Deux décennies après le décès de Balla Gaye, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) restent mobilisés pour exiger que justice soit faite. Lors d’un rassemblement ce vendredi 31 janvier 2025, ils ont dénoncé la précarité des conditions d’études et les retards de paiement des bourses, des revendications pour lesquelles Balla Gaye avait perdu la vie.
Vingt-quatre ans après la mort tragique de Balla Gaye, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continuent de réclamer vérité et justice. À l’occasion d’un rassemblement tenu ce vendredi 31 janvier 2025, ils ont réitéré leurs revendications en faveur de meilleures conditions de vie et d’étude dans les universités sénégalaises.
Serigne Saliou Fall, porte-parole du jour et membre du collectif des amicales, a exprimé la détermination des étudiants "depuis 24 ans, nous luttons pour exiger la lumière. Balla Gaye s’est battu pour nous, nous devons aujourd’hui nous battre pour lui. C’est pourquoi nous allons nous rendre chez lui pour prier en sa mémoire."
Le rassemblement a réuni des étudiants venus d’autres universités du pays, notamment celles de Ziguinchor et de Bambey, témoignant ainsi de la portée nationale du combat.
Serigne Gackou Aïdara, coordinateur des écoles et instituts, a pour sa part insisté sur l’urgence de résoudre les difficultés que traversent les étudiants sénégalais "les autorités doivent éviter de payer les bourses en retard. C’est dans ce combat pour de meilleures conditions de vie que Balla Gaye a été tué. Aujourd’hui encore, les mêmes problèmes persistent."
Les étudiants exigent que toute la lumière soit faite sur la mort de Balla Gaye et appellent les autorités à prendre leurs responsabilités pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
LES MAGISTRATS OUTILLES SUR LE NOUVEAU DISPOSITIF DE SAISIE ET CONFISCATION EN MATIERE PENALE
Des magistrats ont bénéficié pendant deux jours, à Saint-Louis, d’une formation sur le nouveau dispositif de saisie et confiscation en matière pénale
Des magistrats ont bénéficié pendant deux jours, à Saint-Louis, d’une formation sur le nouveau dispositif de saisie et confiscation en matière pénale, a appris l’APS des organisateurs.
Initié par le Centre de formation judiciaire (CFJ), le séminaire de formation qui a pris fin jeudi avait pour objectif général de renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale sur le nouveau dispositif de saisie et confiscation ainsi que le recouvrement des avoirs criminels, indique un document transmis à l’APS.
Le but est d’aboutir à une meilleure appropriation, par les acteurs de la chaîne pénale, des procédures applicables en matière de saisie et confiscation dans la lutte contre la délinquance économique et financière, renseigne le même document.
« Cette thématique +saisie et la confiscation en matière pénale+ correspond à une expression de besoins des acteurs que sont les magistrats. C’est sur la base de ces expressions de besoins que nous avons élaboré un catalogue qui recense l’ensemble des sessions de formation continue que nous comptons dérouler au titre de l’année 2025’’, a déclaré Souleymane Téliko, Directeur général du Centre de formation judiciaire (CFJ).
Le séminaire de Saint-Louis, a-t-il souligné, »est donc la première de cette série d’activités. Et ensuite, nous comptons aller dans les autres Cours d’appel que sont Kaolack, Tambacounda, Ziguinchor, Thiès et Dakar ».
»Au sortir de ce séminaire, nous comptons parvenir à l’objectif qui est de renforcer les capacités et surtout de faire de telle sorte que les sessions de formation organisées par le Centre de formation judiciaire puissent avoir un impact réel à la fois sur le fonctionnement des juridictions et sur les pratiques professionnelles des uns et des autres », a-t-il fait valoir.
Madické Diop, secrétaire général de la Cour d’appel de Saint-Louis a, de son côté, magnifié la tenue de cette rencontre qui a permis de passer en revue cet arsenal juridique pour une mise à niveau de tous les acteurs de la chaîne pénale.
Il espère tout de même qu’au sortir de ce séminaire, les magistrats du ressort judiciaire (Saint-Louis, Louga et Matam) vont s’approprier les mécanismes et procédures de saisie et de confiscation afin d’anticiper une probable recrudescence de la délinquance financière.
VIDEO
ABDOULAYE DIÉYE, LA VOIX DU DROIT S'EST TUE
La figure tutélaire du droit constitutionnel sénégalais, s'est éteint jeudi, laissant derrière lui un héritage considérable : celui d'un enseignant passionné, d'un intellectuel rigoureux et d'un homme profondément humain
La communauté universitaire sénégalaise est en deuil. Le Professeur Abdoulaye Diéye, éminent spécialiste du droit constitutionnel et figure emblématique de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, s'est éteint jeudi 30 janvier 2025.
Fils de Saint-Louis, ville dont il gardait précieusement l'héritage culturel, Abdoulaye Diéye incarnait l'excellence du système éducatif sénégalais. Son parcours académique, jalonné par les turbulences de l'année blanche de 1988 et de l'année invalide de 1994, témoignait d'une résilience exceptionnelle qui allait caractériser toute sa carrière.
L'enseignement n'était pas pour lui un choix par défaut, mais une véritable vocation. "Ce n'est pas le hasard qui m'a conduit à l'enseignement", aimait-il à rappeler, évoquant ses premiers pas dans les lycées techniques avant de rejoindre l'université. Sa passion pour la transmission du savoir se manifestait dans des amphithéâtres bondés où régnait un silence révérencieux, uniquement rompu par les applaudissements nourris qui concluaient invariablement ses cours.
Expert reconnu en droit foncier, sa thèse de doctorat sur le Domaine national avait fait de lui une référence incontournable sur les questions foncières au Sénégal. Son expertise rayonnait au-delà des frontières, notamment à l'Université du Mali où il dispensait également ses enseignements.
Derrière le professeur se cachait un homme d'une rare élégance, tant dans sa tenue vestimentaire que dans son comportement. Son sourire caractéristique et son regard profond derrière ses lunettes témoignaient d'une bienveillance naturelle envers ses étudiants. Il refusait catégoriquement le discours défaitiste sur le niveau des étudiants, préférant chercher des solutions constructives aux difficultés rencontrées.
Nelson Mandela et Mamadou Dia comptaient parmi ses modèles, reflétant son attachement aux valeurs de justice et d'intégrité. Homme de culture, il trouvait refuge dans la littérature et nourrissait une passion pour le cinéma, le football - supporter inconditionnel de Liverpool - et la lutte sénégalaise traditionnelle.
Le Professeur Diéye laisse derrière lui un héritage considérable : celui d'un enseignant passionné qui aura formé des générations de juristes, d'un intellectuel rigoureux qui aura contribué à façonner le droit sénégalais, et d'un homme profondément humain qui aura su allier l'excellence académique et générosité de cœur.
Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage universitaire sénégalais, mais son influence continue de rayonner à travers les milliers d'étudiants qu'il a formés et inspirés tout au long de sa carrière.
PAR Ismaila Madior Fall
HOMMAGE AU PROFESSEUR ABDOULAYE DIÉYE
EXCLUSIF SENEPLUS - Avec un sens élevé des relations humaines, il était détenteur de la méthode pour être bien avec tout le monde. Il dédaignait les positions convoitées pour s’intéresser à celles qui n’avaient pas de preneur
Avec la disparition soudaine du professeur Abdoulaye Diéye, la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop vient de perdre un de ses éminents membres qui faisait l’unanimité.
Ayant cheminé avec lui pendant une trentaine d’années dans les équipes pédagogiques, le département de droit public, la Faculté et d’autres activités extra-universitaires, je voudrais, pour saluer, sa mémoire et lui rendre hommage, dire quelques mots sur l’homme (I) et l’universitaire (II).
L’homme
Notre collègue Abdoulaye Diéye, que ses proches appelaient affectueusement Pape, était pétri de qualités exceptionnelles dont je retiendrai l’humanité et l’urbanité. Il nourrissait un sentiment de bienveillance, de compassion envers autrui. D’une courtoisie exquise et d’une générosité connue de tous, Abdoulaye était toujours prêt à porter assistance, apporter aide et soutien. Il accueillait toute l’équipe pédagogique de droit constitutionnel chez lui pour les pré-délibérations, avec un « tiebou djeun » du standard saint-louisien. Sa maison était ouverte à tout le monde. On côtoie chez Pape, membres de la famille, amis, voisins…
Doté d’un savoir-vivre à nul égal, il savait identifier avec discrétion les situations où son apport s’avérait utile. Il était à la disposition exclusive de la Faculté et disponible pour les collègues et les étudiants. Avec un sens élevé des relations humaines, il était détenteur de la méthode pour être bien avec chacun et tout le monde. Dans ce monde, par essence controversé qu’est l’Université, il a su faire l’unanimité.
L’universitaire
L’universitaire a une double vocation : enseignant et chercheur. Souvent l’un l’emporte sur l’autre chez la plupart des universitaires. Abdoulaye Diéye a su concilier les deux et répondre à la double obligation : former pour l’Humanité et publier pour la carrière et la gloire scientifique.
Recruté en 1994 comme assistant, Abdoulaye Diéye était un enseignant compétent, dévoué à la tâche et maître dans la pédagogie. Il savait parler un langage accessible aux étudiants, recenser le matériau du cours approprié au niveau de ses apprenants. Sa manière d’évaluer les étudiants et le grand soin qu’il donnait aux examens exprimaient son sens élevé du devoir et de la déontologie. Cette grande maîtrise de la pédagogie innée, mais qui lui venait aussi de son passage au Lycée où il a enseigné, a fait sa réputation au niveau des jeunes enseignants à qui il donnait les ficelles pour bien débuter la carrière et les étudiants qui se bousculaient à ses séances de TD.
Il dédaignait les positions que tout le monde visait pour s’intéresser à celles qui n’avaient pas de preneur. C’est ainsi qu’il a assuré pendant de longues années la coordination de l’équipe pédagogique de droit constitutionnel dont l’enseignement était assuré par le professeur El Hadj Mbodj. Son office se caractérisait par la rigueur, la flexibilité, l’ouverture d’esprit, le travail bien fait. Il faisait partie des enseignants qui s’acquittent le plus consciencieusement de leur service. Toujours disponible pour servir, il a dispensé des enseignements dans la plupart des disciplines du droit public (droit administratif et droit constitutionnel) et à tous les niveaux : de la capacité au master. Un des rares qui s’apprêtait, avec le cours de droit administratif, à prendre sa retraite au premier cycle dans les amphithéâtres souvent désertés par les séniors. C’était un enseignant dans l’âme.
Le chercheur, rigoureux et persévérant qu’il a su être, a pu effectuer les publications requises pour accéder au grade de rang magistral. Auteur d’une thèse en droit foncier sénégalais, Diéye était un juriste ouvert sur toutes les disciplines. Ses travaux, patiemment réalisés, qui portent autant sur le droit administratif, que le droit constitutionnel ou le droit communautaire, lui ont ouvert les portes de la reconnaissance par les pairs et la communauté épistémique.
Après l’Université qu’il a servi avec dévouement et bravoure, le Professeur Abdoulaye Diéye a aussi été utile à la cité dans d’innombrables missions au service du pays dont je ne citerai que deux : les travaux de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et ceux de la Commission nationale de réforme foncière (CNRF) dont il a été rapporteur. Il était un grand intellectuel qui savait travailler de concert avec d’autres ou assumer seul des positions dans des rubriques occasionnelles qu’il appelait : « ce que je pense ».
Cher Abdoulaye, tout, dans ton parcours de vie, indique que le Bon Dieu t’a accueilli dans son Paradis.
Que la terre de Ndar, que tu as tant aimée, te soit légère.
AWLN SÉNÉGAL MOBILISÉ POUR LA RDC
Le chapitre sénégalais de l'organisation dénonce les atrocités commises contre les populations civiles, particulièrement les femmes et les enfants de Goma. Il appelle la communauté internationale à l'action
Alors que le sang coule à nouveau dans l'Est de la RDC, les voix des femmes leaders du Sénégal s'élèvent pour dire "stop" à la violence. Le chapitre sénégalais d'AWLN dénonce avec force les atrocités commises contre les populations civiles, particulièrement les femmes et les enfants de Goma. Face aux déplacements forcés, aux violences sexuelles et au recrutement d'enfants soldats, leur message est sans équivoque : la communauté internationale doit agir maintenant.
Lettre de Soutien d’AWLN Sénégal à nos sœurs d'AWLN RDC
Le chapitre AWLN Sénégal exprime sa profonde compassion et sa solidarité sans faille envers AWLN RDC, les habitants de la ville de GOMA, et toutes les populations de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) durement affectées par l’intensification du conflit armé. Nous savons que, dans ces situations, les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée. Nous suivons par conséquent, avec une immense tristesse, l’escalade de la violence, les déplacements forcés de populations, les attaques contre les civils, les pillages, et les brutalités abjectes contre des innocents, ainsi que la recrudescence des cas d’agressions sexuelles et des violations des droits humains qui en résultent.
La situation des femmes enceintes, des enfants et des personnes vivant avec un handicap, privées d’accès à l’eau potable et aux soins médicaux, est particulièrement préoc cupante. Les exactions commises, y compris les violences sexuelles et le recrutement forcé d’enfants, sont tout à fait inacceptables.
Nous, membres D’AWLN Sénégal condamnons fermement ces actes barbares et appelons à une cessation immédiate des hostilités. Nous demandons au mouvement armé du M23 et à toutes les parties belligérantes de respecter le droit international humanitaire et de garantir la protection des civils. Nous exhortons également la communauté internationale à intensifier son soutien humanitaire afin de répondre aux besoins urgents des populations affectées. Le rétablissement de la paix et de la sécurité en RDC requiert une action rapide et concertée, tant au niveau régional qu’international, pour mettre un terme aux souffrances des populations de la RDC.
Nous, membres D’AWLN Sénégal réitérons notre soutien indéfectible à nos sœurs de AWLN RDC, mais aussi aux femmes et aux enfants de la RDC et lançons un appel à la paix. Nous réaffirmons notre engagement à œuvrer pour la paix, la sécurité, la justice et la protection des droits humains. Nous soulignons l'importance du respect des résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin de permettre une inclusion effective des femmes et des jeunes dans les processus de paix et de sécurité.
ON A DAVANTAGE BESOIN D’ORIENTATIONS CLAIRES ET DURABLES QUE DE SIMPLES MESURES EPHEMERES
Professeur Aly Tandian, enseignant-chercheur au Département de Sociologie de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, fait une analyse de la migration circulaire et partage sa réflexion
Professeur Aly Tandian est enseignant-chercheur au Département de Sociologie de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il est le Directeur du laboratoire d’études et de recherches sur les migrations et président de l’Observatoire Sénégalais des Migrations. Dans cet entretien, le sociologue fait une analyse de la migration circulaire et partage sa réflexion.
Au Sénégal, depuis quelques jours, nous avons constaté une forte mobilisation de jeunes pour se faire inscrire aux BAOS (Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi) dans l’espoir de faire partie des personnes à sélectionner dans le cadre de la migration circulaire. Quelle est votre réaction à ce sujet?
La migration circulaire peut inciter au départ des candidats auparavant non prédestinés à la migration, mais qui saisissent cette opportunité de partir surtout de manière tout à fait régulière et légale. Donc, la migration circulaire élargit la base de recrutement des candidats au départ et peut constituer sous ce rapport, une incitation au départ. En plus, elle individualise les départs et affaiblit les réseaux de départ qui souvent, étaient le fondement des réseaux d’insertion et de réinvestissement dans les pays d’origine, quelle que soit leur obédience villageoise, ethnique ou confrérique.
On semble dire que c’est un exploit de trouver du travail aux jeunes ?
A présent, le constat est qu’il y a beaucoup de bruits sur l’envoi des jeunes en Espagne. Pour certains, c’est l’inquiétude. Pour d’autres c’est un exploit politique, une ingéniosité d’un quelconque projet. Non, je pense qu’au-delà de la passion politique, il faut rappeler que l’État du Sénégal a envoyé des travailleurs en Arabie Saoudite. Ces travailleurs étaient en majorité spécialisés en maçonnerie, en électricité et autres secteurs du BTP. Cette même situation s’est présentée en 1992, mais cette fois-là pour la reconstruction du Koweït après les attaques irakiennes. Ainsi, plusieurs contingents de travailleurs sénégalais constitués de maçons, d’électriciens, etc., ont été sélectionnés et envoyés au Koweït. Ces envois ont permis à l’État du Sénégal, lessivé par les politiques d’ajustement structurel, d’offrir du travail à ses populations qui ne cessaient d’en exiger, tout en manifestant leur détermination à s’exiler pour trouver du travail. Vingt ans plus tard, le président sénégalais Abdoulaye Wade, a signé un accord avec l’Espagne. A l’époque, José Luis Zapatero, Premier ministre espagnol avait déclaré que « les accords signés avec le Sénégal permettaient à l’immigration de se faire dans un cadre légal sous la conduite du ministère espagnol du Travail et selon l’état du marché du travail en Espagne. L’Espagne tiendrait sa promesse de donner 13 milliards de FCFA (20 millions d’euros) au Sénégal pour financer la formation et l’emploi et créer des opportunités économiques pourles jeunes ». Je pense qu’on oublie parfois que ce pays a une histoire en matière de migration circulaire. On a plus besoin d’orientation claire et objective, en termes d’offre d’emploi, que de simples politiques spontanées.
Quelle analyse faites-vous de la migration circulaire et surtout de cette voie choisie par le Sénégal d’envoyer des personnes en Espagne et au Qatar ?
L’élaboration d’une politique de migration circulaire nécessite une approche stratégique et inclusive pour répondre aux besoins des pays d’origine et de destination, mais également aux besoins des migrants eux-mêmes. Je pense qu’il faut aider nos politiques à comprendre que la migration circulaire a des exigences à suivre pour son succès. Il y a des étapes fondamentales qui semblent être des impératifs : une évaluation des besoins, un engagement des parties prenantes, une conception de cadres juridiques et institutionnels, une identification des compétences, un souci d’intégration socio-économique des migrants, bref un suivi, une évaluation et un ajustement permanent et surtout une communication et une sensibilisation. Je pense que certains de ces points ne sont pas pris en compte pour des raisons peut-être de précipitation, d’ignorance ou de recherche d’exploit.
En plus du Royaume d’Espagne, l’État du Sénégal a prévu toujours dans le cadre de la politique de migration circulaire d’envoyer des personnes au Qatar. Que pensez vous de cette option ?
Je pense que l’État du Sénégal doit davantage se mobiliser pour informer les candidats à la migration circulaire. Le Sénégal doit d’une part, diffuser des informations claires sur les opportunités et les obligations liées à la migration circulaire et d’autre part il doit lutter contre la désinformation en contrant les pratiques frauduleuses et les réseaux illégaux grâce à des campagnes de sensibilisation.
Pour le Qatar, l’établissement de la migration circulaire est beaucoup plus complexe. Le Sénégal doit veiller aux restrictions et aux obstacles qui limitent la liberté de mouvement des travailleurs migrants qui les empêchent de mettre fin à leur relation de travail en cas d’abus. Cela me semble important tout comme la possibilité d’autoriser les travailleurs migrants à quitter leur emploi à certains intervalles ou moyennant un préavis raisonnable. Dans les pays du Golfe, les travailleurs étrangers sont le plus souvent confrontés à la confiscation de leurs passeports.
J’ignore le niveau d’engagement du Sénégal dans le projet d’envoyer des travailleurs au Qatar mais il me semble fondamental de prendre les mesures nécessaires en droit et en pratique pour s’assurer que les Sénégalais soient pleinement protégés contre des pratiques et des conditions abusives qui pourraient relever du travail forcé.
C’est le lieu de rappeler que le Sénégal est dans l’impératif de mettre en place une politique migratoire. car en En matière de migration circulaire, le Sénégal est à encourager fermement à prendre des mesures afin de permettre à ses populations de pouvoir accéder aux mécanismes de protection et de pouvoir, dans la pratique, s’adresser aux autorités compétentes et demander réparation en cas de violation de leurs droits ou d’abus, sans crainte de représailles. Pour réussir cela, il y a une réelle urgence de repenser des représentations diplomatiques.
Pensez-vous que cette option d’envoyer des Sénégalais est la meilleure en termes de politique migratoire ?
Je me limite à ma posture de chercheur en rappelant modestement qu’en termes de politique de migration circulaire, les difficultés administratives et juridiques ne manquent pas. Nos recherches précédentes en Espagne et spécifiquement à Huelva et à Alméria, nous apprennent que les procédures peuvent quelques fois être complexes avec de longs délais pour obtenir ou renouveler un permis de travail et de séjour. A côté, il y a les barrières à la reconnaissance des diplômes, les conditions de travail précaires, etc.
Assez souvent, des personnes mobilisées pour la migration circulaire sont contraintes de travailler avec des salaires bas et sans protection sociale. Elles peuvent également tomber dans des situations d’abus et d’exploitation dans certains secteurs comme l’agriculture, les services à domicile et la restauration.
A ce jour, au Sénégal, on a plus besoin d’orientations claires et durables en matière de gouvernance des migrations et de politiques d’emploi que de simples mesures éphémères.
Nous avons des Sénégalais qui ne veulent plus continuer à être de simples victimes de la mondialisation ; ils veulent être des acteurs de la mondialisation
LES LAYÈNES PRÊCHENT L’UNITÉ
L a 145éme édition de l’appel de Seydi Limamou Laye s’est ouverte hier, jeudi 30 janvier, à Cambérène. En présence de nombreux disciples, le coordonnateur de l’appel, Seydina Issa Laye, a prononcé un discours unificateur.
Le coordonnateur de l’appel de Seydina Limamou Laye, Seydina Issa Laye, invite les Sénégalais à l’entente et la concorde. Les Sénégalais doivent s’unir pour maintenir la cohésion nationale. A côté de Seydina Lamine Laye le porte-parole de la famille, il a marqué le démarrage de la célébration de la 145éme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye.
L a 145éme édition de l’appel de Seydi Limamou Laye s’est ouverte hier, jeudi 30 janvier, à Cambérène. En présence de nombreux disciples, le coordonnateur de l’appel, Seydina Issa Laye, a prononcé un discours unificateur.
Selon le coordinateur de l’appel, le métissage culturel est le socle de la cohésion sociale. Pour lui, les Musulmans doivent se retrouver dans l’unité confrérique. Une communion qu’ils doivent avoir les Chrétiens. Selon Seydina Issa Laye, le seul combat qui importe d’être mené est l’unité pour le développement du pays. L’unité est, selon lui, le socle de l’idéologie de la communauté layenne.
Le porte-parole de la famille layène invite les Sénégalais à bannir les discours ethnicistes et se consacrer uniquement à la lutte contre la pauvreté. En prêchant l’unité, Seydi Issa laye souligne que la communauté layenne n’aura pas une position qui promeut une division entre Sénégalais. Pour lui, la célébration de l’appel sera toujours une occasion « pour promouvoir la cohésion nationale ». L’égalité a toujours été prônée par Seydina Limamoulaye.
Le coordonnateur de l’appel invite la jeunesse à garder espoir. En déplorant les actions humaines destructrices de l’environnement, le coordonnateur de l’appel a demandé aux autorités de faire en sorte que les Sénégalais puissent tirer profit de leurs ressources naturelles en régulant la présence des multinationales étrangères.
La 145éme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye se poursuit ce jour à Yoff et Diamalaye. La célébration de l’appel reste marquée par des zikrs et des visites sur des lieux où a séjourné Seydina Limamou laye. Pour cette édition 2025, le thème de l’appel est : « Valeurs islamiques et développement durable, à la lumière des enseignements de Seydina Limamou Laye Al Mahdi.
GROTTE DE NGOR: LUMIERE PROPHETIQUE DU MAHDI
La grotte de Ngor, située au bout d’un vaste espace rocailleux sur les berges de l’Atlantique, est un véritable sanctuaire religieux.
Située à Ngor, la grotte de Seydina Limamou Laye, entourée de mystères avec ses secrets inconnus du grand public, est un symbole fort pour les Layènes. Dès les premières heures de ce jeudi qui célèbre l’ouverture du 145ème anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Laye, des milliers de fidèles vont se rassembler devant celle-ci pour recueillir la lumière du Mahdi.
C’est un symbole de la pureté Layène. Elle est l’emblème d’un Mahdi qui a apporté son… sceau et sa corne de bonne espérance à une communauté qui a dédié sa vie à l’exaltation divine. La grotte de Ngor, située au bout d’un vaste espace rocailleux sur les berges de l’Atlantique, est un véritable sanctuaire religieux. Entourée d’un mur très bien entretenu, bordée de quelques arbres, elle est un point de convergence de fidèles en quête de lumière et de félicité : Une véritable caverne. De grosses pierres noires jonchent le sol à son entrée, les couloirs parfumés donnent à l’endroit une dimension hautement prophétique.
Ce samedi 25, dernier jour de la houle annoncée par l’Agence de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), la mer est en furie. De loin, on perçoit le bruit des vagues qui viennent lécher avec fracas la berge de l’Atlantique qui avait fait allégeance au Mahdi quand il répandait la parole de Dieu. L’effigie de Seydina Issa Laye, fils aîné de Baye Laye, campe le vestibule de ce lieu saint. Il faut emprunter une échelle en fer, placée à l’entrée de la grotte, pour descendre à l’intérieur. Proprette, profonde de près de cinq mètres, éclairée par les rayons solaires, elle a une conduite qui mène jusqu’à la mer.
Obscur, enveloppé de dures roches, l’endroit est traversé par un petit trou qui renferme le mystère qui entoure cet espace religieux.
A quelques jours de l’Appel, le lieu n’est pas encore pris d’assaut. Mais ce n’est qu’une question de jours, d’après le conservateur de la grotte, Abdoulaye Thiaw Laye. Le patriarche capte l’attention avec son discours empreint de solennité religieuse. « Dans ce trou, on y introduit le visage pour faire n’importe qu’elle prière. S’il plaît à Dieu, toutes les prières seront exaucées », introduit celui qui a élu domicile à côté de la grotte. Summum de l’émerveillement : l’empreinte du pied droit de Limamou Laye est marquée sur une pierre noire qui jouxte l’entrée.
« Les prophètes Ibrahim et Moïse y ont séjourné »
Cette grotte est évidemment le symbole de la « prophétie » du fondateur des Layènes. Même si la capitale de la confrérie reste incontestablement Yoff, lieu de naissance de son fondateur, Seydina Limamou Laye Thiaw (Yoff-Tonghor), il a reçu la lumière de Mohamed à Ngor ; d’où le symbole de la fameuse grotte de Ngor. Selon les fidèles du Mahdi, la lumière du saint homme y a séjourné pendant plus de 1.000 ans avant sa naissance. « C’est dans cette grotte que la lumière du Mahdi (Seydina Limamou Laye) a séjourné pendant plus de 1.000 ans avant son apparition sur terre », explique Abdoulaye Thiaw Laye, fils du 4e khalife des Layènes, Mame Alassane Thiaw Laye, rappelé à Dieu en 2001. Il en rajoute une dose divine : «la lumière du Mahdi, pendant tout le temps qu’elle résida dans la grotte, cherchait à identifier la communauté noire où Seydina Limamou Laye devrait apparaître (…). Le prophète Ibrahim a été cité par Seydina Limamou dans ses sermons. Effectivement, il est passé par cette grotte. Souvent, Baye Laye même appelait ce lieu la caverne d’Ibrahim ».
Joyeux comme un drille, Alia Laye Samb, l’autre conservateur de la grotte, se livre à cet exercice avec des récits teintés de versets coraniques. Il révèle que le prophète Moïse a séjourné sur ce site. « Dans le Coran, particulièrement à la sourate 18, Dieu nous a dit que Moïse, lors de son fameux périple, marchait au bord de la mer.
Le Livre saint nous apprend aussi que Moïse a marché des années avec un poisson. Il devait s’arrêter là où le poisson pouvait vivre. En même temps, c’était le lieu de la personne qu’il cherchait en l’occurrence Mohamed. Arrivé devant deux océans, il demande à son compagnon qui lui a dit que le poisson a vécu dans la grotte. Donc, Moïse est venu ici, car ce lieu aussi est une rencontre de deux océans que sont l’axe Dakar-Saint Louis et l’axe Dakar-Cap Skiring. »
Limamou Laye : le Mahdi ?
Né en 1843 dans la région de Dakar, plus précisément à Yoff, fils de Mame Coumba Ndoye et de Mame Alassane Thiaw, Seydina Limamou Laye symbolise aux yeux de ses fidèles layènes le retour annoncé du prophète Mahomet (Psl). Et la grotte de Ngor y est pour beaucoup du fait de sa position géographique. Issa Laye Thiom, petit de Thierno Sarr Thiom, un des compagnons de Seydina Limamou, fidèle et témoin de l’histoire, fait de Baye Laye « le Mahdi ».
Il est péremptoire : « Dans un des hadiths du prophète Mohamed (Psl), on nous dit qu’il va réapparaître dans un sable fin, à l’extrême ouest de l’Afrique près de l’océan atlantique. En même temps, on nous indique que le prophète va réapparaître en peau noire. Le Prophète lui-même avait dit qu’avant la fin des temps, il va revenir près de l’océan atlantique et sera le Mahdi. Donc-là, nous avons suffisamment de preuves que Limamou Laye est le prophète Mahomet et cette grotte de Ngor en est une preuve. C’est clair. »
En écho, Alia Laye Samb s’appuie sur un raisonnement avec des chiffres : « Dans le Coran, la grotte correspond à la sourate 18 : Al-kahf (La caverne). Si tu inverses le chiffre 18, tu auras la sourate 81 : At-takwir (L’obscurcissement) montre le coucher du soleil qui se fait ici à l’extrême ouest ». A l’image d’un mathématicien en plein cours magistral, M. Samb poursuit sa logique : « L’addition des chiffres 81 et 18 nous donne 99 et le compte est bon. 99 est le nombre de noms du Tout-Puissant. Par contre, la soustraction de 81 et 18 fait 63 (sic). Le prophète Mahomet a vécu 63 ans. Si on inverse ce nombre, cela fait 36 qui correspond à la sourate 36 (Ya-Sin) qui est le nom du prophète. »
A la lumière de ses propos, il déduit que Seydina Limamou Laye est le Mahdi. « La lumière de Mahomet (Psl) a quitté Médine en 632, trois jours après sa mort pour venir dans cette grotte et a attendu 1.211 années pour venir au monde sous un autre homme en l’occurrence Seydina Limamou ».
Au bout de sa démonstration, il rappele que l’islam a démarré dans une grotte. En outre, le conservateur du site, M. Samb, confie que le nom Almadies, quartier chic de Dakar, est venu de cette grotte. Selon lui, le vrai nom c’est « Al Mahdi ».
En 1883, déjà orphelin de père, Limamou Laye perd sa mère et s’enferme trois jours sans boire ni manger. Au terme de ces trois jours de diète, il dit être l’envoyé de Dieu. Il lance cette prophétie : « Adjibo dahiya laye ya marsaral ins wal djin ini raasouloulahi ileykoum » («Venez à l’appel de Dieu vous, hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. L’arabe blanc (Mohamed) s’est noirci »). Seydina Limamou Laye affirme qu’il est une réincarnation de Mohamed (Psl).
A l’image du prophète à la Mecque, il va être traité de fou dans son fief à Yoff, mettant son comportement sur le compte d’un envoûtement ou du chagrin causé par la mort de sa mère, Mame Coumba Ndoye. Son oncle fut même chassé de la grande place du village par ses amis (ils lui diront : « Va soigner ton gentil neveu qui est devenu fou »). Depuis lors, la lumière du Mahdi éclaire l’Atlantique.
LES CRIMES COLONIAUX FRANÇAIS AU CAMEROUN
Un rapport dévoile l'étendue des violences perpétrées par l'armée française contre les mouvements indépendantistes camerounais. Des massacres de civils aux camps de regroupement forcé, impliquant plusieurs dizaines de milliers de morts
(SenePlus) - Selon une enquête historique révélée par Le Monde, la France a mené une véritable "guerre de décolonisation" au Cameroun, causant la mort de "plusieurs dizaines de milliers de Camerounais" entre 1945 et 1971. Cette conclusion bouleversante émerge d'un rapport de plus de 1000 pages, fruit du travail d'une commission mixte d'historiens français et camerounais, remis le 28 janvier au président Paul Biya à Yaoundé, une semaine après sa présentation à Emmanuel Macron.
D'après le quotiden français, cette initiative s'inscrit dans la lignée des travaux mémoriels lancés par la présidence française sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda et pendant la guerre d'Algérie. Le projet, initié en juillet 2022 lors de la visite d'Emmanuel Macron à Yaoundé, révèle une page sombre de l'histoire coloniale française largement méconnue du grand public.
La commission, composée de quatorze chercheurs répartis équitablement entre les deux pays, a bénéficié d'un accès sans précédent aux archives françaises, notamment celles de la justice militaire. Comme le souligne l'historienne française Karine Ramondy, coprésidente de la commission mixte, citée par Le Monde : "C'est une guerre de décolonisation qui ne s'arrête pas avec l'indépendance : nous sommes encore présents après et nous continuons à exercer des violences répressives pour le compte d'un pays qui est devenu indépendant."
Le bilan humain est particulièrement lourd. Les archives militaires officielles comptabilisent environ 7500 combattants tués entre 1956 et 1962, période de plus forte implication des troupes françaises. Cependant, selon le quotidien, le rapport estime que le nombre total de victimes s'élève "plus probablement à plusieurs dizaines de milliers de Camerounais."
Les méthodes employées par l'armée française témoignent d'une violence extrême. Le massacre d'Ekité en 1956, exemple emblématique cité par Le Monde, est décrit par la commission comme "un assaut à l'encontre de civils désarmés", contredisant la version officielle qui le présentait comme une contre-attaque légitime. Le rapport révèle également l'utilisation de "cartouches incendiaires particulièrement dévastatrices" et la mise en place d'une politique de déplacements forcés des populations vers des "camps de regroupement", inspirée des méthodes utilisées au Cambodge.
La répression visait principalement l'Union des populations du Cameroun (UPC), parti nationaliste dissous en 1955. Selon Le Monde, ses membres, dont le leader indépendantiste Ruben Um Nyobe, ont été systématiquement éliminés, d'abord par l'armée française, puis après l'indépendance par l'armée camerounaise du régime d'Ahmadou Ahidjo, mis en place en 1960 avec le soutien de Paris.
Le rapport met en lumière des pratiques de torture documentées par des sources écrites et orales. Ces méthodes s'inscrivaient dans une stratégie de guerre "contre-révolutionnaire" incluant surveillance, opérations de terrain en petites unités et "ratissages" massifs. Le Monde précise que plusieurs officiers français déployés au Cameroun avaient préalablement servi en Indochine et en Algérie.
La commission s'est interrogée sur l'emploi du terme "génocide". Si elle ne dispose pas de la compétence juridique pour qualifier ces actes de "génocidaires", elle reconnaît le caractère extrême des violences qui "ont transgressé les droits humains et le droit de la guerre."
Cette enquête historique soulève des questions cruciales sur la responsabilité de la France dans les violences post-coloniales en Afrique. Elle met en lumière la continuité des pratiques répressives même après l'indépendance, dans le cadre de ce qui deviendra la "Françafrique". Le Cameroun, dirigé depuis 1982 par Paul Biya, héritier du système mis en place avec le soutien de Paris, reste profondément marqué par cette période.
Le président Biya a salué "un travail de recherche très remarquable et de conciliation mémorielle d'une grande portée symbolique." Reste à voir, comme le souligne Le Monde, quelles suites concrètes Paris et Yaoundé donneront à ces révélations historiques, alors que l'influence française en Afrique fait face à de nombreux défis, particulièrement au Sahel.
UN NOUVEL ACCIDENT FAIT 7 MORTS À KAOLACK
Il y a eu une collision entre une voiture de transport ‘‘sept places’’ et un véhicule particulier de la Société nationale de l’électricité (SENELEC).
Un nouveau bilan macabre vient s’ajouter à la liste. Ce jeudi 30 janvier, un accident de la route a eu lieu sur l’axe Wack Ngouna-Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip, à Kaolack. Le bilan est de 7 morts et 4 blessés. Il y a eu une collision entre une voiture de transport ‘‘sept places’’ et un véhicule particulier de la Société nationale de l’électricité (SENELEC).
« Nous avons été alertés à 15 heures 30 pour un accident survenu à Keur Abdou Daffé, dans la commune de Wack Ngouna. Aussitôt sur les lieux, nous avons constaté qu’il s’agissait d’une collision entre un véhicule Sept places et un véhicule particulier de type 4×4 », se désole le capitaine Mamadou Yaga Mané du Groupement d’incendie et de secours numéro 3 de Kaolack, à l’APS.
Les victimes de cet accident ont été évacués au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.