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4 avril 2025
Santé
UNE GESTION, MOULT INTERROGATIONS !
La digitalisation intégrale du système de santé a déjà démarré dans le pays, avec la mise en place du dossier patient unique partagé au Sénégal dans six structures de santé du pays. La tâche est exécutée par la société Sénégal numérique.
La digitalisation intégrale du système de santé a déjà démarré dans le pays, avec la mise en place du dossier patient unique partagé au Sénégal dans six structures de santé du pays. La tâche est exécutée par la société Sénégal numérique. Toutefois, dans cette démarche, les logiciels déjà existants risquent de disparaitre. Une situation qui, si elle venait à se produire, porterait un sacré coup à l’objectif de départ qui serait de mettre en place une plateforme de coordination, comme annoncée dans l’Avis d’Appel d’Offres Ouvert pour l’acquisition d’un logiciel d’identification, au profit de la Cellule de la Carte sanitaire et sociale, de la Santé digitale et de l’Observatoire de Santé (CSSDOS), qui fait suite à l’Avis Général de Passation des Marchés paru dans le journal «Le Soleil» n°15788 du samedi 14 janvier 2023.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé une Convention-cadre de partenariat avec la société Sénégal numérique (SENUM), mardi dernier, pour l’accélération de la digitalisation intégrale du système de santé du Sénégal. Une volonté commune de poursuivre et d’intensifier la collaboration déjà ancienne, selon la ministre de la Santé et de l’Action sociale, entre son département et l’Agence de développement de l’Informatique de l’Etat (ADIE), devenue maintenant la société Sénégal numérique (SENUM SA), en vue de l’accélération de la digitalisation intégrale du système de santé.
«Cette digitalisation intégrale de la santé implique des besoins importants en capacités d’hébergement et en bandes passantes. En effet, dix (10) dossiers en santé digitale, dans différents domaines, sont en train d’être mis en œuvre par mon département et dont certains sont à un stade de maturation très avancée, dont le dossier Patient Unique Partagé dont la phase pilote d’implémentation a déjà démarré dans 06 établissements de santé publique de Dakar et des régions depuis fin décembre 2023», a déclaré la ministre Marie Khémesse Ngom Ndiaye.
Au nom de la société Sénégal numérique, Cheikh Bakhoum a fait savoir que «le secteur de la santé est un pilier fondamental du bien-être de notre population. Et il est de notre devoir, en tant qu’acteur du numérique, porte-étendard de la politique informatique de l’Etat du Sénégal et de la transformation digitale, de contribuer activement à son amélioration».
LES AXES D’INTERVENTION DE LA DIGITALISATION
La société Sénégal numérique SA, en plus du dossier Patient Unique Partagé, interviendra dans neuf autres axes dont la plateforme de mobilité du personnel (MIRSAS) arrivée à maturité et dont le lancement official est prévu la semaine prochaine ; la Télémédecine, dont le document cadre national est déjà validé ; ERXP3, la gestion électronique des médicaments dans les Pharmacies régionales d’approvisionnement (PRA) et les structures de santé ; Le SYSGEC, la gestion électronique du courrier ; La digitalisation des procédures de demandes d’ouverture des Officines privées de Pharmacie et d’Autorisation de mise sur le Marché (AMM) ; La gestion électronique des informations sanitaires et sociales, le DHIS2 ; La digitalisation de la matrice des sources de financement en Santé ; La digitalisation de la production des Cartes d’égalité des chances, avec une déconcentration dans les régions et les Départements ; La gestion électronique des informations financières et comptables, le TOM2PRO.
C’est dans ce sillage et en cohérence que M. Bakhoum a fait savoir, avec le cahier de charges de cette convention, que son département s’engage à appuyer la mise en œuvre de la stratégie de transformation digitale avec, en priorité, les axes et la démarche de Procéder aux tests techniques, fonctionnels et sécuritaires des applications ESanté que le ministère en charge de la Santé et ses services rattachés utilisent ou envisagent d’utiliser afin de mieux tenir en compte des aspects liés à la réglementation nationale en matière de protection des données personnelles, à l’interopérabilité et la sécurisation.
LE CAHIER DE CHARGES DE SENEGAL NUMERIQUE
Pour la société Sénégal numérique, il est question, dans ce partenariat-cadre, d’héberger les données des applications du ministère de la Santé et de l’Action sociale et ses services rattachés, particulièrement celles du «Dossier Patient Unique Partagé» et, au plan stratégique national, de la gestion des Urgences dans le Datacenter national, avec une haute disponibilité et accessibilité 24/7 ; de déployer le SENGEC (Système de Gestion électronique du Courrier) ; créer des mails gouv.sn ; fournir et améliorer la connectivité numérique ; numériser et sauvegarder les archives du ministère de la Santé et de l’Action sociale et ses structures rattachées puis de rendre accessibles les dossiers en veillant à la sécurité des données ; appuyer le ministère de la Santé et de l’Action sociale sur la définition et l’élaboration des spécifications techniques des infrastructures et services numériques et leurs acquisitions ; accompagner le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans l’intégration de ses Systèmes d’information (SI) à la plateforme nationale d’interopérabilité des SI de l’Administration ; accompagner le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans le déploiement des données de la plateforme DHIS2 du LINODE au Datacenter du SENUM SA ; apporter des conseils et son expertise dans la mise en œuvre des six projets numériques majeurs du Programme de Digitalisation du Système de Santé et dans les domaines de l’infrastructure, des réseaux informatiques et de télécommunications ; accompagner le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans ses besoins de formation dans le domaine du numérique et de la conduite du changement.
«DOSSIER PATIENT UNIQUE PARTAGE», SUR FOND DE DISCORDE
Concernant la numérisation dans le secteur de la santé, s’il y a un dossier qui est bien avancé dans la digitalisation, c’est la gestion hospitalière avec le suivi du dossier patient. Au moins, deux tiers (2/3) des établissements de santé disposent d’un logiciel qui leur permet de suivre le malade, de gérer les données médicales ainsi que dans le partage des données du patient entre praticiens. Des solutions qui répondaient aux spécificités des centres hospitaliers et centre de santé du pays, face aux pertes de données, mais aussi qui permettaient l’accès aux données hospitalières au niveau national. Parmi ces logiciels utilisés figurent Hospitalia, Cubis, avec le démarrage de cette digitalisation qui risque de faire sauter l’existant, un risque de perte de données d’une dizaine d’années pourrait se produire ; même si le directeur de SENUM, Cheikh Bakhoum, a avancé que «ces données vont nous servir de base». Toutefois, l’inquiétude qui se dessine dans l’esprit des gestionnaires de logiciels existants est de savoir «si leurs produits continueront à exister».
UN APPEL D’OFFRES QUI “RISQUE” DE SORTIR DE SON CADRE
Depuis plusieurs années, des ateliers se tiennent pour la digitalisation de la santé en général. L’objectif était de permettre aux gestionnaires de la santé de disposer des données à temps et aux médecins de pouvoir disposer du dossier patient, quelle que soit sa zone de compétence, afin de faciliter le soin et au malade de disposer de moins de paperasse. Le marché pour la plateforme interrogeable devait garder les systèmes existants et un Appel d’Offres a été lancé, en février 2023, sur l’acquisition d’un logiciel d’identification, de gestion et de partages électroniques des documents médicaux et administratifs du patient.
L’Avis d’Appel d’Offres Ouvert pour l’acquisition dudit logiciel d’identification, au profit de la Cellule de la Carte sanitaire et sociale, de la Santé digitale et de l’Observatoire de Santé (CSSDOS) fait suite à l’Avis Général de Passation des Marchés paru dans le journal «Le Soleil» n°15788 du samedi 14 janvier 2023. Toutefois, avec l’évolution de la digitalisation et le doute qui plane chez les acteurs et gestionnaires de logiciels existants, l’Appel d’Offres pourrait bien sortir de son cadre pour des besoins d’harmonisation.
L’IMMUNITÉ VACCINALE COLLECTIVE, UN OBJECTIF TOUJOURS PAS ATTEINT
Le docteur Ibou Guissé, en service au Service national pour l’éducation et l’information sur la santé (SNEIPS), a souligné la nécessité d’une meilleure prise de conscience de l’importance de la vaccination contre la Covid-19.
Dakar, 2 fév (APS) – Le docteur Ibou Guissé, en service au Service national pour l’éducation et l’information sur la santé (SNEIPS), a souligné la nécessité d’une meilleure prise de conscience de l’importance de la vaccination contre la Covid-19 dont le taux de 30 pour cent au Sénégal, ce qui ne permet pas au pays d’atteindre l’immunité vaccinale collective, correspondant à un taux de vaccination de 70%.
« Pour atteindre l’immunité vaccinale collective, il faut que 70% de la population soit vaccinée. Actuellement, le taux vaccinal est de moins 30% mais on ne peut pas considérer cela car la protection ne dure que 6 mois », a déclaré le médecin.
Le docteur Guissé s’exprimait en marge d’un atelier d’information et de partage sur l’intégration de la vaccination contre la Covid 19 dans les soins de santé primaires, à l’initiative de l’Association des journalistes en santé population et développement (AJSPD) et du projet Usaid Breakthrough Action.
« En un moment donné, tout le monde s’est relâché, même dans nos structures sanitaires, on ne faisait plus le Test de diagnostic rapide [TDR] », a déploré le médecin, selon lequel le virus de la Covid-19 « a besoin de nous pénétrer, de se fixer, d’utiliser le matériel génétique qui se trouve sur nos cellules pour se multiplier ».
« Nous avons mené une enquête de prévalence qui a montré que 90% de la population était en contact avec le virus. Plus les gens sont vaccinés, plus la circulation du virus est moyenne », a-t-il dit, en faisant état d’un « nouveau virus de la Covid-19 qui fait que la personne ne tousse pas, n’a pas de fièvre ».
Il note toutefois, pour rassurer, que le vaccin contre la COVID 19 est intégré dans le programme élargi de vaccination (PEV).
« Nous avons eu à faire avec un virus qui est un micro-organisme qui n’est pas visible à l’œil nu, malgré qu’il soit redoutable et qu’il a réussi à détruire le tissu socio-économique mondiale », note-t-il.
« La circulation des rumeurs n’a pas facilité les choses, et cela a créé le flou chez les populations. Malgré tout, il a été démontré que ces vaccins sont inoffensifs, sûrs et efficaces. Le seul but de ces vaccins est d’aider le corps humain à développer des anticorps », a expliqué docteur Guissé.
Le vaccin n’est pas obligatoire, cependant il faut aider les gens à prendre conscience de l’importance de cette vaccination, dit-il.
Eugène Kaly, président de l’Association des journalistes en santé population et développement, a rappelé que « le rôle du journaliste, c’est toujours d’informer ».
« Cette session de formation est une opportunité pour tous les membres de [cette association] de pouvoir sensibiliser davantage les populations sur la vaccination contre la COVID 19. Il faut rappeler aux Sénégalais que la maladie est là et qu’il est important de se faire vacciner’’, a insisté le journaliste.
VERS LE RETOUR DES DONNEES SANITAIRES DU SENEGAL
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé mardi avec Sénégal numérique SA, une convention de partenariat devant permettre le rapatriement de données sanitaires du Sénégal hébergées jusqu’ici à l’étranger ...
Dakar, 30 jan (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé mardi avec Sénégal numérique SA, une convention de partenariat devant permettre le rapatriement de données sanitaires du Sénégal hébergées jusqu’ici à l’étranger, suite à la digitalisation des services de certains hôpitaux de Dakar et de l’intérieur du pays.
« Dans cette convention, nous avons repris les activités avec notamment l’hébergement des données de santé parce que jusqu’ici, une partie de ces données étaient hébergées à l’étranger, elles vont désormais être hébergées au Sénégal notamment dans les centres nationaux de ressources », a déclaré Cheikh Bakhoum lors de la signature de cette convention de partenariat avec le département de la Santé.
« En unissant nos forces avec le ministère en charge de la Santé, nous manifestons notre volonté commune de placer la technologie au service des politiques de santé publique, afin d’optimiser les processus, d’améliorer les diagnostics et de renforcer la qualité des soins » a dit M. Bakhoum.
Selon le DG de Sénégal numérique SA, la signature de cette convention va permettre de « numériser et sauvegarder les archives du ministère de la Santé et de l’Action sociale et ses structures rattachées, puis de rendre accessibles les dossiers, en veillant à la sécurité des données ».
« Au-delà des défis actuels, cette collaboration entre Sénégal Numérique S.A et le ministère de la Santé et de l’Action sociale trace la voie vers une santé numérique intégrée, où l’innovation technologique soutient la prise de décision médicale, améliore l’accès aux soins et renforce la résilience de notre système de santé », a-t-il expliqué.
Se réjouissant d’une telle avancée, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khémesse Ngom Ndiaye a soutenu que son département « a encore besoin, aujourd’hui plus qu’hier, de l’appui de la SENUM SA ».
« Cette digitalisation intégrale de la santé implique des besoins importants en capacités d’hébergement et en bandes passantes » a-t-elle indiqué, ajoutant que dix dossiers relevant de la santé digitale, à travers différents domaines, sont en train d’être pris en charge par son département, certains étant « à un stade de maturation très avancée ».
« Il s’agit entre autres du dossier du patient unique partagé, dont la phase pilote d’implémentation a déjà démarré dans 6 établissements publics de santé (EPS), de Dakar et des régions depuis fin décembre 2023. Il s’agit des hôpitaux d’Abass Ndao, Idrissa Pouye et Fann (Dakar), de Kaolack, Matam, et de Touba » a énuméré Mme Ndiaye.
A cela s’ajoutent d’autres dossiers concernant la télémédecine, la gestion électronique du courrier, la digitalisation des procédures de demandes d’ouverture d’officines privées de pharmacie et d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
Elle a aussi évoqué la gestion électronique des informations sanitaires et sociales, la plateforme logicielle open-source ( DHIS2) pour la collecte, la gestion et l’analyse des données, mais aussi la digitalisation de la matrice des sources de financement en santé.
LES MALADES DEMANDENT PLUS A L’ETAT
Les maladies liées à la thyroïde deviennent de plus en plus inquiétantes au Sénégal.
Les maladies liées à la thyroïde deviennent de plus en plus inquiétantes au Sénégal. Les malades regroupés au sein d’une association ont fait entendre leur voix pour plus de soutien de l’Etat concernant leur prise en charge mais aussi pour la résolution des ruptures de médicaments, source d’aggravation de leur pathologie.
Les maladies de la thyroïde les plus fréquentes sont le goitre causé par une augmentation du volume de la glande thyroïde, il y a aussi la maladie de Basedow qui provoque une hyperthyroïdie, celle de Hashimoto qui entraîne une hypothyroïdie et les nodules thyroïdiens qui peuvent être bénignes dans 90 % des cas ainsi que le cancer de la thyroïde. Au Sénégal, les plus fréquentes sont les maladies de Basedow et le goitre.
Regroupés au sein d’une association, les malades au nombre de mille ont lancé leur cri de cœur pour plus de soutien dans la prise en charge de leurs membres mais aussi une meilleure considération dans la gestion des pathologies. Pour leur présidente Mame Guèye Seck, les maladies de la thyroïde sont négligées par les autorités. Elle s’est exprimée lors d’un panel tenu sur le thème : « les facteurs de risques liés à la morbi-mortalité chez les personnes vivant avec une comorbidité en relation avec la vaccination contre la Covid19 ».
Ainsi pour une meilleure connaissance de ces pathologies, l’association porte la sensibilité afin de conscientiser leurs pairs à suivre les traitements, mais aussi de requérir de l’Etat sn aide concernant les ruptures de médicaments. « Au Sénégal, les médicaments ne sont pas accessibles. Il s’y ajoute des ruptures de médicaments que nous vivons très souvent. Quand on reste une semaine sans prendre les médicaments, on reprend le traitement et beaucoup de malades n’ont pas les moyens de se prendre en charge. Si la maladie s’aggrave, c’est une autre charge qui vient s’ajouter à celle déjà présente » a-t-elle fait savoir.
Et de poursuivre : « nous lançons un appel à l’Etat pour la résolution des ruptures de médicaments et on en parle depuis 2016. Il y a aussi des interventions qui posent problème. Parfois, on stabilise le malade et au bout de deux ans, on doit les opérer, mais c’est une valse entre les chirurgiens, car une fois que le malade est stabilisé, il doit être opéré et une fois que ce n’est pas fait, il peut récidiver ». L’association fait aussi un clin d’œil aux médecins généralistes pour une prise en charge précoce du diagnostic de ces pathologies de la Thyroïde. « Il y a un retard de diagnostic et parfois on fait des années avant de connaitre son statut. Nous demandons au médecin d’inclure le diagnostic dans les bilans » a-telle demandé.
LES DONNÉES SANITAIRES SERONT DÉSORMAIS HÉBERGÉES AU SÉNÉGAL GRÂCE À LA DIGITALISATION
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé mardi avec Sénégal numérique SA, une convention de partenariat devant permettre le rapatriement de données sanitaires du Sénégal hébergées jusqu’ici à l’étranger.
Dakar, 30 jan (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé mardi avec Sénégal numérique SA, une convention de partenariat devant permettre le rapatriement de données sanitaires du Sénégal hébergées jusqu’ici à l’étranger, suite à la digitalisation des services de certains hôpitaux de Dakar et de l’intérieur du pays.
« Dans cette convention, nous avons repris les activités avec notamment l’hébergement des données de santé parce que jusqu’ici, une partie de ces données étaient hébergées à l’étranger, elles vont désormais être hébergées au Sénégal notamment dans les centres nationaux de ressources », a déclaré Cheikh Bakhoum lors de la signature de cette convention de partenariat avec le département de la Santé.
« En unissant nos forces avec le ministère en charge de la Santé, nous manifestons notre volonté commune de placer la technologie au service des politiques de santé publique, afin d’optimiser les processus, d’améliorer les diagnostics et de renforcer la qualité des soins », a dit M. Bakhoum.
Selon le DG de Sénégal numérique SA, la signature de cette convention va permettre de « numériser et sauvegarder les archives du ministère de la Santé et de l’Action sociale et ses structures rattachées, puis de rendre accessibles les dossiers, en veillant à la sécurité des données ».
« Au-delà des défis actuels, cette collaboration entre Sénégal Numérique S.A et le ministère de la Santé et de l’Action sociale trace la voie vers une santé numérique intégrée, où l’innovation technologique soutient la prise de décision médicale, améliore l’accès aux soins et renforce la résilience de notre système de santé », a-t-il expliqué.
Se réjouissant d’une telle avancée, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khémesse Ngom Ndiaye a soutenu que son département « a encore besoin, aujourd’hui plus qu’hier, de l’appui de la SENUM SA ».
« Cette digitalisation intégrale de la santé implique des besoins importants en capacités d’hébergement et en bandes passantes », a-t-elle indiqué, ajoutant que dix dossiers relevant de la santé digitale, à travers différents domaines, sont en train d’être pris en charge par son département, certains étant « à un stade de maturation très avancée ».
« Il s’agit entre autres du dossier du patient unique partagé, dont la phase pilote d’implémentation a déjà démarré dans 6 établissements publics de santé (EPS), de Dakar et des régions depuis fin décembre 2023. Il s’agit des hôpitaux d’Abass Ndao, Idrissa Pouye et Fann (Dakar), de Kaolack, Matam, et de Touba », a énuméré Mme Ndiaye.
A cela s’ajoutent d’autres dossiers concernant la télémédecine, la gestion électronique du courrier, la digitalisation des procédures de demandes d’ouverture d’officines privées de pharmacie et d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
Elle a aussi évoqué la gestion électronique des informations sanitaires et sociales, la plateforme logicielle open-source ( DHIS2) pour la collecte, la gestion et l’analyse des données, mais aussi la digitalisation de la matrice des sources de financement en santé.
LE PERSONNEL DE L’HÔPITAL ROI BAUDOUIN EN GRÈVE POUR 72H
Les travailleurs de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye sont dans une colère noire. Après les médecins, les travailleurs sont en grève, pour 72 heures.
Les travailleurs de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye sont dans une colère noire. Après les médecins, les travailleurs toutes branches de la médecine confondues, sont en grève, pour 72 heures. Dénonçant une mauvaise gestion des dirigeants, ils se sont mis en rouge.
Selon eux, beaucoup de choses ne marchent plus au sein de cet hôpital, contribuant à augmenter la souffrance des populations. Si l’on en croit au personnel médical, la crise que traverse la structure est essentiellement due à sa gestion. «Il faut dire qu’on privilégie un budget d’investissement avec des constructions alors que le plan technique prend en charge le matériel et les intrants et à notre niveau, on manque de tout», a dénoncé le délégué de personnel, Khady Samaké Sarr. Elle met le curseur sur le manque d’infrastructures de l’hôpital qui pose d’énormes problèmes. «Depuis deux mois, nous ne disposons pas de radio, tous les malades sont référés ailleurs. Une situation qui augmente la charge de travail des autres structures hospitalières», laisse-t-elle entendre.
En plus du service radiologique qui serait en panne, les travailleurs dénoncent aussi l’arrêt de celui de la chirurgie oculaire et de l’urologie faute d’intrants. «Les médecins sont en grève depuis un certain temps et malgré tout cela, la direction persiste et signe et dit publiquement qu’elle ne prendra aucune mesure pour régler cette situation», informent les travailleurs avant de renchérir : «le budget de l’hôpital n’est toujours pas voté, du fait du refus de convoquer une réunion».
Face à cette situation, les travailleurs de l’hôpital Roi Baudouin de niveau 1 lancent un appel au ministère de la Santé et de l’Action sociale afin de trouver des solutions. Ces derniers qui ne comptent pas baisser les bras, ont décidé de tenir un point de presse, ce mercredi avec tous les représentants des travailleurs de cette structure.
LE PERSONNEL DE SANTE EN ROGNE CONTRE LA GESTION DE L’HOPITAL ROI BAUDOUIN DE GUÉDIAWAYE
Le torchon brûle entre les travailleurs de l’hôpital roi Baudouin de Guédiawaye et leur direction, pour faute supposée de mauvaise gestion
Les travailleurs de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye sont en mouvement d’humeur depuis hier, lundi 29 janvier, et ce jusqu’au mercredi prochain. Ils l’ont manifesté par le port de brassards rouges pour dénoncer une supposée mauvaise gestion dudit hôpital.
Le torchon brûle entre les travailleurs de l’hôpital roi Baudouin de Guédiawaye et leur direction, pour faute supposée de mauvaise gestion. Ainsi, après les médecins, les travailleurs toutes branches de la médecine confondues, se sont illustrés avec des brassards rouges hier, lundi. Selon ces derniers, beaucoup de choses ne marchent plus au sein de cet hôpital, contribuant à qu’augmenter la souffrance des populations.
Selon le personnel médical, la crise que traverse la structure est essentiellement due à la gestion actuelle de la structure. Et de relever qu’on «privilégie un budget d’investissement avec des constructions alors que le plan technique prend en charge le matériel et les intrants et à notre niveau, on manque de tout », a avancé la délégué de personnel, Khady Samaké Sarr.
Et de renseigner: « depuis deux mois, nous ne disposons pas de radio, tous les malades sont référés ailleurs. Une situation qui augmente la charge de travail des autres structures hospitalières ». En plus du service de radiologie qui serait en panne, des travailleurs dénoncent aussi l’arrêt de celui de la chirurgie oculaire et de l’urologie faute d’intrants. « Les médecins sont en grève depuis un certain temps et malgré tout cela, la direction persiste et signe et dit publiquement qu’elle ne prendra aucune mesure pour régler cette situation. Le budget de l’hôpital n’est toujours pas voté, du fait du refus de convoquer une réunion», ont souligné les travailleurs.
Face à cette situation, les travailleurs de la structure hospitalière de niveau 1 lancent un appel au ministère de la Santé et de l’action sociale afin de surpasser cette situation. A cet effet, ils ont soutenu : « le président de la République Macky Sall avait insisté sur la nécessité d’instaurer la bonne gouvernance dans les structures hospitalières et ce directeur est aux antipodes de cette directive. Depuis 3 ans, aucune réunion de Commission médicale d’établissement (Cme) et comité technique d’établissement (Cte), de staff de direction.
Les autorités du ministère de la Santé sont interpellées et doivent prendre leurs responsabilités pour sauver l’une des structures hospitalières la plus stable ». Ces derniers qui ne comptent pas se laisser faire ont décidé de tenir un point de presse, ce mercredi avec tous les représentants de travailleurs. « Les travailleurs de l’hôpital mettent les autorités du ministère devant leurs responsabilités et exigent l’envoi d’inspecteurs et auditeurs pour un constat de la situation de la structure et ceci dans les plus brefs délais », ont -ils demandé.
TOUS UNIS POUR DOPER LA LUTTE
La Journée mondiale des Maladies tropicales négligées (MTN), première édition, sera couplée avec la Journée mondiale de la lèpre. Au Sénégal, le district de Pikine va abriter la rencontre, le 30 janvier prochain.
La Journée mondiale des Maladies tropicales négligées (MTN), première édition, sera couplée avec la Journée mondiale de la lèpre. Au Sénégal, le district de Pikine va abriter la rencontre, le 30 janvier prochain.
Les Maladies tropicales négligés (MTN) sont des pathologies diversifiées de 20 affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, où elles touchent plus d'un (1) milliard de personnes dans les communautés les plus pauvres. Elles sont caractérisées très souvent par un manque de recherche, contrairement à des maladies infectieuses.
Les MTN constituent ainsi un groupe diversifié de maladies parasitaires, bactériennes, fongiques, non transmissibles et virales. Au Sénégal, six de ces pathologies sont pris en charge par une Division au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Pour les acteurs de la lutte, l'Afrique est le continent le plus durement touché et supporte environ 40% de la charge mondiale des MTN. « Les MTN provoquent d’immenses souffrances. Elles n’entraînent pas seulement des problèmes de santé physique et mentale, mais perturbent également les moyens de subsistance. Elles affaiblissent, défigurent, mutilent et peuvent être mortelles. Elles affectent le plus souvent les plus vulnérables, ceux qui vivent dans des communautés isolées, et génèrent, chaque année, des cycles de pauvreté, mais aussi des frais de plusieurs milliards de dollars pour les pays en voie de développement», a fait savoir la coordinatrice de la lutte contre les MTN, Dr Kane.
Au Sénégal, 14 MTN sont endémiques dont 05 à chimio-prévention et 09 à prise en charge au cas par cas. Selon Dr Kane, l’épidémiologie des MTN sur le pays est très variable car, toutes les régions sont touchées par au moins cinq de ces infections et tous les 79 districts sanitaires sont diversement affectés, avec des niveaux de co-endémicité différents. «Par exemple, près de 90% des cas de schistosomiase dans le pays se concentrent dans les zones Nord et Sud-Est, dans le bassin du fleuve Sénégal. Plus de 70% des cas de lèpre sont enregistrés dans 9 régions notamment à Dakar, Diourbel, Thiès», a-t-elle fait comprendre.
Et de poursuivre : «les efforts déployés pour contrôler et éliminer les MTN dans notre pays s’intensifient. Les principaux engagements politiques pour lutter contre les MTN comprennent l’ambition à mettre fin aux Maladies tropicales négligées d’ici 2030 conformément aux Objectifs de Développement durable avec leur inscription comme ligne d’action prioritaire dans le PNDSS 2019-2028, l’adhésion à la nouvelle feuille de route de l’OMS 2021-2030 ».
Pour intensifier la sensibilisation, l’Organisation mondiale de la santé a inscrit dans son calendrier lors de la 74ème Assemblée Mondiale de la Santé la célébration de cette journée contre les MTN. Une journée qui sera couplée à celle de la lèpre. Au Sénégal, les acteurs comptent organiser la célébration le 30 janvier prochain au district de Pikine sous le thème de : « S’unir, agir, éliminer ».
VIDEO
CALCULS RÉNAUX, TRAITEMENT D'UNE TRÈS DOULOUREUSE MALADIE
Au Sénégal, nombreux sont nos concitoyens qui souffrent de calculs rénaux. Une maladie extrêmement douloureuse que l’urologue, le Pr Lamine Niang, décortique ici.
iGFM - (Dakar) Au Sénégal, nombreux sont nos concitoyens qui souffrent de calculs rénaux. Une maladie extrêmement douloureuse que l’urologue, le Pr Lamine Niang, décortique ici. Il explique, dans cet entretien avec iGFM, les causes de la maladie, ses conséquences et les traitements possibles ici au Sénégal.
LE SENEGAL TOUJOURS EN ALERTE
La pseudoéphédrine, suspectée de provoquer des troubles neurologiques tels qu’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) ou de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR) selon l’Aem, a fait l’objet d’une réévaluation
La pseudoéphédrine, suspectée de provoquer des troubles neurologiques tels qu’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) ou de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR) selon l’Agence européenne du médicament, a fait l’objet d’une réévaluation. Au Sénégal, l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP) a, par mesure de précaution, dans un communiqué daté du mois d’octobre dernier, et en attendant les conclusions de l’étude en cours menée par le comité des experts de l’Ema, recommandé d’éviter de prescrire, de conseiller ou d’utiliser les médicaments à base de pseudoéphédrine par voie orale, en cas de rhume, grippe ou d’allergie.
Trois mois après, cette recommandation semble être sans effet. En cette période de fraicheur favorable aux maladies respiratoires, la grippe, le rhume, entre autres, la consommation de ces médicaments à base de pseudoéphédrine s’accentue chez les Sénégalais. Les médecins continuent à faire la prescription, tout comme des pharmaciens, en les recommandant aux patients.
Selon la Directrice générale de l’ARP, Dr Oumou Kalsoum Ndiaye Ndao, ces derniers sont dans leurs droits de prescrire ces médicaments ou de les conseiller car n’ayant pas fait l’objet d’interdiction. «Il n’y avait pas une circulaire sur leur interdiction. On avait juste attiré l’attention des prescripteurs de ralentir la prescription et aux pharmaciens l’orientation de ces médicaments parce que l’Agence française avait décelé des failles sur les produits dérivés de pseudoéphédrine», a-t-elle fait savoir. Et de poursuivre : «je n’ai pas encore la clé juridique qui me permet de dire que ces produits ne doivent plus circuler dans le pays».
Concernant des supposés effets indésirables notés par l’Agence française du médicament, la Directrice générale de l’ARP a fait savoir qu’«au Sénégal, il n’y a pas, pour le moment, une incrimination du produit. A cet effet, nous ne pouvons pas les retirer. Nous attendons le retour de cette étude réalisée par la France qui va nous édifier si ces produits seront retirés ou laissés libres. On n’a pas encore de retour de l’Agence française qui avait soulevé le problème et, à notre niveau, nous n’avons pas de défaut de qualité du produit». Dr Oumou Kalsoum a aussi avancé que «tant que les prestataires jugent la prescription de ces médicaments nécessaire, l’ARP n’y peut rien. Pour retirer un produit, il faut des effets indésirables sur la qualité. Et nous ne les avons pas».
Rappelons qu’au mois de décembre dernier, l’Agence de sécurité du médicament des produits de santé de la France a renouvelé la recommandation exprimée en octobre 2023, avec les représentants des professionnels de santé français, médecins et pharmaciens, de ne pas utiliser les formes orales des médicaments vasoconstricteurs pour soulager les symptômes du rhume, une rhinopharyngite bénigne d’origine virale qui guérit spontanément en 7 à 10 jours. Une sortie faite à l’issue de l’évaluation menée, à leur demande, par le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA), sur les nouvelles données de sécurité relatives aux vasoconstricteurs sous forme orale (pseudoéphédrine).