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3 avril 2025
CASAMANCE, COMMENT LE TOURISME A SURVÉCU AU CONFLIT
Pendant un long moment, la région qui a connu une insécurité précaire à cause du conflit armé avait du mal à voir l’ombre d’un touriste. Au fil du temps, la donne a changé avec le calme qui est revenu.
Pendant un long moment, la Casamance qui a connu une insécurité précaire à cause du conflit armé avait du mal à voir l’ombre d’un touriste. Au fil du temps, la donne a changé avec le calme qui est revenu.
En 1992, le conflit armé qui a démarré dès l’aube des années 1980 a plongé tout le sud du Sénégal dans une insécurité sans fin. Cette situation a mis en péril le secteur touristique qui a enregistré une vague de départs immédiats de touristes présents dans la zone. Avec les braquages incessants qui survenaient à tout moment sur l’axe Cap Skirring-Ziguinchor, la situation s’est envenimée. Les porteurs d’armes, supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), pouvaient surgir à n’importe quelle heure pour s’en prendre aux populations.
À cause de l’insécurité qui y prévalait du fait de la crise armée, la Casamance était estampillée zone rouge et sensible. Aussi, la mort par “accident” d’un groupe de touristes dans les années 2000, non loin de Katakalousse, à quelques kilomètres de la station touristique de Cap Skirring, a amplifié les départs. Pendant ce temps, les réceptifs peinaient à se relever. L’insécurité fut fatale au tourisme local, occasionnant la fermeture des hôtels et l’arrêt des services offerts. Quelques années plus tard, en 2021, les manifestations politiques sont venues s’ajouter aux conséquences du conflit armé déjà désastreuses.
Le tourisme tourne, à nouveau, au ralenti. Dans ce contexte, peu de touristes viennent en Casamance pour les vacances. Donc, dans cette partie du Sénégal, le tourisme était à terre. Aujourd’hui, le sud du pays, y compris la zone touristique de Cap Skirring, commence à renouer avec la sécurité. Au mois d’octobre, la ville a accueilli son premier vol international en provenance de Bruxelles et Paris. À bord, une centaine de touristes. La particularité : il y avait beaucoup d’enfants. La vie reprend paisiblement dans la localité. Le tourisme retrouve sa place de choix avec des complexes hôteliers qui font le plein, surtout avec l’ouverture de la présente saison. Les fréquentations reprennent ainsi de plus belle. Même les campements implantés dans des localités éloignées y trouvent leur compte.
Gérant d’un campement dans les îles de la Basse-Casamance, Agolène Gomis se réjouit de la sécurité qui prévaut dans le département d’Oussouye et le reste de la Casamance. Contacté par “Le Soleil”, le jeune promoteur touristique affirme que “la sécurité favorise un bon climat des affaires”. Actuellement, rassure-t-il, les choses marchent très bien. “Il fut un temps, on ne recevait pratiquement pas de touristes à cause de l’insécurité. Nous vivions une situation très compliquée. Nous avions du mal à nous en sortir financièrement. En revanche, tout cela est derrière nous. On rend grâce à Dieu parce que les choses évoluent positivement.
Mon campement est plein depuis deux mois et la clientèle continue à frapper à nos portes”, jubile Agolène. Entrepreneur touristique depuis 10 ans, le fils de Sifoca, dans la commune de Diembéring, indique que nul ne peut investir dans une zone où règne l’insécurité. L’insécurité et la Casamance, c’est une histoire de plusieurs décennies qui a mis à genou le tourisme local. Cependant, les choses semblent revenir à la normale avec des retombées économiques profitables à ceux qui osent se lancer dans le secteur.
PAR SALLA GUEYE
BUSINESS FAMILIAL EN PLEINE RUE
"Dakar, capitale de la convivialité, de l’hospitalité et, apparemment, du business florissant des mendiants. Si vous traversez la ville, vous ne pouvez pas les manquer. Ce ne sont pas seulement des individus isolés..."
Dakar, capitale de la convivialité, de l’hospitalité et, apparemment, du business florissant des mendiants. Si vous traversez la ville, vous ne pouvez pas les manquer. Ce ne sont pas seulement des individus isolés, non, ils ont formé des « familles d’affaires » bien structurées. Le père, la mère, les enfants… tous sur le terrain, à l’affût de la générosité des automobilistes. Et des passants !
Le plus impressionnant, c’est que l’équipe a bien appris sa stratégie : le père occupe le bord du rond-point, la mère reste là pour « assurer » la garde et les enfants, eux, sont les plus performants en manœuvres acrobatiques entre les voitures. Comme quoi, la famille, ça peut aussi rimer avec business !
Ces petites scènes de la vie dakaroise rappellent à quel point le « masslaa » prend toutes les formes possibles.
Au-delà de l’accueil chaleureux et des sourires, Dakar sait aussi offrir des opportunités… même aux plus téméraires. Après tout, chez nous, tout est possible, y compris des familles entrepreneuriales à la recherche de quelques pièces, voire de grosses fortunes, pour parfaire leur business model. La Teranga, n’est-ce pas un concept qui s’adapte à toutes les générations ?
LE JARAAF SE RELANCE ET ENFONCE TENGUETH FC
Le club de la Médina s'est imposé 3-2 face aux Rufisquois samedi lors d’un match en retard de la 10e journée de Ligue 1, infligeant une quatrième défaite consécutive au champion en titre.
Dakar 25 jan (APS)- Le Jaraaf de Dakar a dominé (3-2) Tengueth FC samedi lors d’un match en retard comptant pour la 10e journée de la Ligue de football, plongeant le champion en titre dans une spirale de mauvais résultats.
Mené par Tengueth dès la 7e mn grâce à un but de Malick Ndoye, le Jaraaf a tout renversé en seconde période. Mame Saer Gueye (48e mn), Moctar Koite (51e mn) et Abdoulaye Oualy (82 e mn) ont inscrit les buts de l’équipe de la Médina. Mamadou Sarr a réduit le score pour les Rufisquois à la 87e mn. Cette quatrième défaite rend difficile la situation du champion sortant.
Tengueth FC, qui s’est séparé de son coach Sidath Sarr pour insuffisance de résultats, n’a pas encore trouvé un remède à sa méforme depuis le début de saison. Cette victoire permet au Jaraaf de se relancer et de prendre la troisième place avec 19 points, à huit longueurs du leader l’US Gorée.
L’équipe de la Médina pourrait encore engranger d’autres points puisqu’elle a deux matchs en retard à jouer face au Casa sports et au Guédiawaye. Le derby de la banlieue dakaroise, entre Pikine et Guédiawaye FC se joue dimanche, en match en retard pour la 11e journée du championnat.
Avec deux victoires seulement, cinq matchs nuls et quatre défaites, l’AS Pikine, mal en point dans le classement, aura fort à faire face à son voisin, Guédiawaye FC, qui va chercher à maintenir sa bonne dynamique.
La rivalité entre ces deux clubs de la banlieue dakaroise laisse entrevoir un match électrique.
PAR Aoua Bocar LY-Tall
JE N’AI JAMAIS TRAITÉ LES MILITANT-E- DE PASTEF DE TERRORISTES
EXCLUSIF SENEPLUS - En parcourant récemment les commentaires d'un de mes posts sur Cheikh Anta Diop, je suis tombée sur l'origine de cette vieille accusation. C’est à croire que presser de condamner et de salir, certaines personnes lisent mal
Je n’avais jamais su pourquoi certaines personnes m’accusaient d’avoir traité les militant-e-s de Pastef de terroristes. Avant, je le mettais simplement sur le compte d’une campagne de salissage dans les réseaux sociaux que les gens subissent de nos jours ici et sous d’autres cieux. Je ne l’ai compris que le 23 janvier 2025. Au chevet de ma grande-sœur malade et hospitalisée, je me suis mise à lire un peu de tout sur mon téléphone portable. Entre autres, je suis entrée dans ma page Facebook et visité les commentaires de mon post du 29 décembre 2024 annonçant le 101ème anniversaire de naissance de mon Maitre à penser Cheikh Anta Diop. Il y avait 760 commentaires. D’aucuns soulignaient sa grandeur ou son érudition, d’autres exprimaient leur enthousiasme face à ma nomination au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) à titre de représentante des personnalités qualifiées du milieu des lettres, d’autres formulaient des félicitations, des encouragements et des prières, certains me dénigraient et/ou m’invitaient à démissionner du poste. Bien entendu, certains me défendaient contre leurs propos.
C’est au cours de cette lecture que j’ai découvert le post d’un certain Diallo Diallo, datant de deux (2) semaines. Il l’illustrait par un texte daté du 6 mars 2021 et me posait la question : « C’était votre publication ? Non ? » C’est alors que j’ai compris la source de l’accusation d’avoir taxé les militant-e-s de Pastef de terroristes. C’est à croire que presser de condamner et de salir, certaines personnes lisent mal. Ce post commence pourtant de façon claire. Comme titre, j’écris* : « Alerte ! Alerte ! Le Sénégal en danger de l’envahissement par des terroristes. » À ce que je sache, ceux qui envahissent un pays, viennent de l’extérieur ? Non ? Donc, s’ils viennent de l’extérieur, ce ne sont pas des sénégalais-e-s.
Mieux, j’ajoute : « Il était invraisemblable en effet que la violence des destructions et des meurtres soient le fait de la jeunesse sénégalaise (jeunes, enfants & étudiant-e-s-) de façon concomitante dans plusieurs villes du Sénégal …» Je poursuis : « L’avis de monsieur Sékou Sangharé, un panafricaniste guinéen nous explique l’infiltration des terroristes dans ces manifestations de jeunes au Sénégal.» Je termine par : « Lisez l’alerte et restons vigilant-e-s ! Tout le reste du texte vient de monsieur Sangharé qui explique : « La stratégie des terroristes présents au Sénégal se déroule en 4 phases. » Puis, il détaille : - 1, -2, -3, - 4 en allant à chaque fois à la ligne. Ensuite, il apporte d’autres précisions avec ce sous titres : « Qui sont ces terroristes ? » (Cf.: https://afriqueconfidentielle.com/continent/senegal/le-panafricaniste-sekou-sanghare-alerte-sur-un-complot-terroriste-visant-le-senegal/) C’est dire que contrairement à ce qu’on a prétendu, j’ai même disculpé la jeunesse sénégalaise dont les militant-e-s du Pastef comme on peut le lire ici sur ma publication au complet sur Facebook (Cf. : https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=4030942573597346&id=100000449281317&_rdr) Et, si certains n’avaient pas compris ou n’était pas d’accord avec le point de vue de M. Sangharé, quelqu’un du pseudonyme anticonformiste Aln a appelé ses amis (Nouha DjitteCheikh Mbaye Malamine Fall Ronaa Gueye ) et leur a dit : «Venez voir la publication entière. Cette dame n'a fait que partager.Je crois que l'acharnement est infondé. J'ai suivi ces publications de 2021 à 2024 mais c'est une panafricaniste pure.» C’est en effet ce qu’on connait de moi. Je salue son honnêteté.
D’ailleurs, comment pourrais-je taxer les "Pastéfiens" de terroristes alors que j’y compte beaucoup de gens qui me sont très chers. Il y a parmi eux mes propres jeunes sœurs et enfants, des neveux, des nièces dont j’ai contribué à former certains politiquement dans le RND alors qu’ils/elles étaient des adolescent-e-s et nous suivaient partout où nous allions rencontrer Cheikh Anta (chez lui, dans son bureau, aux meetings et procès du RND, etc.). Aussi, parmi les gens du Pastef, j’ai des collègues pour lesquel-les j’ai le plus grand respect, de l’estime, voire de l’admiration ainsi que de grand-e-s ami-e-s de longue date. Pour n’en citer qu’un seul, je peux parler de mon cousin S.E.M Amadou Tidiane Wone. Au-delà de notre parenté, j’ai eu à collaborer avec lui au Canada quand il y était ambassadeur du Sénégal. Ce, autour de la valorisation de patrimoine historique de l’Afrique que j’y menais, plus précisément autour des Manuscrits de Toumbouctou. De même, j’ai partagé avec lui des plateaux de télévision dans le cadre des Ziarras Omariennes. Militant actif ou sympathisant ouvert du Pastef, il est aujourd’hui ministre-conseiller du président Bassirou Diomaye Faye. Comme pour tant d’autres militant-e-s du Pastef que je connais bien, jamais, il ne me frôlerait l’esprit que cet homme, intelligence et culture par excellence, soit un terroriste ou lié à une formation politique terroriste. Jamais !
Dre Aoua Bocar LYyTall est sociologue/analyste, membre de MESURe et de la Plateforme Aar suñu Eleksion.
*N.B. : je cite tel que j’ai écrit exactement dans le post c’est-à-dire avec beaucoup de majuscules pour mettre en exergue des mots et des propos importants.
par Oumou Wane
NI ETHNIE NI STATUT AU DESSUS DES LOIS
Manipuler le Fouta en faisant croire que les nouveaux dirigeants sont contre les pulaars, c’est insulter notre intelligence. L’appartenance ethnique de Farba Ngom est une pure excursion hors-sujet dans cette affaire
Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes toujours en démocratie. Alors pourquoi ce battage médiatique, dès lors qu’il s’agit, dans le cadre d'une enquête préliminaire, de permettre à un député d'être entendu par la Justice, comme n'importe quel autre citoyen d’ailleurs, afin de pouvoir répondre aux questions des enquêteurs et confirmer ainsi son innocence ou sa culpabilité ?
En effet, qu’y a-t-il de choquant à ce qu’un parlementaire, en l’occurrence le député Farba Ngom, soit amené à répondre à des suspicions devant la justice, tant que toutes les étapes de la procédure ont été respectées ?
Rappelons les simples faits. Le garde des Sceaux, maître Ousmane Diagne, saisi par le Parquet financier, a écrit à l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, dans le cadre d’une enquête sur des activités suspectes de blanchiment de capitaux dont la valeur est estimée provisoirement à plus de 125 milliards de Francs CFA. Suite à cette demande, c’est lors de la séance plénière de ce vendredi 24 janvier 2025, que l'immunité parlementaire du député et proche de l’ex-président Macky Sall, a été levée.
Pourquoi donc tout ce tintamarre ethnico-politico-médiatique puisque, quoi qu’il arrive Farba Ngom va pouvoir répondre devant la justice et on saura un jour peut-être s’il est coupable ou non des graves accusations portées contre lui ?
Je me permets ici, avec tout le respect que je dois à sa fonction, de dire à maître Aïssata Tall Sall, qu’il ne s’agit pas d’ethnie dans cette affaire. En affirmant que « Farba Ngom est prêt à affronter la vie et la mort », eu égard à son éducation dans le Fouta, où dit-elle, « nous n’avons pas peur, nous, de la mort », elle déplace le sujet sur le terrain de la discrimination, comme si notre ethnie à chacun, ne fait pas de nous des Sénégalais à part entière.
Comme beaucoup de mes compatriotes, je crois que j’ai peur de la mort ! De la sale mort injuste qui fauche beaucoup trop de citoyens sénégalais. Se faire écraser sur le macadam en conduisant sa moto Jakarta pour gagner sa vie, mourir sur une charrette sur le chemin du dispensaire en pleine brousse en donnant naissance, partir à la fleur de l’âge dans un règlement de compte ou une manifestation… Et je ne parle pas des maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires et le diabète qui déciment nos populations et contre lesquelles, nous n’avons pas d’immunité.
L’immunité protège les parlementaires de toute mesure coercitive les privant de leur liberté, sauf crime, délit flagrant ou condamnation définitive, ce qui n'empêche pas une mise en examen. L’immunité n’a donc pas une valeur absolue.
En revanche, elle sert à protéger le parlementaire si le fondement des poursuites est politique. Certains, qui étaient hier au pouvoir dénoncent une « chasse aux sorcières » ou « une commande politique » dans cette levée d’immunité, mais il pourrait s’agir tout autant de lutte contre la corruption et d’actions en faveur de la transparence et la bonne gouvernance.
Si je ne me trompe, ce signalement de la Centif date de 2023 donc bien avant l’arrivée du nouveau régime au pouvoir. Manipuler les populations du Fouta aujourd’hui en leur faisant croire que les nouveaux dirigeants du pays sont contre les pulaars, c’est vraiment insulter notre intelligence. Je connais peu de pulaars prêts à mourir aujourd’hui pour défendre la cause de Farba Ngom. Les dignes fils du Fouta, justement en vertu de leur naissance, de leur éducation et de leurs valeurs et éthique, n’auront jamais, dans leur immense majorité, à répondre devant la justice pour infirmer ou confirmer des accusations aussi graves, tels que des faits de blanchiment de capitaux, de détournements de fonds publics ou autres, qui tombent sous le coup de la loi.
L’appartenance ethnique de Farba Ngom est donc, dans cette affaire, une pure excursion hors-sujet, à dessein pour créer une affaire dans l’affaire jusqu’à ce que l’on n’y comprenne plus rien !
Nous voulons un nouvel élan pour demain ? Commençons par changer nos schémas de pensée.
Nul ne saurait se placer au-dessus des principes fondamentaux de la Justice.
Oumou Wane est présidente Citizen Media Group – africa7.
SIX LEGENDES POUR LE TIRAGE AU SORT DE LA CAN 2025
La Confédération africaine de football (Caf) a annoncé la présence de six invités de marque au tirage au sort de la Can 2025 prévu la semaine prochaine.
La Confédération africaine de football (Caf) a annoncé la présence de six invités de marque au tirage au sort de la Can 2025 prévu la semaine prochaine.
Alors que le tirage au sort de la Can 2025 livrera ses secrets lundi prochain au Théâtre national Mohammed V à Rabat au Maroc, la Caf a signifié la présence à l’évènement de plusieurs légendes du football africain, parmi lesquelles d’anciens vainqueurs du tournoi phare continental. Quadruple vainqueur du tournoi avec l’Egypte (1998, 2006, 2008, 2010), l’ancien gardien emblématique des Pharaons, Essam El Hadary (159 capes), fera partie du gotha, aux côtés d’autres champions.
Avec Mboma, Gervinho et Momo Sissoko
Il s’agit du Camerounais Patrick Mboma, victorieux avec les Lions Indomptables en 2000 -la même année de sa consécration au Ballon d’Or africain- et en 2002, de Gervinho, sacré avec la Côte d’Ivoire après avoir déchanté en finale en 2012, et enfin de l’ancien attaquant Christopher Katongo, surprenant vainqueur en 2012 avec la Zambie sous la direction de Hervé Renard. Bien qu’il n’ait jamais goûté à la joie d’un triomphe à la Can, l’ancien dernier rempart de l’équipe de Tunisie, Aymen Mathlouthi (73 capes), vainqueur de la Ligue des Champions de la Caf (2007) et double vainqueur de la Coupe Caf (2006, 2015), sera là lui aussi.
Et ce, au même titre que l’ex-milieu défensif du Psg, Momo Sissoko, dont la meilleure performance collective dans l’histoire de la compétition remonte à la troisième place obtenue en 2013 avec les Aigles du Mali.
La cérémonie va démarrer à 18 heures Gmt et verra la participation des délégations des 24 nations qualifiées qui seront réparties en six groupes de quatre.
Pour rappel, la Can 2025 se déroulera au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
KHADY DIENE GAYE LANCE LA DIRECTION GENERALE DES SPORTS
L’annonce vient du communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier. Et sur proposition de la ministre des Sports, c’est l’inspecteur Mama Laye Mbaye qui va diriger cette nouvelle structure.
C’était dans les tuyaux, suite au décret portant organisation du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture. La Direction générale des sports voit le jour. L’annonce vient du communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier. Et sur proposition de la ministre des Sports, c’est l’inspecteur Mama Laye Mbaye qui va diriger cette nouvelle structure.
Derrière le poste de ministre des Sports, les noms de certaines directions revenaient souvent, comme la Direction du sport de haut niveau (Dshn, ex-Dhc) ou la Direction des activités physiques et sportives (Daps). Aujourd’hui, les données vont changer avec l’arrivée de la Direction générale des sports (Dgs).
Dans les tuyaux depuis quelque temps, cette nouvelle direction est annoncée dans le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier. Et sur proposition de la ministre en charge des Sports, un Directeur général est nommé. Et là, Khady Diène Gaye n’est pas allée chercher loin, en nommant un de ses proches, en l’occurrence l’inspecteur de l’Education populaire, de la jeunesse et des sports Mama Laye Mbaye.
En jetant un coup d’œil sur le décret d’août 2024 portant organisation du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, la Direction générale des sports (Dgs) de Mama Laye Mbaye va donc chapeauter la Dshn de Cheikh Fall et la Daps de Gilbert Mbengue. Sur les missions du nouveau patron de la Dgs, le document précise : «La Direction générale des sports a pour mission de favoriser la pratique des activités physiques et sportives sous toutes ses formes sur l’ensemble du territoire national et de créer les conditions d’une bonne participation des sportifs de haut niveau aux compétitions internationales. A ce titre, elle est chargée de la coordination administrative et technique des activités liées au sport de masse et au sport d’élite.»
L’Office de gestion des infrastructures sportives change de directeur
A noter qu’une autre décision a été prise du côté du ministère des Sports, et elle concerne l’Office de gestion des infrastructures sportives (Ogis) qui change de directeur, avec la nomination de «Monsieur Babacar Ndiaye, titulaire d’un Master en lettres, arts et communication». Ce dernier remplace Mamadou Lamine Bara Guèye qui a été nommé sous le magistère de l’ancien ministre Lat Diop. Le maintien de l’Ogis, qui va gérer les stades nationaux comme Léopold Sédar Senghor, est une bonne chose, au moment où la maintenance et la rentabilité financière de nos stades posent problème, devenant un débat récurrent. Un tel organe vient aussi prouver l’importance que les nouvelles autorités accordent à cette volonté d’apporter des solutions définitives au problème d’entretien des infrastructures sportives au Sénégal.
CINEFEMFEST REND HOMMAGE À SAFI FAYE
Le Cinefemfest «Gëstu Nataal i Jigeen» organise une tournée sénégalaise pour le cinquantenaire du film «Kaddu Beykat» afin de célébrer l’engagement de la réalisatrice sénégalaise Safi Faye pour la souveraineté alimentaire et la dignité du monde rural
Le Cinefemfest «Gëstu Nataal i Jigeen» organise une tournée sénégalaise pour le cinquantenaire du film «Kaddu Beykat» afin de célébrer l’engagement de la réalisatrice sénégalaise Safi Faye pour la souveraineté alimentaire et la dignité du monde rural. Ce docufiction de 98 minutes, réalisé en 1975 et restauré dans une nouvelle version, sera donc projeté le 7 février prochain à la Place du souvenir africain.
Le nom de Safi Faye dans l’histoire du cinéma du continent reste et demeure lié au film Kaddu Beykat, Lettre Paysanne. Et pour célébrer les 50 ans de ce docufiction de 98 minutes réalisé en 1975, ainsi que l’engagement de la réalisatrice Safi Faye pour la souveraineté alimentaire et la dignité du monde rural, le Cinefemfest «Gëstu Nataal i Jigeen» organise une tournée à travers le Sénégal. «Après avoir mis à l’honneur Safi Faye lors de son festival en 2023, le Cinefemfest organise une tournée à Dakar et en région pour célébrer l’œuvre de la réalisatrice sénégalaise Safi Faye (1943-2024). La tournée a pour but de faire connaître l’œuvre de la réalisatrice, en particulier le film Kaddu Beykat dont c’est le cinquantenaire en 2025», souligne la directrice du festival dans un communiqué. Selon Dr Rama Salla Dieng, cette tournée pour promouvoir l’œuvre filmique de Safi Faye est «vitale», car cela va permettre de la faire connaître auprès de la plus jeune génération et du grand public. «Safi Faye a été pionnière dans sa pratique artistique, en tant que la première Africaine à avoir fait un film commercial. Dans son œuvre, elle s’est surtout intéressée aux enjeux et expériences du monde rural, à l’émancipation de la femme comme à l’indépendance économique et la souveraineté, ainsi qu’au poids des traditions, le tout en pays sérère», note le document.
Censurée par Senghor
Kaddu Beykat, Lettre Paysanne fut censuré à l’époque par les autorités sénégalaises sous le magistère de Léopold Sédar Senghor, lui-même sérère et fils de paysan. N’empêche, Safi Faye le disculpe : «La vérité sort de la bouche des paysans qui ont dit les sévices que les coopératives étatiques leur faisaient subir. Ce sont eux qui ont parlé. Je ne peux pas dire que c’était le Président Senghor qui a donné l’ordre de censurer le film parce qu’il m’a honorée après. C’est Adrien Senghor, le neveu du Président, alors ministre de l’Agriculture, qui a refusé le film. Ce sont les partis communistes de l’époque qui ont défendu mon film. Cette censure fait que le monde entier a voulu voir ce film et a reconnu une Africaine, paysanne, qui a osé mettre le doigt sur l’exploitation de la paysannerie. Les autres paysans du monde sont aussi exploités, et c’est pour cela que 40 ans après, c’est comme si le film avait été tourné hier», avait écrit le journaliste et critique de cinéma Baba Diop. En effet, rappelle-t-il, dans cet article paru en 2018 dans le magazine Senciné, le film a été restauré et sous-titré par la Cinémathèque «Afrique de Cultures France» dans une nouvelle version. «A la faveur de la tenue de la Cop21 à Paris consacrée au réchauffement climatique, Kaddu Beykat a connu une nouvelle jeunesse. Le film a beaucoup circulé dans les pays européens pour avoir été considéré comme précurseur des films qui sonnaient l’alerte sur les conséquences du changement climatique», avait soutenu Baba Diop.
50 ans après, on projette ce premier long métrage de Safi Faye qui raconte l’histoire de Ngor et de Coumba, vivant dans un petit village sérère, Fadial, village des ancêtres de Safi Faye. Depuis deux bonnes années, Ngor est dans l’attente d’épouser Coumba. Mais, cette année encore, la récolte est mauvaise, les pluies insuffisantes et irrégulières. Or, l’arachide, culture coloniale et culture de rente, ne se récolte qu’une fois par an. «Le film Kaddu Beykat a le mérite de montrer les talents de chercheuse de Safi Faye, qui est aussi docteure en ethnographie et en anthropologie, en transposant son histoire familiale à celle de l’économie politique et sociale du bassin arachidier, microcosme vivant du Sénégal rural de l’époque», estime la directrice du Cinefemfest, Dr Rama Salla Dieng, rappelant dans le communiqué que les problématiques soulevées par Kaddu Beykat demeurent d’une brûlante actualité. «Les défis du monde rural, la souveraineté alimentaire et le rôle de l’Etat sont plus que jamais d’actualité 50 ans après», précise la note.
Projection le 7 février à Place du souvenir africain
A travers cette célébration, le Cinefemfest entreprend une série de projections dans les écoles, universités et lieux culturels de Dakar, ainsi qu’en région. Et deux dates marquantes ponctueront cette tournée. Le 6 février, l’Institut français de Dakar accueillera la projection de Mossane, son premier long métrage fiction, dans le cadre du Cycle «Féminin Sacré». Le lendemain, le 7 février, Kaddu Beykat sera projeté à la Place du souvenir africain à 16h 30, après la restitution de la résidence d’écriture et de création Intersections : Selebeyoon, organisée par le Cinefemfest en 2024 et dont la marraine était l’écrivaine Ken Bugul. De La passante, son premier film, à Mossane, son premier long métrage fiction, Safi Faye aura réalisé 13 films.
DESENCLAVEMENT DES ILES, L’APPEL DU MAIRE DE KAFOUNTINE
Le maire de la commune de Kafountine, David Diatta, demande le désenclavement des îles Karones pour libérer leur potentiel économique, culturel et environnemental méconnu.
Le maire de la commune de Kafountine, David Diatta, demande le désenclavement des îles Karones pour libérer leur potentiel économique, culturel et environnemental méconnu.
Le problème fondamental des îles Karones reste de toute évidence leur enclavement. C’est le cri du cœur de tous les insulaires. «C’est cet enclavement qui fait qu’aujourd’hui tout le potentiel économique, culturel et environnemental n’est pas vu», s’est désolé David Diatta. Pour surmonter cet obstacle, le maire de Kafountine, commune dont relève l’ensemble des îles Karones, appelle au désenclavement à la fois entre les îles elles-mêmes et entre les îles et la terre ferme. «Aujourd’hui, il faut vraiment le désenclavement physique, notamment l’accès, les voies. Déjà, entre Kassel et le reste des îles Karones, il y a un fleuve de moins d’un kilomètre. La solution, c’est de régler la route Kassel-Kouba, en passant par Hillol», a plaidé l’élu local.
L’autre problème réside dans la connectivité interne entre les îles. Là, David Diatta propose d’aménager les sites d’embarquement et de débarquement de ces îles pour mettre en place un système de transport fluvial avec des pirogues modernes sécurisées pour le transport des personnes et des biens. «Il est inadmissible aujourd’hui que sur une distance de 19 km, un insulaire fasse 48 heures pour trouver par exemple un extrait de naissance à Kafountine. Il est obligé de venir passer la nuit, régler son besoin et retourner le lendemain. Donc il perd au moins 48 heures sur une distance de 30 minutes si tout allait bien», regrette le maire.
A son avis, le désenclavement des îles va permettre de valoriser leur potentiel touristique sous-exploité.
En effet, Kafountine est la commune qui compte le plus d’îles au Sénégal. Cependant, ces sites paradisiaques sont malheureusement peu connus à cause de leur enclavement. L’on dénombre à ce jour 14 îles habitées, en plus de celles inhabitées mais qui servent de rizières aux Karoninqués.
Au-delà du désenclavement physique, le désenclavement numérique des îles est aussi un autre plaidoyer que pose le maire de Kafountine sur la table des autorités étatiques. Les infrastructures numériques constituent un autre enjeu à relever dans ces contrées où le réseau téléphonique et l’internet restent aléatoires. «Aujourd’hui, même le réseau téléphonique fait défaut et cela pose un problème sécuritaire. S’il y a une urgence, par exemple un malade qu’il faut évacuer d’urgence, pour contacter le district sanitaire ou le poste de santé de Kafountine, le problème du réseau téléphonique se pose», confie M. Diatta, qui appelle à rendre beaucoup plus visible les îles et valoriser leur potentiel économique, notamment touristique, agricole, environnemental, culturel, écologique. Le président de la jeunesse de Kouba, Toussaint Sambou, interpelle les autorités étatiques : «Notre village, Kouba, ainsi que les îles Karones sont de véritables paradis souvent oubliés. Il est crucial de plaider en faveur de leur désenclavement pour améliorer leur accessibilité et ainsi favoriser le développement économique, social, éducatif de notre communauté, et offrir un meilleur avenir à nos enfants.»
LES ILES KARONE, UN TRESOR CACHE
Situées en Basse-Casamance et enclavées - Les îles Karones sont réputées, entre autres, pour leur enclavement. L’île magnifique, propre et vivante de Kouba, perdue dans l’embouchure du fleuve Casamance, ne fait pas exception
Les insulaires de Kouba, dans les îles Karones, crient au désenclavement de leurs localités. La pirogue reste l’unique moyen pour accéder à ces contrées reculées de la Basse-Casamance pourtant dotées de beaucoup de potentiel sous-exploité. Aujourd’hui, la construction d’un pont est vivement souhaitée par les Karoninqués.
Les îles Karones sont réputées, entre autres, pour leur enclavement. L’île magnifique, propre et vivante de Kouba, perdue dans l’embouchure du fleuve Casamance, ne fait pas exception. Ce coin reculé du Sénégal en Basse-Casamance n’est accessible qu’avec une pirogue. Si l’on vient de Kafountine-commune dont dépend Kouba, il faut passer par le village de Kassel, prendre une pirogue, traverser une végétation verdoyante de mangrove à travers des bolongs débouchant sur le fleuve Casamance et atteindre l’île de Hillol. De là, les motos tricycles ou les motos Jakarta, seuls moyens de locomotion, vous conduiront à Kouba en traversant bien entendu le village de Hillol. La piste qui mène à Kouba, longue de plus de 10 km, est chaotique, étroite, sablonneuse par endroits ou boueuse, selon la saison. S’y ajoute le phénomène naturel des marées qui dictent leur loi. La malchance, c’est quand on arrive pendant la marée basse où l’eau de mer se retire des bolongs pour se jeter dans le fleuve. «Quand la marée est basse, les passagers sont obligés de descendre de la pirogue qui ne peut pas avancer jusqu’à l’embarcadère. Et donc on retrousse son pagne ou son pantalon et on marche dans l’eau jusqu’à la sortie ou jusqu’à atteindre la pirogue. On n’a pas d’autre choix pendant la marée basse», confient les habitués de ce trajet.
La pêche, le maraîchage, la récolte du vin et la fameuse activité de conduite de Jakarta ou de tricycle sont les principales activités qui s’offrent à la jeunesse de Kouba privée de perspectives plus joyeuses.
«Notre souci principal dans les îles, c’est l’enclavement. On a vraiment besoin que la localité soit désenclavée pour nous rapprocher de la terre continentale, mais également pour faciliter l’accessibilité. Vous avez vu les conditions dans lesquelles vous avez voyagé, l’accès est difficile alors qu’il y a beaucoup de potentiels dans nos terroirs. Il est vrai que nous sommes des insulaires, mais nous avons une superficie de 9 km2. Nous avons des ressources forestières, mais aussi halieutiques. Le problème d’enclavement fait qu’on ne peut pas exploiter convenablement toutes ces ressources», a développé Tous-saint Sambou, président de la jeunesse de Kouba et de l’association «Kouba Kambeng» qui réunit la population locale et de la diaspora. Les infrastructures sociales de base ne manquent pas à Kouba. Son école a été rénovée et l’île est dotée d’un poste de santé avec une maternité équipée. Case de santé à l’origine, le poste de santé qui polarise les populations de toutes les îles Karones est dépassé par la demande au fil du temps. «Les locaux sont devenus exigus. Nous voulons une extension pour que cela réponde aux normes d’un poste de santé», a plaidé M. Sambou. Aussi la maternité, «très bien équipée», n’a pas de sage-femme. «On peine à trouver une sage-femme. Il y a l’échographie ici, mais les femmes sont toujours référées à Kafountine ou ailleurs pour les consultations prénatales ou les accouchements», se désole Toussaint Sambou. L’autre manquement pour les insulaires, c’est de s’approvisionner en produits de grande consommation. «Nous avons une boutique villageoise.
Malheureusement, elle ne fonctionne pas. Nous demandons à ce que la boutique soit réactivée pour qu’elle puisse constituer un poumon économique et éviter aux gens les déplacements jusqu’à Kafoun-tine ou ailleurs pour s’approvisionner», sollicite le président de la jeunesse de Kouba.
Les insulaires réclament un pont
La mobilité au niveau de la traversée Hillol-Kassel ne pose pas problème. Deux passeurs se relaient quotidiennement. Leur descente dépend de la disponibilité des clients. Ils servent du petit matin jusqu’à 19 heures, et même au de-là en cas de commande ou d’urgence. «Même si une seule personne se présente, on peut l’amener, la disponibilité ne pose pas problème. Par contre, il y avait une digue au niveau du petit bolong, un peu avant d’atteindre le fleuve. Malheureuse-ment, elle s’est détériorée. On n’a pas pu la réfectionner. Du coup, quand la marée est basse, on est obligés de patauger, et ceux qui ont des motos calculent la marée. Ils ne peuvent traverser qu’en marée haute. Ce qui constitue une difficulté majeure», a témoigné Toussaint Sambou. Il poursuit : «A défaut de la digue, et nous l’avons toujours sollicitée d’ailleurs, nous réclamons la construction d’un pont. C’est ce qui peut désenclaver la zone véritablement. Même si ce n’est pas un pont où peuvent passer des véhicules, mais un pont comme dans les îles du Saloum, à Joal par exemple. Il y a des endroits beaucoup plus proches où on peut construire ce pont sans difficulté. L’espace de la mangrove-là, la traversée n’est pas profonde. Donc ils peuvent construire une route jusqu’à l’étendue du fleuve et puis construire un pont pour la traversée.» Celle-ci coûte 200 francs Cfa par personne. Le prix de la moto est de 1000 francs Cfa.
Besoin d’une unité de transformation de produits locaux
Les femmes du village ont bénéficié d’une formation en transformation des produits locaux. Cependant, elles sont confrontées à des problèmes de production et même d’unité de production. «Nous avons la formation, mais nous n’avons pas d’unité de transformation pour faire la pratique de ce qu’on nous a appris. Nous venons de commencer, mais nous manquons de matériels de transformation. Nous n’avons pas de gaz, pas de fourneaux. Nous sommes obligées d’emprunter le gaz et nous remboursons aux propriétaires, quel que soit le temps que nous l’avons utilisé», a expliqué Marceline Sambou. Le financement aussi fait défaut pour passer sérieusement à la pratique. «Nous sommes bloquées dans notre élan par le manque de matériels, d’unité et de financement», a insisté la présidente des femmes du village de Kouba. Avant de bénéficier de cette formation, les femmes œuvraient dans la culture maraîchère. Mais là aussi, les problèmes ne manquent pas. Le surplus de production qui devait être vendu pourrit le plus souvent à cause de l’enclavement de l’île. «Nous consommons une partie, mais nous perdons beaucoup de produits qui pourrissent. Nous ne pouvons pas consommer tout ce que nous produisons et nous n’avons pas encore de moyens pour acheminer les produits ailleurs pour les vendre. La zone est enclavée. Notre principal marché d’écoulement des produits, c’est à Kafountine, c’est là-bas qu’il y a un grand marché. Vous avez vous-même constaté l’état de la route. Et c’est encore pire pendant l’hivernage, tu ne sais même pas comment faire pour sortir d’ici. A partir des mois de juin, juillet et août, nous prenons juste le risque d’aller satisfaire nos besoins et revenir. La route est un problème majeur pour nous. Sinon, il y a tout ici. Notre problème, c’est le déplacement», persiste Mme Sambou.