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3 avril 2025
Politique
POLÉMIQUE SUR LE FONCIER, LE FDR DÉNONCE UNE MAINMISE DE L’ÉTAT
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République s’oppose à une proposition de loi qu’il qualifie de funeste projet d’accaparement du foncier. Selon le FDR, ce texte viserait à dessaisir les collectivités territoriales de leurs prérogatives.
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a exprimé son opposition à une proposition de loi qu’il qualifie de « funeste projet d’accaparement du foncier » et de remise en cause de la décentralisation.
Dans une déclaration, le FDR a dénoncé une tentative de l’État de confisquer les prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière.
Volonté de dessaisir les maires, préfets et gouverneurs au profit de l’ANAT
« L’État-Sonko, à travers une proposition de loi totalement farfelue, tente, encore une fois, d’affaiblir les institutions du pays en essayant, cette fois-ci, de confisquer les prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière », a déclaré le FDR dans sa déclaration.
Le FDR a critiqué ce projet, le qualifiant de « dessein inavouable » visant à remettre en cause la politique de décentralisation, un pilier des stratégies de développement du pays.
Le front a également dénoncé un « mépris manifeste de la souveraineté du peuple » qui a confié des prérogatives précises aux collectivités territoriales par le biais du vote.
Selon le FDR, la gestion du foncier par les élus locaux est un acquis intangible des politiques de décentralisation menées depuis 1960.
Le Front considère toute atteinte à ce processus comme un « crime contre la démocratie » et le principe de la libre administration des collectivités territoriales, inscrit dans la Constitution.
Dessein inavouable visant à remettre en cause la politique de décentralisation
Le FDR estime que le décret 2020-1773, qui modifie les conditions d’approbation des attributions des terres de culture et de défrichement, suffit amplement à lutter contre les abus éventuels.
Il critique la volonté de dessaisir les maires, préfets et gouverneurs au profit de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), d’autant plus que celle-ci est dirigée par un cadre de Pastef.
Le FDR appelle tous les maires, conseillers municipaux, organisations paysannes et populations à se mobiliser pour refuser ce projet et exiger le retrait de cette proposition de loi.
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LOI D’AMNISTIE, PASTEF VEUT EXCLURE LES CRIMES GRAVES DU CHAMP D’APPLICATION
Face aux ambiguïtés du texte initial adopté en 2024, le groupe parlementaire majoritaire entend clarifier les limites de cette mesure afin de garantir que les auteurs de crimes graves ne bénéficient pas d’impunité
La proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie vise à délimiter son champ d’application pour y exclure les infractions criminelles ou correctionnelles, a expliqué, jeudi, Amadou Ba, député du groupe parlementaire des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-les patriotes), auteur de ladite proposition.
”Le groupe parlementaire Pastef Les Patriotes a décidé de clarifier le champ d’application de la loi d’amnistie pour y exclure notamment toutes les infractions criminelles ou correctionnelles qui seront qualifiés de tortures, d’actes de barbarie, de meurtre, d’assassinat, de disparition forcée de personnes et d’utilisation de nervis armés’’, a-t-il dit.
Il s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes pour ”informer l’opinion publique sur les motivations de cette proposition de loi et lever toute équivoque”.
Amadou Ba a rappelé que ”l’article premier de la loi d’amnistie stipule que tous les faits qui se sont déroulés entre février 2021 et février 2024 notamment les crimes ou infractions correctionnelles se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques’’ seront effacés.
Le député de la mouvance présidentielle estime que c’est ‘’une formule ambiguë’’ qui créée ‘’un vaste champ d’impunité des auteurs de ces crimes odieux’’.
Pour M. Ba également, vice-président de l’Assemblée nationale, la loi d’amnistie votée par l’ancien régime en 2024 ‘’a été libellée de sorte à couvrir toutes les infractions de toutes les catégories et quelle que soit leur nature’’.
Il a assuré que la loi d’interprétation ‘’n’ajoute rien à la loi [d’amnistie] mais précise juste le champ d’application de la loi d’amnistie’’.
‘’Le but de tout ceci n’est pas une chasse aux sorcières ou une justice des vainqueurs. Il n’est pas normal que dans un pays démocratique comme le Sénégal que pour chaque manifestation, que des citoyens notamment très jeunes puissent perdre la vie’’, a-t-il avancé.
Selon lui, le groupe parlementaire Pastef-Les patriotes est animé par ‘’un devoir de vérité’’ pour permettre aux victimes ou leurs ayants-droit de saisir les tribunaux sénégalais ou le cas échéant les juridictions internationales.
C’est la raison pour laquelle, ‘’tous les assassinats, tous les meurtres seront exhumés’’ et ‘’on saura qui a tué. Qui a utilisé des forces irrégulières. Qui les a armées. Qui les a financées. Dans quel but?”, a t-il ajouté.
‘’Tous les auteurs d’actes d’assassinat, d’actes de tortures et de meurtres quel que soit le bord politique auquel ils appartiennent ne seront jamais couverts par l’amnistie’’, a insisté le député de la majorité parlementaire qui précise que le champ d’application de la loi d’amnistie va ‘’renseigner sur les cas d’exclusion’’.
Il a rappelé que le Sénégal a ratifié plusieurs instruments internationaux notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, le pacte international des droits civils et politiques, la convention contre la torture, des traitements inhumains et dégradant.
‘’Pour éviter que le Sénégal ne voit sa responsabilité engagée au niveau des juridictions internationales, pour absence de recours effectif pour les victimes ou leurs ayants droit qui souhaiteraient saisir les tribunaux sénégalais auquel cas, on leur objecterait la loi d’amnistie comme limite à leur recours’’, a-t-il dit, déplorant l’absence d’une indemnisation des victimes dans la loi d’amnistie.
Contrairement que ce que pense ”une certaine opinion”, a-t-il relevé, ‘’l’abrogation n’a d’effet que pour l’avenir. Ceux qui en ont bénéficié conservent définitivement leur droit acquis. Si on voulait échapper à des poursuites on allait faire l’abrogation parce que quasiment tous les manifestants sont libres’’, a-t-il dit.
De son côté, le président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, Mohamed Ayib Sélim Daffé, a signalé qu’une loi interprétative est différente d’une loi d’abrogation partielle de la loi d’amnistie
Selon lui, les députés de la majorité veulent ‘’couper court à la désinformation, l’intoxication, aux manipulations’’ sur les motivations de cette initiative parlementaire du député Amadou Ba.
Il a annoncé que cette proposition de loi sera examinée, vendredi, par la commission des lois, de la décentralisation et des droits humains avant son passage à la plénière.
par Amadou Diaw
ET SI L’ON ESSAYAIT LE TRAVAIL
EXCLUSIF SENEPLUS - Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection
Lorsque les murmures de l’ignorance se muent en clameurs assourdissantes, c’est alors que la voix de la sagesse, celle des sachants doit se faire entendre.
Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection.
Dans le tumulte de nos existences modernes, marquées par un flot continu d’informations et de sollicitations, le silence apparaît comme un refuge précieux.
Cette nécessité d’une cure de silence s’applique particulièrement aux politiques, nouveaux et anciens dirigeants, aux divers acteurs de notre espace, presse, société dite civile, universitaires, chroniqueurs, etc. Tous parlent souvent, et fort. Ils semblent aussi souffrir de surdité, surtout lorsque vous ne partagez pas leurs idées. Plusieurs d’entre eux, occupent des stations qui influent directement sur le devenir de notre pays.
La capacité à prendre des décisions éclairées dépend en grande partie de la capacité à se déconnecter du tumulte extérieur pour se connecter à notre intériorité. Le silence offre souvent, un espace de recul précieux pour questionner nos motivations profondes, évaluer l’impact de nos actions et réaligner nos valeurs sur l’intérêt commun.
Et surtout, remettons la valeur « travail » au cœur de nos vies.
Oui, ensemble, observons une cure de silence et essayons nous au travail.
PAR Ibou Fall
LA LOI D’AMNÉSIE
Hier dénoncé comme un "coup d'État constitutionnel", le texte devient aujourd'hui le prétexte idéal pour désigner de nouveaux coupables. Qui aurait cru que l'amnésie collective pouvait être aussi sélective ?
Cette semaine, c’est Amadou Bâ, le député de Pastef venu de Thiès, qui se retrouve en haut de l’affiche. Ce n’est pas rien, surtout la huitaine où le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, se rend à Touba pour y rencontrer le khalife auquel il transmet également, et c’est sans doute une première dans les annales, les salutations de son Premier ministre. C’est de notoriété publique, parmi les occupants du Petit Palais, il est «le meilleur de tous les temps», dont le marabout réside à Darou Moukhty et auquel le Président Diomaye Faye fera l’honneur de rendre visite dans la foulée.
C’est également la semaine où Madame le «gros calibre» des Affaires étrangères se présente devant la Représentation nationale pour répondre aux questions des députés, dont les exagérations de Guy Marius Sagna sur le sort des trois travailleurs de la Francophonie qui en sont finalement cinq. Après son show télévisé, Madame le «gros calibre» de l’Intégration africaine s’offrira une expédition en Mauritanie pour papoter avec les autorités du pays voisin à propos du sort de nos compatriotes qui y résident. On y aurait tendance à les confondre avec les délinquants qui prennent d’assaut les côtes européennes depuis la Méditerranée.
Devant une Assemblée nationale acquise à sa cause, Mme Yassine Fall, pour finir, vendra l’avènement d’une nouvelle ère qui sortira le Sénégal de là où Pastef le trouve en avril 2024 : un pays en ruines, avec des chiffres truqués, une économie sous perfusion et mise en observation par les bailleurs de fonds traditionnels qui attendent le retour à l’orthodoxie proclamée par le régime «Sonko môy Diomaye» pour l’aider à atteindre la souveraineté à grands coups de prêts.
Et donc, Amadou Bâ prend sur lui de marquer l’histoire de l’Assemblée nationale aux côtés de feu Isidore Ezzan, lequel laisse à la postérité l’exploit d’effacer de nos mémoires l’assassinat de Maître Babacar Sèye dont les commanditaires roupillent du sommeil du juste depuis trente-deux ans.
Il faut quand même reconnaître au député Pastef que le vrai crime est fomenté en Conseil des ministres le 28 février 2024, puis signé par Macky Sall, au moyen d’un décret qui propose un projet de loi d’amnistie le 1er mars suivant, que contresigne Amadou Ba, alors Premier ministre, lequel signe par la même occasion sa défaite à la Présidentielle de mars 2024. Oublie-t-il alors qu’il est le candidat de la Coalition Benno bokk yaakaar ?
Jusqu’où va se nicher l’art de se tirer une balle dans le pied… Et donc, le résultat de palabres nocturnes, résumées sous le vocable de «protocole du Cap Manuel», doit passer devant les députés. La proposition de loi efface d’un trait de plume résolu, «les infractions commises tant au Sénégal qu’à l’étranger» entre février 2021 et mars 2024. Il est surtout question, pour Macky Sall -qui aurait eu cette lumineuse révélation à La Mecque, devant la Kaaba, selon le lobbyiste Robert Bourgi-, de réconcilier le Sénégal avec lui-même.
Le replet chéri de la «Darling Kôr» internationale a la ferme intention de rétablir dans leurs droits civiques et politiques, les personnes qui les auraient perdus durant cette période trouble, aux cris de «gatsa-gatsa», armées de lance-pierres, entre autres armes atomiques, pour sortir le président de la République de son Palais avant de le découper au canif en tranches sur les grandes avenues. Tout un programme…
Dans l’opinion, ça s’estomaque de tant de mansuétude. Il y a même Amnesty International, à l’épatante l’indignation sélective, qui s’en offusque : «Le projet de loi d’amnistie soumis au Parlement concernant les manifestations qui ont eu lieu entre mars 2021 et février 2024 et au cours desquelles plus de soixante personnes ont été tuées, est un affront aux familles des victimes de ces violences et une prime troublante à l’impunité.» Bien entendu, pour les droits-de-l’hommiste mondiaux, les criminels sont à chercher dans les rangs des Forces de l’ordre sénégalaises.
Il n’empêche, Me Aïssata Tall Sall, ministre de la Justice d’alors, vêtue de sa plus belle robe d’avocate pour défendre ce que l’opposition désigne comme un «coup d’Etat constitutionnel», fera passer sa proposition comme lettre à la poste. Pastef fera semblant de s’en outrer, malgré le bénéfice qu’il en tire : c’est par là que Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko et un millier d’insurgés recouvrent la liberté qui les mène direct au Palais au terme du scrutin du 24 mars 2024.
La passation de service est même sympathique entre le Président sortant et le nouvel impétrant. Des fuites récentes nous en apprennent davantage : ça discute en privé, de nuit, chez Macky Sall, quelque temps auparavant. L’avenir nous en apprendra sans doute de bien belles, sur la trahison de Macky Sall qui poignarde par traîtrise la République du Sénégal.
Il ne faudra pas longtemps aux nouveaux maîtres du pays pour changer d’avis et de ton, à propos de l’ancien Président qui, pendant la campagne, est ménagé. Selon Ousmane Sonko, apparemment, ils viennent de se rendre compte qu’ils sont les victimes d’une intox : l’ennemi, ce n’est pas le gentil Macky Sall, mais le fourbe Amadou Ba, lequel serait à l’origine de tous les complots possibles et imaginables, dont sans doute le traquenard de Sweet Beauté.
D’ailleurs, c’est bien simple, l’imbroglio du Conseil constitutionnel qui élimine Karim Wade porte sa signature. Macky est prêt à tout pour réparer l’ignominie juridique en reportant les élections qui verraient alors par la suite, en décembre 2024, les candidatures de Karim Wade et Ousmane Sonko, -et sans doute Macky Sall- acceptées. Bref, tout ceci demande une interprétation. Et c’est Amadou Bâ, l’autre, celui de Pastef, qui s’y colle : ces grands dadais de Sénégalais, qui comprennent quand on leur explique longtemps et avec patience, ont besoin de savoir qui bénéficie de la loi d’amnésie de Macky Sall. Tout comme il faut leur préciser quel est le profil des victimes des événements susvisés (les casseurs indemnisés avec l’argent public) et celui des criminels (les tortionnaires du régime défunt) qui devront en répondre.
Sur ces entrefaites, ce qu’il reste de «Y’en a marre», par la voix de Thiat, s’en révolte. Les autres, qui occupent des présidences de Conseil d’administration, n’ont pas le temps aux frivolités.
C’est le moment que choisit une petite brigade de fillettes voilées pour semer le bordel devant le collège Saint-Gabriel. Bien sûr, le Premier ministre a averti les contrevenants : il ne sera plus toléré qu’une école catholique interdise le port du voile dans ses murs.
Pourquoi se gêner en plein Ramadan…
On a failli l’oublier : c’est durant ces jours pleins d’optimistes sur l’avenir que Aliou Cissé signe avec la Libye pour mener leurs troupes de footballeurs dans la cour des grands du monde et accessoirement sur le toit de l’Afrique.
Elle n’est pas belle, la vie ?
SONKO DEMANDE DES MESURES URGENTES POUR LE STOCKAGE DES PRODUITS AGRICOLES
Le Premier ministre a appelé, mercredi, en perspective des fêtes de Korité et de Pâques, au déploiement de ‘’mesures urgentes” en vue de “trouver une solution à la situation des stocks” de produits agricoles en souffrance.
Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a appelé, mercredi, en perspective des fêtes de Korité et de Pâques, au déploiement de ‘’mesures urgentes” en vue de “trouver une solution à la situation des stocks” de produits agricoles en souffrance.
“[…] En perspective des fêtes de Korité et de Pâques, avec les charges encourues par les ménages, [Ousmane Sonko] a invité les ministres en charge de l’Agriculture, des Finances et du Commerce, à lui soumettre, en vue de l’approbation par le président de la République, les mesures urgentes à déployer, au plus tard le lundi 24 mars 2025”, informe le communiqué du Conseil des ministres parvenu à l’APS.
Ces mesures, selon lui, devront permettre de “trouver une solution à la situation des stocks en souffrance de la production notamment arachidière, horticole et de maïs”.
Ousmane Sonko a demandé au ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, à Cheikh Diba, ministre des Finances et Serigne Guèye Diop, ministre du Commerce, de mettre en place, “au plus tard à mi-avril 2025, un cadre de concertation interministériel consacré à la problématique de la commercialisation des produits agricoles de façon plus globale”.
Au-delà des fêtes de Korité et des Pâques, le Premier ministre s’est appesanti sur “les préoccupations récurrentes” des producteurs agricoles relativement aux difficultés d’écoulement des récoltes de certains produits, notamment arachidiers, horticoles et de maïs, du fait principalement de “dysfonctionnements” notés dans les circuits de commercialisation.
Pour en finir avec ces difficultés, Ousmane Sonko a souligné “l’exigence de garantir le fonctionnement adéquat de toutes les composantes des filières agricoles, y compris l’intervention des intermédiaires financiers, au regard de l’objectif de souveraineté alimentaire de l’Agenda Vision Sénégal 2050”, le nouveau référentiel des politiques publiques.
DIOMAYE FAYE VEUT LA NOUVELLE POLITIQUE NATIONALE AVANT FIN AVRIL
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a appelé mardi en Conseil des ministres à accélérer la finalisation, avant fin avril 2025, du document de la Nouvelle politique nationale de l’Emploi.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a appelé mardi en Conseil des ministres à accélérer la finalisation, avant fin avril 2025, du document de la Nouvelle politique nationale de l’Emploi.
Soulignant la priorité accordée à l’emploi des jeunes, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement que la jeunesse de la population doit inciter l’Etat et les acteurs économiques et sociaux à travailler ensemble pour promouvoir l’entreprenariat et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi sur l’étendue du territoire national.
Le président Faye a insisté sur l’impératif d’asseoir un système d’information gouvernemental performant et fiable sur le marché du travail en cohérence avec les bases de données des diplômés de la formation professionnelle et technique dans les centres et les Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) notamment.
Le président de la République a invité le Premier ministre à accélérer l’harmonisation des interventions et la mutualisation des ressources de toutes les structures publiques de promotion de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes.
SÉANCE DÉCISIVE À L'ASSEMBLÉE SUR L’INTERPRÉTATION DE LA LOI D’AMNISTIE
El Malick Ndiaye a convoqué les députés en séance plénière le mardi 2 avril 2025 à 10 heures pour examiner la proposition de loi n°05/2025. Portée par Amadou Bâ du Pastef, cette initiative vise à clarifier l’application de cette loi adoptée en mars 2024.
Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a convoqué les députés en séance plénière le mardi 2 avril 2025 à 10 heures.
À l’ordre du jour figure l’examen de la proposition de loi n°05/2025 portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Ce texte, qui vise à clarifier certains aspects de la loi d’amnistie adoptée l’année dernière, pourrait avoir des conséquences majeures sur les bénéficiaires de cette mesure et sur d’éventuelles poursuites judiciaires.
À noter que ladite proposition de loi a été introduite par le député Amadou Bâ du Pastef. Elle prévoit l’amnistie des faits criminels ou correctionnels ayant une motivation politique et commis durant la période préélectorale, entre 2021 et 2024.
En effet, l’article 2 de cette proposition de loi prévoit : « Sont amnistiés de plein droit tous les faits susceptibles de qualification criminelle ou correctionnelle ayant exclusivement une motivation politique, y compris ceux commis par tout support de communication, entre le 1ᵉʳ février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger. Toutefois, les faits se rapportant à des manifestations ne sont inclus dans le champ de la loi que s’ils ont une motivation exclusivement politique. »
Par ailleurs, l’amnistie entraîne, sans qu’elle puisse jamais donner lieu à restitution, la remise totale de toutes les peines principales, accessoires et complémentaires, ainsi que la disparition de toutes les déchéances, exclusions, incapacités et privations de droits attachées à la peine.
Selon l’article 3 de la loi n°2024-09 du 13 mars 2024, « l’amnistie ne préjudicie ni aux droits des tiers ni aux droits des victimes à une réparation. De plus, la contrainte par corps ne peut être exercée contre les condamnés ayant bénéficié de l’amnistie, sauf à la requête des victimes de l’infraction ou de leurs ayants droit », précise le document.
MOUSTAPHA CISSÉ LÔ REJETTE TOUT LIEN AVEC L’APR
Son nom figure sur la liste des nouveaux membres du Secrétariat Exécutif de l’Alliance Pour la République, mais il dément catégoriquement toute affiliation avec le parti. L’ancien député assure n’avoir ni été informé ni consulté.
Le nom de Moustapha Cissé Lô figure parmi les nouveaux membres du Secrétariat Exécutif de l’Alliance Pour la République (APR) rendu public hier (mardi 18 mars 2025). Un état de fait qui suscite moult interrogations pour bon nombre de citoyens sénégalais. Réagissant, le principal concerné réfute tout lien avec les marrons-beiges :
« Cette liste, je l’ai reçue comme tout le monde. Je n’ai pas été informé ni consulté. J’ignore d’où elle vient. Je ne milite plus au sein de cette formation politique. Aujourd’hui, mon seul et unique parti, c’est le Sénégal », s’est expliqué l’ancien député et vice-président de l’Assemblée nationale.
Cissé Lo d’éclaircir : « On m’avait exclu de l’APR depuis fin 2019. Je dois signaler que c’était une commission dite de discipline qui avait, à l’époque, demandé au Secrétariat Exécutif de l’APR de m’exclure. Ce qui avait alors été fait. »
Au terme de sa réaction, l’ex-président du Parlement de la CEDEAO fait remarquer : « Comme je l’ai toujours déclaré, j’ai cessé tout acte de militantisme politique. Je n’ai plus besoin ni de poste nominatif ni électif. Comme je l’ai dit plus haut, mon seul et unique parti, c’est le Sénégal. Néanmoins, je ne resterai pas un citoyen inactif. Je travaillerai pour la paix, le respect des libertés individuelles et collectives, ainsi que la promotion de la démocratie dans notre pays. Œuvrer pour le bien-être économique et social de nos concitoyens reste et demeure ma seule préoccupation », précise-t-il.
DEPUIS SA CELLULE, LA VOIX DU MILITANT PRO-PALESTINIEN MAHMOUD KHALIL
Cet homme arrêté sans mandat présenté le 8 mars dernier sur ordre de l'administration Trump, voit dans son incarcération le symbole d'une répression systémique contre les voix critiques de la politique israélienne
(SenePlus) - Mahmoud Khalil, militant pro-palestinien, a fait parvenir une lettre poignante depuis le centre de détention où il est actuellement incarcéré en Louisiane. Dans ce document daté du 18 mars 2025, il dénonce ce qu'il considère comme une détention politique liée à son militantisme en faveur de la Palestine.
"Je suis un prisonnier politique", affirme d'emblée Khalil, qui décrit les conditions difficiles de sa détention et celle d'autres migrants privés de leurs droits fondamentaux. "Justice escapes the contours of this nation's immigration facilities" (La justice échappe aux contours des centres d'immigration de ce pays), écrit-il avec éloquence.
Selon son témoignage, Khalil a été arrêté le 8 mars dernier par des agents du Département de la Sécurité intérieure (DHS) alors qu'il rentrait d'un dîner avec son épouse. Il affirme que les agents n'ont présenté aucun mandat et l'ont menotté avant de le forcer à monter dans une voiture banalisée. Des images de cette arrestation ont depuis été rendues publiques.
"Avant de comprendre ce qui se passait, des agents m'ont menotté et forcé à entrer dans une voiture banalisée. À ce moment-là, ma seule préoccupation était la sécurité de Noor", explique-t-il, faisant référence à son épouse. Il ajoute avoir été maintenu dans l'ignorance des motifs de son arrestation pendant plusieurs heures et avoir dû dormir sur le sol froid, sans couverture malgré ses demandes.
Mahmoud Khalil établit un lien direct entre son arrestation et son engagement militant : "Mon arrestation était une conséquence directe de l'exercice de mon droit à la liberté d'expression alors que je plaidais pour une Palestine libre et la fin du génocide à Gaza."
Né dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, Khalil appartient à une famille déplacée depuis la Nakba de 1948. Il compare sa situation actuelle à la pratique israélienne de la détention administrative - l'emprisonnement sans procès ni inculpation - utilisée contre les Palestiniens.
Dans sa lettre, Khalil n'hésite pas à mettre en cause son ancienne université. "Columbia m'a ciblé pour mon activisme, créant un nouveau bureau disciplinaire autoritaire pour contourner la procédure régulière et faire taire les étudiants critiquant Israël", écrit-il, citant notamment les présidents Shafik, Armstrong et le doyen Yarhi-Milo comme ayant "préparé le terrain" pour son arrestation.
Il mentionne également l'expulsion ou la suspension d'au moins 22 étudiants de Columbia, dont certains se seraient vu retirer leur diplôme de licence quelques semaines seulement avant l'obtention de leur diplôme.
Le militant voit dans sa détention "un témoignage de la force du mouvement étudiant dans le changement de l'opinion publique en faveur de la libération palestinienne". Il appelle à une mobilisation collective : "Dans les semaines à venir, étudiants, défenseurs et élus doivent s'unir pour défendre le droit de manifester pour la Palestine. Ce ne sont pas seulement nos voix qui sont en jeu, mais les libertés civiles fondamentales de tous."
Khalil, qui attend la naissance de son premier enfant, conclut sa lettre par un souhait personnel : "En sachant pleinement que ce moment transcende ma situation individuelle, j'espère néanmoins être libre pour assister à la naissance de mon premier enfant."
SONKO ATTENDU À KOUMPENTOUM VENDREDI
Le Premier ministre va présider le lancement officiel du Programme d’appui aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (PROGRESS) et des coopératives productives solidaires (CPS).
Tambacounda, 20 mars (APS) – Le Premier ministre, Ousmane Sonko, est attendu vendredi à Koumpentoum, un département de la région de Tambacounda (est), où il va présider le lancement officiel du Programme d’appui aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (PROGRESS) et des coopératives productives solidaires (CPS).
Le PROGRESS correspond à la phase pilote du Programme de développement de l’Économie sociale et solidaire (ESS) pour la création de richesses immédiates (PRECOSOL).
Il a pour mission de promouvoir et de renforcer la durabilité des initiatives locales pour un développement économique harmonieux des terroirs, en s’appuyant sur les coopératives productives solidaires (CPS).
Le PROGRESS vise une meilleure efficience des mécanismes d’accompagnement technique et financier de l’Etat aux citoyens dans leurs activités économiques qui ont un impact social et environnemental avéré.