SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
6 avril 2025
Politique
LES VERTS CHERCHENT L'HOMME PROVIDENTIEL
Le parti socialiste, en phase intérimaire depuis 5 ans, se doit de se réinventer après la fin de sa “gestion collégiale” du pouvoir avec le régime du président Macky Sall
Plongé dans une phase intérimaire depuis le décès de son secrétaire général en 2019, Ousmane Tanor Dieng, le parti socialiste traverse une période charnière dans sa longue histoire. C'est pourquoi l'appel à la restructuration de Serigne Mbaye Thiam a trouvé un écho favorable dans les rangs des “verts”.
À l'image du général De Gaulle avec son appel du 18 juin à la BBC depuis Londres, Serigne Mbaye Thiam s'est adressé à ses camarades de parti. Dans son long texte, il semble dire à ses camarades que l'heure est grave. Ainsi, il a appelé à la restructuration du parti socialiste. Un appel qui sonne dans les rangs des verts comme un défi pour l'histoire. Car le parti socialiste, en phase intérimaire depuis 5 ans, se doit de se réinventer après la fin de sa “gestion collégiale” du pouvoir avec le régime du président Macky Sall.
En conséquence, sur la forme, l'appel de Serigne Mbaye Thiam semble trouver un écho favorable. Contacté par L'As, la présidente du mouvement national des jeunes féminines du parti socialiste a salué l’appel de son camarade. Son appel interpelle, selon Yeya Diallo, la situation actuelle de leur formation politique et sur son avenir. Mieux, il cherche à repositionner le PS sur l'échiquier politique national.Il y va même, ajoutera-t-elle, de la survie politique du PS.
“Réfléchir sur la restructuration du Parti Socialiste est non seulement important mais fondamental pour l'avenir et le devenir de notre formation politique. Je pense aussi qu'il n'y a rien de plus normal dans la marche d'une organisation politique que d'essayer, parfois, d'appréhender l'avenir avec des perspectives et des propositions qui prennent en compte les mutations sociales et nouvelles réalités politiques”, a analysé Yeya Diallo.
Même constat de la part du Secrétaire général à la coordination départementale de Dakar, Amadou Sow. Le jeune membre du bureau politique du parti socialiste a salué l'appel à la restructuration de son camarade Serigne Mbaye Thiam. Il a, tout de même, soulevé quelques inquiétudes sur l'avenir du parti. “L’initiative de Serigne Mbaye Thiam déconstruit cette logique de solidarité, de paix et de cohésion. Je pense qu'il y a quelque chose qui a été concocté autour de Serigne Mbaye Thiam en vue d'activer le processus de renouvellement. Nous sommes en faveur mais nous avons des craintes pour éviter un autre déchirement qui serait insupportable pour le parti.
Pour éviter un tiraillement interne, il faut appliquer les textes qui régissent le fonctionnement du parti de façon rigoureuse. Il s'agira de convoquer un congrès extraordinaire et avoir un consensus fort autour d'une transition qui va nous permettre d'aboutir à une résolution finale qui consiste à libérer la secrétaire générale par intérim du parti”, a souligné Amadou Sow qui, par ailleurs, rappelle qu'à cause des contraintes liées à l'intérim de la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye, des jeunes avaient proposé un mémorandum pour pallier les dysfonctionnements au niveau du management du parti.
Les bases d'un ps new-look
Par l'appel de Serigne Mbaye Thiam, aux yeux de la présidente du mouvement national des jeunesses féminines du parti socialiste, il est question d'un impératif de remobiliser, d'animer et de massifier le parti socialiste. “ A l'image de la scène politique et des réalités et enjeux politiques de l'heure, je pense que la réorganisation du Parti Socialiste est aujourd’hui un impératif catégorique. Et à cela, nous notons depuis quelques années une démobilisation des camarades socialistes à la base surtout auprès des Jeunesses Socialistes et cela impacte négativement le parti”, a relevé Yeya Diallo.
Dans cette dynamique de reconstruction de la maison des Verts, elle appelle le parti à valoriser le leadership de sa jeunesse. Dans sa quête de nouvel élan, la socialiste préconise à son parti de rajeunir son personnel et à proposer un nouveau contrat social pour plus de solidarité et de solutions durables sur les problématiques économiques et sociales
A l'image de tous les partis classiques, constate de son côté Amadou Sow, la situation politique actuelle impose au parti socialiste de se réinventer au risque de disparaître.“L'avenir politique du Sénégal se configure avec d'autres réalités qui adaptent les nouvelles technologies, les innovations qui adaptent les leaders politiques et l'électorat”, a-t-il martelé. Sauf que, ajoutera le membre du bureau politique, le parti socialiste a perdu cette connection depuis le décès de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng
L'heure est venue, selon lui, pour la maison de Colobane, de bâtir un leadership fort pour redorer son blason, retrouver son dynamisme et son attractivité. A cet effet, il invite le PS à réfléchir sur l'image, réadapter sa communication structurelle et interne sur les questions de gouvernance, de géostratégie, de ressources naturelles, du sous-développement et d’émettre des propositions concrètes.
TAXAWU SENEGAAL DÉNONCE UNE JUSTICE À DEUX VITESSES
Le verdict rendu par le tribunal de grande instance de Saint louis dans l’affaire des 81 gardes du corps de la coalition Sàmm Sa Kàddu n’a pas laissé indifférent la plateforme politique
La plateforme politique « Taxawu Senegaal » a dénoncé la célérité avec laquelle, la Justice a instruit l’affaire des 81 gardes du corps de la coalition Sàmm Sa Kàddu contrairement à l’enquête sur l’incendie criminel ayant visé leur siège le mois de novembre de l’an dernier. Dans un communiqué hier, mercredi 8 janvier, les membres de cette plateforme fondée par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall ont dénoncé «une politique de deux poids, deux mesures » qui met selon eux « en péril la confiance des citoyens envers les institutions de l’État ».
Le verdict rendu par le tribunal de grande instance de Saint louis dans l’affaire des 81 gardes du corps de la coalition Sàmm Sa Kàddu n’a pas laissé indifférent la plateforme politique « Taxawu Senegaal ». Dans un communiqué hier, mercredi 8 janvier, les membres de cette plateforme fondée par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall ont dénoncé la « disparité flagrante dans le traitement judiciaire » de cette affaire contrairement à l’enquête sur l’incendie criminel ayant visé leur siège le mois de novembre de l’an dernier. En effet, selon eux, des éléments probants, notamment des enregistrements vidéo des assaillants et des menaces explicites attribuées à un haut responsable du parti au pouvoir, ont été portés à la connaissance des enquêteurs sans que cela ne conduise à la moindre arrestation.
Poursuivant, Khalifa Ababacar Sall et ses camarades dénoncent ainsi « une politique de deux poids, deux mesures » qui met selon eux « en péril la confiance des citoyens envers les institutions de l’État ». En effet, estimant que, « rien ne justifie que des criminels, identifiables et liés à un acte aussi lâche et abject que l’incendie volontaire de leur siège, puissent bénéficier d’une impunité scandaleuse alors que d’autres affaires, moins graves et moins documentées, sont traitées avec une promptitude exemplaire ».
Les responsables de Taxawu Senegaal ont toutefois réaffirmé leur détermination à suivre ce dossier jusqu’à son dénouement. Sous ce rapport, ils ont exigé le lancement des poursuites contre « les auteurs de cet incendie criminel, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique ». Aux autorités de la gendarmerie, Taxawu Senegaal demande qu’elles remplissent pleinement leur devoir d’enquête et de poursuite, sans céder à d’éventuelles pressions politiques susceptibles de ternir l’image de l’institution judiciaire et de l’idéal républicain ».
SONKO CENTRALISE TOUTES LES DEPENSES
Le Premier ministre a décidé que désormais, toutes les dépenses d’investissement de l’Etat seront validées à son niveau. Mieux, un tableau prévisionnel des opérations financières sera soumis par quinzaine
En conseil des ministres hier, mercredi 8 janvier, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a décidé que désormais, toutes les dépenses d’investissement de l’Etat seront validées à son niveau. Mieux, un tableau prévisionnel des opérations financières sera soumis par quinzaine.
Le compte rendu de la réunion hebdomadaire du conseil des ministre change de format. Dans une vidéo retraçant les échanges gouvernementales, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, porte-parole du Gouvernement, a informé que soucieux d'une exécution efficace des politiques publiques, le Premier ministre a annoncé, « la mise en place d'un dispositif renforcé pour le pilotage, le suivi et l'évaluation des projets, découlant des 26 objectifs stratégiques et des réformes du plan quinquennal 2025-2029. La rationalisation, la priorisation et l'efficience dans l'utilisation des ressources publiques restent un enjeu majeur pour le gouvernement ».
C'est pourquoi dit Amadou Ndieck Sarré, « le Premier ministre a décidé que toutes les dépenses d'investissement seront validées à son niveau ». Et, « un tableau prévisionnel des opérations financières de l'Etat sera soumis par quinzaine ». Toutefois, une priorité sera accordée au secteur sanitaire. Le chef de l'État a, quant à lui, insisté, « sur la nécessité d'améliorer la qualité de vie des citoyens, notamment par la mise en place de filets sociaux, le renforcement de fonds de solidarité nationale, la restructuration de programmes sociaux et l'actualisation du registre national unique, afin de cibler avec précision les ménages vulnérables ».
Dans le cadre de la pacification et de la stabilisation du climat social, « un nouveau pacte social sera conclu avec les centrales syndicales et les organisations d'employeurs avant le 1er mai », annonce-t-il. Sur le plan économique, le président de la République a réaffirmé sa vision d'une économie souveraine, endogène, territorialisée et résiliente, créatrice d'emplois ». Mieux soutient Amadou Ndieck Sarré, « une importance capitale est accordée à la finalisation du projet de loi sur la souveraineté économique destinée à protéger les secteurs stratégiques tels que le pétrole et le gaz et à renforcer les intérêts des entreprises nationales, particulièrement dans le secteur privé.
Dans le cadre de la gestion transparente et efficiente de nos ressources naturelles, « la nouvelle composition du comité Cos Pétrogaz se réunira avant fin avril 2025 ». Le développement économique régional, quant à lui, « se fera par la mise en valeur des pôles territoires de manière à maximiser leur potentiel d'emploi à travers des projets structurants ». Selon toujours Amadou Ndieck Sarré, le gouvernement a décidé que, « la maîtrise du coût de la vie passera au plan structurel par le développement de la souveraineté alimentaire du pays en soutenant largement le secteur primaire et l'agriculture en particulier. Le gouvernement a déjà consenti un effort budgétaire de 140 milliards de francs CFA pour atténuer les pressions conjoncturelles sur les prix et sera intransigeant sur le respect des prises intérieures ».
EXIGENCE DE LA LIVRAISON DES CHANTIERS DES JOJ
Abordant les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le chef de l'Etat a exigé une supervision rigoureuse de l'avancement des projets afin de garantir leur livraison à temps. Deux projets de loi ont été adoptés par le conseil. Il s’agit de la loi portant réglementation de la microfinance en application des directives de l'UEMOA. Ce texte consolide, selon le porte-parole du gouvernement, « la gouvernance du système de microfinance, renforce la protection des épargnants, encourage l'inclusion financière, favorise la mobilisation de l'épargne nationale et intègre des innovations couvrant le champ de la finance islamique. Ensuite, le projet de loi portant réglementation bancaire qui internalise la loi uniforme relative à la réglementation bancaire dans les États membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa).
TAHIROU SARR, UN NATIONALISTE DÉCOMPLEXÉ
« Il nous faut instaurer une carte de séjour à court et long terme pour les étrangers sauf les Gambiens, car cela permettra aux Sénégalais d’avoir accès à l’emploi », a affirmé Tahirou Sarr, leader du parti « Les nationalistes, « Jël liñu moom »
D’une démarche sûre et assurée, l’homme de 39 ans s’avance vers le pupitre au cœur de l’hémicycle à l’occasion de la Déclaration de politique générale (Dpg) du Premier ministre, Ousmane Sonko, le 27 décembre dernier afin de lancer son message pour un contrôle strict des étrangers dans notre pays. « Il nous faut instaurer une carte de séjour à court et long terme pour les étrangers sauf les Gambiens, car cela permettra aux Sénégalais d’avoir accès à l’emploi », a affirmé Tahirou Sarr, leader du parti « Les nationalistes, « Jël liñu moom » (ndlr : Prendre ce qui nous appartient).
Derrière ses grosses lunettes barrant un visage rond, le nouveau député de la 15e législature au discours décomplexé, a réussi à séduire une partie de l’électorat en pointant du doigt les étrangers coupables, à ses yeux, du déclassement social de certains Sénégalais et de la compression des salaires au détriment des nationaux. Tahirou Sarr dans un style posé et calme a su s’imposer comme une des figures marquantes des réseaux sociaux en multipliant les coups d’éclat comme celui de vouloir interdire aux Libanaises d’accoucher au Sénégal pour cause de réciprocité à des rumeurs concernant l’interdiction d’accoucher pour les africaines au pays des cèdres. Des propos polémiques qui l’ont rendu populaire au sein d’une frange de la population, notamment les jeunes. Son parti s’est classé 6e lors des dernières élections législatives avec 26 876 voix (0,74%) derrière Pastef, « Takku Wallu Sénégal », « Jam ak Njarin », «Samm Sa Kaddu » et la coalition « And Nawlé ».
Cet ancien militant du parti « Rewmi » qui a choisi la voie du nationalisme, multiplie les saillies contre les communautés guinéennes accusées d’imposer une concurrence déloyale aux travailleurs sénégalais. Ainsi, il réclame une politique nationale centrée sur la préférence nationale dans l’accès au logement, à l’emploi et l’interdiction de l’accès à la propriété foncière aux étrangers. Des propos controversés qui lui ont valu plus tard d’être dans le viseur du Cnra (Conseil Nationale de Régulation Audio- visuel) qui a demandé aux médias audiovisuels de « mettre un terme définitif » à la diffusion de « messages xénophobes contre certaines communautés, de nationalité sénégalaise ou établies au Sénégal », indique un communiqué publié le 2 avril passé. Une déclaration destinée au leader des Nationalistes, souvent accusé par les organisations de droits de l’homme de diffuser des propos susceptibles d’inciter à la haine, à la discrimination et au racisme. « Je n’ai pas peur des qualificatifs raciste, xénophobe. Tout mon engagement vise à préserver notre sécurité nationale en assurant un meilleur contrôle des étrangers qui entrent dans notre pays », a-t-il indiqué dans la presse en février. Sous ce vernis d’un ultranationalisme assumé, ce consultant dans un cabinet-conseils en politique a aussi choisi comme cheval de bataille la lutte contre les fraudes à l’état civil qui, dit-il, font des Sénégalais des sans- papiers dans leur propre pays.
LES NOMINATIONS DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 JANVIER 2025
Le communiqué du Conseil des ministres a fait part de nominations par département
Le communiqué du Conseil des ministres a fait part de nominations par département.
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
– Présidence de la République
Madame Ndèye Aïssatou Tabara TOURE, précédemment préfet du département de Bambèye est nommée Secrétaire général de la Délégation générale de l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou Bamba FALL.
Monsieur Cheikh Aliou BEYE, Ingénieur en gestion de développement urbain, est nommé Président du Conseil de surveillance de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU) en remplacement de Monsieur Adama BA.
– Primature
Monsieur Ibrahima FALL, contrôleur de gestion, est nommé Directeur général de l’observatoire national sur l’investissement, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine KEITA.
– Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères
Monsieur Khouraichi Abdoulaye THIAM, titulaire d’un master en management de l’Administration est nommé Administrateur du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE), en remplacement de madame Sokhna Nata Samb.
– Ministère des Finances et du Budget (MFB)
Monsieur Ahmed Lamine ATHIE, précédemment Directeur des Waqf et des partenariats à
Haute Autorité du WAQF, est nommé Directeur général du Waqf, en remplacement de Monsieur Racine BA ;
Monsieur Cheikh Sidiya El Moctar BEYE, inspecteur général d’Etat à la retraite, est nommé
Président du Conseil d’Administration du Fonds souverain d’investissement stratégiques en remplacement de Madame Nafissatou DIOP.
Direction générale des impôts et Domaines (DGID).
Monsieur Jean KONE, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 608855/F, précédemment Directeur du renseignement et des stratégies de contrôle fiscal, est nommé Directeur Général des impôts et Domaines, en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIAGNE ;
Monsieur Cheikh Mouhamed Hady DIEYE, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 515385/J, précédemment Directeur des Grandes entreprises, est nommé coordonnateur de la Direction Générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Monsieur Abdou Aziz GUEYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Makhaly FAYE, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606893/J, précédemment en service à l’inspection général des finances, est nommé Directeur des grandes entreprises à la Direction Générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Monsieur Hady DIEYE, appelé à d’autres fonctions ;
Madame Ndèye Aissatou NDAO, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n°606886/J, précédemment Directeur des moyennes entreprises, est nommée Directeur du renseignement et des stratégies de contrôle fiscal à la Direction Générale des impôts et Domaines, en remplacement de Monsieur Jean KONE, appelé à d’autres fonctions ;
Madame Yama Kouyaté, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606885/G, précédemment Directeur du recouvrement, est nommée Directeur des moyennes entreprises à la Direction Générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Madame Ndèye Aïssatou NDAO, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Mamadou NDIAYE, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n°602574/F, précédemment en service à l’inspection général des finances, est nommé Directeur du Recouvrement à la Direction Générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Madame Yama Kouyaté, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Ibrahima NDIAYE, inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 611438/C, précédemment en service à la direction du Contrôle interne, est nommé Directeur de l’Administration et du personnel à la Direction Générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Monsieur Abdou Ben Jenkins SAMBOU.
– Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Monsieur Seydou Mandiang est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Office des Forages ruraux (OFOR), en remplacement de Monsieur Alpha Bayla GUEYE ;
Monsieur Serigne Mbacké Dieng, Ingénieur, spécialiste en gestion des projets en infrastructures hydraulique est nommé Directeur général de l’Office des Forages ruraux (OFOR), en remplacement de Monsieur Hamade NDIAYE.
– Ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires
Monsieur Mamadou Abibou Diagne, docteur vétérinaire de classe exceptionnelle, matricule de solde n°600694/E est nommé Secrétaire Général du Ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, en remplacement de Monsieur Bassirou NDIAYE ;
Monsieur Babacar FAYE, est nommé Directeur Général de la Société des Infrastructures de Réparation Navale (SIRN), en remplacement de Monsieur Saliou SAMB.
– Ministère des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens
Monsieur Moctar BA, Manager logistique est nommé Directeur général de la Société les Grands Trains du Sénégal (GTS) en remplacement de Monsieur Oumar Amadou SOW ;
Monsieur Bassirou Coly, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société les Grands Trains du Sénégal (GTS), en remplacement de Madame Seynabou NDIEGUENE.
– Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique
Monsieur Mouhamadou THIOMBANE, Ingénieur en Télécommunication et Electronique – Expert en Management de Projets est nommé Directeur général de Sénégal Connect Park (SCP), en remplacement de Monsieur Bassirou Abdoul BA.
– Ministère de la Famille et des Solidarités
Madame Aïda Bodian, enseignante est nommée Président du Conseil de surveillance du
Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la résilience (CSAR) en remplacement de Monsieur Ernest Ndigue Ngom ;
– Ministère de l’Industrie et du Commerce
Monsieur Matar Ndiaga SYLLA, expert agréé industrie est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence de Promotion des sites industriels (APROSI), en remplacement de Monsieur Sémou DIOUF ;
– Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Monsieur Lamine SANE, enseignant-chercheur en télécommunications, est nommé Directeur général de l’Agence Nationale de Recherche Scientifique Appliquée, en remplacement de Monsieur Cheikh Mouhamadou Mbacké LO ;
– Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires
Monsieur Sidy Alboury NDIAYE est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), en remplacement de Monsieur Mamadou GASSAMA ;
Monsieur Alioune KEBE administrateur de société titulaire d’un master en fiscalité et droit des affaires est nommé Directeur du Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation, en remplacement de Monsieur Abdou Khadre NDIAYE.
VERS UN NOUVEAU PACTE SOCIAL AVANT MAI 2025
Le président Faye engage le gouvernement à conclure un accord avec les syndicats et les employeurs pour améliorer les conditions de vie des citoyens, en renforçant les filets sociaux et la solidarité nationale.
Changement dans la présentation du communiqué du Conseil des ministres. En lieu et place du document physique, c’est le porte-parole du gouvernement qui est apparu à la télévision pour en donner les décisions phares prises par le chef de l’Etat.
1 – Nouveau pacte social avant mai
Le président Bassirou Diomaye Faye souligne la nécessité d’améliorer la qualité de vie des citoyens, notamment par la mise en place de filets sociaux, le renforcement de fonds de solidarité nationale, la restructuration de programmes sociaux, et l’actualisation du registre national unique afin de cibler avec précision les ménages vulnérables.
Dans le cadre de la pacification et de la stabilisation du climat social, un nouveau pacte social sera conclu avec les centrales syndicales et les organisations d’employeurs avant le 1er mai.
2 – Economie : réunion du Comité Cos-Pétrogaz
Le président de la République a réaffirmé sa vision d’une économie souveraine, endogène, territorialisée et résiliente.
Ainsi, une importance capitale est accordée à la finalisation du projet de loi sur la souveraineté économique destinée à protéger les secteurs stratégiques tels que le pétrole et le gaz, et à renforcer les intérêts des entreprises nationales particulièrement dans le secteur privé.
Dans le cadre de la gestion transparente et efficiente des ressources naturelles, la nouvelle composition du Comité Cos-Pétrogaz se réunira avant fin avril 2025.
Le développement économique régional, quant à lui, se fera par la mise en valeur des pôles territoires de manière à maximiser leur potentiel d’emploi à travers des projets structurants. L’objectif est de faire passer la part de Dakar dans le PIB national de 46 à 29% d’ici 2050.
La maîtrise du coût de la vie passera au plan structurel par le développement de la souveraineté alimentaire du Sénégal en soutenant largement le secteur primaire et l’agriculture en particulier.
Toujours, selon le Conseil des ministres, « le gouvernement a déjà consenti un effort budgétaire de 140 milliards de francs CFA pour atténuer les pressions conjoncturelles sur les prix, et sera intransigeant sur le respect des prix intérieurs ».
3 – JOJ 2026, une priorité
Le Président Bassioru Diomaye Faye a aussi évoqué les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 que le Sénégal va organiser. Il a, ainsi, exigé une « supervision rigoureuse de l’avancement des projets afin de garantir leur livraison à temps ».
4 – Le Premier ministre va désormais valider les dépenses d’investissement
Pour le Premier ministre, le souci de l’exécution des politiques publiques a été évoqué. De ce fait, Ousmane Sonko a annoncé la mise en place d’un dispositif renforcé pour le pilotage, le suivi et l’évaluation des programmes et projets découlant des 26 objectifs stratégiques et des réformes du plan quinquennal 2025-2029.
La rationalisation, la priorisation et l’utilisation des ressources publiques restent un enjeu majeur pour le gouvernement. C’est pourquoi, le Premier ministre a décidé que toutes les dépenses d’investissement seront validées à son niveau. Un tableau prévisionnel des opérations financières de l’Etat sera soumis par quinzaine.
5 – Législatif : deux projets de lois importants
Deux projets de lois d’envergure ont été adoptés par le Conseil des ministres. D’abord, le projet de loi portant réglementation de la microfinance, en application des directives de l’UEMOA. Ce texte consolide la gouvernance du système de microfinance en finance, renforce la protection des épargnants, encourage l’inclusion financière, favorise la mobilisation de l’épargne nationale, et intègre des innovations qui sont le champ de la finance islamique.
Ensuite, le Projet de loi portant réglementation bancaire qui internalise la loi uniforme relative à la réglementation bancaire dans les Etats membres de l’UEMOA. Il renforce la gouvernance globale du système bancaire, assure une meillleure cohérence de son cadre réglementaire, et prévoit, au-delà de la supervision, la mise en place d’un dispositif de résolution.
NOUVELLE APPROCHE POUR LE COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES
Désormais, le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré, ou les ministres concernés se relaieront pour informer directement les citoyens.
Le gouvernement a initié, mercredi, une nouvelle approche du compte-rendu du Conseil des ministres qui se veut ‘’plus interactive et plus simplifiée’’ en lieu et place de la lecture du communiqué par un journaliste de la télévision nationale.
‘’Dans son souci de modernisation et d’accessibilité à l’information gouvernementale, nous inaugurons une nouvelle approche plus interactive, plus simplifiée pour vous informer des décisions prises en Conseil des ministres’’, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré, en faisant le compte rendu de la réunion du Conseil des ministres.
Dans cet élément diffusé sur la RTS, il a expliqué que »cette innovation a pour but de mieux informer des décisions et orientations et engager chaque citoyen autour des actions gouvernementales’’.
Ainsi, le porte-parole du gouvernement ou au besoin les autres ministres sur les questions relevant de leurs départements, se succéderont devant le pupitre pour rapporter les décisions prises en conseil des ministres, a-t-il ajouté.
Le communiqué du Conseil des ministres était jusqu’ici lu par un journaliste de la télévision publique nationale- RTS.
par l'éditorialiste de seneplus, alymana bathily
LE CNRA VICTIME DE L'HYPERPRÉSIDENTIALISME
EXCLUSIF SENEPLUS - C'est l'antithèse d'une structure démocratique et indépendante. La rupture ne peut se faire en recyclant les vieilles méthodes et les institutions de l’ancien régime
Alymana Bathily de SenePlus |
Publication 08/01/2025
Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) n’est ni démocratique, ni transparent, ni indépendant. Ses membres sont nommés par le pouvoir exclusif du président de la République.
C’est ce qui est à la base de la déplorable situation créée récemment par la nomination d’un de ses nouveaux conseillers.
La loi N°2006 du 4 janvier 2006 qui établit l’institution proclame en effet en son article 3 que c’est le président de la République qui « nomme » les neuf membres que sont :
Le président de l’Institution ;
Un membre issu des mouvements des associations féminines ;
Un membre issu du milieu des professionnels de la communication audiovisuelle ;
Une personnalité qualifiée du milieu des arts ;
Une personnalité qualifiée du milieu des lettres ;
Un membre issu de la communauté universitaire ;
Un membre issu des mouvements des droits de l’homme ;
Un membre issu du Conseil national de la Jeunesse ;
Un membre issu des associations de personnes du troisième âge »
La loi ne prévoit aucune participation des instances que les personnalités nommées sont censées représenter ni de l’Assemblée Nationale ni d’aucun corps de la société ou de l’Etat.
Les meilleures pratiques en Afrique
On ne retrouve pareil pouvoir absolu du président de la République dans aucun des organes de régulations des pays d’Afrique considérés comme des bonnes pratiques en matière de gestion et de fonctionnement des organes de régulation des médias.
Au Bénin, La Haute Autorité de L’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) est composée « de neuf (9) membres nommés par décret pris en Conseil des ministres par le président de la République. Mais seules trois (3) de ces personnalités, dont au moins un juriste, sont désignées par le président de la République ; trois (3) personnalités, dont au moins un juriste, le sont par I‘Assemblée nationale et les trois (3) autres sont des professionnels des médias de l'audiovisuel et de la communication, dont deux (2) journalistes professionnels dont I‘un de l’audiovisuel et I‘autre de la presse écrite ; un technicien des télécommunications. Les professionnels des médias de l’audiovisuel et de la communication sont désignés par catégorie à la suite d'une élection organisée par la Haute autorité de I‘audiovisuel et de la communication sur l’ensemble du territoire national, avec l’appui technique de I’organe public en charge de la gestion des élections. »
Comme on le voit, la procédure est à la fois démocratique, transparente et participative et le président de la République n’y participe que partiellement.
Trois membres désignés par le président du Faso dont au moins un juriste et un journaliste ou un spécialiste de la communication ;
Deux membres désignés par le président de l’Assemblée nationale dont au moins un journaliste ou un spécialiste de la communication ;
Trois membres désignés par les associations professionnelles représentatives des médias dont un de la presse écrite ou en ligne, un de l’audiovisuel et un du secteur de la publicité.
Un membre désigné par le président du Conseil constitutionnel »
Là encore, l’influence de l’Exécutif est limitée par celui des organisations professionnelles, de l’Assemblée Nationale et du Conseil Constitutionnel.
En Afrique du Sud, les 8 conseillers et le président de l’Independent Communication Authority of South Africa (ICASA), l’autorité en charge de la régulation de l’audiovisuel, de la gestion des fréquences radioélectriques, des communications électroniques et des services postaux, sont nommés par le ministre en charge du secteur sur recommandation de l’Assemblée Nationale, après un appel public à candidature.
La loi spécifie que les personnes retenues doivent être reconnues pour « leurs opinions mesurées, pour leur engagement pour la liberté d’expression, leur ouverture d’esprit et doivent être représentatives d’un segment significatif de la population sud-africaine ». Elles doivent aussi être qualifiées dans différents domaines et notamment dans l’audiovisuel, les politiques de télécommunication, les technologies de l’information et de la communication, la gestion des fréquences, le journalisme, etc.
Elles doivent en outre s’astreindre à un « Code d’éthique et de déclaration d’intérêt » qui est un guide de déontologie et un rappel des principes de bonne conduite qui s’appliquent aux conseillers vis-à-vis de leurs collègues, de la profession et du public.
Vous avez dit rupture systémique ?
On se souvient que le CNRA a été mis en place par le régime d’Abdoulaye Wade en 2006 alors qu’il se préparait à briguer un deuxième mandat. Le président Macky Sall conservera l’institution en l’état, se contentant d’en confier la présidence dès 2012 au très respecté journaliste Babacar Touré.
Il s’agissait pour lui, comme pour ses prédécesseurs, de changer pour ne rien changer et pour garder en l’état cette « République de lettrés » qui permet cycliquement la transmission en douceur du pouvoir entre élites, en toute démocratie, dans le respect en apparence de tous les droits des citoyens et avec l’assentiment d’une pluralité de médias « indépendants ».
Or voici que le Pastef arrive au pouvoir par effraction, au prix de milliers de libertés confisquées, au prix du sacrifice suprême consenti par des centaines de jeunes citoyens, parce qu’il proclame la rupture avec l’ancien système de domination et d’aliénation !
Qu’il formule même le « Projet » traduit bientôt en « Vision 2050 » décliné en un « Agenda National de transformation à l’horizon 2050 » !
Or il continue à gérer les vies et les libertés des citoyens comme toujours, sans toucher aux institutions dont il a hérité, en usant comme auparavant du pouvoir suprême du président de la République et éventuellement du premier ministre.
Vivement les réformes
Or le scandale du CNRA indique ceci pour qui sait lire et entendre : la rupture promise par le Pastef ne peut pas se faire en recyclant les vieilles méthodes et les institutions de l’ancien régime. Les militants de Pastef nous l’ont signifié très clairement. Il convient à présent de mettre en œuvre, sans tarder, les grandes réformes annoncées par l’Agenda National de Transformation pour sa phase 1 en cours.
Il s’agit d’engager maintenant la réforme des institutions, la réforme budgétaire et celle foncière.
Les dirigeants et cadres de Pastef doivent se convaincre que c’est maintenant que la réalisation de ces grandes réformes doit être mise en œuvre sans plus tarder. C’est la condition sine qua non de la réussite de notre Projet.
par Ganoune Diop
L'AFRIQUE, UNE VOIE INCONTOURNABLE VERS L'AVENIR DE TOUTE LA FAMILLE HUMAINE
Le continent, qui compte déjà 265 millions de catholiques, voit son influence spirituelle grandir. Cette montée en puissance religieuse s'accompagne d'une responsabilité nouvelle : celle de promouvoir le dialogue interconfessionnel et la paix
Mes racines africaines m'incitent à partager cette réflexion. L'espoir que je nourris pour l'Afrique est justifié car le continent africain est en passe de devenir le futur épicentre des grandes religions du monde. Il est plus que jamais nécessaire d'œuvrer en faveur d'une coexistence pacifique dans la dignité de la différence. Les croyants ne peuvent ignorer la nouvelle réalité de notre monde induisant un nouveau paysage façonné par le rôle accru de l'Afrique, non seulement en termes de richesses en minéraux rares, comme l’uranium et le cobalt, l’or et le diamant, mais aussi et surtout en termes de ressources humaines.
L'Afrique est le continent le plus jeune avec 40 % de sa population âgée de moins de 15 ans.
La démographie religieuse est également significative. On y compte 700 millions de chrétiens, soit 49 % de la population, et 41 % de musulmans. Cette réalité actuelle nécessite un travail intentionnel et proactif pour que la paix et la solidarité se matérialisent au lieu de la rivalité, de la concurrence et des guerres.
Selon des statistiques récentes, en 2021, l'Afrique comptait 265 millions de catholiques, soit 19 % de la population catholique mondiale. D'ici 2050, la World Christian Database prévoit que l'Afrique représentera 32 % des catholiques du monde. L’Église orthodoxe a une présence significative en Afrique, en Éthiopie et en Érythrée mais aussi l’église Copte en Égypte. L'Église adventiste du septième jour en Afrique représente 44 % des membres dans le monde. L'Afrique compte actuellement environ 53 % des membres de la communion mondiale des anabaptistes-mennonites.
L'état du continent est caractérisé par la quête interconfessionnelle de paix et de justice. Au niveau des Nations unies, la réalité suivante mérite d'être mentionnée :
2024 marque la dernière année de ce que les Nations unies ont appelé la « Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine 2015-2024 : Reconnaissance, justice, développement ».
Contexte géopolitique et social actuel
Selon les chiffres publiés par vingt-et-une organisations spécialisées des Nations Unies, les morts causées par le sous-développement économique et social et l'extrême pauvreté dans les 122 pays du tiers-monde s'élèveront, en 2023, à plus de 61 millions d'êtres humains.
Les démographes estiment les ravages causés par la seconde guerre mondiale à18 millions d'hommes, de femmes et d'adolescents morts au combat, et entre 50 et 55 millions de civils tués.
En d'autres termes, la faim, la soif, les épidémies et les conflits causés par la pauvreté détruisent chaque année presque autant de vies humaines que la seconde guerre mondiale en six ans. [1]
Après la première guerre mondiale, la Société des Nations a été créée pour atténuer les conséquences de la guerre. Après la seconde guerre mondiale, une étape supplémentaire a été franchie avec la DUDH. Elle était considérée comme un baromètre qui pouvait contribuer à rendre les gens plus humains partout dans le monde. Le concept de génération de droits a vu le jour.
La classification des droits en fonction des générations a donné une légitimité aux droits des groupes et des minorités, aux minorités religieuses et non religieuses, aux droits des populations autochtones, toutes entités qui partagent l'espace social.
Les droits des peuples en tant que droits collectifs figurent dans les pactes des Nations unies en tant que droits de l'homme. Les experts qualifient les droits des minorités de droits de l'homme de la « troisième génération ». La première génération était axée sur les droits politiques et civils, la seconde sur les droits socio-économiques. Ces deux types de droits étaient axés sur les individus en tant que détenteurs de droits. La troisième génération est également appelée droits de l'homme « de solidarité ». Elle « comprend les droits à des biens tels que le développement, la paix, un environnement sain, la communication, l'assistance humanitaire et une part du patrimoine commun de l'humanité ».[2] Les droits des populations autochtones en tant que droits collectifs sont décrits comme la « quatrième génération » de droits de l'homme. [3]
La déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) a vu le jour à un moment critique de l'histoire de l'humanité. L'inhumanité manifestée au cours de la première et de la seconde guerre mondiale, l'holocauste et les divers génocides, le colonialisme et le pillage des ressources dans le monde entier ont contraint la famille humaine à se rendre compte qu'il était urgent de rédiger un document consensuel définissant clairement et adoptant une boussole morale universelle pour guider l'humanité dans ses relations interpersonnelles, sociales, internationales et géopolitiques. La famille des nations a atteint un moment critique où une réponse vitale et solide était nécessaire, afin que le traitement atroce des êtres humains ne se reproduise plus jamais, plus jamais.
Ce qui était en jeu, c'est la survie et la protection de la notion même ou de la réalité de ce que signifie être humain et quelles sont les responsabilités fondamentales à l'égard de chaque personne. Cet aspect ne doit pas être considéré comme secondaire par rapport à la notion de droits qui lui est associée. La question est plus profonde que les considérations juridiques ou législatives. Elle dépasse la simple restauration des droits. Un consensus autour d'une nouvelle vision devait être trouvé sur ce que signifie être humain.
Il s'agit là d'un point essentiel. Lorsque les gens s'accordent sur l'importance des droits de l'homme, c'est le bon aspect qui prime. Il est certainement urgent et nécessaire de mettre l'accent sur le bon aspect des droits de l'homme, compte tenu des nombreuses violations des droits de l'homme. Mais la dimension la plus fondamentale est la dimension humaine.
Un simple coup d'œil à ce que l'on a appelé les 9 traités fondamentaux révèle une tentative nécessaire de fixer des limites à ce qui est inacceptable dans la manière dont les êtres humains sont traités. Les maux et les injustices qui frappent chaque société sont liés aux discriminations, aux disparités économiques injustes, à la violation de l'intégrité physique des personnes et même à la privation du droit de vivre une vie paisible.
Les documents clés de l'ONU ont commencé à être diffusés. Les consultations politiques ont débouché sur plusieurs pactes, traités et déclarations. Plus précisément, ce que l'on appelle aujourd'hui les 9 principaux traités internationaux relatifs aux droits de l'homme ont été signés après la seconde guerre mondiale, lorsque la sombre inhumanité de la guerre a causé la perte de 60 millions de vies.
Les nations africaines font partie de la famille mondiale des nations. La majorité des États africains sont signataires des traités relatifs aux droits de l'homme, d'où la nécessité de se constituer partie des conversations mondiales.
« Parmi les nombreux instruments relatifs aux droits de l'homme élaborés sous ses auspices, l'ONU a désigné neuf d'entre eux comme des traités internationaux fondamentaux en matière de droits de l'homme. Cela inclut un traité sur les droits civils et politiques, un traité sur les droits économiques, sociaux et culturels, de traités visant à lutter contre la discrimination raciale et sexiste, des traités interdisant la torture et les disparitions forcées, et des traités protégeant les droits des enfants, des travailleurs migrants et des personnes handicapées ».
Le multilatéralisme a connu un essor considérable au lendemain des guerres mondiales. C’est une époque où l'importance de la personne humaine est à nouveau mise en exergue.
Je voudrais attirer votre attention sur le fait que le dénominateur commun de tous les pactes, conventions ou traités mentionnés en général est de délimiter, d'affirmer et de promouvoir l'aspect humain dans l'expression « droits de l'homme ».
Les hommes, les femmes et les enfants sont des êtres humains à part entière. Aucun d'entre eux ne doit faire l'objet d'une discrimination ou d'une atteinte à son intégrité physique, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle et sociale. Personne ne devrait être contraint de croire en quelque chose qui va à l'encontre de ce que lui dicte sa conscience. Aucun ne devrait être victime de violence, de torture, de traitements et de peines inhumains ou dégradants. La dignité humaine exclut l'avilissement de tout être humain. En outre, l'égalité doit être défendue entre tous les êtres humains. Cela fait partie de ce que signifie être humain.
Tout au long de l'histoire de l'humanité, ce droit de jouir de sa pleine humanité a été refusé aux personnes de toutes les sociétés. Les violations des droits des minorités sont enracinées dans la dévalorisation de leur personne en postulant leur prétendue infériorité.
Pour chacun de ces traités fondamentaux, les Nations unies ont mis en place un groupe d'experts indépendants, chargé de surveiller la mise en œuvre du traité par les États parties qui l'ont ratifié.[5]
Plusieurs organisations gouvernementales et non gouvernementales se sont engagées à travailler à la construction de la paix, à surmonter l'hostilité, l'antagonisme, les conflits et à servir de médiateurs pour éviter les guerres. [6]
Le postulat de base de cette réflexion est le suivant : Le premier droit de l'homme est le droit d'être humain, d'être considéré avec respect et traité avec dignité. Sans ce postulat, la question des droits perd son fondement nécessaire. Le défi que posent l'expérience et la mise en œuvre de tout droit de l'homme réside principalement dans le mal sous-jacent qui consiste à déformer les autres en leur déniant leur pleine humanité. La violence à l'égard d'autrui, par exemple, commence par la dévalorisation de la valeur ou de la dignité des personnes et se poursuit par la dévalorisation de l'importance d'autrui.
La deuxième prémisse est que le statut de minorité ne doit pas se traduire par une infériorité ontologique.
Les violations de ces deux principes sont les causes profondes de nombreuses souffrances dans notre monde, hier et aujourd'hui, en particulier pour les Africains, qu'il s'agisse de la conférence de Berlin de 1884, qui portait sur la partition, le pillage, l'exploitation et l'appropriation des ressources africaines, ou des différents esclavages. Le plus connus est l'esclavage transatlantique. Cependant, 800 ans avant que les Portugais ne débarquent sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest, les musulmans arabes étaient impliqués dans ce que l'on appelle l'esclavage transsaharien et oriental. Il y avait des portes de non-retour non seulement dans l'île de Gorée au Sénégal, mais aussi à Zanzibar en Afrique de l'Est et à Cape Coast au Ghana. On pourrait également mentionner l'esclavage intra-africain, comme dans le sultanat de Sokoto au Nigeria.
Tous les enlèvements, la traite des êtres humains, l'asservissement et la domestication des êtres humains ont une cause fondamentale commune : l'inhumanité.
Les Églises chrétiennes qui y ont participé ou en ont été complices par leur silence ont trahi leur vocation authentique à promouvoir la raison pour laquelle Jésus est venu sauver les humains, à savoir créer une nouvelle humanité : des personnes qui croient en lui et qui reçoivent le pouvoir de devenir des enfants de Dieu, nés à nouveau non pas du sang ou de la volonté des humains, mais de Dieu.
En fait, l'objectif primordial de l’'être chrétien commence par être une nouvelle créature comme le dit l'apôtre Paul en 1 Corinthiens 4. Le message chrétien est à la base une personne, la révélation de Jésus-Christ, le Seigneur et Sauveur. L'ensemble des Écritures témoigne de lui (Jean 5.39).
Il est en effet le nouvel Adam, le second Adam, le chef d'une nouvelle humanité. Jésus est aussi le nouveau Moïse, le nouveau Josué, le nouvel Israël. Pour les chrétiens, Il est Dieu avec nous, Emmanuel, tel qu'il est révélé au début de l'évangile de Matthieu et dans l'évangile de Jean. Dans l’évangile de Matthieu, Jésus promet d'être avec ses disciples jusqu'à la fin des temps. Cela nous rappelle également l'engagement et la détermination de Dieu à créer une nouvelle humanité sous la direction de Jésus-Christ. Il s'agit là d'une perspective œcuménique plus large.
Redécouvrir le caractère sacré de la conscience humaine est devenu un impératif moral pour la réhumanisation de notre monde. Les Africains ont une occasion unique d'apporter leur contribution à la construction d'un monde meilleur par le biais d'une Afrique meilleure, où la justice, la droiture et la paix peuvent s'épanouir. Il n'est plus acceptable d'être les bénéficiaires passifs de l'aide d'autres nations et d'être relégués au statut de dépendants de la soi-disant générosité d'autres peuples. Les Africains doivent continuer à faire ce qu'ils font dans de nombreux pays du monde. Ils sont appelés à être des acteurs de la guérison des situations humaines difficiles. Ils doivent se réconcilier avec leur histoire d'hospitalité et de soutien solidaire à leurs frères et sœurs d'humanité, où qu'ils soient. L'identité la plus profonde des Africains en Dieu est forgée à travers une histoire de discrimination, de pillage de leurs ressources et de souffrances de toutes sortes, les plus récentes étant inséparables des crises climatiques mondiales et de plusieurs conséquences involontaires, telles que les migrations.
Apporter l'espoir à la famille humaine et promouvoir l'unité avec Dieu est un véritable projet global.
L'essentiel est de partager un message d'espoir avec un monde en souffrance, confronté à des crises multiformes, des conflits, des violences et des morts prématurés. L'ensemble des services offerts par les diverses religions vise à atténuer le poids des malheurs de l’humanité et à éliminer les récurrences de ces tragédies, tout en rappelant que la connaissance des textes sacrés et des messages des religions est conçue comme le meilleur antidote à la déshumanisation des peuples du monde entier. Pour l’Islam l’unité de l’humanité basée sur l’unicité de Dieu constitue le socle et la fondation d’une humanité réconciliée avec son créateur. Pour les Chrétiens c’est surtout la connaissance de Jésus Christ qui constitue l’antidote suprême comme la déshumanisation, les discriminations, les racismes et autres fléaux sociaux. Ceci a été un défi a cause l’appétit impérialiste, colonisateur et d’appropriation des biens de peuples domines et soumis.
Que le Dieu créateur, seigneur et sauveur, nous aide à embrasser sa volonté absolue. Il offre l’adoption et l'hospitalité à tous les peuples désireux d'entrer dans une alliance éternelle pour former un nouveau peuple créé à son image, dans une vie éternelle de communion et d’acceptation réciproque.
Respecter la dignité de chaque être humain est une des meilleures adorations rendues en l’honneur de Dieu.
Que la famille humaine se rallie autour de cette solidarité.
Ganoune Diop est Secrétaire Général de l’Association Internationale de la Liberté Religieuse.
[1] Voir Jean Ziegler. Où est l'espoir ? Paris, Le Seuil, 2024.
[4] Les mots suivants, inscrits dans la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, sont significatifs :
« Considérant que la Déclaration des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 20 novembre 1963 (résolution 1904 (XVIII) de l'Assemblée générale) affirme solennellement la nécessité d'éliminer rapidement la discrimination raciale dans le monde sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et d'assurer la compréhension et le respect de la dignité de la personne humaine,
Convaincus que toute doctrine de supériorité fondée sur la différenciation raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste et dangereuse, et qu'il n'existe aucune justification à la discrimination raciale, en théorie ou en pratique, où que ce soit,
Réaffirmant que la discrimination entre les êtres humains fondée sur la race, la couleur ou l'origine ethnique constitue un obstacle aux relations amicales et pacifiques entre les nations et est de nature à troubler la paix et la sécurité entre les peuples ainsi que l'harmonie entre les personnes vivant côte à côte, même à l'intérieur d'un seul et même État,
Convaincus que l'existence de barrières raciales est contraire aux idéaux de toute société humaine.... »
[6] Paradoxalement, même les lois de la guerre, censées limiter les abus contre l'humanité fondamentale d'un ennemi, ont été utilisées en dehors de ce principe fondamental.
PAR Abdoul Aziz Diop
MULTIPLE PHOTOS
SONKO S’INVITE À LA RÉCRÉ GÉOPOLITICIENNE DE MACRON
Il est temps que le cartésianisme diplomatique du Sénégal auquel le premier ministre doit être initié assure au pays un niveau de développement économique et social gagé avant tout sur l’idée non moins cartésienne de contrepartie
Le 6 janvier 2025 à Paris, à l'occasion de la Conférence des Ambassadrices et des Ambassadeurs, le président français Emmanuel Macron laisse entendre que « pour tous les gouvernants africains qui n'ont pas eu le courage vis-à-vis de leurs opinions publiques, aucun d'entre eux ne serait aujourd'hui avec un pays souverain si l'armée française ne s'était pas déployée dans cette région ». À cela, le premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko répond en écrivant que « la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté ». Plus loin dans son propre discours, Emmanuel contrarie Macron, apportant de l’eau au moulin de Sonko en précisant qu’« on est partis parce qu'il y a eu des coups d'État, parce qu'on était là à la demande d'États souverains qui avaient demandé à la France de venir. » Tout ça pour ça ?
L’exercice élyséen de géopolitique géopoliticienne auquel s’est précipitamment invité Ousmane Sonko distrait d’une extraordinaire avance sénégalaise qui fait que le pays de la Téranga se donne, depuis 2012 disons, chaque jour davantage, les moyens de sa souveraineté internationale et de la paix intérieure dont il a besoin pour sa contribution exceptionnelle aux grands débats africains et son développement économique et social.
De notre souveraineté internationale
En conformité avec l’esprit et la lettre de deux communiqués de l’Union Africaine sur la situation en Ukraine au début des affrontements avec la Russie, le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 2 mars 2022 réaffirme « l’attachement du Sénégal au respect de l’indépendance et de la souveraineté des États, ainsi qu’à l’application sans discrimination des règles du droit international humanitaire notamment en situation de conflit ». S’y ajoute « l’adhésion du Sénégal aux principes du Non-alignement et du règlement pacifique des différends ». « Macky s’aligne sur le non-alignement », titre le quotidien Les Échos daté du jeudi 3 mars 2022. Le journal mentionne alors l’abstention du Sénégal lors de la réunion d’urgence de l'Assemblée générale des Nations Unies examinant la résolution sur la situation en Ukraine.
Même si les données, provenant initialement de l'Economist Intelligence Unit, montrent que le niveau de capacité et de sophistication militaire du Sénégal, classé 1-5 (bas-haut), d’après une évaluation qualitative de la sophistication militaire et l'étendue de la recherche et du développement militaire, est supérieur à celui de tous les autres pays membres de la CEDEAO, le Sénégal demeure attaché à un ordre mondial post-clausewitzien (sans guerre). On comprend alors aisément pourquoi les Nations Unies se tournent vers le Sénégal dès lors qu’il s’agit de maintenir la paix retrouvée en Afrique au Sud du Sahara et partout ailleurs dans le monde.
De la paix internationale et intérieure
En matière de paix, deux indicateurs de la Global Peace Index - et pas les seuls - montrent que le Sénégal a plutôt la stature d’un grand pays. Les indicateurs en question sont le Niveau global de paix classé 1-5 (haut-bas) et le Niveau de financement des missions de maintien de la paix des Nations Unies classé 1-5 (bas-haut) reçu par le pays.
D’après la Global Peace Index - organisme indépendant - le niveau global de paix au Sénégal montre que notre pays se porte mieux que les deux plus grandes puissances économiques du monde que sont la Chine et les États-Unis d’Amérique (Voir graphiques 1 et 2 en illustration du texte)
Comme on l’entend souvent chez nous, « le Sénégal est un pays de paix ». Le Sénégal est même un pays de grande paix comparé à l’Allemagne (Graphique 3) et à la France (Graphique 4).
Il ressort des deux derniers graphiques (3 et 4) que même si l’Allemagne et la France surclassent le Sénégal en matière de Niveau global de paix, notre pays est au secours des deux plus grandes nations de l’Union européenne et de presque toutes les autres nations du monde entier dès lors qu’on s’intéresse au second indicateur de la Global Peace Index (Graphiques 5 et 6), c’est-à-dire le Niveau de financement des missions de maintien de la paix des Nations Unies classé 1-5 (bas-haut) reçu par le pays.
Nous sommes le monde dès lors qu’il s’agit de maintenir la paix. Quid de l’économie, de la monnaie et du développement ?
Il ne fait aucun doute qu’à la lumière de ce qui vient d’être dit, il n’y a pas de corrélation positive immédiate entre la paix et le développement au Sénégal. Nous devons néanmoins nous demander pourquoi notre leadership mondial incontesté en matière de paix intérieure et de maintien de la paix dans le monde ne nous vaut toujours pas la contrepartie que les Sénégalais sont en droit d’en attendre. Nos dirigeants depuis notre accession à la souveraineté internationale sont tous légitimés à exiger ladite contrepartie en échange de notre engagement sur tous les terrains de conflit dans le monde. Lorsqu’elle ne se manifeste pas sous forme de financements massifs venant des pays industrialisés qui regardent du côté du Sénégal pour le retour de la paix dans le monde, notre pays est fondé à obtenir, du fait de son leadership mondial en matière de paix, une voix prépondérante qui l’autorise définitivement à indiquer une direction suivie par tous nos partenaires techniques et financiers et les Nations Unies dans les domaines cruciaux que sont la souveraineté monétaire à travers l’Eco ou tout autre mécanisme alternatif, la croissance inclusive et le développement économique et social.
Il est temps que le cartésianisme diplomatique du Sénégal auquel Ousmane Sonko doit être initié assure au pays un niveau de développement économique et social gagé avant tout sur l’idée non moins cartésienne de contrepartie. C’est à cette réflexion que nous invitons le premier ministre pour sortir des jugements globaux dont l’électorat de sa faction est de moins en moins dupe pour cause de désenchantement postélectoral chaque jour grandissant. Pourtant le président Diomaye avait été clair avec son premier ministre le 31 décembre 2024 : « Je sais que chaque foyer sénégalais aspire à de meilleures conditions de vie, à une justice sociale accrue et à la certitude que l’État sert véritablement l’intérêt général. C’est pour répondre à cette légitime aspiration que le Premier ministre, Monsieur Ousmane Sonko, à qui je réitère ma confiance absolue, a présenté devant l’Assemblée nationale sa Déclaration de Politique Générale. »
Une chose est sûre : les données brutes mises en lumière dans cette tribune montrent qu’il ne suffit pas de s’inviter à la folle récréation parisienne de géopolitique géopoliticienne pour se conformer, encore qu’il est temps, à l’esprit et à la lettre de la dernière adresse à la Nation du président Faye. Ce dernier paraphera, le moment venu, les petits et moins petits accords entre diplomates sénégalais et français pour le compte des deux États souverains.