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5 avril 2025
LE CDEPS DÉNONCE LES DÉRIVES DU CNRA
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse dénonce une tentative de museler la presse et appelle le CNRA à respecter ses obligations légales tout en garantissant son indépendance pour une régulation impartiale.
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) monte au créneau contre le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Dans un communiqué publié ce mercredi 26 mars 2025, l’organisation de la presse exprime son « profonde inquiétude » face aux récentes mises en garde de l’organe de régulation contre certains médias.
Le CDEPS s’étonne particulièrement du communiqué signé par le président du CNRA, qui fait suite à un échange tendu entre un chroniqueur et un responsable politique lors d’une émission télévisée. Selon le CDEPS, cette réaction traduit une volonté « insidieuse » de museler la presse et d’interférer dans le travail des rédactions.
L’organisation dénonce une « liberté surveillée » imposée aux médias, dans un contexte marqué par des « atteintes répétées à la liberté de la presse », notamment par des pressions fiscales, des privations de publicité et des coupures de signal de certaines chaînes de télévision.
Le CDEPS appelle le CNRA à respecter ses obligations légales, en commençant par l’installation de son collège au complet. Il met également en garde contre toute instrumentalisation politique de l’instance, qui doit rester indépendante pour garantir une régulation impartiale et efficace du secteur audiovisuel.
Réaffirmant son engagement en faveur de la liberté de la presse, le CDEPS exhorte les autorités à prendre des mesures urgentes pour assurer la sécurité des journalistes, restaurer l’indépendance du CNRA et mettre un terme aux pressions exercées sur les médias.
LE SÉNÉGAL LÈVE L’INTERDICTION D’EXPORTATION DES GRAINES D’ARACHIDE
Cette décision, qui s’appliquera du 25 mars au 15 juin 2025, intervient après une campagne de collecte jugée "satisfaisante". Toutefois, elle reste encadrée par des conditions strictes afin de préserver l’approvisionnement des huileries locales.
Le gouvernement sénégalais a décidé d’autoriser temporairement l’exportation des graines d’arachide, après une interdiction en vigueur depuis octobre 2024. Cette décision, annoncée par le ministère de l’Agriculture, fait suite à une campagne de collecte jugée satisfaisante, garantissant un approvisionnement suffisant pour les huileries et les semences locales.
La levée de l’interdiction prendra effet du 25 mars au 15 juin 2025, mais ne concernera pas les graines destinées à la semence. Le gouvernement a cependant fixé plusieurs conditions pour encadrer cette réouverture du marché. Les exportations devront respecter les normes de qualité établies par la Direction de la Protection des Végétaux et s’inscrire dans le cadre réglementaire défini par les autorités. Le prix plancher imposé devra être scrupuleusement respecté, et les devises issues des transactions devront être rapatriées conformément aux règles en vigueur. Par ailleurs, chaque expédition devra être justifiée et accompagnée d’un certificat phytosanitaire, exigé avant toute opération.
L’interdiction, instaurée par la circulaire n°01548 du 29 octobre 2024, avait pour objectif d’organiser efficacement la campagne agricole 2024-2025 et de sécuriser l’approvisionnement des industries locales. Selon le ministère de l’Agriculture, cette mesure a permis d’atteindre des résultats satisfaisants en matière de collecte, notamment pour la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), justifiant ainsi un assouplissement des restrictions.
En encadrant strictement cette reprise des exportations, l’État cherche à concilier les intérêts des producteurs, des transformateurs locaux et des exportateurs, tout en préservant la stabilité du secteur arachidier.
ARDO GNINGUE CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON AVEC SURSIS
L'opposant et activiste était poursuivi pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, tenus sur les réseaux sociaux.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné, ce mercredi, l’opposant Ardo Gningue à une peine de deux ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 200 000 FCFA. Il était poursuivi pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, tenus sur les réseaux sociaux.
Le parquet avait requis une peine de six mois de prison, dont trois fermes. Toutefois, le juge a opté pour une sanction plus lourde mais entièrement assortie de sursis, permettant ainsi au prévenu de retrouver la liberté après une dizaine de jours passés en détention provisoire.
L’affaire trouve son origine dans une publication où Ardo Gningue interpellait le procureur de la République en des termes considérés comme irrespectueux. Il dénonçait l’absence d’enquête contre le journaliste Pape Assane Seck, qu’il accusait d’avoir tenu des propos similaires aux siens.
Devant le tribunal, le jeune opposant a tenté de nuancer ses déclarations, soutenant que le mot incriminé n’était pas une insulte à proprement parler, bien qu’il reconnaisse son caractère déplacé. Exprimant des regrets face aux juges, il a déclaré : « C’était une erreur. Cela ne se reproduira plus. Les pastéfiens ne cessaient de me menacer en disant que je passerais la Korité en prison. »
Le substitut du procureur a, pour sa part, dénoncé une attitude visant à « faire le buzz » et a rappelé l’importance du respect dans l’espace public : « Dès que vous êtes devant les caméras, vous dites tout ce qui vous traverse l’esprit. C’est après que vous réalisez vos erreurs. On peut interpeller le procureur, mais il faut le faire avec respect. »
Cette décision de justice intervient dans un climat politique marqué par une forte tension entre pouvoir et opposition, où les réseaux sociaux sont devenus un terrain d’expression mais aussi de controverse pour les figures publiques.
MODY NIANG DÉMISSIONNE DE SON POSTE DE PCA DU 'SOLEIL'
Il a annoncé sa démission pour des raisons de santé. Dans un communiqué, il a expliqué avoir informé le Premier ministre et le Président de la République de sa décision, qui devrait être officialisée d’ici le 1er avril.
Dakar, 26 mars (APS) – Le président du Conseil d’administration de la Société sénégalaise de presse et de publicité (SSPP) Le Soleil, Mody Niang, a annoncé avoir démissionné de son poste pour des raisons essentiellement de santé.
”J’ai donc écrit au Premier ministre et au Président de la République pour leur expliquer dans le détail les raisons essentiellement de santé et leur faire part de mon intention de démissionner de mon poste de PCA. Heureusement qu’ils m’ont compris”, a-t-il dit dans un communiqué paru dans le quotidien En Quête de ce mercredi.
L’ancien inspecteur de l’éducation à la retraite ajoute que la décision qui le ‘’déchargera’’ sera probablement prise d’ici le 1 er avril par les autorités.
”J’ai pris service le 6 septembre et, quelque temps après, je me rends compte que, pour des raisons essentiellement de santé, je ne serai pas en mesure de continuer de m’acquitter de cette importante mission, avec l’efficacité que le président de la République, le Premier ministre et le Directeur général du quotidien national sont en droit d’attendre de moi’’, a-t-il expliqué.
Mody Niang a précisé que sa ”démission n’a rien à voir, vraiment rien à voir, avec (son) engagement à accompagner Ousmane Sonko et Pastef’’. Il a assuré sa ”ferme volonté” d’accompagner le président de la République et le Premier ministre ‘’sur le chemin du jub, jubal, jubbanti, tant qu’ils ne s’en écarteront pas’’.
LE SÉNÉGAL VISE 40 % DANS SON MIX ÉLECTRIQUE D’ICI 2030
Meïssa Diakhaté a déclaré que le dispositif mis en place dans le cadre de l’intensification de la production des énergies renouvelables a permis de faire passer le taux pénétration de 20,63% en 2019 à 20,35% en 2023.
Dakar, 26 mars (APS) – Le Directeur de cabinet du ministre de l’Énergie, du Pétrole et Mines, Meïssa Diakhaté a déclaré mercredi que le dispositif mis en place dans le cadre de l’intensification de la production des énergies renouvelables a permis de faire passer le taux pénétration de 20,63% en 2019 à 20,35% en 2023.
‘’Notre pays s’est enrichi d’un portefeuille d’énergie renouvelable abondé par des actions volontaristes visant notamment l’intensification de la production d’énergie renouvelable dans les réseaux interconnectés, faisant passer le taux de pénétration de 20,63% en 2019 à 20,35% en 2024’’, a-t-il indiqué.
Il a soutenu que ‘’l’intensification de la production d’électricité et d’origine renouvelable dans le haut réseau avec des projets réalisés et en cours sur la supervision de l’ANER, de l’ASER, de SENELEC, du PUDC et et du PUMA’’.
Le professeur Meïssa Diakhaté s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution du Plan stratégique de développement 2025-2029 de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER).
‘’L’objectif de cet atelier est de présenter les conclusions du plan stratégique de développement et recueillir les avis des acteurs clé pour son adoption et sa mise en œuvre’’, a soutenu le directeur de cabinet du ministère de l’Énergie, du pétrole et mines.
Selon lui, ‘’il s’agit aujourd’hui de nous réunir autour d’un document hautement stratégique pour la gouvernance du sous-secteur énergie renouvelable de la politique sectorielle dans un contexte nécessairement d’alignement de la politique sectorielle sur l’agenda national de transformation Sénégal vision 2025-2029”.
M. Diakhaté note que ‘’l’ambition est surtout d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables à travers un cadre innovant […] dont l’objectif est de porter à 40% le taux d’énergies renouvelables dans le mix électrique en capacité installée d’ici 2030’’.
Il a salué l’importance capitale de ce plan stratégique de développement qui est, selon lui, ‘’un outil indispensable au management performant des structures et des partenariats dédiés à la promotion et au développement des énergies renouvelables’’.
Selon lui, la feuille de route repose sur l’accélération de l’adoption des énergies renouvelables, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire, l’amélioration de l’accès à l’énergie pour les populations et la mobilisation de l’investissement structurant.
Pour le directeur de cabinet, cet atelier de restitution ne constitue pas une fin en soit, mais une étape décisive qui offre un espace de dialogue ouvert pour recueillir ‘’vos contributions enrichir le document et assurer une appropriation collective’’. ”Il nous restera cependant, selon lui, le défi important de son opérationnalisation pour la part de sa mise en œuvre’’.
Le directeur général de l’ANER, Diouma Kobor, a précisé que le document constitue l’aboutissement ‘’d’un travail collectif réunissant toutes les parties prenantes pour définir une feuille de route claire et structurée pour orienter nos actions durant les cinq prochaines années’’.
‘’L’objectif visé de cette concertation est de partager les grandes orientations du plan, d’échanger et de recueillir vos avis pour son approbation et sa mise en œuvre’’, a-t-il relevé. Selon lui, ‘’le positionnement de l’ANER dans le secteur de l’énergie et son rôle fondamental dans la transition énergétique exige une démarche stratégique et participative pour assurer l’atteinte des objectifs fixés’’.
Il estime que ‘’la synergie des acteurs reste le seul moyen pour garantir la cohérence et le suivi des initiatives à développer pour les perspectives prochaines de produire une énergie propre et accessible à moindre coût grâce à des projets et programmes innovants à grande capacité et à fort impact’’.
Le professeur Diouma Kobor a souligné que le processus d’élaboration a suivi plusieurs étapes. Il s’agit de l’évaluation de l’ancien PSD pour identifier les succès, défis et leçons apprises, d’un diagnostic stratégique incluant une analyse institutionnelle, organisationnelle et sectorielle.
L’élaboration d’un premier draft du PSD, intégrant les contributions des parties prenantes et les axes stratégiques prioritaires fait partie de ces étapes. Il y a eu aussi la validation et finalisation du PDS 2025-2029, prenant en compte les retours des partenaires et experts du secteur.
Le Coordonnateur du Programme Energies Durables (PED) de la coopération allemande (GIZ), Alexandre Mesnil, s’est réjoui de l’inclusivité du processus qui a permis d’arriver à la phase de restitution du niveau PSD. Selon lui, ‘’il y a aujourd’hui un PSD est très ambitieux mais réaliste qui répond aux attentes et aux objectifs de l’ANER’’.
SAISIE DE 18 TONNES DE PRODUIT PERIMES A TAMBA
Le Service régional du commerce de Tambacounda a récemment mené une vaste opération de contrôle dans les marchés de la région. Résultat : 18 tonnes de produits périmés ou non conformes ont été saisies, et les responsables sanctionnés.
Le Service régional du commerce de Tambacounda a récemment mené une vaste opération de contrôle dans les marchés de la région. Résultat : 18 tonnes de produits périmés ou non conformes ont été saisies, et les responsables sanctionnés.
Lors d’une opération de contrôle des marchés de Tambacounda, le Service régional du commerce a saisi 18 tonnes de produits impropres à la consommation. Selon Mady Danfakha, responsable du service régional du commerce, ces produits incluent des jus de fruits, du fromage, de la farine, de l’aliment de bétail périmé ainsi que de l’huile non conforme.
Certains de ces produits provenaient de la sous-région, augmentant ainsi les risques liés à la qualité et à la traçabilité. Les contrevenants identifiés lors de cette opération ont été sévèrement sanctionnés. « Ils ont payé de lourdes amendes. Pour ceux qui s’en acquittent, l’action pénale est éteinte. Toutefois, en cas de faute grave, les mis en cause sont déférés devant le procureur, qui décidera des suites judiciaires à leur donner », a expliqué Mady Danfakha.
Le Service régional du commerce poursuivra ces contrôles afin de garantir la sécurité alimentaire des populations et lutter contre la vente de produits dangereux. Il appelle les commerçants à respecter les normes en vigueur pour éviter de lourdes sanctions.
COUVERTURE SANITAIRE, L'OBJECTIF AFFICHE DU GOUVERNEMENT
Le Sénégal espère atteindre la Couverture sanitaire universelle “sans exclusion ni difficulté financière”, grâce à sa nouvelle Lettre de politique sectorielle de la santé et de l’action sociale devant être mise en œuvre au cours des cinq prochaines années
Le Sénégal espère atteindre la Couverture sanitaire universelle “sans exclusion ni difficulté financière”, grâce à sa nouvelle Lettre de politique sectorielle de la santé et de l’action sociale devant être mise en œuvre au cours des cinq prochaines années.
Selon le directeur de la planification, de la recherche et des statistiques au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Babacar Guèye, ce document “découle de la volonté politique de répondre aux besoins croissants en matière de santé et de bien-être des populations, tout en garantissant une couverture sanitaire universelle, sans exclusion ni difficulté financière”.
Il “devrait contribuer à notre progrès vers l’atteinte de la couverture sanitaire universelle avec l’intervention des partenaires au développement à travers l’outil Compact”, a-t-il dit en présentant, mardi à Dakar, cet outil de pilotage aux partenaires de développement et aux acteurs du secteur de la santé.
L’élaboration de ce document s’inscrit dans une démarche visant à garantir l’effectivité du droit à la santé, selon M. Guèye.
“Dans cette perspective, le Sénégal a affirmé son engagement à tendre vers la couverture sanitaire universelle (CSU)”, aux termes de laquelle “tous les ménages bénéficient d’un accès à des services de santé et d’action sociale de qualité, sans aucune forme d’exclusion et sans difficulté financière”, a-t-il expliqué.
Pour ce faire, il faut “repenser” la couverture sanitaire universelle qui, dit-il, ne doit pas être confondue avec l’assurance maladie universelle qu’elle inclut. “L’assurance maladie universelle est un élément de la couverture sanitaire universelle”, a insisté Babacar Guèye.
Dans la nouvelle Lettre sectorielle, le programme de couverture sanitaire universelle porté par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, comporte six points prioritaires relatifs notamment au relèvement du plateau technique et à l’élimination des décès maternels, néo-natales et infantiles évitables.
Il cite également l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles, la mise en œuvre du Fonds d’action sociale et la prise en compte de l’approche genre dans les politiques publiques.
Le directeur de la planification, de la recherche et des statistiques a souligné la nécessité d’inclure la santé “dans toutes les politiques à travers l’ensemble des départements ministériels sous le leadership […]”, de manière à atteindre les objectifs de couverture sanitaires universelle.
Il considère qu’il est important que chaque département ministériel puisse contribuer à la couverture sanitaire universelle, assurant que les projets prioritaires identifiés feront l’objet d’une attention particulière relativement à leur mise en œuvre.
PROPOS INJURIEUX, LE CNRA MET EN GARDE
Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a mis en garde, mardi, les médias à ne pas diffuser ou relayer des ‘’injures, insanités et propos grossiers, dégradants et dévalorisants dans les plateaux et débats’’...
Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a mis en garde, mardi, les médias à ne pas diffuser ou relayer des ‘’injures, insanités et propos grossiers, dégradants et dévalorisants dans les plateaux et débats’’, proférés par des ‘’personnes se faisant appeler chroniqueurs’’’.
Dans un communiqué parvenu à l’APS, mardi, l’organe national de régulation de l’audiovisuel indique avoir constaté ces derniers temps, que des médias audiovisuels servent souvent de tribune à des personnes, se faisant appeler ou qualifier chroniqueurs, pour proférer des insanités et injures à l’endroit de personnalités.
Lundi, le parti au pouvoir, PASTEF, avait rendu public un communiqué dans lequel il interpellait ‘’avec fermeté’’ le CNRA et le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED), ‘’à assumer pleinement les missions de régulation’’ qui leur sont dévolues, afin de ‘’faire cesser’’ les attaques verbales et les diffamations de personnes ‘’sous couvert de statut de chroniqueurs’’, contre les institutions et dépositaires du pouvoir politique.
Dans son communiqué, le CNRA a ainsi exhorté les médias à mettre un terme à ‘’ces dérives qui ne sauraient prospérer’’, consistant à ‘’tenir des propos de nature à porter atteinte aux Institutions de la République et à la moralité publique ainsi qu’à la dignité, l’image, l’honneur et la réputation des personnes visées et/ou attaquées’’.
Il rappelle que de telles attitudes, qui sont aussi susceptibles de constituer une menace sur la stabilité nationale et la cohésion sociale, sont une violation grave de la réglementation par les médias concernés.
Par conséquent, avertit le CNRA, le non-respect de la loi en matière ‘’expose les médias aux sanctions prévues par la réglementation’’.
UN PARTENARIAT POUR UN SÉNÉGAL NUMÉRIQUE ET CONNECTÉ
SENUM SA et SONATEL unissent leurs forces pour accélérer la transformation numérique du Sénégal à travers la signature d’un partenariat stratégique. L’accord, signé par les directeurs généraux des deux entités, M. Isidore Diouf et M. Sékou Dramé, marque u
SENUM SA et SONATEL unissent leurs forces pour accélérer la transformation numérique du Sénégal à travers la signature d’un partenariat stratégique. L’accord, signé par les directeurs généraux des deux entités, M. Isidore Diouf et M. Sékou Dramé, marque une avancée majeure dans la mise en œuvre du New Deal Technologique, la stratégie nationale lancée par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Ce partenariat s’inscrit dans l’Agenda Sénégal 2050, qui vise à moderniser l’administration et à favoriser une économie numérique performante. Il repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la mutualisation des réseaux et infrastructures pour optimiser les ressources et garantir une meilleure connectivité sur l’ensemble du territoire. Une interconnexion des câbles sous-marins de SENUM SA et SONATEL est également prévue afin de renforcer la résilience des infrastructures numériques. Dans la même dynamique, les deux partenaires s’engagent à réactiver le point d’échange internet SENIX, un élément clé pour améliorer la gestion des flux de données et garantir une meilleure souveraineté numérique. L’hébergement des données des entreprises sénégalaises devient un enjeu majeur de cette collaboration, avec une volonté affirmée de développer des solutions sécurisées et adaptées aux besoins des acteurs économiques locaux.
L’accord prévoit aussi une interconnexion des pôles Sénégal Services et Orange Digital Service, créant ainsi une synergie entre les plateformes publiques et privées pour renforcer l’accessibilité aux services numériques. L’objectif est également de renforcer l’employabilité des jeunes et la compétitivité des startups à travers des initiatives portées par ODC Sénégal, Digitalab et Sénégal Service. Sur le plan environnemental, SENUM SA et SONATEL mettent en place un programme de recyclage et de gestion des déchets électroniques, afin de promouvoir une économie circulaire et de préserver l’environnement. Un système d’e-certificats viendra appuyer cette démarche en garantissant la traçabilité et la conformité des actions entreprises. Enfin, une attention particulière est portée à la couverture des zones blanches, notamment en milieu rural, pour garantir un accès équitable à Internet sur l’ensemble du territoire.
Selon Isidore Diouf, Directeur général de SENUM SA, cette convention reflète la volonté des deux entités d’accompagner l’administration et la population vers une transformation digitale efficace et des économies budgétaires durables. De son côté, Sékou Dramé, Directeur général de SONATEL, a réaffirmé l’engagement de SONATEL à jouer un rôle clé dans la modernisation numérique du Sénégal, en mettant à disposition son expertise et ses infrastructures pour garantir un service de qualité aux citoyens et aux entreprises.
Ce partenariat marque ainsi une étape décisive vers la consolidation du Sénégal comme hub technologique régional, en garantissant des infrastructures modernes, une inclusion numérique renforcée et une gestion responsable des ressources numériques et environnementales.
CONSECRATION POUR LES CHERCHEURS DE L'UCAD
Des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar ont été distingués par la Communauté des communes de Retz en Valois (CCRV), en France, en reconnaissance de leur contribution à la transmission de l’histoire des Tirailleurs sénégalais...
Des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar ont été distingués par la Communauté des communes de Retz en Valois (CCRV), en France, en reconnaissance de leur contribution à la transmission de l’histoire des Tirailleurs sénégalais ayant participé à la Première Guerre mondiale.
Un hommage solennel à Villers-Cotterêts
Le vendredi 21 mars 2025, la Cité Internationale de la langue française à Villers-Cotterêts a accueilli la cérémonie de lancement de l’ouvrage « Autour des tirailleurs sénégalais de 14-18. Mémoire locale, Mémoire globale ». Cet événement, présidé par Alexandre de Montesquieu, président de la CCRV, a rassemblé les maires des 54 communes concernées, ainsi que des présidents de sociétés historiques et de nombreuses personnalités académiques et scolaires.
Un projet franco-sénégalais pour raviver la mémoire des Tirailleurs
L’ouvrage résulte d’un projet commun entre des chercheurs de l’UCAD et la CCRV, initié dans le cadre de l’appel à projet FRACTAL (Francophonie, Collectivités Territoriales, Acteurs Locaux), porté par l’Organisation Internationale de la Francophonie. Son objectif : valoriser la mémoire des Tirailleurs sénégalais qui ont combattu aux côtés des troupes françaises pendant la Grande Guerre.
Sélectionné en 2022 et financé par le ministère français des Affaires étrangères, le projet « Mémoire locale, Mémoire globale, la Petite histoire rejoint la Grande » propose une approche originale, en abordant ces thématiques sous des angles variés et parfois peu explorés. L’ouvrage inclut également des résumés destinés aux jeunes lecteurs, notamment les élèves des écoles de la CCRV et de plusieurs localités du Sénégal, telles que Thiaroye-sur-Mer, Khombole et Ngoundiane.
Un hommage aux chercheurs sénégalais engagés
Jean Michel Rouyer, coordonnateur de l’équipe française, a tenu à rappeler l’importance de ce travail mémoriel et l’engagement des sept chercheurs sénégalais impliqués, qui ont bénévolément contribué à la réalisation du projet.
Le Professeur Mor Ndao, coordonnateur de l’équipe sénégalaise, a exprimé sa gratitude envers la CCRV et ses partenaires, soulignant la participation de l’École doctorale ETHOS de l’UCAD, qui a permis à trois doctorants et un étudiant en master d’être intégrés au projet afin de se former à la recherche par la recherche.