Des souteneurs de Farba ont brûlé des pneus à Oréfondé
La tension ne faiblit pas dans la région Matam. En effet, depuis la levée de l'immunité parlementaire du député maire des Agnam, ses souteneurs dans ladite région multiplient leurs actions sur le terrain. Cette fois-ci, des jeunes de Orefondé, très furieux, ont manifesté leur mécontentement envers les autorités judiciaires. A cet effet, ils ont brûlé hier des pneus sur la route nationale pour exiger la libération des jeunes « injustement » arrêtés à Matam. Très déterminés, ces souteneurs du maire des Agnam promettent de poursuivre le combat pour mettre fin à l'acharnement du leader Pastef contre le député Farba Ngom.
Tournoi inter-écoles doté de la coupe du maire
Un tournoi sportif inter-écoles doté de la coupe du maire, c'est l'initiative lancée par la commune de Thiès-Est. Le tournoi qui démarre aujourd'hui au stade Maniang Soumaré, regroupe 27 écoles élémentaires, qu’elles soient privées ou publiques. Selon le Maire Ousmane Diagne, c'est pour encourager la pratique sportive chez les jeunes et renforcer les liens communautaires. Il s'y ajoute la création d'un environnement propice à l'éclosion des talents, tout en inculquant des valeurs de discipline de travail d'équipe et de respect. Le tournoi se tient dans un contexte où le sport est devenu un vecteur de développement et d'unité. C'est ainsi que lors du dernier Conseil des Ministres, le Président Bassirou Diomaye Faye, a souligné l'importance cruciale de la jeunesse dans l'essor du sport au Sénégal. Cette déclaration marque un tournant dans la mise en œuvre de la nouvelle politique sportive du pays, centrée sur la promotion d'une citoyenneté active et responsable. Ces rencontres ne seront pas seulement des événements sportifs, mais aussi des occasions de célébrer l'esprit d'équipe et la camaraderie parmi les élèves.
Les enseignants détachés au ministère de l’Urbanisme reployés
Le ministre de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales va renforcer les effectifs du ministère de l’Éducation. Moussa Bala Fofana a décidé de se séparer de tous les enseignants qui étaient mutés à son département ministériel pendant le règne du Président Macky Sall. A cet effet, il a adressé une lettre à son collègue de la Fonction Publique, Olivier Boucal, pour lui donner la liste des enseignants détachés à son ministère. M. Fofana lui demande de mettre fin à leur détachement à compter du 28 février. Sans doute, ces enseignants seront mis à la disposition du ministère de l’Éducation qui les enverra dans les différents établissements pour combler le manque d’effectifs.
Une délégation de la DGE au siège de Y en a marre
Le mouvement Y en a marre a reçu hier une délégation de la Direction Générale des Élections (DGE) composée de Vincent Mendy, conseiller technique et Mme Nafissatou Fall du département de Communication. Ils ont été reçus par le coordonnateur dudit mouvement, Alioune Sané et Cie. La délégation a exprimé sa volonté d'impliquer Y en a Marre à la vaste campagne de sensibilisation prévue dans le cadre de la révision ordinaire des listes électorales. Y en a marre a marqué son adhésion à cette initiative qui vise l'enregistrement d'au moins 1,5 million nouveaux électeurs sur le fichier électoral. Le mouvement exhorte tous les citoyens ayant atteint la majorité et non encore inscrits sur les listes électorales, à se rapprocher des commissions d'inscription établies dans leurs circonscriptions.
B. Mbaye poignarde à mort son jeune frère A. Mbaye
Une bagarre entre deux frères à Guédiawaye a viré au drame. B. Mbaye a poignardé à mort son jeune frère A. Mbaye. Selon nos sources, les faits se sont produits hier, au quartier Notaire. Les frères ont échangé des propos aigres-doux avant de se bagarrer. Sur ce, le plus âgé à savoir B. Mbaye a assené un coup de couteau mortel à la cuisse de son jeune frère qui va succomber à ses blessures. Ainsi les limiers du Commissariat central de Guédiawaye informés, se sont rendus sur les lieux pour faire le constat avant de faire une réquisition pour l'évacuation de la dépouille par les sapeurs-pompiers pour les besoins de l'autopsie. Pour le moment, le mobile du crime reste inconnu. Toutefois, la Police de Guédiawaye a ouvert une enquête pour élucider cette affaire.
Trois personnes tuées dans un accident à Louga
Trois personnes ont perdu la vie tôt mardi matin dans une collision entre un camion et un véhicule particulier sur l’axe reliant Louga à Saint-Louis, a appris l’Aps de source sécuritaire. L’accident s’est produit aux environs de 5 heures du matin entre les localités de Maka Barraguey et Khambala Fall, sur la route nationale numéro 2. En raison de l’impact de la collision, le camion transportant des barres de fer a dérapé avant de terminer sa course hors de la chaussée. Deux de ses occupants sont décédés sur le coup, un troisième a succombé un peu plus tard à ses blessures. Les sapeurs-pompiers ont évacué les blessés à l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Mbaye, où les dépouilles des trois victimes ont été déposées à la morgue.
Deux morts dans un accident de la circulation près de Kothiary
Un accident de circulation impliquant une moto et un camion a provoqué deux morts, lundi soir, à l'entrée du village de Inadinah, non loin de Kothiary, dans la région de Tambacounda, a appris l’Aps de plusieurs témoins. Cet accident est survenu sur la Route nationale numéro un, dans cette localité du département de Goudiry. Selon les témoignages, la moto sur laquelle voyageaient les deux victimes, en provenance de la ville de Tambacounda, a dérapé avant de heurter violemment un camion en panne.
Débrayage suivi d’une grève totale à Sédhiou
La coalition des syndicats des enseignants de Sédhiou a observé à 9 heures un débrayage suivi d’une grève totale pour dénoncer le retard du paiement des indemnités de déplacement du baccalauréat, la gestion des ressources humaines dans l’académie, entre autres. Les revendications des enseignants portent sur trois points essentiels notamment la gestion des ressources humaines dans l’académie, les indemnités du baccalauréat et le dialogue social entre acteurs de l’éducation, a dit Abdoulaye Diallo, porte-parole de la coalition, lors d’un point de presse. Concernant la gestion des ressources humaines, l’introduction du LYNAQE (lycée nation-armée pour la qualité et l’équité) a engendré une migration de professeurs vers ce nouvel établissement, créant un déséquilibre notable dans les autres établissements, notamment dans les disciplines scientifiques, a indiqué M. Diallo, également secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS/Authentique). Il a également souligné que les lycées Balla Moussa Daffé et Ibou Diallo souffrent actuellement d’un manque de professeurs en sciences de la vie et de la terre (SVT). Une solution avait été proposée à l’autorité pour redéployer un des professeurs vers les lycées, mais cette suggestion a été ignorée.
LES SUJETS POLITIQUES DOMINENT LA PRESSE DU JOUR
L'actualité vue par les médias ce mercredi sont focus sur les sujets politiques, mârinés à la sauce judiciaire
Les sujets politiques, mâtinés à la sauce judiciaire, semblent damer le pion à toute autre thème d’actualité dans la livraison de mercredi de la presse quotidienne.
Plusieurs journaux, dont Sud Quotidien, reviennent largement sur une éventuelle levée de l’immunité de l’ancien Premier ministre et député Amadou Ba. Cette rumeur circule depuis quelques jours dans les médias.
Amadou »n’est pas encore officiellement convoqué par la justice. Mais son nom figurerait sur la liste d’anciens dignitaires du régime qui sont dans le viseur de la justice ». Cela a suffi à ses partisans et soutiens pour dénoncer »une instrumentalisation de la justice » et une »chasse aux opposants », écrit Walfquotidien.
« Face à la presse, mardi 4 févier 2025 », La Nouvelle responsabilité, coalition formée autour de l’ancien Premier ministre, « a dénoncé une ‘tentative manifeste de liquidation politique’ de son patron avant d’annoncer une tournée nationale dans les prochains jours pour s’adresser aux Sénégalais », rapporte Sud Quotidien.
L’As évoque des « tirs de barrage des amis » du dernier chef de gouvernement de l’ancien président Macky Sall. Le journal souligne que pour ses camarades, une éventuelle demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba constitue une « manœuvre politique visant à écarter un futur adversaire à la présidentielle de 2029 ».
Le quotidien Enquête, citant « des sources proches du dossier », donne un peu plus de consistance à cette rumeur, en soulignant cependant que « le juge n’est pas sur la même longueur d’onde que le parquet sur ce dossier ».
« En clair, ajoute cette publication, la levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara risque de recevoir une fin de non-recevoir de la part du juge en charge du dossier ».
Il n’empêche. Les partisans de l’ancien Premier ministre « ont décidé de prendre les devants pour assurer la défense de leur leader » et faire face, avec en tête l’ancien ministre Cheikh Oumar Anne, signale le quotidien Les Echos.
« La Nouvelle responsabilité, vent debout », peut-on lire sur le même sujet à la une du quotidien Source A. Et ce journal de citer les déclarations de l’ex-ministre Moïse Sarr, selon qui Amadou Ba, en 33 ans de carrière dans l’administration sénégalaise, « n’a jamais été cité dans un quelconque scandale ».
Il ajoute qu’en conséquence, « tous les militants et sympathisants [de l’ancien Premier ministre] d’ici et de la diaspora se sont mobilisés pour faire face » à une éventuelle procédure visant la levée de l’immunité parlementaire de leur leader politique.
Comme un dossier pouvant en cacher un autre, L’Observateur affirme que la justice « resserre son étau » autour du député Farba Ngom, dont l’immunité parlementaire a été déjà levée dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent portant sur quelque 125 milliards de francs CFA.
Le député-maire des Agnam, dans la région de Matam (nord), se trouve « suspendu à une convocation imminente ». Ce document, « arrivé hier mardi au Parquet du pool judiciaire financier », ouvre la porte aux auditions dans cette affaire, selon L’Observateur.
Le journal assure que « plus aucun obstacle ne s’oppose à l’audition du député-maire des Agnam qui pourrait faire face au magistrat instructeur dans les prochains jours, voire les prochaines heures ».
Dans ce contexte, Walfquotidien fait état d’un « essoufflement des opposants et activistes ». « Malgré la crise économique et malgré le chômage des jeunes avec comme conséquence directe la migration irrégulière, le tandem Diomaye/Sonko continue de bénéficier d’un capital sympathie », écrit le journal.
Le Quotidien et Source A relaient la déception de certaines familles de personnes impactées par les violences politiques enregistrées au Sénégal de 2021 à 2024. « La complainte des oubliés de l’assistance de l’Etat », titre le premier de ces deux journaux.
La mesure d’indemnisation annoncée par le gouvernement »continue de soulever controverses et polémiques, du fait d’une sélection qui met à l’épreuve d’autres impactés par ces évènements », constate Le Quotidien, avant d’ajouter : « Pour l’instant, aucune compensation n’a été proposée aux gérants de stations-service, qui ont vu leurs matériels de service cassés et brûlés par des pillards ».
Les vendeurs, les banquiers et les grandes surfaces n’ont pas non plus été approchés pour bénéficier d’une compensation, ajoute le journal. Source A donne la parole à l’épouse de l’ancien procureur Alioune Ndao, mère d’un « ex-détenu politique », « déléguée pour porter la colère » de familles concernées.
Selon Sokhna Ndèye Diop Diaratoulakh, communément appelée Ya Seyda, les »détenus politiques », les personnes concernées »s’étaient battus pour un projet, mais pour …500.000 francs CFA », soit le montant de la compensation financière qu’elles sont appelées à recevoir.
Le Soleil annonce que les angles ont été »arrondis » entre la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM) et le Syndicat professionnel des entrepreneurs de BTP au Sénégal, au sujet d’un projet de 25.000 logements qui aurait été attribué à des entreprises étrangères. »Je ne privilégierai jamais une entreprise étrangère », assure à propos Bassirou Kébé, directeur général de la SN HLM, dont les propos sont cités par le journal.
DES MEDIAS OUTILLES SUR LES FONDAMENTAUX DU PETROLE ET DU GAZ
L’opérateur BP en partenariat avec l’institut National du Pétrole du Gaz (INPG) a initié un programme de formation spécialisée dédié aux médias. Ce programme s’est déroulé les lundi 3 et mardi 4 février 2025 dans les locaux de l’INPG.
BP, en collaboration avec l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) a organisé une formation exclusive à l’endroit des professionnels des médias sénégalais. L'objectif est d'améliorer leur compréhension de l'industrie pétrolière et gazière, de promouvoir des reportages précis et de renforcer les relations entre Bp et les parties prenantes des médias..
L’opérateur BP en partenariat avec l’institut National du Pétrole du Gaz (INPG) a initié un programme de formation spécialisée dédié aux médias. Ce programme s’est déroulé les lundi 3 et mardi 4 février 2025 dans les locaux de l’INPG. Cette formation vise à améliorer la compétence et la compréhension des professionnels des médias au Sénégal en ce qui concerne l'industrie pétrolière et gazière. « C'est très important que les journalistes aient une compréhension de cette industrie, donc de la chaîne de valeur, de toutes les étapes, des enjeux, et des acteurs qui sont dans cette industrie, que ce soit l'État ou la partie privée. Donc, il est important que les journalistes comprennent pour relayer la bonne information à toutes les communautés locales qui ont besoin de comprendre ceux qui sont impactées, directement ou indirectement », explique Annie-Flore Gbenou Damas, responsable de la formation à l'Institut national du pétrole et du gaz.
Selon elle, les journalistes qui ont pu profiter de cette formation ont désormais les outils nécessaires pour relayer la bonne information. « En tout cas, nous sommes très confiants qu'avec toutes les informations qui ont été transmises sur le secteur, ces journalistes pourront corriger ce qu'ils vont entendre désormais, qui n'est pas, peut-être, conforme à la réalité. Maintenant, ils ont les outils pour passer la bonne information et pour peut-être, assainir un petit peu le débat à ce niveau », a-telle soutenu.
Au-delà de cette formation sur les fondamentaux de l’industrie pétrolière et gazière, l’INPG envisage d’aborder d’autres thématiques beaucoup plus pointues. « Ce genre d'action n'est que le début d'une petite série d’activités. C'est pour asseoir une base, c'est pour donner des informations précises sur, vraiment, le contexte, l'activité, la chaîne de valeur, les acteurs. Mais après, on peut aller dans différentes thématiques qui seront beaucoup plus pointues et plus axées sur les besoins des bénéficiaires, notamment de la presse », a promis Mme Damas. Interpellée sur l’impact de cette exploitation des hydrocarbures sur l’environnement, elle soutient : « cela est communiqué et encadré par les documents fournis à l'État.
L'étude d'impact environnemental se fera avant de mener ces activités. Il est important aussi, pour les parties prenantes, de communiquer avec les communautés, donc de leur faire savoir quels seront ces impacts et donc comment ils vont être touchés, comment ils vont pouvoir éventuellement, réaménager leur quotidien, leur activité, en fonction de cette nouvelle donne, donc de l'activité qui vient, avec laquelle ils vont devoir cohabiter ».
MULTIPLE PHOTOS
LES UNES DE LA PRESSE DE CE MERCREDI 5 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil
Rassemblement des centrales syndicales vendredi
La coalition des centrales syndicales du Sénégal (Ccss) va sans doute en guerre contre l'Etat. Dans un communiqué, elle annonce une mobilisation à la Bourse du Travail Keur Madia vendredi prochain. D'après les syndicalistes, ce rassemblement a pour objectif de fédérer les luttes des travailleurs par la création d'un large front syndical autour des revendications essentielles de l'ensemble des travailleurs et particulièrement des secteurs en lutte.
Marche des étudiants de l’Ussein
La Coordination des amicales des étudiants de l’Université du Sine Saloum El hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack ont mis en exécution leurs menaces. Les étudiants ont organisé une marche pacifique hier à Kaolack pour exiger des réponses concrètes de la part des autorités sur leur plateforme revendicative. En brassards rouges, ils ont marché de Sing-Sing au rectorat, situé quartier de Kasnack pour exiger la livraison des chantiers des différents campus de l’Université. Selon le porte-parole des étudiants, Oumarou Baldé, le ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas respecté ses engagements. Réclamant de meilleures conditions d’études à travers des infrastructures et des ressources pédagogiques adéquates, il renseigne que les infrastructures de l’USSEIN ne peuvent pas accueillir 1 800 nouveaux bacheliers. Ils ne comptent pas reprendre les cours tant que le ministre ne respecte pas ses engagements. A l’en croire, Dr Abdourahmane Diouf avait promis que les chantiers seraient livrés en octobre, puis en janvier.
Introduction du jeu des échecs dans les établissements scolaires
Afin de renforcer le développement cognitif des élèves et de diversifier les disciplines sportives à l’école, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a autorisé l’introduction du jeu des échecs dans les établissements scolaires du Sénégal. D’après le ministre, cette initiative, encadrée par la Fédération sénégalaise des échecs (FESEC) et la Fédération sénégalaise du Sport scolaire vise à offrir une alternative aux élèves ne disposant pas d’aptitudes physiques pour les disciplines traditionnelles.
Baisse du trafic aérien à l’AIBD
Le secteur aérien sénégalais subit de plein fouet une baisse d’activité. Selon les informations de Confidentiel Dakar, reprises par Dakaractu, les chiffres du mois de novembre 2024 montrent un recul notable du trafic à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), avec une diminution du fret, des mouvements d’aéronefs et du nombre total de passagers en glissement annuel. La même source souligne que l’un des indicateurs les plus marquants de cette tendance est la baisse de 17,4% du fret aérien par rapport à novembre 2023. Cette contraction du volume de marchandises transportées pourrait être le reflet d’un ralentissement des échanges commerciaux, affectant divers secteurs économiques qui dépendent du transport aérien.
Les enseignants de Réfane observent une journée morte
Les enseignants de la commune de Réfane, dans le département de Diourbel, ont organisé hier une journée morte pour dénoncer les agressions physiques et actes de vandalisme dont sont victimes leurs collègues. Ils ont profité de cette journée pour rappeler aux élèves que l’école est un «lieu sacré», un lieu public. «Elle n’appartient pas aux enseignants, mais plutôt aux communautés. Elle a été mise en place par les autorités pour lutter contre l’analphabétisme. L’école n’est pas là, pour nuire à la communauté», indique le porte-parole M.Kandé. Pour lui, l’école est là pour servir, former des intellectuels qui doivent demain diriger le pays. C’est un lieu que chacun d’entre nous doit protéger, lance M. Kandé. Les enseignants ne sont pas des malfaiteurs, mais des éducateurs, dit-il.
Le pool financier judiciaire relaxe Fallou Mbacké
Ouf de soulagement pour Fallou Mbacké. Il a humé l’air de la liberté depuis hier. Déféré devant le Pool judiciaire financier pour abus de confiance portant sur plus d’un milliard de francs CFA, le parquet financier s’est déclaré incompétent sur cette affaire avant de le relaxer. En guise de mémoire, Fallou Mbacké a été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC), à la suite d’une plainte de l’homme d’affaires saoudien M. Faraz. En effet, les faits se sont produits en 2021. Les deux parties avaient noué un partenariat pour l’exploitation d’un champ de riz à Ross Béthio. Fallou Mbacké aurait reçu un investissement de plus d’un milliard de nos francs. Il était convenu que le bénéfice devait être partagé entre les parties. Seulement, au terme de la saison agricole 2021, M. Faraz n’a pas reçu son argent. Arrêté par la DIC, Fallou Mbacké a reconnu la remise et indique que le champ a été détruit par les inondations et les oiseaux granivores.
Trafic de drogue
Les limiers de Sicap Mbao ont interpellé deux ressortissants de la Sierra-Léone et saisi 70 kepas de drogue de synthèse à base de cannabis. Selon nos sources, les hommes du Commissaire Kamara ont mis aux arrêts les mis en cause aux abords du foirail des grands ruminants de Diamaguène Sicap Mbao au cours d'une opération de contrôle. Et les mis en cause avaient dissimulé la drogue dans leurs habits. Mais les limiers ont vite démasqué leurs manèges. Ils sont placés en garde à vue et déférés au parquet pour détention et trafic de drogue.
Colère des enseignants du privé
Le Collectif des enseignants diplômés du privé est très remonté contre les autorités étatiques. Il dénonce les critères fixés dans l’appel à candidature pour le recrutement des 2 000 enseignants. Ces enseignants du privé au nombre de 1 000 crient à la discrimination. Ils réclament la suppression du critère d'âge fixé entre 18 et 35 ans au plus. Ils comptent d'ailleurs organiser une tournée auprès des familles religieuses mais aussi dérouler un plan d'actions.
Tension au marché au poisson de Pikine
C'est le désamour entre l'actuel Directeur du Marché central au poisson de Pikine et les vendeuses de poisson au détail qui viennent s'y approvisionner. Ce, à cause d'une taxe d'entrée de 100 francs fixée par le Directeur. Ce que refusent ces dernières. Le pire a été évité de justesse hier. Il a fallu l’intervention de la police pour calmer les ardeurs. Les vendeuses sont hostiles au projet du Directeur qui est pourtant soutenu par les délégués.
Pikine basket club trinque
Le Club phare de Basket de Pikine « Pikine Basket club » qui a eu de bons résultats l'année passée avec la montée de son équipe féminine en première division vit des moments difficiles. Ce, du fait d'un manque de soutien des autorités politiques de Pikine excepté le maire de la Ville qui, par le passé, avait octroyé une somme symbolique. Ce qui fait qu'aujourd'hui, le club peine à préparer correctement ses matchs à cause d’un manque de moyens matériels, financiers et logistiques pour les regroupements. Une situation qui a poussé le président du club, Ibrahima Hanne, à solliciter des soutiens aux autorités locales de Pikine.
Des individus interpellés en possession de chanvre indien
Des agents des Eaux et forêts du secteur de Pikine ont appréhendé six individus en possession de 39 cornets de chanvre indien dans la forêt classée de Mbao, a appris l’Aps auprès du capitaine Antoine Thiao, responsable dudit secteur. Ces six individus ont été interpellés lors d’une grande opération de patrouille dénommée delta, a précisé M. Thiao, par ailleurs responsable des opérations du plan d’aménagement de la forêt classée de Mbao. Il a expliqué que cette opération entre dans le cadre de la lutte contre la présence de malfrats dans la forêt classée de Mbao. Outre de la drogue, ils avaient par devers eux trois coupe-coupe, une paire de ciseaux, une hache, sept téléphones portables, deux parfums et un produit cosmétique, a signalé le capitaine Thiao. Le chef du secteur des Eaux et forêts de Pikine a indiqué que les individus interpellés ont été tous mis à la disposition du commissariat de Zac Mbao, dans la commune de Mbao, sous la supervision du procureur du tribunal de grande instance de Pikine /Guédiawaye.
5 kg de chanvre indien saisis à Ziguinchor
La brigade de recherche de la police urbaine de Yamatogne, un quartier de Ziguinchor, a saisi en l’espace de deux jours cinq kilos de chanvre indien. Une première personne a été appréhendée, dans la nuit du vendredi à samedi, dans un bar clandestin communément appelé « Daaka», sis au pont de Lyndiane. Il a été trouvé par devers elle un sac noir contenant trois papiers de ciment renfermant du chanvre indien. Et, après pesée, il a été constaté que le poids du chanvre indien tourne autour de trois kilogrammes. Aussi, a-t-elle fait savoir, ce dimanche aux environs de 21 heures, quatre autres personnes ont été interpellées en possession de deux kilogrammes de chanvre indien
LES CONSEQUENCES DE LA SUSPENSION DE L’AIDE PUBLIQUE AMERICAINE A LA UNE DE LA PRESSE
Les parutions de ce lundi dissèquent la décision de la nouvelle administration américaine de suspendre l’aide publique de son pays et l''impact de cette nouvelle sur les projets de développement du Sénégal
La décision de la nouvelle administration américaine de suspendre l’aide publique de son pays compte parmi les sujets les plus en exergue dans la livraison de mardi de la presse quotidienne dont plusieurs titres reviennent sur l’impact de cette nouvelle sur les projets de développement du Sénégal.
Selon Sud Quotidien citant le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, un projet de l’Etat du Sénégal, financé par les Etats-Unis d’Amérique, « à plus de 500 millions de dollars (plus de 300 milliards de francs CFA), fait partie du lot des programmes impactés par le gel de l’aide publique américaine décidé par Donald Trump ».
Cette décision « ne manque pas d’impacter le Sénégal », a souligné Sud Quotidien. Les « coupes sombres » décidées par le président américain concernent « de nombreux projets portant sur la santé ou le développement de l’agriculture », note le journal Le Quotidien.
Il insiste sur « le gel d’un programme américain du Millenium Challenge Account (MCA) qui concerne le financement de l’électrification, d’un montant d’environ 316 milliards FCFA (500 millions de dollars) ».
« Lutte contre le terrorisme, santé, industrie extractive, électricité…Trump chamboule tout et met plusieurs organisations – publiques et privées – dans l’embarras », fait observer le quotidien Enquête.
« Même s’il dit militer pour une politique souverainiste, le Premier ministre Ousmane Sonko regrette le blocage de près de 316 milliards de francs destinés à des programmes courants », relève Walfquotidien.
« Nous ne nous développerons jamais avec l’aide extérieure »
Source A évoque le même sujet. « Coup dur pour notre électricité », titre ce quotidien à sa une avant de rapporter des déclarations du chef du gouvernement sénégalais. « A travers l’appui sur l’électricité, explique Ousmane Sonko, nous recevions plus de 500 millions de dollars, soit plus de 319 milliards de francs CFA […] », avance-t-il.
Avec la décision prise par le président américain a décidé de suspendre le programme pour une durée de trois mois, « nous avons tout perdu […] », ajoute Ousmane Sonko. Mais le Premier semble écarter dans le même temps tout fatalisme. « Nous ne nous développerons jamais avec [l’aide extérieure] », assène-t-il à la une du quotidien L’info.
Dans des propos relayés par le quotidien 24 Heures, il pointe « la nécessité de mobiliser les ressources locales, d’encourager l’industrialisation et de renforcer les capacités nationales pour ne plus dépendre des aides étrangères ».
Si l’on en croit l’économiste Pape Demba Thiam, cité par le même journal, les choses risquent de se compliquer pour « beaucoup de dirigeants-bureaucrates-politiciens occidentaux et africains », « prisonniers d’un système économique qui ne pense plus et n’a plus les moyens de se penser ».
« Un désastre pour leurs populations, parce que Donald Trump est un redoutable stratège, Ceux qui essaient de le peindre en ‘farfelu’, n’ont jamais rien compris des nouvelles dynamiques géostratégiques du 21e siècle », alerte cet économiste.
Selon Walfquotidien, les « dégâts d’une guerre commerciale » que mènerait Trump pourrait toucher également le pétrole sénégalais, d’autant que les Etats-Unis vont faire les possibles pour baisser ou faire baisser les prix des produits pétroliers dont ils sont grandement dépendants.
« Niveler les conditions d’accès à l’eau potable »
Pour le reste de l’actualité, Source A signale que la question de l’indemnisation des personnes considérées comme des victimes des violences politiques enregistrées au Sénégal entre 2021 et 2024, continue de diviser jusqu’au sein de l’Assemblée nationale.
»Indemnisation ou assistance, l’argent qui sera distribué aux ex-détenus et autres familles des personnes décédées » suite à ces violences, »divise le Parlement sénégalais », fait remarquer Source A, évoquant les »avis divergents » des députés sur la question.
L’info pointe en particulier »la charge foudroyante » du député Mbaye Dione de l’opposition, lequel »s’est joint au concert de désapprobation, en publiant un texte au vitriol. »Levée de boucliers », peut-on aussi lire, sur le même sujet, à la une du quotidien L’As.
La décision du gouvernement d’accorder une enveloppe de 5 milliards de francs CFA en guise d’assistance financières aux ex-détenus et autres victimes des manifestations politiques de la période 2021-2024 »semble souiller la loi d’amnistie souhaitée par [le Premier ministre Ousmane] Sonko et Cie », écrit L’As.
Le Soleil s’intéresse aux investissements engagés par l’Etat dans le domaine de l’hydraulique, à travers le Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, dont la deuxième phase des travaux a été lancée par le Premier ministre, hier lundi, dans le département de Kébémer.
»L’eau de l’équité », affiche le quotidien Le Soleil, selon lequel ce projet d’approvisionnement en eau »vise à niveler les conditions d’accès à l’eau potable entre le milieu rural et le milieu urbain ».
LE RESTIC PLAIDE POUR UNE REFORME URGENTE DU CNRA ET DE LA CDP
Le Rassemblement des entreprises du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication soutient l’initiative du ministre de l’Économie numérique de mettre en place une nouvelle autorité de régulation des médias et des réseaux sociaux
Le Rassemblement des entreprises du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication soutient l’initiative du ministre de l’Économie numérique de mettre en place une nouvelle autorité de régulation des médias et des réseaux sociaux avant la fin de l’année. L’organisation appelle également à une réforme urgente de la Commission des Données Personnelles, qui ne répond plus aux enjeux du numérique et de la cybersécurité, notamment avec l’augmentation des cyberattaques et la gestion des données sensibles, lit-on dans un communiqué du RESTRIC.
Avec l’essor de la presse électronique, des réseaux sociaux et des sites d’information, un tournant majeur a été opéré dans le paysage médiatique. En effet, selon les statistiques, plus de 75 % des audiences, toutes plateformes confondues, et 55 % en Afrique, dont le Sénégal, s’informent désormais à travers ces moyens numériques : « Un marqueur irréversible dans la presse et les médias partout à travers le monde et ici en Afrique avec la pénétration fulgurante d’internet même en zone rurale » Ce phénomène a profondément modifié la manière dont les informations sont diffusées et consommées. Aussi, Le RESTIC attire également l’attention sur la cybersécurité, avec la montée des cyberattaques qui constituent une menace croissante. Selon Business Africa, en 2023, l’Afrique a enregistré le plus grand nombre de cyberattaques hebdomadaires, toutes régions confondues : « L’Afrique est très vulnérable et investit trop peu dans la cyberdéfense et la cybersécurité, d’où l’urgence d’adapter et de mettre à jour nos législations sur les données personnelles dans le cloud notamment ». Cette situation a été renforcée par une augmentation de 70 % des cyber-extorsions touchant les entreprises, selon Security Navigator 2024.
LA NECESSITE D’UNE CONCERTATION ELARGIE
En outre, le RESTIC souligne l’importance d’une concertation élargie avec toutes les parties prenantes du secteur des médias afin de garantir que la réforme soit inclusive et bien adaptée aux besoins réels : « Le RESTIC espère que la concertation sera élargie à toutes les parties prenantes du secteur afin que le processus soit le plus inclusif possible… », précise la note. Par ailleurs, le RESTIC rappelle « l’impérieuse nécessité d’accélérer la refonte de la Commission des Données Personnelles, qui ne correspond plus aux mutations en cours dans le numérique et le digital avec l’intelligence artificielle en ligne de mire » souligne le communiqué. « Ceci est d’autant plus urgent que des centres de données privés s’installent dans nos pays au Sénégal dans un contexte de menace sur les données sensibles hébergées dans ces data centers et les cyberattaques de plus en plus récurrents avec un monde très interconnectés », conclut la note du RESTIC.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE MARDI 4 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil