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3 avril 2025
Santé
HAOUA BOCAR LY TALL PRÉCONISE L’ÉDUCATION POUR CHANGER LES MENTALITÉS
Auteur de l’ouvrage : «La pratique des mutilations génitales féminines. Valeurs culturelles ou répression sexuelle ?» Haoua Bocar Ly Tall prône l’éducation des populations pour éradiquer la pratique des Mutilations génitales féminines (MGF)
Auteur de l’ouvrage : «La pratique des mutilations génitales féminines. Valeurs culturelles ou répression sexuelle ?» Haoua Bocar Ly Tall prône l’éducation des populations pour éradiquer la pratique des Mutilations génitales féminines (MGF) au Sénégal et dans les autres pays du monde.
«C’est vrai que la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) a un peu reculé, mais elle est encore là », a reconnu, Dr Haoua Bocar Ly Tall, militante de la lutte contre les MGF dans le monde. Pour venir à bout de cette pratique, la sociologue préconise l’éducation. «Comme disait Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer les mentalités», insiste Mme Tall qui estime que les acteurs, qui ont inscrit dans leurs plans d’action et autres programmes la lutte contre cette pratique ne sont pas dans une synergie d’actions afin de gagner le combat de l’éducation, de la sensibilisation et de la conscientisation des populations cibles. Et ce, même si cette pratique est interdite par la législation sénégalaise.
Instituée par l’Organisation des Nations Unies en 2003, la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des MGF est célébrée 6 février et vise à sensibiliser les États et la société civile sur les MGF, et encourager des mesures pour y mettre fin. Mais, la pratique reste encore répandue. D’ailleurs, la cartographie de la situation montre un tableau sombre.
D’après l’Unicef, une femme sur quatre âgée de 15 à 49 ans a subi une mutilation génitale féminine et/ou une excision (MGF/E) au Sénégal. Et la pratique est répandue dans le sud et le nord du pays, notamment dans les régions de Kédougou (91,0%), Sédhiou (75,6%), Matam (73,3%), Tambacounda (71,8%), Ziguinchor (68,2%) et Kolda (63,6%).
Malgré ces chiffres alarmants, Haoua Bocar Ly Tall reste confiante. «Au moins, le tabou est tombé parce qu’au moins on en parle. Lorsqu’on créait le comité interafricain sur les pratiques traditionnelles, on n’a même pas osé en parler ouvertement, à plus forte raison allé sur des plateaux de télévision en parler. Car, on nous accusait d’être des intellectuels acculturés», indique l’experte sur les questions de genre.
Et d’ajouter : «Certains disent que ce sont des valeurs culturelles et qu’on s’attaque à la culture. D’autres, notamment les féministes, affirment que c’est de la répression sexuelle, c’est pour contrôler le corps de la femme et diminuer sa sensibilité...
Alors, pour répondre à ces questions, j’ai fait des recherches pendant 9 ans à travers le monde et ce que j’ai découvert, c’est que ce n’est pas seulement une pratique africaine. Avant de quitter le Sénégal, je pensais que c’était une pratique des Peuls, mais ça se passe en Jordanie, chez les Turcs, en Russie, et cela s’est fait à une certaine époque en France. Et la pratique continue d’exister en Indonésie, au Pakistan…Donc c’est une pratique quasi mondiale».
CONTINUITE DES SERVICES DE SANTE, L’OMS PARLE DE RUPTURE
Deux ans après le début de la pandémie, les systèmes de santé sont toujours confrontés à des défis importants pour fournir des services de santé essentiels
Des milliards sont injectés dans la prise en charge des cas de Covid-19 dans plusieurs pays d’Afrique. Malgré ces gros investissements, la continuité des services de santé reste à désirer dans plus de 90 % des pays interrogés lors du troisième cycle de l’enquête mondiale de l’OMS pendant la pandémie de Covid-19.
Deux ans après le début de la pandémie, les systèmes de santé sont toujours confrontés à des défis importants pour fournir des services de santé essentiels. L’Organisation mondiale de la santé dans une de ces enquêtes, a noté des perturbations continues dans plus de 90 % des pays interrogés lors de son troisième cycle de l’enquête mondiale pendant la pandémie de Covid-19.
Selon le rapport, les pays ont signalé des perturbations dans les services pour tous les principaux domaines de santé. Plus de la moitié des pays étudiés, de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès aux soins primaires et aux soins communautaires. Des perturbations importantes qui ont également été signalées selon l’Oms dans les soins d’urgence, particulièrement préoccupantes compte tenu de l’impact sur les personnes ayant des besoins de santé urgents. « Trente-six pour cent des pays ont signalé des perturbations des services d’ambulance ; 32 % aux services d’urgence 24 heures sur 24 et 23 % aux chirurgies d’urgence » souligne le rapport de l’Oms.
Et de poursuivre : « les chirurgies électives ont également été interrompues dans 59 % des pays, ce qui peut avoir des conséquences cumulées sur la santé et le bien-être à mesure que la pandémie se poursuit. Des perturbations des soins de réadaptation et des soins palliatifs ont également été signalées dans environ la moitié des pays étudiés ». Des défis en matière de personnel de santé ont été signalés.
Selon l’Oms, 56 % des pays pour les diagnostics ont été recensés et les tests 64 % pour les thérapeutiques et traitements COVID-19, et 36 % pour la distribution et l’utilisation des EPI. « Les défis du côté de la demande, tels que le manque d’acceptation, d’accès et d’abordabilité par la communauté, sont les goulots d’étranglement les plus fréquemment signalés pour la vaccination contre la COVID-19. Cinquante-huit pour cent des pays ont signalé des difficultés du côté de la demande comme principal goulet d’étranglement à l’accès au vaccin contre la COVID-19 et 35 % ont signalé des difficultés pour les personnels de santé » fait savoir le rapport.
D’autres obstacles incluent le manque de financement; les pénuries d’approvisionnement et d’équipement; et le manque de données, d’informations, de stratégies et d’orientations. Les principaux obstacles au rétablissement des services de santé comprennent aussi selon l’Oms les problèmes préexistants des systèmes de santé qui ont été « exacerbés » par la pandémie ainsi que la diminution de la demande de soins.
Les résultats de cette dernière enquête, menée en fin 2021, suggèrent que les systèmes de santé dans toutes les régions et dans les pays de tous les niveaux de revenu continuent d’être gravement touchés, avec peu ou pas d’amélioration depuis le début de 2021, lorsque l’enquête précédente a été menée.
JOURNEE DE SALUBRITE, SÉDHIOU SOUSCRIT À LA PROPRETE
Plusieurs personnes se sont mobilisées samedi pour nettoyer de nombreux endroits de la ville de Sédhiou (Sud), dans le cadre d’une Journée de propreté, a constaté l’APS.
Sédhiou, 5 fev (APS) – Plusieurs personnes se sont mobilisées samedi pour nettoyer de nombreux endroits de la ville de Sédhiou (Sud), dans le cadre d’une Journée de propreté, a constaté l’APS.
‘’La propriété est l’affaire de tous. C’est pourquoi ce samedi 5 février, autorités habitants, association, élèves et riverains se sont mobilisés pour une opération de grand nettoyage des endroits de la ville’’, a indiqué Abdoulaye Diop, maire de Sédhiou qui a pris part à l’activité.
Il a dit que cette mobilisation entre dans la démarche du gouvernement ‘’d’unir la communauté autour d’une action positive et citoyenne en enlevant les ordures qui polluent au quotidien notre environnement’’.
M. Diop, également ministre de la Culture et de la Communication, a dit que l’ambition, au-delà de cette Journée, est de vulgariser au quotidien, ces pratiques de citoyenneté.
‘’Emballages en tout genre jetés par ci, par là dans la nature, déchets plastiques sur les trottoirs, Au-delà de l’incivisme, il s’agit d’un véritable fléau environnemental qui présente un impact négatif sur la biodiversité’’, a-t-il fait savoir.
Pour sa part, Modou Gueye adjoint au Gouverneur Sédhiou, a invité la communauté à ‘’agir concrètement et ensemble’’ pour rendre leur ville ‘’propre’’.
COVID-19, LE PREMIER VACCIN À ARN MESSAGER AFRICAIN EN PHASE DE TESTS
Une société de biotechnologie sud-africaine a annoncé jeudi avoir fabriqué le premier vaccin à ARN messager contre le Covid-19 sur le continent africain, à l'aide du séquençage de Moderna, et qu'il serait prêt pour les essais cliniques en novembre.
Une société de biotechnologie sud-africaine a annoncé jeudi avoir fabriqué le premier vaccin à ARN messager contre le Covid-19 sur le continent africain, à l'aide du séquençage de Moderna, et qu'il serait prêt pour les essais cliniques en novembre.
La société Afrigen Biologics and Vaccines est basée au Cap, en Afrique du Sud, et dirige le projet pilote, soutenu par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'initiative Covax. "A l'échelle du laboratoire, nous disposons d'un vaccin que nous devons maintenant tester", a déclaré à l'AFP la directrice générale d'Afrigen, Petro Terblanche.
Les tests sur les animaux commenceront le mois prochain "mais les études sur les humains ne débuteront que vers novembre 2022", a-t-elle précisé après avoir rencontré un groupe de sponsors du projet.
Les chercheurs d'Afrigen ont séquencé le code génétique publiquement disponible que Moderna avait utilisé pour concevoir son vaccin, puis ont fabriqué l'ADN, l'ARN et leur propre produit. "Nous sommes les premiers à utiliser la séquence développée par l'Université de Stanford et utilisée par Moderna pour son vaccin, afin de concevoir et développer un vaccin produit à l'échelle du laboratoire", a déclaré Mme Terblanche. "Nous avons terminé le processus de la conception jusqu'à une formule finale. C'est un petit pas mais c'est un bon début, c'est un début fabuleux", a encore déclaré la directrice du laboratoire. "Il s'agit de la première étape importante qui permettra aux pays à revenu faible et intermédiaire de produire eux mêmes des vaccins".
Mme Terblanche a pris la parole après que le Medicines Patent Pool (MPP), organisation de santé publique dédiée aux brevets sur les médicaments et soutenue par les Nations Unies, eut accordé une subvention de 39 millions d'euros. Charles Gore, directeur exécutif du MPP, a assuré dans un communiqué que son organisation était "ravie de soutenir Afrigen et ses partenaires africains afin d'accroître considérablement la capacité de fabrication locale et de réduire les inégalités flagrantes actuelles" en matière de vaccin contre le Covid-19. La subvention couvrira les travaux du pôle de transfert de technologie pendant cinq ans, jusqu'en 2026. "Nous continuerons à soutenir ce projet... il est très important pour le monde et pour l'Afrique", a déclaré l'ambassadeur de France à Pretoria, Aurélien Lechevallier, après avoir visité le laboratoire.
Le gouvernement français participe au financement du pôle mis en place en juillet. L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde. Plus d'un an après l'administration des premiers vaccins contre le Covid-19 et deux ans après le début de la pandémie, seulement 11,3 % des Africains ont été complètement immunisés. À ce jour, seulement un pour cent des vaccins utilisés en Afrique sont produits sur le continent.
ALERTE ORANGE À LA POLLUTION DE L’AIR !
En raison d’une hausse des concentrations de particules dans l’atmosphère, l’indice de la qualité de l’air global pour Dakar est orange pour la journée du 03 février.
En raison d’une hausse des concentrations de particules dans l’atmosphère, l’indice de la qualité de l’air global pour Dakar est orange pour la journée du 03 février. Cela signifie, selon le Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa), une mauvaise qualité de l’air qui, malheureusement, est également prévue pour les prochaines 24 heures.
COVID-19, LES PREMIERS SOUS-VARIANTS BA.2 IDENTIFIES AU SENEGAL
Contrairement au variant Delta, omicron n’a pas fait de ravages au Sénégal. Cette souche du coronavirus s’est juste montrée contagieuse et cela a été ressenti à travers une hausse des infections ces dernières semaines.
Contrairement au variant Delta, omicron n’a pas fait de ravages au Sénégal. Cette souche du coronavirus s’est juste montrée contagieuse et cela a été ressenti à travers une hausse des infections ces dernières semaines. Mais depuis quelques jours, une tendance baissière est constatée. Ce qui ne veut pas dire que la covid-19 a abattu ses dernières cartes au Sénégal. Il y a eu une évolution et non des moindres. Les dernières informations recueillies par Dakaractu font état de la détection d’un sous-variant, le BA.2.
Face à la presse ce mardi 1er février, le professeur Souleymane Mboup a déclaré que l’institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation a séquencé au moins 4 cas du sous-variant BA.2 ces deux dernières semaines sans donner de précision sur leurs porteurs. « Ce qu’on peut dire à l’heure actuelle, c'est que nous faisons chaque semaine des séries de séquençage qui nous permettent d’avoir des informations presque en temps réel.
À l’heure actuelle, toutes les séries que nous avons sont exclusivement des Omicron. On ne trouve plus d’autres variants. Nous surveillons aussi l'émergence de certains sous-variants. La mutation du virus génère des sous-variants. Nous avons détecté quelques sous-variants, notamment le BA.2. Nous avons quelques variants BA.1 (Omicron). Nous avons aussi des variants BA.2 », a annoncé le président fondateur d’Iressef en marge de la cérémonie de clôture de l’atelier de formation pour le renforcement de capacité des techniciens biomédicaux en maintenance et métrologie des équipements de laboratoires.
Le Professeur Mboup précise que cette information a été mise à la disposition du ministère de la santé comme le veut la procédure. Mais il tient à rassurer sur le fait que pour l’heure, « on ne connaît pas encore la signification et ça ne diffère pas trop du variant omicron ».
Au Danemark où il est apparu pour la première fois courant décembre, le sous-variant appelé aussi omicron 2.0 aurait dépassé l’Omicron. Le sous-variant aurait pris le dessus sur omicron dans d’autres pays comme les Philippines, le Népal, le Qatar et l’Inde. Les premières études réalisées au Danemark font état d’une forte transmissibilité de BA.2 par rapport à Omicron même si l’écart entre les deux, temporise independant.fr, reste plus faible que celui entre Omicron et Delta.
Pour le cas du Sénégal, le Professeur Souleymane Mboup préfère rester prudent d’autant qu’il n’y a pas encore assez de données pour trancher. Cependant, le scientifique sénégalais insiste sur le fait qu’il ne faudrait pas baisser la garde sous prétexte qu’il y a une baisse de cas.
Un autre fait inquiétant, c’est que ce sous-variant serait plus apte à infecter les personnes vaccinées en raison d’un meilleur échappement immunitaire. Mais l’efficacité des vaccins contre les formes graves du coronavirus n’est pas remise en cause.
BILAN DE LA PREMIERE ETAPE DU BATEAU AFRICA MERCY
Plus de 1.400 interventions chirurgicales ont été effectuées
Près de 2 ans après son départ, le navire Africa Mercy est de retour depuis hier au Sénégal où il compte effectuer des interventions chirurgicales très complexes. Durant la première étape, 1407 interventions chirurgicales ont été effectuées dans notre pays. Les malades qui n’avaient pas pu bénéficier d’interventions chirurgicales lors de la première étape vont se réjouir en apprenant le retour du navire Africa Mercy hier à Dakar.
Selon le ministre de la Santé et de l’Action Sociale qui accueillait hier le fameux bateau, le premier séjour de Mercy à Dakar s’est révélé très fructueux et bénéfique pour les populations. Le navire a séjourné du 14 août 2019 au 27 mars 2020.
Durant ce séjour qui s’est étendu du 14 août 2019 au 27 mars 2020, le navire-hôpital a mené beaucoup d’activités parmi lesquelles on peut citer des interventions chirurgicales gratuites, des formations de professionnels de santé locaux, des remises de matériels médicaux. «En effet, 1407 interventions chirurgicales ont été effectuées dont 158 chirurgies plastiques reconstructives, 353 chirurgies maxillo-faciales, 237 chirurgies générales, 543 chirurgies ophtalmiques et 116 chirurgies orthopédiques», renseigne Abdoulaye Diouf Sarr.
Il ajoute que 1 199 personnels de santé ont été formés en soins primaires de traumatologie, en ophtalmologie, en gestion essentielle de la douleur, en chirurgie essentielle, en chirurgie sûre, en soins palliatifs. «A côté de cela, 87 personnes ont participé au mentorat. Ces statistiques ont été au-delà de nos attentes», se réjouit le ministre de la Santé.
A cause de la pandémie de Covid-19, souligne Abdoulaye Diouf Sarr, l’Africa Mercy avait été obligé de suspendre ses opérations en fin mars 2019. «Cette cérémonie sonne la reprise des interventions qui étaient fortement attendues par les populations. L’espoir est donc permis pour tous les patients qui n’avaient pas pu être traités.»
Pour sa part, le directeur général du navire Africa Mercy, Bernard Vanderbrosch, estime qu’ils vont travailler pour accomplir une mission sans frais avec le gouvernement. «Au cours des dix prochains mois à venir, nous nous donnerons à fond. Après 22 mois d’interruption, nous voilà pour la prise en charge de patients démunis», indique-t-il. A l’en croire, le moment est venu de passer des discours à l’action. «Nous sommes à votre service à cœur ouvert pour le bonheur des Sénégalais. Plus de 1 000 patients ont été retenus et 750 prestataires vont recevoir des formations», dit-il. A préciser que le bateau va rester dans notre pays jusqu’à la fin de l’année 2022.
MALADIES TROPICALES NEGLIGEES, LE SÉNÉGAL MARCHE VERS KIGALI
2,7milliards de personnes souffrent d’une des maladies tropicales négligées dans le monde et ces pathologies causent près de 540 mille décès
Le Sénégal entend s’inscrire de manière dynamique dans la lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) et cela, en perspective de Kigali 2030. Pour y arriver, il doit éliminer les deux pathologies comme le trachome qui cause beaucoup de cécité dans le pays mais aussi la filariose lymphatique. Les acteurs l’ont fait savoir lors de la journée mondiale des Maladies tropicales négligées (Mtn), célébrée le 30 janvier par la communauté internationale
2,7milliards de personnes souffrent d’une des maladies tropicales négligées dans le monde et ces pathologies causent près de 540 mille décès. Elles surviennent dans un contexte de pauvreté selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Face à cette situation, une journée mondiale a été instaurée chaque 30 janvier pour porter la sensibilisation et faire le plaidoyer pour une meilleure prise en charge de ces maladies qui sont au nombre de 20. Au Sénégal, les acteurs de cette lutte l’ont célébrée à travers une randonnée pédestre qui a pris le départ au ministère de la Santé et de l’action sociale pour finir à la place du Souvenir africain. « La journée mondiale MTn est un moment privilégié de sensibilisation des acteurs en vue d’obtenir un engagement communautaire fort dans la lutte contre les Mtn et faciliter de manière cruciale le leadership politique et l’appropriation des programmes Mtn au Sénégal », a déclaré le comité d’organisation de ladite journée dans le pays.
Selon le docteur Babacar Gueye, directeur de la maladie au ministère de la santé et de l’action sociale, les conséquences de ces maladies sont entre autres une mauvaise qualité de vie, un impact négatif sur l’économie avec une perte de plusieurs centaines de dollars pour les pays en voie de développement. « Au Sénégal, 13 des 20 maladies négligées tropicales présentes dans le pays sont prises en charge dans les structures de santé à travers un programme de notre département » a-t-il avancé. Et de poursuivre dans la lutte contre les Mtn : « la prise en charge doit être sectorielle. Les autres démembrements de l’Etat doivent s’impliquer. Il s’agit du cadre de vie, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et évidemment l’accès aux soins ». Du côté de World vision, il s’agit pour le Sénégal d’éliminer le trachome qui cause beaucoup de cécité mais aussi la filariose lymphatique. « Nous sommes à la troisième journée et ces maladies sont toujours mal connues des populations et continuent de faire beaucoup de ravages », a soutenu Prosper Diouf.
Pour ce dernier, plusieurs stratégies sont aujourd’hui en marche dont la distribution de masse de médicaments sur une période. « Même si la stratégie porte ses fruits, il nous faut travailler pour arriver à faire de ses distributions une routine afin de réussir un traitement continue des personnes atteint de ces pathologies » a-t-il ajouté. Du côté de l’Oms, le docteur Aloyse Waly Diouf a tenu à souligner que « ces journées sont des moments clés de sensibilisation ».
PRESENTATION DE L’OUVRAGE “MBASS MI”, UNE SOLUTION SPIRITUELLE À LA PANDÉMIE DE COVID-19
Les auteurs «Mbass Mi Covid19. N’est-ce pas une opportunité pour faire notre MEA CULPA ?», Ousmane Ndoye et Chérif Tidiane Aïdara, ont présenté hier un livre de 256 pages qui apporte un jet de solutions pour faire face à la pandémie de Covid-19.
L’ouvrage «MBASS Mi, Covid19.N’est-ce pas une opportunité pour faire notre Mea Culpa ? », co-écrit par Ousmane Ndoye et Chérif Tidiane Aïdara, appelle à une introspection personnelle et collective pour tirer les leçons de cette pandémie. Ce, afin de changer cette vie pour la rendre meilleure à partir des cinq savoirs : « spirituel, être, faire, vivre et partager ».
Les auteurs «Mbass Mi Covid19. N’est-ce pas une opportunité pour faire notre MEA CULPA ?», Ousmane Ndoye et Chérif Tidiane Aïdara, ont présenté hier un livre de 256 pages qui apporte un jet de solutions pour faire face à la pandémie de Covid-19.
Cette œuvre qui appelle à faire notre «Mea culpa» est divisée en 5 parties intitulées : « Savoir spirituel», «Savoir être», «Savoir-faire», «Savoir vivre» et «Savoir partager». Elle est une invite à s’approprier une introspection spirituelle et pratique pour faire face à la pandémie. Selon les auteurs, c’est à partir de ces principes que les hommes peuvent «sauver» l’humanité face à cette crise sanitaire. Cet ouvrage est également une série de questions et de réponses. Les auteurs soulignent que cette invite au retour à la source voire l’essence de l’être sonne comme une note d’espoir.
De l’avis d’Ousmane Ndoye, l’ouvrage est une proposition différente du discours des médecins et autres médias qui ne donnent que des aspects et l’état des lieux, mais pas de solutions réelles. Et son co-auteur, Chérif Tidiane Aïdara, de parler d’une «invite à une introspection spirituelle afin de savoir comment l’homme est arrivé à ce stade». Cet ouvrage rempli d’exemples, d’histoires et d’anecdotes permettra de mieux comprendre, à travers les cinq savoirs évoqués, «l’utilisation de formules et techniques simples afin d’apporter sa touche personnelle mais aussi et surtout, de rendre sa vie extraordinaire et par extension le monde meilleur », soulignent les auteurs dans la préface de leur ouvrage.
Pour Ousmane Ndoye, la pandémie de Covid-19 est accompagnée d’un discours apocalyptique. Toutefois, eux, ils appellent à trouver des solutions à partir du « Savoir spirituel», mais également, « à partir de l’apport de chacun pour avoir une solution durable différente des actions scientifiques qui ne sont que des solutions peu viables ».
Notamment avec les mutations du virus et la multiplication des vaccins qui, en réalité, sont peu efficaces face à la pandémie de Covid-19. Et Chérif Tidiane Aïdara d’ajouter : «Ce livre appelle à une introspection personnelle et collective pour tirer les leçons de cette pandémie. Mais également changer cette vie pour la rendre meilleure à partir des cinq savoirs : spirituel, être, faire, savoir vivre et savoir partager ». Comment, à partir d’une démarche de développement, personnelle voire spirituelle, peut-on apporter une solution innovante à un problème actuel ?
M. Aïdara soutient que c’est certes une question scientifique, mais ce qui sous-tend ce problème, c’est le comportement, la façon de faire et de vivre. « Donc si nous voulons changer la donne, il faut aller au fond des choses. Cette pandémie, c’est seulement les effets, mais les causes sont endogènes, ce sont les cinq savoirs et si nous osons régler les causes, les conséquences disparaîtront d’elles-mêmes», déclare-t-il.
« IL NE FAUT PAS QUE CERTAINES PANDÉMIES SOIENT ABANDONNÉES AU PROFIT D’AUTRES »
C'est l'avis de Bamba Youssoupha, président du comité exécutif de Réseau des Médias Africains pour la promotion de la Santé et de l’environnement (Remapsen)
Le Réseau des Médias Africains pour la promotion de la Santé et de l’environnement (Remapsen) a organisé une séance de travail avec les journalistes spécialisés en santé et environnement pour faire le point sur le réseau, mais aussi sur les problèmes de santé notés sur le continent. Selon le président de Remapsen, Bamba Youssoupha, il ne faut pas abandonner certaines pandémies au profit d’autres pandémies.
Les médias africains se sont regroupés à travers un réseau pour mieux prendre en charge la problématique de la santé et de l’environnement dans le continent. C’est dans ce sens qu’une visite de travail a été organisée par le président de Remapsen, Bamba Youssoupha. Selon ce dernier, le Sénégal est l’épicentre des activités en matière de santé. «Toutes les organisations internationales ont décidé de résider ici et nous sommes une organisation régionale. Nous ne pouvons pas venir ici sans rencontrer ces organisations dans le sens de nouer des partenariats pour faire développer des activités au profit de nos populations.
Le Remapsen, c’est 18 pays membres et bientôt, nous aurons 7 nouveaux pays anglophones qui vont s’ajouter», dit-il. A l’en croire, il faut que les populations, à travers les écrits et les productions audiovisuelles des médias puissent profiter du travail qui est fait en termes de production radio, télé et presse écrite. Avec la Covid-19, dit-il, «on a intériorisé une nouvelle façon de travailler appelée télétravail. Nous sommes des pays différents et grâce au télétravail, nous avons fait beaucoup de choses en ligne, des wébinaires avec des spécialistes en santé. Cependant, là où nous avons un souci, c’est que beaucoup de journalistes, à l’image des praticiens de la santé, ont commencé à délaisser les autres pathologies au profit de la Covid-19».
Poursuivant son propos, il soutient que ce n’est pas parce que la Covid est là que le Sida, la tuberculose et le paludisme sont finis. «Il y a tellement de problèmes de santé en Afrique ! Nous devons faire en sorte qu’il y ait une certaine intégration de toutes les maladies. Il ne faut pas que certaines pandémies soient abandonnées au profit d’autres pandémies. L’une des difficultés que nous avons dans nos pays est la faible implication des médias dans le domaine de la santé», se désole-t-il.
Revenant en outre sur le plan d’action du réseau pour cette année, Bamba Youssoupha souligne : «Nous allons nous lancer dans la formation pour écrire des projets mais aussi rendre l’organisation officielle dans chaque pays. Les journalistes ont beaucoup de capacités et on dit que le journalisme mène à tout. Nous allons travailler à former les journalistes sur comment écrire un projet, comment faire le suivi d’un projet, la justification des dépenses dans un projet. Tout cela compte.»