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4 avril 2025
Culture
DES ARTISTES D’AFRIQUE ET DE LA DIASPORA SE REUNISSENT A HARLEM
Dans le cadre du programme « Let Art Speak », Harlem (New York) accueille à partir de ce jeudi 19 septembre et ce, jusqu’au 21 septembre prochain des artistes d’Afrique et de la diaspora,
Des artistes d’Afrique et de la diaspora vont se réunir à Harlem pour le programme Let Art Speak afin de participer au dialogue et de présenter leurs idées aux leaders mondiaux lors du Sommet de l'ONU. C’est du 19 au 21 septembre 2024 avec au menu des lectures d’écrivains, de la poésie, de la danse, entre autres.
Dans le cadre du programme « Let Art Speak », Harlem (New York) accueille à partir de ce jeudi 19 septembre et ce, jusqu’au 21 septembre prochain des artistes d’Afrique et de la diaspora, renseigne un communiqué rendu public. Il s’agit d’un événement pré-sommet des Nations Unies sur le futur organisé par un collectif d’organisations panafricaines..
« L'objectif est de rassembler des écrivains, artistes, poètes, musiciens, danseurs, réalisateurs, artistes visuels et d'autres genres pour s'asseoir ensemble et créer une vision pour l'avenir », précise le document. « En septembre, les leaders du monde entier se réuniront à New York lors du Sommet du futur pour adopter le Pacte du futur dans le monde. Nous travaillons avec AU Ecosocc, Priority Africa Network et d'autres organisations panafricaines pour convoquer des leaders de la société civile du continent à venir également à New York et participer à cette même conversation sur l’avenir du monde. Nous avons voulu le faire avant le Sommet de l'ONU et nous voulions entendre d'abord la voix des artistes », a expliqué la présidente de Trust Africa, Coumba Touré.
Et d’ajouter: « Alors que nous parlons de l'avenir du monde, il est temps pour nous d'imaginer un futur différent. Un avenir qui ira au-delà de tout ce que nous connaissons aujourd'hui et qui ne fonctionne pas pour la majorité des habitants du monde, en imaginant quelque chose de différent. Nous devons imaginer un autre type de gouvernance, de gouvernance mondiale, des relations entre les différents pays et les peuples. Qui mieux que les artistes pour nous aider à créer une société juste ? C’est pourquoi nous avons créé Let Art Speak»
Le Sommet l'ONU sur le futur est, en effet, « un événement de haut niveau qui rassemble des parties prenantes mondiales pour forger un nouveau consensus international sur la manière dont, collectivement, en tant que communauté mondiale, nous pouvons offrir un présent meilleur et protéger l'avenir ».
Au programme, il y aura des discussions au coin du feu avec des artistes africains, des lectures d'écrivains, de la poésie, de la danse et des performances musicales spéciales clôtureront l'événement. Il est également prévu des panels sur des thèmes tels que : la jeunesse, leader du futur, le renforcement de la paix, de la sécurité internationale, le financement durable pour le développement durable, la place de la diaspora dans la réinvention du futur, et bien plus encore. Les conférenciers principaux invités incluent le professeur Bayo Olukoshi (professeur distingué, WITS University School of Governance), Brian Kagoro (directeur général, Open Society Foundations), Chido Mpembwa (envoyée de la jeunesse de l'UA), Dr. Krista Johnson (professeur et directrice du Centre d'études africaines, Howard University), entre autres.
Cette initiative est une collaboration entre Trust Africa, le Conseil économique, social et culturel de l'Union africaine (AU ECOSOCC), la Mission d'observation permanente de l'Union africaine auprès des Nations Unies à New York, le projet USAfrica Bridge Building, Kuumbati Productions, Geantesinvisible.com, Priority Africa Network, la Fédération des journalistes africains, Teaching Arts Institute, Artful Walls, Advocacy Network for Africa, et Oxfam, précise le document.
LA 14E EDITION DU FESTIVAL METISSONS PREVUE LES 29 ET 30 NOVEMBRE
La ville de Saint-Louis (nord) va accueillir les 29 et 30 novembre la quatorzième édition du festival ”Métissons”, un événement culturel qui vise à créer une ambiance festive dans les principaux lieux de la vieille ville.
Saint-Louis, 17 sept (APS) – La ville de Saint-Louis (nord) va accueillir les 29 et 30 novembre la quatorzième édition du festival ”Métissons”, un événement culturel qui vise à créer une ambiance festive dans les principaux lieux de la vieille ville.
”La 14e édition du festival Métissons aura lieu à Saint-Louis les 29 et 30 novembre 2024. Métissons va également promouvoir des concerts apéritifs et afters dans les principaux lieux de la ville afin de créer une ambiance festive pendant les 2 jours’’, lit-on dans une note transmise à l’APS.
Cet évènement culturel, qui se déroule sur deux jours, a pour objectif de lancer la saison touristique, ajoute la même source.
Selon les organisateurs, la scène de l’Institut français de Saint-Louis sera le principal lieu du festival avec des concerts, le vendredi et le samedi, afin de garder le côté populaire du festival et permettre l’accès au plus grand nombre de spectateurs.
Le programme du festival prévoit, entre autres, un carnaval, avec la participation d’artistes musiciens, mais également un ”Takassanu Ndar’’, (parade à travers l’île, en milieu d’après-midi) en calèche pour montrer la culture saint-louisienne.
Le promoteur culturel Ababacar Guèye est le promoteur du festival Métissons, lequel se tient annuellement dans la ville historique de Saint-Louis depuis sa création en 2010.
Depuis cette année-là, le festival ”Métissons” de Saint-Louis est inscrit dans l’agenda culturel de la capitale du nord, du Sénégal et du monde, rappelle ce dernier.
INAUGURATION DU MEMORIAL «BATEAU LE JOOLA» LE 26 SEPTEMBRE
Cette inauguration marque l'aboutissement d'une longue lutte des familles des victimes pour honorer la mémoire des 1800 disparus. Plus qu'un simple musée, ce lieu symbolique promet de devenir un espace de recueillement
C’est un ouf de soulagement pour les familles des victimes du tragique naufrage du «Bateau Le Joola» qui réclamaient un mémorial. L’inauguration dudit Mémorial est prévue le 26 septembre 2024 à Ziguinchor.
Sauf changement de dernière de minute, le Musée Mémorial national «Bateau Le Joola», érigé à Ziguinchor sur les rives du fleuve Casamance, va ouvrir ses portes le 26 septembre 2024. Une vieille doléance des victimes de cette tragédie maritime qui a fait plus de 1800 morts officiellement, dont les souvenirs sont encore difficiles à effacer. Cette manifestation sera doublement symbolique cette année, marquant ainsi la 22ème commémoration du naufrage du bateau Le Joola. Cette annonce a été faite par la ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Khady Diène Gaye, lors d’une rencontre avec le comité scientifique du musée. «À partir de la 22ème commémoration du naufrage du bateau ‘’Le Joola’’, nous lancerons officiellement les activités de ce Musée mémorial national», a déclaré la ministre, soulignant l’importance symbolique de cette date. Elle a expliqué que, suite à la réception technique du musée en juillet dernier, une visite sur place était nécessaire pour évaluer les réalisations avant de finaliser les préparatifs de la commémoration.
Selon le magazine culturel Patrimoine, le comité scientifique a présenté le travail de collecte d’objets récupérés à bord du navire et a partagé le discours muséographique développé pour le musée. La même source poursuit que la ministre a également évoqué les discussions sur la gouvernance et le modèle de gestion de l’infrastructure, soulignant la nécessité d’un modèle efficace pour garantir sa pérennité. «Nous travaillerons pour faire de ce musée un lieu de recueillement pour la communauté nationale et internationale, un symbole de notre histoire nationale et de la navigation maritime internationale», a ajouté Mme Gaye. A noter que les travaux du musée, lancés le 20 décembre 2019, ont été attendus depuis longtemps par les familles des victimes et les survivants du naufrage. Le coût de cette infrastructure est estimé à 3 milliards de F CFA.
«DAHOMEY EST UN FILM CONTRE L’AMNESIE»
Quelques mois après la sortie de son second film, célébré en en grande pompe en Afrique, notamment au Sénégal, «Dahomey» de la réalisatrice franco-sénégalaise, Mati Diop était à l’affiche sur les écrans français.
Bés Bi le Jour |
Adama Aïdara KANTE |
Publication 17/09/2024
Quelques mois après la sortie de son second film, célébré en en grande pompe en Afrique, notamment au Sénégal, «Dahomey» de la réalisatrice franco-sénégalaise, Mati Diop était à l’affiche sur les écrans français. La réalisatrice qui était l’invitée de Rfi est revenue sur les contours de ce long métrage, consacré à la restitution de 26 trésors royaux du Bénin.
Après être sorti en salles en Afrique de l’Ouest, «Dahomey», le deuxième film de la Franco-sénégalaise Mati Diop est sur les écrans français cette semaine. Invitée par Rfi, elle est revenue sur ce film consacré à la restitution de 26 trésors royaux de l’ancien empire du Dahomey, actuel Bénin, pillés par l’armée coloniale française en 1892. Sur la question de savoir si c’est un film pour la mémoire, elle dit : «Quand vous dites pour la mémoire, j’ai plus envie de dire contre l’amnésie.» En tout cas, pour elle, c’est un film qui nous permet d’entrer en relation plus infra, plus profonde et plus sensible à une histoire qui tente trop «systématiquement» et trop «structurellement» de se minimiser, d’être effacée et dont les anciennes puissances coloniales refusent de prendre la responsabilité. «C’est une histoire dont on essaie de se débarrasser, à tel point que, comme l’exprime avec beaucoup de lucidité et de sensibilité des étudiants béninois dans le film, toute une histoire coloniale, mais pas seulement africaine, ne leur est encore aujourd’hui pas suffisamment transmise», explique la fille de Wasis Diop.
La réalisatrice fait parler les statues qui peuvent être considérées comme les principaux personnages. Mais dans son raisonnement, elle indique qu’il ne s’agit pas que «d’une statue qui nous parle, ce ne sont pas seulement ces 26 œuvres qui nous parlent. C’est une communauté d’âmes bien plus large en réalité, et multiséculaire aussi, puisque cette communauté d’âmes n’a pas d’âge. Elle nous parle du passé, du présent, du futur. Elle parle autant d’une diaspora, d’une jeunesse qui est en train d’entreprendre une démarche de retour vers ses origines africaines. Elle nous parle aussi d’une communauté d’âmes en référence à la traite, aux dépossédés de la colonisation. Cela brasse assez large, à travers une voix qui nous raconte son retour en pays natal, son odyssée de Paris jusqu’à Cotonou».
Mati Diop renseigne que lors de la restitution, elle a découvert en route que c’était une matière historique, politique, qui permettait d’évoquer le passé au présent, puisque ces étudiants en parlent aujourd’hui entre eux. «Pour certains en tout cas, c’est précisément ce rapatriement, cette restitution qui leur a fait prendre conscience de ce qu’ils ne savaient pas précisément. Pour moi, c’était fondamental d’interroger cette jeunesse, en particulier ces étudiants béninois, qui ne sont pas toujours dupes des enjeux, quelque part de la supercherie diplomatique que cette restitution constitue aussi», déclare-telle. L’idée, selon la petite fille de Djibril Diop Mambéty, c’était justement de réunir des étudiants qui avaient un regard suffisamment singulier et contrasté sur la question pour restituer la complexité du sujet.
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LE CODE NOIR SUR GRAND ÉCRAN
"Ni chaînes ni maîtres" propulsent le spectateur au cœur de l'enfer de l'esclavage, sans concession ni artifice. Simon Moutaïrou signe un premier long-métrage ambitieux qui ose affronter les démons du passé colonial français
Le 18 septembre 2024, le cinéma français s'apprête à vivre un moment historique avec la sortie de "Ni chaînes ni maîtres". Premier long-métrage consacré à l'esclavage dans l'Hexagone, ce film audacieux du réalisateur Simon Moutaïrou plonge le spectateur au cœur du XVIIIe siècle sur l'île Maurice.
L'histoire suit un esclave en fuite, incarné par la star sénégalaise Ibrahima Mbaye, dans sa quête désespérée pour retrouver sa fille et mener la résistance contre l'oppression coloniale. Face à lui, Camille Cottin campe une chasseuse d'esclaves impitoyable, tandis que Benoît Magimel incarne un propriétaire de plantation conforme à la lettre le tristement célèbre Code noir.
Fruit de deux années de recherches minutieuses, "Ni chaînes ni maîtres" ose montrer sans fard la brutalité de l'esclavage tout en évitant l'écueil du sensationnalisme gratuit. Le film s'inspire notamment des écrits du poète Édouard Glissant pour explorer le concept de "marronnage", cette fuite vers la liberté qui a laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective.
Avec ce projet ambitieux, le cinéma français rattrape enfin son retard sur ses homologues américains dans le traitement de cette période sombre de l'Histoire. "Ni chaînes ni maîtres" s'annonce comme une œuvre percutante, destinée à marquer les esprits et à éduquer les nouvelles générations sur un chapitre longtemps occulté du passé colonial français.
BAYE MBAYE, LA NOUVELLE VOIX D'OR DES CHANTS RELIGIEUX
Héritier d'une tradition séculaire, ce prodige de 16 ans transforme chaque mélodie en une expérience transcendante. Formé dès le berceau à l'art du panégyrique, il porte en lui l'héritage d'une lignée de maîtres
Dans les ruelles sablonneuses de Tivaouane, une étoile montante illumine désormais le firmament musical sénégalais. Baye Mbaye, jeune prodige au timbre mielleux, bouleverse le paysage des chants religieux avec une ferveur qui transcende les générations.
Héritier d'une lignée de chanteurs sacrés, ce petits-fils de maître coranique a stupéfié le public lors de sa première apparition au stade de Tivaouane. Son interprétation magistrale d'un poème panégyrique a marqué les esprits, révélant un talent brut façonné dès l'âge tendre de deux ans.
Guidé par son oncle, véritable mentor et gardien des secrets ancestraux, Baye Mbaye allie tradition et modernité. Sa capacité de mémorisation hors du commun et sa voix envoûtante en font déjà l'un des espoirs les plus prometteurs de sa génération.
Malgré un succès fulgurant, le jeune virtuose garde les pieds sur terre, fidèle aux valeurs de sa famille. Porté par une ambition sans limite, Baye Mbaye aspire à gravir les sommets de son art, promettant de faire vibrer les cœurs au rythme de ses mélodies sacrées pour les années à venir.
TAÏBA NIANG, UN LIEU DE MÉMOIRE PEU CONNU DE LA TRAJECTOIRE D’EL HADJI MALICK SY
Ce village est un chapitre méconnu mais crucial dans l'épopée spirituelle du grand marabout. Terre de promesses et d'abondance, elle a été le théâtre d'une transmission de savoir et de foi qui perdure jusqu'à aujourd'hui
Le village de Taïba Niang, peu connu de la grande majorité des fidèles tidianes du Sénégal, est un lieu de mémoire qui marque une étape importante dans les pérégrinations intellectuelles et spirituelles d’El hadji Malick Sy, le fondateur du foyer religieux tidiane de Tivaouane.
Taïba Niang est situé à environ 9 kilomètres de Ndiarndé et à quelque 70 kilomètres de Tivaouane. Selon la tradition, c’est Mame Madior Amar qui a signalé à son père Mame Coumba Amar, le personnage exceptionnel qu’était Seydi Hadji Malick Sy, un homme très versé dans les sciences islamiques.
Le dignitaire local avait alors fait transmettre un message sans équivoque à El Hadj Malick Sy, évoquant son désir de se placer et de rester sous sa tutelle spirituelle jusqu’à la fin de ses jours. Ce qui, selon lui, ne laissait à Maodo qu’une alternative : s’établir à Ndiarndé ou emmener son hôte avec lui dans ses différentes pérégrinations.
Installé à Ndiarndé à la suite d’un hivernage dont les récoltes de mil étaient en deçà des attentes, El Hadj Malick Sy, qui était à la recherche de terres fertiles, s’est vu recommander une zone réputée pour la fertilité de son sol. Il s’agit des étendues abritant l’actuel village de Taïba Niang.
Le patriarche de Tivaouane était accompagné, lors de son déplacement, par un de ses neveux, Abdou Faty Niang, époux d’une de ses filles Sokhna Fatou Sy. El Hadji Malick Sy, qui s’apprêtait alors à aller en pèlerinage à la Mecque en 1883, confie à ce dernier la direction scientifique et spirituelle de cet endroit abritant des champs et un centre d’enseignement arabo-islamique, pour la formation spirituelle des disciples.
Abdou Faty Niang devait poursuivre la formation et l’encadrement spirituel des adeptes, qui s’inquiétaient pour la continuité des enseignements qu’il leur dispensait. El hadji Malick Sy l’investissait, dans le même moment, de la mission de vulgarisation des enseignements islamiques et de propagation de la confrérie tidiane, dont il était devenu l’un des principaux porte-étendards en Afrique de l’Ouest.
Son implantation à Taïba a coïncidé avec des récoltes très abondantes.
Un legs bien entretenu par ses fils et petits- fils
Conscient de l’importance de ce village dans la trajectoire de son père El Hadji Malick Sy, qui l’a fondé, le défunt khalife général des Tidianes, El Hadji Abdoul Aziz dit Dabakh avait instruit, à son tour, son neveu Serigne Bassirou Niang de travailler à faire renaître la localité. Ce à quoi ce dernier s’est attelé.
Son successeur, Serigne Mansour Sy ‘’Borom Daara Dji’’ a aussi travaillé au développement du village, en le raccordant au réseau électrique. Ce petit-fils d’El Hadji Malick Sy, connu par son vaste savoir, dont il gratifiait les disciples lors de la nuit du Gamou, est à l’origine de la piste latéritique desservant le village. Il y a également construit une mosquée et une maison pour lui-même.
Taïba Niang est aussi reconnu pour être l’endroit où les fils ainés d’El Hadji Malick Sy, en l’occurrence Serigne Babacar et Sidy Ahmed y ont fait leurs humanités et ont appris le Coran auprès de Mame Mor Khoudia Sy et Malick Sarr.
Le legs est aujourd’hui entretenu par le fils d’El Hadji Abdoul Aziz, Serigne Babacar Sy Abdou, par ailleurs beau-fils de Serigne Abdou Faty Niang, qui y anime un Gamou annuel.
Parmi les lieux de mémoire qu’abrite le village, un majestueux baobab qui a abrité la mémorable causerie du khalife Serigne Babacar Sy axée sur la colère de Dieu à laquelle s’expose toute personne portée à semer la discorde et la mésentente dans les familles.
Il est établi que deux des enfants de Seydi Hadj Malick reposent à Ndiarndé, où ils avaient aussi grandi. Il s’agit de Seynabou, fille de Sokhna Rokhaya Ndiaye, une sœur de Serigne Babacar Sy, ainsi que de Cheikh Tidiane Sy, fils de Sokhna Yacine Dieng. Malick Fawade, un neveu de Hadj Malick qui portait la bouilloire et la natte de prière de Maodo, repose aussi à Ndiarndé. Il était toujours à ses côtés, pour transmettre son message et lui servir de muezzin.
SAPEURS-POMPIERS EN ALERTE MAXIMALE POUR LE GAMOU
En quelques heures, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a dû intervenir sur neuf accidents, faisant 30 victimes dont 10 dans un état grave. Face à cette situation, les autorités redoublent d'efforts, déployant un dispositif sans précédent
La Brigade nationale des sapeurs pompiers a recensé une trentaine de blessés, dont dix dans un état grave, dans neuf accidents enregistrés sur les routes menant à Kaolack à l’occasion du Gamou, manifestation religieuse commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PSL).
‘’A ce jour, samedi 14 septembre 2024, à 13 heures, 21 sorties ont été effectuées dont neuf pour accidents de la circulation ayant occasionné 30 blessés dont 10 graves’’, a déclaré à l’APS le commandant de la troisième compagnie d‘incendie et de secours de Kaolack (centre), Djibril Sall..
Il a rappelé que dans le cadre de la couverture sécuritaire et médicale du Gamou international de Médina Baye, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers s’est engagé depuis vendredi à porter secours et assistance et la protection contre les incendies et périls de toutes natures et pouvant menacer le bon déroulement de cet évènement religieux.
Tenant compte de la particularité du Gamou de Médina Baye, un dispositif adapté composé de plus de cent-soixante gradés et sapeurs ainsi que vingt-cinq engins d’incendie et de secours a été mis en place, s’articulant en deux échelons.
Le premier prend en charge toutes les demandes de secours au niveau de Médina Baye et environnants alors que le second prend en compte les axes menant à Kaolack, avec des pré-positionnements de moyens à Gandiaye, Mbirkilane, Fass Barigo et Ndoffane, pour rapprocher davantage les secours, a expliqué le commandant Sall.
‘’Sachant que les pèlerins en provenance des îles du Saloum, empruntent le fleuve Saloum, trois moyens nautiques ainsi que des véhicules de plongée ont été positionnés entre Foundiougne et Kaolack’’, a-t-il signalé.
Pour parer aux éventuels manques en eau, trois citernes de grande capacité, d’une contenance de 30 m3, ont été déployés pour assurer un bon approvisionnement des fidèles en eau.
‘’Nous profitons de cette occasion pour demander, encore une fois de plus, aux usagers de la route de faire preuve de prudence, des respecter le code de la route. Nous demandons également aux insulaires qui voyagent en pirogues pour rallier la ville de Kaolack de respecter le port du gilet de sauvetage’’, a lancé le commandant Djibril Sall.
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QUAND LA DIVERSITÉ FAIT FOI
Le Sénégal semble avoir trouvé une formule unique pour concilier laïcité et visibilité religieuse. Mais pour combien de temps encore ? Souleymane Bachir Diagne et Hady Ba décortiquent la question dans cet entretien passionnant
Dans un entretien croisé captivant diffusé sur iTV, le professeur Souleymane Bachir Diagne et Hady Ba explorent les nuances complexes du paysage religieux sénégalais, offrant un regard novateur sur le thème "Religion et Religions".
Au cœur de leurs échanges, une vision unique de la laïcité sénégalaise émerge, contrastant avec le modèle français. Cette approche, qualifiée de « contrat social sénégalais », permet une coexistence harmonieuse des différentes confessions tout en maintenant la neutralité de l'État.
Les deux intellectuels soulignent le rôle crucial de l'islam confrérique et du soufisme dans le façonnement de cette cohésion nationale. Ces traditions spirituelles, axées sur le perfectionnement individuel et l'ouverture à la diversité, constituent un rempart contre l'intolérance religieuse.
Cependant, l'entretien met également en lumière les défis contemporains. La montée en puissance des réseaux sociaux et la dégradation du débat public menacent ce fragile équilibre. Diagne et Ba insistent sur l'urgence de revitaliser l'espace public, appelant à un retour à l'argumentation respectueuse et à l'éducation citoyenne.
Ce dialogue entre deux générations de penseurs sénégalais offre une réflexion profonde sur l'avenir du pays. Il rappelle que le modèle de coexistence pacifique du Sénégal, loin d'être acquis, nécessite un engagement constant de tous les citoyens pour être préservé et renforcé.
LE FESTIVAL “AU TOUR DES CORDES”, UN RENDEZ-VOUS CULTUREL INTERNATIONAL
Ablaye Cissoko, le promoteur du festival qui se tiendra du 31 octobre au 2 novembre à Saint-Louis, a annoncé que cette édition attirera des artistes venus des quatre coins du monde.
La quatrième édition du festival ”Au tour des cordes”, prévue du 31 octobre au 2 novembre prochain, se veut un rendez-vous culturel internationale pour plusieurs artistes venant de l’étranger, a affirmé, vendredi, son promoteur, le koriste sénégalais Ablaye Cissoko.
”Dans quelques semaines, on va fêter la quatrième édition. C’est un grand challenge. C’est beaucoup de travail, c’est beaucoup d’énergies, mais la motivation domine tout”, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.
Le promoteur de ce rendez-vous culturel annonce que plusieurs artistes en provenance de l’étranger vont prendre part à l’édition 2024.
”Des artistes sont venus des Etats-Unis, de Suède, d’Asie parce que ce festival se veut international”, a-t-il rappelé.
Selon le virtuose de la kora, ”cet événement va plus que jamais revêtir un caractère international”. ‘’Des musiciens nous viennent des Etats-Unis, de Belgique, de France, du Burkina, du Mali, du Nigeria, de l’Espagne, de l’Italie, du Venezuela et voilà, j’en passe. Donc, il se veut vraiment international”, insiste-t-il.
Il déclare que son souhait “était qu’on puisse voir le monde à partir de Saint-Louis, à travers nos instruments”.
Il a dit avoir parcouru certains pays à travers le monde, en valorisant et en représentant la tradition, la culture sénégalaise, d’où l’idée de ”mettre en place ce projet”.
Pour l’édition de cette année, Ablaye Cissoko dit envisager des stages, mais également des masterclass en se basant sur des artistes sénégalais.
Parlant du concept ”Au tour des cordes”, le grand maître de la kora dit vouloir faire une liaison à travers son instrument de musique à cordes qu’est la kora entre Saint-Louis et le reste du monde pour faire découvrir les autres cultures, mais également les autres traditions.
Selon lui, le lycée de jeunes filles Ameth Fall et l’Institut français figurent parmi les lieux choisis pour abriter ce festival.
Le festival ”Au tour des cordes’’ se déroule chaque année dans la ville historique de Saint-Louis. Au-delà de l’aspect musical, les aspects historique et culturel ont une grande importance pour le fondateur résidant dans la ville depuis une trentaine d’années, souligne un document transmis à l’APS.
Il ajoute que le fondateur de ce festival, très connu à travers ses sublimes notes de kora et ses nombreux duos musicaux à travers le monde avec des compatriotes comme des artistes étrangers, a souhaité célébrer ce patrimoine traditionnel tout en créant un dialogue entre les peuples et les artistes issus de tous les horizons.