Alors que Senhuile annonce avoir augmenté son capital à la vitesse lumière, ses pratiques d'une autre époque précarisent les travailleurs, font monter la colère des populations du Ndiael où sont implantées ses terres arables, et rendent à peine service à l'économie sénégalaise. Et aux orientations de l'Etat du Sénégal dans sa quête pour l'autosuffisance alimentaire. En vérité, Senhuile dévoile de plus en plus un visage qui ne laisse plus de doute quant aux intentions réelles cachées derrière une prétendue volonté de créer des milliers d'emplois au Sénégal.
Installée dans la douleur au Ndiael, Senhuile, filiale de Tampieri Financial Group, grande société familiale de holding créée en Italie en 1965, n'en finit plus de poser des actes aux conséquences désastreuses pour la paix sociale, au risque de provoquer de nouveaux drames familiaux. Mais pour mieux comprendre ce qui soutient les pratiques de Senhuile, toutes articulées autour de ce qu'il est convenable d'appeler "le profit, rien que le profit, quelles qu'en soient les conséquences", EnQuête fait d'abord une incursion dans les non-dits de l'accouchement de Senhuile.
Tampieri endort Senethanol et l'Etat du Sénégal
Deux actionnaires contrôlent directement Senhuile SA lorsque l'entreprise fut créée à Dakar le 26 juillet 2011, à la même adresse que Senethanol, avec un capital initial de 10 000 000 F CFA dans un contexte où il fallait tirer parti de la nouvelle politique gouvernementale d'Abdoulaye Wade de soutien au développement des agro carburants. Il s'agit de Tampieri Financial Group Spa (51%) et Senethanol SA (49%). Or, selon son actionnaire majoritaire, Tampieri Financial Group, la mission de Senhuile est "d'obtenir des concessions pour la production de graines de tournesol destinées à l'exportation vers l'Italie".
Et c'est là tout le problème car dès le départ, plusieurs enjeux et intérêts inavoués, n'allant pas forcément dans la même direction, sont imbriqués. En effet, l'Italien Tampieri Financial Group qui a rejoint Senethanol pour créer la joint-venture Senhuile, avait des motivations très éloignées de celles de Senethanol ainsi que celles de l'Etat du Sénégal.
Il faut remonter à une interview accordée à la chaîne de télévision italienne RAI-3, le dimanche 18 décembre 2011, par Giovanni Tampieri, le patron de Tampieri Financial Group, pour en avoir une explication limpide. Interrogé sur ce que Senhuile devra produire au Sénégal, Giovanni Tampieri déclare :
"Ce n'est pas vrai que nous allons produire des biocarburants. Nous voulons sauver notre usine de Faenza qui produit de l'huile et qui est menacée de fermeture. Nous avons des difficultés à jongler avec les prix de ses matières premières venant des pays de l'Est, dont les fonds sont logés aux Etats-Unis. En nous installant au Sénégal, nous savons au moins ce que vont coûter le carburant, la main d'œuvre et le reste. Nous ne voulons pas fermer comme Omsa qui s'est délocalisé de Faenza pour s'implanter maintenant à l'Est."
Mais ce que Tampieri ne dit pas, c'est que l'Etat italien a mis en place un fonds très convoité de plus de 200 milliards d'Euros pour la période 2013-2032 pour inciter à la production d'électricité d'origines renouvelables. D'où la ruée de ces sociétés italiennes vers les terres des pays de l'Est et de l'Afrique où la matière première et la main d'œuvre seront à moindre coût.
Au même moment, Senethanol SA dont la tête pensante est Benyamin Dummai, un agriculteur expérimenté, veut multiplier ses profits en tirant parti du vaste potentiel du marché local sénégalais encore très dépendant de l'importation de produits comme le riz, le maïs ou encore l'huile de cuisine. Dans sa vision, Benyamin Dummai espère faire de Senhuile un acteur incontournable de la chaîne de production alimentaire. Une position bien connue de la journaliste de la RAI-3 qui faisait l'interview avec Giovanni Tampieri, d'où sa question :
"Et que faites-vous de votre partenaire qui n'est pas intéressé par votre huile ?"... Réponse de Tampieri : "Ils n'ont que 49% tandis que j'ai 51%. C'est moi qui commande!"
Pendant ce temps, les autorités sénégalaises de l'époque espéraient que la naissance de Senhuile sonnerait le déclic d'une production de biocarburants en grande quantité avec, en parallèle, une création de plus de 2 000 emplois. On le voit donc, tout est parti pour une cohabitation, plus qu'agitée, d'intérêts hétéroclites. Mais à force de compromis, le projet finit par voir le jour dans le Ndiael en 2012, après une autorisation du président Macky Sall alors nouvellement élu à la tête du Sénégal.
L'éphémère règne de Dummai
Dès son installation sur 20 000 hectares dans le Ndiael, les populations soutenues par les ONG remettent en question le modèle de développement du projet et l'immense déséquilibre dans le rapport de forces entre les populations affectées et l'entreprise Senhuile. Mais les communautés locales sont surtout déterminées à résister au projet qui, selon eux, nie leurs droits et menacent leur survie.
Nommé directeur général de Senhuile, Benyamin Dummai accepte quelques compromis, recrute une main d'œuvre parmi les populations et met en œuvre sa stratégie consistant à produire, d'abord et avant tout, des spéculations en rapport avec les besoins du marché local sénégalais. Ce qui est très loin des calculs de Tampieri, l'actionnaire majoritaire.
Dummai et son équipe réussissent une production de plusieurs milliers de tonnes de maïs et de riz, principalement, vendues aux Grands Moulins de Dakar. Fin avril 2014, Tampieri et ses satellites sénégalais dans Senhuile obtiennent la tête de Benyamin Dummai qui est limogé. Un mois plus tard, il est arrêté pour détournement présumé, nonobstant la validation de son bilan par le commissaire aux comptes de Senhuile.
La main lourde de Tampieri
Pour reprendre en main ce qui est désormais son projet, Giovanni Tampieri déclare le 30 mai 2014 dans Financial Afrik, à la journaliste Christelle Marot, que M. Massimo Castellucci, le remplaçant de Benyamin Dummai, est un "homme de la maison Tampieri depuis 11 ans, et directeur financier de Senhuile depuis janvier 2014".
Dans le même entretien, Giovanni Tampieri déclare que "le capital de Senhuile est détenu à 51% par le groupe Tampieri et à 49% par Senethanol Sa, dont le principal interlocuteur pour nous est Gora Seck". Curiosité, Gora Seck qui reste le président de Senhuile n'a nullement été concerné par la révocation du mandat d'administrateur de Senethanol Sa, décidée en conseil d'administration le 15 juillet 2014, mais c'est bien Benyamin Dummai qui en a fait les frais.
Autre curiosité, c'est la nomination de Massimo Castellucci comme directeur général "pour une durée indéterminée" avant même la "reconduction de ses pouvoirs de signature".
En effet, le conseil d'administration de Senhuile a considéré M. Castellucci comme démissionnaire ayant perdu ses qualités d'administrateur en même temps que Giovanni Tampieri et Alexandra Tampieri depuis le 1er février 2012. Leur remplacement par Carlo Tampieri et David Tampieri au nom de Tampieri Financial Group a été validée par une décision formelle du conseil d'administration sous le numéro SN-DKR-2012-M-2422 du 23 février 2012.
Autre bizarrerie, c'est le conseil d'administration, et non l'Assemblée générale extraordinaire, qui a décidé d'une augmentation du capital de 10 millions de francs CFA à plus de trois milliards de francs CFA. Ce qui est une violation des statuts même de Senhuile qui stipulent en l'article 8, conformément aux normes de l'OHADA, que "l'Assemblée générale extraordinaire des actionnaires délibère à la majorité des 2/3 sur l'évaluation des apports en nature ou l'octroi des avantages particuliers et constate, s'il y a lieu, la réalisation de l'augmentation du capital".
Autant d'indications sur la volonté affichée par Tampieri de passer en force pour avoir une main libre sur Senhuile.
Les travailleurs de Senhuile écrasés sur la route de Tampieri
La création d'emplois a été l'un des principaux arguments utilisés pour convaincre les communautés locales d'accepter l'installation de Senhuile dans le Ndiael. Mais depuis que le groupe Tampieri suit directement le projet, les licenciements font légion et tous les acquis obtenus sous l'ancienne direction, comme les dons de fourrage pour les communautés, ont été annulés.
Mais les travailleurs paient le plus lourd tribut. Ce sont 20 prestataires qui ont d'abord été remerciés, puis 83 travailleurs contractuels et dernièrement une vingtaine de journaliers. D'autres travailleurs sont soumis à des pressions pour partir ou renoncer à certains de leurs privilèges. Il est d'ailleurs intéressant de constater que sur le site Internet de Senhuile, il est mentionné que la société emploie entre 500 et 700 travailleurs.
Or dans un entretien en début février avec EnQuête, le directeur général M. Massimo Castellucci indique : "l'entreprise compte 218 emplois directs plus les emplois indirects". Et d'ajouter : "Compte tenu de l'impact social et de la proximité du projet Senhuile avec les villageois, la nouvelle direction de la société a pris la décision de ne pas faire de licenciements mais de proposer des départs négociés. Même les salariés en CDD (contrat à durée déterminée) et en fin de contrat ont bénéficié du système des départs négociés."
EnQuête est en mesure de dire, sur la base d'un constat interpellatif fait par maître Papa Gningue, huissier de justice, le 18 décembre 2014, que l'histoire est tout autre. Le document révèle que M. Moussa Diagne le directeur des ressources humaines de Senhuile a été chargé de proposer une prime de départ de trois mois de salaire nets sans impôts à 83 travailleurs.
Devant le refus d'accepter cette offre par certains ouvriers, Moussa Gningue a déclaré qu'ordre lui a été donné de procéder à "leur licenciement pur et simple". Et alors que M. Gningue informe l'huissier que Senhuile attend une réponse pour procéder au licenciement de ces travailleurs, ces derniers se sont radicalisés. C'est ainsi qu'une tentative de conciliation a été tenue le 8 janvier 2015 à l'Inspection régional du travail de Saint-Louis.
Le procès-verbal de cette rencontre signé par l'Inspecteur régional du Travail, dont EnQuête a obtenu copie, est formel. Senhuile a violé le code du travail en vigueur au Sénégal. Selon le procès-verbal, "la Direction de Senhuile n'a pas respecté la formalité préalable de recherche de solution avec les délégués du personnel, notamment les possibilités ou solutions alternatives pour éviter le licenciement pour motif économique.
Ainsi l'inspecteur a demandé à Senhuile de se conformer à l'article L.61 du code du travail en convoquant l'ensemble des délégués du personnel à une réunion." Il faut souligner que M. Moussa Diagne, le directeur des ressources humaines de Senhuile, a refusé de signer le procès-verbal de l'inspection du travail.
Au lieu de suivre les recommandations de l'inspection régionale du travail, M. Massimo Castellucci, directeur général de Senhuile, a envoyé aux travailleurs, le 27 février dernier une proposition indécente de précarisation de leur condition sous la forme d'une "modification de contrat de travail" dont EnQuête détient une copie, pour leur demander d'accepter une réduction de leur salaire mensuel net à hauteur de 25000 FCFA.
"Une insulte à notre dignité", selon tous les travailleurs contactés par EnQuête. Pire, c'est une violation nette de la charte éthique de Tampieri Financial Group qui décline dans le premier chapitre, sur ses principes, que "Le personnel est la ressource essentielle de la société: le respect, les opportunités de développement et la reconnaissance des mérites personnels représentent des lignes directrices. Les employés sont tous traités avec la même dignité et indépendamment de leur importance".
Le calvaire des travailleurs de Senhuile et les drames familiaux en perspective interpellent urgemment les autorités compétentes sénégalaises qui ont le devoir de s'assurer que l'entreprise respecte les droits de ses travailleurs et des habitants du Ndiael en plus de garantir que les personnes dont les droits ont été violés ont accès à un recours effectif. L'Etat doit avoir un regard contraignant en ce qui concerne les activités, l'emploi et le partage des bénéfices de cette société, dès lors que son investissement ne repose sur aucune évaluation approfondie des impacts sociaux, économiques et environnementaux.
"LONGTEMPS"
ABOU ADOLPHE DIA, ELECTROTECHNICIEN DU PALAIS DE JUSTICE
On le connaît pour son sourire facile et sa nonchalance légendaire. Abou Adolphe Dia (photo) ou "Longtemps", comme les habitués du tribunal se plaisent à l'appeler, assistait aux audiences de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) en tant que préposé au micro. Son travail était d'assurer la mise en place, le bon fonctionnement et, le cas échéant, la maintenance de la sonorisation à l'intérieur de la salle 4. Tâche, dont le technicien en électricité entré dans la Fonction publique avec la dernière vague de recrutement faite par le régime libéral, s'acquittait quotidiennement, surveillant le matériel audio installé dans le box des accusés.
C'est peut-être cette proximité "forcée" avec l'accusé principal dans le cadre de cette affaire qui a fait basculer ce fonctionnaire de l'Etat sénégalais qui, on le rappelle, est partie civile dans ce procès, dans le camp des partisans de Karim Meïssa Wade. "Moi, je suis un Karimiste pur et dur !", se plaisait-il habituellement à le dire à qui voulait l'entendre, lors des nombreuses suspensions d'audience café qui ponctuaient la journée.
Concrète ou, au contraire plus aérienne, cette "allégeance" a, d'une certaine manière, poussé le jeune technicien à des négligences de plus en plus courantes au cours du procès : le Président de la Cour, Henri Grégoire, a en effet dû le faire chercher à de nombreuses reprises pour qu'il rétablisse la connexion d'un micro ou corrige la balance audio de l'installation parce qu'il n'était pas dans la salle alors qu'il aurait dû y être. Les avocats de la défense, notamment Me El Hadj Amadou Sall, lui reprochait souvent de fermer son micro à chaque fois qu'il prenait la parole.
Mieux encore, ce fan de Youssou Ndour avait moult fois laissé des micros ouverts dans l'arrière salle réservée à la Cour pendant la pause de midi, permettant au public d'entendre des bribes de conversation privée ou encore d'assurer l"'animation musicale" en laissant tourner des morceaux de Mbalax du patron de Super Etoile ou Wally Seck, entre deux ouvertures d'audience. Convaincu, militant, Dia avait participé à presque toutes les manifestations "interdites" du Pds qui se sont tenues concomitamment au procès... Chose qui lui a, en outre, coûté cher puisqu'il s'est fait voler son Smartphone tout neuf, un Samsung dernier cri, au cours du sit-in interdit du Pds pendant lequel Me Wade a forcé le barrage de la police.
Marié depuis peu, "Longtemps", âgé de 28 ans, n'a pas d'enfants mais est connu pour être très "famille" puisqu'il est très proche de sa mère. Discret bien que taquin, il était également l'ami des robes noires, gardes pénitentiaires et, de manière plus générale, de l'ensemble des acteurs du procès, à l'exception, bien sûr des avocats de la partie civile.
Impulsif, il se voyait souvent reproché de poser des actes irréfléchis... Un penchant qui lui vaut aujourd'hui de se retrouver en détention. Espérons que cette "sympathie" ayant motivé son geste ne vaille pas à "Longtemps" de rester à l'ombre trop... longtemps.
Retour de parquet pour Abdou Adolphe Dia
L’affaire des enregistrements des délibérations de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) est loin de connaître son épilogue. L’informaticien de la Crei Abdou Adolphe Dia, arrêté dans le cadre de l’enquête, n’est pasencore fixé sur son sort. Selon nos informations, le Parquet ne s’est pas encore prononcé sur le règlement du dossier. On ignore pour le moment s’il s’agit d’une procédure d’information qui va finir devant le juge d’instruction ou si le Parquet va en faire un dossier de flagrant délit même si la procédure a l’allure d’une instruction. Hier, le technicien de la Crei a fait pour la seconde fois l’objet d’un retour de Parquet.
Comité directeur du Pds
C’est comme si Me Wade vivait dans sa République en miniature. Le pape du Sopi a ouvert hier la rencontre du comité directeur du Pds à la permanence du Pds par son hymne africain. Après avoir chanté en choeur l’hymne, Me Wade l’a traduit en wolof. Une manière de montrer aux membres du comité directeur qu’il en est bien le compositeur. Ensuite, les libéraux ont visionné une vidéo de la présentation de condoléances de Me Wade à son ancien chef de gouvernement d’alors, Macky Sall, lors du décès de la mère de ce dernier. Dans la vidéo Macky Sall disait à son mentor : « Je ne vous trahirai jamais dans la vie». Pour dire que le pape du Sopi en veut à mort à Mack Sall.
Des libéraux parlent de mascarade
Ça rouspète fort dans les chaumières du Parti démocratique Sénégalais (Pds). A l’origine du courroux, la méthode de Wade pour le choix du candidat de leur
parti à la présidentielle de 2017. Ce sont des responsables libéraux qui dénoncent l’attitude de leur leader en parlant de «mascarade». D’abord pour eux, Me Wade n’a coopté dans la commission que des Karimistes et ses inconditionnels à l’image de Me Madické Niang, Abdoulaye Faye, Ndèye Gaye Cissé. D’ailleurs, selon eux les dés sont déjà pipés et aucun candidat sérieux ne va présenter sa candidature. D’après nos sources Fada nourrit de réelles ambitions pour le Pds, mais il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. En plus, on demande à chaque fédération de proposer 4 personnes qui seront membres du Bureau politique alors que, disent ces libéraux frustrés, il n’y a jamais eu de renouvellement des instances du Pds. Ils en concluent que Me Wade balise le terrain pour son fils.
Come-back de Jules Ndéné
Dernier Premier ministre sous le régime de Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye a fait son comeback hier à la rencontre du Comité directeur. L’ancien maire de
Guinguinéo était aux abonnés absents lors des réunions de l’instance suprême du Parti démocratique sénégalais (Pds). Il fallait s’attendre à son come-back parce que l’ordre du jour portait sur les candidatures pour un candidat à la présidentielle de 2017. Et Jules Ndéné (comme l’appellent les intimes), depuis quelque temps, clame partout qu’il a le meilleur profil pour porter la candidature du Pds en 2017.
Retour de Thierno Alassane Sall
L’ancien ministre des transports Thierno Alassane Sall a signé hier son retour au Secrétariat Exécutif National (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr). Le responsable apériste de Thiès a pris part hier à la réunion du Sen après des mois d’absence. Thierno Alassane Sall n’assistait plus aux rencontres de l’instance dirigeante de l’Apr depuis leur défaite lors des élections locales. Le maire de Guédiawaye Aliou Sall était également à la rencontre. Macky Sall a coopté Arona Ndoffène Diouf et Lat Diop. Ces derniers prendront désormais part aux réunions du Sen.
Cofem
En plus des coalitions Macky 2012, Benno Bokk Yakkar et des nombreux mouvements de soutien quicommencent à voir le jour, Macky Sall peut désormais compter sur la convergence des femmes Mackystes pour se faire réélire en 2017. La Cofem qui a effectué hier sa première sortie publique est revenue sur ses objectifs qui sont entre autres soutenir le président de la République dans la mise en oeuvre du Plan Sénégal Emergent (Pse) et participer activement à sa
réélection. La coordonnatrice du mouvement Lalla Aïcha Fall explique que leur structure est politique, mais elle intègre le volet socio-économique dans son programme. Car le mouvement regroupe des femmes de toutes les catégories socioprofessionnelles. La Cofem qui compte lancer officiellement ses activités le 22 mars prochain au Grand Théâtre, a déjà étalé ses tentacules dans les régions et la diaspora.
Dakar Dem Dikk attend toujours ses 4 milliards
La société parapublique de transport Dakar Dem Dikk traverse des moments très difficiles. Car elle tarde toujours à entrer dans les fonds que l’Etat lui doit.
Fonctionnant avec des tickets subventionnés par l’Etat, la direction attend toujours les 4 milliards de compensation malgré les promesses des autorités. La société de transport public compte beaucoup sur cette subvention pour réparer les nombreux bus en panne et recouvrer sa santé financière.
Pose de la 1e pierre de l’ISEP de Thiès
C’est finalement le Premier ministre qui procédera lundi prochain à la pose de la première pierre de l’Institut Supérieur d’Enseignement Professionnel (Isep) de Thiès. C’est le ministre de l’Enseignement Supérieur Marie Teuw Niane qui l’a annoncé hier lors d’un comité régional de développement consacré à la question.
D’un coût global de 7 milliards sans les équipements, l’Isep de Thiès s’étendra sur 15 ha au quartier Nguinth, dans la commune de Thiès-Nord et sur un autre site de 33 ha dans la commune de Notto Djobass où se trouvera le centre d’application agricole. Il comprendra entre autres, un bloc administratif, un bloc de 24 salles de cours, un amphithéâtre de 500 places, un restaurant de 1500 couverts, des espaces verts, des résidences et des infrastructures. Les travaux devraient s’achever dans 24 mois mais selon Marie Teuw Niane, des pressions seront exercées pour qu’ils s’achèvent dans 18 mois au plus tard.
8 mars à Kaolack
Il y a de l’électricité dans l’air à Kaolack. La rivalité entre le maire de la capitale du Saloum, Mariama Sarr et Yaye Fatou Diagne Mboup, maire de Ngathie risque de prendre une tournure inattendue le 8 mars prochain. Car Yaye Fatou Diagne Mboup qui remet en cause le leadership du ministre Mariama Sarr dans le département de Kaolack compte organiser une manifestation au «coeur de Kaolack», un meeting avec les femmes du département, notamment de Gandiaye et Guinguinéo. Au même moment, le maire de Kaolack Mariama Sarr tiendra une manifestation avec les femmes du département à Kaolack pour célébrer leur journée.
Macky 2012
Le leader du parti Union Citoyenne Bunt Bi s’est démarqué de la position de Macky2012 qui a brocardé le Président Macky Sall et fustigé sa gestion du pays. El
hadji Ibrahima Mbow est venu dans nos locaux pour exprimer sa désapprobation contre la sortie de ses camarades de coalition. Il dénonce le fait que son nom ait été associé à un communiqué de la coalition Macky 2012 dont il ne partage ni le fond ni la forme. El hadji Ibrahima Mbow réaffirme l’ancrage de son parti dans le camp présidentiel et son entière disponibilité à accompagner l’action de Macky Sall et de son gouvernement sans conditions. Car pour le leader de l’Union Citoyenne Bunt Bi, le Sénégal a besoin de citoyens forts, engagés, dévoués à l’œuvre nationale de reconstruction de nos institutions et de notre économie. C’est à cela, à son avis, que le Président Sall appelle tous les jours et c’est cela le crédo de son parti.
Socialistes de Thiès
L’Union régionale Ps de Thiès se réunira en Comité d’animation (Ca) élargi à tous les secrétaires généraux des sections samedi prochain à Thiès, sous la présidence de son secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Selon un communiqué des socialistes de la capitale du Rail, cette réunion marquant la reprise et l’intensification des activités offrira l’opportunité aux membres de la Ca élargie, outre la restitution des conclusions des réunions du bureau politique et du Secrétariat Exécutif National, d’esquisser les grandes lignes du nouveau programme général d’animation des instances.
Landing Savané
Le patron de And Jef/Pads- Authentique donnera sa position sur l’élection présidentielle de 2017, lors de la réunion du Bureau politique de son parti prévu
samedi prochain. Les camarades de Landing Savané vont également profiter de cette rencontre pour se prononcer sur l’idée de la mise en place de la confédération des partis de gauche du Sénégal, émise par Momar Samb et Pape Demba Sy. Même si le chef de file des follistes n’a pas été rétribué à sa juste valeur pour avoir soutenu Macky au second tour de la présidentielle de 2012, il ne s’est jamais montré hostile au gouvernement. Et récemment, nos radars l’ont aperçu en compagnie de Macky Sall lors d’un voyage.
Accident mortel
Un camion a écrasé un motocycliste hier tard dans la soirée. Le choc a été si violent que le conducteur du scooter est mort sur le coup. Sa tête a été fracassée par le camion. L’accident est survenu au niveau du Pont Sénégal 92. Ce qui a rendu le tronçon impraticable pendant des heures.
430 mille tonnes de riz
La production de riz paddy pour la campagne 2014 a atteint un record de 430 mille tonnes, soit un bond de 33% par rapport aux cinq dernières années, a déclaré le directeur général adjoint de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et de la vallée du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), Seyni Ndao. «En contre-saison, nous avons fait une progression de 230 mille tonnes de paddy, avec des rendements record de 7,5 tonnes à l’hectare et en hivernage une production de 200 mille tonnes. Ce qui fait 430 mille tonnes», a-t-il dit, lors de la tournée annuelle de presse de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), du 3 au 5 mars dans la région de Saint-Louis.
Audience au Palais
Le Khalife des Niassénes a été aperçu au Palais hier dans la soirée. El Hadj Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niasse, accompagné d’une délégation, s’est entretenu avec Macky Sall. Le député Khoureychi Niass a indiqué que la visite du Khalife fait suite au voyage qu’il a effectué en Gambie pour la célébration des 50 ans d’indépendance de ce pays. Après s’être entretenu en tête-à-tête avec le président de la République, le Khalife a réaffirmé son soutien à Macky Sall. Il a aussi formulé des prières pour un climat social apaisé.
Le mouvement de grève entamé par le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur pénalise les étudiants, particulièrement les nouveaux arrivants, selon le constat fait à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, hier jeudi.
"J'appelle le syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) et l'Etat à faire preuve de grandeur, parce que notre avenir est en jeu. Et c'est l'avenir du pays qui est en jeu, parce que nous sommes la crème de cette nation".
Fodé Dianfo, étudiant au département de géographie, est inquiet de la grève du SAES. Rencontré dans l'un des couloirs du pavillon "K" avec certains de ses amis, sac en bandoulière, il s'apprête à rejoindre les amphis pour voir si le professeur va dispenser son cours.
Mais avec ses amis de la première année, ils acceptent d'échanger sur la situation universitaire. Dans la chambre se trouvent déjà d'autres personnes. Chacun y va de son point de vue.
"Nous subissons de plein fouet cette grève. Nous quittons chez nous pour venir étudier et nous n'arrivons pas à apprendre, à cause des grèves à répétition. Depuis le début de la semaine, nous n'avons fait qu'un seul cours. Socialement, nous souffrons, parce que certains d'entre nous habitent loin. Ils payent le transport pour venir suivre des cours qui n'ont pas lieu. Nous perdons de l'énergie et de l'argent".
C'est plus compliqué chez les nouveaux bacheliers. "Nous vivons une situation difficile. Je paye 600 francs cfa pour venir à l'université, chaque fois que j'ai cours. Et je viens sans étudier, c'est difficile." "Je suis inquiet, parce notre avenir est en jeu", lance Mamadou Kandé, étudiant au département de Géographie.
"Les parents pensent que nous étudions, alors que ce n'est pas le cas. Ils font tout pour nous envoyer de l'argent pour nos études pendant que nous passons tout notre temps à dormir", ajoute Khadiatou Diallo, étudiante en Espagnol.
"C'est une perte de temps"
A la cité Aline Sitoé Diatta (Ex-Claudel), de jeunes étudiantes sont tout autant désemparées. Dans une chambre commune, certaines dorment, pendant que d'autres discutent de tout et de rien. Là aussi, chacune à son point de vue sur l'impact de la grève.
"Nos parents se battent pour nous envoyer de l'argent, afin de nous mettre dans de bonnes conditions d'étude et nous n'étudions pas. C'est désolant", explique Codou Ndiaye, de la Faculté des Sciences et Lettres humaines.
"La grève n'est pas bonne pour les étudiants. Nous avons quitté nos familles pour étudier. C'est une perte de temps. Que nos parents aussi sachent que nous n'étudions pas. Nous voulons étudier, avoir une année universitaire complète, quel que soit le prix. L'Etat doit prendre des dispositions pour régler la question. Qu'on nous laisse étudier !" fulmine l'une d'elles d'un ton sec et ferme.
Mariam Niang, étudiante au département de Géographie, de dire que la grève les rend paresseuses. "Quand tu quittes ton village pour l'université, tu as des rêves. Mais une fois sur place, le terrain te montre d'autres réalités. Je n'apprends plus mes leçons, comme l'année dernière. Avec les grèves, la motivation des étudiants est au point mort".
Même discours pour Maty Fall. "Ce mouvement nous perturbe. Cela ralentit notre rythme d'apprentissage", renchérit Aïda, de la faculté des Lettres et Sciences Humaines.
L'Etat ne doit pas s'immiscer dans les affaires de l'université
Ainsi, certains étudiants demandent à l'Etat de ne pas s'immiscer dans les affaires de l'université et de céder aux exigences du SAES. D'autres demandent aux deux parties de trouver un terrain d'entente. "Le ministre ne connaît pas les réalités de l'université. C'est le SAES qui sait ce qui se passe à l'université. C'est le SAES qui doit gérer cet espace d'apprentissage et l'Etat doit céder aux exigences du Syndicat".
"L'Etat et le SAES doivent penser à nous. Nous sommes leurs enfants, leurs petites sœurs, leurs neveux. Ils n'ont qu'à avoir pitié de nous. Nous sommes au mois de mars et il y a des facultés qui n'ont pas encore commencé les cours", supplie Aïda. Leur souhait est que les deux parties trouvent "des solutions dans les plus brefs délais", afin qu'ils puissent retrouver les amphithéâtres.
LE DG DU PORT FIXÉ LE 2 AVRIL, LE CHEF DE TEKKI REPASSE LE 19 MARS
CITATIONS DIRECTES CROISÉES DE CHEIKH KANTÉ ET DE MAMADOU DIALLO
Le Dg du Port de Dakar, Cheikh Kanté, et le député Mamadou Lamine Diallo vont attendre pour être édifiés sur le sort de leurs plaintes respectives. Le premier nommé poursuit pour diffamation Diallo et Félix Nzalé, dirpub du journal La Tribune pour complicité.
A ce propos, le Tribunal a décidé de rendre son verdict le 2 avril prochain. Selon Cheikh Kanté, Diallo lui aurait prêté des ambitions présidentielles lors de la campagne électorale des élections locales.
Estimant qu’il n’y a pas en l’espèce de diffamation, la défense plaide la relaxe pure et simple en demandant de débouter la partie civile de sa constitution. Le député de Tekki a précisé qu’il n’a pas parlé de Cheikh Kanté en tant que directeur général du Port, mais en tant qu’homme politique.
Pour sa plainte contre le Dg du Port de Dakar pour injures, le député de Tekki devra attendre jusqu’au 19 mars, date à laquelle l’audience a été renvoyée. L’avocat de Kanté a soulevé deux exceptions.
Pour lui, le Dg du Port ne peut être poursuivi comme auteur principal pour ce délit. De même, il pense que la prescription des faits est largement dépassée. D’autant que les faits se sont déroulés le 22 mai 2014 alors que la citation leur a été servie en novembre dernier. Un avis que rejette la partie civile, après que le Parquet s’en est rapporté à la décision du tribunal.
Pour les avocats du député, la défense n’a donné aucun texte pour motiver sa demande. Concernant la prescription, ils disent qu’ils sont bien dans les délais.
La volonté affichée par l'ex-président de la République, Abdoulaye Wade et ses affidés de désigner vaille que vaille le candidat du Pds à la présidentielle de 2017 avant le 20 mars prochain n'est pas fortuite. Le "pape du Sopi" cherche tout simplement à prendre les devants à quelques jours du verdict du procès de son fils.
Le schéma pour les libéraux est tout tracé. Et le modus operandi mûrement réfléchi. L'acrobatie consiste à désigner Karim Wade comme le candidat de l'opposition, pour faire face au candidat Macky Sall à l'élection présidentielle de 2017.
A quelques jours du verdict du procès de Karim qui sera prononcé le 23 Mars 2015, les signaux qui sont envoyés aussi bien à la Justice qu'à l'opinion sont clairs.
Si le fils de l'ancien président est condamné, les libéraux pourront crier sous tous les toits qu'un adversaire politique de taille a été éliminé du scrutin de 2017, grâce à une instrumentalisation de la justice sénégalaise.
Ne serait-ce pas là la meilleure manière de faire vivre au Sénégal, les mêmes scénarii de 2012 avec cette fois, non pas un Wade dont la candidature était de trop, mais un autre Wade... empêché de se présenter. Tout un programme !
En réalité, toute cette mascarade autour de ce semblant appel à candidatures n'est qu'un jeu de dupes. Mais la question que tout le monde se pose, est de savoir si des figures de proue du Parti démocratique sénégalais comme Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Omar Sarr entres autres, accepteront d'être les dindons de la farce de cette comédie de mauvais goût.
Ils n'ont en tout cas montré aucun courage politique, refusant de réajuster les bretelles de Maître lorsque ce dernier, venin sur la langue a dernièrement insulté la République, sa Constitution et ses citoyens. En vérité, les responsables libéraux semblent aujourd'hui se perdre dans leurs calculs ; au risque de se consumer à petit feu.
Et pourtant les signaux sont bien nombreux qui montrent la voie à suivre. Beaucoup d'anciens libéraux ont aujourd'hui perdu leur force de frappe parce qu'ayant longtemps tergiversé au point que les citoyens, souvent plus directs que les politiques, se perdent dans des aller-retour.
En politique et dans la vie tout court, il y a des moments où il faut prendre son courage à deux mains et arpenter la ligne droite. Sinon, bonjour les chutes !
CES FACTEURS QUI FONT PERDRE 150 MILLIARDS DE FRANCS PAR AN A L’ECONOMIE MARITIME DU SENEGAL
A cause de la malgouvernance, de la surexploitation et de la pêche illicite, l’économie maritime sénégalaise perd 150 milliards de francs Cfa par an.
Après deux ans de mandat, la 17e session extraordinaire de la Conférence des ministres de la commission sous régionale des pêches (CSRP) s’est tenue, hier, à Dakar. Cette rencontre des acteurs maritimes a été portée sur les fonts baptismaux par les chefs d’Etat africains. «Cette rencontre est un moment extrêmement important dans la définition d’une nouvelle orientation et aussi d’une impulsion nouvelle, à plus d’un titre», a déclaré le ministre de la Pêche et de l’économie maritime du Sénégal, Oumar Guèye.
«Au regard du contexte de la pêche, la forte pression sur les ressources halieutiques et la faiblesse des moyens de contrôle disponibles au niveau de nos Etats respectifs demeurent les principaux problèmes qui freinent la marche de la pêche sous régionale. Ainsi, cette présente rencontre doit constituer un tournant décisif dans les perspectives définies du secteur, et pour matérialiser notre commune détermination et relever ces défis qui interpellent, de manière collective, les Etats membres de ladite commission», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il ajoute que «les problèmes auxquels le secteur maritime sénégalais est confronté restent la pêche illicite, la mal gouvernance et la rareté de la ressource halieutique». Et pour cela, «il nous faudra développer une coopération dans le sens de mutualiser nos efforts et moyens notamment en termes de moyens pour que les bateaux pirates ne puissent pas piller nos ressources. Parce que le statistiques montrent que chaque année, ces difficultés occasionnent une perte de 150 milliards de francs Cfa au Sénégal, beaucoup d’espoir pour cette rencontre», fait-il savoir.
Dans le même registre, Fouseyni Camara, le président de (Csrp) de renseigner que la pêche maritime dans la sous région est confrontée à un ensemble de problèmes. Des difficultés qui sont liées à la pleine exploitation des principales ressources halieutiques maritimes, à la persistance de la pêche illicite non réglementée, la rude compétitivité sur les stocks disponibles, aux conflits récurrents entre la pêche industrielle et la pêche artisanale et la dégradation progressive des écosystèmes marins côtière.
Et face à ces contraintes M. Camara pense : «La résolution nécessite un renforcement de la coopération et une synergie d’actions de nos Etats. La commission sous régionale des pêches dont le secrétariat permanent connaît une précarité, du fait de la non-désignation de son secrétaire permanent, depuis deux ans, doit être impérativement redynamisée si nous voulons sortir victorieux face aux énormes difficultés que rencontre le secteur afin de remplir pleinement la mission qui lui est assignée».
SERIGNE MBAYE THIAM PARIE SUR LA PRÉVENTION DES RISQUES
APRÈS LE SCANDALE DES ÉLÈVES MAITRES ET DE L’ÉCOLE MARIAMA BÂ
Secoué il y a quelques mois par les scandales du recrutement d’élèves maitres et l’admission à l’école d’excellence Mariama Bâ de Gorée, le ministère de l’Education nationale a entrepris une nouvelle démarche visant à prévenir les risques potentiels de mal gouvernance dans le système éducatif.
Lors d’un atelier de restitution des rapports de la cartographie des risques tenu hier, Serigne Mbaye Thiam a insisté sur la nécessité d’instaurer un «nouveau système de management basé sur la prévention des risques en matière de gestion des ressources humaines et financières dans les écoles et dans l’administration du ministère».
«La finalité n’est pas de détecter des fraudes et des détournements, mais d’identifier les risques potentiels de mal gouvernance», avertit Serigne Mbaye Thiam.
Selon lui, «la cartographie des risques est une nouvelle approche du management des organisations, qui entre dans le cadre de la prévention en matière de gestion pour améliorer l’efficacité, l’efficience et la transparence dans la mise en œuvre du programme sectoriel de l’éducation».
Aujourd’hui, le ministère de l’Education parie sur la prévention des scandales qui ont terni dernièrement l’image de ce département.
«A côté des missions de vérification administrative et financière qui aboutissent à des sanctions, nous avons cette fois-ci voulu avoir un plan de prévention des risques au ministère», explique Serigne Mbaye Thiam. Par conséquent, la cartographie devrait permettre de prendre «des mesures d’atténuation des risques liés à la gouvernance du système éducatif».
«Les risques peuvent être différents d’une structure à une autre, liés à la gestion des ressources, au management des hommes et des femmes. Il s’agit de voir quels sont les plans d’atténuation pour combattre ces risques», insiste le ministre de l’Education nationale
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"GROOVY", MÉTISSÉE ET ENGAGÉE: C'EST L'AFRIQUE DE NNEKA, FAADA FREDDY ET SONGHOY BLUES
Paris, 6 mars 2015 (AFP) - "Groovy" comme un rappeur chantant du gospel, métissée comme du blues, engagée pour panser les plaies d'un continent: telle est l'Afrique que font entendre le groupe malien Songhoy Blues, le Sénégalais Faada Freddy et la Germano-nigériane Nneka.
Nneka, la diaspora africaine
Après avoir suivi ses parents en Allemagne à l'âge de 19 ans, cette Germano-nigériane de 33 ans est revenue depuis vivre à Lagos. Adepte de hip-hop, de soul et de reggae et de textes à résonance politique, l'énergique chanteuse à l'impressionnante coupe de cheveux afro s'intéresse à la "diaspora africaine" dans son nouveau projet, "My Fairy Tales" ("Mes contes de fées"), paru cette semaine.
Intégration, racisme, la trentenaire a puisé dans son expérience personnelle et des témoignages d'Africains vivant en Allemagne ou en France pour raconter les "obstacles" qu'ils rencontrent en Europe. Le titre, voulu plus "léger" que ses disques précédents (comme "Victim Of Truth", 2005), n'est qu'un "mensonge", dit-elle, pour mieux "attirer" l'auditeur dans des chansons qui témoignent aussi de la réalité tourmentée du Nigeria.
Cette chanteuse engagée - elle a créé une ONG proposant des ateliers artistiques à des enfants ou des femmes - semble résignée au sujet de l'élection présidentielle prévue fin mars dans son pays: "Il ne faut pas tout attendre d'une élection, c'est nous tous qui devons prendre notre responsabilité, dans la manière dont on se parle tous les jours, dans la rue. Chez nous, il y a toujours de la violence verbale", explique cette fervente chrétienne dont plusieurs chansons témoignent de sa foi.
Songhoy Blues, panser les plaies du Mali
A l'origine de ce groupe malien qui a réchauffé les Trans Musicales en décembre: trois musiciens de Gao et de Tombouctou chassés du nord du pays par l'arrivée de groupes islamistes en 2012.
Exilés à Bamako, ils ont trouvé un batteur et mis en musique leur "blues" avec un répertoire rythmé mêlant électricité et musiques traditionnelles qui séduit le dénicheur de talents Marc-Antoine Moreau et le Britannique Damon Albarn.
"On ne définit pas notre musique comme du blues ou du rock mais plutôt comme une tentative de rajeunir notre identité culturelle avec plus d'énergie", précise à l'AFP le chanteur Aliou Touré, 28 ans, alors que vient de paraître leur premier album, "Music in Exile", notamment "inspiré par le désert".
Evoquant sa "lourde responsabilité d'être chanteur" aujourd'hui au Mali, Aliou Touré souligne l'ambition du groupe "d'unir les peuples" du pays: "Quand on joue à Bamako, on a toutes les communautés autour de nous, des Touaregs, des Songhaïs, des Peuls, des Bozos, etc", se réjouit le chanteur, dont le groupe va sillonner la France au printemps.
Faada Freddy, les transports en commun
En novembre, l'intense concert de Faada Freddy dans la salle parisienne du Trianon s'est terminé... dans une rame de métro, prise d'assaut par plus d'une centaine de spectateur ravis entraînés par le chanteur.
"La musique, je la vois comme ça, il n'y a de musique que quand il y a partage", explique à l'AFP le Sénégalais de 40 ans, Abdoul Fatah Seck de son vrai nom, qui publie le 16 mars son premier album solo, "Gospel Journey", enregistré sans instruments, avec seulement des voix (virtuoses) et des claquements de doigts et de mains.
L'homme au chapeau melon, par ailleurs engagé au sein de l'organisation internationale "Give1Project" visant notamment "à aider des jeunes entrepreneurs venant d'Afrique à se développer", est connu des Sénégalais comme membre du groupe de hip-hop Daara J Family.
Mais il regarde cette fois davantage du côté de la soul et du reggae avec des chansons venues "de l'originel, de notre corps".
Véritable "showman", Faada Freddy sera à La Cigale, à Paris, le 13 avril, puis à l'affiche du printemps de Bourges en avril et des Francofolies de La Rochelle en juillet.
Le Syndicat unique des enseignants du Sénégal (Sudes) durcit le ton avec 13 nouvelles revendications. Ceci, malgré l’appel lancé par le chef de l’Etat pour la consolidation du dialogue social.
Les syndicats d’enseignants durcissent le ton, cela malgré l’appel lancé avant-hier par le chef de l’Etat pour la consolidation du dialogue social. En effet, après une série d’appels, mises en garde, préavis et actions de grève, le Syndicat unique des enseignants du Sénégal (Sudes) ne décolère toujours pas.
Dans un communiqué rendu public, hier, Amadou Diaouné et ses camarades ont annoncé le dépôt d’une plateforme revendicative composée de 13 nouvelles revendications assorties d’un préavis de grève le 27 février 2015. Il s’agit, entre autres, de la revalorisation de la pension de retraite pour les enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur public, de l’extension de l’indemnité de double-flux aux enseignants des établissements d’enseignement franco-arabe, de l’arrêt de toute réduction des budgets d’établissements scolaires et universitaires et de la codification de la gestion démocratique du personnel enseignant.
Selon Amadou Diaouné, le gouvernement porte l’entière responsabilité de la détérioration profonde du climat social dans le secteur public d’éducation. «Le dilatoire et le laxisme dans le traitement des revendications posaient notamment la suppression des lenteurs administratives fortement préjudiciables à la carrière des enseignants mais aussi le manque d’ouverture et de disponibilité à la concertation franche et sincère dans l’esprit d’un dialogue social constructif de la part des ministres, en sont les principales causes», soutient-il.
Face à cette situation, le Sudes, tout en mettant en exergue l’exigence de respect des accords de février 2014, inscrit de nouvelles revendications tout aussi importantes et urgentes dans sa plateforme revendicative assortie d’un préavis de grève. «Nous exigeons du gouvernement l’ouverture dans les meilleurs délais, de négociations sérieuses autour de notre plateforme revendicative tout en exhortant nos militants et les enseignants à la mobilisation soutenue pour qu’il en soit ainsi dans l’intérêt de l’Ecole et des enseignants», a indiqué Amadou Diaouné.