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3 avril 2025
Santé
LE MESSAGE FORT D'ANSOUMANA DIONE À L'ENDROIT DES MALADES MENTAUX ERRANTS
En route pour la Journée nationale qui leur est consacrée, le président de l'Assamm Ansoumana Dione demande plus de considération pour ces personnes vulnérables à travers le monde
En route, vers la Journée nationale des malades mentaux errants prévue ce 1er juin 2024 à Kaolack, Ansoumana Dione, délivre un message fort au monde. Le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (Assamm) appelle à plus de considération pour les malades.
L’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (Assamm) prépare activement la Journée nationale des malades mentaux errants prévue le 1er juin prochain. Ansoumana Dione s’est adressé au monde pour « plus de considération envers les malades. «Chers concitoyens du monde, sommes-nous vraiment conscients du danger qui guette notre planète terre, en laissant à eux-mêmes des centaines de millions de personnes sans la moindre assistance du fait seulement qu’elles souffrent de maladies mentales ?», a-t-il demandé.
Pour lui, nul n’est à l’abri de cette situation. Il estime que «s’il y a une seule maladie qu’il faut combattre, c’est celle affectant le cerveau, cet organe très puissant qui nous différencie des autres créatures». Il rappelle l’adage : «L’homme est le remède de l’homme». Il ajoute : «Pourquoi les populations ignorent leurs semblables. Au Sénégal, en Afrique et partout dans le reste du monde, ces citoyens subissent une grosse injustice, à travers une non-assistance à une personne en danger. Ce ne sont pas les moyens qui manquent, car il suffit tout simplement d’organiser une chaîne de solidarité autour de ces personnes vulnérables pour que les problèmes soient vite résolus», a dit M. Dione. Qui dit être convaincu que «seule la gratuité peut permettre à un malade mental errant d’accéder aux soins et surtout aux médicaments pour son bien-être et la sécurité publique, d’où l’importance de leur venir en aide et sans condition».
Au Sénégal, grâce au centre Ansoumana Dione de Kaolack, construit à Bouchra, ces malades mentaux errants bénéficient d’un traitement adéquat. Et ils sont d’ailleurs nombreux à avoir regagné leurs familles. «Mobilisons-nous pour cette cause», lance le président de l’Assamm.
Pionnière dans la sante communautaire en Côte d’Ivoire, ASAPSU depuis sa création voulait un accès universel aux soins de santé, surtout aux plus démunis.
Trente-cinq (35) ans après, cette vision reste intacte. Initiée par une quinzaine d’anciennes fonctionnaires, aujourd’hui l’association a parcouru du chemin et a bien grandi depuis lors a tous point de vue.
L’ambition de départ demeure intacte comme le rappelle Solange Koné, la chargé de la pérennisation et des partenariats. Mais ce qui surprend aujourd’hui dans cette association c’est la constance de ses plus anciens membres.
En effet, malgré la retraite et le poids des âges, les fondatrices et anciennes membres sont toujours pleine d’entrain, pleine d’énergie pour continuer le travail. Elles se moquent royalement leur âge. Tenez, la plus jeune membre est septuagénaire et la PCA est octogénaire.
L’âge n’est donc pas un handicap. Toutefois l’organisation travaille pour le passage de témoin à la jeune génération, tout en ne cachant pas sa préoccupation sur la manière donc le legs va être géré dans la pérennité de l’action. Puisque l’association aspire à atteindre un siècle d’existence toujours au service de la sante communautaire.
ASAPSU est une ONG pionnière dans la sante communautaire en Côte d’Ivoire partie d’une modeste incitative de 15 fonctionnaires, l’association a aujourd’hui 35 ans et a bien grandi depuis lors, les fonctionnaire qui au départ ont créé l’association ne veulent pas quitte l’association.
Aujourd’hui ils ont élargie leur domaine d’activité. Même retraites les initiatives reste encore très implique dans l’association qui a aujourd’hui 300 salaries avec un budget annuel de pas moins de 4 milliards.
UNE CENTAINE DE CAS DE DIARRHÉE ENREGISTRÉS DANS LE DISTRICT SANITAIRE DE DIOURBEL
Le médecin-chef suspecte une origine hydrique. Il explique que les résultats de l’analyse effectuée sur les prélèvements d’eau de plusieurs puits ont montré une présence de germes dans la majorité des puits.
Diourbel, 24 mai (APS) – Une centaine de cas de diarrhée et de vomissements ont été enregistrés depuis mardi dernier dans des postes de santé du district sanitaire de Diourbel, a appris l’APS auprès du médecin-chef du district sanitaire, docteur Moussa Ndiaye.
Mardi dernier, l’infirmier chef de poste de Keur Serigne Mbaye Sarr a alerté le district sur un nombre de cas assez élevé de diarrhée enregistrés dans la journée, a-t-il confié.
L’équipe d’investigation dépêchée aussitôt sur les lieux a pu constater sur le registre de la structure sanitaire qu’une vingtaine de cas de diarrhée et de vomissements ont été effectivement enregistrés, a-t-il expliqué.
Dans un entretien avec des journalistes, le Dr Ndiaye a relevé que les investigations ont montré que la veille, lundi 20 mai, le poste de santé Cheikh Anta avait aussi enregistré huit cas, sans compter les autres cas dénombrés par la suite dans les autres postes de santé.
Au total, une centaine de cas ont été enregistrés depuis plus d’une semaine, a-t-il précisé, notant qu’ils sont éparpillés un peu partout dans la ville de Diourbel et que la plupart d’entre eux viennent du quartier Keur Serigne Mbaye Sarr.
Pour le moment, renseigne-t-il, ”on suspecte une origine hydrique”. Il explique que ”les résultats de l’analyse effectuée sur les prélèvements d’eau de plusieurs puits où se ravitaillent les charretiers qui revendent le liquide précieux dans la ville, ont montré une présence de germes dans la majorité des puits. “Donc nous pensons que cette situation est liée à l’eau”, a-t-il déclaré.
Le Dr Ndiaye a souligné toutefois que les investigations se poursuivaient en attendant les résultats des prélèvements effectués chez les patients, pour déterminer les véritables causes de ces cas de diarrhée et de vomissements.
Il a indiqué que la thèse de l’intoxication alimentaire est écartée étant donné que les cas viennent de quartiers différents et que les personnes touchées n’avaient pas consommé le même aliment.
Le médecin-chef du district sanitaire de Diourbel a invité les populations à respecter les mesures d’hygiène et à javelliser l’eau avant sa consommation. De même a-t-il appelé au lavage systématique des mains, notamment pour les enfants quand ils reviennent de l’école avant de manger.
PLAIDOYER POUR LE RELÈVEMENT DU PLATEAU TECHNIQUE DU CENTRE DE SANTÉ DE BAMBEY
Le secrétaire exécutif du comité de développement sanitaire du centre de santé de Bambey, Mbaye Diack, a invité les autorités à relever le plateau technique du district sanitaire de cette commune et à revoir le recrutement des agents de santé
Bambey, 24 mai (APS) – Le secrétaire exécutif du comité de développement sanitaire du centre de santé de Bambey, Mbaye Diack, a invité les autorités à relever le plateau technique du district sanitaire de cette commune et à revoir le recrutement des agents de santé dans les structures sanitaires.
“Bambey attend toujours le démarrage des travaux du bloc opératoire pour améliorer la prise en charge des malades. Depuis 2023, les autorités nous avaient promis que le financement du bloc opératoire est déjà disponible, mais, jusqu’à présent, les travaux tardent à démarrer”, a-t-il notamment déploré.
S’exprimant dans un entretien à l’APS en marge d’un point de presse du Mouvement pour la défense des intérêts du district sanitaire de Bambey, M. Diack a révélé que la radiographie du district est tombée en panne depuis quatre ans maintenant. Ce district est pourtant une structure de référence couvrant plus de trente postes de santé, a-t-il rappelé.
“Même pour une entorse, le médecin est obligé de référer les patients à Diourbel pour faire la radiographie”, a-t-il ajouté.
Il a aussi dénoncé le recrutement des agents de santé souvent ventilés dans les structures sanitaires déconcentrées, sans prendre en compte les besoin des structures destinataires. A l’en croire, ces dernières semaines, plusieurs agents ont été affectés dans les structures sanitaires du département.
Selon lui, les autorités doivent privilégier les agents de santé communautaire qui ont fait plus de quinze ans de service sans aucun statut ou les agents pris en charge par les comités de développement sanitaire, en dépit de leurs ressources limitées.
De même, Mbaye Diack invite-t-il les pouvoirs publics à éponger la dette qu’ils doivent aux structures sanitaires dans le cadre de la couverture maladie universelle (CMU).
Dans le département de Bambey, a-t-il indiqué, la dette est estimée à plus de 100 millions de francs CFA. Rien que pour le centre de santé de Bambey, l’enveloppe est évaluée à plus de quarante millions de francs CFA, a-t-il souligné.
Selon lui, cette situation a plongé beaucoup de structures sanitaires dans des difficultés? notamment pour l’achat de médicaments et d’autres intrants afin d’améliorer la prise en charge des populations.
THIÉNABA, DES RÉSULTATS PROBANTS DANS LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Ces succès ont été rendus possible grâce notamment à l’engagement communautaire de l’association islamique “Sope Mouhamed” (AISM), qui a déployé plusieurs stratégies en ce sens.
Thiénaba, 24 mai (APS) – Le district sanitaire de Khombole, dans la commune de Thiénéba, a obtenu des résultats probants dans la lutte contre le paludisme, illustrés par une diminution du taux d’incidence et de prévalence, a appris l’APS de source officielle.
Ces succès ont été rendus possible grâce notamment à l’engagement communautaire de l’association islamique “Sope Mouhamed” (AISM), qui a déployé plusieurs stratégies en ce sens.
‘’Nous travaillons depuis dix ans avec l’AISM, qui a tenu beaucoup d’activités ayant permis de diminuer le taux d’incidence et de prévalence du paludisme au niveau de Khombole, devenu une zone de pré-élimination du paludisme’’, a déclaré, jeudi, l’infirmier chef du poste de santé, lors d’une visite de presse à Tiénaba.
‘’Le taux d’incidence au niveau du poste de santé est actuellement de 0,2 % avec tout le travail amené par l’AISM, qui travaille en partenariat avec l’organisation Speak Up Africa, à l’initiative de la campagne +Zéro Palu ! Je m’engage+’’, s’est réjoui Assane Ndione.
Avec les efforts déployés par la communauté sous l’impulsion de l’AISM, la commune de Tiénaba est aujourd’hui devenue l’une des localités qui enregistre de grandes avancées dans la lutte contre le paludisme. Et c’est ce qui explique le choix porté sur cette association comme un exemple à suivre, dans le cadre de la célébration des dix ans de la campagne ‘’Zéro palu ! Je m’engage’’,
Cette campagne est menée à l’initiative de l’organisation Speak Up Africa, spécialisée dans la communication en santé et le développement durable, en partenariat avec le Programme de lutte contre le paludisme (PNLP).
Selon le médecin-chef du district de Khombole, Matar Ndiaye, étant donné que ‘’la santé est un domaine multidisciplinaire et multisectoriel’’, des secteurs autres que sanitaires et médicaux sont invités à jouer leur partition. D’où l’option, selon lui, de ”continuer d’accompagner l’association [AISM] qui a joué un rôle capital dans ce combat’’ pour l’élimination du paludisme.
L’AISM, championne dans la prévention et la sensibilisation
Outre ‘’le plan d’actions élaboré et partagé au niveau du district de santé’’, l’AISM s’active au niveau communautaire de concert avec les autorités sanitaires, en mettant en place des comités villageois de salubrité et de développement, des conseils de village sur le paludisme, des clubs dans les écoles, des caisses de solidarité +And xeex sibiru+”, a fait savoir Alpha Diop, fils du fondateur de cette association.
Il a également évoqué la carte de vacances, une stratégie développée après avoir constaté qu’à l’ouverture des classes, les élèves revenaient avec des cas de paludisme.
‘’Des activités en période hivernales sont développées ainsi qu’un système de parrainage du voisin, qui consiste à surveiller la température de son voisin ainsi que les signes du paludisme pour aider dans la prise en charge’’, a encore signalé M. Diop.
‘’Ces stratégies ont porté leurs fruits’’, a témoigné Assane Ndione, le responsable du poste de santé de Thiénaba.
L’AISM a été créée par El Hadji Diop, un habitant de Thiénaba qui ‘’consacra les dernières années de sa vie à la lutte contre le paludisme après le décès de sa fille de neuf ans en 1999 emportée par cette maladie”.
Le défunt homme était très engagé dans cette ce combat. ‘’Avec les membres de l’association, ils ont ainsi beaucoup contribué à la sensibilisation des habitants de la localité, notamment pour une utilisation des moustiquaires tous les jours, toutes les nuits et toute l’année’’, a témoigné son fils.
LE LUPUS OU « NDOXUM SITI » UNE MALADIE RARE, MECONNUE AU SENEGAL MAIS TRES DANGEREUSE
Selon le docteur Birame Seck, le lupus érythémateux systémique, communément appelé « « Ndoxum Siti », est méconnu du grand public et même beaucoup de praticiens ne connaissent pas bien cette maladie.
Baye DIAGNE (Correspondant permanent à St-Louis) |
Publication 24/05/2024
À l’occasion de la journée mondiale du lupus, célébrée chaque 10 mai, le docteur Birame Seck, dermatologue à l’hôpital régional de Saint-Louis, enseignant chercheur à l’université Gaston Berger, est revenu largement sur cette maladie, certes rare mais qui a mille facettes et qui est la première cause de dialyse chez les jeunes
Cette journée est célébrée dans le monde depuis 2004. Pour cette année, l’accent est mis sur la sensibilisation des populations par rapport à cette maladie auto immune très invalidante. Selon le docteur Birame Seck, le lupus érythémateux systémique, communément appelé « « Ndoxum Siti », est méconnu du grand public et même beaucoup de praticiens ne connaissent pas bien cette maladie. Le lupus est une maladie auto immune systémique caractérisée par un dérèglement du système immunitaire qui se retourne contre notre propre organisme en attaquant nos cellules et en les détruisant. Selon le dermatologue, la maladie peut également affecter tous les organes, de la tête aux pieds. « Les manifestations sont plus fréquentes au niveau de la peau et des articulations. Il y a des manifestations au niveau des reins, du cœur et du système nerveux central. Mais parmi les manifestations les plus courantes et qui doivent pousser la personne à aller consulter un spécialiste, il y a la perte de poids, une fatigabilité chronique, la fièvre régulière sans infection aucune, des tâches et rougeurs au visage », a expliqué le Dr Birame Seck. Et d’ajouter que la maladie du lupus affecte la femme jeune, et que sur 10 cas, les 9 sont jeunes et en âge d’avoir des enfants. Même si c’est rare, le lupus peut également atteindre les hommes et les enfants. Il y a d’autres types de manifestations de la maladie comme des altérations de la bouche, une allergie au soleil, des douleurs articulaires et musculaires, des céphalées chroniques qui doivent alerter. D’après le docteur Birame Seck, le lupus est une maladie qui peut se manifester de plusieurs façons, d’où l’importance de connaître ses signes alertes qui doivent inciter la personne à aller en consultation auprès d’un spécialiste. Étant une maladie systémique qui peut affecter tous les organes, le lupus peut laisser apparaître des manifestations qui ne sont pas spécifiques. Ses manifestations sont donc multiples, d’où son surnom de «maladie aux 1000 visages». Elles ne sont malheureusement pas spécifiques au lupus et peuvent être observées pour d’autres maladies, sauf au niveau de la peau où les manifestations ne sont observées qu’en cas de lupus », souligne le dermatologue. « S’agissant des autres organes tels que le système nerveux central, le cœur, les reins, les articulations, c’est des manifestations qu’on peut observer dans d’autres maladies» précise Dr Birame Seck.
Une maladie aux causes inconnues
Selon le dermatologue, il n’y a que des facteurs favorisants, de prédisposition qui peuvent amener une personne à développer la maladie du lupus. Et parmi ces facteurs de prédisposition, le docteur Seck a cité les facteurs génétiques, les facteurs déclenchants, avec l’apparition de manifestations. Mais il assure que le plus important facteur est l’exposition au soleil. C’est pourquoi, pour la prise en charge, il invite le patient qui a le lupus d’éviter de s’exposer au soleil qui est le principal ennemi des malades. Pour ceux qui ont des facteurs hormonaux, le secrétaire général adjoint de la Société sénégalaise de dermatologie assure que le lupus est déclenché par la grossesse à cause d’une interaction intime entre le lupus et la grossesse. Mais, en dehors de la grossesse, il y a l’accouchement, la prise de certains médicaments et certaines infections qui peuvent favoriser la survenue du lupus. Dr Birame Seck reconnaît toutefois que les spécialistes ne connaissent pas avec exactitude ce qui entraîne la survenue du lupus.
L’automédication, un danger pour un malade du lupus
Selon l’enseignant chercheur à l’Ugb, le lupus est une maladie grave etsa gravité est liée aux atteintes qu’elle peut entraîner au niveau des reins, du cœur et du système nerveux central. Elle détruit même les organes et entraîne une insuffisance rénale chronique, une insuffisance cardiaque, un accident vasculaire cérébral (AVC ), des avortements à répétition. Il informe qu’une enquête sur le lupus a été menée à Dakar en 2015 entre 1999 et 2015. Et durant cette période, 340 cas ont été recensés sur 16 ans, ce qui a donné un ratio de 20 cas par an, avec une fréquence estimée à 0, 05 %. Sur 10 mille patients, seuls 5 ont le lupus à Dakar. Dans le monde, son incidence est estimée entre 4 à 178 cas pour 100 mille habitants. Bien qu’il ne soit pas une maladie très fréquente, le lupus est néanmoins très dangereux.
Absence de politique sanitaire adéquate consacrée au lupus
« Même s’il y a au niveau du ministère de la Santé une direction chargée de la gestion des maladies transmissibles, d’autres maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, les problèmes néphropathies, la maladie rénale chronique sont privilégiées au détriment du lupus », regrette le dermatologue Birame Seck. Mais la société sénégalaise de dermatologie, dont il est membre, essaie tant bien que mal de mener le combat pour que le lupus soit pris en compte dans cette direction ministérielle et que la prise en charge des patients, très coûteuse, soit facilitée. « Le traitement de la maladie nécessite des médicaments non accessibles à tout le monde, et avec l’avancée de la science, de nouvelles thérapies sont découvertes et la prise en charge est longue. La pierre angulaire de la prise en charge du lupus, c’est la corticothérapie autrement dit les corticoïdes. Avant d’en arriver à cette prise en charge, il y a tout un tas d’analyses à faire. Malheureusement, il n’y a pas encore cette politique autour du lupus, c’est pourquoi la sensibilisation est préconisée. Plus tôt le patient vient se faire consulter, plus tôt la prise en charge est simplifiée «. Comme on a tendance généralement à le faire croire, surtout au Sénégal, Dr Seck assure qu’il n’y a aucun lien entre alimentation et lupus. « Le lien le plus évident comme facteur de l’environnement qui peut impacter le lupus, c’est le soleil «, précise-t-il. Il informe qu’à Dakar, la première cause de dialyse chez les jeunes est le lupus.
LES ARV, CES MOLECULES QUI REDUISENT LE SIDA A UNE MALADIE CHRONIQUE
La découverte, à la fin des années 90 des antirétroviraux (ARV), un traitement associant trois molécules (trithérapie), s’est avérée comme une bénédiction pour les personnes vivant avec le VIH, notamment pour les patients suivis à l’hôpital de Tambacounda
Tambacounda, 22 mai (APS) – La découverte, à la fin des années 90, des antirétroviraux (ARV), un traitement associant trois molécules (trithérapie), s’est avérée comme une bénédiction pour les personnes vivant avec le VIH, notamment pour les patients suivis à l’hôpital de Tambacounda.
Considéré jadis comme une sentence de mort, le sida est devenu aujourd’hui aux dires des médecins une maladie chronique avec l’évolution et l’amélioration continue du traitement.
Cette nouvelle donne basée sur la trithérapie, une combinaison de trois molécules dans une seule capsule (tenofovir, lamivudine et le dolutegravir), apparait comme une deuxième chance, celle de la survie. En effet, le porteur du virus peut vivre normalement avec une bonne observance du traitement et un respect scrupuleux des consignes de son médecin traitant.
‘’Au début du traitement de la maladie, les patients prenaient des molécules différemment, c’est-à-dire, on donnait trois familles de molécules matin et soir’’, a expliqué à l’APS le responsable de la prise en charge des patients atteints du VIH à l’hôpital régional de Tambacounda.
Assis derrière son bureau situé dans le bâtiment dédié à la médecine interne, Dr. Amadou Moctar Diouf affiche tout son optimisme face à l’évolution du traitement de l’infection à VHI. La nouvelle molécule donne des résultats assez encourageants quant au combat contre le VHI/sida, se réjouit le Dr Diouf.
‘’Aujourd’hui, les patients, avec une prise régulière des médicaments, parviennent à réduire leur charge virale et à vivre comme s’ils ne sont jamais atteints du VIH’’, se félicite-t-il.
Vêtu d’une blouse blanche et gesticulant de temps autre dans un large sourire aux lèvres, le médecin déclare qu’avec les nouvelles molécules, le traitement des personnes infestées par le VIH s’est considérablement amélioré.
Une bonne santé au bout de six mois
‘’Au bout de six mois de traitement, le malade recouvre une bonne santé avec une évolution extraordinaire. C’est comme si la personne n’était jamais tombée malade, car on arrive à la suppression de la charge’’, fait-il savoir.
A ce stade, relève-t-il, le nombre de copies du virus du VIH est inférieur à ‘’1000 dans l’organisme’’, avec une bonne observance du traitement.
Amadou Moctar Diouf souligne qu’au début de la maladie, les patients ont des millions de copies du virus dans leur organisme. Mais, après six mois de traitement régulier, à travers une prise régulière des médicaments, la charge virale devient inferieurs à 1000 copies, et le malade reprend sa vie, ses activités comme s’il n’était jamais tombé malade, témoigne-t-il.
‘’Notre objectif, c’est d’en arriver à une charge virale indétectable, c’est-à-dire le malade ne compte plus que 50 copies de virus dans son organisme. A ce niveau de traitement, le malade ne peut plus transmettre la maladie, à condition qu’il continue la prise de médicaments normalement’’, dit-il.
Les molécules présentaient beaucoup d’effets secondaires, avec moins d’efficacité, et les patients prenaient toutes les trois molécules matin et soir séparément, a rappelé le médecin, soulignant que ‘’c’était lourd comme traitement’’.
Actuellement, poursuit-il, ‘’dans le cadre de la prise en charge, les molécules, tenofovir, lamivudine et le dolutegravir sont combinés en un seul médicament pour obtenir le tenofovir plus, avec une plus grande efficacité, moins d’effets secondaires et des résultats beaucoup plus satisfaisants en termes de santé et de bien-être, si le traitement est suivi à la lettre’’.
‘’Avec le tenofovir plus, les personnes infectées ne prennent qu’un seul comprimé par jour’’, signale-t-il
L’arrivée du dolutegravir a permis de révolutionner la prise en charge des malades, du fait de l’efficacité de cette molécule. Cependant, ‘’il y a des patients qui ne peuvent pas prendre le tenofovir plus’’, fait-il remarquer.
Le cas échéant, ‘’ils prennent le dolutegravir isolé en plus du lamivudine. Mais, la plupart des patients prennent le tenofovir plus, hormis des cas particuliers qui sont traités sans le tenofovir’’, explique-t-il.
Selon lui, l’infection à VIH/sida présente quatre stades. C’est au stade quatre que le malade est ‘’atteint’’ et où l’ensemble de ses manifestations cliniques sont apparentes, dit-il. Il est alors presque incapable de se mouvoir, de s’occuper de lui.
A ce stade, dit-il, ‘’il faut une prise régulière et rigoureuse des ARV, jusqu’au moins six mois pour voir la charge virale drastiquement réduite (…)’’. Par la suite, il faut ‘’tendre vers la suppression de cette dernière en respectant toujours la posologie prescrite par le médecin traitant’’, indique-t-il.
Aujourd’hui, si les consignes sont respectées, le traitement contre le VIH/SIDA a si bien évolué que la maladie parait moins dangereuse que certaines maladies chroniques, comme le diabète, l’accident vasculaire-célébral (AVC), fait-il observer.
D’anciens malades du VIH/SIDA vivent et vaquent correctement à leurs occupations. On ne saurait les distinguer de la population générale, ‘’car le traitement est très efficace’’, martèle-t-il.
Le VIH/SIDA, “une maladie chronique comme toutes les autres”
‘’Autrefois, les malades ne prenaient que des antibiotiques. Par la suite, les premiers ARV ont fait leur apparition. Il fallait prendre quatre comprimés de différentes molécules en deux prises journalières, matin et soir, avec parfois de lourds effets secondaires’’, rappelle Coumba Dabo, médiatrice à l’hôpital régional de Tambacounda.
Avec l’apparition de la trithérapie et des molécules beaucoup plus efficaces, témoigne-t-elle, ‘’si le patient suit les prescriptions du médecin, il va mieux et vaque à ses occupations’’.
‘’Il peut même être en couple séro-discordant, c’est-à-dire, lorsqu’un des partenaires est atteint de la maladie, faire des enfants’’, note la médiatrice, relevant que la condition à cette situation sanitaire, est de respecter toute la rigueur liée à la posologie des ARV.
Actuellement, constate-t-elle, les patients ne prennent qu’un seul comprimé par jour et à des heures fixes, et cela fait que ‘’la charge virale devient indétectable’’.
‘’Autrefois, rappelle-t-elle, les femmes qui accouchaient ne pouvaient pas allaiter leurs enfants au risque de les contaminer, et les nourrissons ne prenaient que les biberons’’.
Elle assure que ‘’c’est grâce à ces nouvelles molécules qu’il est possible pour des femmes atteintes du virus de rester en couple, d’avoir des enfants, d’accoucher et enfin d’allaiter leurs bébés jusqu’à l’âge d’un an, pour les sevrer sans aucune contamination’’.
‘’Aujourd’hui, le VIH/SIDA est une maladie chronique comme toutes les autres. Et si le traitement est vraiment respecté, le sida est beaucoup moins dangereux que d’autres maladies chroniques, parce qu’on peut se marier, faire des enfants et profiter de la vie’’, fait-elle valoir.
Elle suggère toutefois le bannissement dans le vocabulaire de la presse d’expressions comme ‘’sidéen’’, rappelant qu’un patient prenant correctement son traitement devient un simple porteur du virus.
Elle appelle en définitive à humaniser le champ lexical autour de cette maladie, pour éviter d’effrayer les populations à tel point qu’elles finiraient par refuser d’aller se faire dépister pour connaître leur statut et prendre les mesures qui s’imposent pour le contrôle de leur vie.
EN QUETE DE REPONSES DYNAMIQUES
La production et le transit des drogues et stupéfiants sont une préoccupation majeure du monde médical et des chercheurs en sciences sociales.
La production et le transit des drogues et stupéfiants sont une préoccupation majeure du monde médical et des chercheurs en sciences sociales. C’est en ce sens qu’un colloque international « Sciences Sociales et drogues en Afrique Francophone. Diversification des usages, transformation des approches » se tient à l’Université Cheikh Anta Diop. Ouvert hier, mardi 21 mai 2024, il rassemble des experts internationaux francophones des drogues, des addictions et des sciences sociales venus d’Afrique et d’Europe et va tenter d’apporter des solutions à ce fléau aux conséquences dramatiques.
L’augmentation de la production, de la diffusion et du transit des stupéfiants en Afrique, la diversification des produits et des usages (nouvelles drogues, médicaments détournés de leur indication, nouvelles formes de consommation), liées à la mondialisation des modèles culturels, constituent un défi pour la définition de politiques des drogues respectueuses des droits humains. Qui plus est, la demande de soin reste importante (incluant les nouveaux produits de synthèse, le tabac, le cannabis, l’alcool…). Suffisant pour qu’un colloque international soit organisé à Dakar pour des solutions dynamiques. Ce colloque, organisé par Crcf, Ird, Ucad, Rescidaf, Cepiad et autre Harene, qui va durer du 21 au 23 mai a pour objectif de rassembler les chercheurs, les connaissances et les expériences sur les pratiques de consommation de drogues et leur traitement social, juridique et sanitaire en Afrique de l’Ouest francophone.
Il sera en outre question d’analyser les particularités liées aux contextes africains et les évolutions et transformations récentes dans les produits et les pratiques de production, circulation et consommation, et leurs approches scientifiques. Par ailleurs, la rencontre permettra d’identifier et débattre des facteurs favorables et des obstacles pour la mise en place de politiques, stratégies, mesures et actions concernant les drogues. Et cela d’autant que les problèmes liés à la drogue ne sont pas seulement spécifiques à un pays mais ils sont également sous-régionaux, comme l’a révélé le médecin anthropologue Alice Desclaux de l’IRD. Au Sénégal où les problèmes de drogues se posent avec acuité, le Pr Idrissa Ba, enseignant chercheur, et le Dr Karim Diop ont mis en place un dispositif pour le traitement des personnes additives ainsi que les personnes vulnérables. A noter également que le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar a été créé en 2014 au sein du service de psychiatrie de CHNU de Fann. Il assure depuis 2015 des activités de réduction des risques, en premier lieu, pour les personnes usagères de drogues injectables. Et ces activités vont de la prévention au dépistage et au traitement des maladies infectieuses et des troubles mentaux.
MANQUE D'OXYGÈNE DANS PLUSIEURS HÔPITAUX
La plupart des hôpitaux publics ne sont pas dotés de suffisamment d’oxygène. C'est la directrice générale des Etablissements publics de santé qui donne l'information.
iGFM - (Dakar) La plupart des hôpitaux publics ne sont pas dotés de suffisamment d’oxygène. C'est la directrice générale des Etablissements publics de santé qui donne l'information.
En effet, en marge d'un point de presse conjoint, ce jeudi 16 mai, avec le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) au Sénégal, Dr Fatou Mbaye Sylla a reconnu que « le gap à combler sur l’oxygénation au niveau des structures de santé, est énorme. »
Toutefois, elle précise que la situation de l’oxygénation au Sénégal est assez satisfaisante. «Nous sommes dans le processus de combler ce fossé. Tout le monde sait que l’oxygène est devenu un médicament essentiel. La pandémie de la Covid- 19 l’a largement prouvé. En outre, l’oxygène est utilisé dans des services essentiels que sont les blocs opératoires, la réanimation, la pédiatrie, les urgences, la néonatalogie et la maternité qui sont des services extrêmement sensibles », s'est-elle justifiée.
Il faut noter qu'il n'y a qu’une vingtaine de structures de santé de référence qui sont dotées d’oxygène. «Nous sommes en train d’évaluer les gaps. Chaque année, dans le budget de la santé référence, au moins 3 milliards de F CFA sont mis à disposition pour la maintenance des équipements en oxygène médical », dit-elle.
Dans le même sillage, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a invité les pays comme le Sénégal à trouver des stratégies pour faire parvenir l’oxygène dans toutes les structures de santé.
Selon elle, la solution est d'instaurer un modèle de déploiement national pour l’oxygénothérapie, une composante vitale de notre arsenal thérapeutique contre les conditions critiques telles que l’hypoxémie et l’insuffisance respiratoire.
PRIX KOFFI ANNAN, LE MÉDECIN-COLONEL ABDOU RAJACK NDIAYE DISTINGUÉ
La Fondation Koffi Annan pour le leadership en santé a distingué le médecin-colonel sénégalais pour ses travaux consacrés à la protection des populations civiles dans les zones de conflits
La Fondation Koffi Annan pour le leadership en santé a distingué le médecin-colonel sénégalais Abdou Rajack Ndiaye pour ses travaux consacrés à la protection des populations civiles dans les zones de conflits, a informé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).
Le médecin-colonel Abdou Rajack Ndiaye, professeur agrégé du Val-de-Grâce (France), a été distingué à la suite d’un processus rigoureux et sélectif de sélection, a commenté la Fondation de l’Université Cheikh Anta Diop dans un message publié sur son site.
Les travaux du directeur du service de santé des armées sénégalaises depuis le 1er mai 2023, ont porté sur les politiques de protection de la santé des populations civiles en zones de conflits armés en Afrique.
Le lauréat de l’édition 2024 de cette distinction remise lors d’une cérémonie organisée en Ethiopie, est auteur de plus de 100 communications scientifiques, rappelle la Fondation de l’UCAD.