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5 avril 2025
People
MARIÈME FAYE SALL FAIT UNE SURPRENANTE APPARITION AU CONCERT DE YOUSSOU NDOUR
La première était en compagnie de ses proches et quelques gardes du corps pour assister la soirée. L’image immortalisée par les centaines de fans qui filmaient la scène va sans doute faire le tour de la toile.
Le Roi du mbalax, Youssou Ndour a livré un show spectaculaire ce lundi, à la place du souvenir Africain pour la soirée VIP. S’il y a une chose à laquelle les fans de l’artiste international ne s’attendaient pas, c’est de croiser la première dame. En effet, Marieme Faye Sall a fait une surprenante apparition avant même l’arrivée sur scène du chanteur.
La première était en compagnie de ses proches et quelques gardes du corps pour assister la soirée. L’image immortalisée par les centaines de fans qui filmaient la scène va sans doute faire le tour de la toile.
VIVIANE EXPRIME SA COMPASSION AU PEUPLE GUINÉEN
"Une pensée pieuse pour ce pays qui m’a chaleureusement accueillie à chacun de mes passages. En tant qu’artiste et amie de la Guinée , je tiens à exprimer ma profonde solidarité et mon soutien au peuple de Guinée en ces moments difficiles."
iGFM – (Dakar) Une puissante explosion s’est produite avant hier, lundi 18 décembre 2023 peu après minuit, dans un dépôt de carburants à Conakry, générant un immense incendie au-dessus du dépôt d’hydrocarbures de la Société guinéenne de pétrole situé à Kaloum. On compte au moins 13 morts et 178 blessés selon le gouvernement.
C’est sur sa page Facebook que Viviane Chidid, la reine du Djolof Band a exprimé sa compassion et son soutien au peuple guinéen.
« Chers sœurs, frères et amis de la Guinée,
C’est le cœur lourd que je vois les nouvelles de l’incendie au centre ville de #Kaloum . Une pensée pieuse pour ce pays qui m’a chaleureusement accueillie à chacun de mes passages. En tant qu’artiste et amie de la Guinée , je tiens à exprimer ma profonde solidarité et mon soutien au peuple de Guinée en ces moments difficiles. Que la force et la résilience qui caractérisent votre nation vous guident dans la reconstruction.
Mes prières vous accompagnent. Nous sommes tous unis dans l’espoir d’un avenir meilleur pour #KALOUMKaloum et toute la #Guinée. »
KEÏTA BALDÉ CAMBRIOLÉ
Selon les Mossos d’Esquadra, une force de police catalane, les faits se seraient produits le lundi 11 décembre dernier. La maman de l’international sénégalais était dans l’appartement.
iGFM – (Dakar) La maison du footballeur Keïta Baldé a été cambriolée. Selon les Mossos d’Esquadra, une force de police catalane, les faits se seraient produits le lundi 11 décembre dernier. La maman de l’international sénégalais était dans l’appartement.
Keïta Baldé, qui joue très peu avec l’Espanyol de Barcelone, ne vit pas ses meilleurs moments en tant footballeur et cette scène n’est pas pour arranger les choses. En effet, la maison de l’international sénégalais a été cambriolée lundi dernier, à l’Arenys de Mar, une commune de la province de Barcelone, ont déclaré des joueurs policières à l’Agence de presse espagnole, cité par la COPE.
Les ravisseurs, qui étaient au nombre de trois et ont enfermé la mère du joueur dans une pièce de l’appartement, ont dérobé des montres de luxes et ouvert le coffre-fort. Le champion d’Afrique de 28 ans a porté plainte. Au même moment, les Mossos d’Esquadra ont ouvert une enquête pour tenter de localiser les auteurs, et n’exclut pas qu’ils fassent partie d’un groupe des pays d’Europe de l’Est.
ARAM SOUBALO, L’AUTRE «PATIENT» DE DR BABACAR NIANG PATRON DE SUMA ASSISTANCE
Bès Bi est allé à la découverte de ce village de l’Ile à Morphil.
Défenseur de Ousmane Sonko et dénonciateur de certaines pratiques du régime de Macky Sall, Babacar Niang est un natif de Aram Soubalo, un village de pêcheurs sur la rive droite de l’affluent, le Doué. Un village où, le médecin et patron de Suma Assistance est considéré comme un fils prodige. Car il a créé l’école élémentaire en construisant la première salle de classe (salle en banco), mis une unité de soins permanente avant la construction du poste de santé. Aram Soubalo lui doit aussi son implication pour la formation et l’emploi des jeunes devenus des cadres. Bès Bi est allé à la découverte de ce village de l’Ile à Morphil.
Doctor Babacar Niang, comme on l’appelle à Aram Soubalo, était présent lundi dernier comme beaucoup de cadres originaires de cette localité lors de l’inauguration de l’unité de transformation du riz par l’ambassadeur de la Pologne au Sénégal. Le patron de Suma Assistance est évidemment originaire de cette localité sur la rive droite de l’affluent Le Doué dans la commune de Madina Ndiathbé. C’est à Aram Soubalo qu’il a été cueilli en mars 2023 par les éléments de la brigade de gendarmerie de Pété pour être convoyé à Dakar. Suite à cette interpellation de la gendarmerie alors qu’il était en visite dans son village natal comme il a l’habitude de le faire, les populations avaient organisé un grand rassemblement pour exprimer leur solidarité à celui qu’’elles considèrent comme «le fils prodige de Aram Soubalo».
Sur cette reconnaissance des populations, Babacar Niang dit : «Quand Dieu te donne les privilèges de la réussite et quelle est la finalité du développement si les proches ne suivent pas. J’ai grandi en voyant ma mère faire à chaque fois la Zakat. J’ai su partager avec mes parents tout ce que j’ai eu, et tout ce qui touche le village me touche et vice-versa.»
A l’âge de deux ans, ses parents d’implantent avec lui à Ngor, village Lébou en bordure de mer. La famille Thioubalo qui a quitté une localité sur la rive droite du Doué ne s’est pas dépaysée.
Pionnier en matière d’éducation, santé et formation des jeunes
Aram Soubalo est une localité toujours enclavée. Mais Babacar Niang, sur fonds propres a posé les jalons de l’éducation, de la santé et de la formation. Malgré leur exode dans la capitale sénégalaise, ses parents ne se sont pas déracinés et leur fils a perpétué cette œuvre surtout en tant que médecin. A la suite de ses séjours dans son village, le tout nouveau médecin voyait des enfants faire des kilomètres, accompagnés d’un adulte pour aller à l’école, à Madina Ndiathbé, sur une distance de 5 km. Alors, il décide de construire la première salle de classe de l’école élémentaire de son village. Une salle en banco qui a accueilli de nouveaux enfants qui, pour la plupart, travaillent dans l’administration publique et privée et dans les Organisations non gouvernementales. Des actions pour le développement et des œuvres sociales à Aram Soubalo dont Babacar Niang est l’initiateur sont nombreuses.
«La moitié des bacheliers de Aram Soubalo ont travaillé à Suma Assistance»
Dans le domaine de la santé, Aram Soubalo qui n’a pas de poste de santé a bénéficié du «patriotisme» du médecin qui a installé un centre médical et une infirmerie durant des années. Et il révèle : «J’ai payé durant deux ans un infirmier au service des populations de Aram Soubalo.» Et c’est un peu plus tard qu’un infirmier y a été affecté. Son service, Suma Assistance a été le premier pont de passage des jeunes bacheliers originaires de Aram Soubalo, une fois à Dakar. Le médecin le dit lui-même : «La moitié des bacheliers de Aram Soubalo ont eu à travailler à Suma Assistance. Il y a toujours des infirmiers qui sont là-bas et d’autres sont maintenant dans l’administration ou dans les Ong.» Pour avoir participé depuis ses premières années dans la médecine à la formation des jeunes de sa localité d’origine, Dr Niang, dans son allocution lors de la cérémonie d’inauguration de l’unité de transformation du riz des femmes de Aram Soubalo, a interpellé les jeunes en ces termes : «Prenez la relève ! À 72 ans, je dois décrocher et passer le témoin aux jeunes pour pérenniser ce que nous avons initié.»
KHABY LAME S’EST MARIÉ AU SÉNÉGAL
Khaby Lame, l’un des tiktokeurs les plus suivis au monde, a annoncé ses fiançailles avec Wendy Thembelihle Juel, une mannequin danoise d’origine sud-africaine.
iGFM – (Dakar) Khaby Lame, l’un des tiktokeurs les plus suivis au monde, a annoncé ses fiançailles avec Wendy Thembelihle Juel, une mannequin danoise d’origine sud-africaine.
La nouvelle a été annoncée sur les réseaux sociaux, avec une photo des deux tourtereaux, affichant un sourire radieux. Sur la photo, la jeune femme arbore une bague ornée de pierres précieuses, solidement installée à son annulaire gauche.
« Je suis si heureux de partager cette nouvelle avec vous tous », a écrit Khaby Lame dans la légende de la photo. « Wendy, tu es la femme de ma vie et je ne peux pas imaginer ma vie sans toi ».
La jeune femme reste très discrète sur sa vie privée. On sait néanmoins qu’elle est d’origine sud-africaine et travaille en tant que mannequin. Elle est passionnée par les voyages et partage sur ses comptes numériques des photos de ses périples, ainsi que de son travail.
Les médias ont révélé qu’elle et Khaby Lame avaient déjà célébré un mariage traditionnel au Sénégal en septembre dernier. Ils seraient actuellement en train d’organiser leur mariage italien.
PAR Alymana Bathily, Rama Salla Dieng et René Lake
VERS UNE NOUVELLE ÈRE DE GOUVERNANCE
ÉDITORIAL SENEPLUS – Le rôle vital des Assises Nationales et de la CNRI – Exiger de tous les candidats présidentiels un engagement formel, écrit et public pour la mise en œuvre de ce pacte national
Alymana Bathily, Rama Salla Dieng et René Lake |
Publication 10/12/2023
« Dix ans, et pas une ride pour les Assises nationales toujours actuelles dans leur quête de démocratie participative et de gouvernance transparente », écrivait Mame Less Camara en 2018 au moment de la célébration du dixième anniversaire de l’événement.
Et d’évoquer « cette méthodologie inédite de consultations citoyennes dont devraient s’inspirer bien des parlements » qui a permis de formuler des recommandations audacieuses, notamment à travers la Charte de Gouvernance Démocratique, et de sortir ainsi de ce « fixisme institutionnel installé par le modèle colonial qui bouche encore l’horizon de tous les pays qui l’ont enduré, y compris ceux qui ont subi la médication énergique des Conférences nationales ».
Concernant la Commission Nationale de Réformes des Institutions (CNRI), Mame Less Camara souligne qu'elle est née en 2013 à la suite d’un malentendu : le président Macky Sall l’a commanditée pour « adoucir » en quelque sorte les recommandations des Assises qui ne sont à ses yeux « ni le Coran ni la Bible, ni la Thora » alors que le président Amadou Mahtar Mbow et l’équipe chargée de la rédiger, en ont fait l’armature et le socle de la Charte de la Gouvernance Démocratique des Assises Nationales.
- De la pertinence actuelle des recommandations citoyennes -
L'objectif principal des recommandations issues des Assises Nationales et de la Commission Nationale de Réformes des Institutions (CNRI) était de préserver et de promouvoir l’État de droit, ce qui englobe la séparation et l'équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ainsi que le renforcement de l'indépendance de la justice. Ces recommandations visaient également à consolider et protéger les libertés publiques, à instaurer une démocratie participative et une gouvernance de qualité, fondées sur des principes de transparence, de dialogue avec les citoyens, d'équité et d'obligation pour les autorités de rendre des comptes.
Des restrictions variées sont imposées aux partis politiques d'opposition et aux organisations de la société civile, entravant l'exercice de leurs droits légaux. La presse indépendante fait face à des attaques injustifiées. De plus, l'exécutif néglige d'exécuter les décisions de justice qui visent à rectifier ces abus et manipule le système électoral, menaçant ainsi l'équité, la transparence et la régularité des élections présidentielles prévues en février 2024.
L'approche autoritaire du gouvernement a aggravé les tensions, engendrant un climat de peur et de défiance. Cette atmosphère oppressante a malheureusement poussé certains manifestants à recourir à des actions extrêmes et répréhensibles en réaction aux injustices perçues et à la restriction de leurs droits.
Dans un contexte marqué par la mauvaise gouvernance, la corruption, l'augmentation du coût de la vie et les pénuries de services et de biens essentiels, l'importance et la nécessité des conclusions des Assises Nationales et des recommandations de la CNRI n'ont jamais été aussi évidentes.
- De la dynamique du débat citoyen -
Il est essentiel que chacun, à son niveau et selon ses engagements, continue à lutter dès maintenant contre les atteintes à l’État de droit, les agressions contre les libertés publiques et individuelles et pour une élection présidentielle inclusive, transparente et équitable, mais nous devons aussi chercher à bâtir ensemble un nouveau pacte national capable d’assurer à terme la mise en œuvre des recommandations des AN et de la CNRI.
Comment ? D’abord par le débat citoyen. Puis par l’interpellation des candidats à l’élection présidentielle.
SenePlus, Sursaut Citoyen et Demain Sénégal ainsi que de nombreux mouvements citoyens associés ont d’ores et déjà investi le débat citoyen.
Le mouvement citoyen assurera le suivi du débat public ainsi lancé pour l’étendre aux différentes localités du pays ainsi qu’aux divers secteurs de la population.
Dans l’objectif d’alimenter et d’amplifier ce débat, SenePlus et plusieurs publications associées diffuseront les documents suivants dans les tous prochains jours :
L’intégralité de la Charte de Gouvernance Démocratique des Assises nationales.
L’intégralité des conclusions et recommandations de la CNRI.
Une série de tribunes sur les questions clés posées par les AN et la CNRI commissionnées pour alimenter le débat public pendant la période de décembre 2023 et janvier 2024.
De plus, un rapport mensuel SenePlus.com concernant la situation politique et sociale du pays sera publié en décembre 2023, ainsi qu'en janvier et février 2024.
Toutes ces publications seront largement diffusées en ligne, dans les réseaux sociaux, dans plusieurs journaux de la presse écrite mais également sur les radios et télévisions et cela dans plusieurs de nos langues nationales.
- Interpeller les candidats pour bâtir un Pacte national consensuel -
Il est également crucial de demander à chaque candidat présidentiel un engagement formel, écrit et public pour la mise en œuvre du pacte national dès le début de leur mandat, ainsi qu'à organiser un référendum dans les 200 premiers jours du mandat sur le projet de Constitution proposé par la CNRI.
ACHRAF HAKIMI CONFRONTÉ À LA FEMME QUI L'ACCUSE DE VIOL
Le 3 mars 2023, le footballeur avait été mis en examen pour viol par un juge d'instruction et placé sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tôt, une jeune femme l'avait accusé de l'avoir violée le samedi précédent chez lui à Boulogne-Billancourt
Le défenseur international marocain du Paris SG, Achraf Hakimi, a été confronté vendredi à une femme qui l'accuse de viol, a indiqué le parquet de Nanterre à l'AFP.
"Ce matin s'est tenue une confrontation entre le mis en examen et la victime" de 24 ans qui l'avait accusé en mars dernier de l'avoir violée quelques jours plus tôt, a précisé le ministère public. Le joueur était absent d'un entraînement du PSG vendredi matin pour "raison personnelle", selon un communiqué du club. Cette confrontation intervient quelques jours seulement avant un match décisif en Ligue des champions pour le club parisien, qui doit absolument gagner à Dortmund mercredi pour assurer sa place en huitième de finale.
Le 3 mars 2023, Achraf Hakimi avait été mis en examen pour viol par un juge d'instruction et placé sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tôt, une jeune femme l'avait accusé de l'avoir violée le samedi précédent chez lui à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). "Ma cliente maintient l'ensemble de ses déclarations et s'est constituée partie civile dans ce dossier", a assuré à l'AFP l'avocate de la victime Me Rachel-Fleur Pardo.
En mars, selon une source policière, la jeune femme avait raconté avoir fait la connaissance d'Achraf Hakimi en janvier sur le réseau social Instagram et s'être rendue samedi chez lui dans un VTC commandé par le joueur. Elle affirme qu'Achraf Hakimi l'a embrassée et a commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, a ajouté la source policière. Parvenant à le repousser, elle dit qu'une amie, contactée par SMS, est venue la récupérer.
L'avocate du joueur Fanny Colin avait alors assuré que les accusations étaient "fausses". Sa mise en examen lui a offert "enfin la possibilité de se défendre", avait fait valoir son conseil dans un communiqué, et notamment de "prendre connaissance du dossier". Le joueur "dément fermement" les accusations et a "été l'objet d'une tentative de racket" dans cette affaire, assénait-elle alors.
Achraf Hakimi, cadre de l'équipe du Maroc demi-finaliste du Mondial-2022 au Qatar, est considéré comme l'un des meilleurs arrière droits au monde et a été nommé début décembre pour le prix du meilleur joueur africain.
REIN(E) SOLIDE
Youhanidou Wane vient d'inscrire son nom dans l'histoire de la médecine sénégalaise en réalisant la première transplantation rénale. Mais qui est cette femme au parcours hors du commun, médecin militaire accomplie et mère de famille modèle ?
Bés Bi le Jour |
Malick SY et Falilou MBALLO |
Publication 04/12/2023
La première transplantation rénale effectuée au Sénégal l’a sortie de l’ombre de la grande muette. Directrice de l’hôpital militaire de Ouakam (Hmo), Colonel Youhanidou Wane, gynécologue-obstétricienne, la cinquantaine, est aussi une mère de famille exemplaire.
Ce matin là, lorsque le ministre des Forces armées foule les pieds dans l’enceinte de l’hôpital, Colonel Youhanidou Wane Dia, parmi les hauts gradés présents, s’active au devant. Allure frêle, le béret noir flanqué sur les dreadlocks, revêtue du treillis militaire orné de galons aux cinq barrettes, elle s’emploie à une visite guidée du centre «Ker Jambar Yi» flambant neuf. Au centre de la délégation, entre termes de réjouissance, marque de reconnaissance, la maitresse des lieux magnifie la portée de l’infrastructure nouvellement construite au sein de l’Hôpital militaire de Ouakam (Hmo). Puis, derrière l’allocution de Sidiki Kaba, précédé d’autres officiels, la cérémonie d’inauguration du centre se referme par son discours empreint de soulagement au nom de ses compagnons d’arme. L’établissement sanitaire se vide de ses hôtes. En même temps, la silhouette du Colonel Youhanidou disparait du feu des projecteurs. Nous sommes le 17 mars 2021. L’appel du commandement et les exigences de la noble gestion sans répit de Hmo sont passés par là.
Fille de Amadou Tidiane Wane, ancien maire de Kanel
Deux ans et huit mois plus tard, la même Dr Youhanidou Wane refait surface. L’Hôpital militaire de Ouakam (Hmo) qu’elle dirige vient de réaliser la première transplantation rénale au Sénégal. Prouesse clinique indiscutable dans un pays où près de 750 mille patients souffrent d’insuffisance rénale, la réussite d’une telle opération plus que salvatrice rime désormais avec le nom de ce médecin Colonel. Même si, humilité et reconnaissance en bandoulière, elle précise qu’elle n’a pas été de l’équipe qui a réalisé cette performance. «Je suis gynécologue, je n’ai fait qu’assister à l’opération en tant que directrice de l’hôpital », confiait-elle au 20 H de la Rts. La cinquantaine, visage affable, Youhanidou Wane, née à Saint-Louis, aurait pu suivre les traces de son papa, Amadou Tidiane Wane, et devenir ingénieur agronome. Ou bien, toujours comme ce dernier, aller à la quête des suffrages de sa communauté pour devenir maire. Mais n’empêche, l’édile d’alors de la commune de Kanel, son père, directeur général de la Sodragi aussi à l’époque, ne ménagera aucun soutien pour voir sa fille arpenter les endurantes marches du succès. «La réussite au bout de l’effort», comme se le galvanisent ses compagnons d’armes, Youhanidou Wane, trimant dans les études au lycée Van Vollenhoven, actuelle lycée Lamine Gueye, va franchir le passage de l’ultra sélectif concours Santé militaire. Pour ensuite sortir de la Fac médecine avec un diplôme de gynécologie-obstétricale.
«L’autre Colonel Gorgui Diaw»
Médecin-militaire, elle enfile sa blouse blanche, prête à servir sous le drapeau, et rejoint son poste. Imbue de valeurs de patriotisme, le professionnalisme comme arme, elle fait aussi parler dans le milieu hospitalier. «C’est la meilleure de sa génération. Elle m’a suivie pendant toutes mes grossesses et vraiment c’est un médecin très généreux. Toujours très accueillante, elle ne fait pas de distinguo entre militaires et civils. Machallah, que Dieu l’accorde une longue vie en bonne santé», raconte, dans la joie, Astou Kane, une de ses patientes. Aux yeux d’autres, le nom Youhanidou est déjà dans les annales historiques de son corps d’armée. «Ce médecin militaire nous rappelle l’autre colonel, Gorgui Diaw, qui lui aussi excellait dans ce métier de gynécologue», glorifie une dame bénéficiaire des soins de la directrice de l’hôpital militaire de Ouakam (Hmo).
Femme modèle dans son foyer
Mère d’une fille et d’un garçon, avec sous son aile une fille adoptive qu’elle considère comme ainée de ses enfants, Colonel Wane, Madame Dia pour les intimes, est aussi connue dans son cercle familial pour un sens élevé de la piété. «Au-delà du fait qu’elle fait preuve d’une conscience professionnelle aveugle, c’est aussi une femme très attachée à la religion. D’ailleurs, chaque jour, c’est de façon implacable qu’elle me réveille à l’aube en m’invitant à m’acquitter de la prière de Fadjr. Et après la séance de prière, pendant que je m’empresse de replonger dans mon sommeil, elle, ne se donne pas de temps à perdre. Elle se prépare vite et prend la route de l’hôpital. C’est son boulot qui la préoccupe», témoigne son époux, Elhadj Dia, avec un rire teinté de fierté. Intellectuelle achevée, Youhanidou Wane est aussi dans le lot des rares Sénégalais, de nos jours, à consacrer une partie de leur temps libre à la quête du savoir. Fervente passionnée de lecture livresque, les bouquins, elle en fait son dada comme d’ailleurs le plat «soupou kandjia» dont elle raffole à ses heures perdues. «C’est une passion qu’elle a certainement héritée de son défunt papa qu’elle considère aussi comme sa référence. Elle aime tellement lire, toujours collée aux ouvrages. Et cette passion on là retrouve dans leur famille», narre son mari, par ailleurs ancien Président de la Fédération sénégalaise de Judo et actuel Conseiller spécial du chef de l’Etat.
Une femme au front, en Casamance …
Soldate dans l’âme, c’est dans un épisode central du feuilleton macabre de la rébellion en Casamance que Youhanidou Wane aura à accomplir un fait d’arme. Jeune médecinmilitaire, elle et son contingent présent dans le sud du pays en 1997 tombe sur les événements de Mandina Mancagne. Dans ce sanglant face à face, l’Armée est en train de subir de lourdes pertes. Jeune officier à l’époque, Youhanidou Wane est appelé au front avec ses compagnons. «Pourtant elle était même dans liste des militaires sélectionnés pour une mission au Congo. Mais avec cette brusque tournure du conflit, elle bascule dans le front. Et si ce n’est la première, je pense que c’est l’une des premières femmes militaires à avoir vécu sur le terrain cette tragédie. Elle passera ainsi un an et demi là-bas avant de revenir à Dakar», se souvient toujours M. Dia. Parlant de son épouse, dans un portrait réalisé par la consœur Gaëlle Yomi, le mari revenait sur leur coup de foudre. «On s’est rencontré à l’hôpital Le Dantec. A l’époque, madame était en 4e année de médecine. Elle était toute petite et j’ai été étonné de savoir qu’elle était militaire. A chaque fois qu’on sortait ensemble, les gens se mettaient au garde à vous car elle était officier», se remémorait l’époux. Bref, pour M. Dia, sa Youhanidou est une… special Wane !
COMMENT J’AI SURVECU AU CANCER, LE NOUVEL OUVRAGE DE LA CHANTEUSE GUIGUI
Après des mois d’absence sur la scène musicale sénégalaise, Guigui Sarr réapparaît avec une autre facette. En effet, elle vient de publier un ouvrage intitulé « Comment j’ai survécu au cancer ».
iGFM – (Dakar) Après des mois d’absence sur la scène musicale sénégalaise, Guigui Sarr réapparaît avec une autre facette. La chanteuse a posé son micro pour faire parler sa plume. En effet, elle vient de publier un ouvrage intitulé « Comment j’ai survécu au cancer ».
Dans cette production littéraire qui parle du cancer du sein. Etant une fervente combattante de cette maladie qui fait ravage, Guigui a trempé sa plume dans l’encre pour raconter l’histoire de Rama, une mère célibataire atteinte par le cancer.
Qui est l’auteure Guigui Sarr ?
Artiste et chanteuse sénégalaise, GuiGui Sarr commence sa carrière artistique en jouant un rôle principal dans une série à succès au Sénégal. Après des études à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, elle obtient un bachelor en business administration et un master2 en communication. Pendant cinq ans, elle travaille dans une banque tout en continuant à créer de la musique, sortant deux albums. Passionnée de cinéma, elle suit une formation et s’inscrit en MBA production audiovisuelle, rêvant de voir un jour ses œuvres adaptées au cinéma. Marquée par la mort d’une de ses tantes, GuiGui s’engage dans le combat contre les cancers du sein et de l’utérus. Chaque année depuis 2016, elle organise un festival au Sénégal offrant des consultations et des dépistages gratuits pour les cancers du sein et du col de l’utérus, bénéficiant à plus de vingt mille femmes jusqu’à présent. Elle utilise maintenant sa plume pour sensibiliser à ces maladies, offrant un message d’espoir et de résilience.
Le résumé du livre, « Comment j’ai survécu au cancer » !
Mère célibataire luttant contre le cancer du sein, Rama se bat quotidiennement pour joindre les deux bouts. Sa grossesse précoce, causée par celui qui aurait dû la protéger, la plonge dans une longue période de solitude et de survie. Malgré une intense histoire d’amour avec Alexandre, cet espoir est écourté lorsque ce dernier apprend l’existence d’un lourd secret. Il laisse alors à Rama un deuxième enfant qui grandit sans son père. Atteinte d’un cancer du sein et gardant enfoui les traumatismes de son enfance, elle puise dans sa force intérieure pour affronter ces défis. Entre les rivalités de ses filles, les mensonges et la maladie, sa vie s’effondre tel un château de cartes. Son dernier combat contre la maladie révèle l’essence même de son destin. Entre maladie et mésentente avec sa fille aînée, Rama pourra-t-elle tenir le coup ? Pardonnera-t-elle à Alexandre qui l’a abandonnée du jour au lendemain ? Quels sont ces lourds secrets que cache Rama ?
THIE, L’HOMME DES ORDRES
Le directeur général des élections est depuis quelques jours sous le feu des projecteurs. Commissaire de police détaché, il respecte la hiérarchie et n’obéit qu’au patron. Portrait
Bés Bi le Jour |
Malick SY |
Publication 04/11/2023
Le directeur général des élections est depuis quelques jours sous le feu des projecteurs. Commissaire de police détaché, il respecte la hiérarchie et n’obéit qu’au patron. Qui est Tanor Thiendella Sidy Fall ? Bés Bi dresse le profil de cet homme qui connaît la matière électorale du bout des doigts.
«Je suis organisateur d’élections, ce qui importe pour moi, c’est l’application de la règle de droit, l’application stricte des règles contenues dans le Code électoral. Il n’y a que cela qui m’intéresse». Ainsi s’exprimait Tanor Thiendella Sidy Fall lors de la 10e Assemblée générale du Réseau francophone des compétences électorales (Recef). Il répondait à une partie de l’opposition sénégalaise qui refusait de signer ou non le Bon à tirer (BAT) pour les élections législatives. Il est au garde à vous ! Tout le contraire de ce qu’il est en train de faire d’après l’opposition. Crayonné par ses collègues comme un «homme rigoureux», le commissaire de police détaché à la Dge a multiplié les formations pour devenir un expert respecté sur les questions électorales. D’ailleurs, il a obtenu un diplôme en administration électorale au pays de l’Oncle Sam. Tanor Thiendella Fall a été nommé en 2011 Directeur général des élections en remplacement de Cheikh Guèye, devenu ministre des Elections. Une première avec le Président Abdoulaye Wade qui, sous la pression de l’opinion et d’une opposition unie face à sa 3e candidature, a quand même cédé. Et la 2e alternance se pointa. Depuis, l’opposition réclame un ministre neutre. Mais les prouesses de l’administration électorale sont telles que beaucoup estiment qu’il n’est pas possible de tricher avec le système et ses hommes rôdés. Qui plus est les résultats de l’opposition entre alternances, contrôle des grandes collectivités territoriales, et même le 50/50 aux dernières Législatives, ont mis un bémol à cette exigence-obsession- pour un ministre neutre. Mais voilà que cette affaire Sonko et ses développements jusque dans le retrait des fiches de parrainage vient mettre un coup de frein à la confiance en l’administration électorale. Son chef, particulièrement, qui sortira difficilement crédible et indemne de cet épisode.
3 Présidentielles, 3 Législatives et 1 référendum
Pourtant entre Tanor Thiendella Sidy Fall et la direction générale des élections, c’est une longue histoire d’amour. Seul Sénégalais pour le moment à être nommé sous deux régimes différents à ce poste stratégique, l’homme connaît bien la maison. Et la matière. Pour avoir été tour à tour conseiller de département, chargé des questions électorales auprès du ministre de l’Intérieur. Il a organisé plusieurs élections et référendum au Sénégal comme les élections présidentielles de 2007, 2012 et 2019 ; les élections législatives de 2007, 2012 et 2017 ; des Locales, et le référendum de 2016. S’il a réussi à calmer le jeu électoral malgré les soupçons sur les inscriptions, les retraits, la carte biométrique…, c’est parce que l’expérience a fait de lui un spécialiste des questions électorales. Il a été pendant 8 ans directeur des opérations électorales de 2003 à 2011. C’est le cœur ! L’esprit. L’organisation matérielle. Après les Législatives 2012, il exporte et étoffe en même temps son savoirfaire comme expert à l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), conseiller technique au Mali. Puis entre 2013 et 2015, il est coopté par la Cedeao, intervient en Guinée-Bissau, au Togo et au Bénin.
Habitué des radiations
Tanor Thiendella Fall a coordonné la mise à jour et la consolidation de fichiers électoraux utilisés lors d’élections dans plusieurs pays. Par ailleurs, il est spécialiste de la gestion des crises majeures à la suite d’une formation effectuée aux États-Unis. Il a aussi mené plusieurs opérations de mise en place de nouveaux fichiers électoraux dans son pays à titre de responsable de premier ordre. Fin 2015, il revient à la Direction générale des élections qu’il avait quittée en février 2013 après avoir été recruté pendant quelques mois par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) comme médiateur dans la crise politique guinéenne. Négociateur chevronné, il avait réussi à convaincre l’opposition et le pouvoir guinéens à surmonter leurs désaccords politiques et à aller aux élections législatives. Ce qu’il ne peut faire au Sénégal puisque dépendant du ministère de l’Intérieur, organisateur des élections. L’opposition ayant toujours réclamé des personnalités neutres. Mais il le sera, en tant que président de la Commission politique du dialogue politique choisi par le Président Macky Sall. Il a désormais le crédit d’un Général Mamadou Niang, de Mazide Ndiaye, de Pr Babacar Kanté… qui ont piloté les concertations politiques qui ont abouti à des consensus historiques. A des codes historiques, nés du plus célèbre : «Kéba Mbaye». C’est ce dernier dialogue politique sous Macky Sall qui a approuvé la réintégration de Khalifa Sall et de Karim Wade sur les listes électorales. Qui mieux que lui d’ailleurs pour le faire, lui qui en était le témoin, un acteur clé. L’histoire se répète. Avec un autre opposant, Ousmane Sonko, qui est radié des listes. Mais qui, en dépit de l’ordonnance du président du Tribunal d’instance de Ziguinchor qui le réintègre, se heurte à une Dge jusqu’au-boutiste. Qui estime que seule la Cour suprême a le dernier mot. Même pas la Cena qui contrôle et supervise le processus électoral. Doudou Ndir lui rappellera les lois qui doivent justifier la remise de fiches de parrainage à Sonko. Mais ce n’est pas à ce juriste doublé d’expert électoral qu’on apprend les textes.
Le commissaire qui veut faire la police
Thiendella Fall, qui a fait un passage à la Dic en 2000, est titulaire d’une maîtrise et d’un Diplôme d’études approfondies (Dea) en Droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) sur les Droits fondamentaux à Paris 10, ainsi que d’un diplôme de troisième cycle en relations internationales à l’Institut des hautes études internationales de Paris et d’un diplôme d’études approfondies en Sciences politiques… Ouf ! Il reste peutêtre que cet homme de la promotion 1998 de l’Ecole nationale de police au physique de boxeur oublie qu’il n’est pas dans un commissariat de police. Pour faire la police à la place des juges électoraux !
«Il est humain, pragmatique, compétent, mais…»
On se tromperait de description si l’on suit Ndiaga Sylla. «Il est très humain et pragmatique. J’ai toujours salué sa compétence et sa loyauté. Après avoir passé près de 20 ans dans l’administration électorale comme Doe (Directeur des opérations électorales), puis Dge (Directeur général des élections)». Mais même l’expert électoral n’en revient pas en voyant le Dge refuser de se conformer à la décision du juge Sabassy Faye et l’injonction de la Cena. «(Thiendalla Fall) qui a eu à organiser, entre autres, l’élection présidentielle en 2012 et 2019 et a récemment présidé la dernière commission du dialogue politique, il devrait veiller à avoir une sortie honorable. Par delà sa carrière au Sénégal, il a un rôle à jouer au plan international. Pour cela, il doit éviter le discrédit sur l’administration électorale qui a déjà joué sous sa direction un rôle majeur pour assurer l’intégrité du processus électoral grâce à laquelle notre pays a connu jusque-là des alternances démocratiques et pacifiques», a-t-il dit. Une sorte d’appel à un «devoir d’ingratitude» face à son nouveau ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba, qui avait présenté l’auteur de cette formule célèbre, Robert Badinter, récipiendaire du Prix Kéba Mbaye pour l’éthique 2012. Que Tanor soit le «Thié», comme l’appelle les intimes, qui va révolutionner l’administration !