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3 avril 2025
Femmes
DON DE FERMES COMMUNAUTAIRES A KANDIAYES : UN REGAIN D'ESPOIR POUR LES ACTEURS DU MARAICHAGE
Des fermes agricoles communautaires exploitées dans la commune de Kandiaye, dans le département de Vélingara (sud) redonnent espoir aux populations locales, avec de ‘’réelles’’ possibilités de revenus et de création d’emplois des jeunes
Linguéwal (Vélingara), 19 sept (APS) – Des fermes agricoles communautaires exploitées dans la commune de Kandiaye, dans le département de Vélingara (sud) redonnent espoir aux populations locales, avec de ‘’réelles’’ possibilités de revenus et de création d’emplois des jeunes, tout en contribuant à réduire l’exode rural et les migrations clandestines, a appris l’APS d’un élu local.
‘’Ma commune a eu à bénéficier de neuf fermes pour un cout de 108 millions de francs CFA. Certains périmètres sont clôturés par la Collectivité territoriale, d’autres par nos partenaires. Les fermes créées par la mairie sont réservées exclusivement aux femmes. Et nous avons des fermes communautaires appelé +fermes natangué+’’, a indiqué Aliou Baldé, maire de la commune de Kandiaye.
Docteur Baldé, auteur du livre intitulé : ‘’mise en valeur des aménagements hydro-agricoles du bassin de l’Anambé’’, publié en 2018, intervenait dans un entretien avec l’APS, en marge d’une visite du barrage de Niandouba, situé dans sa commune.
L’ouvrage hydroagricole, inauguré en 1999 par l’ancien président Abdou Diouf sert d’appoint à la vallée de l’Anambée, comprise entre les départements de Kolda et Vélingara, destiné à l’exploitation intensive du riz.
M. Baldé a précisé que sa commune a aussi bénéficié aussi de la ferme départementale du Projet pôle de développement communautaire de Casamance (PPDC) d’un périmètre de 15 hectares. Dix hectares sont actuellement clôturés pour la mise en valeur du champ maraicher.
‘’A travers l’exploitation de ces fermes pour le maraichage, nous visons, la création de revenus, la santé des populations, et le développement cognitif des enfants’’, a-t-il indiqué. A termes, sa commune va disposer d’ici la fin de l’année de deux fermes collectives et neuf fermes individuelles ’’, a précisé docteur Aliou Baldé.
Non loin des rives du barrage de Niandouba, deux coépouses, de concert avec leur chef de ménage et enfants, exploitent un hectare de périmètre maraicher qui leur a réussi.
Les deux coépouses qui s’entendent ‘’très bien’’, disent avoir obtenu leur champ grâce à l’appui de leur Collectivité territoriale.
‘’Nous n’avons pas bénéficié de bourses familiales dans notre concession et nous nous en sommes ouvertes à notre maire qui nous a conseillé de nous investir dans cette activité de maraichage. Grâce à son appui et ses orientations, nous y trouvons aujourd’hui, notre compte’’, a expliqué Kadiatou Diallo, l’une des exploitantes.
Elles ont, après leurs premières récoltes, au terme d’un an d’exploitation, 12 chaises plastiques qu’elles louent aux organisateurs d’évènement dans leur localité et environ, à raison de 1500 francs par jour.
‘’Ça marche fort en saison sèche avec la succession des cérémonies de diverses natures. Cela nous offre, une autre source de revenus’’, a expliqué Khadidiatou en fait part de leur ambition d’étendre le périmètre maraicher.
Elle a toutefois indiqué qu’avec les nouvelles perspectives qui s’offrent à elles, un deuxième puits moderne, bien équipé leur permettra de mieux arroger leur exploitation familiale.
Pour sa part, Youssouna Baldé, président du Comité de gestion de la ferme agricole communautaire de Linguéwal a fortement salué l’idée qui selon lui permettra de retenir les jeunes dans leur terroir, créer des emplois et générer des revenus.
‘’Notre dernière récolte, nous avons rempli quatre bassines de 18 Kilogramme chacune. Nous vendons ici notre production en fonction de la demande à raison de 300 à 1000 francs CFA le kilogramme de gombo par exemple’’, a-t-il expliqué.
Cette ferme qui regroupe des exploitants de sept villages cultive du gombo, de l’oignon, du bissap, de la carotte et autres produits maraichers, écoulés généralement au marché hebdomadaire de Diaobé (commune voisine) qui se tient le mercredi.
M. Baldé a toutefois indiqué que l’unique forage de sa ferme ne peut pas arroger suffisamment le périmètre maraicher en raison de la puissance assez faible. Selon lui, aussi, pour plus d’efficacité et à moindre cout, l’idéal est de la faire fonctionner avec le solaire, à la place du carburant.
Youssouna Baldé a invité sa Collectivité territoriale et l’administration territoriale ainsi que les partenaires à aider les exploitants à acquérir du matériel pour labourer leur champ, des semences et intrants agricoles à temps mais aussi les appuyer en renforcement de capacité.
Il a aussi demandé un appui pour l’écoulement rapide de leur production actuellement vendue seulement dans le département de Vélingara.
‘’Nous avons beaucoup de bachelier parmi les exploitants de cette ferme agricole communautaire. Nous avons la compétence, la volonté et l’engagement de travailler et nous avons choisi de rester dans notre terroir. Si nous sommes dans de bonnes conditions, nous allons produire des revenus réels’’, a ajouté M. Baldé, en présence de plusieurs autres exploitants de la ferme et le chef du village de Linguéwal.
AFROBASKET : LES LIONNES SURCLASSENT L'EQUIPE DE LA GUINEE ET ATTENDENT L'EGYPT
Dakar, 18 sept (APS) – L’équipe nationale féminine de basket a réussi samedi à Yaoundé (Cameroun) son entrée en lice à l’Afrobasket 2021 en battant la Guinée par 100 points à 31.
L’Egypte est la prochaine adversaire qui se dressera sur le chemin des Lionnes. L’équipe nationale du Sénégal court depuis six ans derrière le titre continental. Leur dernier sacre remonte à 2015.
Pour cette édition d’Afrobasket, l’entraineur Moustapha Gaye a procédé à un rajeunissement de l’effectif des Lionnes.
L’équipe peut compter sur les expérimentées Bintou Diémé, Oumou Khaïry Thiam et Mame Marie Sy, mais s’est passée d’Astou Traoré, la meilleure marqueuse de la précédente édition organisée à Dakar.
Les vainqueurs des groupes A, B, C, et D se qualifieront directement pour les quarts de finale, tandis que les huit équipes restantes disputeront un tour qualificatif pour les quarts de finale prévus le 22 septembre.
Les quarts de finale se joueront le jeudi 23 septembre. Lors des deux journées suivantes, les équipes lutteront pour l’attribution des places 5 à 8.
Les matchs pour la 3e place et la finale sont programmés pour le dimanche 26 septembre.
L’Afro basket féminin réunit 12 nations, à partir de samedi jusqu’au dimanche 26 septembre au Palais des Sports de Yaoundé (Cameroun).
Le Nigeria a remporté les deux précédentes éditions.
Voici les groupes de l’Afrobasket féminin :
-Groupe A : Cameroun, Cap-Vert, Kenya
-Groupe B : Nigeria, Angola, Mozambique
-Groupe C : Sénégal, Égypte, Guinée
-Groupe D : Mali, Côte d’Ivoire, Tunisie
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34 ANS, VEUVE AVEC 7 ENFANTS, VOICI COMMENT MAIMUNA S'EN SORT
A 34 ans, Maimuna veuve et mère de sept enfants a trouvé le moyen d’alléger ses charges. Grâce aux ordures ménagères qu’elle collecte, elle a su profiter d’un nouveau système recyclage pour monétiser le fruit de son labeur.
A 34 ans, Maimuna veuve et mère de sept enfants a trouvé le moyen d’alléger ses charges. Grâce aux ordures ménagères qu’elle collecte, elle a su profiter d’un nouveau système recyclage pour monétiser le fruit de son labeur. Désormais, Maimuna bénéficie d’une assurance santé grâce à son activité. Une économie circulaire en branle. C’est un reportage de la BBC Afrique.
MARGARITE ROSALY NDIAYE, ÉLUE PREMIÈRE PRÉSIDENTE DE L’AFMS
Dakar, le 16 sept (APS) - La journaliste Margarite Rosaly Ndiaye a été élue, jeudi, présidente de l’Association des femmes de médias du Sénégal (AFMS), devenant ainsi la première personne à diriger cette structure, a constaté l’APS.
Elue à l’unanimité à l’issue d’une assemblée générale, Margarite Rosaly Ndiaye qui travaille à la DTV, une chaîne de télévision du groupe Excaf, va ainsi présider aux destinées de l’AFMS au cours des deux prochaines années.
"Promouvoir le leadership féminin dans les médias", tel est le thème autour duquel s’est tenue cette assemblée générale à laquelle ont notamment assisté le président du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored), Mamadou Thior, et Amadou Kanouté, chef de la Division presse et information du ministère de la Culture et de la Communication.
"L’AFMS, créée en octobre 2020, est une association à but non lucratif œuvrant pour la défense des droits des femmes de médias", rappelle un document remis à la presse. L’association vise également à fédérer ces dernières.
Margarite Rosaly Ndiaye sera notamment secondée par Codou Loum, élue vice-présidente chargée de l’organisation.
PAR AHMADOU MAKHTAR KANTE
ÉTHIQUE, FIQH ET AVORTEMENT
Avorter volontairement en se faisant aider de surcroît par le corps médical au cas où elle est légalisée, c'est se donner les moyens d'arrêter le développement d'une vie humaine. Toutes les sociétés qui font cette option commettent une faute morale grave
Avorter volontairement en se faisant aider de surcroît par le corps médical au cas où elle est légalisée, c'est se donner les moyens d'arrêter le développement d'une vie humaine. Toutes les sociétés qui font cette option commettent une faute morale grave et ce serait un péché collectif pour un pays à majorité musulmane et chrétienne comme le Sénégal de s'y conformer.
Les sachants savent que la règle de base dans le Droit islamique (Fiqh) c'est qu'il est obligatoire de sauvegarder la vie humaine dans toutes ses étapes de développement. Cette préoccupation est traduite dans la première finalité de la Charia que les Fuqahas principologues (usûliyûn) ont dénommé "hifzun nafs" (la sauvegarde de la vie humaine). Cela implique l'interdiction de l'avortement volontaire tout court, qu'il soit médicalisé (c'est-à-dire réalisé selon des règles définies par le corps médical) ou pas (on peut se demander si le terme "avortement clandestin" est approprié ?)
Il en vient que les Fuqahas (jurisconsultes) vigilants ne vont pas se laisser embarquer par des considérations relatives à la nature et aux conditions dans lesquelles s'est faite la conception de la vie humaine. Ils vont plutôt s’intéresser à l'obligation de respecter la dignité intrinsèque de la vie humaine dans toutes ses étapes de développement où se montrent à voir la toute puissance, la sagesse et l'omniscience du Créateur, Maître de l'Homme et des mondes.
Ce n'est ni par hasard ou par frivolité ni par jeu que ces étapes de développement de l'enfant à naître sont décrites dans le Coran d'une façon à couper le souffle dans une sorte d'esthétique embryologique et fœtale dont un arabe illettré du VIIème siècle ne peut être l'auteur.
On comprend que dans une telle perspective, il soit interdit de faire volontairement, et de surcroît avec l'aide du corps médical dont la vocation authentique est de soigner, quoi que ce soit dans le but d'arrêter le développement de la vie de l'enfant à naître. Rien qui relève de la façon dont la conception de l'enfant à naître s'est faite ne peut justifier la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse disent avec juste raison les Fuqahas les plus convaincants à notre sens sur cette question.
Le motif exceptionnel que les Fuqahas admettent pour autoriser l'interruption de grossesse par le corps médical réside dans le raisonnement suivant : si le développement de l'enfant à naître menace gravement la vie de la femme enceinte qui en est le support, la priorité est donnée à la sauvegarde la vie de celle-ci et par conséquent, de procéder à une interruption médicale de grossesse (IMG). Dans ce cadre, c'est au corps médical d'évaluer la situation et d'informer la femme enceinte avant de valider cette option.
A noter que certains Fuqahas considèrent qu'il n'est pas autorisé de le faire même dans ce cas et d'autres disent oui si c'est avant 4 mois de grossesse, d'autres encore disent oui, si c'est avant 40 jours de grossesse.
D'autres difficultés qui pourraient compliquer la grossesse de la femme sans mettre sa vie en danger seront identifiées et évaluées comme il se doit par le corps médical qui saura quoi faire en termes de suivi et de soin, mais jamais l'avortement volontaire ne sera autorisé dans ce cas. Nous ne parlons même pas des soi-disant justificatifs de la poursuite des études, du regard des autres, etc.
La question de la conception de l'enfant à naître et de comment la femme a eu sa grossesse est réglée par la justice si elle en relève comme dans le cas du viol, de l'inceste, de l'adultère, ou de la morale (grossesse hors mariage) mais jamais, elle ne pourra être un motif d'avortement volontaire médicalisé ou "clandestin".
La prise en charge de cet enfant se fera dans le respect de sa dignité et de ses intérêts comme tous les enfants, santé, scolarité, etc., avec ou sans la collaboration de sa mère et des parents de celle-ci.
Afin que nul n'ignore que le Fiqh est sous-tendu par une éthique de compassion et de sauvegarde de la vie humaine dont toutes les étapes de développement méritent respect et considération.
Le Fiqh islamique bien compris dans ses principes directeurs et ses objectifs ne peut cautionner la culture de mort que veulent faire passer les lobbies de la propagande pour l'avortement médicalisé sous des prétextes les plus fallacieux qui soient.
Le Fiqh n'a pas de problème, ses bases sont solides et son mode de raisonnement est d'une rationalité dont on ne peut pas se moquer. Par contre, le Faqih intellectuellement paresseux ou qui a une compréhension erronée ou superficielle des enjeux actuels autour de la famille, du statut de la femme, de la filiation, de la morale sexuelle, du mariage, etc., sera au service d'agendas en porte à faux avec le projet islamique en les matières.
Wa Salam
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L’ÉTRANGE DESTIN DE SOUADOU NIANG
Partie étudier aux États-Unis, elle travaille comme femme de chambre dans un hôtel, nettoyant notamment les toilettes de l'établissement, quelques années plus elle devient propriétaire d’un somptueux hôtel à Dakar dirigé par des femmes. Découverte
Dire des États-Unis qu’ils sont une terre d’opportunités, un pays de tous les possibles n’est pas un leurre. Une preuve éloquente qui illustre cette perception du pays de Barack Obama, c’est Souadou Niang, cette sénégalaise qui est presque partie de zéro pour devenir héro, pour ne pas dire héroïne en travaillant comme subalterne dans un hôtel de luxe.
De femme de ménage dans un hôtel à Washington, elle a gravi les échelons dans l’établissement, après ses études en occupant les postes de responsabilités dans le management. Résultats des courses, Souadou a réussi à se réaliser de manière éclatante dans l’hôtellerie.
Rentrée au Sénégal elle a érigé son propre hôtel-boutique de luxe à Dakar. L'une des particularités de son établissement c'est qu'il est piloté par des femmes dont elle-même en tant que directrice, convaincue que des femmes sont des managers de naissance. C'est une belle affirmation du leadership féminin. Et pourtant que n'a-t-on pas dit pour décourager cette lionne lorsqqu'elle lancait son initiative sous prétexte que ce n'est pas fait pour femme et surtout pas pour femmes africaines? Mais au final, Souadou est parvenue, la foi aidant, à matérialiser son rêve.
Regardez son portrait réalisé par BBC Afrique.
PÔLES EMPLOI ET ENTREPRENEURIAT
Les 46 nouveaux coordonnateurs techniques recrutés pour gérer, avec les préfets, les pôles emploi et entrepreneuriat des jeunes et des femmes démarrent leurs activités lundi, a annoncé le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle
Saly-Portudal (Mbour), 11 sept (APS) - Les 46 nouveaux coordonnateurs techniques recrutés pour gérer, avec les préfets, les pôles emploi et entrepreneuriat des jeunes et des femmes démarrent leurs activités lundi, a annoncé le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’insertion, Dame Diop.
’’Le Sénégal vient encore de franchir un grand pas dans la prise en charge de la question de l’emploi des jeunes’’, a indiqué, vendredi, M. Diop lors de la clôture d’une session de formation au profit des jeunes.
Selon lui, le Sénégal dispose d’une population très jeune avec plus de 75% de sa jeunesse âgés de moins de 35 ans.
’’Les pôles emploi et entrepreneuriat sont une nouvelle création du président de la République, Macky Sall. Il faudra alors faire preuve d’anticipation, de rigueur, d’innovation et d’imagination pour pouvoir accompagner cette nouvelle dynamique que le Sénégal a prisé’’, a fait valoir Dame Diop.
D’après lui, dans le cadre du programme d’urgence, ’’xeuyou ndaw gni’’, d’un coût de 450 milliards de francs CFA dont 150 milliards de francs CFA pour 2021, le président Macky Sall a décidé de créer le pôle emploi et entrepreneuriat pour les jeunes et les femmes au niveau de chaque département du pays.
Ces structures sont coordonnées par le préfet , secondés par des jeunes qui sont les coordonnateurs techniques, avec l’ensemble des structures qui s’activent dans la question de l’emploi, de l’entrepreneuriat, de l’employabilité et de financement des jeunes.
’’Le chef de l’Etat a voulu répondre à l’invite dès jeunes qui, lors du Conseil présidentiel sur l’emploi des jeunes, avait un ensemble de positions et de disposions pour accompagner, mais avait sollicité les jeunes’’, a-t-il expliqué.
Le ministre a soutenu qu’il est fondamental de comprendre comment se rapprocher davantage des jeunes.
’’Il était donc question pour le ministère de l’emploi, de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’Insertion de recruter 46 jeunes à raison d’une personne par département pour animer ces pôles aux côtés des préfets. Et faire en sorte que ceux-ci soient formés sur comment l’Administration sénégalaise est organisée’’, a expliqué M. Diop.
Pour ces jeunes, le président de la République a décidé qu’ils aient des contrats de travail de deux ans renouvelable sur la base d’une évaluation exhaustive et objective, a souligné le ministre.
’’Pour ceux qui donneront des résultats, nous allions créer une émulation positive dans ce groupe de jeunes. Nous avons décidé d’affecter des quotas en termes de financement, de formation et d’accompagnement’’, a dit le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion.
Selon lui, il faudra alors faire preuve d’anticipation, de rigueur, d’innovation et d’imagination pour pouvoir accompagner cette nouvelle dynamique que le Sénégal a prise.
Pour Dame Diop, ces coordonnateurs techniques ont une ’’responsabilité historique et fondamentale de mener à bien cette mission’’.
Il a rappelé que c’est au nom de l’équité sociale et territoriale que le président Sall a décidé de la territorialisation desdits pôles.
AÏSSATA TALL SALL PRÔNE UNE MEILLEURE GESTION DE LA MIGRATION
Dakar, 11 sept (APS) - La ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Aïssata Tall Sall a appelé, samedi à à Dakar, à une meilleure gestion de la question de la migration.
"Je reste cependant convaincue que cette réduction de la migration n’est que temporaire, car tant qu’il y aura des Nations, il y aura des migrations. Qu’on le veuille ou non elles continueront, car elles font partie de la vie. Il ne s’agit pas de les empêcher, mais de mieux les gérer", a-t-elle dit.
La ministre présidait la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition du Forum panafricain sur les migrations (PAFOM) ouverte à Dakar.
Elle a souligné que les migrations ne sont pas un jeu à somme nulle, "mais un jeu où il ne devrait y avoir que des gagnants".
Le thème de cette édition qui se tient à Dakar pendant deux jours est : ’’Renforcer la gouvernance de la migration de la main d’oeuvre en Afrique dans un contexte de crise pour accélérer le développement socio-économique et l’intégration continentale’’.
Aïssata Tall Sall appelle les experts de la lutte contre les migrations à réguler ce phénomène pour éviter les raccourcis et la stigmatisation du travailleur migrant considéré surtout en temps de crise comme la source des malheurs des pays d’accueil.
"C’est là tout l’enjeu de travailler à une meilleure gouvernance du travail", a-t-elle déclaré.
La ministre a souligné dans son discours la complexité du terrorisme qui est souvent évoqué dans certaines sphères de la migration.
"En réalité de nombreux migrants ont fait face à cette réalité, d’autres ont été influencés voire instrumentalisés par des mouvements terroristes au cours de leur parcours migratoire. C’est donc dire que ces deux préoccupations sont fondamentalement liées", a soutenu l’avocate.
Cette sixième édition du PAFOM est organisée par la Direction des sénégalais de l’extérieur en partenariat avec l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Union africaine (UA).
Le Sénégal va présider ce forum pendant un an après l’Égypte.
par Ndeye Khaïra Thiam
L’AVORTEMENT MÉDICALISÉ EN CAS DE VIOL OU D’INCESTE DOIT ÊTRE AUTORISÉ
EXCLUSIF SENEPLUS - User de discours pseudo-scientifique pour servir des desseins rétrogrades à l’endroit des femmes qui risquent leur vie ou sinon la perdent, pour ne pas avoir à subir une grossesse monstrueuse, est un procédé extrêmement dangereux
L’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste au Sénégal, une réponse sociale, sanitaire, éthique et humanisée dans un cadre juridique clair et sur des bases réellement scientifiques.
En prenant connaissance, une nouvelle fois, d’articles de « religieux » habitués à soutenir l’insoutenable dans les médias sociaux et traditionnels et de l’annonce d’une conférence de presse de diverses organisations islamiques, nous avons été troublés de constater l’usage fallacieux d’une rhétorique pseudo-scientifique, non adossée à un état actuel de la science et spécieuse qui tend à égarer un public non averti. Cela en même temps qu’une volte-face, à peine surprenante, de certains de ces messieurs qui pourtant avaient marqué, à la télévision, leur besoin de reconnaissance, leur désir ardent d’être sollicités dans les instances de réflexion et leur volonté de travailler avec l’Association des Juristes Sénégalaises et la Task force créée par l’État du Sénégal et constituée de diverses organisations féminines. De plus, nous avons été stupéfait.e.s que ces messieurs s’en prennent de manière totalement diffamatoire aux féministes qui n’ont pas grand-chose à voir avec les associations féminines engagées dans la Task force. Nous les mettons au défi de nous citer un nom de féministes sénégalais.e.s connu.e.s, reconnu.e.s et confirmé.e.s par leurs pairs impliqué.e.s dans les instances de la Task force. Sauf à admettre qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent concernant le féminisme et un organisme de l’État. Dans ce cas, le principe de prudence qui préside à toute prise de parole publique de personne ayant un minimum de crédit leur reste impénétrable, comme les voies du Seigneur manifestement. En même temps, comment pourrait-il ne pas l’être pour des personnes ignares se prétendant objecteurs de conscience d’une morale sexuelle préislamique ? Cela nous donne à voir à minima de l’amateurisme et de l’inconscience ou à maxima, une volonté délibérée, de jeter en pâture les féministes et à en faire le point de mire de la haine et de la vindicte populaire. Dans ce cas, ils devront pouvoir aussi répondre de tout ce qu’il adviendra des féministes sénégalais.e.s dans l’espace public, à partir de ce jour.
Pour rappel, Mame Mactar Gueye (MMG), face caméra et sans pressions d’aucune sorte, à partir de la 38e minute d’une émission, publiée le 28 août 2020, par le site seneweb.com et animée par Mme Maria Diop, consacrée à l’avortement médicalisé, a admis la gravité des situations de viols et d’incestes suivis de grossesse chez les jeunes filles mineures. Qu’au surplus, il dit lui-même qu’il était impensable de laisser prospérer des grossesses de petites filles tout juste pubères (9 ans) et victimes d’inceste ou de viol du fait de l’immaturité de leur corps. Le même veut se fendre, aujourd’hui, d’une « synthèse de recherches d’équipe », dont il dit n’avoir aucun mérite personnel, alors que pourtant son laïus bégayé au micro pendant plus 30 interminables minutes, reprend sa rhétorique habituelle et fallacieuse, en conférence de presse, pour nous dire tout à fait le contraire et jouer à manipuler l’esprit des populations en agitant des images d’horreur d’aspiration de fœtus âgés de plus de 3 mois, puisque suffisamment formé pour distinguer une « bouche ». Or, par définition, l’avortement sous quelques formes que ce soit est l’expulsion du fœtus avant qu’il ne soit viable.
En ce qui concerne l’avortement médicalisé demandé par la Task force, donc l’État du Sénégal, il s’agit au mieux d’expulser à l’aide de pilule abortive un amas cellulaire de moins de 5 cm et âgé de moins de 9 semaines au maximum. Au pire, il sera procédé à une aspiration d’un fœtus de 12 à 14 semaines maximum, selon le délai légal qui sera retenu au Sénégal. Dans un cas comme dans l’autre très largement en dessous de la limite de viabilité d’un fœtus fixée par l’OMS à 22 semaines et à un poids de 500g. Par ailleurs dans une volonté d’égarer le public, d’insulter leur intelligence et de jouer avec leurs émotions, ce monsieur fait sciemment l’amalgame entre avortement médicalisé, interruption médicale ou thérapeutique de grossesse, IVG et avortement clandestin.
Par souci de pédagogie, nous allons reprendre ces différents concepts et les éclaircir. Par définition, une « fausse couche » est un avortement spontané d’un fœtus non viable. Une interruption médicale ou thérapeutique de grossesse (IMG) est décidée par le corps médical et les patientes dans le cas où la grossesse menace la vie de la mère, ou parce que l’embryon ou le fœtus est atteint de malformations telles, qu’il n’a aucune chance de survie ou que ce dont il est atteint est incurable. L’IVG repose sur le principe du droit des femmes à disposer de leur corps et se décide, uniquement par celle-ci, dans un cadre légal clairement défini et avec des procédures d’encadrement médical. Il s’agit d’un parcours de soin avec des rendez-vous médicaux et psychologiques dans des délais spécifiques définis par la législation des pays qui l’autorisent. Ce qui n’est ni le cas du Sénégal ni ce qui est demandé par la Task force. Il y a en sus un référencement à des services de planning familial, pour ne pas faire de l’IVG, un mode de contraception ; contrairement à ce qu’affirme MMG qui manque cruellement de renseignements sur ce qui se fait dans ce domaine dans tous les pays qui autorisent l’IVG. Mais comme au Sénégal parler de ce que l’on ne maîtrise pas est un sport national, eh bien voilà le résultat !
L’avortement clandestin est celui qui se fait en dehors du cadre légal prévu. Ce que l’AJS et les autres associations féminines ont porté à la connaissance de tous et spécialement de l’État pour que ces infractions cessent et qu’il n’y ait pas qu’une réponse pénale appliquée sans humanité. L’avortement clandestin peut s’avérer extrêmement dangereux du fait des conditions d’asepsie qui ne sont pas toujours au rendez-vous puisqu’elles ne sont optimales que dans un bloc opératoire. De plus, il n’y a pas d’anesthésie ou de sédatif proposé à ces femmes qui de ce fait endurent des douleurs inhumaines, des chocs émotionnels qui peuvent remettre en cause l’intégrité physique et psychique du sujet avec des manifestations somatiques incontrôlables dont l’acmé est la mort. Le matériel utilisé peut causer de graves dommages au corps de la femme et en particulier à son appareil uro-génital avec un risque de mort par hémorragie. Cela est majoré par les conditions matérielles qui ne permettent pas d’interventions d’urgence. Au surplus, ces avortements ne sont pas correctement suivis en « post-op » puisqu’aucun traitement antibiotique n’est administré pour éviter toutes formes d’infection ni même les immunoglobulines pour les femmes de groupe sanguin Rh négatif. Ce qui accroît le nombre potentiel de suites défavorables aux femmes, dont la mort à distance de l’opération, par septicémie par exemple (CAD empoisonnement du sang par des agents infectieux endommageant tout ou partie des organes et entraînant la défaillance de ceux-ci puis la mort). Pour finir, la surveillance de l’état psycho-affectif de la femme comme l’évaluation de son état mental au cours de l’avortement et par suite ne sont pas effectuées par des spécialistes du psychisme humain (psychiatres ou psychologues cliniciens). C’est aussi pourquoi on ne peut prévenir ni des bouffées délirantes aiguës, ni les psychoses puerpérales, ni les dépressions du post-partum qui peuvent avoir des répercussions médico-légales graves.
MMG cite dans sa diatribe, un court métrage d’un médecin « repenti » dit-il, le Dr Nathenson datant de 1984. Peut-on se repentir d’un crime qu’on n’a pas commis (puisque l’avortement n’en est pas un) ? Par ailleurs en dehors de citer des références datant des années 80 MMG semble oublier d’actualiser ses sources puisque la science est dynamique et évolue sans cesse. À moins que MMG veuille aussi immobiliser la science dans un hors temps, ce qui dénote davantage chez lui, d’une volonté de tuer la vitalité de la recherche scientifique. Mais soit ! À toutes fins utiles, nous rappelons que le journal Libération du 25 octobre 1985 publiait un article dans lequel ce documentaire américain était qualifié comme « un document délirant dans sa pseudo scientificité, sa misogynie, son racisme, l’invraisemblable violence et stupidité qu’il véhicule. Il repose sur le principe classique du chantage affectif, du terrorisme intellectuel et du discours totalitaire. » (R. Braidotti, 1985 « Le cri silencieux ou l’art de la fœtus-graphie », in revue GRIF, n°32, pp147-149). L’article publié par Braidotti traite, en outre, ce film de pornographie médicale avec recours au viol symbolique du corps maternel par un œil pervers et avide de nous dévoiler les tréfonds du corps d’une femme. « Une haine infinie des femmes, une haine sans fond ». De plus ce film, d’extrême droite a permis d’argumenter la thèse du grand remplacement soutenue, de nos jours, par Zemmour en France. C’est être donc tombé bien bas que de récupérer des arguments racistes et rétrogrades d’extrême droite pour tirer à boulets rouges sur des femmes noires, sénégalaises, particulièrement démunies. Puisqu’on le sait, la critique féministe l’ayant démontré, que cette question de l’avortement remet sur la table la lutte des classes. En effet, les féministes relèvent le fait que celles qui sont le plus impactées par ce retard de l’application de la loi sont les femmes démunies financièrement et socialement et non les bourgeoises qui continueront à se faire avorter dans des conditions optimales puisqu’elles ont de quoi se le payer.
C’est en considération de la totalité de ces risques, en vue de préserver une vie humaine par le choix éthique de sauver la femme plutôt qu’un fœtus non encore viable, dans le but de mettre toutes les femmes sur le même pied d’égalité parce que toutes les vies comptent autant celle de la bourgeoise que de la prolétaire, dans le but de se conformer à la loi, y compris le Protocol de Maputo signé et ratifié et qui est supranational (comprenez au-dessus de la loi nationale) que la Task force travaille de concert avec l’État, des associations féminines et des personnalités singulières de la société civile (influenceurs, journalistes, experts, etc.). Ces associations ne demandent pas une avancée du droit avec l’octroi de nouveaux droits, mais un respect de la législation en vigueur dans toute la CEDEAO et une harmonisation des droits qui nous sont d’ores et déjà conférés par le Protocol de Maputo. Donc l’agitation et le pseudo-activisme de ces associations (en retard sur leur temps comme toujours) sont nuls et non avenus. Il ne sert strictement à rien à l’heure actuelle si ce n’est d’encombrer l’espace médiatique, nous saouler de paroles inutiles en diffusant de fausses informations et agiter la haine des femmes qui gangrène notre société. Cela pose, de plus, la question de la sincérité de leurs engagements, de l’intérêt et de la pertinence de leurs propos. Cela décrédibilise l’image et l’autorité des guides religieux érudits, respectables et respectueux de la vie humaine et des textes sacrés qu’ils maîtrisent. Cela questionne encore quant à l’objectif poursuivi par ce monsieur bien versatile qui surfe sur la polémique pour exister sur la scène publique. Lequel n’a bien souvent d’intérêt que pour ce qui tourne qu’autour du sexe ou de la sexualité de jeunes gens, mais plus rarement, voire jamais, ne concerne les faits de harcèlements sexuels de rue, d’agressions sexuelles, de viols d’incestes ou de pédophilie commis au Sénégal et qui y sont légions. Pourtant, ce n’est pas faute d’être tagué sur les réseaux sociaux lors de médiatisation de ces problèmes hautement plus graves qu’un décolleté, qu’une cuisse à l’air ou qu’une vague accolade. Alors à quoi joue ce monsieur et dans quoi entraîne-t-il d’autres personnes qui peuvent sans doute jouir du bénéfice du doute quant à leurs objectifs affichés ? On peut à juste titre s’interroger sur les objectifs poursuivis par cet homme et quels sont les lobbies derrière autant de versatilité. « Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », nous direz-vous, comme le veut l’adage. Pourtant, aujourd’hui la chose est plus grave. En effet, le recours au discours pseudo scientifique pour servir des desseins rétrogrades et meurtriers à l’endroit des milliers de femmes qui, chaque année, risquent leur vie ou sinon la perdent, pour ne pas avoir à subir une grossesse monstrueuse issue de viol et d’inceste, est un procédé de manipulation extrêmement dangereux, qui devrait mobiliser l’appareil d’État ainsi que nos guides religieux qui font autorité depuis des décennies et qui n’ont aucunement besoin que de basses considérations matérielles dictent leur prise de parole publique.
Ndeye Khaïra Thiam est psychologue clinicienne, criminologue, féministe radicale sénégalaise.
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UNE BEAUTÉ ANGÉLIQUE, UNE FORCE DE LA NATURE
Venue au monde avec des malformations, Houleymatou Dia a pu se mettre sur ses pieds grâces à de multiples opérations. A 28 ans, elle n’a pas la taille de son âge. Mais Houleymatou demeure une force de la nature aux ambitions imparables ou presque.
Venue au monde avec des malformations, Houleymatou Dia a pu se mettre sur ses pieds grâces à de multiples opérations. A 28 ans, elle n’a pas la taille de son âge. Mais Houleymatou demeure une force de la nature aux ambitions imparables ou presque.
Dans cette vidéo, la jeune sénégalaise qui rêve d’être présentatrice télé, actrice, mannequin ou encore modèle photo se raconte sans complexe aucun. Malgré son handicap, elle déborde d’énergie à vous couper le souffle. D’ailleurs Houleymatou ne se sent pas handicapée dès lors que ses facultés intellectuelles sont intactes, voire alerte.
S’il lui est arrivé parfois de s’apitoyer son propre sort au point de verser des larmes, elle a la joie de vivre et est déterminée dans ce qu’elle veut. Houleymatou surtout transmet surtout sa motivation aux autres. Découverte d’une femme