Le F2S reçu par le ministre de la Santé
Le ministre de la Santé multiplie les rencontres avec les syndicats pour éviter des mouvements d’humeur. Dr Ibrahima Sy a reçu lundi une délégation de la fédération des syndicats de la santé (F2S) qui annonce d’ailleurs une grève au mois de mars. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts du ministère pour pacifier l’espace du front social et promouvoir un dialogue constructif avec les partenaires sociaux. M. Sy a fait le point avec les syndicalistes sur leur plateforme revendicative. Le ministre de la Santé promet de renforcer le dialogue social et à œuvrer pour des solutions concertées, en vue d’améliorer les conditions de travail des acteurs du secteur de la santé et, par extension, la qualité des services rendus à la population. Les parties se sont engagées à se retrouver tous les deux mois.
Démarrage des projets de 2025
Le Premier ministre tient à la finalisation des feuilles de route et au démarrage, dans les meilleurs délais possibles, des projets à initialiser en 2025. A cet effet, il a exhorté les ministres à hâter le pas. Par ailleurs, Ousmane Sonko a rendu compte de la poursuite des travaux du Comité de commémoration en décembre 2024 du 80e anniversaire du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye. À cet égard, il a rappelé que le chef de l’Etat a élevé le cimetière militaire de Thiaroye en cimetière national et institué la date du 1er décembre «Journée des tirailleurs sénégalais». Le Premier Ministre a également indiqué la prise en charge par les ministères concernés des quatre (04) autres mesures prises par le Chef de l’Etat pour cristalliser dans la mémoire collective ce tragique événement. Il s’agit du mémorial Thiaroye 44, du centre de documentation, de la désignation de rues et places publiques au nom des victimes de cet événement et de l’introduction, dans les curricula, de l’enseignement de cette histoire. S’agissant de la manifestation de toute la vérité sur le nombre de victimes, le chef du gouvernement a informé le Conseil que les compléments d’informations requis sont toujours attendus. Devant cette contrainte, des fouilles archéologiques seront entreprises.
Un bus de Dakar Dem Dikk saccagé
Un bus de la ligne 121 de Dakar Dem Dikk en partance vers la gare Leclerc a été saccagé hier par des individus aux environs de 17h. A l’origine de cet incident, renseigne un communiqué de la société, un motocycliste qui tentait de couper la route au bus afin de permettre le passage d’un cortège funèbre. La manœuvre a provoqué un accrochage. Ainsi les trois personnes à bord de la moto, après s’être relevées de leur chute, s’en sont violemment prises au conducteur et au receveur. La foule qui les suivait par la suite s’est déchaînée sur le bus bien que celui-ci ait été garé au loin, renseigne le document. Le patron de Dakar Dem Dikk regrette un tel comportement vis-à-vis d’un bien public qui participe considérablement à la bonne marche de la société. La Direction générale se réserve le droit de saisir la justice.
La diplomatie chamboulée
Le chef de l’Etat a secoué hier la diplomatie. Mame Baba Cissé, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle est nommé Ambassadeur du Sénégal auprès de la Commission de l’Union européenne, en remplacement de Baye Moctar Diop. Malick Diouf, Conseiller des Affaires étrangères jusque-là ambassadeur, Secrétaire général adjoint du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est promu ambassadeur du Sénégal au Cameroun en remplacement de Khare Diouf. Samba Dialigué Baldé, chancelier des Affaires étrangères, précédemment 2e Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger, est nommé Consul général du Sénégal à Pointe-Noire, en remplacement d’Issa Wagué.
Eau potable en milieu rural
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a été instruit de réviser le cadre de gestion des délégations de service public en eau potable en milieu rural et de renforcer l’entretien et le renouvellement des forages et infrastructures hydrauliques. Aussi, il veillera à la transparence sur la tarification des services et la gestion des concessions. Dans la dynamique d’aménagement et de réalisation des « autoroutes de l’eau », le Gouvernement devra anticiper la réflexion sur le modèle économique du secteur couvrant le volet assainissement (eaux usées et eaux pluviales) et la montée en puissance des projets « d’unités de dessalement ». Il s’agit surtout, d’après le communiqué, de conforter la place des collectivités territoriales et des populations dans la gouvernance inclusive du secteur. A cet effet, le Chef de l’Etat a demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de refonder la politique d’hydraulique urbaine, d’élargir de façon maîtrisée le périmètre dit « affermé » au regard de l’urbanisation accélérée du territoire national et des défis climatiques nouveaux qui appellent la révision de la gouvernance stratégique, technique et financière de l’assainissement. Le ministre Cheikh Tidiane Dièye devra aussi engager des actions urgentes pour assurer le fonctionnement efficace des services et réseaux relevant de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS).
Le projet de loi portant Code de l’eau
Restons avec le Chef de l’Etat qui a rappelé également au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau. Cette loi en perspective va renforcer la préservation de nos ressources naturelles en eau et la transparence dans leur gouvernance inclusive. Une Autorité de régulation du secteur de l’eau sera également mise en place.
Les étudiants de l'UGB pour l’abrogation de la loi d’amnistie
La semaine de l’étudiant bat son plein. A ce propos, la Coordination des étudiants de SaintLouis (CESL) a initié, hier, une journée noire en la mémoire de quelques-uns de leurs camarades, notamment Alpha Yero Tounkara et Clédor Senghor. Ces derniers ont été tués pendant les manifestations contre le report de la présidentielle. Les étudiants plaident pour l’abrogation de la loi d’amnistie pour que justice soit rendue. Les étudiants demandent aux autorités universitaires de baptiser les chapiteaux 1 et 2 de l’université Gaston Berger aux noms des martyrs.
Menaces de mort et injures publiques
Condamné pour détention et usage de chanvre indien, A. Diop continue de prendre sa dose de l’herbe qui tue ou un verre de trop. Il s’en prend violemment à son grand-père paternel. A. Diop furieux a abreuvé d’injures son grand-père avant de brandir une arme blanche. Son oncle qui est outré l’acte de son neveu a déposé une plainte à la Police des Parcelles. Et sans tarder alors, les hommes du Commissaire Abdou Sarr descendent sur les lieux pour le cueillir. Devant les enquêteurs, A. Diop nie les faits. Il déclare être victime d’une humiliation de la part de son oncle. Ce qui n’a pas du tout convaincu les limiers qui l’ont placé en garde à vue avant de le déférer au parquet pour détention d’armes blanches, menaces de mort et injures publiques.
F. Okov tombe avec un joint de chanvre indien
Adepte du chanvre indien, le nigérian F.Okov se rend souvent aux alentours du marché de l’Unité 17 des Parcelles assainies pour se ravitailler. Il ne s’imaginait que les limiers des Parcelles assainies qui font des patrouilles régulières dans le secteur étaient aux abords. Les limiers ont trouvé par devers lui un cornet de chanvre indien. Ce qui a motivé son interpellation et sa garde à vue. Il est présenté au procureur pour détention et usage de chanvre indien.
Le vigile en flagrant délit de vol Incroyable mais vrai !
Le vigile chargé d’assurer la sécurité de maisons à la cité Mixta a été arrêté pour vol. Le mis en cause a profité de l’inattention d’un habitant de la cité qui vérifiait les pneus de son véhicule pour subtiliser sa pochette contenant 135 mille francs. Il avait déposé la pochette sur le capot de son véhicule. Constatant la disparition de la pochette, il remonte dans son appartement pour visionner les vidéos des caméras de surveillance. Il voit alors le vigile en action. Il descend pour demander au voleur de lui rendre en toute discrétion son argent pour éviter la prison. Malgré tout, le vigile fait l’indifférence. La victime dépose une plainte à la police. Le vigile a tenté de nier les faits, mais il a fini par changer d’avis après le visionnage de la vidéo. Il est placé en garde à vue et déféré au parquet pour vol.
LES PERSPECTIVES DU DIALOGUE SOCIAL A LA UNE DE LA PRESSE
Les parutions de ce jeudi traitent des promesses de dialogue entre le gouvernement et les partenaires sociaux
Les promesses de dialogue entre le gouvernement et les partenaires sociaux font le menu de plusieurs quotidiens parvenus jeudi à l’APS, dont Le Soleil.
Il annonce que le 27 février est la date retenue pour un « premier tour de table » entre les deux parties, le Premier ministre, Ousmane Sonko, considérant que « ce sera le point de départ d’un dialogue inclusif, franc et patriotique » avec les syndicats, les organisations d’employeurs et de la société civile.
Les différentes institutions de la République et les dirigeants d’entreprises vont également prendre part aux discussions, de même que des organismes nationaux, des associations et des amicales, indique Le Soleil.
« Diomaye appelle au dialogue », affiche à ce sujet Le Quotidien, évoquant une « situation économique morose ». Le président de la République, ajoute-t-il, a demandé au Premier ministre de tenir des concertations avec tous les acteurs sociaux.
« Malgré la publication du rapport très alarmant de la Cour des comptes sur la situation économique et financière, les pouvoirs publics ont des difficultés à convaincre l’opinion d’accepter les sacrifices éventuels qui seraient attendus », fait observer Le Quotidien.
« La crise de confiance s’installe »
De nombreux salariés « ne sont pas disposés à accepter des ponctions sur leurs salaires », en plus « des remous » signalés dans le secteur du travail. « Cela semble être la base de l’appel du chef de l’Etat à des concertations avec le gouvernement », selon Le Quotidien.
Le quotidien Enquête note que les syndicats « exigent un partage équitable de l’effort, face aux réformes d’austérité annoncées ». Il y a aussi que l’absence de concertation « renforce les tensions », pointe le même journal, qui titre à propos : « La crise de confiance s’installe ».
« Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, le gouvernement sénégalais est confronté à une grogne persistante. Grèves, revendications syndicales et critiques sur les réformes économiques et sociales mettent en lumière les difficultés de sa communication politique », analyse Enquête.
L’info rapporte que le président de la République a instruit le Premier ministre « d’engager les concertations et de trouver les ‘consensus adaptés' ». Dans cette perspective, le rendez-vous du 27 février prochain entre le gouvernement et les partenaires sociaux s’annonce comme une « rencontre cruciale », estime le quotidien Libération.
En attendant, Bassirou Diomaye Faye « appelle à ‘l’application de mesures conjoncturelles et structurelles urgentes' », signale Libération. « L’Etat sonne la charge », affiche Sud Quotidien, pour dire que le président de la République et son Premier ministre ont annoncé, en Conseil des ministres, « plusieurs mesures pour rationaliser les dépenses publiques, suite aux conclusions du rapport de la Cour des comptes ».
Des « mesures conservatoires et correctives » annoncées
Intitulé « Audit du rapport sur la situation des finances publiques – Gestions de 2019 au 31 mars 2024 », ce rapport a confirmé les prévisions alarmantes du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui faisait état d’un déficit public plus important que celui rendu public, concernant la période 2019-2023. La Cour des comptes y relève également une marge de manœuvre financière quasi inexistante pour l’État du Sénégal et des dettes colossales à rembourser.
L’As annonce justement qu’en Conseil des ministre, « le chef de l’Etat et ses équipes ont évoqué les enseignements et les analyses issus de l’audit des finances publiques réalisé par la Cour des comptes ».
« Pour corriger les anomalies constatées […], Bassirou Diomaye Faye a appelé ses hommes à appliquer des mesures conjoncturelles et structurelles urgentes pour renforcer la résilience et la crédibilité du système économique, budgétaire, financier et comptable sénégalais », écrit L’As.
Walfquotidien s’intéresse à la plénière de l’Assemblée nationale devant être consacrée à des questions d’actualité, vendredi. « Sonko refait les comptes », peut-on lire à la une du journal. Il affirme que les députés Pastef (pouvoir) « offrent au Premier ministre Ousmane Sonko une tribune pour qu’il annonce des ‘mesures conservatoires et correctives’ contre les personnes incriminées par le rapport ».
Pour le reste, les quotidiens annoncent la mort d’El Hadj Elimane Ndour, père de la star sénégalaise Youssou Ndour, à 98 ans. « Un sage s’en va », titre L’Observateur, quotidien du Groupe Futurs médias (GFM) dont Youssou Ndour est le propriétaire.
Le quotidien Tribune titre le plus simplement possible : « Youssou Ndour a perdu son père Elimane Ndour ».
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE JEUDI 20 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Braquage armé à Missirah
L’insécurité devient préoccupante. Même les communes rurales ne sont plus épargnées par les bandits. Les populations ne dorment désormais d’un seul œil. Hier, vers 19h, un multiservice à Missirah, dans le département de Tambacounda, a fait l’objet d’une attaque armée. Une dizaine d’assaillants encagoulés, armés de coupe-coupe, ont fait irruption dans le lieu de transfert d’argent, ont tabassé le gérant avant d’emporter 30 millions de francs CFA. D’après la victime, les membres de la bande parlaient wolof et pulaar. La brigade de gendarmerie de Dialacoto a ouvert une enquête sous la direction du procureur de Tamba, Aliou Dia.
Arrêt des combats de lutte
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a décidé hier d’arrêter jusqu’à nouvel ordre la couverture sécuritaire des combats de lutte au Sénégal. Cette décision fait suite aux graves incidents survenus après le choc des titans entre Franc et Ama Baldé du dimanche dernier à l’arène nationale, organisé par Baye Ndiaye, patron de la structure Albourakh Events. Selon les responsables de la police, de nombreux amateurs ayant leurs tickets ont été empêchés d’accéder au stade en raison de l’atteinte de la jauge maximale». Et après le combat, «des actes de barbarie, la destruction de biens publics et privés, ainsi que des agressions et la mort d’une personne dans la banlieue ont été enregistrés. Pour la division communication et des relations, ces incidents sont la conséquence d’un énième manquement du CNG. La police reproche également à l’équipe de Malick Ngom «le non-respect des horaires des combats et de la jauge de spectateurs et des itinéraires des supporters pour éviter les affrontements». Avec cette décision, le comité devra se montrer plus ferme à l’avenir pour se faire entendre.
Le Technopole était envahi par des insectes appelés Chironomes
Le Technopole n’était pas envahi par des moustiques mais plutôt par des insectes appelés Chironomes. En fait, les populations riveraines et usagers des artères autour du Technopole avaient alerté le 3 février de l’invasion d’insectes assimilés à des moustiques. Ainsi pour avoir une idée nette de ces envahisseurs, l’Université Cheikh Anta Diop, dans le cadre du service à la société, avait dépêché en urgence sur les lieux une équipe de spécialistes des insectes, constituée de chercheurs du Laboratoire d’écologie vectorielle et parasitaire (LEVP/BA/FST/UCAD) et du Laboratoire des invertébrés terrestres de l’IFAN (UCAD), appuyé par des collègues du pôle de zoologie médicale de l’Institut Pasteur de Dakar, afin de mener une investigation pour identifier les insectes à l’origine de ces nuées et sur d’éventuels risques d’exposition des populations à des maladies vectorielles. D’après le communiqué de l’Ucad, les résultats de cette investigation ponctuelle effectuée par les spécialistes ont permis de conclure que les insectes en cause sont des chironomes et non des moustiques. Les chironomes sont un autre groupe d’insectes, très souvent confondus avec les moustiques, mais qui à la différence de ces derniers ne piquent pas et par conséquent ne transmettent pas de maladies vectorielles, à l’état actuel des connaissances.
Les résultats de l’autopsie de Babacar Diagne
On en sait un peu plus sur les circonstances du décès de Babacar Diagne, le jeune agressé à Guédiawaye lors du combat de Franc contre Ama Baldé. Les résultats de l’autopsie confirment qu’il a été violenté par les agresseurs. Le médecin légiste de l’hôpital Idrissa Pouye parle d’une «contusion thoracique avec plaie de la pointe du ventricule droit». Nos radars renseignent que la police de Golf Sud a ouvert une enquête. On nous apprend que la moto et le téléphone portable du défunt ont été récupérés.
Médinatoul Mounawara promet de venger Babacar Diagne
Les habitants du quartier Médinatoul Mounawara de Djiddah Thiaroye Kaw où se trouve le domicile familial de Babacar Diagne haussent le ton contre les agressions après chaque combat de lutte. Car les malfrats envahissent leur quartier pour semer la terreur. Ils promettent l’enfer aux agresseurs en attendant que les autorités prennent à bras-le-corps la question de l’insécurité lors des combats de lutte.
Trafic de chanvre en association
Livreur de son état, P. A. Sall et son ami M. Sow menuisier ébéniste vont devoir chercher des arguments solides pour convaincre le juge de leur innocence. Arrêtés pour détention et trafic de chanvre indien en association, les mis en cause ont eu la malchance de tomber sur une patrouille des hommes du Commissaire Abdou Sarr. Ces derniers ont trouvé par devers P. A. Sall et son ami Sow six cornets de chanvre indien. Ils sont conduits à la police des Parcelles assainies et placés en garde à vue avant leur défèrement au parquet.
Un élève de 10 ans porté disparu aux Maristes
C’est la panique aux Maristes près de l’école japonaise. Pour cause, la disparition de l’enfant Pape Ibrahima Faye âgé de 10 ans. Il allait à école dénommée «la Source». Les parents de l’enfant inquiets appellent au secours pour retrouver le potache.
Tentative de vol
Plus malchanceux que M. Ng. Diouf, tu meurs ! Le quidam qui tentait d’ouvrir le capot d’un véhicule aux abords de la cité Mixta dans un parking a été surpris par un vigile qui surveille les lieux. Il est interpellé par le vigile et conduit à la police des Parcelles assainies où il a reconnu les faits. Ce qui va motiver sa garde à vue et son défèrement au parquet pour tentative de vol.
Le maçon trahi par les caméras de surveillance
M. Camara âgé de 28 ans est vraiment mal barré. Après s’être introduit dans une maison pour voler une pompe à eau, Camara ne s’imaginait pas que le propriétaire de la maison l'apercevrait sur un écran grâce aux caméras de surveillance. Il est interpellé et remis aux limiers des Parcelles assainies en patrouille dans le secteur. Il est placé en garde à vue avant son défèrement au parquet pour tentative de vol.
Réhabilitation du château «La folie du Baron Roger»
Le secrétaire d’Etat à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Bakary Sarr, était à Richard-Toll. Il a visité plusieurs sites historiques dont le château de la « Folie du Baron Roger », en état de déliquescence inquiétant. Le château, un patrimoine historique, est visité par des milliers de touristes venus de divers horizons. La Folie du Baron Roger est un édifice logé entre les quartiers de Gaya et RichardToll Escale, au milieu d’une petite forêt classée à moins de cent mètres de la route nationale numéro 2. Il est construit par Jean-François Roger, ancien Gouverneur du Sénégal (1822- 1827). M. Sarr promet de trouver des moyens pour réhabiliter et valoriser le site pour qu’il puisse servir la communauté et les historiens. Des agents de la Direction du patrimoine de Saint-Louis et le Préfet du département de Dagana, Ibrahima Ismaïla Ndiaye, ont pris part à la visite qui a livré plusieurs secrets et rappels historiques. D’après Bakary Sarr, il faudra une politique de territorialisation de la culture, faire en sorte que la municipalité trouve des moyens pour sauvegarder ce site. Pour le secrétaire d’État, la réhabilitation du site pourra contribuer à la création d’emplois chez les jeunes et les femmes avec la relance des activités touristiques. Ce vestige colonial a été construit il y a plus de 200 ans.
L’affaire Ahmed Ndiaye mise en délibéré au mardi 25 février
Le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor a mis en délibéré, au mardi 25 février 2025, l’affaire opposant la famille du Premier ministre Ousmane Sonko au nommé Ahmed Ndiaye contre lequel le procureur de la République a requis un an de prison dont trois mois ferme, a constaté l’Aps. Ahmed Ndiaye a comparu, ce mardi, pour des faits d’agression, d’intrusion dans un domicile privé et d’injures publiques à l’endroit de la famille du chef du gouvernement. Après les plaidoiries, le procureur de la République, Abdou Khadre Diop, a requis un an de prison dont trois mois ferme à l’encontre du prévenu. Pour connaître son sort, ce dernier devra attendre le 25 février 2025, date retenue par le tribunal pour rendre son verdict. Le directeur des buildings de l’entreprise Ecotra a reconnu avoir tenu des propos « désobligeants » envers la famille d’Ousmane Sonko, expliquant son acte par un coup du destin. Mis en face des deux frères du Premier ministre, Ahmed Ndiaye a déclaré les connaître depuis longtemps et n’avoir aucune haine à leur encontre. A l’entame de son propos, il a nié s’être présenté sur les lieux avec une arme.
Etudiants de l’Université Gaston Berger
La coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) décrète aujourd’hui une «Journée noire» en mémoire à des étudiants martyrs, en l’occurrence, Alpha Yoro Tounkara et Prospère Clédor Senghor. A cet effet, il y aura cessation des activités pédagogiques, administratives et une journée sans tickets. Les étudiants de l’Université Gaston Berger prévoient une marche pacifique et un point de presse
La gendarmerie se renforce avec des drones
La Gendarmerie nationale sénégalaise franchit un nouveau cap dans sa modernisation grâce à l’appui de l’Union européenne. Elle a réceptionné hier des drones tactiques au quartier Samba Diéry Diallo de Colobane, renforçant ses capacités de surveillance et de lutte contre les menaces transnationales. La cérémonie a été coprésidée par le général de division Martin Faye, Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et Jean-Marc Pisani, Ambassadeur de l’Union européenne. Ainsi la Légion de Gendarmerie de l’Air et des Transports Aériens (LGATA) est dotée de deux systèmes de drones STRIX 425, des appareils de pointe conçus pour la surveillance en temps réel. Ces équipements de haute technologie permettent un suivi plus efficace des zones fluviomaritimes et frontalières, constituant ainsi un atout majeur dans la lutte contre l’émigration irrégulière et la criminalité transnationale. Grâce à leurs capacités avancées d’acquisition et de transmission de données, renseigne la note de la Gendarmerie, ces drones optimisent la couverture opérationnelle des forces de la Gendarmerie avec une réelle amélioration de la réactivité des unités déployées sur le terrain. Le général de division Martin Faye a remercié l’Union Européenne en magnifiant cette initiative qui illustre l’engagement de la Gendarmerie nationale à se doter de moyens modernes pour relever les défis sécuritaires actuels.
LA SORTIE DE SONKO CONTRE L’AFFAIRISME D’ETAT AU MENU DES QUOTIDIENS
Les parutions de ce mercredi sont focus sur la sortie du Premier ministre Ousmane Sonko contre « l’affairisme d’Etat » et la décision du ministre de l’Intérieur d’arrêter, jusqu’à nouvel ordre, la couverture sécuritaire des combats de lutte.
La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko contre « l’affairisme d’Etat » fait la une des quotidiens parvenus mercredi à l’APS dont certains reviennent dans le même temps sur la décision du ministre de l’Intérieur d’arrêter, jusqu’à nouvel ordre, la couverture sécuritaire des combats de lutte.
M. Sonko, présidant mardi l’ouverture de la 4e édition du Forum de la PME-MPI, a assuré de son gouvernement est déterminé à mettre fin à certaines pratiques comme celle permettant à une partie du secteur privé de « s’enrichir grâce à des surfacturations sur des marchés attribués sans transparence, en entretenant des relations privilégiées avec les pouvoirs publics », rapporte Le Soleil.
« Cette époque est révolue », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le même journal. « L’affairisme d’Etat, c’est terminé dans ce pays », a insisté Ousmane Sonko, tout en dévoilant l’agenda du gouvernement « visant à faire des PME-PMI un moteur du développement ».
Comme Le Soleil, la plupart des quotidiens sont revenus sur cette sortie et ont mis en exergue cette phrase-choc du Premier ministre. L’As par exemple note que le chef du gouvernement « a profité du forum des PME-PMI pour siffler la fin de la récréation », concernant « le clientélisme et le népotisme sur les marchés publics ».
« Ousmane Sonko a annoncé dans la même veine un nouveau paradigme économique. Pour y parvenir, le chef du gouvernement mise sur le secteur privé », écrit L’As. « Sonko sonne la fin de ‘l’affairisme d’Etat' », affiche le quotidien Libération.
Le privé local veut un changement dans ses rapports avec le pouvoir
Le quotidien Les Echos assimile la sortie du Premier ministre à une mise en garde au secteur privé, avant de reproduire les propos suivants du Premier ministre : « Nous combattrons ceux qui s’enrichissaient à coups de surfacturations et de marchés grassement accordés ».
Il n’y a cependant pas que des mises en garde dans les déclarations du chef du gouvernement. Ousmane Sonko a également promis soutien à « tous les acteurs privés qui veulent travailler sérieusement et honnêtement », selon le quotidien L’info.
« Le vrai secteur privé, celui qui veut et sait entreprendre, aura tout le soutien, l’encadrement et la protection de l’Etat », a-t-il insisté dans d’autres déclarations relayées par la même publication. Un message qui semble avoir été bien entendu, si l’on en croit la réaction, en quelque sorte, du président de la Confédérations nationale des employeurs du Sénégal (CNES), Adama Lam, lors du même forum.
« Nous ne sommes pas de petits bras », a soutenu ce dernier, cité par Walfquotidien, selon lequel le secteur privé local « veut un changement dans ses rapports avec le pouvoir ».
Et le même quotidien de rapporter que Adama Lam a soutenu, lors de cette rencontre, que les acteurs du privé, « s’ils sont unis, […] peuvent soulever des montagnes et réaliser de grandes choses, notamment exécuter les programmes du gouvernement ».
De ce dialogue, Vox Populi tire la conclusion que le Premier ministre est « sur la même longueur d’ondes que ‘le vrai secteur privé national' », d’autant que le chef du gouvernement « a manifesté le choix […] de faire de la préférence nationale » dans la conduite des projets de développement et l’exploitation des ressources minières du pays.
»Vagues de licenciements » dans certaines entreprises et agences
D’autres quotidiens, dont Enquête, reviennent sur la décision du ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, « de ne plus assurer la couverture sécuritaire des combats de lutte ». Décision « motivée par les manquements » du comité national de gestion de la lutte et des acteurs impliqués, relativement aux scènes de violence notées le week-end dernier, explique ce quotidien.
Tribune pointe le non-respect des horaires de démarrage des grands combats de lutte, lesquels sont souvent suivis d’actes de vandalisme, d’agressions et de destructions de biens publics. La police, en conséquence, « décide d’arrêter, jusqu’à nouvel ordre, la couverture sécuritaire des combats [de lutte] », signale Vox Populi.
« La police ‘quitte’ l’arène », renchérit à ce sujet le quotidien Les Echos, en évoquant à son tour des violences »avant, pendant et après les combats de lutte ». »Plus de couverture sécuritaire, plus de combat de lutte », lit-on à propos à la une du quotidien Libération.
Le journal Le Quotidien s’intéresse plutôt à l’exploitation du gisement de gaz dénommé Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière avec la Mauritanie et développé par le britannique BP, avec l’américain Kosmos Energy, la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) et Petrosen (Société Pétrolière du Sénégal).
« Le Premier ministre a indiqué hier [mardi] que l’ancien régime avait pris l’option de ‘liquéfier presque tout ce gaz là et de l’exporter, en nous laissant dans une situation [incitant] à continuer à importer des hydrocarbures pour alimenter nos centrales’. Une option que son régime ne va pas suivre », écrit ce quotidien. Mais, selon Le Quotidien, « les données de la politique énergétique du temps de Macky Sall ne donnent pas raison à Ousmane Sonko ».
Sud Quotidien traite des »vagues de licenciements » dans certaines entreprises et agences, « avec l’activation de plans sociaux dans certains cas. Ce qui met en péril l’avenir des travailleurs dans un contexte difficile ». Le journal cite le cas du Grand Théâtre national, du Port autonome de Dakar et du ministère de l’Energie.
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LES UNES DE LA PRESSE CE MERCREDI 19 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil
Les personnels des universités décrètent 48 h de grève
La tension ne baisse pas dans les universités publiques sénégalaises. Après les enseignants du supérieur et les étudiants, c'est au tour des personnels administratif, technique et de service des universités publiques, des centres des œuvres universitaires et établissements d'enseignement supérieur du Sénégal (PATS) d’entamer un mouvement d’humeur. A l'issue de leur assemblée générale hier, ils ont décrété 48 heures de grève totale à partir d’aujourd’hui. Les travailleurs revendiquent en entre autres points l'application des accords de santé dans les universités, la revalorisation de la pension de retraite, la réintégration de la convention du secteur de la presse à l'université Iba Der Thiam de Thiès, l'augmentation des budgets des universités qui sont restés les mêmes malgré l'augmentation de nombre d’étudiants et des charges et la finalisation des chantiers dans les universités et centres des œuvres. L'intersyndicale dénonce également le dilatoire et l'absence de réaction de la tutelle et demande à tous les travailleurs de se mobiliser pour la satisfaction des doléances précitées.
Chanvre indien dans un véhicule
Pape Coumba Ndoffène Diouf et son ami Assane peuvent se vanter d'avoir de la veine. Arrêtés lors d'un contrôle routier en plein cœur de Touba, après que les flics ont découvert dans leur véhicule un kilo et demi de chanvre indien, ils ont été relaxés au bénéfice du doute hier, par le tribunal des flagrants délits de Diourbel. Ceci, parce que les mêmes policiers qui les ont interpellés ont déclaré soupçonner des individus ayant fui du véhicule lors de la fouille.
Problématique de l'emploi à Taiba Ndiaye
L'emploi des jeunes est une véritable problématique nationale, avec la sortie massive chaque année de nombreux diplômés qui investissent le marché du travail. Malgré la présence massive d'industries extractives dans son périmètre, la commune de Taiba Ndiaye dans le département de Tivaouane n'échappe pas à cette règle. Selon le Maire Assane Ndiaye, les industries ne peuvent pas donner du travail à tout le monde, mais il faut nécessairement qu'elles investissent d'autres pistes, à l'image du Parc Eolien de Taiba Ndiaye (PETN). En effet, il renseigne qu'il a exploré la piste du développement des chaînes de valeur agricole, qui va permettre le retour des jeunes vers l'agriculture. Après avoir formé des agriculteurs, il a aidé à la création de coopératives et a aussi doté les périmètres de forages alimentés grâce au solaire. Si toutes les entreprises empruntent cette voie, pour développer l'exploitation familiale, l'artisanat, la transformation des fruits et légumes, une réponse appropriée peut ainsi être apportée à cette problématique de l'emploi. Il a tenu ces propos en marge de la finale de la Coupe du Maire qui s'est jouée ce week-end et remportée par l'ASC Ndomor sur l'ASC Yaakaar de Thiale sur la marque de 2 buts à 0. L'équipe gagnante a empoché une enveloppe de 750 000 Fcfa contre 500 000 Fcfa pour l'équipe perdante, compte non tenu des trophées et des équipements.
L’Intersyndicale du secteur primaire renonce à sa grève
L’Intersyndicale du secteur primaire (agriculture, pêche, élevage) a suspendu son mot d’ordre de grève générale de 72h qu’elle avait annoncé à partir de mercredi prochain. Seulement, elle a renoncé au mouvement d’humeur à l’issue de son assemblée générale d’information tenue ce lundi 17 février à la Sphère ministérielle de Diamniadio. Toutefois, les travailleurs maintiennent le port de brassards rouges ce mardi. Selon les secrétaires généraux de SATES, SNTE, CNTS, SYTRAPAS, SYNTTAS et SMVS, cette décision fait suite à la rencontre tenue avec le directeur général de la Fonction publique et son staff mercredi dernier qui leur ont assuré que le gouvernement travaille activement à la satisfaction de leurs revendications. En réponse à cet engagement et dans un esprit d’ouverture au dialogue, disentils, l’intersyndicale a décidé d’accorder une suspension temporaire de son mouvement. Toutefois, les syndicalistes préviennent qu’ils resteront vigilants quant à la mise en œuvre effective des engagements pris.
Agression mortelle de Babacar Diagne
Babacar Diagne a été agressé dimanche dernier lors du combat de Frank contre Ama Baldé. Grièvement blessé, il a finalement rendu l'âme. Selon nos sources, le jeune sur sa moto avait été lapidé à coups de briques par un groupe de malfrats qui ont pris l'engin avant de détaler. Babacar grièvement blessé a été évacué à l'hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye où il a rendu l'âme. Une nouvelle qui a ameuté le quartier Mounawara Ainoumane de Djidah Thiaroye Kaw où il réside. Une information confirmée par le député Matar Sylla de Djidah Thiaroye Kaw qui, dans un post, a regretté les circonstances du décès de Babacar Diagne militant du Pastef réputé loyal, dévoué et travailleur.
Ardo Gningue saisit l’OFNAC
L’activiste Ardo Gningue passe à l’acte. Il a saisi hier «l’OFNAC pour enquête sur des faits présumés de détournement de deniers publics et enrichissement illicite, en violation du principe de transparence des finances publiques». Cette plainte concerne plus précisément le compte d’un ancien dignitaire de l’ancien régime crédité à 1000 milliards dont parlait Ousmane Sonko aux dernières élections législatives. Pour Ardo Gningue, «il est impératif que toute suspicion de gestion irrégulière des deniers publics fasse l’objet d’une enquête approfondie». Dans la note, l’activiste a demandé à Serigne Bassirou Guèye et Cie de diligenter une investigation afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’identifier les responsabilités éventuelles.
Fonctionnement des institutions de l'OHADA
A l’ouverture de la 58e session, la secrétaire exécutive de la commission nationale OHADA du Sénégal a exprimé sa gratitude envers le ministre de la Justice et Garde des Sceaux du Sénégal pour son soutien indéfectible à la continuité de la présidence sénégalaise de l'OHADA. Elle a particulièrement salué l'engagement du comité d'organisation de la 58e session. Hélène Sarr Camara a également profité de l'occasion pour adresser des remerciements aux institutions de Ouagadougou, aux partenaires techniques et financiers, et aux membres du comité des experts pour leur collaboration tout au long de la mandature sénégalaise. Elle a souligné l'importance capitale du comité des experts dans le processus décisionnel de l'OHADA, notamment en formulant des recommandations essentielles aux ministres. Enfin, elle a souligné que les deux jours de délibérations seraient consacrés à des sujets cruciaux, notamment les activités et le fonctionnement des institutions de l'OHADA, les dossiers financiers et le recrutement de personnel, des tâches qu’elle a jugées ardues mais essentielles pour le bon avenir de l’organisation.
Abdourahmane Diouf annonce la création de nouveaux CRE
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a effectué hier une tournée dans les trois Centres de Recherche et d’Essai (CRE) de la région de Thiès (Pout, Tivaouane et Thiès). Dr Abdourahmane Diouf a constaté l’ingéniosité des jeunes talents et des femmes entrepreneures sénégalais tout en saluant les innovations dans divers domaines stratégiques : la transformation de produits céréaliers, la fabrication de produits de nettoyage et la réparation de drones, le tout conçu à partir de matériaux locaux. Il a particulièrement salué le projet des sourds-muets spécialisés dans la réparation d’ordinateurs, soulignant leur résilience et leur contribution à l’économie du savoir. Il promet de renforcer le soutien aux CRE et aux jeunes innovateurs, en vue de favoriser l’essor de l’écosystème de la recherche et du développement technologique. Dr Diouf annonce la création prochaine de nouveaux CRE dans les localités qui n’en disposent pas encore.
Attentat à la pudeur avec violence et tentative de viol
La police de Zac Mbao a déféré au parquet le tailleur Y. Dièye pour attentat à la pudeur avec violence et tentative de viol. Tout est parti d’une visite du tailleur au domicile de la dame dans l’espoir d’avoir des tissus à coudre. Le calme plat qui régnait sur les lieux a poussé le tailleur à sauter sur la dame pour la tenir en respect. Il enlève les boutons de la chemise de la victime pour téter son sein. La victime prise de panique repousse de toutes ses forces Y. Dièye avant de le mordre. Mais c’était compter avec la détermination de ce dernier qui voulait satisfaire sa libido. Le mis en cause étrangle la dame tout en la sommant de satisfaire sa demande sous peine de représailles. Elle change de stratégie, elle demande poliment à son bourreau de se lever pour qu’elle puisse fermer la porte. Ce qu’accepte le tailleur. Alors elle crie au secours et ameute le voisinage. Le tailleur qui craignait d’être lynché prend la fuite a eu le toupet d’envoyer, selon nos sources, un émissaire pour présenter ses excuses à la dame qui s’est retrouvée avec des blessures au cou, à l’avantbras et à la cuisse. Elle se rend alors au Commissariat de Zac Mbao pour porter plainte contre Y. Dièye. Sans tarder, les hommes du Commissaire Ba interpellent le tailleur dans son atelier à Zac Mbao. Devant les limiers, il déclare que la victime était sa copine et qu'ils entretenaient souvent des relations sexuelles. Le tailleur dit avoir agi vigoureusement ce jour face au refus de la dame. Y. Dièye est placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet.
Usurpation de l’identité de RFI à des fins politiques au Sénégal
Au Sénégal, selon un rapport de la Cour des comptes publié mercredi dernier, des anomalies ont été décelées dans la gestion des comptes publics entre 2019 et 2024. Ce document est publié après que le régime du président Macky Sall a été accusé d'avoir falsifié les chiffres des finances quand il était au pouvoir. Dans ce climat, une infox usurpant l’identité de RFI a circulé le 16 février. Après vérification, cette contrefaçon radiophonique n’a jamais été produite par la chaîne d'information, renseigne l’organe de presse. L’infox prend la forme d’un enregistrement de 4 minutes 17 secondes, dans lequel un commentateur critique les conclusions du rapport et la méthodologie de la Cour de comptes. Sur les réseaux, X, Facebook et TikTok, un visuel a été détourné, en apposant le logo de la radio et celui de la chaîne d’information France 24 qui appartiennent au même groupe. À Dakar, l’envoyée spéciale de RFI, et les correspondants de la radio, ont rapidement reçu des appels pour savoir si ce document sonore était authentique. Il ne l’est pas, la direction du service Afrique de RFI l’a clairement affirmé dimanche à une équipe de fact-checkers sénégalais. Les auteurs de l’infox ont visiblement voulu tromper le public, en cherchant à tirer profit de la notoriété des chaînes du groupe France Médias Monde.
Les victimes des violences politiques payées cette semaine
Le paiement des aides aux victimes des violences politiques survenues lors des manifestations entre 2021 et 2024 débute cette semaine. Cette annonce a été faite par le Secrétaire du ministère de la Famille et des Solidarités, El Hadj Ndiogou Diouf a précisé les modalités de ce processus, renseigne Le Soleil.sn. Selon lui, les réclamations des ayants droit omis sur la première liste ont été examinées. Mais en réalité, il n’y a pas d'omission. 2 172 victimes ont été recensées, dont 79 cas de décès. Les blessés bénéficient d’un suivi médical quotidien. Cependant, il a ajouté que certains citoyens viennent régulièrement présenter des réclamations, en affirmant avoir été victimes de violences. Pour ces personnes, il a indiqué qu’on leur demande de fournir des éléments de preuve. Une procédure rigoureuse est alors mise en place pour valider la véracité de ces affirmations.