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5 avril 2025
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D’EVENTUELLES MESURES D’AUSTERITE AU MENU DE LA PRESSE
La livraison de mardi déborde de spéculations sur un éventuel plan d’austérité que le gouvernement compterait mettre en œuvre, pour prévenir les difficultés économiques pouvant résulter du déficit public
La livraison de mardi de la presse quotidienne déborde de spéculations sur un éventuel plan d’austérité que le gouvernement compterait mettre en oeuvre, pour prévenir les difficultés économiques pouvant résulter du déficit public révélé par un rapport de la Cour des comptes.
Le gouvernement « a décidé de prendre des mesures fortes pour apporter des solutions à la situation sombre des finances publiques », parmi lesquelles « il y a la réduction des salaires de certains fonctionnaires, la suppression des subventions et des exonérations », croit savoir Sud Quotidien.
Le journal, citant des économistes, soutient que « ces mesures vont avoir des impacts négatifs sur les Sénégalais notamment le niveau de consommation des ménages ».
Mais alors que « le front social est déjà en ébullition, l’annonce d’un plan d’austérité est venue mettre de l’huile sur le feu », souligne Les Echos, qui rapporte que les organisations syndicales « ont décidé de faire face par tous les moyens » à cette situation.
L’Observateur, analysant cette situation, juge que le « clash » entre l’Etat et les centrales syndicales est inévitable, d’autant que « tous les secteurs d’activité sont touchés. Des grèves sont décrétées, des préavis déposés, des brassards rouges fièrement arborés par les centrales syndicales ».
« Les Sénégalais vont souffrir dans les années à venir »
Concernant précisément le « projet de baisse des salaires » des fonctionnaires évoqué par plusieurs quotidiens, Source A, citant le Bureau d’information gouvernementale, affirme que la baisse des salaires « concerne uniquement les ministres et les directeurs généraux, pas les autres fonctionnaires ».
De même, la suppression des subventions de l’électricité et de l’eau « va concerner uniquement les plus riches (industries et services) », ajoute le même journal, assurances toutefois contrebalancées par les inquiétudes exprimées par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye.
« Ce que j’ai vu n’augure rien de bon. Les Sénégalais vont davantage souffrir dans les prochaines années », prédit-il dans des propos rapportés par Source A, lequel quotidien ajoute que l’ancien Premier ministre « propose la vente de l’avion présidentiel et siffle la fin de la pagaille dans la finance publique ».
Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) va plus loin dans les colonnes de Walfquotidien. M. Mbaye y appelle à « des sanctions sévères contre les personnes et les banques épinglées par le rapport de la Cour des comptes », intitulé « Audit du rapport sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 au 31 mars 2024 ».
Ce rapport a confirmé les prévisions alarmantes du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui faisait état d’un déficit public plus important que celui rendu public, concernant la période 2019-2023. La Cour des comptes y relève une marge de manœuvre financière quasi inexistante pour l’État du Sénégal et des dettes colossales à rembourser.
L’info, sur le même sujet, donne la parole à l’ancien directeur des Moyens généraux de la présidence de la République, Cheikh Oumar Diagne. La situation du Sénégal « ne nécessite pas un plan d’austérité », assure ce dernier, avant d’ajouter : « Il nous faut de nouveaux instruments pour redynamiser l’économie, accroître la marge de manœuvre de l’Etat ».
Les pôles territoires, pour développer les régions les plus reculées
Si le train de vie de l’Etat est « un levier sur lequel il faudra faire quelque chose, un salaire est sacré [et] il faut respecter le pouvoir d’achat des travailleurs », poursuit Cheikh Oumar Diagne.
Le journal Le Quotidien apporte sa contribution au débat en interrogeant l’administrateur civil Macodou Sène, ancien directeur de l’administration générale et de l’équipement de la Primature.
« Il me semble nécessaire et urgent de redynamiser la commission d’évaluation des agences », suggère Macodou Sène, auteur d’un livre intitulé « L’administration d’Etat au Sénégal face au défi de la transformation, ces réformes incontournables ».
Sur un tout autre sujet, le quotidien Libération annonce que le député Thierno Alassane Sall va déposer ce mardi une proposition de loi portant abrogation de la loi d’amnistie relative aux manifestations politiques enregistrées au Sénégal entre 2021 et 2024.
Le quotidien L’As revient sur cette information et laisse entendre que le député motive sa proposition de loi par le fait qu' »aucun acte concret n’a été visiblement posé par l’actuel régime » sur cette question.
« Les atrocités commises au Sénégal ces dernières années font partie de ces crimes qui ne peuvent rester impunis. Une nation ne peut avancer que si elle s’appuie sur la vérité et la justice », écrit Thierno Alassane Sall dans un message posté sur X et relayé par le quotidien Enquête.
Le Soleil s’intéresse sur la mise en place des pôles territoires, une approche qui « devrait permettre de développer économiquement les régions les plus reculées du pays en se basant sur les opportunités et richesses de chaque terroir ».
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE MARDI 18 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Un enregistrement audio de 4 minutes 17 secondes, imitant le format et le style des émissions de RFI, a été diffusé sur les réseaux sociaux, notamment X (anciennement Twitter), Facebook et TikTok.
Dans ce « faux document », un commentateur critique vivement le rapport de la Cour des comptes et la méthodologie employée.
La direction du service Afrique de RFI a rapidement réagi, démentant catégoriquement avoir produit ou diffusé un tel enregistrement.
RFI de préciser que plusieurs éléments ont mis en évidence la supercherie : la voix ne correspond pas à celle des journalistes de RFI, le style d’écriture est différent et le format ne correspond pas aux standards de la chaîne.
Le média souligne qu’une enquête a permis de découvrir que l’enregistrement audio était basé sur un article publié le 13 février sur le site afriqueconfidentielle.com.
Ce site, peu connu du grand public, est réputé pour diffuser des contenus critiques envers le gouvernement sénégalais.
Serigne Moustapha Saliou Mbacké tire sa révérence
Touba vient de perdre un érudit. Serigne Moustapha Saliou Mbacké fils du défunt Khalife général, Serigne Saliou Mbacké est rappelé à Dieu. Serigne Moustapha a été le porte-parole de son père pendant son Khalifat. Le chef de l’Etat apprenant la nouvelle rend hommage à Serigne Moustapha Saliou Mbacké, une «homme de foi et de sagesse». Diomaye présente ses condoléances à sa famille, au Khalife général des Mourides et à l’ensemble de la communauté musulmane.
Le Plan Takkal en marche
N’est-on pas en train de copier le plan takkal de Me Wade pour améliorer l’alimentation en énergie ? C’est la question que pose le député, Cheikh Ahmed Tidiane Youm au ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop. Dans sa question écrite adressée au ministre, le député rappelle que pour répondre à la demande croissante en électricité, le gouvernement du Président Macky Sall durant son dernier mandat avait contracté avec la société énergétique Turque karpower, l'installation d'une centrale électrique flottante d'une capacité de 235 MW pas loin du port de Dakar nommée «karadeniz powership aysegul sultan » pour satisfaire 15% de la demande électrique du pays. A l’en croire cette démarche rappelle en partie le plan Takkal « Que la lumière soit » qui avait été mis en place par le régime du Président Maître Abdoulaye Wade pour résoudre le déficit de production auquel était confronté la Senelec. D’après le responsable du PUR cette fausse solution avait non seulement été inefficace mais était un gouffre financier qui révéla des pratiques contraires à la bonne gouvernance. Ainsi, dans un souci de transparence et d'une meilleure gestion des finances publiques, Cheikh Tidiane Youm réclame le contrat signé entre l'Etat du Sénégal et la société énergétique Turque pour l'installation de cette centrale. Il souhaite également avoir le montant exact dépensé à ce jour et savoir si cette centrale flottante avait fait l'objet d'une étude d'impact environnemental et social ainsi que les politiques, les plans, les programmes, les études régionales et sectorielles pour une évaluation environnementale.
Des champs de chanvre indien détruits dans les îles Karones
Les armées ont découvert des champs de chanvre indien lors d'une vaste opération de sécurisation dans les îles Karones menée le 14 février. Les soldats appuyés par des d'unités de la Gendarmerie ont détruit plusieurs hectares de champs de chanvre indien, indique la Dirpa.
Deux syndicats du supérieur se démarquent
On annonce un mouvement d’humeur des travailleurs des universités. Le syndicat des travailleurs des établissements scolaires et universitaires (STESU) du Sénégal et le syndicat majoritaire des personnels administratif, technique et de service (PATS) des établissements publics d'enseignement supérieur et des centres des œuvres universitaires se démarquent. Ces syndicats informent qu’ils ne sont pas concernés par les mouvements d'humeur annoncés pour ce lundi 17 février 2025. A leur en croire, des négociations prometteuses sont entamées avec les autorités, notamment le ministre de l'Enseignement Supérieur de la Recherche et de l'Innovation. Ainsi ils demandent aux travailleurs de rester à l'écoute du bureau national.
Massaly tire sur le régime PASTEF
Mouhamadou lamine Massaly Président du parti l’Union pour une Nouvelle République (UNR) ne lâche pas encore les nouvelles autorités du pays. C’est ainsi que ses critiques acerbes contre leur gouvernance ne cessent de résonner partout. «Quand la vérité nous interpelle face aux mensonges et manipulations, se taire c’est être acteur et complice» a-t-il notamment indiqué dans une déclaration rendue publique ce week-end. «Tous les gros mensonges sur notre récente histoire politique ponctuée par des évènements sanglants entre 2021 et 2024 ont survécu grâce au silence coupable des intellectuels, à la propagande des bourreaux et leurs adeptes, et au complexe de certains. La stratégie des pro-dictatures consiste à s’acharner contre toute personne qui décide de ne pas faire le mouton en suivant cette voie. Et pour cela, ils n’ont ni limite ni gêne. Des injures publiques aux calomnies, en passant par la caricature et la désinformation, ils forgent ainsi leur tactique de dissuasion » écrit-il.
Grogne chez les récupérateurs de Mbeubeuss
La colère monte à Mbeubeuss. En effet, des récupérateurs et recycleurs opposés au Projet de modernisation de cette décharge sont montés au créneau pour menacer de se faire entendre dans les prochains jours suite à une lettre émanant de l’autorité préfectorale les sommant de déguerpir les lieux. Une missive qui, aux yeux des récupérateurs sonne comme une provocation. Ils promettent la riposte.
Yeumbeul nord réclame des infrastructures
Les militants du Pastef des secteurs Cité Comico, Hamdallaye de la Commune de YeumbeulNord et environs plaident pour l’appui de leur collectivité territoriale pour le bitumage de routes, la construction de structures sanitaires et la réhabilitation de leur première maternité sous menace ruine. Un plaidoyer formulé lors de leur journée annuelle médicale de consultation gratuite, la deuxième édition du genre qui a noté la présence de plusieurs responsables politiques locaux du parti au pouvoir dont le député Mouhamed Souaré qui a promis de sensibiliser ses collègues pour le renforcement du département de Keur Massar en infrastructures.
Arrestation de belles de nuit
Exerçant le plus vieux métier du monde, elles ne veulent pas s’inscrire au fichier sanitaire et en plus, elles s’adonnent au racolage. Kh. Bangoura, M. Sessay, Kh. Camara, J. Nancy sont tombées sur une patrouille des hommes du Commissaire Abdou Sarr à la Cité Mixta. Sommées de présenter leurs cartes, elles ont eu du mal à s’expliquer. Mieux, deux d’entre elles de nationalité étrangère n’avaient pas de permis de séjour. Ce qui va motiver leur garde à vue et leur déferrement au parquet pour non inscription au fichier sanitaire et racolage et un séjour irrégulier pour M. Sessay et J. Nancy.
Arrestation d’un footballeur et d’un élève avec de faux billets
Un footballeur du nom de M. Dione ainsi que l’élève J. D. âgé de 17 ans sont actuellement sous les verrous pour détention et tentative d’écoulement de mise en circulation de faux-billets de banque. Les mis en cause se sont présentés dans une boutique aux Parcelles pour tenter de narguer le propriétaire, A. Diallo avec deux faux-billets de 10 mille francs. Ce dernier a alerté son voisin frigoriste. Ils sont interpellés et conduits à la police des Parcelles. Ils ont reçu des tickets gratuits pour la prison.
Concours national de projets
La finale du Grand concours national de projets et génie en herbe Inter Grandes Écoles a vécu. Cette rencontre avait comme parrain Ibrahima Diop, Administrateur général du Fonds pour l’Habitat social (FHS). A cette occasion, il a délivré un important message aux jeunes qu’il appelle à plus d’engagement pour participer activement au développement du pays. M. Diop rappelle que l’avenir du continent repose sur une jeunesse bien formée, notamment sur les technologiques, la digitalisation et l’intelligence artificielle Évoquant le thème, «L’innovation technologique au service du développement durable pour un Sénégal prospère et souverain », il demeure convaincu que les jeunes auront une place prépondérante à y occuper. Il est d’avis que leur avenir dépend de leur capacité d’innover, de créer et d’entreprendre. Que ce soit dans l’habitat social, la santé, l’industrie ou les énergies renouvelables…
Marieme Soda Ndiaye abuse de son pouvoir
Le Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience logé au ministère de la Famille et des Solidarités est secoué par une vague de licenciements. « L'injustice continue de s'abattre sur le monde du travail. La directrice générale, Marième Soda Ndiaye, vient de licencier injustement 10 travailleurs, dont huit sont des femmes. Ils détiennent tous un contrat à durée indéterminée (CDI). Elle a foulé aux pieds le droit de ces travailleurs, dont la majeure partie à un Master. Elle avance le motif selon lequel leurs contrats n'ont pas fait l'objet d'autorisation du ministère des Finances, alors que c'est la direction générale à l'époque qui avait besoin de renforcer son personnel et avait soumis au niveau du conseil d'administration ces recrutements favorablement acceptés dans le respect de toutes les procédures régissant le Code du travail», explique le collectif interministériel des agents de l'Administration sénégalaise dans un communiqué. Il précise que les contrats avaient même le visa de l'inspection du travail. Le secrétaire général du collectif, Oumar Dramé dénonce un abus de pouvoir.
LONASE
La Loterie nationale du Sénégal (LONASE) a décidé de ne plus attribuer de nouvelle licence d’exploitation à une société de jeux en ligne, a révélé son directeur général Toussaint Manga. Dans le cadre de la digitalisation, les jeux en ligne sont en train de faire une progression énorme, a fait remarquer Toussaint Manga, samedi, lors d’une visite de travail à Thiès. Il a ajouté que, face à cette situation, la LONASE a pris, depuis son arrivée à la tête de cette structure, une « décision très forte, afin de préserver cette société ». Au niveau des jeux physiques, entièrement gérés par la LONASE, les sociétés qui interviennent sont des partenaires techniques et (c’est)la LONASE (qui) exploite, a-t-il expliqué. Avec l’avènement de la digitalisation et des jeux en ligne, la société n’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, avait libéralisé ce secteur, au profit d’entreprises, la LONASE, se contentant de percevoir une redevance.
L'ANNONCE D'UN RECHAUFFEMENT DU FRONT SOCIAL A LA UNE DE LA PRESSE
Les parutions de ce lundi anticipent sur l’impact social du redressement économique résultant de la situation des finances publiques du Sénégal, à la lumière du dernier rapport de la Cour des comptes...
Les quotidiens parvenus lundi à l’APS anticipent sur l’impact social du »redressement économique » résultant de la situation des finances publiques du Sénégal, à la lumière du dernier rapport de la Cour des comptes faisant étant d’une dette publique et d’un déficit budgétaire bien plus élevés que ce qui a été publié et communiqué aux partenaires de le régime sortant.
Intitulé « Rapport définitif sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 à mars 2024 », ce documenta confirmé les prévisions alarmantes du Premier ministre Ousmane Sonko en novembre dernier, en faisant état d’un déficit représentant 99,67 % du PIB. Cela se traduit, selon les autorités, par une marge de manœuvre quasi inexistante pour l’État du Sénégal et des dettes colossales à rembourser.
« Les Sénégalais sont avertis. Après la sortie du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, évoquant les faibles marges de manœuvre de l’Etat, c’est au tour du ministre, secrétaire général du gouvernement de décrire une situation chaotique des finances publiques », rapporte L’Observateur.
Ahmadou Al Aminou Lo « a confirmé la situation chaotique des finances publiques révélée par le rapport de la Cour des comptes », avant d’en appeler à « une responsabilité collective pour sortir de la crise », écrit le quotidien L’As.
Il « a insisté sur le fait que le redressement économique nécessitera des efforts », ajoute le journal, selon lequel dans cette optique, l’Etat « prévoit de baisser les salaires ». « Des coupes sombres en vue », renchérit le quotidien Les Echos, avant d’ajouter qu’en conséquence, les « goorgoorlu », ménages les plus modestes, vont « trinquer ».
« Pour sortir de l’ornière, le gouvernement mise sur deux leviers principaux. D’abord une réduction drastique du train de vie de l’Etat, avec notamment une rationalisation du nombre d’agences publiques. Ensuite une meilleure mobilisation des recettes, particulièrement en matière d’impôt foncier et d’impôt sur le revenu », explique le quotidien Tribune, citant le ministre, secrétaire général du gouvernement.
Ce dernier indique, dans les colonnes du même journal, que les agents de l’Etat dont les salaires sont élevés seront amenés à faire « un effort temporaire ou définitif », assurant que les petits salaires, en revanche, seront épargnés.
Certains titres notent cependant que cet appel au sacrifice ne passe pas auprès des syndicats en particulier, au point que certains journaux évoquent en perspective une « ébullition du climat social », selon la formule du quotidien Enquête.
« Après le rapport de la Cour des comptes, place aux rapports de force. Face aux ‘promesses non tenues’, universitaires, étudiants et travailleurs de tout bord, autour d’organisations syndicales, adoptent une posture plus hostile pour espérer remporter la partie dans ce bras de fer gouvernement vs syndicats », ajoute Enquête.
L’info souligne surtout que cette nouvelle donne compromet « toute chance de sceller avec le gouvernement un pacte de stabilité sociale, comme le souhaite le chef de l’Etat », qui « compte beaucoup sur la stabilité sociale pour mener sa mission à la tête du pays ».
Il a appelé et « donné des instructions en ce sens. Sauf que sur le terrain, la réalité est loin d’aller dans le sens de la volonté du président de la République », les travailleurs s’étant déjà mis « en ordre de bataille », pour protester notamment contre le « non-respect des accords » conclus avec le gouvernement, ajoute L’info.
Selon cette publication, les travailleurs dénoncent également « l’indifférence des nouvelles autorités de tutelle, les vagues de licenciements dans plusieurs secteurs notamment l’administration publique ». C’est dans ce contexte particulier que le quotidien Libération relaie les assurances du chef de l’Etat. « Je demande aux Sénégalais de nous faire confiance. Les difficultés sont réelles mais nous les transformerons en opportunités », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et des relations avec les Institutions également n’est pas en reste. « Abbas Fall tente de parer au plus pressé », en vue d’apporter des réponses aux revendications des syndicats, lit-on dans les colonnes du journal Le Quotidien.
« Sous la pression des centrales syndicales », il « a cherché à apporter des réponses à leurs revendications, mais en vérité, plusieurs questions restent en suspens », ajoute Le Quotidien. Les syndicats de l’enseignement supérieur et de la santé par exemple « ont commencé leur cycle de grève », selon ce journal.
« Le bras de fer » entre le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur et le ministère de tutelle »se durcit. Les universités publiques sont à nouveau secouées par un mouvement de grève [à venir], mardi 18 et mercredi 19 février. L’inertie du gouvernement face aux revendications et la démarche [du ministère de tutelle] pour la résolution des problèmes de l’enseignement supérieur sont pointées du doigt », signale de son côté Sud Quotidien.
Le rappel à Dieu de Serigne Moustapha Saliou Mbacké, à l’âge de 82 ans, fait la une de certains quotidiens. « Une belle lumière s’est éteinte », affiche Walfquotidien, en annonçant cette triste nouvelle. »Connu pour son franc parler, ses sorties étaient souvent attendues aussi bien par la communauté mouride que le reste de la Ummah islamique », écrit Walfquotidien au sujet du défunt, fils de Serigne Saliou Mbacké, cinquième calife général des mourides.
« Il a profondément influencé le califat de son vénéré père, Serigne Saliou Mbacké, en tant que porte-parole pendant des années », renseigne Le Soleil. Vox Populi revient sur les circonstances de son décès, en détaillant qu’il a été rappelé à Dieu »après avoir dirigé la prière [de Maghrib, quatrième prière de la journée] et discuté avec Serigne Hamsatou Mbacké Ibn Serigne Souhaibou », rapporte Vox Populi.
Pour le reste, Le Soleil s’intéresse à la participation du président de la République au sommet de l’Union africaine tenu ce week-end à Addis-Abeba, en Ethiopie, une rencontre lors de laquelle Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, selon Le Soleil, »sa détermination à œuvrer pour ‘une Afrique unie et prospère' », indique le journal.
« A Addis-Abeba où il a pris part aux travaux de la 38e session ordinaire de l’Union africaine, le président Bassirou Diomaye Faye a pris des engagements fermes de matérialiser la volonté du Sénégal [d’œuvrer] pour une Afrique plus souveraine, unie et prospère », insiste L’Observateur.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE LUNDI 17 FECRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
DES QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES AU MENU DES QUOTIDIENS DU WEEK-END
Les parutions de ce samedi continuent de commenter le dernier rapport de la Cour des comptes, tout en s’intéressant également à des questions sociales.
Les quotidiens parvenus ce samedi à l’Agence de presse sénégalaise continuent de commenter le dernier rapport de la Cour des comptes, tout en s’intéressant également à des questions sociales.
Sud-Quotidien donne le ton, en titrant « le parti PASTEF (au pouvoir) exige la traduction des brigands devant les juridictions ».
Selon le journal, en conférence de presse la veille, le bureau politique de PASTEF appelle « la justice à faire son travail après la publication du rapport de la Cour des comptes, sur la gestion des finances publiques ».
S’exprimant dans le même journal, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique également membre du mouvement des cadres de PASTEF, Daouda Ngom note que le rapport a fait état d’un « carnage financier sans précédent dans l’histoire politique du Sénégal. Le contexte est effarant. Les faits extrêmement graves, pour ne pas dire criminels ».
Le Soleil s’est aussi intéressé à ce sujet en faisant savoir que les cadres de PASTEF appellent à « sévir contre les brigands financiers ».
WalfQuotidien part du prétexte du rapport pour lever le voile sur les douze ans de règne du régime sortant.
« Ces scandales des années Macky », titre à sa Une WalfQuotidien, en citant notamment les affaires Petro-TIM, fonds force Covid, 94 milliards; cartes d’identités biométrique, la réfection du building administratif
« A côté de son bilan matériel jugé bon, les douze ans de Macky Sall et son régime ont été marqués par des scandales », indique-t-il
« Le rapport de la Cour des comptes, au-delà des anomalies relevées sur la gestion de l’ancien régime, met le Sénégal dans une situation inconfortable avec des risques de perte de confiance sur le marché financier, la fuite des investisseurs », croit-il savoir.
Le même journal donne la parole à un spécialiste, Mamadou Samba Han, qui indique que « les indicateurs confirmés par la Cour des comptes montrent que le Sénégal est dans une situation économique compliquée. Les notes du Sénégal qui n’étaient pas favorables ne vont pas encore s’élever ».
Le journal EnQuête s’est intéressé à la question de la surpopulation carcérale au Sénégal, en parlant d’une « bomme à retardement »
Selon le journal, « plus de 14 milles détenus entassés dans des prisons conçus pour 4 milles ».
Trois millions de Sénégalais sans données électorales
L’EnQuête a aussi exploité le rapport spécial de l’ONU qui dénonce des « conditions indignes et inhumaines (…) un système judiciaire surchargé et des réformes pénales en attente ».
« La surpopulation que j’ai vu dans les prisons est dramatique et inhumaine », a dit dans le même journal, Alice J. Edward rapporteuse spéciale des Nations unies sur la torture
Dans le cadre de son séjour au Sénégal, cette dernière s’est aussi prononcée sur la loi d’amnistie.
« Je demande instamment au Sénégal d’abroger la loi d’amnistie qui accorde une immunité de poursuite aux personnes qui auraient été impliquées dans le recours à une force excessive et dans d’autres violations des droits de l’homme commises lors des manifestations entre mars 2021 et février 2024”.
Les journaux font également écho de la dernière sortie des centrales syndicales de même que celle du directeur général des Elections qui déplore dans Sud quotidien le fait que 3 millions de citoyens seraient sans données électorales sur leurs cartes d’identités biométriques CEDEAO
« La coalition des confédérations syndicales du Sénégal annonce un préavis de grève générale au sortir d’une assemblée générale pour dénoncer les nombreux cas de licenciements abusifs, de fermetures d’entreprises, de violations des droits des travailleurs entre autres maux », peut-on lire dans L’AS quotidien.
Le quotidien Quotidien évoque une « Grève générale en vue ».
Il renseigne que les syndicalistes déplorent « l’absence de dialogue avec l’Etat ».
Le secrétaire général de la Confédération nationales des travailleurs du Sénégal (CNTS) « exige la tenue d’un dialogue entre le gouvernement et les travailleurs. Si le dialogue ne suit pas, nous allons déposer un préavis de grève générale », dit-il dans le Quotidien.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE WEEK-END
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