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3 avril 2025
Santé
MECONTENTE, L'ANSFES DANS LES RUES LE 7 MARS PROCHAIN
De plus en plus victimes de violences administratives, verbales, physiques souvent basées sur le genre, dues à leurs statuts de femmes vulnérables, les sages-femmes sont humiliées et vivent des frustrations dans les postes de santé
De plus en plus victimes de violences administratives, verbales, physiques souvent basées sur le genre, dues à leurs statuts de femmes vulnérables, les sages-femmes sont humiliées et vivent des frustrations dans les postes de santé où certains Médecin-chefs de district (MCD) placent des agents hiérarchiquement inférieurs en grade au-dessus d'elles comme leur supérieur hiérarchique pour les rabaisser davantage.
Pour mettre fin à cette situation l’Association Nationale des Sages-Femmes d’Etat du Sénégal (ANSFES) a tenu une conférence de presse à l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social ce Samedi pour marquer leurs désapprobation. « Chaque année les sages-femmes subissent des dizaines d'agressions le plus souvent restées impunies. Après Aïda agressée à Kolda en 2020, Rokhaya à Sedhiou en 2021, Gnima Sagna a failli y laisser sa vie au poste de santé de Fadial en 2021. Nous venons de subir 2 nouvelles agressions en 2022, à Diana Malari et la dernière dans le village de Bambali sans compter celles qui passent sous silence par peur de perdre son poste » plaide Bigué Bâ Mbodji, présidente de la dite association.
Pour montrer leurs mécontentement tout en respectant leur serment d’assister les femmes, les nouveau-nés, la communauté et pour éviter des mortalités maternelle, ladite association avait décrété des journées « MATERNITE SANS SAGE-FEMME) en restant dans les maternités et autres lieux de travail avec le port de brassards rouges. Ce, étant donné qu'une absence de prise en charge de complications maternelles, fœtales et néo-natales de plus de 2 heures serait dramatique dans tout le pays.
En effet, d’après la présidente, cela n’a servi à rien c’est pourquoi « nous projetons de passer à la vitesse supérieure en commençant par une marche pacifique nationale de protestation le 07 mars 2022, des sit-in dans les formations sanitaires, une journée de Maternité sans sages-femmes de manière effective et toute autre forme de protestation légale pour notre survie », informe la présidente de l’Association Nationale des Sages-Femmes d’Etat du Sénégal.
Cependant, elle interpelle leur ministère de tutelle, les autorités sanitaires et administratives et le Président de la République pour un règlement définitif de tous ces problèmes dont les Sages-Femmes font face depuis des années.
RESURGENCE DE LA POLIO : UN PHENOMENE HANDICAPANT
Le deuxième passage des nouvelles Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite a été lancé vendredi au centre de santé Gaspard Camara de Dakar, a constaté l’APS.
Le deuxième passage des nouvelles Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite a été lancé vendredi au centre de santé Gaspard Camara de Dakar, a constaté l’APS.
«Le premier passage mené du 17 au 19 décembre 2021 sur l’étendue du territoire national dans un contexte difficile de pandémie de covid-19 a certes permis d’atteindre l’objectif de 95 % au niveau national, mais cette performance est insuffisante à cause des disparités notées au niveau des régions et districts», a expliqué le Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Venu présider la cérémonie de lancement des Jnv (25-27 février) devant les autorités administratives, locales et sanitaires, Alphonse Thiaw a relevé que c’est «ce cahier de charge qui est assigné aux agents de santé et aux acteurs communautaires, sous la supervision de l’Administration territoriale et l’implication des communes, des départements et de toute la communauté».
Au Sénégal, le dernier cas de poliomyélite à poliovirus sauvage remonte à 1998. Toutefois, en 2010, le pays a connu quelques cas importés de poliovirus sauvage qui ont été maitrisés en moins de 6 mois. Depuis lors, une accalmie notable a été enregistrée grâce aux progrès du Programme élargi de vaccination de routine et de la surveillance, a rappelé le représentant du ministre. «Malheureusement, ces acquis ont été remis en cause un peu partout dans la sous-région et le Sénégal n’a pas été en reste», a-t-il dit.
En janvier 2021, un cas de poliovirus de type 2 a été isolé dans un échantillon environnemental, suivi quelques mois plus tard de l’apparition dans le pays, de formes paralytiques au niveau de certains enfants dans quelques districts sanitaires du pays.
Pour atteindre les objectifs assignés à cette campagne, l’autorité sanitaire a dit compter, «comme par le passé, sur la motivation du personnel de santé et des volontaires, sur l’implication des élus locaux, des différents réseaux et associations à base communautaire notamment les Bajenu Gokh, sur les autorités religieuses, les chefs de quartiers et de villages, entre autres». Alphonse Thiaw a également lancé un appel solennel aux parents pour que tous les enfants âgés de 0 et 5 ans puissent être vaccinés durant cette campagne.
Prenant part, la représentante de l’Unicef au Sénégal, Silvia Danailov, au nom des partenaires de l’Initiative Mondiale de l’Eradication de la Poliomyélite, a rappelé que «la poliomyélite est une maladie grave, très contagieuse et invalidante, dont la souffrance et le poids, peuvent être évités par un simple geste : l’administration de 2 gouttes du vaccin polio oral aux enfants âgés de moins de 5 ans».
Depuis le lancement de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (Imep) en 1988, a-t-elle souligné, «beaucoup de succès ont été enregistrés grâce aux efforts de vaccination de routine et aux multiples campagnes organisées».
Grâce à cette initiative, l’incidence de la poliomyélite a été réduite de 99,98% à l’échelle mondiale, selon Silvia Danailov. Des progrès sont imputables à l’utilisation à grande échelle du vaccin antipoliomyélitique oral (Vpo) avec sa capacité unique à induire le développement d’une immunité de groupe, car un enfant vacciné permet d’immuniser 200 personnes autour de lui. Elle a réitéré l’engagement des partenaires de l’Initiative mondiale d’Eradication de la Polio (Imep) d’accompagner cette campagne de sorte à contribuer efficacement à l’arrêt de circulation du poliovirus de type 2 et à la santé des enfants au Sénégal.
CAMPAGNE VACCINALE CONTRE LA POLIOMYÉLITE, 36.614 ENFANTS CIBLÉS À KÉDOUGOU
Les autorités sanitaires de la région de Kédougou ciblent 36.614 enfants âgés de zéro a cinq ans pour le deuxième passage des journées de vaccination contre la poliomyélite, qui doivent démarrer ce vendredi.
Kédougou, 25 fév (APS) - Les autorités sanitaires de la région de Kédougou ciblent 36.614 enfants âgés de zéro a cinq ans pour le deuxième passage des journées de vaccination contre la poliomyélite, qui doivent démarrer ce vendredi.
Dans ce cadre, 288 équipes et 356 volontaires communautaires, appuyés par 103 superviseurs sont mobilisés, indique la région médicale dans un document transmis à l’APS.
Vingt membres de l’équipe cadre de la région médicale et des trois district sanitaires, ainsi que cinquante infirmiers chefs de poste et sages-femmes sont aussi déployés dans toute la région.
Ils sont chargés d’administrer les doses de vaccins VPG aux enfants ciblés, à travers la stratégie du porte-à-porte.
La médicale de Kédougou a reçu l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Elle insiste sur la nécessaire implication de tous les acteurs communautaires, "badienou gox" (marraines de quartier), chefs de quartier, conseils de la jeunesse, imams, dans la sensibilisation des familles.
L’objectif est de garantir aux volontaires un bon accueil, dans les concessions durant toute la campagne de vaccination.
LES AGENTS DE SANTÉ PAYENT UN LOURD TRIBUT À CAUSE DE LA COVID-19
115.500 décès, multiplication des absences pour maladie, épuisement…Les personnels de santé dans le monde sont les premières victimes de la pandémie de Covid-19
Les personnels de santé dans le monde sont les premières victimes de la pandémie de Covid-19. En plus de compter 115 500 décès dans leurs rangs, il a été constaté une multiplication des absences pour maladie et un épuisement des troupes. Conséquences : il a été noté une exacerbation des pénuries préexistantes de travailleurs de la santé.
Alors que la pandémie de Covid19 continue d’exercer une forte pression sur le personnel soignant, l’Organisation internationale du Travail (Oit) et l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) ont publié, lundi dernier, un nouveau guide pour renforcer la protection des personnels de santé dans le monde. Profitant de la cérémonie de présentation du document, l’Oms et l’Oit ont recommandé de mettre en œuvre des programmes durables de gestion de la santé et de la sécurité au travail pour les agents de santé, au niveau national, infranational et des établissements de santé.
Les deux organisations estiment que ces programmes devraient couvrir tous les risques professionnels : infectieux, ergonomiques, physiques, chimiques et psychosociaux. «La pandémie de Covid-19 a fait payer un lourd tribut supplémentaire aux travailleurs de la santé et a exposé une dangereuse négligence de leur santé, de leur sécurité et de leur bienêtre. Plus d’une structure sanitaire sur trois ne dispose pas de postes d’hygiène sur les lieux de soins.
Moins d’un pays sur six a mis en place une politique nationale pour un environnement de travail sûr dans le secteur de la santé», signalent dans leur note l’Oms et l’Oit. Elles précisent que finalement, la crise de Covid-19 a mis en évidence le coût de ce manque systémique de garanties pour la santé, la sécurité et le bien-être des travailleurs de la santé. «Au cours des 18 premiers mois de la pandémie, environ 115.500 agents de santé sont décédés des suites de la Covid-19», a affirmé James Campbell, Directeur du département Personnel de santé de l’Oms. De plus, souligne-t-il, les absences pour maladie et épuisement ont exacerbé les pénuries préexistantes de travailleurs de la santé. Elles ont sapé les capacités des systèmes de santé à répondre à la demande accrue de soins et de préventions pendant la crise, a-t-il ajouté.
L’ESSENTIEL SUR LE NOUVEAU GUIDE DE L’OIT ET DE L’OMS POUR RENFORCER LA PROTECTION DES PERSONNELS DE SANTÉ
Revenant par ailleurs sur le nouveau guide pour renforcer la protection des personnels de santé dans le monde, l’Oit etl’Oms soulignent que cette publication de l’Onu contribue à améliorer la gestion de la santé et de la sécurité au travail dans les établissements de santé, à l’échelle nationale et locale. «Les agents de santé souffraient d’infections, de troubles musculo-squelettiques et de blessures, de violence et de harcèlement au travail, d’épuisement professionnel et d’allergies en raison du mauvais environnement de travail», a déclaré la Directrice du département Environnement, changement climatique et santé de l’Oms, Dre Maria Neira.
Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’Onu, même avant la pandémie du nouveau coronavirus, le secteur de la santé figurait parmi les secteurs les plus dangereux pour travailler. «Seuls quelques établissements de santé avaient mis en place des programmes de gestion de la santé et de la sécurité au travail», a ajouté Dre Neira. Plus largement, le guide décrit également les rôles que les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et les services de santé au travail devraient jouer dans la protection de la santé, de la sécurité et du bien-être des travailleurs de la santé. Il rappelle aussi l’importance de l’investissement continu et de la formation pour maintenir les progrès dans la mise en œuvre des programmes.
Mais pour l’Oit, des mécanismes efficaces doivent être mis en place pour assurer une collaboration continue entre les employeurs, les gestionnaires et les travailleurs de la santé, dans le but de protéger la santé et la sécurité au travail. «Les travailleurs de la santé devraient jouir de leur droit à un travail décent, à des environnements de travail sûrs et sains et à une protection sociale pour les soins de santé, les absences pour maladie et les maladies et lésions professionnelles», a affirmé la Directrice du département des politiques sectorielles de l’Oit, Alette van Leur.
Selon l’Onu, les pays qui ont mis activement en œuvre ce genre de programmes ont enregistré une réduction des blessures et des maladies liées au travail et des absences pour maladie, ainsi que des améliorations de l’environnement de travail, de la productivité du travail et de la rétention des travailleurs de la santé. L’Oms et l’Oit de marteler qu’elles continueront à fournir des conseils et une assistance aux pays pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de santé et de sécurité au travail pour les agents de santé.
LE TABAGISME PLUS MEURTRIER QUE TOUT
Selon le professeur Diagne, le tabagisme "s’est révélé même plus mortel que la pandémie de la COVID-19 qui, à ce jour, a provoqué la mort de 5,89 millions de personnes à travers le monde".
Saly-Portudal (Mbour), 22 fév (APS) - Le tabagisme, en plus de se révéler ’’plus meurtrier’’ que le Covid-19, par exemple, met à nu les inégalités sociales entre les pays développés et ceux en développement et même à l’intérieur de ces derniers, a soutenu, mardi, le directeur du Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES), le professeur Abdoulaye Diagne.
"Aucun fléau, y compris la COVID-19, n’a fait, à ce jour, autant de morts par an que le tabac", a-t-il relevé à l’ouverture d’un atelier national de renforcement de capacités en faveur d’une application effective des directives de la CEDEAO et de l’UEMOA portant harmonisation du droit d’accise sur les produits du tabac dans les Etats-membres concernés.
Cette rencontre de deux jours (22-23 février) se tient à Saly-Portudal (Mbour), en vue de créer une synergie d’actions pour renforcer, auprès des acteurs étatiques, des représentants des cellules de l’UEMOA et de la CEDEAO, ainsi que de la société civile, le plaidoyer pour l’application desdites directives.
Selon le professeur Diagne, le tabagisme "s’est révélé même plus mortel que la pandémie de la COVID-19 qui, à ce jour, a provoqué la mort de 5,89 millions de personnes à travers le monde".
"Progressant à bas bruit, le tabagisme touche un nombre croissant de personnes dans le monde", a signalé le chercheur, citant des statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) selon lesquelles chaque année, plus de huit millions de personnes meurent du tabac dans le monde dont 460.000 en Afrique.
S’y ajoute que le tabagisme "met à nu les inégalités économiques et sociales entre les pays et, à l’intérieur des pays, entre les différents groupes socioéconomiques", note-t-il.
"Dans les pays en développement, les groupes socioéconomiques les moins favorisés consacrent au tabac une part plus importante de leurs budgets de consommation que les groupes non pauvres, et de ce fait, ils s’exposent plus aux maladies non transmissibles", a-t-il analysé.
Ces groupes connaissent de cette manière "une baisse de productivité, finalement ont une durée de vie plus courte", a souligné le directeur du Consortium pour la recherche économique et sociale.
Eu égard à son coût en vies humaines, le tabagisme doit être en tête de l’agenda de la lutte contre les fléaux sanitaires, particulièrement les pays africains, a-t-il préconisé.
Aussi, "face à ces dégâts humains et économiques considérables, la communauté internationale, les pays ouest-africains notamment, n’ont d’autre choix que de combattre résolument ce fléau", a indiqué Diagne.
Il a rappelé que le tabagisme est un facteur de risque majeur pour les maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension, l’insuffisance coronarienne, l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
De même, la consommation du tabac est également "le plus grand facteur de risque de cancer", dont les plus fréquents sont ceux du poumon, de la vessie, des reins, du larynx, de la bouche, du pancréas et de l’estomac, a-t-il insisté.
L’HÔPITAL THIERNO MANSOUR BARRO DE MBOUR EN GREVE LUNDI
L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital Thierno Mansour Barro de Mbour (ouest), annonce avoir décidé de décréter une grève de deux jours, à partir de lundi.
Mbour, 20 fév (APS) - L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital Thierno Mansour Barro de Mbour (ouest), annonce avoir décidé de décréter une grève de deux jours, à partir de lundi.
Les grévistes comptent par ce biais amener les autorités concernées à finaliser le dossier POLIMED, du nom du centre d’imagerie médicale de cet hôpital, un établissement de santé de niveau 1.
Ils annoncent que "seules les urgences seront prises" lors de ce mouvement de grève initié par l’intersyndicale regroupant le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) et le Syndicat national des travailleurs de la santé (SYNTRAS).
Dans une note adressée à la directrice de leur hôpital, l’intersyndicale se dit disponible pour une rencontre de réflexion, malgré son mot d’ordre de grève.
LE CANCER RESTE UNE "PANDÉMIE MÉCONNUE"
"C’est une pandémie qui est méconnue, et c’est la première infection non transmissible dans le monde. Le papillomavirus est à l’origine de neuf autres cancers", a rappelé le docteur Dieng, gynécologue, colposcopiste.
Dakar, 18 fév (APS) - Le secrétaire général de la Société sénégalaise de colposcopie et de pathologie liée au papillomavirus, docteur Ousmane Dieng, a indiqué vendredi que le cancer reste une "pandémie méconnue" et juge inadmissible qu’en 2020, les femmes puissent continuer à contracter cette maladie et à en mourir.
"C’est une pandémie qui est méconnue, et c’est la première infection non transmissible dans le monde. Le papillomavirus est à l’origine de neuf autres cancers", a rappelé le docteur Dieng, gynécologue, colposcopiste.
Il s’exprimait lors d’un point de presse organisé au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (SNEIPS), en prélude à la journée de sensibilisation contre le papillomavirus.
Cette journée sera célébrée pour la première fois au Sénégal le 4 mars prochain, autour du thème "Un souci de moins".
Parlant du cancer du col de l’utérus causé par le papillomavirus, le docteur Ousmane Dieng a jugé "inadmissible qu’en 2020 les femmes continuent d’avoir le cancer et d’en mourir". Il a révélé que certains "pays scandinaves (…) commencent à éliminer le cancer du col grâce à la vaccination".
Le papillomavirus est un virus "méconnu de la population générale. Grâce au dépistage et à la vaccination, on pourra éliminer le cancer, et notre pays ne doit pas rater cette occasion", a-t-il dit.
"Aujourd’hui, il n’est plus normal pour une femme d’attraper le cancer du col de l’utérus, parce que le délai entre l’infection par le virus et l’apparition du cancer, c’est 20 ans", a-t-il martelé.
Il a appelé à "inciter les femmes âgées de 30 à 69 ans à faire régulièrement le dépistage", notant que "c’est une chance pour les filles âgées de 9 à 13 ans de se vacciner, parce que ce vaccin est disponible et gratuit au Sénégal, depuis novembre 2018 dans le cadre du Programme élargi de vaccination".
Il a cependant indiqué que "la vaccination a souffert de la pandémie à Covid-19", situation selon lui illustrée par le fait qu’au lancement de la campagne, le taux de couverture, qui "avoisinait les 95% de la cible", a entre temps "diminué", pour tourner aujourd’hui "autour de 47%".
Le docteur Dieng, lui-même gynécologue spécialiste du cancer, précise qu’au Sénégal, "il y a environ plus de 11.000 cas de cancers (…) par année", dont 2.500 relèvent du cancer du col de l’utérus.
"Parmi ces 2500 cas, 80% vont décéder. C’est cela la triste réalité. Elles [les femmes affectées] vont arriver à un stade très tardif. Ce sont des décès évitables et c’est le sens de notre combat", a-t-il lancé.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) estime à 11.317 le nombre de nouveaux cas de cancers diagnostiqués au Sénégal en 2020, année où le pays a aussi enregistré 7.893 décès, avait révélé début février le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
Les formes les plus répandues sont les cancers du col de l’utérus (17,8%) et du sein (16,7%), avait-il précisé lors d’un forum de mobilisation autour de la lutte contre le cancer organisé à Dakar.
Il avait prévenu que les taux d’incidence et de mortalité devraient augmenter de plus de 40% d’ici à 2030, si des mesures urgentes ne sont pas prises.
DAKAR ET TOKYO METTENT SUR PIED UN COMITÉ DE PILOTAGE DE LEUR COOPÉRATION SANITAIRE
Le Japon et le Sénégal ont créé un comité de pilotage chargé de suivre et d’évaluer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé, a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
Dakar, 17 fév (APS) – Le Japon et le Sénégal ont créé un comité de pilotage chargé de suivre et d’évaluer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé, a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
‘’La pertinence de [cette initiative] est le fait que ce comité de pilotage intégré nous permettra de faire un suivi rapproché des interventions en matière de santé’’, s’est réjoui le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue.
Cette nouvelle instance ‘’donnera plus d’efficacité et d’harmonie à l’aide fournie par [le Japon] au ministère’’ sénégalais, selon M. Mbengue.
Les membres du comité vont se réunir une fois par semestre pour ‘’identifier les défis’’ de la coopération entre Tokyo et Dakar en matière de santé et ‘’adapter les projets’’ de partenariat aux ‘’évolutions’’ du secteur.
Les domaines de coopération du Japon avec le Sénégal portent sur l’amélioration de la santé maternelle et infantile, le renforcement du système de santé sénégalais et le développement de ses ressources humaines, selon le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Alassane Mbengue rappelle que l’Agence nationale de la couverture maladie universelle du Sénégal bénéficie de l’assistance technique japonaise.
Le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon au Sénégal, Nakajima Daisuke, a insisté sur l’importance que son pays accorde au volet suivi-évaluation de sa coopération avec Dakar.
Cette évaluation ‘’nous permet de faire des avancées et de promouvoir le secteur de la santé au Sénégal, de raffermir l’amitié et la solidarité entre nos deux pays’’, a-t-il ajouté.
POUR UNE EQUITE DANS LE SYSTEME DE REMUNERATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE, LA FÉDÉRATION DES SYNDICATS DE LA SANTÉ ANNONCE UNE GRÈVE TOTALE LE 25 MARS PROCHAIN
L’iniquité des régimes indemnitaires des fonctionnaires au Sénégal révolte les membres de la Fédération des Syndicats de la Santé (F2S)
Les membres de Fédération des Syndicats de la Santé (F2S) ont organisé hier une assemblée générale pour exiger une correction des régimes indemnitaire dans la Fonction publique. A l’issue de la rencontre, le secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt3S), par ailleurs porte-parole du jour, Dr cheikh Seck a décliné leur plan d’action dans lequel figure une grève générale le 25 mars.
L’iniquité des régimes indemnitaires des fonctionnaires au Sénégal révolte les membres de la Fédération des Syndicats de la Santé (F2S). Pour exiger une correction de cette situation, Dr Cheikh Seck et ses camarades ont décliné leur plan d’action dans lequel ils prévoient une grève totale le 25 mars prochain. «Nous avons prévu quatre assemblées générales qui seront suivies d’une grande marche et puis une grève générale vers le 25 mars 2022. Ce plan d’actions n’est que le début de notre combat. D’autres actions vont se dérouler pour que l’Etat nous respecte», renseigne le secrétaire général du Sdt3S.
En effet, selon le syndicaliste, les agents de santé vivent des situations dramatiques dans leurs carrières. «Depuis un certain temps, on augmente des salaires tous azimuts. La masse salariale est évaluée à des centaines de milliards Fcfa. Il y a des camarades qui, depuis 10 ans, devraient être reclassés à la hiérarchie A. Mais cela n’a pas été fait jusqu’à présent, parce que le recrutement au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale se fait sur des bases politiques», a fustigé le porte-parole de la F2S, à l’issue de l’assemblée générale. Poursuivant, il rappelle qu’une étude sur le système de rémunération avait été commanditée par le gouvernement qui avait promis d’apporter une correction sur les disparités. «Malheureusement, rien n’a été fait», peste le syndicaliste.
A l’en croire, les agents de santé ne bénéficient même pas d’indemnité de logement. «Nous sommes les plus mal payés. Je ne peux pas comprendre qu’une personne qui n’a même pas le niveau du Bac perçoive le double de ce que perçoit un agent de santé qui a un Bac plus 5. Pire, les infirmiers d’Etat n’ont même pas un salaire de 200.000 FCFA par mois alors qu’au même moment, le gouvernement alloue une indemnité de 700.000 F CFA aux inspecteurs du Travail», clame le syndicaliste qui estime que 80% des agents de santé n’ont pas de statut. «Il est donc grand temps qu’on leur trouve un statut. A l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, nous sommes presque 1000 agents et seuls 300 sont dans la Fonction publique. Il est temps qu’on respecte les agents de santé», tonne Dr Cheikh Seck.
Par ailleurs, le physiothérapeute dénonce la création de nombreuses structures sanitaires privées. «Les cliniques sont en train de pousser comme des champignons et les gens qui sont là-bas ne sont pas plus compétents que nous», tranche le porte-parole de la F2S. Il réclame ainsi une augmentation de salaire ainsi qu’un plan de carrière pour tous les agents de la santé. «Nous avons choisi de servir dans le service public, donc il faut que le gouvernement nous respecte. Et nous mettons en garde le gouvernement: si nous quittons ce service public, ce sont les populations qui vont en pâtir», prévient le syndicaliste qui invite dans la même veine l’Etat à renforcer le personnel des agents de santé communautaires dans les structures sanitaires. «Ce sont ces mêmes personnes qui sont dans les postes de santé pour mener les campagnes de vaccination et qui nous accompagnent dans les soins que nous faisons dans les structures sanitaires», clame-t-il.
LA REVUE DE PRESSE DE L'APS CE JEUDI ANNONCE LES COULEURS D'UNE PERTUBATION DANS LE SECTEUR DE LA SANTE
Après le secteur de l’éducation, les agents de la santé sont en ordre de bataille
Dakar, 17 fev (APS) – Après le secteur de l’éducation paralysé par le mouvement des syndicats enseignants, les quotidiens reçus jeudi à l’APS redoutent des perturbations dans le secteur de la santé suite au dépôt d’un préavis de grève par l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum.
’’Après le secteur de l’éducation, les agents de la santé sont en ordre de bataille’’, souligne Vox Populi qui note que le mouvement And Gueusseum ‘’fait monter la température avec le dépôt d’un préavis de grève et un plan d’actions de feu pour les mois de février et mars’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum a constaté pour le déplorer (….) + l’immobilisme et l’inertie du ministère de la Santé et de l’Action sociale quant la signature du protocole d’accord avec le gouvernement’’.
’’Le pouvoir a, par ces temps qui courent, fort à pacifier le front social. Alors que la grève des enseignants s’intensifie, And Gueusseum a lui aussi décidé de secouer le gouvernement pour faire tomber les sous. C’est dans ce cadre qu’elle a déposé un préavis de grève couvrant la période du 16 juillet au 31 décembre 2022 pour l’ouverture de négociations’’, souligne La Tribune.
L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum est aussi ‘’sur le pied de guerre’’ pour ‘’exiger la signature d’un protocole d’accord ainsi que de nombreuses autres revendication’’, dit Kritik.
’’Après les remous dans l’éducation, la santé contaminée’’, note le quotidien Bës Bi Le Jour qui écrit : ‘’ C’est un front social en ébullition. La Santé a chopé le virus de la grève, après l’Education. L’Allian - ce des syndicats autonomes de la santé (Asas) a décidé de rejoindre les enseignants dans leur mouvement d’humeur’’.
En politique, WalQuotidien relève Macky Sall ’’met le cap sur les législatives’’ prévues en juillet en débauchant des opposants.
’’Malgré la secousse provoquée lors des dernières élections territoriales par l’opposition victorieuse dans des villes très stratégiques comme Dakar,Thiès, Ziguinchor, Macky Sall ne s’avoue pas vaincu. Au contraire, en bon stratège politique, Macky Sall n’a pas attendu longtemps pour mettre en branle sa machine de guerre politique. Il ne perd pas de temps pour se refaire une santé politique avant les élections législatives prévues du 31 juillet prochain’’, écrit Walf.
’’Le maire de la Médina, Bamba Fall, est le premier à mordre à son hameçon. Ce coup lui permet de respirer un peu à Dakar, la capitale que Barthélémy Dias et ses camarades ont presque fini de quadriller’’, ajoute la publication.