Résultats de l'autopsie de l'étudiant Matar Diagne
Les véritables causes de la mort de l'étudiant Matar Diagne sont enfin connues. Le rapport médical parvenu à la brigade de recherches de Saint-Louis fait état d'une mort par pendaison. « Après examen, le médecin légiste a constaté la fracture de l'os du cou. Il a conclu à une mort par asphyxie mécanique. Il s'est suicidé », indiquent nos sources. Le procureur de la République a signé le certificat d'inhumation. Le corps de Matar Diagne a été remis hier, à son père biologique. Le défunt est l'auteur de la lettre d'adieu qu'il a postée parce que personne n'avait accès à son compte Facebook. La thèse du crime a ainsi été écartée par les éléments de l'enquête diligentée par la Brigade de recherches de Saint-Louis. Malgré tout, le dossier sera transmis probablement au procureur Baye Thiam du tribunal de Saint-Louis.
Un autre drame évité de justesse à l’UGB de Saint-Louis
La situation est préoccupante à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Les pensionnaires sont piqués par on ne sait quelle mouche. Alors qu’on n’a encore élucidé le décès de l’étudiant Matar Diagne, un autre drame a été évité de justesse. Une étudiante a été retrouvée inanimée dans sa chambre après avoir ingurgité plusieurs comprimés pour se suicider. Cette nouvelle a vite fait le tour de Sanar. Les étudiants ont alerté les services médicaux de l’Ugb qui sont immédiatement intervenus pour stabiliser son état avant de l’évacuer à l’hôpital régional de Saint-Louis. Grâce à une prise en charge rapide et efficace, elle a pu être sauvée et placée en observation. Son état est désormais jugé hors de danger. Selon des sources internes, la jeune fille est plongée dans une profonde détresse psychologique avant son geste désespéré. « Elle avait pris plusieurs comprimés, assurément dans le but de matérialiser son dessein macabre », rapportent nos sources. Certains témoins ont du mal à expliquer cela puisque les choses sont allées très vite. Cet événement ravive les inquiétudes sur la fragilité psychologique des étudiants et les pressions qu’ils subissent. Les travailleurs sociaux doivent apporter leurs contributions pour la prise en charge des étudiants.
Raffinage du premier pétrole brut sénégalais par la SAR
Le Sénégal tient son fuel et son gasoil issus du raffinage du pétrole de Sangomar. La Direction Générale de la Société Africaine de Raffinage (SAR) annonce le succès du raffinage du premier pétrole brut sénégalais, le Sangomar. Elle indique qu’après un traitement réussi et des résultats conformes, le transfert des produits dérivés, tels que le fuel et le gasoil, est actuellement en cours vers les zones de stockage dédiées. Il s’agit d’une étape clé dans le développement de la SAR, illustrant à la fois son expertise technique et son engagement résolu en faveur de l'amélioration continue. Ainsi la SAR rend hommage à l'ensemble du personnel et autorités ainsi qu'à tous ses partenaires techniques et financiers qui ont contribué à la réussite de cette opération stratégique. D’après le communiqué, ce succès renforce la position de la SAR en tant qu'acteur clé pour l'atteinte de la souveraineté énergétique. Il ouvre également de nouvelles perspectives pour la diversification de ses activités, dans l'optique de faire du Sénégal un véritable hub pétro-industriel régional.
Le syndicat des agents du Commerce en colère contre la tutelle
Le syndicat national des agents de l'administration du Commerce (SYNACOM) est remonté contre le ministre, Serigne Guèye Diop. Il déplore l'amateurisme du ministre de l'Industrie et du Commerce dans le management des départements qui lui ont été confiés. Le syndicat qui dit promouvoir un syndicalisme responsable depuis l’arrivée du ministre, a multiplié les actes allant dans le sens d'éviter les tensions et ainsi contribuer à la bonne marche du ministère afin d'instaurer un climat social apaisé. Mais force est de constater, regrettent les syndicalistes, que la satisfaction des préoccupations des agents telles que contenues dans la plate-forme revendicative ne semble pas faire partie de ses priorités. Ils reprochent à Serigne Guèye Diop d’avoir apporté aucune réponse sérieuse aux différentes interpellations du syndicat et il déroule son « agenda aux conséquences désastreuses pour le ministère ». A leur en croire, pour les rares fois où il consulte ses collaborateurs, il ignore royalement leurs avis techniques. Pour apporter la réplique à la tutelle, le syndicat tient un point de presse aujourd’hui.
Les défis de l'éducation, de la formation et de l'employabilité
L’accès à l’éducation, la formation et l’employabilité constitue un problème majeur en Afrique particulièrement au Sénégal. D’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), environ 60% des jeunes sénégalais âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi, et un grand nombre d’entre eux souffrent d’un manque d’informations fiables sur les offres d’emploi et de formation. Une étude menée par le Bureau International du Travail (BIT) révèle que seulement 30% des jeunes affirment avoir accès à des informations fiables sur ces opportunités. De l’avis du directeur régional, Ashoka, Tchanlandjou kpare, ce défi est particulièrement aigu dans les zones rurales où l’accès à l’information reste largement limité. Il urge, à ses yeux, de créer des infrastructures numériques robustes et des partenariats publics-privés qui facilitent un meilleur accès à ces opportunités, notamment pour les jeunes des zones rurales.
Bassirou Diomaye Faye à Addis-Abeba
Le Président Bassirou Diomaye Faye séjourne depuis hier, à Addis-Abeba (Éthiopie) pour participer à la 38 session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Le thème de la présente session est : « Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations ». En marge de cette rencontre, le chef de l’Etat participe à des réunions sur le financement de la santé et le mécanisme africain d’évaluation par les pairs. Il aura également des entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses collègues et des responsables d’organisations internationales.
Le Sénégal espère retourner au FMI en avril
Le Sénégal s’est fixé un objectif de retourner au Conseil d’administration du FMI en mars et au plus tard en avril. C’est ce qu’a fait savoir, hier, le ministre des Finances, lors de la conférence de presse du Gouvernement sur l’audit de la Cour des comptes sur les finances publiques. Il faut rappeler que le FMI a suspendu son programme au Sénégal suite à l’état des lieux des finances publiques, en septembre dernier, qui avait révélé un « maquillage » de chiffres par le régime sortant. D’ailleurs, pour rapprocher Dakar et les institutions de Bretton Woods, Cheikh Diba a fait savoir qu’il a reçu, hier, dans la matinée, le représentant résident du FMI et la Directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. L’objectif était de leur adresser la situation financière réelle du pays et de définir les prochaines étapes. Le Gouvernement veut ainsi gagner du temps pour passer son dossier devant le conseil d’administration du FMI et de la Banque mondiale avant leurs assemblées annuelles prévues en avril prochain. Le passage du Sénégal devant le Conseil lui permettra d’assainir ses relations avec les autres partenaires techniques et financiers. D’autant que le Sénégal a pour ambition de boucler un nouveau programme avec le FMI en juin prochain et de procéder à un décaissement à la Banque mondiale dans le cadre de l’appui budgétaire durant cette même période.
Envoutée, l’enseignante envoie 385 mille au charlatan
De nationalité nigérienne, le boulanger A. Ba a tenté d’escroquer les l’enseignante M. D. Ngingue. Selon nos sources, la dame à la descente du travail a été interceptée par le boulanger qui lui demandait 200 francs pour rentrer. L’enseignante l’offre 200 francs. Le boulanger qui est aussi un charlatan demande à la dame de tendre ses mains pour formuler des prières pour elle. Il en profite pour lui demander ses coordonnées. L’enseignante a commis l’erreur de lui donner son numéro de téléphone. Plus tard, le charlatan appelle dame pour qu’elle fasse des offrandes en guise de protection et augmente ses chances. Ainsi l’enseignante est hypnotisée. Elle fait des transferts d’argent via wave au charlatan jusqu’à atteindre la somme de 385 mille francs. Entre-temps, elle retrouve ses esprits et se rend compte qu’elle avait affaire à un charlatan. Elle dépose une plainte à la Police des Parcelles assainies contre le charlatan A. Ba qui appelle à nouveau l’enseignante pour un envoi de 15 mille francs pour des prières. Elle lui donne rendez-vous à un lieu précis et avise la police. C’est ainsi que le charlatan est interpellé par les limiers. Interrogé sur ses agissements délictuels, le mis en cause reconnaît les faits. Il est placé en garde à vue et déféré au parquet pour escroquerie au charlatanisme.
Un accident fait un mort et deux blessés à Ndiaffate
Un accident de la circulation survenu à l'entrée de Touba Sanokho, dans la commune de Ndiaffate, département de Kaolack, a fait un mort et deux blessés, a appris Seneweb. L'accident est survenu, hier, vers 17h. Le véhicule de marque Ford en provenance de la Gambie a fait un tonneau avant de terminer sa course dans le décor à l'entrée de Touba Sanokho. Les sapeurs-pompiers ont déposé le corps d’un occupant du véhicule à la morgue de l’hôpital régional de El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack .Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.
Un célèbre chambellan Baye Fall meurt dans un accident
La route continue de faire des victimes. Un autre accident d'une rare violence a fait un mort sur l'autoroute « Ila Touba » hier, à hauteur de Bambey. Des talibés se rendant aux obsèques du Khalife général des Baye Fall, leur véhicule a eu une crevaison. Ce qui a provoqué un choc fatal. Baye Mor Talla Guèye, un célèbre Diawrine (chambellan) de Serigne Cheikh Ngounda Fall qui a quitté Dakar est décédé sur le coup. Plusieurs blessés graves ont été également dénombrés.
Par Babacar P. MBAYE
LA CRISE SÉCURITAIRE DANS LES PAYS DE L’AES MENACE L’ÉQUILIBRE DU SAHEL
La région sahélienne, principalement le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est aujourd'hui le théâtre d'une crise sécuritaire d’ampleur dont les répercussions menacent tout le Sahel et même dans tout le Golfe de Guinée.
La région sahélienne, principalement le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est aujourd'hui le théâtre d'une crise sécuritaire d’ampleur dont les répercussions menacent tout le Sahel et même dans tout le Golfe de Guinée. Cette insécurité est alimentée par l’ancrage des groupes armés djihadistes, comme le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (RVIM) et l’État Islamique au Sahel (EIPS), qui exploitent les vastes étendues peu contrôlées et les faiblesses structurelles des armées locales.
Les populations civiles sont les premières victimes de cette insécurité chronique, marquée par des massacres, des enlèvements et des déplacements massifs. Des villages entiers au Mali sont désertés, tandis qu’au Niger et au Burkina Faso, les infrastructures vitales comme les écoles et les hôpitaux sont souvent ciblées, aggravant les crises humanitaires.
Depuis début janvier 2025, une série d’attaques coordonnées a illustré cette montée en puissance, combinant embuscades meurtrières, explosifs improvisés et assauts armés. Une petite radiographie de l’épicentre s’impose en nous limitant surles trois pays de l’AES :
BURKINA FASO
Le 7 janvier 2025, le JNIM a revendiqué l’éclatement d’un engin explosif (IED) contre un véhicule des Forces Armées Burkinabè (FABF) près de Barga. Le même jour, des affrontements intergroupes entre le JNIM et l’EIPS ont eu lieu près de Dori, avec la mort d’au moins deux djihadistes de l’EIPS.
Le 9 janvier, le JNIM a revendiqué la prise d’une position des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) à Kelbo, causant la mort de huit miliciens. Le 10 janvier, deux engins explosifs (IED) ont été déclenchés par le JNIM contre des véhicules des FABF près de Dédougou. Le lendemain, l’EIPS a tendu une embuscade à un convoi logistique civil à destination du Niger, escorté par des FDS burkinabè, près de Dori. Cette attaque a causé la mort de plus de 21 soldats et au moins 3 civils, incluant des chauffeurs.
Le 14 janvier, le JNIM a revendiqué l’explosion de quatre engins contre une patrouille des FABF près de Namssiguia. Le lendemain, le JNIM a revendiqué une attaque contre deux positions des VDP à proximité de Barsalogho. Le JNIM a également pris le contrôle d’une base des VDP burkinabè à Yoba le jour d’après. Le 17 janvier, plusieurs attaques du JNIM ont visé les forces armées burkinabè autour de Dori, Fada N’Gourma et Banfora.
Le 18 janvier, quatre chauffeurs marocains ont été enlevés, probablement par l’EIPS, entre Dori (Burkina Faso) et Téra (Niger). Le 19 janvier, deux attaques ont été revendiquées par le JNIM : une explosion d’IED contre une patrouille des FABF près de Kaya, et une autre contre des forces armées burkinabè à Dablo. Le 20 janvier, une attaque à l’IED a ciblé les forces de sécurité burkinabè près de Maado, au nord-ouest de Banfora.
Le 21 janvier, un convoi des FABF a été attaqué avec un engin explosif dans le département de Dablo. Le même jour, une autre attaque a visé un convoi militaire entre Monsankoy et Sankoy, faisant 4 morts parmi les soldats et permettant aux assaillants de récupérer du matériel, notamment du mortier, des kalachnikovs et des motos).
Le lendemain, plusieurs actions du JNIM ont été recensées : une embuscade avec IED contre l’armée et des milices entre Wangro et Madi (province de Comoé) ; une autre attaque similaire entre Massala et Tora ; une offensive d’envergure contre un camp militaire et la ville de Sebba, et une attaque similaire à Pama, les deux offensives entraînant la mort d’une vingtaine de soldats et de sept civils. Le 23 janvier, des photos de véhicules détruits ont confirmé les dégâts de l’attaque à Sebba.
Le 24 janvier, le JNIM a mené un assaut armé contre les forces burkinabè à Pama, et affirme avoir pris le contrôle des logements militaires burkinabè de Bama, dans la région de Fada N’Gourma.
Le 25 janvier, les forces du JNIM ont pris possession d’une base militaire burkinabè dans la province de Gourma, près de Fada N’Gourma. Enfin, le 26 janvier, plusieurs attaques ont été menées par le JNIM dans la région de Gao.
NIGER
Le Niger, quant à lui, fait face à une recrudescence des attaques dans la région de Makalondi, un carrefour vital pour les échanges avec le Burkina Faso. Les convois qui empruntent la nationale 6 sont régulièrement pris pour cible par des engins explosifs improvisés. Ces actes de sabotage, souvent revendiqués parle JNIM, compromettent non seulement la sécurité des civils, mais aussi l’économie transfrontalière, essentielle à la survie des populations locales.
Le 7 janvier 2025, le JNIM a revendiqué l’explosion d’un EID contre un véhicule des Forces Armées Nigériennes (FAN) près de la mine d’or de Samira Hill, à l’ouest du Niger. Le 12 janvier, deux événements marquants ont eu lieu : le JNIM a revendiqué l’explosion de deux EID contre un véhicule militaire sur la nationale 6, près de Makalondi, un axe vital reliant le Burkina Faso à Niamey ; une ressortissante autrichienne a été enlevée à Agadez, dans le nord du Niger, par des ravisseurs non identifiés.
Le 15 janvier, un ressortissant espagnol a été enlevé au sud de Tamanrasset, en Algérie, et emmené au Mali par ses ravisseurs.
Le 19 janvier, plusieurs IED ont visé des véhicules armés nigériens surla nationale 6, entre Makalondi et Torodi, dans l’ouest du Niger. Le lendemain, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a annoncé avoir récupéré le ressortissant espagnol enlevé quelques jours plus tôt.Celui-ci a été remis aux autorités algériennes.
Le 22 janvier, deux attaques distinctes ont frappé le Niger: une attaque contre des civils à Yeldou, dans la région de Dosso, et une explosion d’IED revendiquée par le JNIM, visant les FAN près de la mine d’or de Samira Hill. MALI Au Mali, les groupes armés djihadistes s’en prennent directement aux positions avancées des Forces armées maliennes (FAMa), combinant tirs d’artillerie légère et offensives au sol. Leur objectif : piller des équipements militaires pour renforcer leur arsenal.
Ainsi, le 6 janvier 2025, des groupes armés djihadistes ont attaqué la ville de Nioro au Mali, combinant tirs d’artillerie légère et offensive terrestre. Cette attaque survient après qu’un message audio diffusé la veille a annoncé la mort d’un important chef religieux de Nioro, enlevé fin décembre. Le 8 janvier, les FAMa ont déclaré avoir repoussé une attaque terroriste à Diangassagou, dans la région de Mopti. Le lendemain, le JNIM a attaqué la position des FAMa à Diallassagou et aurait temporairement pris le contrôle du site. Bien que les FAMa affirment avoir repoussé l’assaut en tuant 14 assaillants, les djihadistes se seraient exfiltrés en emportant du matériel militaire et des véhicules.
Le 12 janvier, le JNIM a mené une attaque contre une base de la milice Dan Na Ambassagou (DNA) dans le village de Simdé. Le 15 janvier, les FAMa ont repoussé une attaque du JNIM contre leur poste de Wabaria, près de Gao, et rapportent avoir tué six assaillants. Le 17 janvier, le JNIM a revendiqué l’utilisation d’un engin explosif (IED) contre des forces des FAMa entre Gomitra et Sébabougou, dans la région de Kayes.
Le 19 janvier, plusieurs attaques à l’IED revendiquées par le JNIM ont eu lieu. Une patrouille des FAMa a été visée à l’est de Niafunké, dans la région de Tombouctou, où l’explosion aurait tué 4 soldats et blessé gravement un autre. Un véhicule des FAMa a également été pris pour cible au nord de Tessalit, tandis qu’un autre engin explosif a été utilisé dans la région de Tombouctou contre un véhicule FAMa. Le 20 janvier, le JNIM a revendiqué deux nouvelles attaques à l’IED. Un véhicule des FAMa a été visé à Tessalit, dans la région de Kidal, et un autre a été frappé entre Niena et Sikasso
Le 24 janvier, deux explosions d’IED ont touché les FAMa. Un convoi militaire entre Bandiagara et Bankass a été attaqué, et un autre véhicule FAMa a été visé à Konna. Enfin, le 26 janvier, dans la région de Mopti, le JNIM a revendiqué une attaque contre un véhicule des FAMa et du groupe Wagner entre Bandiagara et Bankass, affirmant que l’explosion avait détruit le véhicule et tué ses occupants.
DES SOLUTIONS MINIMES JUSQU’À PRÉSENT
Le 22 janvier 2025, le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody, a annoncé la création d’une “force unifiée” de 5 000 soldats issus des armées du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Cette force, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines, vise à lutter contre les groupes jihadistes dans la région du Sahel.
L’objectif est de mutualiser les efforts des trois pays de l’AES face aux menaces communes, notamment dans la zone dite “des trois frontières” où les attaques sont les plus nombreuses. Bien que cette force commune représente un effort de coopération régionale, son efficacité face à l’ampleur des défis sécuritaires dans la région reste à démontrer.
Les trois pays de l’AES constituent un vaste territoire enclavé de 2,8 millions de kilomètres carrés, ce qui soulève des questions sur la capacité de 5 000 hommes à couvrir efficacement une telle zone.
UNE MENACE QUI S’ÉTEND ET INTERPELLE LE SÉNÉGAL
La détérioration sécuritaire au Sahel ne reste pas confinée à cette région. Les groupes armés terroristes, profitant de la porosité des frontières et de l’instabilité politique, étendent progressivement leur influence vers le Golfe de Guinée. Cette dynamique inquiète profondément les pays côtiers, qui voient émerger sur leur territoire une menace auparavant concentrée au nord, et tout particulièrement le Bénin et tout le pourtour de la CEDEAO.
Cette incapacité de l’AES, malgré ses renforts russes, à contenir efficacement les groupes armés sur le plan régional exacerbe donc les risques pour tous les pays de la zone. Si les efforts conjoints ne sont pas rapidement intensifiés, l’expansion des groupes armés terroristes pourrait menacer à terme la stabilité de l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble.
Le Sénégal a déployé des unités du GARSI dans la zone Est, au regard du déplacement du danger désormais dans cette partie du pays. Notre pays est conscient du danger et nos unités sont constamment en alerte. Il s’y ajoute que nous sommes l’une des seules démocraties encore stables et à ce titre avons une responsabilité de jouer les premiers rôles pour le retour de la paix et la stabilité partout dans les pays du champ. Un premier pas posé dans ce sens a été la médiation proposée à Dakar et que les autorités ont accepté avec notamment le choix d’Abdoulaye Bathily. Poser des pas similaires à terme pourrait déboucher sur des solutions durables dans une zone régie par l’incertitude et les menaces diverses.
LES UNES DE LA PRESSE DE CE VENDREDI 14 F2VRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
LA RADIO CELEBREE CE JEUDI
La journée mondiale de la radio est une initiative de l’Unesco en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies. Elle a été proclamée en 2011 par les États membres de l’Unesco ...
La Journée mondiale de la radio est célébrée ce jeudi, 13 février, sur le thème : « Radio et changement climatique ».
La journée mondiale de la radio est une initiative de l’Unesco en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies.
Elle a été proclamée en 2011 par les États membres de l’Unesco et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012.
Dans une époque marquée par le bouleversement des moyens de communication, l’Unesco rappelle que ‘’la radio est un média puissant pour célébrer l’humanité dans toute sa diversité et constitue une plate-forme pour le discours démocratique’’.
‘’Au niveau mondial, la radio reste le média le plus consommé. Cette capacité unique de toucher le public le plus large signifie que la radio peut façonner l’expérience de la société dans la diversité, être l’arène où toutes les voix peuvent s’exprimer, être représentées et entendues’’, souligne l’agence onusienne.
Cette Journée mondiale vise à ‘’célébrer la radio en tant que médium ; développer la coopération internationale entre radiodiffuseurs ; encourager les principaux réseaux ainsi que les radios de proximité à promouvoir l’accès à l’information et la liberté d’expression’’.
Parmi ses objectifs : ‘’sensibiliser le grand public et les médias à la valeur de l’audio de service public ; encourager les décideurs à promouvoir la radio libre, indépendante et pluraliste ; et renforcer la mise en réseau et la coopération internationale entre radiodiffuseurs’’.
L’Unesco souligne que ‘’la radio est un moyen de communication à faible coût, non seulement particulièrement adapté aux communautés et aux groupes de la société difficiles à atteindre, mais aussi extrêmement appréciée des auditeurs du monde entier pour l’écoute en voiture, pour la météo ou les résultats sportifs en temps réel, pour la compagnie jusque tard dans la nuit, et bien d’autres’’.
L’agence note aussi que ‘’les services de radio ont évolué et se métamorphosent actuellement grâces aux technologies numériques, par exemple en devenant des +radios visuelles+ ou multiplateformes, en proposant leurs émissions sous forme de podcasts ou en créant des séries audios, ce qui donne aux auditeurs une plus grande liberté dans le choix du moment et de l’appareil duquel ils écoutent’’.
L'éclipse de Mansour Faye
A l’occasion de la grande mobilisation des partisans de Farba Ngom à la permanence de l’Alliance pour la République (APR), Mansour Faye a été aperçu au siège de l’ancien parti au pouvoir. Avant le démarrage du point de presse, le frère de l’ex première dame Marième Faye est venu sur les lieux et est parti quelques minutes plus tard. Les autres ténors de l'Apr ont brillé par leur absence
La guerre des chiffres aura lieu
Ceux qui avaient prédit que le rapport de la Cour des Comptes allait créer une vive polémique entre les tenants actuels du pouvoir et leurs prédécesseurs n’ont pas eu tort. Aujourd’hui le gouvernement et l’Alliance pour la République (APR) vont tenir leurs conférences de presse presque à la même heure pour parler aux Sénégalais. Affaire à suivre…
Toussaint Manga crie au scandale judiciaire
Le directeur général de la Lonase est fou de rage après la décision du tribunal de commerce de Dakar condamnant la société qu’il dirige à payer 5 milliards au GIE Parilamb/Parilutte. Pour Toussaint Manga, il s’agit d’un scandale judiciaire inédit. Selon lui, au lieu de condamner le Gie pour procédure abusive sur un contrat dans lequel la Lonase n'a manqué à aucune de ses obligations et que le partenaire a fait zéro investissement, on trouve par extraordinaire un moyen malgré tout de condamner à hauteur 5 milliards la Lonase. M. Manga indique que les échos du bilan provisoire de la Lonase au 31 décembre 2024 qui donne un résultat annuel de 20,8 milliards de bénéfices hors amortissement, aiguisent les appétits de certains groupes mafieux qui pensent pouvoir se sucrer sur le dos de l'entreprise. Il promet que la sueur du travail des agents de la Lonase ne sera pas vaine.
Condoléances de Bassirou Diomaye Diakhar Faye
Le Chef de l’Etat a présenté ses condoléances les plus attristées au Khalife général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, Khalife de Darou Mouhty. En conseil des ministres, hier, il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.
Mesures pour réduire les accidents de la route
Le Président Diomaye engage le gouvernement à réduire les accidents de la circulation. Face à la recrudescence des accidents de la route, il a demandé au Premier ministre de veiller, avec les ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique à l’application rigoureuse des décisions prises, notamment la circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les forces de défense et de sécurité. Il urge, aux yeux, du chef de l’Etat l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’agence nationale de Sécurité routière (ANASER).Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du plan d’action du Gouvernement.
Lancement prochain d’un programme routier et autoroutier
Le chef de l’Etat annonce un vaste programme routier et autoroutier. En attendant, il a demandé au Premier ministre et au ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « programme national de développement des réseaux routier et autoroutier». Diomaye a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maîtrisé de la société publique « autoroutes du Sénégal » entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national.
Revue des programmes
Le chef de l’Etat veut une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. A ce propos, il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés. Rationalisation des agences d’exécution On s’achemine vers la fusion voire la réduction des agences de l’Etat. En conseil des ministres hier, le Premier ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. Selon Ousmane Sonko, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences. Il a informé qu’il a réactivé la Commission d’évaluation des agences d'exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat.
Agenda des réunions et conseils interministériels
Restons avec le chef du gouvernement qui a évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025. Les rencontres vont porter sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à la Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation.
Travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny
Ne quittons pas le Premier ministre qui a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance d’accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de transformation systémique Sénégal 2050. A cet effet, Ousmane Sonko a exhorté les ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant-projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne. Il a, par ailleurs, demandé aux ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du port minéralier et vraquier de Bargny.
Grogne au secteur primaire
L'intersyndicale des travailleurs du secteur primaire est très remontée contre les autorités qui ignorent leur plateforme revendicative. Après le dépôt du préavis de grève, elle a décidé de déterrer la hache de guerre. Les travailleurs ont décidé de déclencher un plan d'actions avec une série de manifestations dont un débrayage le 17 Février, d'un port de brassards rouges et d'une grève générale de 72 heures à compter du mercredi 19 février. Une manière de dénoncer le mutisme du Gouvernement sur leurs revendications.
L'ETAT DESASTREUX DES COMPTES PUBLICS A LA UNE DE LA PRESSE
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’
Les irrégularités et anomalies décelées par la Cour des comptes dans son ‘’Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024’’ sur largement commentées par les quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
La Cour des comptes confirme, dans le rapport publié mercredi, les allégations faites par le gouvernement en septembre dernier, selon lesquelles des ‘’’données erronées’’ ont été publiées entre 2019 et 2023.
‘’’Les travaux de la Cour [des comptes] ont permis de relever les constatations ci-après : des discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires ; des anomalies constatées dans les surfinancements ; des pratiques impactant la trésorerie de l’État ; des manquements dans la gestion des dépôts à terme’’, lit-on dans ce document de 57 pages.
»Ahurissant !’’, s’exclame WalfQuotidien qui écrit : ‘’ Enfin il est tombé. Le fameux rapport tant attendu de la Cour des comptes a été publié hier. Et d’après ses conclusions, les magistrats de la Cour des comptes donnent raison au Premier ministre Ousmane Sonko qui avait accusé le régime sortant d’avoir maquillé les chiffres des finances publiques..’’.
Un rapport ‘’explosif’’, selon Libération. ‘’La Cour des comptes a rendu public l’audit du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la situation des Finances publiques (gestions de 2019 au 31 mars 2024). Les conclusions sont explosives’’.
Le rapport qui ‘’accuse’’, titre EnQuête, soulignant que la Cour des comptes ‘’fait état d’une gestion peu orthodoxes des finances publiques’’.
‘’Le rapport des anomalies et des irrégularités’’, selon Le Soleil. ‘’ Il était très attendu. Le rapport de la Cour des comptes sur l’audit des finances publiques, publié hier, confirme les révélations faites par le gouvernement en septembre 2024 sur le +maquillage+ des chiffres. Mieux ou pis, le constat va au-delà de ce qu’avait annoncé le Premier ministre lors de sa fameuse conférence de presse du 26 septembre dernier’’, rapporte le journal.
Selon la publication, ‘’le rapport nous renseigne que la dette publique se situe en réalité bien au-delà des 86% annoncés par le chef du gouvernement. (…) l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de FCfa au 31 décembre 2023, soit 99,67% du Pib’’.
Le Soleil souligne qu’après la publication du rapport, ‘’les euro-obligations du Sénégal chutent’’.
Vox Populi relève que ‘’la Cour décompte de graves hors-pistes financiers’’. Parmi les ‘’détails explosifs’’ du rapport qui ‘’va au-delà des révélations du Premier ministre’’, le journal cite : ‘’encours de la dette déficits budgétaires, tirages sur ressources extérieures disponibilités du Trésor supérieurs à ceux annoncés, rattachements irréguliers de recettes, dette bancaire importante non retracée dans les comptes de l’Etat, situation non exhaustive des dépenses fiscales’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’la Cour des comptes accable la gestion de Macky Sall’’. ‘’Les données issues de ce rapport ont confirmé les propos du Premier Ministre Ousmane Sonko, selon lesquels les chiffres brandis par l’ancien régime sur les comptes publics sont erronés’’.
La Cour ‘’démackylle les comptes’’, dit Le Quotidien. ‘’Tant attendu, le rapport de la Cour des comptes est finalement publié hier. Dans le document, les magistrats de l’institution de contrôle ont embouché la même trompette que le Premier ministre, Ousmane Sonko qui, en présentant le rapport de l’Igf, en septembre 2024, a qualifié de +falsification+ des chiffres de l’économie par le régime de Macky Sall’’, écrit le joiurnal.
Il signale que sur l’endettement, par exemple, ‘’la Cour des comptes relève que +l’encours de la dette est supérieur à celui affiché dans les documents de reddition. L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18 558,91 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2023, et représente 99,67% du Pib. L’encours de la dette bancaire au 31 mars 2024 et les charges futures (intérêts et autres frais à payer) s’élèvent respectivement à 2517,14 milliards de francs Cfa et 302, 61 milliards+’’.
Selon L’Info, ‘’l’audit confirme le maquillage des données’’. ‘’L’attente a été longue. Mais le rapport de la cour des comptes sur les finances publiques, de 2019 à 2024, est tombé hier. Et ce sont beaucoup de cafards que les auditeurs ont sortis des placards. Entre irrégularité, dissimulations, manipulations comptables et procédurales. Tout y est. Un maquillage des données financières et économiques qui laissaient croire à une bonne tenue des finances publiques du pays, alors que la réalité des chiffres révélés par l’audit de la Cour des comptes montre une situation financière et économique catastrophique, durant les 5 dernières années du régime de Macky Sall’’, relève le journal.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE JEUDI 13 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
LA MORT DE L'ETUDIANT MATAR DIAGNE A LA UNE DE LA PRESSE DU JOUR
Les quotidiens de ce mercredi commentent les circonstances de la mort de l’étudiant Matar Diagne dont le corps a été découvert dans sa chambre au campus de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis
Les circonstances de la mort de l’étudiant Matar Diagne dont le corps a été découvert dans sa chambre au campus de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sont largement commentées par les quotidiens reçus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
‘’Un corps, une lettre et des interrogations’’, écrit Le Soleil, qui souligne qu’’une mauvaise nouvelle a plongé les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis dans la tristesse et la consternation’’.
En effet, ‘’Matar Diagne a été retrouvé mort dans sa chambre (…). La victime était de la promotion 31 de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques. Le drame est survenu dans la nuit du lundi 10 février dernier. La Compagnie d’incendie et de secours de Saint-Louis et la gendarmerie se sont dépêchées sur les lieux, dès l’annonce de la nouvelle. Pour l’heure les causes exactes du décès ne sont pas connues, mais les spéculations avancent la thèse d’un suicide’’, rapporte le journal.
Le Soleil signale que le procureur de la République de Saint-Louis a publié hier un communiqué dans lequel il annonce l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances de ce décès.
Le Quotidien évoque un ‘’suicide’’. ‘’Le décès de l’étudiant Matar Diagne a plongé l’université Gaston Berger de Saint-Louis dans un désarroi absolu. Affligés, ses collègues de l’UFR Sciences juridiques et politiques se souviennent d’un étudiant studieux, mais très réservé. En l’absence de ses colocataires, il a décidé de mettre fin à ses jours dans sa chambre du campus universitaire. A titre posthume, le natif de Guinaw Rails a laissé une poignante lettre d’adieu dans laquelle il explique son mal être, ses souffrances et ses espoirs déçus. Mais il a voulu garder ses raisons’’, écrit le journal.
Le quotidien L’As se fait écho de cette ‘’lettre bouleversante’’. ‘’Je ne serai plus vivant quand vous lirez ce texte. J’ai décidé de mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur. (…) Je veux mourir en paix, sans haine. Donc, je pardonne à tout le monde, ceux qui m’ont blessé, consciemment ou inconsciemment. Et je demande pardon à toutes les personnes que j’ai eu à causer du tort’’.
EnQuête parle d’un ‘’triste destin’’. ‘’Préférant mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans la douleur, l’étudiant Matar Diagne a laissé pour la postérité une lettre-testament qui retrace un pan des maux dont souffre la société sénégalaise’’, souligne le journal.
‘’Malade, isolé, calomnié, Matar aurait finalement choisi la mort plutôt que de continuer à vivre dans cet enter. L’isolement, additionné à la souffrance de la maladie, a eu des conséquences néfastes sur lui’’, selon EnQuête, qui ajoute : ‘’Le verdict est implacable. Les crimes de la société sont dévoilés sans fard, sans haine, avec plein d’humanisme’’.
‘’Matar, une lumière dans l’obscurité’’, dit Libération. ‘’II savait que cette société, si prompte à dire et médire, allait le juger, peut-être même le maudire ; et, tel souvent, présenter son passage à l’acte comme le braquage armé de cette vérité, non vraie parfois, instaurant que l’être humain doit toujours se courber et encaisser les crachats cruels de ce qu’on appelle le destin’’, écrit le journal.
Il ajoute : ‘’Par anticipation aux destructions buccales, Matar a écrit ses cris précisant que, même leurré, il est demeuré, jusqu’au moment où il mettait l’alliance à son cou, croyant ; mais la +fuite+ inspirée de la trompette du cygne qui s’étire puis se tire comme un tir, était pour lui la seule option adoptée d’ailleurs par ces +indésirables+ évoqués dans le titre de son projet de roman transmis, en versets versés, aux éditions L’Harmattan’’.
L’Observateur rend hommage au guitariste du Super Etoile, Jimmy Mbaye, décédé mardi soir.
‘’Il est parti comme il a vécu, discrètement, sur la pointe des pieds. Le virtuose du Super Etoile s’est éteint à l’âge de 68 ans. La cérémonie de levée du corps est prévue ce mercredi 13 février 2025 à 14h 30 à l’hôpital Principal de Dakar, suivie de son enterrement au cimetière musulman de Yoff. Durant sa riche carrière, Jimmy Mbaye s’est distingué comme un guitariste hors norme, auteur, compositeur et chanteur également. Il a particulièrement marqué les esprits au sein du Super-Étoile dont il a été l’un des membres fondateurs, avec Youssou N’Dour et Mbaye Dièye Faye. De son vrai nom Mamadou Mbaye, il est né à Dakar en 1957. Malgré ses origines griottes, son père, un fervent dévot, interdit à ses enfants de pratiquer la musique. Cette interdiction ne freine pas pour autant l’enthousiasme grandissant de Jimmy Mbaye qui, à seulement 10 ans, a créé sa première guitare en utilisant un fil de pêche et des canettes’’, écrit L’Obs qui note que ‘’la légende de la guitare s’est éteinte’’.