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3 avril 2025
Santé
ABDOULAYE DIOUF SARR CONTOURNE LA DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME ET ANNULE L’AUTORISATION DE MME MBODJI
Par un abus de pouvoir caractérisé, le ministre de la Santé vient d’abroger par arrêté ministériel. Un arrêté qui depuis près de 42 ans autorisait Mme Aïcha Goundiam Mbodji à s’installer sur le site tant convoité par l’épouse de Abdoulaye BALDE
Il y a presque un mois, la Cour suprême avait annulé l’arrêté du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr qui autorisait Mme Aminata Gassama, épouse de l’ancien maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé et patronne de la Pharmacie Nation, à transférer celle-ci à la Place de l’Indépendance à Dakar. Pour montrer qu’il est un ponte du régime, le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr a déchiré l’arrêt de la Cour Suprême. Pis, il annule purement et simplement l’autorisation de Mme Aïcha Goundiam Mbodji propriétaire de la Pharmacie Dakaroise. Pendant ce temps, l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) rappelle à l’ordre l’opposant Ousmane Sonko avant d’inviter les justiciables au respect des institutions judiciaires.
Dans son édition du vendredi, « Le Témoin » avait alerté l’opinion sur les voies illégales de contournement du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr et son directeur de la Pharmacie et du Médicament (Dpm) Yérim Mbagnick Diop relativement à l’affaire de la Pharmacie de Dakaroise. « Le Témoin » ne pensait pas si bien alerter ! Pour rappel, la chambre administrative de la Cour suprême avait annulé l’arrêté du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr qui autorisait Mme Aminata Gassama de la Pharmacie La Nation à transférer sa pharmacie à la Place de l’Indépendance à Dakar. Pour montrer que sa personne est au « dessus » de la loi, le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr a tout bonnement déchiré l’arrêt de la Cour Suprême. Pis, il a annulé purement et simplement l’autorisation de Mme Aïcha Goundiam Mbodji propriétaire de la Pharmacie Dakaroise de rejoindre la Place de l’Indépendance. Un emplacement qu’elle occupait depuis 1953.
En effet, le 11 février, au lendemain de sa déconvenue historique lors des dernières élections locales, l’ancien maire de Yoff Abdoulaye Sarr par ailleurs ministre de la Santé a signé un arrêté ministériel qui abrogeait l’arrêté grâce auquel Mme Aïcha Goundiam Mbodji était autorisée depuis novembre 1981 à exploiter son officine pharmaceutique au 1, Place de l’Indépendance à Dakar. L’objectif du ministre et son directeur de la Pharmacie et du Médicament (DPM) Yérim Mbagnick Diop ? Faire plaisir à une puissante main invisible qui tient coûte que coûte -nonobstant la décision de la Chambre administrative de la Cour Suprême- à offrir sur un plateau d’argent ce site stratégique situé au cœur de Dakar-Plateau à Mme Aminata Gassama Baldé pour qu’elle y transfère sa pharmacie La Nation.
La Justice défiée !
Par un abus de pouvoir caractérisé, le ministre de la Santé vient d’abroger par arrêté ministériel. Un arrêté qui depuis près de 42 ans autorisait Mme Aïcha Goundiam Mbodji à s’installer sur le site tant convoité par l’épouse de l’ancien maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé. En tout cas, médecins, avocats, pharmaciens et autres acteurs de la santé s’accordent à déplorer la façon dont le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a foulé au pied une décision de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire de notre pays : l’Arrêt de la Cour Suprême qui avait annulé en novembre dernier l’arrêté ministériel qui avait illégalement autorisé Mme Baldé à transférer sa pharmacie La Nation sur ce site dont Mme Mbodji était encore attributaire. Hélas ! Cet Arrêt là vient d’être rendu caduc, nul et de nul effet par le puissant ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr avec la complicité dynamique de son Dpm. La Justice n’est-elle pas désavouée ou déshonorée ?
En agissant ainsi, ils ont désormais fait de cette affaire de la Pharmacie Dakaroise une affaire politique au-delà de son volet judiciaire dont un des aspects contentieux est encore en cours au niveau du Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar. Cela, ils en ont fait fi ! Et il n’y a même pas une semaine on nous parlait encore de gouvernance vertueuse alors que l’injustice d’Etat, le favoritisme, la corruption et l’impunité flagrante, sont encore plus que jamais monnaie courante dans ce pays. Et dans les plus hautes sphères de décision. Donc la gouvernance vertueuse, de la poudre aux yeux, des vœux pieux !
Cette main de l’ombre ?
La puissante main de l’ombre qui vient par des moyens frauduleux d’offrir sur un plateau d’argent ce site à Mme Aminata Gassama Baldé se réclamant membre de la famille présidentielle vient de commettre une grossière faute qui ne restera pas impunie ! L’effet boomerang est -c’est connu- généralement très préjudiciable à l’auteur de l’action initiale ! Si cette coalition politico-administrativo-affairisto-familiale pense s’en tirer à bon compte, elle se trompe et en verra prochainement les effets ! Car rien n’est éternel sur terre…
Pourtant, le président Macky Sall a été saisi et informé de cette affaire dès le début. Mais il serait resté étrangement silencieux là-dessus ! Alors que cette affaire de la Pharmacie Dakaroise est devenue au départ une affaire juridique, compte tenu des rebondissements inattendus et autres coups de théâtre, elle est en passe de devenir une affaire politique. Et le non-politique ou l’apolitique à savoir la pauvre Mme Aïcha Goundiam Mbodji risque d’être la grande perdante ! Mais nous n’en sommes pas encore là car Mme Mbodji reste confiante en la Justice de son pays. Et demeure persuadée que la justice triomphera sur ces pratiques jugées immondes !
LE PRIX FORT POUR LA SURVIE
L’affection rénale est un réel problème de santé publique dans tous les pays du monde, avec un taux de mortalité élevé, surtout dans notre pays. La pathologie rénale est souvent le passage de certaines maladies chroniques de par leurs complications graves
L’affection rénale est un réel problème de santé publique dans tous les pays du monde, avec un taux de mortalité élevé, surtout dans notre pays. La pathologie rénale est souvent le passage de certaines maladies chroniques, de par leurs complications graves.
A cet effet, l’Etat, à travers la Couverture maladie universelle (CMU), accompagne 1000 patients souffrant d’insuffisance rénale pour la dialyse. Cette déclaration de Serigne Diouf était faite à l’occasion de la journée du rein dans le cadre des activités de la Région médicale de Fatick,
L'agent judiciaire de l'Etat clôt le débat : L'Etat n'est pas obligé d'indemniser les victimes des émeutes de marsSélectionné pour vous :
L’agent judiciaire de l’Etat clôt le débat : « L’Etat n’est pas obligé d’indemniser les victimes des émeutes de mars »
« Chaque patient coûte environ 7 millions de francs CFA à l’Etat. Ce qui fait une facture de 8 milliards de francs CFA pour l’année 2021« , révèle le directeur des opérations à l’Agence de la CMU (ACMU).
Serigne Diouf d’ajouter que « la prise en charge de la dialyse coûte excessivement chère à l’État du Sénégal qui a fait de la gestion de la dialyse une priorité dans le cadre de la CMU« .
AU SÉNÉGAL, 1510 MALADES EN ATTENTE DE DIALYSE
Selon le directeur de cabinet du ministère de la Santé, Alphonse Ousmane Thiaw, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) prévoit une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17% dans les dix ans à venir.
A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la Journée mondiale du rein sous le thème : «La santé rénale pour tous : améliorer les connaissances pour un meilleur traitement des maladies rénales». Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Alphonse Ousmane thiaw, qui présidait la cérémonie, a indiqué qu’en 2021, plus de 740 personnes sont suivies et 1510 sont sur la liste d’attente pour la dialyse.
L’affection rénale est un réel problème de santé publique pour tous les pays du monde, avec un taux de mortalité élevé, surtout dans les pays en voie de développement. La pathologie rénale est souvent le passage de certaines maladies chroniques, de par leurs complications graves.
Selon le directeur de cabinet du ministère de la Santé, Alphonse Ousmane Thiaw, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) prévoit une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17% dans les dix ans à venir. «Chaque année, en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’insuffisance rénale chronique et des complications cardiovasculaires qui lui sont associées. Au Sénégal, les données hospitalières de 2021 font état d’une cohorte de 742 patients suivis avec un taux d’enrôlement de 10% et une létalité de 12%. Cependant, le problème reste entier avec 1510 patients en attente de dialyse», souligne-t-il.
A l’en croire, les affections rénales peuvent être détectées et leur évolution ralentie, voire stoppée par des médicaments et des règles hygiéno-diététiques simples, même si elles sont le plus souvent silencieuses. «La problématique de la transplantation rénale en Afrique subsaharienne mérite une attention particulière. Il s’agit d’un véritable défi pour la sous-région. La loi sur le don d’organes a permis d’encadrer les défis éthiques et réglementaires de cette activité très prometteuse, seul vrai traitement à long terme de l’insuffisance rénale terminale. C’est aussi l’assurance d’un don libre, éclairé, gratuit et sans contraintes», affirme le directeur de cabinet du ministre de la Santé qui estime qu’en plus des efforts dans le domaine de la dialyse, la transplantation rénale est en cours de mise en place. «L’arrêté portant sur l’octroi, la suspension et le retrait d’agrément des établissements publics de santé pour la transplantation rénale avec donneur vivant, élaboré par l’organe de régulation qu’est le Conseil National de Don et Transplantation (Cndt), en cours de signature, va permettre d’impulser la rapide fonctionnalité de cette activité», annonce-t-il.
La société sénégalaise de néphrologie dialyse réclame la mise en place d’un programme Le président de la Société Sénégalaise de Néphrologie Dialyse et Transplantation (Sosendt), Pr Abdou Niang, souligne que le déficit de connaissances freine la lutte contre les maladies rénales et augmente la mortalité qui leur est associée. «Au Sénégal, Près de 850.000 personnes souffrent de maladie rénale avec plus de 1200 malades qui vivent en dialyse. Ce déficit de connaissances des populations est persistant et continu, concernant l’IRC, et est surtout perceptible à tous les niveaux du système de santé», se désole-t-il. Il estime qu’il y a des obstacles à une meilleure compréhension de la santé rénale, notamment une faible sensibilisation de la population, des connaissances limitées en matière de santé, le déficit de formation du personnel de santé.
A cet effet, il prône de connaître la tension artérielle, le taux de sucre dans le sang et les traitements à suivre. En outre, il plaide pour la mise en place d’un programme national de lutte contre la maladie rénale qui prendrait en charge tous les aspects de la prévention au traitement. «Il faut augmenter l’offre de formation du personnel de santé pour le dépistage et la prise en charge de la maladie rénale, et aussi d’adopter une alimentation et des modes de vie sains afin de garantir une bonne santé rénale, de préserver plus longtemps les fonctions rénales chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique».
LA SEN'EAU EN PHASE TEST
La SEN’EAU et son partenaire technique SUEZ ont entamé depuis lundi dernier aux HLM Grand Yoff (banlieue de Dakar), la phase test d’une nouvelle technique de traitement des forages en vue d’un meilleur respect des normes environnementales
Dakar, 10 mars (APS) - La SEN’EAU et son partenaire technique SUEZ ont entamé depuis lundi dernier aux HLM Grand Yoff (banlieue de Dakar), la phase test d’une nouvelle technique de traitement des forages en vue d’un meilleur respect des normes environnementales, a appris jeudi l’APS d’une hydrogéologue de la société en charge de distribution de l’eau courante.
‘’L’activité est en phase pilote au niveau du forge des HLM Grand Yoff en face du stade Léopold Sédar Senghor. C’est une technique qui utilise de l’air, en lieu et place des produits chimiques comme l’acide pour traiter l’eau’’, a expliqué à l’APS, l’hydrogéologue de la SEN’EAU, Ndébane Ngom.
Selon elle, cette méthode est ‘’plus rapide dans la mise en œuvre, plus efficace dans le nettoiement de l’infrastructure, permet de gagner du temps et offre un plus grand débit dans la production’’.
‘’Cette méthode est très efficace, nettoie en profondeur le forage et le massif filtrant jusqu’à la nappe aquifère, assure une bonne qualité de l’eau et est venue à point nommé’’, a ajouté Mme Ngom.
Elle a assuré que ‘’c’est une technique novatrice, une première au Sénégal et en Afrique, pouvant nous permettre de résoudre le problème de l’hydroxyde de fer qui entraine la coloration rouge de l’eau, particulièrement à Dakar et sa banlieue.
‘’Cette technique ralentira également la formation de cette l’hydroxyde sur le massif filtrant des forages’’, selon Ndébane Ngom.
Elle a précisé qu’après cette phase test, prévue pour une durée de 5 jours au forage des HLM Grand Yoff, va suivre le site F1 de Sally dans le département Mbour (Ouest).
‘’Et en fonction des résultats obtenus, la technique sera adoptée comme méthode de traitement des forages et déployée dans d’autres localités du pays’’, a-t-elle avancé.
Mme Ngom a assuré que ces travaux visent essentiellement à nettoyer, à augmenter le débit, et une fourniture continue de l’eau de qualité des quartiers alimentés par ce forage à savoir HLM Grand Yoff, Scat Urbam, une partie de Khar Yalla, une partie des parcelles assainies.
HEURE DE VERITE ENTRE GOUVERNEMENT ET SYNDICATS DE LA SANTE
Des membres du gouvernement ont entamé, avec les syndicats des travailleurs de la santé, des négociations comprenant plusieurs points dont le régime indemnitaire, a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
Dakar, 10 mars (APS) – Des membres du gouvernement ont entamé, avec les syndicats des travailleurs de la santé, des négociations comprenant plusieurs points dont le régime indemnitaire, a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
Les ministres de la Fonction publique, Mariama Sarr, du Travail, Samba Sy, et des représentants d’autres ministères participent à la rencontre.
Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) est la première organisation syndicale à avoir rencontré la partie gouvernementale.
Après le SAMES, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé ‘’And Gueusseum’’ sera reçue par les représentants du gouvernement. Ce sera ensuite le tour de la Fédération des syndicats de la santé (F2S).
Ces organisations syndicales menacent d’aller en grève si l’Etat ne leur donne pas satisfaction dans la prise en charge de leurs revendications.
La F2S a annoncé une grève générale prévue du 16 au 18 mars.
En février, ‘’And Gueusseum’’ avait annoncé un nouveau plan d’actions allant d’un sit-in dans les 14 régions du pays à une marche de protestation nationale.
Ce syndicat exige du gouvernement le règlement de plusieurs revendications dont l’octroi d’une indemnité de spécialisation aux techniciens supérieurs de santé, des indemnités de représentation médicale et de responsabilité aux travailleurs paramédicaux.
Il réclame aussi l’octroi d’une indemnité de logement à l’ensemble des travailleurs de la santé et de l’action sociale, le relèvement de l’indemnité de risque à 100.000 francs CFA, la revalorisation du traitement salarial des conseillers en action sociale, l’octroi de prêts DMC (prêts destinés à l’habitat), etc.
LE CANCER DES ENFANTS, UN BUDGETIVORE POUR LES PARENTS
La prise en charge des enfants atteints de cancer est très difficile, financièrement pour les familles. Pour preuve, on peut dépenser 1 million de Francs Cfa pour la chimiothérapie et cela, sans compter les frais d’hospitalisation.
La prise en charge des enfants atteints de cancer est très difficile, financièrement pour les familles. Pour preuve, on peut dépenser 1 million de Francs Cfa pour la chimiothérapie et cela, sans compter les frais d’hospitalisation. Une situation décrite par une pédiatre du service d’oncologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, lundi 7 mars, à l’occasion d’un don de l’amicale des femmes de l’Aéroport international Blaise Diagne.
« Il n’y a pas un enfant qui a abandonné le traitement parce que ses parents n’ont pas de moyens parce que le service est beaucoup soutenu. L’hôpital fait des gratuités, il y a aussi l’apport des associations. L’estimation du coût de la chimio est assez difficile, parce que la chimio dépend du type de cancer et ce ne sont pas les mêmes médicaments qui sont utilisés, et pas la même durée du traitement. Mais, à la limite, les bilans complémentaires, le transport et tout ce qui est traitement adjuvent. Pour dire que le coût du traitement du cancer est assez élevé », a informé Fatou Bintou Diagne.
L’oncologue souligne en poursuivant son mot qu’« il s’agit généralement de familles démunies dont les parents ont des activités irrégulières, pas de couverture sanitaire, pas de prise en charge sociale. Donc, toutes les charges reviennent à la famille et c’est assez lourd ».
Face à cette situation, la pédiatre défend que « le diagnostic précoce est nécessaire parce qu’il amoindri le coût du traitement, et permet de guérir plus d’enfants ». Parce que de l’avis de la spécialiste, dans le cancer de l’enfant, il n’y a pas de facteurs évitables connus qui peuvent permettre de les prévenir.
249 enfants pris en charge en 2021
Interpellée sur le nombre d’enfants pris en charge dans le service, le médecin a fait savoir que chaque année dans ce service d’oncologie de Le Dantec, on prend en charge en moyenne « 225 à 250 enfants atteints de cancer ». Pour 2021, nous avons eu en tout 249 enfants qui ont été pris en charge dans ce service.
« Aujourd’hui, le gros plaidoyer c’est de rappeler que le cancer de l’enfant existe et il n’a pas de facteurs évitables connus pour le prévenir. Donc le seul recours c’est de reconnaitre les signes précoces par la population générale et les soignants et faire le diagnostic le plus précoce possible », a plaidé la spécialiste. Mais aussi la disponibilité des médicaments et que les autres localités puissent bénéficier d’un centre de traitement, parce que le seul centre qui traite les enfants atteints de cancer se trouve à Dakar. Elle précise en outre que« le cancer de l’enfant guérit à près de 85 % ou plus, mais dans nos pays on est encore loin parce que nous sommes à 52 %. « Mais, avec l’appui de tout le monde on peut augmenter le taux de guérison. Il y a beaucoup d’efforts à faire dans ce sens », renchérit Dr Diagne.
LES AGENTS DE SANTÉ DANS LA RUE CONTRE LE DÉSÉQUILIBRE SALARIAL
À Ziguinchor, les agents de santé des trois départements de la région (Oussouye, Bignona et Ziguinchor) ont investi la rue ce mercredi matin pour dénoncer « le déséquilibre » dans le traitement salarial.
À Ziguinchor, les agents de santé des trois départements de la région (Oussouye, Bignona et Ziguinchor) ont investi la rue ce mercredi matin pour dénoncer « le déséquilibre » dans le traitement salarial.
De rouge vêtus, (casquette, tee-shirt et brassards), ces blouses blanches, regroupées autour de l’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (ASAS)/ "And Guesseum", se sont ébranlés de l’hôpital de la Paix pour déposer leur mémorandum à la Préfecture de Ziguinchor.
« Nous nous rendons compte que c’est l’État lui-même, de façon unilatérale, qui octroie à des franges de la Fonction publique un certain nombre d’acquis financiers, a dénoncé le président de la section ASAS / And Gueusseum de la région, Ousmane Mbaye. Nous estimons aujourd’hui que non seulement l’État doit respecter le protocole d’accords de 2021, mais aussi ouvrir des négociations sur les questions nouvelles qui sont posées en termes d’octroi d’indemnités aux travailleurs de la Santé et de l’Action sociale. »
Mbaye et Cie sont déterminés à poursuivre la lutte.
11000 NOUVEAUX CAS DE CANCER ATTENDUS CHAQUE ANNEE AU SENEGAL
Le pays doit apporter une réponse épidémiologique aux conséquences liées aux maladies non transmissibles qui sont responsables de 11% de la mortalité dans les pays développés. Et les pays en voie de développement s'en sortent avec plus de 80% du fardeau
Le Sénégal a célébré la journée mondiale de sensibilisation sur les maladies liées au virus du Papillome, première édition du genre dans notre pays couplée du congrès de la société sénégalaise de colposcopie et des pathologies liées aux papillomavirus. En effet, le pays doit apporter une réponse épidémiologique aux conséquences liées aux maladies non transmissibles qui sont responsables de 11% de la mortalité dans les pays développés. Et les pays en voie de développement s'en sortent avec plus de 80% du fardeau selon le directeur général de la lutte contre la maladie.
Le docteur Babacar Gueye a présidé la cérémonie au nom du ministre de la Santé et de l’action sociale. Selon lui, les cancers sont responsables de 80% des décès prématurés c’est-à-dire les décès qui surviennent entre 30 et 70 ans. « Il s’agit de maladie handicapantes qui causent des dépenses catastrophiques et constituent un frein à l’émergence et au développement » dit-il. Et d’ajouter, qu' au Sénégal, plus de 11000 nouveaux cas de cancer sont attendus chaque année. Ces cancers sont évitables avec des mesures de prévention simples qui sont le dépistage et diagnostic précoce ainsi que la vaccination.
« Les papillomavirus constituent un lourd fardeau dans la santé publique au niveau mondiale. Ils sont liés à l’apparition de plusieurs cancers et sont responsables d’autres pathologies non cancéreuses », a expliqué le docteur Aicha Ka, vice-présidente de la société sénégalaise de colposcopie et des pathologies liées aux papillomavirus (SSCPP). A l’en croire, la célébration de cette journée vise à sensibiliser les populations afin qu’elles puissent mesurer l’impact de ces pathologies sur la société. Il s’agit à travers ce congrès, de participer à la promotion de la vaccination de partager les travaux de recherche sur le sujet.
LE SYNDROME PRUNE BELLY, UNE MALADIE TRÈS RARE ET MÉCONNUE
Malformation congénitale, cette maladie se manifeste par la quasi-absence des testicules qui ne descendent pas et sont cachés dans le ventre. Au Sénégal, 30 enfants connus souffrent de cette pathologie, dont 03 décès enregistrés.
Prune Belly syndrome (PBS) ou Eagle-Barrett syndrome est une malformation à prédominance masculine. Malformation congénitale, cette maladie se manifeste par la quasi-absence des testicules qui ne descendent pas et sont cachés dans le ventre. Au Sénégal, 30 enfants connus souffrent de cette pathologie, dont 03 décès enregistrés.
Très méconnu de la population, le syndrome anatomoradiologique associe une aplasie ou une grande hypoplasie des muscles de la paroi antérieure de l’abdomen, des dilatations des voies urinaires et des testicules non descendus. Il est présent au Sénégal où il y a même une association qui regroupe les personnes atteintes de syndrome de Prune Belly. Ndeye Khéwé Mbaye qui en est la présidente fait la description détaillée de cette pathologie. Sur la totalité des enfants atteints du syndrome de Prune Belly, souligne-t-elle, un seul cas est une fille. Ce qui est très rare. «C’est une malformation congénitale. Avant même la naissance, on peut savoir que l’enfant est atteint du syndrome de Prune Belly grâce aux échographies faites à la mère. Elles peuvent montrer clairement que l’enfant souffre d’une malformation. Et à la naissance, il se manifeste par la quasi-absence des testicules. Ils ne descendent pas, ils sont cachés dans le ventre c’est-à-dire qu’il faut les rechercher et les abaisser dans les bourses», explique-t-elle.
DES ANOMALIES AVEC UNE GRANDE VESSIE, UNE ABSENCE DE MUSCLES ET DES TESTICULES CACHES
On peut relever également des anomalies, notamment une grande vessie, une absence de muscles à l’abdomen et la dilation des organes. «L’enfant peut rester toute la journée sans avoir envie d’uriner ; ce qui lui crée les infections urinaires. Le ventre est élargi transversalement. Normalement, après la peau, c’est la graisse, ensuite les muscles et les intestins, mais chez un enfant présentant un syndrome de Prune Belly, tout de suite après la peau, ce sont les intestins. L’enfant n’a pas de muscles», explique Ndèye Khéwé Mbaye. Elle renseigne que la prise en charge de cette maladie fait défaut au Sénégal. «C’est une maladie très coûteuse et très difficile à gérer. Nous n’avons pas beaucoup de spécialistes au Sénégal. Nous avons des chirurgiens et autres, mais des spécialistes en prune Belly, il n’y en a qu’un seul. Le médecin disait que 8 sur 9 enfants n’auront pas d’enfants. Et c’est vraiment triste. Il faut aussi leur faire l’abdominiplasitie, c’est-à-dire placer une plaque ou quelque chose dans l’abdomen pour pouvoir le durcir et régler le problème esthétique. En fait, les enfants qui ont le syndrome de Prune Belly, lorsqu’ils toussent, leur ventre s’agrandit comme un ballon», indique Mme Mbaye avant de révéler le quotidien difficile de ces mômes qui font souvent des infections urinaires. «C’est pourquoi, tous les 2 ou 3 mois, ils doivent faire un bilan total. D’où les examens des urines, l’échographie abdominale et rénale pour voir si les reins ne sont pas affectés. Souvent, leur rein est naturellement détruit et facilement ils ont l’insuffisance rénale. C’est une situation difficile. En plus, il y a les croyances culturelles qui disent qu’un enfant qui n’est pas comme les autres, c’est un enfant surnaturel», dit Mme Mbaye.
ACTUELLEMENT, IL Y A 27 ENFANTS CONNUS QUI SOUFFRENT DE CE SYNDROME
Actuellement au Sénégal, renseigne Ndèye Khéwé Mbaye, 27 enfants connus souffrent de ce syndrome. «On ne connaît pas la cause du syndrome de Prune Belly. La plupart des femmes qui ont eu des enfants atteints de ce syndrome disent qu’à la grossesse, elles avaient le paludisme. Moi-même, j’avais le palu quand j’étais enceinte de mon enfant», soutient-elle. Par ailleurs, elle estime que le nombre d’enfants décédés gérés par leur association est de trois du fait de la pandémie de Covid-19. «Les enfants n’arrivaient plus à voir leurs médecins, parce que tous les hôpitaux étaient réquisitionnés. Nous avons des enfants de Touba, de Kaolack, de Fatick et même de Ziguinchor. Les deux avaient des infections généralisés et l’autre souffrait d’insuffisance rénale», raconte-t-elle. La tranche d’âges est de 6 mois à 19 ans. «Le garçon qui a 6 mois habite à Touba. Il a été hospitalisé à Albert Royer ; d’ailleurs on attend qu’il ait 9 mois pour pouvoir lui faire la recherche de l’avisement testiculaire. Le plus grand, c’est mon fils ; il a plus de 18 ans. Entre les deux, il y en a de tous les âges», indique Ndèye Khéwé Mbaye qui invite la population d’être alerte par rapport aux enfants atteints du syndrome. «Le ministère de la Santé doit aussi être plus proche des maladies rares. Les enfants ont besoin d’une prise en charge médicale et les parents d’un suivi psycho-social, parce que la plupart des femmes qui ont ces enfants ont été abandonnées par les hommes», se plaint Mme Mbaye.
«75% DE CES PATHOLOGIES RÉPERTORIÉES CHEZ L’HOMME SONT DES ZOONOSES QUI VIENNENT D’UN RÉSERVOIR ANIMAL»
La santé humaine, celle animale et environnementale sont étroitement liées, car beaucoup de maladies proviennent des animaux pour atterrir chez les humains
Dakar abrite depuis hier un atelier régional sur l’approche « One Health » (une seule santé). L’objectif de cette rencontre qui va durer deux jours est de faire la revue de la mise en œuvre des recommandations des ateliers sur l’approche « One Health » en Afrique.
La santé humaine, celle animale et environnementale sont étroitement liées, car beaucoup de maladies proviennent des animaux pour atterrir chez les humains. C’est le cas de la pandémie de Covid-19. D’où la décision des experts des pays de l’Afrique de l’Ouest plus le Cameroun de se réunir à Dakar afin d’approfondir l’approche « One Health » ou ‘’la seule santé’’. Cette rencontre qui a démarré hier a été présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly pour qui cette initiative vise à rendre la problématique de la santé publique beaucoup plus prégnante et est capable de faire face aux menaces d’origine infectieuse, qu’elles soient volontaires ou accidentelles.
A cet effet, il a réaffirmé la conception affirmée du Sénégal et son option définitive en matière de santé publique de donner une réalité concrète dans nos politiques au triptyque santé-animale, santé humaine et santé-environnementale. «Notre rencontre revêt une grande importance pour évaluer les progrès accomplis par les Etats d’Afrique de l’Ouest dans l’implémentation de l’approche « One Health » de façon générale, et en particulier de l’application des recommandations issues de nos dernières réunions», a indiqué Abdou Latif Coulibaly.
Selon la représentante de la Fao, Bintia Stephen Tchicaya, la pandémie de Covid-19 menace gravement l’économie mondiale et les systèmes de santé, à l’instar des crises sanitaires récurrentes que le monde a aussi connues ces dernières années et qui étaient dues à l’émergence et à la réémergence des maladies infectieuses zoonotiques touchant l’animal et l’homme. «On peut citer la maladie à virus Ebola, le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère, la Grippe aviaire hautement pathogène, qui ont provoqué des maladies graves et des décès chez les humains et les animaux, mettant à rude épreuve les systèmes de santé nationaux, et ont eu également des répercussions durables sur les moyens de subsistance avec comme corollaires l’insécurité alimentaire et des pertes économiques massives pour les secteurs publics et privés», souligne la fonctionnaire internationale. «En Afrique de l’Ouest, la récente apparition de la grippe aviaire dans plusieurs pays, y compris notre pays hôte le Sénégal, a causé un lourd préjudice économique à la filière avicole, affecté la biodiversité avec l’atteinte des oiseaux sauvages comme dans le parc de Doudj, mais aussi, du fait de son caractère zoonotique, a fait peser une menace sur la santé publique», ajoute-t-elle.
Représentant la Cedeao, Dr Babacar Fall fait une prédiction alarmante. «Avec l’évolution rapide de l’écologie, l’urbanisation, le changement climatique, l’augmentation des déplacements et la fragilité des systèmes de santé publique… les épidémies deviendront plus fréquentes, plus complexes et plus difficiles à prévenir et à contenir », alerte-t-il avant de rappeler que «nous continuons à faire face aux impacts socio-économiques de la pandémie de Covid-19 qui, comme environ 75% des maladies émergentes répertoriées chez l’Homme, est probablement une zoonose due à l’introduction d’un coronavirus à partir d’un réservoir animal».
LA CEDEAO, L’UNE DES ZONES LES PLUS TOUCHEES PAR LES EPIDEMIES
En 2021, indique Dr Babacar Fall, l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) a répertorié plus de 40 nouvelles flambées de fièvre de Lassa, de fièvre jaune, de maladie à virus Ebola, de Marburg, de fièvre de la vallée du Rift… faisant de l’espace Cedeao l’une des zones de la région Afrique les plus touchées par les épidémies. «Ces menaces pressantes et la présente crise pandémique viennent encore une fois démontrer la nécessité d’avoir une vision plus holistique et par la mise en œuvre d’approches intégrées de la santé et en particulier l’approche « One Health ».
La Cedeao, consciente des rôles et responsabilités déterminants dans la mise en œuvre de l’approche « One Health », s’est engagée à travers ses institutions, départements et agences, à améliorer entre autres l’environnement politique afin d’obtenir davantage de soutien financier, de renforcer les capacités, le réseautage», affirme le Dr Babacar Fall. Il reconnait cependant que malgré les progrès importants faits par les pays au cours des dernières années, des défis majeurs persistent.