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23 avril 2025
International
LE FOOT SÉNÉGALAIS À DEUX VITESSES
Champions d'Afrique, les Lions de la Teranga trustent les trophées continentaux. Les clubs nationaux peinent pourtant sur la scène africaine. Comment expliquer ce paradoxe ? Reportage au sein de la célèbre académie Diambars
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 10/01/2024
De Diamniadio à Saly, en passant par Dakar, le football sénégalais vit sous le signe du paradoxe. D'un côté, les Lions de la Teranga enchaînent les succès continentaux et trustent les trophées. De l'autre, les clubs peinent à sortir de l'ombre sur la scène africaine. Comment expliquer cette anomalie ? France 24 a tenté de comprendre les rouages de cette énigme made in Sénégal à travers un reportage au cœur du célèbre centre de formation de Diambars.
Une équipe nationale dévorée de succès
La sélection sénégalaise vient de remporter le Championnat d'Afrique des Nations (CHAN) début 2023, après avoir soulevé la Coupe d'Afrique des Nations l'été dernier. Les moins de 20 ans et moins de 17 ans ont également été sacrés cette année, amplifiant la domination des Lions de la Teranga sur le continent africain. Un succès phénoménal qui souligne la qualité de la formation sénégalaise, déjà mise en lumière par les précédents sacres à la CAN.
Mais cette réussite nationale trouve ses limites au niveau des clubs. Car sur la scène africaine, ces derniers peinent cruellement à exister. Seul Teungueth FC a réussi à s'extirper des éliminatoires de Ligue des Champions ces dernières années, sans jamais aller bien loin ensuite. Les raisons de ce décrochage interroge dans un pays qui forme tant de talents.
Une politique de formation assumée, au détriment des clubs
"Ce sont les académies qui ont fait la force de notre football", assure Pape Ibrahima Faye, entraîneur à Diambars. Créée en 2004, cette prestigieuse structure a formé Idrissa Gueye, Bamba Dieng ou encore Pathé Ciss, tous transférés à l'étranger après leur passage sur les bords de l'océan Atlantique. "La plupart des joueurs de l'équipe nationale ont été formés ici avant de partir", martèle PIF.
Une politique assumée de formation au service de la sélection avant tout, qui se fait au détriment des clubs locaux. "Les meilleurs talents quittent le pays très jeunes, pour l'Europe. Cela ne laisse pas le temps aux clubs de se structurer", analyse Cheikh Diop Ndiaye, journaliste pour E-Media. Résultat, ces derniers manquent cruellement de moyens financiers pour conserver leurs pépites. "On ne garde pas nos talents assez longtemps", regrette PIF.
Vers un rééquilibrage du modèle ?
Pourtant, le modèle reste enviable pour de nombreux pays du continent. "L'Égypte ou le Mazembe ont longtemps retenu leurs joueurs, ce qui a aidé leurs clubs", souligne Makane, de Diambars. Mais pour développer un football plus homogène, générant des ressources au niveau local, un rééquilibrage semble inévitable au Sénégal.
Les chances de victoire du Jaraaf ou du Casa Sports en Coupe de la CAF restent ainsi très minces, face à des clubs comme le Zamalek ou le TP Mazembe, dotés de budgets bien supérieurs. Pour espérer rivaliser, il faudrait selon les observateurs garder les talents nationaux plus longtemps, afin de muscler les clubs. L'exemple de la sélection au CHAN l'a prouvé: le potentiel est là. Mais la structure du football sénégalais reste à améliorer pour l'exprimer aussi en clubs.
Pour l'heure, le modèle sénégalais continue de briller avec ses Lions. Mais les acteurs du ballon rond planchent sur les ajustements à apporter afin de résoudre ce paradoxe national, en taillant enfin une place au soleil à leurs formations sur la scène continentale. Car le talent ne manque pas, il faut désormais apprendre à le cultiver au niveau local.
PRÉSIDENCE DU CONSEIL DES DROIT DE L’HOMME DE L’ONU, LE MAROC PASSE DEVANT L’AFRIQUE DU SUD
Lors de son discours, le nouveau président du Conseil des droits de l’Homme a affirmé sa volonté d’œuvrer à la promotion, le respect et la garantie des droit humains.
Le représentant du Royaume Chérifien aux Nation unies à Genève a été élu à la présidence de l’organe ce mercredi 10 janvier pour l’année 2024. Lors de son discours, le nouveau président du Conseil des droits de l’Homme a affirmé sa volonté d’œuvrer à la promotion, le respect et la garantie des droit humains. Une élection déjà sous le feu des critiques des défenseurs des droits humains. Selon Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) ,ce discours est en décalage complet avec la réalité.
Par ailleurs, dans un communiqué, Rabat a mis en avant son ‘’leadership rassembleur sur des sujets clés comme ceux du dialogue interreligieux.’’
A noter qu’en 2021 le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme a dénoncé la répression par les autorités marocaines des membres de la Société civile qui travaillent sur le dossier du Sahara occidental.
Selon les résultats du vote secret l’Ambassadeur Zniber du Maroc a eu 30 voix contre 17 pour l’Ambassadeur Nkosi de l’Afrique du Sud.
LE PRÉSIDENT MACKY SALL ÉLEVÉ AU RANG D’AMBASSADEUR DE BONNE VOLONTÉ DE L’ISESCO
Après son audience ce 9 janvier avec le directeur général de l’Organisation mondiale islamique pour l’éducation (ISESCO), le président Macky Sall a accepté d’être l’ambassadeur de bonne volonté de cette organisation.
Après son audience ce 9 janvier avec le directeur général de l’Organisation mondiale islamique pour l’éducation (ISESCO), le président Macky Sall a accepté d’être l’ambassadeur de bonne volonté de cette organisation.
« Nous avons échangé sur les défis actuels et futurs de la Oumma islamique, et j’ai accepté avec plaisir la proposition d’ambassadeur de bonne volonté que Dr Salim Al-Malik m’a faite », a tweeté le président Macky Sall.
L’ISESCO est spécialisée dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication dans les pays islamiques.
Le Docteur Salim Al Malik a notamment abordé les questions liées à l’éducation, la culture, la paix et le dialogue entre les religions.
Le Directeur a été élevé à la dignité de Commandeur dans l’Ordre national du Lion.
LE SÉNÉGAL DÉSIGNÉ COMME ÉPOUVANTAIL DE LA CAN 2023
Dès samedi, 24 nations vont se disputer la couronne africaine en Côte d'Ivoire. Mais qui sont les principaux prétendants selon les predictions ? Les Lions conservent le statut de favori mais cinq autres prétendants n'ont pas dit leur dernier mot
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 10/01/2024
Alors que le tournoi continental le plus prestigieux du football africain s'apprête à débuter en Côte d'Ivoire samedi prochain, les pronostics sur le futur vainqueur vont bon train. Selon le supercalculateur d'Opta, qui a effectué des simulations du déroulement de la compétition, les tenants du titre sénégalais partent favoris.
En effet, le Sénégal obtient une cote de 12,8% de conserver leur couronne africaine. Finalistes malheureux lors de l'édition 2021 remportée par les Lions de la Teranga aux tirs au but, l'Égypte et le Maroc complètent le podium avec respectivement 8,5% et 11,1% de chances de sacre selon les projections du supercalculateur.
Les Lions de la Teranga partent donc avec un statut de favoris logiques. Portés par leur capitaine et homme providentiel Sadio Mané, auteur du penalty décisif lors de la finale 2021, ils devront néanmoins se méfier de grognards comme l'Algérie (9,7%), quintuple vainqueurs avec le Cameroun, ou le Nigeria (8,1%) dans le groupe C très relevé qui les opposera également au Cameroun et à la Gambie.
"On ne sent pas cette équipe rassasiée, elle a encore faim de titres" a déclaré Aliou Cissé, le sélectionneur du Sénégal, qui voit dans le parcours de finaliste des Lions à la dernière Coupe du Monde un tremplin supplémentaire. Le groupe sénégalais a ainsi une probabilité de 47,4% de finir en tête de sa poule et de 57,2% d'atteindre le dernier carré selon les projections.
Les Eléphants de Côte d'Ivoire, qui évolueront à domicile, sont crédités de 12,1% de chances de devenir les premiers hôtes vainqueurs depuis l'Égypte en 2006. Forts de joueurs expérimentés comme Sébastien Haller ou Max Gradel et de talents émergeants comme Ousmane Diomande, les Ivoiriens espèrent s'appuyer sur leur public pour triompher. Selon Opta, leur probabilité de sortir en tête du groupe A est de 38,5%.
Derrière le Maroc, forts de leur parcours historique en quart de finale du dernier Mondial, l'Algérie de Riyad Mahrez se pose en outsider sérieux (9,7% de chances de victoire finale). Les Fennecs, qui auront la pression de leur statut de deuxièmes têtes de série, partent largement favoris pour terminer premiers de leur poule (57,5% de probabilités).
L'Égypte de Mohamed Salah, meilleur buteur de l'histoire des Pharaons, espère elle effacer la désillusion de sa défaite en finale 2021 aux tirs au but face au Sénégal. Avec 8,5% de probabilité de sacre, les septuples champions d'Afrique devront faire face à la concurrence du Ghana dans le groupe B.
Reste à savoir si l'une de ces grandes nations parviendra à détrôner le Sénégal, ou si une surprise sera au rendez-vous à l'image du sacre camerounais en 2017. Quoiqu'il en soit, le spectacle devrait être au rendez-vous durant ce mois de compétition qui s'annonce palpitant.
MOBILISATION INTERNATIONALE POUR ALIOU SANÉ
Dénonçant un acharnement des autorités contre le militant sénégalais, 105 signataires d'Afrique et d'ailleurs demandent la fin de sa "détention abusive". Coordonnateur de Y'en a Marre, il est écroué depuis 6 mois pour des motifs jugés infondés
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 09/01/2024
Plus de 100 organisations, personnalités, militants, activistes, artistes, journalistes et célébrités africains et internationaux ont signé une déclaration dénonçant la détention arbitraire d'Aliou Sané et exigeant sa libération immédiate et sans condition.
Aliou Sané, coordonnateur du mouvement Y'en a Marre et vice-coordonnateur de la plateforme Forces Vives du Sénégal (F24), a été arrêté le 29 mai 2023 alors qu'il rendait simplement visite à un membre de F24 assigné à résidence sans motif légal. Depuis, il est poursuivi de manière abusive pour "actes ou manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou occasionner de troubles politiques graves et actions diverses", des accusations non fondées selon ses soutiens.
"Cette utilisation tendancieuse de la justice, aux conséquences néfastes pour nos acquis démocratiques, continue de restreindre les libertés individuelles, d'entacher la satisfaction de l'intérêt collectif et d'installer un climat de tension très fort dans la société à l'approche des échéances électorales" dénoncent les signataires dans leur déclaration.
Parmi les 105 signataires figurent de grandes organisations de défense des droits humains comme Amnesty International Sénégal, la Rencontre Africaine des Droits de l'Homme (RADDHO) ou Article 19 Sénégal. On compte également de nombreuses personnalités influentes telles que le sociologue sénégalais Selly Ba, le professeur de science politique Maurice Soudiéck Dione de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, ou encore l'artiste panafricain Fally Ipupa.
La décision rendue le 29 décembre 2023 par la Chambre d'Accusation, ordonnant la mise en liberté conditionnelle d'Aliou Sané, a également été suspendue par le pourvoi en cassation du Procureur Général. "C'est la deuxième fois que les décisions accordant la liberté provisoire à Aliou rendues par les juges sont infirmées", déplore la déclaration.
Les signataires exigent ainsi "la cessation immédiate de cette procédure abusive" et la libération sans condition du coordonnateur de Y'en a Marre, dont la détention arbitraire est dénoncée comme un acharnement judiciaire et une atteinte aux libertés individuelles et à l'Etat de droit.
DU SÉNÉGAL AU NICARAGUA, LA NOUVELLE VOIE D'IMMIGRATION VERS LES USA
Face aux conditions de vie jugées drastiques, plusieurs sénégalais rêvent de quitter le pays. Si hier, des jeunes tentaient de gagner l’Europe dans des embarcations de fortune, une autre voie d'accès à la vie dont ils rêvent fait recette : les États-Unis
Face aux conditions de vie jugées drastiques, plusieurs sénégalais rêvent de quitter le pays. Si hier, des jeunes tentaient de gagner l’Europe dans des embarcations de fortune, une autre voie d'accès à la vie dont ils rêvent fait recette : les États-Unis d'Amérique.
Gueva Ba, 40 ans, a été informé de cette nouvelle route via le Nicaragua et a tenté sa chance l’année dernière. En juillet 2023, le soudeur professionnel sénégalais a réuni environ 6 millions de francs CFA (plus de 9 000 dollars américains) pour entamer son voyage vers les États-Unis.
"Au Sénégal, c'est partout dans les rues, tout le monde parle du Nicaragua, du Nicaragua, du Nicaragua. C’est un secret de polichinelle. Quand j'en ai entendu parler, j'ai enquêté, j'ai commencé à suivre les live (sur les réseaux sociaux), petit à petit, j'ai fait des démarches pour connaître les personnes qui vendaient les billets.'', explique-t-il.
C'était alors le début d'un long périple. ''Je suis parti du Sénégal pour le Nicaragua, j'ai fait une escale au Maroc, après une autre en Espagne, puis au Salvador, et j'ai atterri au Nicaragua. C'est à partir de là que la route vers les Etats-Unis d'Amérique est devenue clandestine".
Gueva Ba a été arrêté à la frontière entre les Etats-Unis d'Amérique et le Mexique avant de passer près de deux mois en détention aux Etats-Unis d'Amérique.
Il a finalement été rapatrié au Sénégal avec plus d'une centaine d'autres migrants sénégalais en septembre 2023.
Si Ba a passé du temps en prison aux États-Unis avant d'être rapatrié à Dakar, ce n'est pas le cas de nombreux migrants qui étaient avec lui sur la route migratoire.
Au Sénégal, des offres de billets d'avion pour le Nicaragua se retrouvent sur de nombreuses pages Facebook et des numéros de téléphone partagés mènent à des agences de voyage bien implantées à Dakar.
Abdoulaye Doucouré s'est spécialisé dans la vente de billets pour le Nicaragua. "Je peux dire que d'octobre à décembre 2023, environ 1 200 personnes sont passées par mon agence et chaque personne a payé au maximum 3 500 00 francs CFA (583,47 dollars américains) pour un billet d'avion Dakar-Nicaragua."
Cette nouvelle voie migratoire semble être davantage pratiquée par des couches de jeunes migrants qui ont gagné de l'argent à Dakar.
Les médias sociaux semblent jouer un rôle majeur dans la promotion de la connectivité entre les migrants et les passeurs.
"Le rêve américain est déjà en marche pour les Sénégalais. C'est ce qu'on appelle "réussir à Dakar". Pour beaucoup de ces jeunes qui veulent aller aux Etats-Unis, ils ont déjà fait le premier pas, parce qu'ils viennent de l'intérieur du pays, et ils ont réussi à se faire une place à Dakar, donc ils ont fait le premier pas avant d'aller aux Etats-Unis"., explique le Professeur Aly Tandia, Observatoire sénégalais des migrants
Plus de 9 000 Sénégalais ont été arrêtés alors qu'ils franchissaient la frontière de l'Arizona entre le 1er octobre et le 9 décembre de l'année dernière, ce qui représente une augmentation considérable par rapport aux mois précédents.
PAR Farid Bathily
LE GUIDE LA CAN 2023
La CAN s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire en terre ivoirienne. Tour d’horizon de la compétition à travers ses stades, ses favoris en quête de gloire, son arbitrage sous surveillance, ainsi que les prix promis aux lauréats
Pour cette édition de la CAN, six stades ont été retenus à travers cinq villes différentes. Objet de plusieurs polémiques depuis son inauguration en octobre 2020 à cause du drainage défectueux du terrain et des problèmes récurrents de pelouse, le stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé devrait notamment accueillir le match d’ouverture et la finale.
Outre cette installation de 60 000 places située au nord d’Abidjan, cinq autres enceintes sont prévues pour abriter les 52 matchs de la compétition. Il s’agit du stade Félix Houphouët-Boigny (Abidjan), du stade Laurent Pokou (San Pédro), du stade Charles Konan Banny (Yamoussoukro), du stade de la Paix (Bouaké) et du stade Amadou Gon Coulibaly (Korhogo).
Six sérieux prétendants au titre
Première CAN à ne voir aucune équipe faire ses débuts dans la compétition depuis 2015, cette 34e édition de la grand-messe du football continental se révèle être celle des habitués. De quoi promettre d’âpres confrontations entre les différentes équipes.
Le Sénégal, emmené par Sadio Mané, Nicolas Jackson ou encore Pape Matar Sarr aura à cœur de devenir le quatrième champion en titre seulement à se succéder à lui-même. Le Maroc, l’autre favori pour le trophée final espère capitaliser sur son parcours au Mondial 2022, où il a atteint le dernier carré pour la première fois en tant que nation africaine.
L’Égypte finaliste de la dernière édition, le Nigeria fort de son impressionnant vivier offensif, la Côte d’Ivoire aidée de son public, l’Algérie ou encore le Ghana, voudront également réinscrire leur nom au palmarès de la compétition.
Des primes à la hausse
Un pactole de 7 millions de dollars est prévu pour le vainqueur. Soit une augmentation de 40% de la précédente prime. Il s’agit d’une hausse des gains annoncée le 4 janvier 2024 par la Confédération africaine de football (CAF) afin de "contribuer au développement du football continental ".
Le finaliste malheureux recevra 4 millions de dollars tandis que les demi-finalistes toucheront 2,5 millions de dollars chacun. Quant aux équipes éliminées en quarts de finale, elles toucheront individuellement 1,3 million de dollars.
La VAR à nouveau au rendez-vous
Pour la deuxième fois après l’édition 2021 au Cameroun, la VAR (arbitrage par assistance vidéo) sera disponible pour aider les arbitres à juger de certaines situations de jeu potentiellement litigieuses, telles que le hors-jeu, les fautes dans la surface de réparation, les actes d’antijeu, entre autres.
Reste à éviter les différentes polémiques, dont le ralentissement du jeu ou encore les contestations, qui accompagnent généralement l’usage de cette technologie à travers le monde.
LES "SAOUDIENS", PILIERS DES LIONS POUR DÉFENDRE LEUR TITRE
Malgré leurs récents transferts en Arabie Saoudite, les cadres sénégalais seraient finalement la clé du sacre des Lions à la CAN. Aliou Cissé, réticent au départ, compte désormais sur Mané, Koulibaly et consorts pour conserver leur couronne africaine
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 09/01/2024
Initialement indésirables aux yeux du sélectionneur Aliou Cissé, les cadres du Sénégal évoluant en Arabie Saoudite, Sadio Mané en tête, seront bien la base de l'équipe qui veut conserver son titre à la Coupe d'Afrique des nations en Côte d'Ivoire (13 janvier-11 février).
Le coach avait exclu par le passé de faire appel à des joueurs évoluant dans la ligue saoudienne, en raison de sa qualité moindre par rapport aux compétitions européennes. Mais il a vite changé d'avis lorsque sa colonne vertébrale a rejoint l'été dernier le nouvel eldorado des stars du football mondial, Sadio Mané à Al Nassr, Kalidou Koulibaly à Al-Hilal et Édouard Mendy à Al Ahli, en plus de Habib Diallo à Al Shabab.
Meneurs du sacre de 2022 au Cameroun, Mané jouait alors à Liverpool, le capitaine Koulibaly au Napoli et "Doudou" Mendy à Chelsea, des clubs européens majeurs. La saison suivante, celle de la Coupe du monde, où le Sénégal a atteint les 8e de finale, Koulibaly était passé à Chelsea et Mané, blessé et forfait au Qatar, au Bayern Munich.
"Certes, ce n'est pas le rythme de la Premier League ou la Liga, mais beaucoup d'internationaux africains évoluent là-bas", explique à l'AFP l'ancien international Alassane N'Dour. En effet, outre les "Saoudiens" sénégalais, le capitaine de l'Algérie Riyad Mahrez (Al-Ahli), les Ivoiriens Frank Kessié (Al-Ahli) et Seko Fofana (Al-Nassr), le Marocain Yassine Bounou (Al-Hilal) ou les Camerounais Karl Toko-Ekambi (Abha FC) et George Kevin Nkoudou (Damac FC) évoluent aussi en Saudi League.
Pour Aliou Cissé, cette nouvelle donne n'altère finalement pas la qualité de son équipe, placée dans un groupe redoutable avec la Gambie et la Guinée et un choc attendu face au Cameroun. Et l'objectif reste le même : remporter une deuxième CAN consécutive. "Nous avons une seule étoile. Nous avons envie d'aller gagner, de continuer à gagner", a déclaré le coach.
GABRIEL ATTAL EST LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE LA FRANCE
Le président français Emmanuel Macron a décidé de nommer Premier ministre le ministre de l’Éducation Gabriel Attal, 34 ans, qui deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire de la République.
Le président français Emmanuel Macron a décidé de nommer Premier ministre le ministre de l’Éducation Gabriel Attal, 34 ans, qui deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire de la République et le premier ouvertement homosexuel, a-t-on appris de source proche de l’Elysée.
La nomination n’a pas encore été officialisée par laprésidence mais a été confirmée à l’AFP par un responsable parlementaire du camp présidentiel. M. Attal va succéder à Élisabeth Borne, contrainte lundi à la démission.
Il s’agit d’une ascension spectaculaire pour celui qui est la personnalité la plus populaire du gouvernement et de la majorité présidentielle pour un Français sur deux.
« Sans-faute », « bon élève », « la meilleure incarnation de l’ADN macroniste » : le phénomène Attal, déjà benjamin du gouvernement en 2017, puis plus jeune ministre de l’Éducation nationale, s’est finalement imposé pour succéder à Élisabeth Borne à Matignon à la surprise générale.
Sa nomination intervient alors que le deuxième quinquennat Macron est englué dans les difficultés : sans majorité à l’Assemblée nationale, confronté à la montée de l’extrême droite, le président français peine à donner du souffle à son deuxième mandat. L’adoption dans la douleur de la très controversée réforme des retraites, et plus récemment d’une loi immigration soutenue par l’extrême droite et ayant fracturé la majorité présidentielle, ont laissé des traces.
Issu de la mouvance des jeunes soutiens de Dominique Strauss Kahn, ancien poids lourd de la gauche tombé en disgrâce après avoir été arrêté pour agression sexuelle en 2012 à New York, Gabriel Attal avait fait partie des premiers socialistes à suivre Emmanuel Macron lors de la création en 2016 de son parti En Marche !, tremplin vers l’Élysée.
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LES LIONS PRÊTS POUR UN NOUVEAU SACRE
À quelques jours de la CAN 2023, le sélectionneur national Aliou Cissé s'est longuement confié sur ses objectifs et sa préparation. Déterminé à conserver le titre acquis en 2022, il affiche sa confiance en l'équipe malgré quelques incertitudes
À l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations 2024, l'entraîneur du Sénégal Aliou Cissé s'est longuement confié lors d'un entretien sans langue de bois avec la chaîne TFM. Le sélectionneur des Lions de la Teranga a évoqué de nombreux sujets, affichant sa grande motivation pour conserver le titre acquis en 2022.
Interrogé sur la préparation de son équipe, Aliou Cissé se veut serein et ambitieux : «Nous avons l'espoir et nous travaillons pour ça. Cette CAN, on la prépare déjà depuis notre victoire en 2022» assure-t-il. Bien que l'effectif compte quelques incertitudes liées à des blessures, Cissé garde confiance : «Le Sénégal a aujourd'hui largement les arguments pour gagner à nouveau.»
S'il admet que le groupe a évolué avec des jeunes qui poussent, Cissé défend l'importance d'un «noyau dur» et de la continuité dans la sélection. «Chaque génération doit écrire son histoire» rappelle-t-il. Son capitaine Kalidou Koulibaly et les cadres évoluant en Arabie Saoudite seront au rendez-vous selon lui.
Ces derniers mois, des rumeurs évoquaient des tensions entre Aliou Cissé et d'autres membres de l'encadrement technique. Le sélectionneur dément formellement : «Je n'ai aucun problème avec eux. Les critiques m'ont rendu plus fort.» Même son de cloche sur sa relation avec l'entraîneur des U23, Demba Mbaye : «Il n'y a aucun souci de communication avec lui» assure Cissé.
Concernant le jeu des Lions, Cissé revendique ses choix, comme son système en 4-3-3 flexible, ainsi que ses remplacements souvent tardifs. «Je ne fais pas des changements pour faire plaisir. Un changement c'est quand c'est nécessaire» argue-t-il, refusant de céder aux sirènes de l'opinion publique.
S'il admet pouvoir mieux faire offensivement, le coach rappelle que le Sénégal a inscrit 17 buts sur la campagne de qualification. «L'équipe ne manque pas d'efficacité» juge-t-il. Son animation offensive a en tout cas de quoi faire trembler les défenses adverses.
Aliou Cissé a tenu à remercier les supporters des Lions pour leur soutien indéfectible. «J'ai besoin de vous. Soyez présents pour ce rendez-vous» a-t-il lancé, en référence au match amical contre le Niger puis à la CAN.