Nations unies (Etats-Unis), 6 mars 2015 (AFP) - L'ONU a annoncé vendredi la nomination du général danois Michael Lollesgaard pour commander les Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).
Il succédera au général rwandais Jean-Bosco Kazura, qui avait été nommé en juin 2013 et a terminé son mandat mi-décembre 2014, précise un communiqué de l'ONU. Le général Lollesgaard a trente ans d'expérience militaire au Danemark et à l'étranger, ayant fait partie de plusieurs opérations de maintien de la paix dans les Balkans et en Irak.
La Minusma, qui a pris en juillet 2013 le relais d'une force panafricaine pour contribuer à la stabilisation du Mali, doit compter 12.600 hommes à effectifs pleins. Elle comptait au 31 janvier 9.754 militaires et policiers déployés sur le terrain.
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LIBÉRATION D'UNE AMÉRICAINE ENLEVÉE EN FÉVRIER AU NIGERIA
Lokoja (Nigeria), 7 mars 2015 (AFP) - Une Américaine enlevée par des hommes armés et masqués dans le centre du Nigeria en février a été libérée vendredi et remise à des responsables du gouvernement des Etats-Unis, a annoncé la police à l'AFP.
Phyllis Sortor, 71 ans, missionnaire de l'Eglise méthodiste libre, avait été kidnappée le 23 février à Emiworo, un village de l'Etat nigérian de Kogi. "Elle a été secourue et remise aux autorités américaines", a déclaré le porte-parole de la police de Kogi, Collins Sola Adebayo, ajoutant qu'à sa connaissance aucune rançon n'avait été payée.
Le chef de la police de Kogi, Adeyemi Ogunjemilusi, a précisé que Phyllis Sortor avait été abandonnée par ses ravisseurs dans la brousse près du village d'Eru et qu'elle avait alerté les villageois.
La police a alors déployé des effectifs dans la zone et a conduit l'Américaine à Lokoja, la capitale de l'Etat de Kogi. Un journaliste de l'AFP qui a assisté à Lokoja à la remise de la missionnaire à des responsables américains a constaté qu'elle ne présentait pas de signes de mauvais traitements.
L'Eglise à laquelle Phyllis Sortor appartient a confirmé qu'elle avait été libérée mais n'a pas voulu fournir de détails sur les circonstances de cette libération. "Pour contribuer à la protection des très nombreuses personnes qui ont aidé à la remise en liberté de Phyllis, nous ne ferons pas de commentaires sur les efforts qui ont été faits pour obtenir cette liberté", a déclaré dans un communiqué l'évêque David Kendall.
L'ambassade des Etats-Unis à Abuja n'était pas immédiatement disponible pour commenter la libération de Phyllis Sortor. Cette Américaine a vécu des années en Afrique, notamment au Mozambique, où elle a passé la plus grande partie de son enfance, elle a ensuite travaillé au Rwanda et, depuis 2005, au Nigeria, a indiqué David Kendall.
Il y a au Nigeria de nombreux cas d'étrangers enlevés par des gangs locaux, qui libèrent habituellement leurs otages après paiement d'une rançon. De tels enlèvements sont particulièrement fréquents dans le delta du Niger, une région riche en pétrole située dans le sud du pays, où de nombreux expatriés travaillent pour de grandes compagnie pétrolières.
Des étrangers sont également enlevés dans le nord du Nigeria. Mais ces enlèvements revendiqués par le groupe islamiste Boko Haram ou par Ansaru, un autre groupe islamiste associé à Boko Haram, sont considérés comme un phénomène différent qui n'est pas nécessairement motivé par le désir d'obtenir des rançons.
Habituellement, les groupes islamistes revendiquent publiquement les enlèvements d'étrangers dont ils sont responsables. L'absence d'une telle revendication dans le cas de Phyllis Sortor semble indiquer que Boko Haram ou les groupes islamistes affiliés ne sont pas impliqués dans cet enlèvement.
TROIS EUROPEENS ET DEUX MALIENS ABATTUS DANS UN RESTAURANT DE BAMAKO
Bamako, 7 mars 2015 (AFP) - Trois Européens, dont un Français et un Belge, et deux Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque contre un restaurant de Bamako, selon la police et une source hospitalière.
A Paris, le président François Hollande a dénoncé "avec la plus grande force le lâche attentat" commis à Bamako, selon un communiqué de la présidence française. La présidence a indiqué que M. Hollande allait s'entretenir avec le président malien Ibrahim Boubakar Keïta et "lui offrir l'aide de la France".
Selon la police malienne, au moins un homme armé est entré peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse, situé dans un quartier de la capitale malienne apprécié des expatriés, et a ouvert le feu, selon la police.
"C'est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions. Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts: un Français, un Belge et deux Maliens", a déclaré un policier sur place à l'AFP.
Il y a "très vraisemblablement un Français tué", a confirmé la présidence française. Une source à l'hôpital Gabriel Toure de Bamako a ensuite indiqué qu'un troisième Européen, dont la nationalité n'a pas pu être immédiatement établie, était mort lors de son admission dans cet établissement.
De plus, huit personnes ont été blessées, selon la source hospitalière. Des pompiers ont été vus en train de sortir du restaurant La Terrasse une civière portant le corps du ressortissant français.
Dans une rue voisine du bar, le corps d'un policier malien et celui du gardien d'un domicile privé gisaient au sol, alors qu'un peu plus loin le corps d'un ressortissant belge était également visible.
Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l'événement refusaient de témoigner par "peur". L'ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant "la prudence" à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne.
Le Mali est le théâtre de rivalités ethniques et d'une insurrection islamiste et il tente de retrouver la stabilité et la paix depuis un coup d'Etat en 2012. Des jihadistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé une grande partie du territoire pendant plus de neuf mois jusqu'à ce qu'une intervention militaire française les chasse en partie de la région.
«Wax waxeet Wade» ne changera jamais. D’ailleurs, comment le peut-il, non pas au crépuscule, mais à la nuit de sa vie. C’est un manœuvrier sans scrupules qui se révèle aussi très versatile.
Voilà quelqu’un qui clamait toujours qu’il ne marcherait pas sur les cadavres pour accéder au Palais, mais il est prêt à transformer le pays en charnier ouvert pour sortir son fils de prison.
A tout le moins, 3W est prêt à transformer tous ses responsables et militants en esclaves à la seule gloire de son fils. Et ce qu’il vise par ses menées actuelles.
Il travaille le Pds comme un pâtissier en ferait avec sa farine : il malaxe le parti à sa guise et va l’enfourner avant de le servir tout chaud et croustillant à son fils. Mais, il y a une chose qu’il n’a pas prise en compte.
Il est révolu le temps où il détenait le décret, la caisse (noire) et la cravache (des forces de l’ordre), c'est-à- dire tous les leviers pour décider de la vie et du destin de certaines personnes.
Redevenu «simple mortel», il va se rendre compte que son monde a changé et que pendant qu’il complote pour introniser son fils, d’autres complotent dans son dos. Tendez l’oreille…
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME : Conquête et acquis des femmes sénégalaises
d’une révolte. Notre pays peut se glorifier d’avoir vu des femmes aller à la conquête de certaines des plus hautes fonctions, avec par exemple deux femmes Premier ministre dans l’histoire du Sénégal. L’ombre au tableau, c’est qu’il y a encore des femmes qui manquent de tout. Vous le verrez dans ce dossier, que l’on soit à Sédhiou ou à Tambacounda, en passant par la banlieue de Dakar, Rufisque, Mbour, Kaolack, Ziguinchor, Kolda, etc. la santé, l’accès à la formation, à l’information et à la terre sont des préoccupations récurrentes. Idem pour toutes ces femmes qui meurent encore en couche, lorsqu’elles ne sont pas victimes de violences physiques. Pendant ce temps, le Sénégal, depuis quelques années a pris l’option de célébrer cette journée à sa manière par l’institution de la quinzaine de la femme. Occasion pour le gouvernement, à travers le ministère en charge de la Famille de sillonner le pays pour s’enquérir de la situation des femmes de l’intérieur du pays. Seulement, même si l’initiative est salutaire, le folklore et les querelles politiques et de positionnement l’emportent sur l’objet de la visite d’un ministre qui abreuvera son monde de promesses pour l’amélioration du quotidien de la femme sénégalaise. Des promesses qui, pour l’essentiel, n’engageront que celles qui y croient.
NECROLOGIE- LA FILLE UNIQUE D’ALINE SITOE DIATTA A TIRE SA REVERENCE : Cabrousse accueille Anne Marie Diatta
La fille unique dAline Sitoé Diatta est décédée à Dakar le O1 mars dernier. . Seynabou Gnawless Anne Marie Diatta sera inhumée ce samedi à Cabrousse, après la chapelle ardente et les témoignages t prévus, ce jour à la Chapelle de l’Hôpital de Fann, de 9 heures à 10h 30. La dépouille sera conduite à l’aéroport pour son ultime voyage à Cabrousse, la terre de ses ancêtres
MARIEME FAYE SALL : L«Je ne me suis jamais sentie dans la peau d'une Première Dame…»
En cette journée internationale de la femme, le 08 mars 2015, je présente mes vœux les plus sincères à toutes les femmes du Sénégal et leur souhaite un Sénégal de paix et de prospérité. Je saisis cette occasion pour partager avec vous quelques idées sur ma place auprès de mon époux, le Président Macky Sall. Etant consciente que je dois contribuer à ma manière au développement à l’instar de ce que vous faites au quotidien. La femme sénégalaise joue un rôle et occupe une place exceptionnelle pour l’émergence de ce nous avons de plus cher : notre pays !
THÉODORA SY SAMBOU : Moi…Rédactrice en chef d’un jour !
Quand on y pense de façon sournoise, cela peut paraître à la fois cosmétique et symbolique que de confier aux dames de la rédaction de Sud Quotidien des postes qu’elles n’occupaient pas avant le 8 mars, et pas même de façon intérimaire. Je me suis ainsi retrouvée dans la peau du rédacteur, pardon…De la « rédactrice en chef », féminisons voyons! Permettez ainsi que je fasse usage des guillemets, pour introduire une certaine distance entre cette personne que je n’ai pas vraiment eu le temps d’être, et que je ne me suis pas appropriée : une journée ne suffirait pas.
APRÈS L’APPEL À CANDIDATURE DU PDS : Le procès d’investiture de Karim Wade enclenché
L es libéraux du Parti démocratique sénégalais (PDS) n’ont pas mis trop de temps pour mettre la machine en branle. Après avoir émis un appel à candidature, le Pds est en train de créer les conditions d’investiture du fils de l’ancien président de la République en s’appuyant sur ses différentes structures. D’après certaines indiscrétions, l’ordre a même été donné à toutes les instances du parti de se réunir à la base pour porter la candidature de Karim Wade. Déjà, au niveau de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL), l’on est décidé à porter la candidature de l’ancien ministre d’Etat sous Abdoulaye Wade, aujourd’hui dans les liens de la détention dans le cadre de la traque des biens mal acquis. “De tout temps, nous avons soutenu la candidature de Karim Wade. L’idée est largement partagée par la majorité des jeunes et nous pensons que c’est dans l’intérêt du parti, de présenter cette candidature”, a déclaré hier le secrétaire général de l’UJTL, joint par EnQuête. Selon Toussaint Manga, “dans le contexte national actuel, Karim Wade est le candidat idéal du parti et le Pds gagnerait beaucoup à l’investir”. “Macky Sall, ayant compris que Karim est un potentiel adversaire redoutable, a toujours œuvré pour l’écarter de la course présidentielle de 2017. Nous ne devons pas lui donner le plaisir d’atteindre cet objectif”, estime Toussaint Manga. Le secrétaire général de l’UJTL a aussi appelé les différents candidats à la candidature de dialoguer afin de trouver un consensus autour du fils de Me Wade “pour le seul intérêt du parti”.Cependant, si au sein de l’UJTL on s’est clairement décidé, au niveau de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), la question est différée jusqu’au mercredi prochain. Ce jour, les camarades d’Abdoul Aziz Diop vont se pencher sur la question afin de dégager une position commune. Celle-ci ne va sûrement pas être en défaveur du fils de l’ancien président de la République. “On vient d’ouvrir le processus et les candidats ne se sont pas pour le moment déclarés. Nous attendons que cela soit fait pour prendre une position commune”, a confié Abdou Khafor Touré, porte-parole de ladite structure. La même démarche est adoptée chez les femmes même si la majeure partie d’entre elles reste favorable à la candidature de Karim Wade.
MACKY SALL-PÉCRESSE
Le président de la République Macky Sall a reçu hier, à 21h, Madame Valérie Pécresse, ancienne ministre française de l'Enseigne-ment supérieur (2007- 2011) et ancienne ministre du Budget (2011- 2012). Selon le service de communication de la présidence, l’entretien a essentiellement porté sur le Plan Sénégal émergent et sur les relations franco-sénégalaises. Les deux personnalités ont dû discuter également de la situation de l’enseignement supérieur pris dans une spirale de grèves qui commence sérieusement à hypothéquer l’année scolaire en cours. Puisque Mme Pécresse connaît le sujet des réformes universitaires sur fond de contestations. En France, la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants- chercheurs, issue de La loi sur l'autonomie des universités (LRU), adoptée en août 2007, avait soulevé un vent de contestations. Gageons que le ministre sera de bons conseils pour le président Sall.
LOI CADRE
Va-t-on vers un dénouement de la crise universitaire. En tout cas, une délégation du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) a rencontré hier le ministre de la Fonction Publique. Et à l’issue de la rencontre un protocole est signé entre les deux parties, en vue d’une relecture de la Loi Cadre, à l’origine du mouvement d’humeur des enseignants. L’information émane du Sg du SAES Seydi Ababacar Ndiaye. Selon le syndicaliste, un accord est signé pour relire point par point la Loi Cadre,” afin de modifier, s’il le faut, certaines dispositions ou de la retirer purement et simplement du circuit”. Les membres du SAES se sont donné rendez-vous aujourd’hui à Thiès pour discuter de la suite à donner à leur mouvement de grève contre la Loi Cadre devant régir les universités publiques sénégalaises. De son côté, le gouvernement a sorti un communiqué tard dans la nuit d’hier pour informer de la mise en place d’une commission paritaire.
COJER
Deux jours après sa nomination à la tête de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), Thérèse Faye Diouf annonce les couleurs. Elle a lancé hier devant les jeunes militants de l’Apr le concept “jeunesses pour l’émergence (Jepe)”. La nouvelle coordonnatrice entend à travers cette nouvelle formule mobiliser toutes les forces vives de la nation pour accompagner le PSE. “Ce nouveau concept nous permettra de faire de la politique autrement avec comme piliers essentiels ‘l’action à la place de la parole’ et la gestion axée sur les résultats”, a promis l’actuelle Directrice de la case des Toutpetits.
AFFAIRE ABOU DIA
Me Sidiki Kaba n’a pas tardé à réagir par rapport à l’affaire Abou Adolphe Dia. Du nom de ce technicien de la sonorisation des audiences accusé d’avoir enregistré les délibérés du procès Karim Wade et coaccusés. Aux yeux du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, il y a des indices de preuves, mais l’enquête se poursuit et déterminera la suite de l’affaire. “A la fin de l'enquête, le juge de l'instruction dira s'il (Abou Dia) sera relaxé ou jugé”, a déclare Me Kaba à nos confrères de la Rfm. Abou Adolphe Dia, technicien de la sonorisation des audiences de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), est poursuivi pour violation du secret des délibérations, collecte et traitement déloyal des données à caractère personnel.
SAVANA SALY
Près d’un an sans salaire. La coupe est pleine pour le personnel de Savana hôtel de Saly. Ils ont tenu un point de presse pour demander l’aide de l’Etat qui doit plus d’un milliard FCFA à l’hôtel. Ils ont dit leur désarroi, car une assignation leur a été servie et ils sont menacés d’expulsion. “Hôtel Savana de Saly : les employés dans le coma, 10 mois sans salaire, 15 mois de journaliers, 20 mois de prestataires. Des cotisations sociales non respectées” sont, entre autres, les maux qui minent l’hôtel. Chez les employés, les sentiments les mieux partagés sont l’angoisse et le désespoir. “Nous avons reçu une assignation en expulsion. L’hôtel ne répond plus aux normes, parce que n’ayant plus de tour operator pour faire la concurrence. Le terrain de 3 ha sur lequel est construit l’hôtel, a été vendu à la société immobilière de Saly”, renseigne Auguste Ndong, directeur de l’hébergement. La situation est tellement catastrophique que l’hôtel ne peut plus prendre en charge les frais élémentaires. “Nous gardons une facture de 4 millions en électricité et 5 millions de la SDE. Le téléphone est coupé. Depuis 1987, l’hôtel n’a pas été rénové, ce qui fait qu’aujourd’hui, il a atteint un niveau de délabrement très avancé”, ajoute Ndong.
SAVANA SALY (SUITE)
Mamadou Sène embouche la trompette pour souligner que les dégâts collatéraux de ces factures impayées sont incommensurables. “C’est triste et pénible, la situation que nous traversons aujourd’hui. Dans quel pays sommes-nous ? Nous sommes fatigués et les conséquences liées au non-paiement des salaires sont catastrophiques. Nos enfants sont renvoyés de l’école, à cause de non-paiement de la scolarité. Certains ménages sont brisés par manque de dépense quotidienne et l’Etat ne fait rien pour venir en aide”, s’étrangle le contrôleur. L’amicale des anciens employés de l’hôtel Savana est venue à la rescousse. “Aujourd’hui, j’ai le coeur meurtri de voir que l’hôtel n’a que 18 permanents. Les travailleurs sont courageux de rester 10 mois sans salaire. Je me demande comment ils font pour survivre. Savana a été le poumon de la station balnéaire de Saly. Aujourd’hui, il a perdu tout son lustre d’antan. Et pourtant, les questions sociales doivent toucher le coeur de l’Etat, mais jusque-là, les autorités n’ont pas encore réagi”, souligne un ex-travailleur. L’amicale ne souhaite pas que la direction de Savana Saly réitère le coup de 1993, lorsqu’elle avait prétexté la guerre du Golf pour licencier plus de 100 employés. Elle craint une mascarade ou une politique de mise en faillite de l’hôtel. Car lors d’une rencontre organisée à Dakar entre les délégués du personnel et Mbaye Tine, le directeur, il y a eu des menaces. Le boss, soutient Mamadou Souaré, a menacé de fermer l’hôtel si les délégués en parlent à la presse. Mais, loin d’abdiquer, les travailleurs décident de continuer le combat. D’autant que la SAPCO qui est un démembrement de l’Etat doit à Savana Saly la somme d’1 milliard 200 millions. C’est cette dette que brandit la direction pour refuser de payer lessalaires.
Fronde…
Ça sent mauvais au Pds après que «Wax waxeet Wade» a mis en branle la machine pour intrôniser son fils Rimka à la tête du Pds et le propulser challenger officiel de SMS à la Présidentielle de 2017. Si on vous dit que ça ne sent pas bon, c’est parce que le mécontentement est en train d’atteindre des proportions inquiétantes. Une résistance est en train de germer contre les plans de 3W, d’intenses tractations sont actuellement en cours entre certains grands responsables du parti. Et la fronde risque de se faire entendre dans les jours à venir, c'est-à-dire dans la semaine, bien avant même que la commission de contrôle des candidatures à la candidature du Pds à la prochaine élection présidentielle ne finisse son boulot.
…En gestation
Parce que pour bon nombre de ténors du Pds, ce qui se passe n’est ni plus ni moins qu’une grosse mascarade, une opération de maquillage d’un coup d’Etat interne au Pds. Selon nos capteurs, l’argumentaire de 3W selon lequel déclarer Rimka candidat du Pds serait le meilleur moyen de le faire libérer rapidement au motif que cela laisserait penser qu’on veuille écarter le Pds d’une élection pour la première fois depuis 1974, c’est juste pour faire passer la pilule. Et que s’il arrive à faire passer la candidature de son fils, comme ils le flairent, c’en est fini d’eux, dans le Pds. Et pour mieux mettre à nu les plans de 3W, ils soulignent que dans l’existence de ce parti, c’est la première fois qu’on se précipite à deux ans d’une élection dont d’ailleurs la tenue à cette date ou non dépend du référendum de 2016, pour désigner un candidat. Que 3W se prépare donc !
Taupe de Rimka
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui présidait, hier, la cérémonie de remise de diplômes des greffiers s’est prononcé sur l’affaire dite de «la taupe de Rimka à la Crei», c'est-à-dire Abou Dia présumé auteur d’enregistrements des délibérations de la Cour pour les donner au camp de Rimka. «Aujourd’hui, l’affaire suit son cours, laissons voir quels seront les résultats de l’enquête policière, et ensuite judiciaire. Au regard de ce qui en sortira, on verra s’il bénéficiera d’un non-lieu ou s’il sera devant la justice où il aura l’occasion de se défendre comme le prévoit notre législation avec les avocats de son choix», a dit Me Sidiki Kaba. Le Garde des Sceaux affirme que c’est sur la base de la décision que les juges rendront qu’on verra s’il est innocent ou pas. «Nous sommes très loin de tout cela, regardons et attendons de voir ce que l’information va livrer», ajoute-t-il pour terminer.
3e Plan d’actions du…
Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement (Gcse) continue sa lutte. Réunie hier, pour évaluer le 2ème plan d’actions déroulé cette semaine, la plénière du Gcse s’est félicitée de la grande mobilisation dont les enseignants ont fait montre et a salué la participation des enseignants à la marche historique du mercredi 4 mars à travers le Sunugaal. Se réjouissant du «soutien des centrales syndicales rencontrées et de l’élan de solidarité de plus en plus grande des populations malgré la campagne de dénigrement et de diabolisation orchestrée contre les syndicats», le Gcse dit aussi apprécier à sa juste valeur la grande détermination des bases qui appellent à poursuivre la dynamique de lutte.
…Grand cadre
Raison pour laquelle, il décide de poursuivre la lutte à travers un 3ème plan d’actions. Et dans ce cadre, il est prévu de poursuivre la rétention des notes du 1er semestre et le boycott des conseils de classes. Mardi 11 mars 2015, le Gcse a prévu un débrayage à 9h, le lendemain mercredi 12 et le surlendemain jeudi 13 mars, ce sera la grève totale. Une pause sera observée jusqu’au lundi 16 mars date à laquelle, un débrayage est encore prévu à 9h alors que les mardi 17 et mercredi 18 mars 2015, ce sera une grève totale. Pendant ce temps, du mardi 11 au mercredi 18, c'est-à-dire sur toute la durée du 3e plan d’actions, le Gcse va dérouler une campagne d’informations et ira à la rencontre des leaders d’opinions dans les différentes localités du pays.
Le Saes dans de…
Après avoir fait monter très vite la tension à son summum, le Syndicat autonome de l’enseignent du supérieur freine des quatre fers. Hier le gouvernement représenté par le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, ceux de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique et du Budget et le Saes se sont enfermés pour discuter pendant près de quatre heures de la Loi-cadre sur les universités et. Rencontre au sortir de laquelle, les deux parties ont publié un communiqué conjoint. Dans le document, il est indiqué qu’ «au cours de la rencontre, le Saes a demandé au gouvernement le retrait ou à défaut la modification des dispositions pour lesquelles un accord a été trouvé». Il est aussi mentionné qu’«après discussions, le gouvernement et le Saes ont convenu de mettre en place une commission technique paritaire composée de plénipotentiaires (quatre pour chaque partie) en vue d’examiner les amendements du Saes».
…meilleurs sentiments
Et qu’«en cas d’accord, le gouvernement s’engage à prendre les dispositions législatives et/ou règlementaires pertinentes» Ensuite, «les deux parties ont retenu de se retrouver le vendredi 13 mars» et «s’engagent à travailler dans un climat apaisé». Restons avec le Saes pour dire que son Sg, Seydi Ababacar Ndiaye a estimé, sur la Rfm, que c’est illégal de geler les salaires des fonctionnaires et que des plaintes seront déposées contre les recteurs coupables. Il souligne en outre que même si c’était pour des ponctions, ce n’était pas le moment alors qu’ils étaient dans une dynamique de négociation. Pour sa part, Ibrahima Thioub le Recteur a renseigné que c’est la tutelle qui a décidé qu’il n’y aurait pas de ponctions sur les salaires et que toutes les mesures sont en train d’être prises pour que les salaires soient payés le plus rapidement possible, aujourd’hui pour certaines banques et au plus tard lundi pour les autres.
Entrée
Reparlons de la rencontre du Secrétariat exécutif national de l’Apr d’avant-hier au Palais sous la présidence de SMS. Pour dire que l’instance dirigeante de l’Apr a enregistré de nouvelles entrées. Il s’agit de la transhumance Me Nafissatou Diop Cissé et des fusionnistes Lat Diop (ex Fep) et Arona Coumba Ndoffène Diouf (ex-Acad). Après s’être réjoui de la décision prise par SMS de nommer Thérèse Faye Diouf, Coordonnatrice de la Convergence des jeunesses républicaines, le Sen de l’Apr dit apprécier à leur juste mesure, «les orientations dégagées par (SMS) allant dans le sens d’une prochaine et profonde réorganisation du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer)».
Mobilisation
Restons avec les apéristes pour dire qu’ils se mettent en ordre de bataille. Il est ainsi rappelé aux responsables et militants, la nécessité de leur implication dans les tâches de mobilisation pour inscrire le maximum de personnes sur les listes électorales et pour l’obtention de la carte nationale d’identité. Dans le même temps, l’Apr démarre aujourd’hui même, comme le souhaite SMS, des tournées nationales des responsables. Par ailleurs, le parti de SMS a réaffirmé la décision de SMS de «poursuivre, jusqu’au bout, la dynamique d’approche et de construction d’un Bloc autour de l’objectif de construction d’un (Sunugaal) émergent». L’Apr disant ne ménager aucun effort dans ce sens et comptant aussi s’orienter vers toutes les forces et personnalités préoccupées par le devenir du pays.
Obsèques
Reparlons des obsèques de l’unique fille d’Aline Sitoé Diatta qui auront lieu aujourd’hui. Pour dire qu’avant l’inhumation à Cabrousse, il y aura une cérémonie de chapelle ardente et de témoignages à la Chapelle de l’hôpital de Fann, de 9 heures à 10 heures 30. Après cela, la dépouille mortelle accompagnée par la famille et la délégation officielle, conduite par Souleymane Jules Diop représentant SMS, sera convoyée à Cabrousse pour les funérailles, grâce à l’avion affrété par le chef de l’Etat. Il faut souligner que SMS n’en est pas resté là, il a aussi donné une enveloppe pour qu’on bâtisse une tombe avec une stèle pour lé défunte.
Seck-Ndanaan…
C’était l’apothéose hier à Thieppe (dans le département de Kébémer) où le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural procédait, hier, en compagnie de l’Ambassadeur du Canada au lancement des travaux de la piste de production reliant Kébémer,Thieppe et Sarédaw longue de près de 38 km. Une piste financée par la coopération canadienne à travers le Padem à hauteur d’un milliard environ. Dans 8 mois, délai de réception de la piste, une nouvelle ère va s’ouvrir sur Thieppe et la zone qu’elle polarise, véritable poumon économique du département de Kébémer et jouant un rôle majeur dans la production maraîchère surtout dans la production d’oignon où bon an mal an près de 32 000 tonnes y sont récoltés, comme en 2012.
… Frappe un grand…
Véritable lieu béni, Thieppe possède également une façade maritime de près de 50 km. Seul ombre à ce tableau, l’enclavement de la zone qui ne possédait pas jusque-là de voie d’accès à la route nationale et donc au reste du pays. Voilà la raison pour laquelle, à la cérémonie d’hier, les populations s’étaient fortement mobilisées manifestant leur enthousiasme et leur gratitude au chef de l’Etat pour le début de réalisation de cette infrastructure qui va les sortir de l’ornière. Parce que le désenclavement de cette zone va permettre de valoriser ses potentialités maraîchères et maritimes et ouvrir Thieppe et ses environs aux marchés, aux services sociaux.
…Coup à Thieppe
Il y a en plus des effets d’entraînement qui sont attendus sur les autres secteurs d’activités que sont l’artisanat, le tourisme, entre autres. C’est d’ailleurs conscient de cette nouvelle réalité qui se dessinait pour Thieppe et ses environs que le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural tenait à ce que ce projet sorte de terre. Ce projet que le président Macky Sall…. Est une vieille doléance des populations locales. D’ailleurs comme le maire Mohamed Dia, la plupart des intervenants à la cérémonie de lancement des travaux de cette piste de production, ont tenu à dire que cette revendication est plus vieille qu’eux. Elle est posée depuis le temps de Senghor, depuis 1963 ont rappelé certains orateurs. Pour dire que c’est un grand coup que le pouvoir de SMS vient d’y taper.
Les anciens parlementaires Apr…
Les propos incendiaires tenus par 3W contre SMS ne sont pas du goût du Collectif des anciens parlementaires républicains. Dans une déclaration, rendue publique, hier, Khadidiatou Issaga Sy et Cie font la leçon au père de Rimka. Pour eux, les propos de ce dernier sont «d’une gravité insupportable, alors que l’opinion nationale et internationale a été témoin d’une passation de service pleine d’émotion». «Profondément émus et lourdement affligés par cette situation», les membres dudit Collectif estiment qu’«il est du devoir de tout citoyen (sunugaalien), conscient de l’importance de l’enjeu et soucieux de s’y atteler, de tout faire pour que le chemin déjà parcouru par le pays ne puisse, d’aucune manière, être entravé par des actions en contradiction avec la loi et les valeurs culturelles fondamentales, qui constituent le ciment de l’unité nationale».
…Font la leçon à 3W
En conséquence, se félicitant de «la réaction humaine et républicaine» de SMS, le Collectif des anciens parlementaires républicains lui présente, «respectueusement», ses «sincères félicitations» pour cette attitude «en toute conformité avec la haute charge que le peuple de (Sunugaal) lui a confiée. S’agissant de 3W, le Collectif l’invite à «se ressaisir» et à «reprendre la position et la démarche qui doivent être les siennes». «Serviteur de la Nation, arrivé au terme de sa carrière, rien ne doit enfreindre les règles de respect de valeurs humaines et fouler au pied les institutions. En d’autres termes, sa démarche devrait être d’aider à construire et de ne jamais, se placer dans des situations comme celle entamée», affirme ladite entité politique. Avant de souligner : «Les citoyens et les hommes politiques, de quelque bord qu’ils soient, sont tous interpellés, du point de vue de notre Collectif, pour que de par leur sens politique, ils puissent nous permettre de maintenir la République du Sénégal sur la ligne d’un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique».
PAR PATRICE SANÉ
L'ÉCOLE SÉNÉGALAISE VA MAL
Au regard des missions que s’assignent des apprenants et des maîtres, on ne peut pas nier que les objectifs de l’école sont oubliés en faveur des objectifs politiques, à savoir «comment se maintenir au pouvoir ?»
Peut-on encore soutenir que «l’école fait l’homme» ? L’affirmer suscitera des débats contradictoires, eu égard au fait que le secteur de l’éducation et de la formation sénégalaise a perdu son lustre d’antan.
L’école sénégalaise est malade, si bien qu’elle ne semble plus viser les objectifs qu’elle s’est fixée dans le cadre du développement de notre pays.
Ces problèmes, de plusieurs ordres, ont dénaturé l’école à cause des politiciens, qui la manipulent à leur guise par le truchement des syndicats d’enseignants, d’étudiants et élèves. Les vrais problèmes sont relégués au second plan et rangés aux calendes grecques.
Aujourd’hui, au Sénégal on assiste à la prolifération anarchique des écoles-boutiques, dont le seul objectif, est l’enrichissement. Ces écoles dont les promoteurs ne sont pas des professionnels ne se soucient plus des critères exigés par le ministère de tutelle. Car, ceux-ci constituent un frein à leur enrichissement.
Ainsi, assiste-t-on à une formation au rabais et au développement de la médiocrité culturelle. Les élèves médiocres, il y en a de toutes catégories. Les parents sont exposés non pas à l’éducation des maîtres, mais à l’éducation de la rue.
En effet, l’école doit apprendre à écrire et à lire, à respecter les règles de la morale et du civisme, sans oublier certaines activités manuelles.
Quant aux parents, ils jouent un rôle de complémentarité. En mettant l’enfant dans les conditions d’apprentissage ou d’éducation, lui apprenant le respect de soi-même, de ses parents et d’autrui, ainsi que d’autres éléments importants de la vie humaine. Si ces deux parties abandonnent, c’est la société qui se charge de l’éducation de l’enfant.
Ici justement, c’est à ce schéma que nous assistons. Les écoles ont dévié les objectifs pour lesquels elles ont été créées. L’école publique, submergée, est devenue improductive. Les écoles privées, elles, poussent sans arrêt. L’école publique ayant abdiqué, fuit ses responsabilités, les privées n’ont d’autres choix que de recruter ceux qui sont rejetés par celles-ci.
La désolation est de mise dans les deux camps. Le nombre pléthorique d’élèves ou d’étudiants dans les classes, le manque criard d’enseignants. Et même quand ils existent, ils ne sont pas du tout motivés, en raison du mauvais traitement dont ils font l’objet au quotidien. Dans ces conditions, l’élève mieux nanti, devient quelques fois le parrain ou le financier du maître. Mais, où est donc passé l’honneur de celui-ci ? Si les choses restent en l'état encore trop longtemps, il y a un vrai risque de délitement de l'école publique...
L’éducation est galvaudée par les maîtres et les institutions scolaires, car ce n’est plus le mérite qui compte, mais plutôt l’intérêt pécuniaire et les avantages. Souvent, des élèves, suspendus pour fautes graves, ont curieusement été priés de reprendre les cours avant même l’expiration du délai de la suspension.
Au-delà de cette considération pécuniaire, il y a l’influence politique. Les élèves et étudiants, confinés dans des syndicats scolaires ou universitaires constituent de véritables moyens de dissuasion des responsables du système éducatif. Dès qu’il y a un problème au niveau politique, l’école est automatiquement paralysée. C’est dire que la ficelle de l’école est détenue par les politiciens, qui ont ainsi les moyens de manipuler l’école à leur guise.
L’école sénégalaise n’est pas seulement politisée au niveau des apprenants, mais aussi au niveau des maîtres, c’est-à-dire des enseignants. Loin de leurs objectifs éducatifs, certains enseignants sont devenus de véritables politiciens. Ils sont toujours en train de mener des actions en faveur de partis politiques en quête de légitimité afin de garantir des lendemains meilleurs.
Ainsi, les affectations, les recrutements et nominations se font sur la base politique. Au regard de toutes ces missions que s’assignent des apprenants et des maîtres, on ne peut pas nier que les objectifs de l’école sont oubliés en faveur des objectifs politiques, à savoir «comment se maintenir au pouvoir ?».
Et pourtant, dans les colloques et les séminaires du secteur éducation/formation, des objectifs sont plus ou moins clairs :
- mise en place d’un dispositif plus dynamique de formation professionnelle, d’encadrement, de suivi et d’insertion socio- professionnelle de la population ;
- amélioration de la qualité de l’enseignement et son adaptation aux besoins du développement économique et social ;
- meilleur accès à l’éducation pour tous les citoyens ;
- réduction du taux d’analphabétisme.
Tous ces objectifs, s’ils sont atteints, devront corriger les faiblesses du système éducatif. Car cela suppose : la gratuité effective de l’école depuis la maternelle à la classe de Terminale en commençant par les zones les plus défavorisées ; le transfert effectif des compétences en matière d’analphabétisation aux collectivités locales en liaison avec les directions régionales du ministère de l’éducation nationale et des ONG ; l’augmentation des capacités d’accueil par la construction de plusieurs autres classes par an ; la réhabilitation des internats ; la création des foyers d’accueil d’élèves à l’intérieur ; la résorption du déficit d’enseignants à tous les niveaux tout en les recyclant progressivement, et enfin, l’instauration d’un encadrement spécial des élèves en difficulté d’apprentissage.
Au demeurant, il faut surtout stimuler la formation des personnes vulnérables, particulièrement chez les jeunes filles, les handicapés, et les orphelins déscolarisés. Tous ces efforts devront redorer le blason de l’école sénégalaise. Cependant, cela doit se faire dans un dialogue permanent entre l’Etat, les partenaires de l’école, les financiers et les enseignants, de sorte à asseoir progressivement un climat apaisé et non un bras de fer.
Aussi, le secteur privé et l’Etat doivent se concerter en vue de l’adaptation des programmes de formation aux réalités socio-économiques actuelles, en vue d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emploi. Par ailleurs, des efforts pour l’assistance à l’auto emploi devront être intégrés dans les formations.
Au-delà de cet aspect, il faut dépolitiser l’école si l’on veut accroître les performances de celle-ci et donner une orientation profitable à tous. A ce niveau, des mesures politiques pourraient contrôler ou interdire le syndicalisme à l’école, en rapport avec les problèmes politiques.
Car, quand l’école va mal, c’est l’avenir du pays qui est compromis sur de longues années.
Patrice Sané est militant APR, membre Convergence des Cadres Républicains & Club des Intellectuels et Cadres Républicains (CICR)
LA PRÉSIDENTIELLE NIGÉRIENNE DE 2016 SERA "TRANSPARENTE"
Niamey, 6 mars 2015 (AFP) - L'élection présidentielle de 2016 au Niger, à laquelle est candidat le chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, sera "libre, crédible et transparente", a affirmé à l'AFP Mohamed Bazoum, le chef du parti au pouvoir.
Mi-janvier, l'opposition a publié un "livre blanc" dans lequel elle a "récusé" la Cour constitutionnelle, qui valide en dernier ressort les résultats des élections, fustigeant sa "partialité" et son "allégeance" au président nigérien.
"Nous n'avons aucun pouvoir sur la Cour" et "nous ne pouvons pas changer sa composition" au risque "de violer la Constitution", a déclaré M. Bazoum, qui a récemment quitté son poste de ministre des Affaires étrangères pour se consacrer au Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), qu'il préside.
Les élections municipales et législatives de 2015 et la présidentielle de 2016 "seront "libres, crédibles et transparentes", a-t-il assuré. "Nous allons être à partir de maintenant dans un dialogue constant avec nos partenaires" internationaux à ce sujet, dont l'ONU, l'Union européenne et les Etats-Unis, a-t-il ajouté.
La Cour constitutionnelle n'a en outre "jamais pesé de quelque poids dans les résultats des élections que lui transmet la Commission électorale nationale indépendante (Céni)", selon M. Bazoum, pour qui les accusations de l'opposition sont "sans fondement".
Seïni Oumarou, le chef de file de l'opposition, a déclaré dans la presse locale que l'opposition n'irait pas aux élections "avec la Cour dans sa composition actuelle". Selon la Constitution, les membres de la Cour constitutionnelle sont "nommés pour six ans" et "sont inamovibles pendant la durée de leur mandat".
Sur les sept membres qui la composent, seuls deux sont désignés par les autorités. Les autres sont élus par leurs pairs magistrats, les avocats et les organisations de la société civile.
Le climat politique est tendu dans le pays depuis que le principal allié du régime, Hama Amadou, ex-président du Parlement, est passé en août 2013 dans l'opposition au président Issoufou, dont il avait permis l'accession au pouvoir en avril 2011 grâce à une alliance de second tour.
Le Niger est confronté depuis peu à des attaques du groupe armé nigérian Boko Haram dans le sud-est du pays, frontalier avec le Nigeria. Le président Issoufou et sa majorité ont appelé à l'union nationale dans la lutte contre les islamistes.
LE PROCÈS DE SIMONE GBAGBO EST CELUI DU "NÉOCOLONIALISME" FRANÇAIS, AFFIRME LA DÉFENSE
Abidjan, 6 mars 2015 (AFP) - Le procès de l'ex-Première dame Simone Gbagbo, accusée d'être une protagoniste majeure de la sanglante crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire, est celui du "néocolonialisme" français en Afrique, a affirmé vendredi l'un de ses avocats, qui a plaidé l'acquittement.
Le parquet général a requis mardi dix ans de prison contre la "Dame de fer" ivoirienne, accusée de "participation à un mouvement insurrectionnel", "troubles à l'ordre public" et de "constitution de bandes armées".
Les plaidoiries de la défense, qui ont duré trois jours, se sont terminées en fin d'après-midi. Le verdict pourrait être rendu lundi, de source judiciaire.
"Condamner Simone Gbagbo, c'est reconnaître que l'on a toujours besoin de notre colon pour venir distribuer les bons points et les mauvais points. L'acquitter, c'est montrer notre amour pour la Côte d'Ivoire", a affirmé Me Rodrigue Dadjé.
L'ex-Première dame doit être "déclarée non coupable de tous les chefs d'accusation", a-t-il poursuivi. Mme Gbagbo, drapée dans un pagne multicolore, a paru concentrée et sereine vendredi. "Il ne s'agit pas d'un procès ordinaire.
Il s'agit d'un procès politique, le procès de la politique étrangère française en Afrique", "qui installe qui elle veut à la tête de nos pays", a insisté Me Dadjé. "Il s'agit du procès du néocolonialisme, de la politique d'ingérence de la France dans les pays africains", a fustigé le défenseur.
L'ex-Première dame est jugée depuis début janvier avec 82 autres personnes pour leur rôle dans les violences postélectorales de 2010-2011, causées par le refus de son mari Laurent de reconnaître la victoire de l'actuel chef de l'Etat Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences entre les deux camps ont fait plus de 3.000 morts en cinq mois.
Les partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui contestent sa défaite électorale, critiquent le rôle de la France, l'ancienne puissance coloniale, dont l'armée intervenait sous mandat onusien en Côte d'Ivoire, qualifiant ses soldats de "forces partiales".
Selon eux, les soldats français, en s'opposant aux forces loyales à Laurent Gbagbo et en bombardant sa résidence, ont permis que l'ancien président soit arrêté par des troupes favorables à Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo est actuellement écroué à la Cour pénale internationale, à La Haye, où son procès pour "crimes contre l'humanité" doit débuter en juillet.
La CPI réclame également Simone Gbagbo, mais la Côte d'Ivoire refuse de la lui livrer. "L'acquittement, ce sera la meilleure solution, ça pourra permettre aux rancoeurs de s'estomper", a estimé Me Toussaint Dako, un autre avocat de la défense.
Simone Gbagbo, 65 ans, est un personnage politique très clivant en Côte d'Ivoire. Elle a été autant respectée pour son parcours dans l'opposition que redoutée comme "présidente" à poigne, souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans de l'actuel chef de l'Etat Alassane Ouattara.
Ce procès, le plus important pour la Côte d'Ivoire depuis la fin de la crise, est entaché de nombreux manquements, aucune preuve matérielle n'ayant été fournie pour les confondre, dénoncent la société civile et des sympathisants pro-Gbagbo.
Si les deux camps se sont montrés coupables d'exactions, aucun responsable pro-Ouattara n'est en outre inquiété, nourrissant des accusations de justice "politique" ou de "justice des vainqueurs".