Lors de sa conférence de presse d’hier, le Saes avait menacé de porter plainte contre les recteurs si les salaires des enseignants du supérieur ne sont pas payés d’ici lundi. Le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, tient à rassurer ses collègues, qui observent un mouvement de grève depuis plusieurs semaines pour protester contre la Loi-cadre sur les universités publiques.
«Les salaires ne sont pas bloqués, et les paiements débutent aujourd’hui et demain (Ndlr : hier et aujourd’hui)», annonce le recteur.
Par ailleurs, il annonce que les salaires seront versés intégralement. «Le droit de grève est reconnu par notre Constitution et les textes qui régissent l’université. Le corolaire : Cela engage la responsabilité de l’ensemble des acteurs.
Le fait de procéder à un arrêt collectif de travail, la loi prévoit que l’autorité a la possibilité de précompter le nombre de jours non travaillés sur les salaires. Mais c’est l’autorité qui en décide. La tutelle et les recteurs ont décidé de ne pas précompter sur les salaires de février», rassure Ibrahima Thioub.
Vers la révision de la Loi-cadre
Aujourd’hui, le recteur essaie d’aller de l’avant dans un contexte universitaire très tendu. «Il est de la prérogative du recteur de nommer les directeurs centraux, d’après les textes qui régissent l’université. Nous avons mis en place un nouvel organigramme du rectorat sur lequel nous travaillons depuis août. Cela a été adopté par le conseil restreint avant le mouvement d’humeur du Saes. Nous avons entamé le casting pour nommer une équipe avec qui nous serons capables de nous entendre pour conduire notre politique au niveau de l’Ucad», dit-il.
Il poursuit : «L’ensemble des directeurs nommés viennent tous sans exception du Saes. Cette nomination n’est en rien dirigée contre qui que ce soit encore moins contre un syndicat. Certains ont accepté les propositions de poste, d’autres l’ont décliné.»
Dans la même veine, les autorités ont décidé de revoir certains points de la Loi-cadre sur les universités dont l’adoption a complètement secoué l’enseignement supérieur.
Le Saes a tenu une rencontre pour contester le titre de Docteur Honoris Causa décerné à Valérie Pécresse. Qu’en pensez-vous ?
La décision de décerner à Mme Pécresse le titre de Dr. Honoris Causa de l’Université de Dakar a eu lieu depuis 2010 par une Assemblée de faculté. Cette Assemblée de faculté a transmis la décision à l’Assemblée de l’Université où siègent toutes les composantes de l’université, le Saes y compris.
Depuis 2010 jusqu’à aujourd’hui, il n’y a jamais eu de contestation. On est surpris qu’on attende 2015 pour contester une décision régulièrement prise par l’assemblée. Nous acceptons la contestation, nous restons ouverts au dialogue et à la discussion.
Nous sommes sûrs que nous nous retrouverons avec nos collègues du Saes pour discuter pour le mieux-être de notre université, pour faire de notre université un espace de performance dans le dialogue et le respect de nos différences pour la résolution de nos différends pacifiquement.
L’actualité, c’est l’adoption de la Loi-cadre qui vise l’instauration d’un Conseil d’administration au sein de l’université. Le Saes dit niet à cette loi. Quelle est votre position en tant que recteur de l’Ucad ?
Il est de l’essence de l’université d’être un espace de débats, de discussions, de confrontation d’arguments et de controverse même. Chacun a la possibilité d’y exprimer son point de vue. Nous ne contestons pas aux syndicats d’affirmer leur désaccord.
Mais cela doit se faire dans un espace de paix et d’ordre. Ces divergences sont naturelles à l’espace universitaire et parfois les réformes finissent par être digérées et acceptées par la communauté qui en fait même une coutume jusqu’à oublier le contexte dans lequel elles ont été mises en œuvre. Nous n’arriverons à un consensus qu’avec la discussion.
Ce dialogue doit toujours se faire dans la sérénité qui sied à la science. Toutes les positions doivent être entendues, écoutées et prises en compte et quand vient l’heure de la décision, c’est l’autorité qui la prend.
La réforme qui est engagée est consensuelle, issue de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) qui a rassemblé toutes les forces vives de la Nation. Nous sommes arrivés à des conclusions consensuelles parmi lesquelles figure la loi sur la gouvernance des universités.
Personne ne conteste la nécessité d’une amélioration très sérieuse de cette gouvernance. Il y a de simples divergences sur les modalités. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’université ne vise pas à former des chômeurs. L’université n’a rien à perdre à s’ouvrir à la société civile et au monde du travail.
La faible représentation des enseignants au sein de ce conseil est décriée par le Saes...
C’est un conseil paritaire d‘autant plus que la moitié sera composée d’universitaires. Il s’agit d’une incompréhension. Ce n’est pas le ministre qui choisit les partenaires de l’université, mais c’est l’université elle-même qui les choisit.
Le ministre ne fait que parapher cette désignation.
‘’L’UNIVERSITÉ MÉRITE MIEUX QUE DE PETITS DÉBATS’’
Elle a observé de très près le mouvement de contestation qui a escorté le choix porté sur elle comme Docteur Honoris Causa de l’Ucad. Mais Valérie Pécresse, exministre des Universités et de la Recherche, qui a porté un projet contesté sur les réformes universitaires, encourage les autorités à aller de l’avant.
C’est presqu’inédit : La cérémonie de remise du titre de Docteur Honoris Causa à Valérie Pécresse a été délocalisée à l’hôtel Terrou-Bi pour éviter un grabuge qui rappelle le sabotage de la leçon inaugurale de la Fondation Léopold Sédar Senghor.
Cette fois-ci, c’est le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) qui a contraint les autorités universitaires à s’exiler loin de l’université.
Car ils ont occupé l’Ucad 2 où devait se tenir la manifestation. Malgré tout, le rectorat a tenu à lui donner un cachet académique. Député et ancien ministre des Universités et de la Recherche de France, Valérie Pécresse avait porté en 2007 la controversée loi sur l’autonomie des universités.
La ministre avait mené plusieurs réformes qui lui ont valu, hier, le titre de Docteur Honoris Causa décerné par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Aujourd’hui, l’Ucad a voulu récompenser son combat et l’ensemble de son œuvre en faveur des universités françaises qui suscitent toujours une vague d’indignation de la part de la communauté universitaire sénégalaise et française.
Valérie Pécresse livre sa version de l’histoire : «Aujourd’hui, c’est symbolique que je sois fait Docteur Honoris Causa de l’Université de Dakar au moment où le gouvernement sénégalais entame une réforme au sein de l’université. Ce titre m’a été décerné pour mon rôle dans la réforme de l’université française. Je pense qu’il faut négocier, convaincre et favoriser le dialogue. Mais il faut aussi savoir de temps en temps tenir tête et faire face à certains corporatismes et conservatismes.»
Malgré l’adversité, elle soutient que la «réforme est nécessaire pour moderniser et faire avancer un pays. Après la France, le moment est venu pour le Sénégal de s’engager pleinement dans la modernisation de ses universités. C’est un investissement formidable pour l’avenir».
En tout cas, elle pense qu’il faut poursuivre les réformes pour offrir à l’université publique de meilleures perspectives. «Avec 2 millions et demi de jeunes, l’université est la pierre angulaire d’un Sénégal émergent. L’Ucad m’a fait un grand honneur et c’est une grande responsabilité. Je travaillerai alors pour que l’amitié franco-sénégalaise se traduise en un partenariat et un échange avec les jeunes étudiants et chercheurs», dit-elle.
Sereine, l’ex-ministre du gouvernement de Sarkozy n’a pas été perturbée par le mouvement de contestation organisé par les enseignants du supérieur qui contestent le prix qui lui a été décerné. Elle relativise cette crise : «Je sais que c’est compliqué lorsqu’on change le statut des enseignants et les règles de gouvernance des universités, mais il faut que tout le monde s’élève pour l’intérêt général. Je suis sûre que l’université du Sénégal sortira renforcée de ce mouvement de réformes. Il y a une voie de sortie générale. Une grande Nation ne peut se construire sans une université moderne et offensive.»
Quid de la délocalisation de la cérémonie dans un hôtel en lieu et place de l’université ?
«Il n’y a jamais de réformes sans contestations. J’ai fait une réforme très difficile et très contestée. Il fallait que le gouvernement s’y colle. Il ne faut pas faire de la politique avec l’université. Il faut la prendre comme le bien commun d’un pays. Qu’on arrête les présupposées politiques et qu’on se retrousse les manches pour que les universités du monde entier soient des lieux de progrès. L’université mérite mieux que des querelles politiques et politiciennes. Elle mérite mieux que de petits débats. Elle nous rassemble tous et se trouve bien au-delà des clivages politiques. Elle est au cœur de l’avenir de l’Afrique et de l’Europe. Nous devons défendre l’université tous ensemble.»
Quand on y pense de façon sournoise, cela peut paraître à la fois cosmétique et symbolique que de confier aux dames de la rédaction de Sud Quotidien des postes qu’elles n’occupaient pas avant le 8 mars, et pas même de façon intérimaire. Je me suis ainsi retrouvée dans la peau du rédacteur, pardon…De la « rédactrice en chef », féminisons voyons! Permettez ainsi que je fasse usage des guillemets, pour introduire une certaine distance entre cette personne que je n’ai pas vraiment eu le temps d’être, et que je ne me suis pas appropriée : une journée ne suffirait pas.
Quand on m’appelle de mon nouveau titre éphémère, au vrai sens du mot, c’est toujours avec le sourire, j’en ris moi-même…Un peu comme si, au-delà de la rigueur professionnelle qui s’impose à moi, rien de tout cela n’était pas vraiment sérieux dans le fond. Quand vous lirez cet article, j’aurai ôté et mon accoutrement et mon masque…J’aurai sans doute retrouvé cette place que mentalement je n’ai jamais vraiment quittée. Parce que ma représentation, comme celle des comédiens au théâtre, est confinée dans le temps, suspendue au lever du rideau. On ne s’attache pas, sinon difficilement, quand c’est chronométré et voilà que je me contente d’interpréter le rôle que m’a confié le metteur en scène. Je joue le jeu comme on dit…
Mais allez dire aux gamins qui jouent aux cow-boys et aux bandits que ce n’est pas sérieux ou que ce n’est pas « pour de vrai » comme ils disent. Il y a toujours un peu de vrai dans nos re-créations, de potentiel et de possible, et cela change tout que de pouvoir penser qu’aujourd’hui, la compétence d’une femme ne se mesure pas à la longueur de ses talons aiguille ou de sa coupe de cheveux, et que les femmes ont la légitimité d’avoir certaines ambitions, et pas seulement des rêves tabous. Il y a quelques décennies, nous n’aurions peut-être pas songé à «tourner» cette scène-là. Ce n’était pas très évident, et ça ne l’est toujours pas quand on vous dit que vous ne pouvez pas, ou que vous n’en avez pas le droit, quand on vous dit qu’il y a un «plafond de verre» au-dessus de votre tête, ou quand on vous construit une prison mentale faite de limites et de sens interdits. Ou quand vous-mêmes, femmes d’aujourd’hui, vous acceptez les barreaux et autres corsets que l’on vous impose ou que vous vous imposez. Pour toutes les femmes qui douteraient, foncez !
Par MARIEME FAYE SALL
MOI, PREMIÈRE DAME ?
Ma Fondation ne peut pas avoir la prétention de trouver des solutions, mais elle peut constituer un pont entre les plus nantis et les démunis
En cette journée internationale de la femme, le 8 mars 2015, je présente mes vœux les plus sincères à toutes les femmes du Sénégal et leur souhaite un Sénégal de paix et de prospérité. Je saisis cette occasion pour partager avec vous quelques idées sur ma place auprès de mon époux, le Président Macky Sall. Etant consciente que je dois contribuer à ma manière au développement à l’instar de ce que vous faites au quotidien. La femme sénégalaise joue un rôle et occupe une place exceptionnelle pour l’émergence de ce nous avons de plus cher : notre pays !
A ce sujet, je ne doute pas un seul instant de votre engagement. Je vous vois agir dans tous les secteurs : le commerce, l’agriculture, la transformation des produits halieutiques, etc. C’est pourquoi, en tant qu’épouse du Président de la République, je ne saurai être indifférente à ce qui se passe autour de moi et suis fière de mes compatriotes.
L’élection du Président Macky Sall en mars 2012 constitue aussi pour moi, son épouse un changement majeur dans ma vie et celle de mes enfants. Ma première réaction fut de trouver l’équilibre entre ma vie d’épouse, de mère et de renforcer la nécessité d’être attentive aux sollicitations de mes compatriotes pour que le flambeau de l’espoir, yakaar soit porté très haut. Il s’agit aussi de prendre conscience que la vie de Président de la République est un moment dans la vie et qu’il faut essayer de marquer par des actions utiles.
Beaucoup de Sénégalais ont pensé que ma présence au Palais de la République, par ma culture, mon éducation constitue une rupture. Evidemment, je fus consciente très tôt que mon devoir est de continuer dans la tradition des premières Dames qui m’ont précédée tout en apportant ma touche personnelle, mon identité. Je dirais d’emblée que je ne me suis jamais sentie dans la peau d’une Première Dame telle qu’on l’a appréhendée jusque là mais pour aider le Président dans sa tâche, je dois investir le créneau du social.
Mon mari avant d’être élu a fait le tour du Sénégal et s’est rendu compte de l’état de pauvreté dans lequel se trouvaient beaucoup de nos compatriotes. Nous partageons la même sensibilité : importance d’être à l’écoute des autres, de son prochain, avoir l’esprit de partage et accorder une attention particulière au plus faible.
Comment y arriver sans s’appuyer sur un cadre, un instrument ? C’est ainsi que je mis sur pied avec l’aide de quelques amis, la Fondation Servir le Sénégal. De 2012 à aujourd’hui, l’action au sein de la Fondation est multiforme allant de l’appui à l’éducation à la santé, en passant par les interventions au cours d’évènements qui rythment la vie de notre nation. La Fondation Servir est un réceptacle pour diverses sollicitations. Il est évident qu’on ne peut répondre de façon satisfaisante à toutes les demandes qui sont nombreuses mais Servir le Sénégal reste à l’écoute de tous.
Une Fondation de Première Dame ne peut pas avoir la prétention de trouver des solutions, mais elle peut constituer un pont entre les plus nantis et les démunis. Même si je refuse des procédés liés au fundraising néanmoins, les contributions volontaires et les partenariats ont permis à la Fondation de faire plusieurs réalisations et d’aider lorsque dans la mesure du possible.
Je pense qu’en Afrique en général et au Sénégal, en particulier, les valeurs de solidarité, de partage, de justice sont essentielles pour juguler tous les manques et rareté ; dans notre pays, s’y ajoute la Téranga (l’hospitalité), le socle sur lequel repose la convivialité qui rend ce pays si beau !
Je suis très consciente qu’une fondation de Première Dame en Afrique a tendance à ne pas survivre à la fin des fonctions de l’époux mais l’essentiel c’est d’accompagner justement le magistère du Président. Tout compte fait, l’essentiel est d’aider son époux à réussir sa mission en essayant de satisfaire un grand nombre de ses compatriotes.
A ce titre la Fondation de la Première Dame peut être d’utilité publique. Il faut simplement l’inscrire dans les voies définies par le Président, en puisant aussi dans ce que j’ai de plus profond en moi. Soulager la douleur, promouvoir la justice ont toujours constitué mon crédo. je suis épouse et mère et dans l’histoire du Sénégal, depuis les Yacine Boubou, Mame Diarra et Mame Fawade Welé, la femme sénégalaise dispose de références pour conforter son rôle et ses actions au sein de sa famille et sa société.
Vous savez, diriger un Etat, surtout un pays comme le Sénégal où tout est priorité, n’est pas chose aisée et je dois veiller au confort moral, à la santé de mon mari, le soutenir et le protéger. Je dois m’oublier pour lui car il lui faut réussir sa mission, et ceci grâce à l’aide de Dieu.
D’ailleurs, à ce niveau, je ne fait que continuer ce que j’ai toujours vécu. Même lorsque mon mari n’était pas encore Président, j’avais pensé qu’une des forces de la société sénégalaise reposait sur l’entraide qui doit demeurer, transcender les régimes et les pouvoirs. Le rôle de la Première Dame peut être mieux structuré pour sa pérennisation au-delà de l’exercice du pouvoir par le mari. Par exemple. On peut être davantage attentif aux efforts fournis par les Premières Dames.
Les grandes nations l’épouse du Chef d’Etat voit ses activités financées par les fonds publics; elle dispose, par ailleurs, d’un secrétariat mis à sa disposition pour répondre, ne serait ce qu’au courrier immense qu’elle reçoit. Et croyez moi, une Première Dame a un rôle utile Vous savez, un Président de la République ne peut pas être accessible à tous; son épouse sur ce plan peut le seconder, être attentive, soulager, mener des actions sociales; être quand c’est nécessaire, son prolongement.
Les femmes sénégalaises sont très impliquées dans la lutte. Elles sont aujourd’hui nombreuses, en effet, celles qui s’activent pour une meilleure prise en charge des femmes. On peut citer entre autres, Amsatou Sow Sidibé qui s’est lancée dans la dernière élection présidentielle pour porter la voix des femmes, Bineta Diop de Femme Africa solidarité et la sociologue Fatou Sow Sarr, pour ne citer que celles-là.
La dernière présidentielle du Sénégal a vu pour la première fois, la participation des femmes à la conquête de la magistrature suprême. Si la Professeure Amsatou Sow Sidibé a montré la voix, elle a été suivie par la styliste Diouma Dieng Diakhaté. Une démonstration de l’émancipation des femmes qui revendiquent de plus en plus leur place dans la gestion de la Cité. Si cette nouvelle donne est passée comme lettre à la poste, elle reste une suite logique de l’acte posé par l’ancien président Abdoulaye Wade qui avait porté une femme à la tête du gouvernement en la personne de Mame Madior Boye.
Parmi les figures de la lutte des femmes, il y a aussi Bineta Diop de l’Ong Femme Africa solidarité, classée en 2012 dans le groupe des 10 femmes les plus influentes en Afrique, et qui s’active dans le domaine de la recherche de la paix. Dans une étude datant de cette même année, il a été mentionné que « l’essentiel de sa carrière s’est jusqu’ici effectué dans l’ombre. Avant d’être mise sous les feux des projecteurs en avril 2011, lorsque le magazine Time la classe parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde, la Sénégalaise Bineta Diop était davantage connue des milieux diplomatiques. Elle était surtout engagée auprès des femmes dont elle se bat pour la protection en périodes de conflits en Afrique».
Sa préoccupation première reste d’intégrer les femmes dans les processus de paix et la résolution des conflits. Un travail qu’elle a fait au Burundi et en République démocratique du Congo, mais aussi dans toutes les zones sensibles (Darfour, Sierra-Leone, Rwanda, Tchad, Soudan). C’est ce qu’elle continue de faire dans des pays en post-conflits, comme le Liberia, où a elle a dirigé des équipes d’observateurs lors des élections. C’est encore ce qu’elle a fait en 2004, quand elle a usé de tout le poids de son influence pour amener les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) à appliquer le principe de parité dans l’élection des cinq commissaires femmes sur les dix que compte l’organisation. Pour elle, «ce sont les femmes qui subissent la violence des conflits et ce sont elles qui reconstruisent et qui font le travail de réconciliation. C’est pour cela que les femmes doivent faire entendre leurs voix lors des négociations.»
La sociologue Fatou Sow Sarr pour sa part, continue de mener le combat pour un respect de la parité dans les instances nationales. Elle aide aussi les autres femmes à mieux comprendre le principe de parité, et à le revendiquer à chaque fois que c’est nécessaire.
Bien avant elles, les femmes de Nder se sacrifiaient collectivement pour échapper aux esclavagistes maures et avoir au moins le privilège de «mourir libres ». En Casamance, Aline Sitoé Diatta résista fermement aux colons, refusant entre autres que son peuple paie l’impôt, en espèces ou en nature. Pour dire que les femmes ont toujours été au-devant de la scène, et pas uniquement pour leur cause, mais pour le bon épanouissement de la vie en société.
Au Sénégal et dans d’autres pays du monde, on célèbre ce 8 mars la Journée internationale de la Femme, une recommandation des Nation unies née d’une révolte. Notre pays peut se glorifier d’avoir vu des femmes aller à la conquête de certaines des plus hautes fonctions, avec par exemple deux femmes Premier ministre dans l’histoire du Sénégal. L’ombre au tableau, c’est qu’il y a encore des femmes qui manquent de tout. Vous le verrez dans ce dossier, que l’on soit à Sédhiou ou à Tambacounda, en passant par la banlieue de Dakar, Rufisque, Mbour, Kaolack, Ziguinchor, Kolda, etc. la santé, l’accès à la formation, à l’information et à la terre sont des préoccupations récurrentes. Idem pour toutes ces femmes qui meurent encore en couche, lorsqu’elles ne sont pas victimes de violences physiques. Pendant ce temps, le Sénégal, depuis quelques années a pris l’option de célébrer cette journée à sa manière par l’institution de la quinzaine de la femme. Occasion pour le gouvernement, à travers le ministère en charge de la Famille de sillonner le pays pour s’enquérir de la situation des femmes de l’intérieur du pays. Seulement, même si l’initiative est salutaire, le folklore et les querelles politiques et de positionnement l’emportent sur l’objet de la visite d’un ministre qui abreuvera son monde de promesses pour l’amélioration du quotidien de la femme sénégalaise. Des promesses qui, pour l’essentiel, n’engageront que celles qui y croient.
S’activant dans les usines, les bureaux, les marchés et dans toute la sphère économique et sociale du pays, ou presque, la présence des femmes dans les instances politiques et de décisions est encore moindre au Sénégal. Malgré les avancées significatives notées avec l’application de la loi sur la parité dans les fonctions électives votée depuis 2010, la réforme du code de la famille avec l’autorité parentale à la place de la puissance paternelle, la transmission de la nationalité par les femmes à leurs époux et à leurs enfants, les femmes sénégalaises mènent toujours le combat pour leur émancipation.
La célébration de la journée internationale de la femme ce dimanche 8 mars nous sert de prétexte pour revenir sur quelques quêtes et conquêtes de la cause féminine. Même si on constate aujourd’hui quelques progrès dans ce domaine, avec notamment l’effectivité de la loi sur la parité à l’Assemblée nationale, l’autorité parentale et le code de la famille, les femmes sont toujours à la quête d’une liberté qui est souvent bafouée dans notre société.
C’est sous le régime de l’ancien Président Me Abdoulaye Wade, qu’on a élevé pour la première fois une femme au rang de Premier ministre, en la personne de Mme Mame Madior Boye en 2001. Lui emboitant le pas, son successeur Macky Sall nommera Aminata Touré au poste de Chef du gouvernement, de septembre 2013 à Juillet 2014. Mieux, le chef de l’Etat fera d’Anna Sémou Faye la première femme patronne de la police nationale en juillet 2013, suite au scandale de trafic de drogue qui avait secoué la police sénégalaise où elle est toujours en fonction.
La première femme préfet sous le régime de Wade est devenue la première femme gouverneure de région du Sénégal. Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy Dos Santos, précédemment préfet des départements de Guédiawaye et de Pikine, puis Secrétaire générale du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des Valeurs Citoyennes, depuis janvier 2013, a été gouverneure de la région de Fatick avant d’être nommée ministre du travail en juillet 2014.
La parité, l’autorité parentale et la transmission de la nationalité
Pour ce qui est de leurs acquis toujours, les femmes sénégalaises peuvent désormais transmettre leur nationalité. En effet le vendredi 28 juin 2013, les députés ont adopté à l’unanimité un projet de loi modifiant la loi N°61 du 7 mars 1961, et autorisant les femmes sénégalaises à octroyer la nationalité à leurs époux et à leurs enfants de nationalité étrangère.
Le Code de la famille quant à lui, avait aussi été modifié. Les nouvelles dispositions consacrant, entre autres, l’autorité parentale à la place de la puissance paternelle, permettent à la conjointe, si elle est salariée, de prendre en charge son époux et ses enfants. Néanmoins ce projet de loi modifiant la loi de juin 1972 portant Code de la famille au Sénégal, contient encore quelques insuffisances, selon les représentants de la société civile.
La Loi n°2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue homme-femme pour un égal accès des femmes et des hommes aux mandats et aux fonctions électives est également considérée comme un acquis majeur pour la gent féminine. Cette Loi votée par l’Assemblée nationale en mai 2010 a été promulguée par le président de la République Me Abdoulaye Wade. Toutefois beaucoup d’organisations féminines et de la société civile ont déploré avec la dernière énergie la non application de cette parité homme-femme dans la composition des bureaux au niveau des conseils municipaux et départementaux lors des élections locales du 29 juin dernier.
La nomination de Thérèse Diouf Faye à la tête de la Convergence des Jeunesses Républicaines n’agrée pas une bonne frange de la jeunesse de Pikine .Face à la presse dans la permanence départementale, ces jeunes donnent un ultimatum de 72 h pour changer la tête de la Cojer. A défaut, ils menacent de geler leurs activités politiques dans la banlieue. Et d’indiquer qu’ils ne serviront jamais de bétail électoral pour Macky Sall qui manque de considération pour le département de Pikine.
D’après Mamadou Lamine Souaré, responsable de Pikine Nord, le président de l’Apr vient de démontrer qu’il ne nourrit aucune considération à l’endroit des jeunes de Pikine. « Nous avons toujours fait des sacrifices. Nonobstant ces sacrifices et ce leadership assumé en termes d’engagement et de loyauté, notre président de parti continue de manquer de considération à l’endroit de Pikine », vocifère le jeune républicain.
Et de renchérir : « Pikine n’est à la tête d’aucune structure dans le parti et n’a qu’un ministre délégué dans le gouvernement alors que nous avons gagné haut la main toutes les élections ». Youssoufa Niang dit ‘’Beuribagasse’’, son compagnon de parti, tirera lui aussi à boulets rouges sur leur président de parti « Macky sall a fait moins que Wade. Le département avait 3 ministres ,5 directeurs généraux, 6 Pca ,1 président et ses 2 vice-présidents de l’assemblée nationale ».
Poursuivant ses propos, ce dernier a estimé que le président Macky Sall fait la part belle à Fatick lésant les autre régions « Fatick ne peut pas tout accaparer, les ministères, les directions, les Pca et maintenant toutes les structures du parti pour la bonne simple raison que c’est la région du Président .Et pourtant la banlieue s’est toujours illustrée à travers ses résultats. Ce n’est pas normal ».
La jeunesse en rassemblement devant la permanence a décidé ainsi qu’elle ne servira plus de bétail électoral dont on a recours que quand il faut se battre, mobiliser ou voter. Un délai est donné pour rectifier le tir : « Nous donnons au président un délai de 72 h pour réparer cette injustice. Passé ce délai, la jeunesse républicaine de Pikine décidera de geler toutes ses activités politiques », a menacé le jeune Souaré qui a porté la parole des jeunes.
La coordination du syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) se dit surprise du titre de Docteur Honoris Causa à Mme Valérie Pécresse. Yankhoba Seydi et ses camarades considèrent que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche symbolise la précarisation et la dégradation des universités françaises. Ils l’ont fait savoir hier, vendredi 6 mars, au centre de conférences de l’Ucad 2 où la cérémonie solennelle de remise des insignes, du diplôme et du titre de Valérie Pécresse devait se tenir.
L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar élève au grade de Docteur Honoris Causa Madame Valérie Pécresse. La cérémonie solennelle de remise des insignes, du diplôme et du titre a été tenue hier, vendredi 06 mars, dans un hôtel de la place (voir par ailleurs). Initialement prévue au Centre de Conférences de l’UCAD II où le récipiendaire prononcera une leçon sur le thème : « L’Université, Facteur de croissance et de développement », les autorités rectorales ont délocalisé la cérémonie pour éviter toute perturbation annoncée par le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes). En effet, le Saes avait décidé de faire une forte mobilisation pour qualifier la cérémonie de « provocation puérile, ridicule et inutile ». La cérémonie délocalisée, Yankhoba Seydi et Cie ont jugé inacceptable la remise du titre de Docteur Honoris Causa à l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de Recherche devant les journalistes.
« L’Ucad a décidé d’honorer Valérie Pécresse qui symbolise plus que toute autre personne, la précarisation, la marchandisation et la privatisation des universités ainsi que la dégradation volontaire de l’autonomie des universitaires, a soutenu Yankhoba Seydi. Avant de poursuivre : le Saes affirme que l’Ucad ne saurait être un laboratoire d’expérimentation des idées de Mme Pécresse et que les universitaires sénégalais n’ont que faire de sa leçon ; l’Université, facteur de croissance et de développement ».
Le coordonnateur du Saes de Dakar n’a manqué de souligné que l’ex ministre des universités et de la Recherche a mené des réformes « controversées » à travers sa loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) qui affaibli les enseignants et chercheurs dans les instances de décision académiques. En effet, indique Yankhoba Seydi, la LUR a consacré la « précarisation de l’enseignement et de la recherche. Elle est le retrait du pouvoir de recrutement, d’évaluation et de promotion des universitaires aux pairs pour son transfert à des administratifs qui n’ont ni les aptitudes scientifiques, ni les dispositions méthodologiques nécessaires ».
Par conséquent, le Saes attire l’attention de Mary Teuw Niane « sur le fait que le destin qui unit sa loi cadre à la LRU de Pécresse est du même rapport que le destin qui unit un mauvais produit à sa contrefaçon : tôt ou tard tous deux se retrouveront à la poubelle ».
Cette action du Saes de Dakar s’inscrit toujours dans une dynamique de lutte contre la loi cadre déjà promulguée. Les Camarades de Seydi Ababacar Ndiaye, Secrétaire général du Saes, n’entendent pas lâche prise pour exiger la relecture de la loi relative à la gouvernance universitaire.
Si le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche estime que la « loi définit un cadre global et reste ouvert sur les modalités d’application », le Saes rejette en revanche ces propositions en rangeant aux oubliettes les décrets d’application qui, disent-ils, ne sont pas au-dessus d’une loi. La loi est un préalable du protocole d’accords ».
Balla Gaye fait signe d’égalité parfaite
Battu par Eumeu Sène lors de leur premier combat, Balla Gaye 2 est monté sur le podium, mardi dernier lors de son premier face to face avec le chef de file de l’écurie Tay Shinger, pour faire signe, de la main, un à un. Comme pour dire qu’il va prendre sa revanche sur son bourreau du 8 février 2009.
Ibou Ndaffa 2 défie Ablaye Ndiaye
Ce longiligne lutteur de Kaay Bakh convoite un combat cette saison. Ibou Ndaffa 2 veut un duel contre Ablaye Ndiaye de l’école de lutte Ndakaru. «Je veux vraiment croiser ce lutteur. Il ne doit pas m’éviter. J’ai battu Tapha Jr de Fass. Il est temps que je progresse. »
King Kong veut Tonnerre ou Issa Pouye
Le pensionnaire de Fass estime avoir été oublié par les promoteurs. King Kong veut disputer un combat contre Tonnerre ou Issa Pouye. «Je suis en train de me préparer convenablement. Mais, ces deux lutteurs doivent m’affronter», lance-t-il.
Mbaye Guèye est souffrant
«J’étais obligé de me présenter au lancement du livre de Moussa Gningue la semaine dernière, mais j’étais malade. Au moment même où je vous parle, je suis très souffrant », nous informe au bout du fil Mbaye Guèye. Le 1er Tigre de Fass est malade depuis plusieurs années. Prompt rétablissement champion !
Papa Sow Jr veut un combat
Le pensionnaire de l’écurie Keur Mbaye Fall, Papa Sow Jr, veut à tout prix un combat avant la fin de la saison : «J’exhorte les promoteurs à organiser mes combats. Je ne défie personne. Je suis disposé à croiser le premier lutteur qui se signalera. Je suis dans mes entraînements et je n’attends qu’un combat pour faire mes preuves.»
Les conseils de Balla Gaye 1 à ses poulains
Après leur séance d’entraînement de jeudi dernier, Balla Gaye 1 a regroupé tous les pensionnaires de l’école. Le but était de donner les dernières consignes aux lutteurs qui ont des combats ce week-end. C’était aussi l’occasion pour laver le linge sale en famille et dire aux combattants les erreurs à éviter. À méditer.
Les ténors absents à l’entraînement
Lors de notre passage à l’école de lutte Balla Gaye, on pouvait constater l’absence des ténors de cette formation. Sococim, Less 2, Elton et Balla Gaye 2 étaient tous absents. Il n’y avait que les Boy Remorque 2 et Niass Niass qui étaient là pour accompagner les jeunes lutteurs.
Cheikh Sarr et son association
Depuis le début de la saison, l’association des amateurs, dont Cheikh Sarr est le président, ne s’est pas signalée. Aucune réunion, aucun acte posé pour les amateurs. Peutêtre attendent-ils les grands chocs à venir pour plaider la cause des amateurs de lutte.
Mamady Ndiaye veut un combat
Même s’il était en méforme en début de saison, Mamady Ndiaye s’est véritablement repris ces dernières semaines en s’imposant dans bien de tournois à Dakar et dans les régions . Maintenant, le fils de Robert se dit prêt à nouer son nguimb pour un combat en lutte avec frappe.