CFA. “Si vous y ajoutez l'indemnité de logement, ça fait 3,900 millions. Il y a des ministres dont les voitures sont en panne, à commencer par moi. Les gens sont en train de faire beaucoup d'efforts et les Sénégalais...”, soutient le ministre chargé du Travail. Est-ce une invite à la revalorisation desdites rémunérations ? Les ministres sont-ils insuffisamment payés par rapport à toutes les charges qui pèsent sur leurs épaules ? La question est à nouveau agitée avec cette sortie du nouveau ministre.
D'abord, il faut préciser que ces montants dont semble se plaindre Abass Fall ne datent pas d'aujourd'hui. Sous Macky Sall également, les ministres percevaient le même salaire. Cet ancien ministre confirme : “Ils viennent peut-être de se rendre compte qu'ils sont nombreux à s'appauvrir en rejoignant un gouvernement. Beaucoup le faisaient par patriotisme, surtout pas pour des privilèges financiers. C'est aussi valable pour certains directeurs généraux. Maintenant, une fois que l'on choisit d'être, je pense qu'il est un peu mal venu de se plaindre. Il faut gérer, comme on dit”, lance-t-il narquois.
Ministre Abass Fall : “Si les Sénégalais savaient ce que gagne un ministre...”
Cela dit, ce débat soulevé à nouveau par le ministre Abass Fall met à nu certaines incongruités. En effet, au moment où les ministres sont cantonnés à 3,900 millions pour la plupart, certains directeurs généraux et directeurs perçoivent au moins cinq millions F CFA, compte non tenu de certaines primes qui leur sont octroyées chaque année.
En effet, il résulte du décret 2012-1314 que la rémunération des directeurs généraux, directeurs, présidents et membres des conseils de surveillance, est fixée selon la catégorie à laquelle ils appartiennent. Aux termes de ce décret, à son article 1er, les agences d'exécution et structures assimilées sont classées en quatre catégories. Ces catégories, selon l'article 2 du même texte, sont déterminées en fonction de trois critères : le budget, le positionnement stratégique et l'effectif.
Ainsi, tous les directeurs généraux et directeurs d'agence relevant de la première catégorie perçoivent cinq millions de francs CFA, compte non tenu des primes. Même les directeurs des agences de catégories perçoivent plus que les ministres, soit quatre millions, selon le décret.
Pour leur part, les directeurs des agences et structures assimilées de la 3e et 4e catégorie perçoivent respectivement trois et deux millions de francs CFA.
Ce montant est constitué du salaire de base, de l'indemnité de fonction et de l'indemnité de logement. Il faut noter que depuis 2021, les directeurs n'ont plus droit à un véhicule de fonction et cela est compensé par des indemnités de transport. En sus de cette rémunération, il est prévu une indemnité différentielle accordée à certains DG, sur la base de leur ancienneté et des performances de l'agence. L'article 8 du décret de 202 prévoyait également une prime annuelle de rendement accordée pour le DG. Ladite prime est plafonnée à 35 % du salaire de base annuel. Son attribution est, toutefois, fonction de la réalisation des performances assignées à l'agence.
Certains préfèrent être des directeurs dans certaines structures plutôt que d'être ministres
Pour justifier ces niveaux de rémunération, il a souvent été évoqué le niveau de responsabilités de certains agents dans les agences d'exécution. Par exemple, pour l'Agence chargée de la régulation des télécommunications et des postes (ARTP), on a souvent parlé de l'importance des acteurs dans ce secteur névralgique. Face à la puissance des entreprises de télécommunications, il y avait nécessité à accorder au DG un traitement important pour ne pas l'exposer à la corruption. “Certains DG font entrer beaucoup d'argent dans les caisses de l'État. C'est donc compréhensible que l'État les mette dans les conditions d'exercer sereinement et de façon efficace leur mission. Mais cela ne suffit pas, à mon avis, pour lutter contre la corruption. Quelqu'un peut gagner 300 000 et être incorruptible. On peut avoir dix millions comme salaire et être corruptible”, constate cependant cet ancien ministre de Macky Sall.
Quid alors du ministre qui, statutairement, est le supérieur hiérarchique du DG et qui, dans certains cas également, est appelé à gérer des budgets de plusieurs milliards de francs CFA ? N'y a-t-il pas lieu d'harmoniser un peu plus ces traitements ?
Une chose est sûre : au Sénégal, certains préfèrent, de loin, être directeurs généraux dans certaines structures plutôt que d'être ministres. Parmi ces directions qui font plus courir que certains ministères, il y a le Port autonome de Dakar, la Senelec, l'Agence de régulation des télécommunications et des postes...
“Je connais un ministre qui, après son limogeage par Macky Sall, a retrouvé un poste dans le système des Nations Unies. Il gagnait presque cinq fois ce qu'il gagnait en tant que ministre. Les gens s'appauvrissent, en vérité, en acceptant d'être ministres. Je parle des fonctionnaires internationaux qui abandonnent tout pour venir occuper une fonction ministérielle, pas des politiciens qui n'ont souvent pas de compétences particulières”, témoigne un de nos interlocuteurs. C'est souvent le cas de ces nombreux Sénégalais qui quittent leurs postes dans des multinationales pour venir servir dans le public.
Le suivi et le contrôle des directions par les ministres en question
Récemment, à Diamniadio, lors de la Conférence des administrateurs et managers publics, le vérificateur général revenait sur des faits et pratiques qui réduisent l'efficacité et l'effectivité du contrôle et du suivi que doit effectuer la tutelle. Il évoquait, dans ce cadre, le fait que certaines directions prêtent à leurs ministères tantôt des personnels tantôt des véhicules. “La réalité est parfois aux antipodes de ce que certains peuvent croire, quand ils ne sont pas aux affaires. Certains ministres sont à la merci même de leurs Dage. J'en connais aussi des ministres qui étaient souvent dépannés par le président”, rapporte la même source.
Diomaye et Sonko dépannent-ils leurs hommes et avec quels sous ? C'est en tout cas des défis auxquels vont faire face les chantres du ‘’Jub, Jubal, Jubanti’’.
Il y a quelques années, lors des Concertations nationales sur la modernisation de l'Administration, le président Macky Sall avait d'ailleurs soulevé certaines disparités dans la rémunération des agents de l'État. Il disait, à propos de la masse salariale : “Je dois m'arrêter un peu pour faire part de mon étonnement devant les disparités entre les agences d'exécution et l'Administration centrale. Alors qu'il s'agit de la même caisse, du même argent public, des mêmes missions, même s'il est vrai que les agences ont été mises en place pour accélérer les procédures. Il y a des disparités qu'il urge de réguler.”
UN BUS DE SÉNÉGAL DEM DIKK EMPORTÉ PAR LES FLAMMES À OUROSSOGUI
Dans un communiqué, la société de transport public a annoncé avoir porté plainte contre X auprès de la Brigade de la gendarmerie de Ourossogui après cet incident.
Un minibus de la société Dakar Dem Dikk a été ravagé par les flammes à Ourossogui (nord), dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie dont les circonstances n’ont pas encore été élucidées, a-t-on appris de source sécuritaire.
Le bus détruit par un incendie assurait le transport entre Ourossogui et Ndioum. Il desservait aussi les localités situées sur la route nationale numéro 2.
Deux autres bus, dont celui assurant le transport entre Matam et Dakar, étaient stationnés sur le lieu de l’incident, a constaté l’APS.
Dans un communiqué, la société de transport public Dakar Dem Dikk a annoncé avoir porté plainte contre X auprès de la Brigade de la gendarmerie de Ourossogui après cet incident.
TRANSPORT DE GAZ NATUREL, UN PROJET ESTIMÉ À 650 MILLIARDS FCFA
Un protocole d’accord entre APIX et le Réseau gazier du Sénégal a été signé pour faciliter les travaux, avec une première phase budgétée à 200 milliards de FCFA.
Le coût global du projet sénégalais de transport de gaz naturel par canalisation est estimé à environ 650 milliards de francs CFA, a-t-on appris du directeur général du Réseau gazier du Sénégal, Pape Momar Lô.
« L’estimation globale du coût du projet du réseau sur les 400 km et environs est de six cents cinquante milliards de FCFA », soit environ un milliard d’euros, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse.
Cette rencontre avec les journalistes fait suite à la signature d’un protocole d’accord entre APIX SA (agence chargée des investissements et des grands travaux) et le Réseau gazier du Sénégal (RGS), portant sur le projet de transport de gaz naturel par canalisation au Sénégal.
« Le premier segment en cours de passation de marché concerne environ deux cents milliards de FCFA, et d’autres segments démarreront leur mise en œuvre au courant de l’année 2025 », a-t-il indiqué.
Le protocole d’accord liant l’APIX SA et le Réseau gazier du Sénégal vise « à faciliter la libération des emprises nécessaires à la construction de segments de gazoduc », a fait savoir Bakary Séga Bathily, directeur général de l’agence chargée de la promotion des investissements et des grands travaux.
« Il s’agit d’un partenariat stratégique visant à sécuriser les terrains concernés, assurant ainsi une exécution fluide des projets d’infrastructures gazières », a précisé M. Bathily.
Selon lui, « cet accord reflète l’importance de la collaboration entre les deux entités pour relever les défis liés à l’expropriation et à la gestion foncière ».
« En collaboration avec l’APIX, nous nous engageons à dialoguer avec les communautés impactées et à limiter les perturbations environnementales », a-t-il assuré.
Il note que ce réseau devrait permettre d’améliorer « l’accès des populations à une énergie fiable, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays ».
»En substituant le fuel et le charbon par du gaz naturel dans les centrales électriques, cette initiative permettra de réduire significativement les coûts énergétiques et les émissions de CO₂ avec une diminution prévue de 30 millions de tonnes d’ici 2050 », a-t-il souligné.
D’après Pape Momar Lô, ce protocole d’accord « symbolise un engagement collectif à construire un avenir meilleur pour nos concitoyens et à positionner le Sénégal parmi les nations innovantes et audacieuses ».
Le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, a invité l’APIX au respect des standards de l’organisation des familles au Sénégal.
« Pour la réinstallation des familles, nous prenons souvent des standards qui ne respectent pas l’organisation de nos familles », a-t-il dit.
« Quand vous prenez une concession d’une famille qui a construit sa maison depuis 1970 pour 6 à 7 frères et sœurs, si vous voulez les déplacer en construisant une seule maison avec 7 pièces et un salon, il y aura des problèmes », a-t-il ajouté.
Il dit compter, à ce sujet, sur l’expertise et l’expérience de l’APIX, exhortant les populations à « s’approprier nos projets nationaux ».
« Les parts sont bien faites mais à l’application, souvent les problèmes peuvent se poser », a-t-il fait savoir.
AMINATA TOURÉ DÉMENT LES RUMEURS SUR JÉRÔME BANDIACKY
Dans un message publié sur sa page Facebook, l'ancienne Première ministre a expliqué les faits concernant l'ancien agent de sécurité, tout en dénonçant une tentative de manipulation de l’opinion publique.
L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, a clarifié les informations circulant à son sujet sur les réseaux sociaux. Sur sa page Facebook, elle a répondu aux allégations impliquant Jérôme Bandiacky, un ancien agent de sécurité qui aurait assuré sa protection durant son mandat.
Dans son message, Aminata Touré a rappelé les faits : »le sieur Jérôme Bandiacky a été un des agents de sécurité qui assuraient ma protection en tant que Ministre de la Justice et Premier ministre. C’est à ce titre qu’il occupait un appartement de fonction situé près de mon domicile de fonction ».
Elle a également souligné qu’elle avait quitté ses fonctions de Premier ministre il y a plus de dix ans, un détail qu’elle juge essentiel pour éclairer l’opinion publique et contrer ce qu’elle qualifie de tentative de manipulation.
« La tentative désespérée de manipulation de l’opinion est tout aussi vaine que non avenue », a-t-elle conclu, exprimant sa détermination à ne pas laisser prospérer des informations qu’elle juge infondées.
CAN 2025, LE SÉNÉGAL DANS LE GROUPE D AVEC LA RD CONGO
C’est désormais officiel. On connait les différentes poules pour la Coupe d'Afrique des Nations qui aura lieu entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026.
C’est désormais officiel. On connait les différentes poules pour la CAN 2025 qui aura lieu entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026. Pour cette 35ème édition, le Sénégal sera dans la poule D avec notamment la RD Congo.
Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a été effectué ce lundi 27 janvier 2025 à Rabat, au Maroc. Pour la compétition qui aura lieu en fin d’année, le Sénégal va retrouver la RD Congo lors de la CAN 2025. Les Lions sont en effet dans la poule D avec les Léopards. Les deux équipes sont déjà dans le même groupe pour les qualifications au Mondial 2026. Elles s’étaient neutralisées 1-1 en juin dernier lors du match aller. Les retrouvailles s’annoncent disputées. Les autres adversaires dans cette poule sont le Bénin et le Botswana.
Le Maroc avec le Mali, choc Côte d’Ivoire-Cameroun
Dans les autres poules de cette CAN 2025, le Maroc sera dans le groupe A. Les Lions de l’Atlas seront avec le Mali pour un choc très attendu. Les autres membres sont la Zambie et les Comores. Une poule qui vaudra le détour.
L’autre confrontation attendue sera sans doute le choc entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun dans le groupe F. Les champions en titre ivoiriens retrouveront leur frère rival, ainsi que le Gabon et le Mozambique. Dans la poule E, l’Algérie devra de nouveau faire attention au piège. Les Fennecs, éliminés au premier tour lors des deux dernières éditions, seront opposés au Burkina Faso, à la Guinée Equatoriale et au Soudan.
Toutes les poules
Groupe A : Maroc, Mali, Zambie, Comores
Groupe B : Egypte, Afrique du Sud, Angola, Zimbabwe
Groupe C : Nigeria, Tunisie, Ouganda, Tanzanie
Groupe D : Sénégal, RD Congo, Bénin, Botswana
Groupe E : Algérie, Burkina Faso, Guinée Equatoriale, Soudan
Groupe F : Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Mozambique
LE PARQUET REQUIERT 6 MOIS, DONT 1 MOIS FERME CONTRE OUMAR SOW
L’ancien conseiller spécial de Macky Sall est poursuivi pour discours contraire aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et discours incitant à la discrimination ethnique.
Six (6) mois, dont 1 mois ferme, et une amende de 300 000 F CFA. C’est la peine que le parquet a requise contre Oumar Sow.
L’ancien conseiller spécial de l’ex-président Macky Sall comparaît ce lundi à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar.
Il est poursuivi pour discours contraire aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et discours incitant à la discrimination ethnique.
Il a été placé sous mandat de dépôt le 22 janvier dernier suite à un post. Réagissant à l’affaire Farba Ngom, il avait écrit qu’il y avait une chasse aux Peuls. Il a ensuite supprimé la publication.
Il a fait son mea culpa.
MAMADOU OUMAR NDIAYE PLAIDE POUR DE NOUVEAUX MODES DE RÉGULATION DES MÉDIAS
Le président du CNRA a souligné la nécessité de repenser l'encadrement des médias et des plateformes numériques, afin de faire face aux défis liés à la diversité culturelle, la cohésion sociale et les discours de haine.
Le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Mamadou Oumar Ndiaye, a prôné, lundi, la mise en place de nouveaux modes de régulation des médias, dans un contexte de développement du numérique et des réseaux sociaux.
‘’Nous devons dans un élan collectif inventer de nouveaux modes de régulation pour accompagner et encadrer les médias à l’ère du développement des technologies numériques », a-t-il dit.
Mamadou Oumar Ndiaye s’exprimait à l’ouverture officielle de la huitième édition de la Conférence des présidents du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), qui se tient à Dakar, lundi et mardi.
Cette huitième conférence des présidents du REFRAM porte sur le thème : ‘’Poursuivre le dialogue entre les régulateurs et les plateformes numériques’’.
‘’Cette rencontre est un moment d’échanges et de débats sur la grande question de la régulation des médias dans nos pays. Elle permettra de parler en plus de la régulation des plateformes numériques de la problématique de la lutte contre le piratage’’, a indiqué le président du CNRA.
Aujourd’hui, avec les menaces sur la diversité culturelle et les identités, la cohésion sociale et les discours de haine sur les médias sociaux, ‘’nous avons besoin d’encore plus de régulation’’, a estimé Mamadou Oumar Ndiaye, qui prendra la tête du REFRAM, mardi, lors de la Conférence proprement dite des présidents des instances de régulations membres.
Présent à la rencontre, le président sortant du REFRAM et de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) française, a souligné la nécessité du suivi des engagements des grandes plateformes numériques en vue d’une meilleure régulation.
‘’Nécessaire régulation’’ pour un écosytème ‘’vertueux et fiable’’
‘’Il nous faut renforcer la régulation afin d’avoir un écosystème vertueux et fiable, dans le cadre du dialogue accru que nous avons entamé avec les plateformes comme Google, Meta et TikTok’’, a-t-il suggéré.
Venu représenter le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le ministre, Secrétaire général de la présidence, Oumar Samba Ba, a insisté sur la ‘’nécessaire régulation’’, ‘’dans le contexte actuel marqué par l’ouverture démocratique, les mutations technologiques incessantes et les menaces de divers ordres liés à la diffusion de contenus tant par les médias classiques que les médias en ligne’’.
‘’Malgré les critiques au quotidien, la régulation s’avère nécessaire, notamment pour la sauvegarde du pluralisme, des identités culturelles, religieuses et des droits des minorités, ainsi que des personnes vulnérables ou à besoins spéciaux’’, a-t-il fait savoir.
Pour René Bourgouin, président de la haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) de Côte d’Ivoire et président du Réseau des instances africaines de régulations de la communication (RIARC), la conférence de Dakar permettra de débattre de la poursuite du dialogue entre régulateurs et plateformes numériques.
Respect des règles éthiques et défense de la diversité culturelle
Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux est estimé à 5,22 milliards, soit 63,8% de la population mondiale, a-t-il dit, ajoutant qu’’’il est donc crucial d’établir des règles éthiques et de défendre la diversité culturelle et la tolérance sur les réseaux sociaux’’.
Dans le cadre du dialogue entre régulateurs et plateformes numériques, Nicolas Guinard, le directeur des Affaires politiques et de la gouvernance démocratique de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a, pour sa part, salué, le protocole d’engagement volontaire de Meta signé en avril dernier, à Abidjan.
‘’Pour garantir l’accès des populations à des informations fiables, et prévenir et lutter contre le phénomène de la désinformation et des discours de haine, la régulation est essentielle. L’OIF œuvre pour le renforcement des liens de solidarité autour des valeurs de respect, de transparence et de responsabilité des grandes plateformes de médias sociaux’’, a-t-il assuré.
Il a en outre appelé la société civile, les universitaires, les populations, à s’impliquer, au côté des pouvoirs publics, dans la régulation des plateformes numériques.
LA BRÈCHE DE SAINT-LOUIS SYMBOLE D’UNE CRISE QUI NE FAIT QUE S’AGGRAVER
Près de 20 ans après sa création, la brèche, censée protéger l'île, est devenue un cauchemar, symbolisant de l'inefficacité de l'initiative.
La brèche de Saint-Louis, située sur la Langue de Barbarie au nord du Sénégal, continue de faire des ravages, près de 20 ans après sa création. Cette ouverture artificielle, pensée pour prévenir des inondations, est devenue un symbole des échecs successifs des gouvernements à gérer une crise qui ne cesse de s’aggraver. Entre un lourd bilan humain et des milliards dépensés en vain, les populations locales sont à bout.
Un bref retour historique
En octobre 2003, une brèche fut ouverte dans la Langue de Barbarie pour protéger Saint-Louis des crues du fleuve Sénégal, menaçant alors la ville. Ce passage devait initialement mesurer 4 mètres et permettre une meilleure évacuation des eaux.
Cependant, les calculs s’avérèrent erronés. En quelques années, la brèche s’élargit de manière incontrôlée pour atteindre aujourd’hui plusieurs kilomètres de large. Cette expansion a provoqué des destructions massives : des villages engloutis, des terres arables rendues impropres à la culture et une avancée de l’océan qui met en péril la vie des habitants.
Un bilan humain tragique
Au-delà des dégâts matériels, la brèche de Saint-Louis est devenue un véritable cimetière pour les pêcheurs de la région. La semaine dernière, pas moins de 14 pêcheurs ont perdu la vie en seulement une semaine, emportés par des vagues soudaines et violentes. Ces décès tragiques ne sont que les derniers d’une longue série, alimentant la colère et le désespoir des populations locales.
Les pêcheurs, qui dépendent de la mer pour survivre, sont particulièrement exposés aux dangers de cette brèche incontrôlable. Quant aux familles des victimes, elles dénoncent un abandon total de la part des autorités, qui n’ont pas su leur garantir la sécurité ni proposer des solutions viables.
Le dragage : une initiative coûteuse et inefficace
Sous la présidence de Macky Sall, le gouvernement avait annoncé des mesures ambitieuses pour résoudre le problème de la brèche. Parmi elles, une opération de dragage qui devait réduire l’élargissement de l’ouverture et limiter les risques d’inondation.
Cette initiative, financée à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, s’est toutefois révélée inefficace. Les travaux n’ont pas permis de stabiliser la situation, et les milliards dépensés n’ont abouti qu’à des résultats quasi inexistants sur le terrain.
Les critiques fusent aujourd’hui à l’égard de cette opération. Les habitants et les experts dénoncent une mauvaise planification et une gestion approximative des fonds. Pour beaucoup, ces milliards auraient pu être mieux investis dans des solutions durables et adaptées aux réalités locales.
Un appel à des mesures concrètes
Alors que la brèche continue de s’élargir et que les pertes humaines s’accumulent, les populations de Saint-Louis n’attendent plus que des discours. Elles réclament des mesures concrètes, efficaces et durables pour mettre fin à cette catastrophe qui affecte chaque aspect de leur vie quotidienne.
En attendant, les habitants vivent dans une peur constante, et chaque sortie en mer devient un pari sur la vie. Le lourd tribut payé par les pêcheurs de Saint-Louis est un cri d’alarme, appelant à une mobilisation immédiate pour sauver une région en détresse.
SAINT-LOUIS, CRI DU CŒUR POUR L’HÔPITAL RÉGIONAL EN DÉTRESSE
Lors d’une rencontre avec les populations, le maire Mansour Faye a tiré la sonnette d’alarme sur l’état critique de l'établissement sanitaire. Équipements obsolètes, scanner hors service et bâtiments menaçant ruine...
Lors d’une rencontre d’échanges organisée avec les populations de Saint-Louis, l’équipe municipale a abordé divers enjeux cruciaux pour la ville tricentenaire. Cette rencontre, présidée par le maire Mansour Faye, a été l’occasion de dresser un bilan des réalisations et de partager les perspectives pour le développement de la commune. Parmi les préoccupations majeures exprimées, l’état alarmant de l’hôpital régional a retenu toute l’attention.
Le maire n’a pas mâché ses mots en décrivant la situation critique de l’hôpital de Saint-Louis, l’un des premiers du Sénégal, vieux de plus de deux siècles. « Cet hôpital menace de ruine. Ses équipements sont obsolètes, et le scanner est hors service. Aujourd’hui, une personne qui s’y rend pour se soigner risque sa vie », a-t-il déploré. Ce constat s’avère d’autant plus préoccupant que la population de Saint-Louis ne cesse de croître, accentuant la pression sur des infrastructures déjà fragiles.
Mansour Faye a lancé un appel aux autorités nationales pour une réhabilitation urgente de cet établissement vital, dont le niveau de délabrement est qualifié d’« inacceptable ». Si des financements pour un nouvel hôpital universitaire de Niveau 4 ont été finalisés, les travaux restent suspendus, plongeant les populations dans une situation sanitaire précaire. « En attendant la réalisation de ce projet, il est impératif de prendre en charge l’hôpital existant », a martelé le maire.
Outre la question sanitaire, d’autres problématiques ont été soulevées lors de la rencontre. Le désencombrement de l’avenue Macky Sall, envahie par des marchands ambulants, sera effectif d’ici le 15 février, selon le maire. Par ailleurs, les infrastructures sportives, notamment le stade Mawade Wade, bénéficieront de travaux de réhabilitation imminents, permettant à l’équipe locale de disputer à nouveau ses matchs à domicile.
Malgré les réalisations déjà accomplies grâce aux projets de l’État et aux partenariats, le maire a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour capter les opportunités liées à l’exploitation prochaine du gaz naturel.
Cependant, le cri de cœur lancé pour sauver l’hôpital historique reste au cœur des priorités, symbolisant un enjeu de dignité et de justice pour les populations de Saint-Louis.
LA CEDEAO PRESENTE SES INITIATIVES ANTI-TERRORISME A NEW YORK
Le 21 janvier 2025, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu une session de haut niveau sur les « Initiatives de lutte contre le terrorisme menées par l’Afrique et axées sur le développement », sous la présidence de l’Algérie.
Le 21 janvier 2025, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu une session de haut niveau sur les « Initiatives de lutte contre le terrorisme menées par l’Afrique et axées sur le développement », sous la présidence de l’Algérie.
L’objectif principal de la session du Conseil de sécurité dédiée aux initiatives de lutte contre le terrorisme était de promouvoir le soutien international aux efforts africains dans la lutte contre le terrorisme, en mettant l’accent sur l’intégration des actions de développement socio-économique dans les stratégies de réponse au terrorisme sur le continent.
Lors de cette session, l’ambassadrice Kinza Jawara-Njai, observatrice permanente de la Cédéao auprès des Nations Unies, a présenté un rapport sur les initiatives et les stratégies mises en place par l’Organisation régionale pour lutter contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.
Selon le comtpe rendu de l’institution, la diplomate gambienne a détaillé l’adoption du Plan d’action de la Cédéao pour l’éradication du terrorisme, l’activation de la Force en attente de la Cédéao ainsi que l’introduction de moyens cinétiques dans les stratégies d’intervention. Elle a rappelé que ces mesures visent à renforcer la capacité de la Cedeao à répondre de manière plus efficace aux menaces terroristes dans la région.
Cette présentation intervient dans un contexte critique marqué par la multiplication des attaques terroristes contre des pays membres de la Cédéao. L’organisation communautaire fait face à des critiques croissantes de la part de certains pays du Sahel, exposés aux menaces jihadistes, qui ont quitté la Cedeao en invoquant, en partie, son inaction supposée face à la montée en puissance des groupes terroristes dans la région.